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un agent pas comme les autres

Série : Numb3rs
Création : 17.10.2009 à 18h47
Auteur : juliabaku 
Statut : Terminée

« Lors d'une enquête, Charlie est envoyé à New York pour qu'il évalue des élèves. Mais cependant, il est réclamé par une société secrète du gouvernement, où il devra jouer un rôle important. » juliabaku 

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Un agent pas comme les autres

 


juliabaku  (17.10.2009 à 18:49)

Chapitre 1: L'événement.







Bureau du FBI:

Don et tout les autres agents du F.B.I. étaient en train de travailler sur leur nouvelle enquête. Visiblement quelqu'un avait fait assassiner un juge et sa femme pour une histoire de punition pas assez sévère. David et Colby étaient en train d'essayer de faire parler leur plus problable suspect. Enfin plutôt suspecte: Nina ROOLS, femme de Georges ROOLS, qui avait été tué par un certain Romuald VINCENT. Ce dernier avait eu droit à la prison a perpétuité à la place de la peine de mort. La jeune femme ne semblait cependant pas inquiète, comme si quelqu'un savait qui allait la sortir de là. Quelqu'un qu'elle connaissait et qui travaillait sûrement ici.

David: Pourquoi les avoir tués?
Nina (calmement) : Je ne les ai pas tué.
Colby: Ah non? (montrant des preuves.) Et ça? Qu'est ce que c'est?

Colby étala des retranscriptions de conversations enregistrées et de photos menaçant la famille, puis une arme. La jeune femme continua à nier tout en bloc.

Colby: Nous allons chercher tout ce qui vous concerne et nous allons tout dévoiler au public.
Nina: Peu m'importe. Je ne suis pas coupable. Vous pouvez me laisser maintenant. Appelez quelqu'un.
Colby: Ah!!! Et vous croyez que nous allons vous laisser effacer vos preuves?
Nina : Alors faites ce que vous voulez. Mais si vous ne me laissez pas appeler cette personne, elle va mourir.
David: Eh bien, ce n'est pas banal comme excuse. Et qui doit-on appeler?
Nina: Il ne réponds que pour moi et pour ceux avec qui je travaille. Vous vous trompez de personne.
Colby: Donnez nous le numéro de téléphone.
Nina : Puisque vous le voulez...Je suis sûre qu'il ne répondra pas.

La jeune femme donna le numéro de portable de la personne.

Colby: Et comment s'appelle-t-il?
Nina: Conrad Forcalimo.

Colby et David sortirent de la salle d'interrogatoire et donnèrent le numéro de téléphone à Don.

Don: Bon, on va lancer une recherche sur cet
homme et sur son numéro de portable. Si cela est vrai, alors il faut le
trouver et lui sauver la vie. Sinon, il est possible qu'une prochaine
attaque soit à craindre.

Palais de Justice:

Une voiture se gara et un homme descendit de cette dernière. Il avait les cheveux bouclés, et était assez petit pour un homme. Il regarda le bâtiment face à lui. Un agent du F.B.I. arriva en courant vers la personne.

Agent: Professeur Eppes, il ne faut pas que vous restiez ici.

L'homme se retourna. Charlie savait très bien qu'il devait normalement rester chez lui pour continuer à travailler ses équations. Mais il devait avoir plus d'information, pour pouvoir compléter ses données. Son frère était occupé, et il voyait pas trop un homme du F.B.I. s'occuper de ce genre de travail, Charlie regarda le jeune agent qui s'était précipité vers lui.

Charlie: Je ne fais que prendre des données. Je ne vais pas entrer dans le bâtiment. Ne vous inquiétez pas.

Agent: Mais votre frère...Enfin l'agent Eppes a été précis sur le sujet. Vous ne devez pas vous approchez trop de ce bâtiment.

Charlie: L'agent Eppes a-t-il dit pourquoi?

Agent: Il nous a dit que vous pourriez peut-être être la cible du complice de notre tueur.

Charlie: Parce que j'ai aidé le F.B.I. dans cette affaire?

Agent: Tout à fait.

Charlie comprenait tout à fait son grand-frère. Il savait que Don pouvait être un peu Mère Poule quand il le voulait. Et même s'il n'appréciait pas beaucoup le fait que Don lui refuse l'accès au bâtiment, il se contenta alors de rester quelques minutes pour prendre quelques notes.

Charlie: Bon, alors Agent Smith, je vais me
retirer. Mais si vous voyez mon frère...Euh, je voulais dire l'agent
Don Eppes, dites lui que je suis passé.

Agent: Bien professeur. Mais ne restez pas sur le terrain.

Charlie souriait. C'était vrai qu'il avait l'air très vulnérable face à celui qui avait dû tuer cette femme et cet homme. Et si jamais on voulait s'en prendre à lui pour faire arrêter les recherches du F.B.I., il fallait simplement de terrifier le petit frère Eppes. Charlie passa sa main dans ses cheveux, et prit ses clés de voiture, pour rentrer à l'intérieur. Soudain il entendit son portable sonner. Il mit sa main dans sa poche, et remarqua qu'il ne s'agissait pas du portable habituel. Non, il s'agissait de CE portable. De celui qu'ILS lui avaient donné. Charlie changea totalement de visage. Il pâlit en voyant le numéro qui était composé dessus. Il ne répondit pas, et regarda vers le palais de Justice.

A peine avait-il tourné les yeux vers le bâtiment, que ce dernier disparut dans une énorme explosion, les vitres se brisèrent, les flammes l’envahirent.
Projeté en arrière par la violence de l'explosion. Charlie regardait devant lui, horrifié du spectacle. Il sortit de la voiture. Il regardait toujours ce portable qui continuait à sonner. Il annula l'appel, et reprit son portable habituel afin de téléphoner aux pompiers et aux ambulances. Il tremblait toujours, mais devait prendre sur lui. Il devait continuer ce qu'il avait à faire. Il alla vers le lieu de l'accident afin de voir s'il y avait des survivants, des blessés. Après avoir passé les différents appels, Charlie repartit dans sa voiture. Il regarda son autre portable. Il savait qu'il avait le choix maintenant. Devait-il appelé son frère et enquêter avec lui, ou LES appeler sur cette affaire? Il hésitait entre son devoir et sa promesse. Cette promesse qui ferait que tout serait sûrement différent entre lui et son frère. Mais ILS avaient été assez clairs. Et il savait qu'il devrait sûrement le faire. Il reprit son téléphone occasionnel et composa un numéro particulier. Il attendit un peu avant d'avoir la voix d'un homme à l'autre bout du fil.

Homme: Ici RENARD. Qu’y a-t-il?
Charlie avait la bouche sèche, mais il savait qu'il devait le dire.
Charlie: Nous devons appliquez le plan SPY. Ils ont dû recommencer.
RENARD: Comment pouvez-vous être sûr?
Charlie: Le portable a sonné.
RENARD: Donc le groupe serait là?
Charlie: Oui.
RENARD: Bien. Contactez le F.B.I., Nous
allons envoyer une convocation à votre faculté pour que vous pussiez
revenir au TERRIER. Nous allons appliquer le plan.

Charlie et RENARD avaient raccroché. Charlie savait qu'il ne lui restait plus beaucoup de temps avant de se séparer de son frère. Il cacha alors son portable occasionnel sous son siège, et prit son portable habituel pour taper le numéro de son frère.

