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Série : Numb3rs
Création : 16.07.2009 à 21h25
Auteur : Cissy
Statut : Terminée
« Episode que, fidèle à mon habitude (désolée pour mon égoïsme) j'écris seule. Un poseur de bombe sévit à Los Angeles. Les frères Eppes parviendront-ils à le stopper? » Cissy
Cette fanfic compte déjà 81 paragraphes
Tandis que c’était à son tour de veiller sur le sommeil de son fils, Alan se dit qu’il avait beaucoup de chance : en quarante huit heure il aurait pu perdre ses deux enfants. Grâce au ciel, ils étaient tous les deux auprès de lui et les probabilités pour qu’un tel événement se reproduise dans l’avenir devait être infimes : il faudrait qu’il demande à son mathématicien de fils de lui calculer ça.
Il remonta un peu la couverture sur les épaules de Don, profondément endormi et déposa un léger baiser sur son front : il ne pouvait s’en empêcher. Savoir qu’il avait été si près de le perdre l’emplissait d’une angoisse rétrospective.
Il referma ensuite la porte et se dirigea vers le rez-de-chaussée. Il n’avait pas l’intention de se coucher : une bonne tasse de café serait la bienvenue. Il fut surpris de voir son cadet installé dans le salon, une tasse auprès de lui.
- Tu ne dors pas ?
- Non, je n’arrête pas de me tourner et de me retourner. J’ai eu peur de réveiller Amita.
- Tu devrais te reposer Charlie, tu as l’air épuisé. Avec ce qui s’est passé hier, tu as d’autant plus besoin de sommeil.
- Je n’ai pas sommeil papa.
Alan soupira et alla s’installer auprès de son fils :
- Qu’est-ce qui te préoccupe fiston ?
Charlie mit quelques secondes à répondre : il fixait ses mains et Alan s’aperçut soudain qu’elles tremblaient. Il comprit alors :
- Don ? C’est ca ?
- Papa, on aurait pu le perdre aujourd’hui ! Si tu savais comme j’ai eu peur ! explosa alors Charlie.
Alan passa une main réconfortante dans son dos.
- Je sais fiston, mais ton frère va bien. Et toi aussi tu as failli mourir dans cette affaire. Grâce à Dieu vous êtes là tous les deux, bien vivants. Ca confirme ce que je pense.
- Quoi ?
- Tant que vous serez la pour veiller l’un sur l’autre, il ne pourra rien vous arriver.
Charlie le regarda gravement, méditant ces paroles. C’était vrai : tant qu’il serait là pour veiller sur son frère, il ne lui arriverait rien, et Don, de son côté, continuerait toujours à le protéger, comme il l’avait fait depuis sa naissance. Tant qu’ils étaient ensemble, rien ne leur arriverait : ils étaient invincibles.
Il posa la main sur l’avant-bras de son père :
- Merci papa.
- De rien fiston, je suis là pour ça.
- Bien je vais remonter me coucher maintenant.
- Bonne nuit Charlie.
- Bonne nuit papa.
*****
Un demi-sourire éclairait le visage du père lorsqu’il se dirigea vers la cuisine tandis que son fils gravissait l’escalier. Il savait très bien où allait Charlie.
Son hypothèse se confirma lorsqu’une demi-heure plus tard il retourna dans la chambre de Don pour voir comment allait celui-ci : Charlie s’était pelotonné contre son frère et ce dernier, ayant ressenti sa présence du fond de son sommeil, s’était retourné vers lui pour l’emprisonner dans ses bras, comme il le faisait lorsqu’ils étaient petits.
Un sourire attendri vint fleurir sur les lèvres du père : en ce moment précis il était le plus heureux des hommes.
FIN