Bureau du FBI:

Don était en train de continuer ses recherches sur ce Conrad Forcalimo. Mais l'information était top secrète et personne ne pouvait y avoir accès sauf la N.S.A.. Don administra un coup de poing sur sa table. La N.S.A. lui remettait des bâtons dans les roues. Il devrait de nouveau passer par eux et les convaincre d’amener le dit Conrad au F.B.I. pour pouvoir lui tirer deux mots sur ce qui se passait. C'est alors que son portable le ramena à la réalité. Don le prit et vit le numéro de son frère. Etonné, car il savait qu'il n'aurait les résultat que dans quelques heures, Don ouvrit rapidement son portable et répondit.

Don: Charlie? Qu'est-ce qu'il y a?
Charlie: Il y a eu une explosion au palais de Justice.
Don: QUOI?!

Don alluma la télévision et constata que Charlie avait raison, et le vit lui même à la télévision, en retrait.

Don: Qu'est-ce que tu fiches là-bas?
Charlie: J'étais venu prendre des informations pour mes calculs puis il y a eu cette explosion et...
Don: Ok!!! Tu ne bouge pas je viens te chercher.

Furieux envers son petit frère, Don ferma rapidement son portable et sortit aussitôt avec une veste en main, suivi de Nikki qui avait tout entendu. Ils se dirigèrent à deux dans l'ascenseur. Nikki semblait inquiète, elle avait, elle aussi, vu Charlie à la télévision. Bien que son supérieur soit sur les nerfs, Nikki tenta de briser la glace.

Nikki: Que faisait-il là-bas?
Don (en colère): Il était parti chercher des données. Je lui avais pourtant dit que j'allais y aller quand on aurait fait parler notre suspect.
Nikki: C'était bien là-bas qu'avait été jugé Romuald?
Don (toujours dans le même état): Ouaip, et en plus nos témoins, enfin notre jury, nous attendaient là-bas. J'espère qu'ils sont encore vivants.
Nikki: OK.

Lieu du Crime:

Charlie attendait son frère près de sa voiture. Il savait qu'ils allaient encore se disputer pour cette affaire. Mais que pouvait-il dire? Il allait encore lui annoncer qu'il faisait ça pour son enquête, et qu'il avait besoin des informations maintenant. Et puis il se rappela qu'il devait alors aussi prétexter quelque chose pour partir et laisser l'enquête aux mains du F.B.I.. Et cette fois sans son aide. Sans lui. RENARD avait été précis. Il devait quitter tout de suite cette enquête. Il allait devoir rentrer au TERRIER. Il allait devoir faire comprendre à tout le monde qu'il partait et qu'il allait rester un bon moment là-bas. Sûrement toute l'affaire. Le pire serait de mentir à Don. Mais surtout de lui faire comprendre qu'il ne pourrait pas du tout l'aider sur cette affaire.

Cependant, Charlie fut sorti très vite de ses pensées par l'arrivée de Don qui se précipita vers lui.

Don (en colère.): Tu peux m'expliquer
ce que tu fiches ici!!!! Je t'avais pourtant prévenu que tu n'allais
pas sur le terrain tant que je ne m’étais pas assuré qu’il n’y avait
plus de danger!!!
Charlie ne se laissa pas faire et répliqua à son frère.

Charlie: J'ai besoin d'informations pour
pouvoir arrêter ton coupable. Et si tu veux les arrêter plus vite, je
me déplace pour aller chercher les données manquantes.

Don: Tu es fou Charlie!!! C'est la dernière fois que je te laisse prendre des initiatives!!!
Charlie: Ah oui, c'est comme ça que tu le
prends?!!!! Je ne suis qu'un simple pion pour toi pour faire juste des
calculs afin que tu puisses arrêter tes criminels?!!!
Don: Ce n'est pas ce que j'ai dit Charlie!
Charlie: Oui, mais je suis sûr que tu le
penses!!! Tu préfères que je me taise et que je t'obéisse sans
discuter!!! Tu veux que je travaille pour toi, mais si je n'ai pas les
informations je ne peux rien faire!!!
Don (las): C'est bon, t'as fini de râler?

Charlie se sentit blessé d'entendre ce genre de mots sortir tout droit de la bouche de son grand-frère. Il ouvrit de grands yeux, sachant qu'il était inutile de discuter d'avantage.

Charlie: Puisque Monsieur Don le veut, je vais vous laisser la place, et je m'en vais.
Il grimpa dans sa voiture et mit les clés sur le contact pour partir. Don mit sa main dans ses cheveux, alors que Nikki revenait du palais de Justice, ou du moins de ce qu'il en restait.

Nikki: Bon, a priori, il y aurait 10 morts, 20 blessés graves, et le reste des blessés légers. Et ton frère?
Don: Cette tête de mule a préféré partir. Il
est vraiment têtu quand il le veut. Il le sait pourtant qu'il est en
danger, à rester comme ça tout seul, sans protection.
Nikki: Tu sais Don, tu ne pourras pas toujours protéger ton petit frère.
Don: Oui, bah tant que je serais là, je ne
le laisserais pas faire n'importe quoi. S'il lui arrivait quelque
chose, je ne pourrais pas me le pardonner. Bon revenons à notre
affaire. D'après toi qu'est-ce qui a provoqué cette explosion?
Nikki: Plusieurs explosifs qui étaient
déclenchés par un détonateur. On en saura plus une fois que nos experts
en auront déterminé la nature.
Don: Très bien... On rentre au F.B.I..

Garage de Charlie:

Charlie était revenu du palais de Justice. Son père était sur son dos.
Alan: C'est vraiment dangereux de se promener comme ça tout seul Charlie. Ne nous fais plus peur comme ça!!!
Charlie: Tu ne vas pas t'y mettre aussi papa. J'ai déjà eu le sermon de Don alors...
Alan: Charlie!! Il est normal que ton frère
et moi nous nous inquiétions pour ta sécurité, dans une telle
affaire!!! Tu ne peux pas aller et venir sur les lieux de crimes comme
ça, et pour trois fois rien.

Amita était assise sur le bureau, quand elle entendit le père et le fils se disputer. Charlie regarda son père, en étant frustré.

Charlie: Ah oui!!! Comme ça, tout ce que je
fais pour Don, c'est trois fois rien!!! Je passe du temps à localiser
tout ces criminels, a essayer de trouver leur repaire, leur cible
potentielle, et c’est trois fois rien!!!! Je voudrais bien te voir à ma
place, en train d'essayer de rentrer dans leur tête, en train de
chercher un moyen pour aider Don. Mais non, ce que je fais ça ne sert à
rien c'est ça?!!!
Alan: Charlie, ce n'est pas ce que...
Charlie (coupant son père) : Non, tu l'as dit Papa, tout comme Don. Apparemment mon travail ne vous aide pas!!! Eh bien débrouillez vous sans moi.

Charlie enfila sa veste et prit toutes les copies qu'il avait sur son bureau pour les mettre dans sa sacoche.
Alan: Tu peux me dire se que tu vas faire?
Charlie: Je vais à la faculté, puisqu'il n'y a que là-bas apparemment que je serais utile!!! (à Amita d'un ton beaucoup plus calme.) Je viens te chercher se soir pour aller au restaurant. (à son père.) A plus tard.

Charlie parti en claquant la porte, faisant sursauter Alan et Amita.

Alan: Qu'est-ce qui lui prend?
Amita: Il a dû encore se disputer avec son
frère. Peut-être est-il encore un peu blessé. Ne vous inquiétez pas. Ça
va retomber et il ira mieux.

Bureau du FBI:

Colby vit arriver Don et Nikki. Il remarqua bien vite que son chef était sur les nerfs.
Colby (murmurant à Nikki.): Qu'est-ce qui se passe?
Nikki: Encore une dispute entre les frères Eppes.
Colby: En ce moment ça n'arrête pas.
Nikki: Don est de plus en plus protecteur.
Don (se retournant vers ses deux collègues)
: Il est normal que je m'inquiète pour mon petit frère. Il y a un
malade en ville qui a posé des bombes dans des bâtiments fédéraux, et
d'autres bâtiments de justice. Si Charlie devient la cible, de ce
malade...
Don fit une pause en imaginant ce qui aurait put se passer. Il aurait sans doute rejeté toute la faute sur lui, et son père aurait fait de même. Depuis le début de l'enquête, Don avait prêté une certaine attention à ce que Charlie n'aille pas sur le terrain. Mais bien entendu, il devait s’y attendre, son frère lui avait désobéi et avait risqué sa vie.

David arriva avec un dossier en main.
David: Bon, la N.S.A. refuse d'entendre ce
que l'on a dire. Ils disent qu'il n'y a aucun rapport. Et ils ne
connaissent aucune Nina ROOLS.
Don: Donc, elle nous a menti. Il ne reste
plus qu'à la cuisiner. Mais on ne laisse pas tomber pour autant la
piste de la N.S.A.. Colby fais moi des recherches sur Conrad, un peu
plus approfondies.
Colby: J'appelle mes contacts.
Don: Nikki...
Nikki: Je vais voir si on a eu des résultats pour les explosifs.
Don: Liz, toi, va voir les familles des morts et essaye de trouver un autre lien. S'il n’y en a aucun, alors préviens moi.
Liz: A tes ordres!!!
David: Et nous?
Don: On va aller parler avec notre dame, pour connaître plus de choses sur le sujet.
David: Mais Colby et moi n'avons pas réussi et...
Don: Il faut réessayer. Il y a eu une nouvelle attaque. Peut être la prochaine fois, la personne s'attaquera à notre bureau.
David: J'suis d'accord, mais si on n’a rien, on devra la relâcher.

Calsci: Bureau de Charlie.

Charlie était en train de corriger ses copies. Il était toujours énervé d'avoir entendu son père et son frère dire que son travail ne servait à rien. Qu'il risquait sa vie pour si peu de choses. Il voulait craquer, et frapper un bon coup. Il le fit sur son bureau, se faisant mal à la main par la même occasion. Une petite larme à l'œil apparut quand il ressenti cette douleur. Il avait vraiment frappé un peu trop fort. Il regarda sa main, rouge et gonflée sur la partie qui avait frappé. Charlie pensa qu'il n'était qu'un idiot. Il y avait d'autres moyens de calmer sa colère que de se faire mal. Mais cette fois, il fallait vraiment que tout sorte, tout ce qu'il pensait, tout ce qu'il ressentait. C'est alors qu'il entendit quelqu'un frapper à la porte.

Larry (entrant): Salut Charles...(regardant la main de son ami) Qu'est-ce que tu t'es fait?
Charlie: J'ai passé mes nerfs sur la table.
Larry (s'asseyant devant son ami): Tu veux en parler?
Charlie (se frottant sa main): Mon
frère et mon père m'ont dit que mon travail ne servait à rien. Que
c’était trois fois rien. J'étais juste parti chercher des informations
sur le terrain...
Larry: Tu es parti au palais de Justice?
Charlie: Oui, et j'ai assisté à l'explosion.
Larry: Tu dois savoir Charles, qu'il est
normal que ton père et ton frère se soient inquiété. Ils avaient peur
que tu sois en danger. Qu'il t'arrive quelque chose de la sorte.
Charlie: Ce n'est pas une raison pour dire que mon travail est inutile.
Larry: Ils se sont sûrement mal exprimés sous le coup de l'émotion. (regardant une feuille qui traînait sur le bureau de Charlie.) Tiens? Tu va partir à New York?
Charlie(reprenant la feuille des mains de Larry): Oui, j'ai eu un coup de fil d'un de mes confrères qui a besoin de mes lumières là-bas lors d'un examen.
Larry: Oh? Mais, tu pars quand?
Charlie: A la première heure demain matin.
Larry: Alors tu devrais peut-être te réconcilier avec ton frère et ton père.
Charlie: Bah, si je fais ça, on va encore se disputer.
Larry: Je dis ça pour toi Charles. Mais après.
Charlie (regardant sa montre): Bon je vais aller préparer mes affaires et je vais aller dîner avec Amita.
Larry: OK. Eh bien passe du bon temps à New York.
Charlie (rigolant): En deux jours, je ne ferai pas grand chose!!
Larry: Qui sait? Tout peu arriver.

Charlie rangea ses affaires. Il était 19 H 00. Il se dirigea vers la sortie de son bureau et le ferma à clé. Il allait prévenir alors Amita en même temps qu'il ferait sa valise. Et peut-être son père les écouterait. De toute manière, il allait laisser un message sur le frigo.

Bureau du FBI:

David: Je vous le demande une vingtième fois. Qui est Conrad Forcalimo?
Nina: Je vous ai déjà dit plus que nécessaire.
Don: Vous savez que l'on va vous impliquer sûrement pour les crimes qu'il a commis, plutôt que les vôtres.
Nina: Je n'ai rien à me reprocher.
David (regardant Don qui lui fait signe de sortir.): On revient.

Les deux hommes sortirent de la salle d'interrogatoire pour parler calmement.

Don: Pourquoi elle le couvre? C'est sûrement notre assassin.
David: Peut être fait-il pression sur elle?
Don: Non, on ne voit pas de peur dans ses yeux. Tu penses qu'elle est amoureuse de cet homme?
David: Je ne pense pas. Elle aurait une toute
autre attitude. Elle l'aurait défendu en disant qu'il était innocent.
Là elle se contente de dire un minimum.
Don: On va devoir trouver quelque chose et vite, parce que je ne pourrais pas la garder jusqu'à demain.
David: Je vais essayer encore de la faire parler.
Don: Bien. Je vais voir Charlie pour savoir s'il nous a trouvé quelque chose.
David: OK. A tout à l'heure.

Maison de Eppes:

Alan: Comment ça, tu dois partir demain à New York?

Charlie écoutait son père à moitié, plus concentré à ne pas oublier la moindre affaire pour son voyage.
Charlie: Je suis demandé d'urgence pour aider dans des évaluations.
Alan: Mais...Ils ne peuvent pas appeler quelqu'un de là-bas?
Amita: C'est pour avoir une impartialité
que l'on demande à d'autres professeurs d'autres états de venir dans
les fac. Les professeurs des différentes universités peuvent rencontrer
les élèves plus facilement si c'est dans un même état.
Alan: Alors que dans un autre état...
Charlie continuait à faire sa valise sans regarder son père.

Alan: Tu devrais en parler avec ton frère. Peut-être qu’il te faudrait un agent pour...
Charlie dévia son regard de la valise pour se tourner vers son père, à qui il jeta un regard noir.

Charlie: Parce que maintenant, je dois être
mis sous protection? Ce n'est pas moi qui suis visé papa. Et de toute
façon, je ne pars que pour deux jours.
Alan alla vers son fils et le prit par les épaules.
Alan: Qu'est-ce qui t'arrive Charlie? Pourquoi tu me réponds comme ça? Qu'est-ce que tu me caches?
Charlie se libéra de son père et le regarda une nouvelle fois.
Charlie: Mais c'est à moi de te demander
ça. Depuis que je suis rentré tu ne cesses pas d'avoir peur pour moi.
Je ne suis pas en sucre papa.

Don arriva dans la chambre de Charlie. Il avait entendu depuis le couloir la voix de Charlie et de son père.
Don: Qu'est-ce qui se passe ici?
Alan (regardant son ainé): Ah, Don!!! Ton frère doit partir à New York.
Don fut surpris et alla vers son frère.
Don: C'est quoi cette plaisanterie?
Amita: Il est demandé pour être jury pour une évaluation.
Don: Tu va pas partir maintenant alors que nous sommes en pleine enquête?
Charlie: Tu veux dire pendant que TU es en plein enquête. Tu ne t'intéresse à moi que quand je te suis utile!!!
Don (en colère): Ce n'est pas vrai Charlie!!! Tu pourrais être en danger!!! Et je préférerais que tu n'ailles pas à New York.
Charlie: Désolé Don, mais ça c'est impossible. J'ai déjà envoyé ma réponse.
Don: Quoi? (prenant son frère par le col) Mais tu savais qu'on était sur une enquête et que l'on a besoin de tes maths!!!!

Amita et Alan essayèrent de faire lâcher prise à Don, qui tenait son petit frère fermement. Ce dernier semblait encore plus surpris du geste de son grand-frère. Il était à la fois étonné et terrifié par ce qui lui arrivait. Il se mit à gémir quand il vit que son frère le tenait
fortement.

Charlie: Don lâche moi!!!
Alan: DON!!!
Amita: Tu lui fais mal.

Se reprenant. Don vit alors qu'il s'était laissé submerger par les émotions. Les émotions d'un grand frère qui avait peur pour son petit frère. Il lâcha alors prise et mit sa main sur sa figure.

Don (tout doucement): Je...suis désolé.
Charlie reprenait son calme, en regardant d'un autre œil son frère. Ce dernier semblait être vraiment affecté de ce qui lui était arrivé. Il avait sûrement laissé parler son cœur, lui qui d'habitude gardait tout enfouis en lui. Charlie regarda son frère et posa sa main sur son
épaule.

Charlie: Ne t'inquiète pas Don. J'ai pensé
à tout. J'ai installé des logiciels où sont mes calculs au cas où vous
auriez besoin de ces derniers. Et puis, n'oublie pas, il y a Amita et
Larry.

Don reprit son ton calme, et naturel. Il regarda son petit frère qui lui souriait. Il avait vraiment dépassé les bornes. Et cela lui arrivait maintenant souvent avec son petit frère. Mais il essayait de se contrôler.

Don: Bon...Alors on se reverra dans deux jours.
Charlie: Oui.
Don: Bon voyage.

Don partit sans ajouter un mot de plus, suivi de son père. Amita et Charlie restaient seuls dans la pièce.

Amita: Ça va Charlie?
Charlie: Oui...Je crois que oui.
Amita: Tu devrais peut être renoncer à aller à New York.
Charlie: Non, j'ai déjà confirmé que j'y serais présent. Ça va bien se passer Amita.

(A suivre...)


juliabaku  (17.10.2009 à 18:53)

 

 

Chapitre 2: Dernière soirée en amoureux.



Bureau du FBI:

Don était rentré depuis maintenant plus d'une demi-heure. Mais son attention n'était pas totalement sur son travail. Il était en train de se remémorer ce qu'il avait fait lors de sa visite chez Charlie,quand il avait appris que son frère partait, en plein milieu d'une enquête policière. Il avait été appelé pour son travail. Mais Don savait qu'il ne pouvait pas interdire à son frère d'aller à son travail. C'était tout à fait naturel. Mais à ce moment-là, il n'avait pas su se contrôler. Il aurait tout fait pour essayer de convaincre Charlie à ne pas partir. Mais au lieu de ça, il l'avait sûrement blessé.

Colby et David passèrent et remarquèrent l'attitude de Don qui était bien changeante. Ils se lancèrent des regards afin de décider qui allait parler à Don. Ils jouèrent alors à la courte paille, et Colby perdit.

Colby: Qu'est-ce qui se passe Don?

Don se réveilla de ses pensées pour regarder son collègue.

Don: Oh, juste une dispute entre frères, encore...
Colby: C'est la deuxième dans la même journée. Qu'est-ce qui t'arrive?
Don: Je ne sais pas. C'est comme si j'avais un pressentiment comme quoi il allait arriver quelque chose à Charlie.
Colby: Bah, il reste à Los Angeles. Donc il n’y a pas de soucis.

Colby avait sorti ces mots sans se douter que Charlie devait quitter Los Angeles pendant deux jours. Mais il vit que le visage de son supérieur s'était refermé après sa dernière phrase.

Colby: J'ai dit une bêtise?
Don: Charlie doit aller à New York.
Colby: HEIN???? Il va nous laisser tout seuls, alors qu'on a une enquête sur le dos?
Don: Charlie n'est pas indispensable. Et puis il a aussi son travail.
Colby: Du calme Don... Tu paniques sûrement pour rien. Il va nous revenir tout content, et qui sait, il nous ramènera peut être une de ses équations miracle?

Les derniers mots de Colby rassurèrent à moitié Don. C'était vrai que lorsque Charlie partait en voyage, il revenait toujours avec du travail en plus, car pendant ses vacances il arrivait encore à trouver un moyen d'appliquer ses mathématiques.
Le vrai problème pour Don, était qu'avant la mort de leur mère, Don avait d'instinct sut quand sa mère allait mourir. Et pour cela il avait eu beaucoup de mal à accepter d’avoir raison. Il aurait préféré ce jour là avoir tort. Et puis, il avait déjà ressenti ce genre de sensation avant que l'un des leur ne se fasse tuer. Il n'en avait pas parlé pour ne pas passer pour un idiot. Mais il ne pouvait pas se retirer cette boule dans la gorge. Il devait attendre que Charlie revienne. Pourtant, il fallait aussi qu'il se concentre sur son affaire.

Don: Sinon, vous m'avez trouvé quelque chose?
David: Pour Nina, c'est fichu. Rien ne l'a faite parler.
Colby: Je dois attendre pour avoir peut être le dossier de Conrad Forcalimo.
Don: Donc on n’a rien...
Colby et David: Désolé.


Restaurant:

Charlie et Amita étaient dans un restaurant italien bien côté. L'ambiance était étrange. Charlie semblait être ailleurs, non pas comme à son habitude dans ses mathématiques, mais dans quelque chose qui le perturbait. Amita l'avait remarqué et posa sa main sur la sienne. Elle s'inquiétait pour lui.

Amita: Qu'est-ce qu'il y a Charlie? Depuis cette dispute avec ton frère, tu es bizarre.

Charlie fit un sourire timide à la femme de sa vie. Il ne voulait pas l'inquiéter davantage.

Charlie: Ce n'est rien. C'est sûrement à cause de cette dispute. L'air de New York me fera du bien.
Amita: Je préférais venir avec toi.

Charlie hocha de la tête négativement.

Charlie: Non, je préfère que tu restes ici pour aider mon frère. Il aura sans doute besoin de toi pendant que je serai pas là.

Amita sentit une once de doute dans la voix de Charlie. Mais aussi quelque chose que le mathématicien cachait et ne disait pas, même pas à elle.

Amita: Charlie. Qu'est-ce que tu me caches?

Charlie regarda Amita. Surpris, il lui caressa les cheveux.

Charlie: Mais rien Amita. Je dois être sûrement un peu inquiet, après ce que Don vient de me dire. Ce n'est rien je t'assure.

Amita lui répondit alors par un petit sourire timide. Elle sentait que Charlie lui cachait quelque chose. Mais elle ne voulut pas insister. Ils continuèrent alors leur dîner, en parlant de différentes choses: de leur recherche, de leur vie, mais aussi des mésaventures que rencontrait Larry avec ses étudiants.
Amita savait que ces dernières faisaient facilement rire Charlie. Les histoires du professeur Fleinhard faisaient que Charlie se sentit beaucoup plus réconforté durant le repas. Et il se concentra alors sur la personne qu'il aimait.

En réalité, Charlie n'avait pas envie de quitter la femme qu'il aimait. Mais il était obligé. Il devait la quitter et ne pas dire l'endroit exact où il devait aller. Il devait même mentir sur la durée de son séjour à New York. Il se réconforta en pensant que lorsque tout cela serait finit, il pourrait passer plus de temps avec elle, sa famille et ses amis.
Pour l'instant il devait penser à l'unique présent. Sûrement quand il rentrerait avec Amita, ils travailleraient sur le problème de Don. Il était sûrement venu pour quelque chose. Il avait vu avant de partir le dossier qu'il avait posé sur la table du salon. Charlie l'avait rangé dans le garage. Son refuge pour travailler.

Bureau du FBI:

Nikki et Liz arrivèrent en même temps dans les locaux du F.B.I..

Don: Dites moi que vous avez trouvé quelque chose!!!
Nikki: Pour moi...Les explosifs étaient de la dynamite.
Don: On peut minuter de la dynamite?
Nikki: Visiblement, notre homme a réussi.
Don: Bon, d'accord. Et pour ce qui est des familles?
Liz: Ils rejoignent la même affaire que cette Nina. Et l'un des premiers noms qui est sorti de leur bouche serait: Conrad Forcalimo.
Don: Donc, il est impliqué?
Liz: En tout cas, on sait qu'il leur a envoyé un message. Cependant il n'est pas le seul. Il y a Ronald KIRO, Maya LIRE et Jean TOIN.
Don: Bon, alors il s'agit d'un groupe.
Liz: Encore là ce n'est pas sûr. Ils ont reçu des messages disant de faire attention, mais il n'y a pas de menace.
Don: Ça me paraît louche quand même.
Nikki: On fait quoi?

Don regarda sa montre. Il voulait appeler son frère. Lui peut être aurait une solution à son problème.
Mais cette idée s'arrêta là. Il ne voulait pas impliquer plus son frère, et surtout avant son départ à New York.

Don: Bon, on reprend depuis le début, et on essaye de trouver ce foutu Conrad Forcalimo.

Garage des Eppes:


Charlie travaillait sur une analyse afin de trouver une meilleure cible. Il étudiait avec attention leur suspect numéro 1. Et même si c'était la femme d'une des victimes, il n'avait pas assez d'informations pour aider Don sur ce côté là. Il ne pouvait que dire à Amita les directions des prochaines recherches qu'elle pourrait effectuer.

Amita posa alors sa tête sur l'épaule de son fiancé.

Charlie: Tu es fatiguée?
Amita: Oui, je crois que je vais aller me coucher. Tu peux rester là si tu veux.
Charlie (regardant ses calculs, puis posant sa feuille.) Non, je vais venir avec toi. Demain, je dois me réveiller tôt.
Amita: C'est rare que tu te couches tôt.
Alan : La dernière fois, c'était quand il était encore à l'université.

Charlie et Amita virent alors Alan arriver avec des bols de lait chaud. Il semblait plus calme, et serein que l’aprés-midi. Charlie et Amita furent ravis de le voir ainsi.

Alan: Je m'étais dit qu'un bon bol de lait vous ferait du bien.
Amita: C'est très gentil de votre part Alan.

Amita prit son bol, pour le tenir dans ses mains. Ces dernières se réchauffèrent au toucher. Charlie s'approcha à son tour pour prendre son bol.

Charlie: Merci Papa.

Alan sourit à son fils. Même si, comme son aîné, il avait peur qu'il arrive quelque chose à Charlie, il savait que ce dernier connaissait assez bien les dangers pour savoir les éviter. Il n'allait pas foncer tête baissée n'importe où. Il avait déjà remarqué que, quand il était petit, Charlie essayait d'éviter au plus la bagarre. Mais s'il y était confronté, il ferait tout pour s'enfuir afin de ne pas subir les séquelles qu'il y avait à la suite. Cette pensé le fit rire.

Charlie: Pourquoi tu rigoles papa?
Alan: Oh, juste un souvenir amusant.
Charlie: J'aurais bien aimé savoir lequel.
Alan: Je te le raconterai demain à ton réveil.
Charlie: Je...Je partirai très tôt demain matin.
Alan: Bon, alors je te le dirai quand tu rentreras.
Charlie: Si tu t'en souviens encore.
Alan: Mais j'ai très bonne mémoire Charlie.

Amita était ravie de voir le père et le fils s'entendre à nouveau. Ces deux là étaient à nouveau réconciliés. La chaleur du lait, et la chaleur de leur compagnie, faisait qu'Amita se sentait bien au milieu de ces deux hommes.
La discussion étant terminée, ils repartirent dans la cuisine afin d'aller poser les bols vidés de leur contenu.

Charlie: Bon, eh bien à bientôt papa.
Amita: Bonne nuit Monsieur Eppes.

Alan arrêta alors Charlie.

Alan: Charlie attends. J'ai à te parler.

Étonné, Charlie resta dans la cuisine alors qu'Amita partait dans sa chambre.

Charlie: Qu'est-ce qu'il y a papa?
Alan: Tu devrais téléphoner à ton frère avant ton départ. Histoire de vous réconcilier. Sinon Don va s'en mordre les doigts encore une fois.
Charlie: Mais il est peut être en train de travailler et...
Alan: Alors, laisse lui un message sur son répondeur.

Charlie céda alors au caprice de son père.

Charlie: OK, je vais lui téléphoner avant d'aller me coucher, et je l'appellerai tous les jours.

Alan était heureux que son fils l'ai comprit et qu'il accepte de le faire. Il laissa alors Charlie aller dans sa chambre.

Chambre de Charlie:

En attendant sa bien aimée, Charlie était assis sur son lit, son portable en main. Il composa le numéro de son frère, en espérant que ce dernier ne soit pas en plein milieu d'une réunion, ou d'une intervention...

Il entendit alors les tonalités. Il attendit et entendit quelqu'un décrocher.

Don: Charlie? Qu'est-ce qu'il y a?
Charlie: Je voulais...Juste...

Charlie avait du mal à trouver ces mots. Il avait tellement espéré entendre la voix de son frère qu'il en avait oublié quoi dire.

Charlie: Je voulais m'excuser pour cet aprés-midi.
Don (en colère): Tu m'appelles uniquement pour ça?! J'ai eu peur moi!!!
Charlie ( plus bas): Bon, ben je vais te laisser alors.
Don: Charlie!!!!

Mais Charlie n'attendit pas et éteignit son portable. Son frère avait visiblement d'autres chats à fouetter, et son cadet ne passait pas avant.

Amita vit alors le visage décomposé de son amant. Elle s'étonna et alla près de lui.

Amita: Charlie?
Charlie: Don et moi...On vient de nouveau de nous disputer.
Amita: C'est la troisième fois dans la journée.
Charlie: Qu'est-ce qui lui arrive?
Amita: Vous semblez tout les deux stressés. Attends demain matin, ça passera sûrement.
Charlie: Je l'espère.

Amita se mit sous les couvertures, suivie de Charlie qui avait enfilé son pyjama dans sa chambre. Ils se blottirent dans les bras l'un de l'autre. Et après avoir échangé un petit baiser amoureux sur les lèvres, ils se souhaitèrent une bonne nuit et éteignirent les lumières.

(A suivre...)


juliabaku  (28.10.2009 à 11:23)

 

 

Chapitre 3: Le départ




Chambre de Charlie:

5 h 00 du matin, Charlie se réveillait. Dans son lit, il trouva Amita dans ses draps. Il savait qu'il allait la laisser dormir. Il sortit lentement de son lit, en bougeant ses couvertures. Il regarda sa tendre et chère. Il aurait voulu rester, rester avec son amie, et faire tout se qu'il pouvait pour réussir à régler l'enquête de Don. Mais il se devait d'être où il allait. C'était urgent, très important. Et s'il n'avait pas eu ce coup de fil, il n'aurait jamais été là-bas. Il alla dans sa salle de bain, en regardant la porte de la chambre de son père. Il se sentit alors seul. Personne ne saurait où il serait. Et peut-être qu’il ne reviendrait pas avant longtemps. Il ne pouvait rien dire.
Il passa alors à la douche, tout en pensant à son frère. Il se disait qu'il devrait aller le rappeler pour lui dire qu'il s'en allait. Mais la dispute était fraîche dans sa mémoire, et il savait que Don et lui allaient encore se disputer. Il allait alors se contenter d'envoyer un SMS avant de partir. Sortant de sa salle de bain, habillé, Charlie prit son sac, et se dirigea vers la cuisine. Là il prit un verre de lait, et mangea une tartine de marmelade. Et il regarda dans le journal. Il y avait un article entier sur l'explosion du palais de Justice. Il avait été un des témoins de cette explosion, mais il devait partir.

Il regarda sa montre, et vit alors qu'il était 5 H 30. Il prit son sac, mit un mot sur le frigo pour son père et sa petite amie. Il prit ses clés et sortit afin d'entrer dans sa voiture. Il posa toute ses affaires dans son coffre et entra dans sa voiture. Il prit alors le temps d'écrire son message pour son frère afin de lui dire au revoir. Il hésita pour les mots qu'il allait écrire pour son frère. Désolé? Fais attention? Bonne journée? A bientôt? Non, Charlie avait trouvé quelque chose de plus simple et qui allait tout dire. Bon courage.

Bureau du FBI:

Don continuait à chercher des liens entre les différentes pièces du puzzle. Il avait dû laisser partir leur seule suspecte. Il ne pouvait rien faire de plus qu'attendre des nouveaux indices de la part des collègues de Charlie. Il devait maintenant faire son travail sans son frère. Mais il se disait qu'il n'était pas indispensable. Il était là juste pour faire avancer plus rapidement l'enquête. Mais sans lui, il arriverait tout de même travailler vite, car il se pourrait que l'affaire ne s'arrête pas là. C'est alors que son téléphone se mit à sonner. Il regarda, et vit le numéro de son frère. Il savait que le veille ils n'avaient pas été très courtois l'un avec l'autre. Peut être prendraient-ils cette fois plus de temps pour s'expliquer. Il l'ouvrit et vit le message : « Bon courage. »

Don souriait, ce message était court, mais il voulait tout dire. Charlie et Don travaillaient ensemble depuis des années, et ils avaient appris à mieux se connaître que dans leur adolescence. Maintenant le mot « frère » prenait tout son sens. Ils se connaissaient assez pour savoir quand l'un ou l'autre allait mal. Mais ils connaissaient aussi leurs propres limites. Don savait qu'il était trop tôt pour recommencer à discuter. Ils recommenceraient à se disputer à coup sûr. La méthode de son petit frère était efficace. Il prit alors la même décision, et écrivit à son tour un message. Là dessus il écrivit « Bon séjour. ».

Route:

Charlie
était maintenant sur la route vers New York. Il pensait à tout se qu'il allait faire. A tout ce qu'il devait espérer, à ce qui allait se passer bientôt. La Maison Blanche avait créé 5 équipes spéciales. Il avait été inscrit dans la dernière équipe, quand il avait été consultant à la N.S.A.. Le ministre de la défense avait bien précisé qu'ils étaient là en dernier recours, en cas d'urgence, lui et d'autres personnes qu'il ne connaissait pas. Il allait être en contact avec le chef de la section. Il avait été rappelé quand il était retourné travailler à la N.S.A.. Apparemment le ministère de la défense avait entendu parler de sa collaboration avec le F.B.I.. Cela avait dû apparemment donner des idées à un fonctionnaire pour utiliser ses capacités autrement que devant un tableau.

Il s'approcha de l'aéroport. Il allait maintenant partir là-bas. Il gara sa voiture la ferma et se dirigea vers l'aéroport. Il savait qu'il aurait plusieurs heures de vol. Puis il reçu un message sur son portable. Il l'ouvrit. Il se rendit compte que le message venait de Don. Il lut le message et sourit. Don avait compris que Charlie ne voulait pas partir sur une dispute. Il ne lui restait plus qu'à partir sur la côte. Il reçut un coup de téléphone sur son portable occasionnel.

Charlie: Oui?
RENARD: Je sais que vous allez arriver. Vous aurez un comité d'accueil là bas.
Charlie: Bien.
RENARD: Dés votre arrivée, vous pourrez nous téléphoner.
Charlie: Bien, je me mets en route.

Charlie raccrocha son téléphone, et le cacha dans une de ses poches intérieures.

Il se dirigea vers l'endroit qui allait l'emmener loin de Los Angeles. Il entra à l'intérieur, et vit parmi tous ces visages inconnu, celui de Colby qui l'attendait. Charlie s'étonna de le voir ici.

Charlie: Colby? Qu'est-ce que tu fais là?
Colby: Je voulais te dire au revoir avant votre départ.
Charlie: Tu es uniquement venu pour ça?
Colby: Non. Il y a aussi autre chose. (Colby lui montra un papier.) Je te suis le temps de ton voyage.

Charlie lut alors le papier. Il y avait eu l’ordre de mettre sous protection le professeur Charlie Eppes.

Charlie: C'est mon frère qui...
Colby: Non. C'est le sous-directeur. Il a vu que tu étais impliqué dans cette explosion. Ils ont peur que leur consultant au F.B.I. soit pris en otage là bas.
Charlie: Mais cela paraît illogique!!!

Colby se mit face au professeur. Charlie croyait à une blague, mais il vit alors le billet d'avion dans la poche de Colby. L'agent tendit alors un dossier à Charlie.

Colby: On veut éviter que quoi que ce soit t'arrive. On veut faire attention à toi, c'est tout. Tu dois obéir.

Charlie passa sa main dans ses cheveux. Ce qu'il pensait être simple, allait être plus compliqué que prévu. Il devrait échapper à la surveillance de Colby, le temps qu'il se dirige vers l'endroit que lui indiquerait son chef. Il verrait sur place la manière de procéder. Colby suivit alors Charlie qui allait enregistrer ses valises. Visiblement l'agent l'avait déjà fait. Ils se dirigèrent vers les sièges afin d'attendre que leur vol parte. Colby regarda le mathématicien.


Bureau du FBI:

Don était toujours en train de travailler avec les agents restant.

Don: Mais où est Colby?
David: Le sous-directeur avait besoin de lui.
Nikki: Tu sais où il est?
David: Il ne devrait pas être là pendant deux jours.
Don: Et encore quelqu'un en moins!
David: Ne t'inquiète pas. En deux jours, on aura résolu l'affaire.
Don: Je l'espère. D'après Charlie, Amita et Larry devraient avoir trouvé quelque chose.
David: Donc, ils auront sûrement nos réponses, et on pourra boucler notre affaire.
Don: Je l'espère.

Aéroport:

Charlie et Colby attendaient dans la salle. Ils voyaient les gens défiler. Ils attendaient leur avion. C'est alors qu'il y eut une annonce pour le leur. Ils allaient enfin partir: Colby pour surveiller Charlie, Charlie pour agir sur un compte secret. Secret pour tout le monde, mis à part lui, son chef, et les personnes qui allaient prendre part à cette enquête secrète. Ils se dirigeaient vers leur sortie pour prendre la navette qui les accompagnerait à l'avion. Ensemble ils entrèrent dans la navette, et restèrent debout pour aller jusqu'à l'endroit attendu. D'autres personnes montèrent aussi dans le petit véhicule. Colby ne quittait pas Charlie des yeux. Le mathématicien n'était pas très heureux d'avoir un agent sur ses pas. Rapidement, la navette arriva à l'avion. Calmement chacune des personnes descendait. Colby et Charlie firent de même pour entrer ensuite dans l'avion. Là les deux hommes furent accueillis par une hôtesse. Ils s'installèrent à leurs sièges, qui étaient l'un à côté de l'autre. Colby se rassura en pensant que durant ces heures du voyage, il aurait toujours à l’oeil le petit frère de Don.
Il était 7 H 00 quand l'avion décolla avec à son bord l'agent Granger et le professeur Eppes.

Bureau du FBI:

Don avait demandé à Larry et Amita de passer au F.B.I. quand ils le pourraient pour leur donner les premier résultats de leur analyse. Amita savait qu'elle ne commençait ses cours qu’assez tard, elle put donc prendre un peu de temps pour aider Don dans son affaire.

Don: Tu as pu me trouver quelque chose?
Amita:
Je crois oui. On a recherché avec cette femme dont vous aviez parlé, et les personnes présentes dans le lieu. Apparemment, il y avait le jury, mais aussi ces personnes là.

Amita montra la photo de deux hommes.

Don: Et?
Amita: Dans leur dossier, il est écrit Ronald KIRO et Jean TOIN.
Don: Ces noms étaient déjà apparus dans les dossiers précédents?
Nikki: Oui. Mais on n’a pas leurs dossiers. La N.S.A. les a protégés.
Don: David, tu sais si Colby a dit quelque chose par rapport à ces dossiers?
David:
Il m'a dit que son contact est en train de chercher à les trouver, et qu'il enverra tout dans ta boîte e-mail, ou il viendra directement ici.
Don: Bon, donc on doit coincer ces gars. Ils ont sûrement un lien de près ou de loin avec cette affaire. Il est possible qu'ils préparent une autre attaque, et plus violente que la précédente.
Amita: Je continue à faire tourner le logiciel pour voir s'il n'y a pas d'autre correspondance.
Don: Merci.

Nikki et David quittèrent la pièce où ils se trouvaient pour laisser Don et Amita seuls. Don semblait être embarrassé.

Amita: Don, tu sais pour Charlie...
Don: J'aurais peut-être dû l'appeler, et éviter que l'on se dispute.
Amita: Charlie avait compris pourquoi vous vous disputiez. Il ne t'en veut pas du tout.
Don: Je le sais. Il m'a envoyé un message.

Amita souriait. Même si les deux frères semblaient être si différents, elle avait finalement trouvé qu'ils se ressemblaient pourtant assez. Ils avaient réussi à contourner un problème et à se comprendre. C'était peut-être grâce à ces disputes, qui en réalité étaient un peu idiotes, qu'ils se reconnaissaient en tant que frères, qu'ils se comprenaient l’un l'autre. Et même si les deux frères n'acceptaient pas facilement de commettre des erreurs dans leurs domaines, ils essayaient de faire avec, et de contourner les problèmes pour éviter de prendre une grande claque.
Don mit sa main dans ses cheveux et regarda Amita qui travaillait sur son PC.

Don: Merci encore de travailler avec nous.
Amita: Pas de problème. Je n'avais rien à faire en ce moment. Alors, autant mettre mon savoir au service des agents du F.B.I..

Don comprit alors son erreur de la veille avec Charlie. Il avait considéré son intelligence comme un simple instrument, comme un simple outils d'investigation. Mais il ne fallait pas oublier que Charlie était un humain, qu'il était lui aussi animé d'émotions, qu'il pouvait être blessé, et qu'il avait besoin de certains instruments lui aussi pour son travail. Et lui, il n'avait pas accepté de l'écouter, prétextant une énième fois qu'il se mettait en danger. Il soupira. Il avait critiqué à tort son petit frère, et n'avait pas essayer de l'écouter.

Avion:

Cela faisait maintenant plus de cinq heures que l'avion avait décollé. Ils en étaient arrivés à la moitié de leur voyage en avion. Durant tout ce temps, Colby et Charlie n'avaient pas dit un mot. Charlie était en train de travailler sur des équations de fuite. Colby, lui, observait dans le hublot le paysage nuageux. Une hôtesse arriva et proposa des plateaux repas aux deux hommes.

Colby: (remarquant qu'il n'avait pas de monnaie sur lui.) Euh...Je peux payer par carte?
Charlie: Laisse Colby. Je vais payer.
Colby: Mais le F.B.I....
Charlie: C'est bon Colby. On en reparlera plus tard. (payant pour Colby et lui.) Voilà.
Hôtesse: Merci, et bon appétit messieurs.

Colby avait choisi le repas qui coutait le moins cher : un sandwich et une bouteille d'eau. Charlie lui avait opté pour un repas chaud.

Colby: Tu vas donc être juré?
Charlie: Oui.
Colby: Et tu évalues les étudiants?
Charlie: Pas que les étudiants. Nous devons voir aussi si les professeurs ont pu retransmettre une certaine méthode de recherche, les bases, afin de voir si les élèves, par la suite, sauront se débrouiller dans leur thèse à rédiger.
Colby: Cela doit être très sévère comme évaluation.
Charlie: Pas tellement. De toute façon, nous nous réunissons avant de donner les notes.
Colby: Oui, pour pouvoir mettre des limites.
Charlie: Des règles oui... Et pour ce qui est de l'affaire à Los Angeles?
Colby: (prenant un dossier.) Je ne suis pas censé en parler ici.
Charlie: Bah donne moi le dossier.
Colby:(rangeant le dossier.) Non, tu te contenteras du journal.

Colby tendit au mathématicien le journal précédemment cité. Charlie râla un peu. Mais Colby avait les mains liées et ne pouvait pas en parler plus dans un lieu public. Visiblement le Bomber n'aurait pas commencé à Los Angeles, mais à New York, l'endroit où ils se rendaient. Certes les agents de New York voulaient reprendre leur affaire en main, mais Don avait récupéré l'affaire. Charlie pouvait vraiment être la prochaine cible, mais il risquait d’être démasqué par les agents travaillant au FBI ou par Colby si jamais il disait la véritable raison l'amenant à New York.En réalité, à New York, le Bomber avait au départ tué uniquement des professeurs d'université.

Maison de Eppes:

Alan était seul dans la maison de son fils, se préparant son repas, pour manger à midi. Il s'était préparé une petite salade. Le matin même il avait lu le mot de son cadet, qui lui disait qu'il ne fallait pas s'inquiéter et que tout irait bien.

Alan se remémora alors les années où Charlie était parti à l'université avec sa mère. Alan avait dû s'occuper de Don, et Margaret de Charlie. Et un jour. Alan avait eu besoin de Margaret, car Don avait mystérieusement disparu. Alan avait cru à une fugue ou un enlèvement. Sa femme avait hésité avant de venir.
Elle ne pouvait pas laisser Charlie seul sur un campus où il ne connaissait que peu de personnes. Larry s'était proposé alors pour le garder avec lui. Margaret avait pu aller chercher son fils avec son mari.
Durant toute une semaine, Alan, Margaret et la police cherchèrent Don. Et tandis qu'Alan et Margaret regrettaient de ne pas avoir passer suffisamment de temps avec Don, Larry avait téléphoné à la mère de famille. Inquiète elle avait demandé ce qui se passait. Larry était paniqué, en disant que Charlie avait aussi disparu. La mère de famille s’était maudite d'avoir laissé Charlie seul avec ce professeur, qui n'avait pas su le surveiller. Mais la surprise avait été totale quand ils avaient entendu alors une sirène de police près de chez eux.
Un policier était venu frapper à leur porte: il venait donner des nouvelles de leur deux fils.

Policier: Nous avons retrouvé votre aîné grâce à votre cadet. Il a été jusqu'au poste de police dès qu'il a retrouvé son frère coincé dans une crevasse. Ils vous attendent à l'hôpital.

Aussitôt, les deux parents suivirent le policier pour aller à l'hôpital. Là bas, une infirmière les emmena dans une chambre, où se trouvaient Don et Charlie. Don était allongé dans le lit avec des fils permettant de le réhydraté et un pansement à une jambe. Charlie était au chevet de son frère, avec une couverture sur le dos. Les deux parents arrivèrent et allèrent auprès de leur deux enfants.
Margaret et Alan avaient serré dans leur bras Charlie et Don. C'est à partir de ce jour, qu'Alan avait compris à quel point Charlie aimait son frère, et qu'il savait lui aussi se débrouiller seul.

Alan n'avait donc pas de raison de s'inquiéter. Charlie saurait se débrouiller, et puis, avec ce qu'il avait vécu au F.B.I., il avait surement dû apprendre assez de choses pour ne pas se risquer dans les endroits les plus dangereux.

Don entra dans la maison.

Don: Papa? J'suis là!!!

Alan sortit de ses pensées et se dirigea vers son aîné.

Alan: Don? Mais qu'est-ce...
Don: Je me suis dit que tu avais peut être besoin d'un peu de compagnie. Alors je viens manger avec toi.
Alan: Mais ton enquête?
Don: On est bloqué. Et visiblement ça ne s'arrange pas. Donc, je voulais passer un peu de temps avec toi.

Alan était heureux que son fils aîné prenne un peu de temps pour rester avec lui. Il était vrai que, quand Charlie n'était pas là, la maison restait bien vide. Elle semblait triste sans son maître de maison. Comme si elle pressentait un danger.

Avion:

Les dix heures suffisantes pour arriver jusqu'à New York venaient de passer. Charlie et Colby étaient enfin arrivés. Ils descendirent de l'appareil pour rejoindre la navette qui était mise à la disposition des voyageurs.
Cette dernière se dirigea vers l'aéroport afin qu'ils puissent aller chercher leurs bagages et entamer leur séjour à New York.
Colby ne lâcha pas Charlie d'un pouce. Et il le suivit pour aller chercher leurs valises.

Colby: Bon, dès que l'on a nos valises, on va vers la sortie. Quelqu'un doit nous attendre.
Charlie: Un professeur ou un agent?
Colby: Un agent du F.B.I.. Il doit nous accompagner.
Charlie: D'accord.

Colby récupéra les deux sacs, celui de Charlie et le sien. Puis ils sortirent, et là bas les attendait un agent du F.B.I., qui se dirigea vers les deux hommes.

Agent: Agent Granger? Professeur Eppes?
Colby: C'est nous. Vous êtes l'agent Romano?
Romano: Oui.
Charlie: Bien, on va pouvoir alors se rendre à l'université.
Colby:J'aimerais retirer du liquide avant de vous suivre. Je sais que souvent dans ce genre de ville il faut de la monnaie sur soi.
Romano: Comme nous avons un peu de temps devant nous, nous pourrions passer à la banque, et après rentrer à l'université. N'est-ce pas professeur Eppes?

La fin de la phrase de l'agent faisait penser que ce dernier travaillait sous couverture, et laissait un code à Charlie.

Charlie: Euh...oui.
Colby: Super.

Ils sortirent de l'aéroport pour prendre une voiture, et l'agent Romano conduisit Colby prés d'une banque.

Romano: Vous en aurez pour deux minutes. Je reste avec le professeur Eppes, nous vous attendrons.
Colby: OK. Charlie, surtout ne bouge pas.
Charlie: Compris Colby.

Colby descendit de la voiture. Connaissant l'agent Romano, puisqu'il avait déjà travaillé avec lui sur d'autres enquêtes, surtout dans le contre-espionnage, il savait qu'il était digne de confiance.

L'agent Romano regarda Charlie, et vit qu'il n'y avait pas beaucoup de monde autour d'eux.

Romano: Professeur, nous allons vous emmener quelque part.
Charlie: Mais, Colby?
Romano: Je suis désolé pour ce qui va vous arriver professeur Eppes.

Charlie vit la portière s'ouvrir et il reçut un coup sur la tête qui le fit s’évanouir. Sans aucun bruit, et avec l'aide d'un autre agent. Romano prit Charlie pour l'emmener autre part. Deux personnes prirent la place de Romano et de Charlie. Ils avaient la même corpulence, la même taille, des visages ressemblants. C'était des personnes tout à fait entraînées pour cette opération. Cependant, personne ne s'imaginait ce qu'il allait suivre. En se retournant, Colby n'avait pas vu la manœuvre faite par son collègue, mais il put apercevoir la voiture explosant. Colby se mit à hurler le nom de Charlie, en n’ayant qu'une seule idée en tête: voir s'il y avait des survivants.

Dans une ruelle un peu éloignée, l'agent Romano vit lui aussi l'explosion, et s'étonna. Quelqu'un avait dû les voir, ou alors était-ce ce criminel qui sévissait avant en ville qui avait prévu le coup de tuer le professeur Eppes? Dans tout les cas, maintenant, lui et Charlie Eppes pouvaient être considérés comme morts. Ce n'était pas le genre du groupe qu'ils allaient intégrer. Non, IL n'aurait jamais risqué la vie de personnes n'ayant pas de lien avec cette affaire. Il n'aurait jamais impliqué des innocents.

Au même moment, dans la maison des Eppes:


Don et Alan étaient en train de regarder un match de base-ball quand il entendirent un bruit de verre cassé. Il se retournèrent et virent la photo de Margaret à terre, la vitre cassée, la photo légèrement déchirée au niveaux des joues. Cette déchirure avait presque la forme d'une larme. La maison avait-elle ressenti la panique de Colby quand il avait vu la voiture exploser, en pensant que Charlie étant à l'intérieur? Mais les deux Eppes se regardaient en ramassant la photo. Et Don eut un pincement au cœur. Il craignait que ce ne soit un mauvais signe que cette photo se brise.

(A suivre...)


juliabaku  (06.11.2009 à 19:14)

 

 

Chapitre 4: L'enterrement.



New York: Bureau du FBI:

Colby était assis au milieu d'une pièce. La tête entre ses genoux. Les mains sur son visage. Il revoyait devant ses yeux, ces images qui le terrifiaient et qu'il allait devoir expliquer à Don. Il s'en voulait de ne pas être resté un peu plus longtemps avec Charlie. Ou de ne pas l'avoir pris avec lui. Finalement, le criminel avait réussi son coup. Il avait bien eu l'intention de tuer Charlie, et l'avait fait. Au nez du F.B.I., au nez de l'agent Granger.
Puis, il se releva, en voyant d'autres agents arriver. Ils avaient eux aussi une triste mine. L'un des leur. L'agent le plus ancien, était lui aussi parti rejoindre un monde meilleur. Il avait accompagné Charlie dans la mort. Un homme plus grand, au visage creusé par le temps, aux yeux gris, et aux cheveux blonds virant au blanc s'approcha de Granger et posa une main sur son épaule. Granger pouvait lire sur sa veste: M. Dominik CHOUBLEN.

Dominik: Agent Granger?
Colby: Oui...
Dominik: Nous aurions quelques questions à vous poser.

Colby se leva, et d'un pas somnolent il se dirigea vers la salle d'interrogatoire de l'agence du F.B.I. de New York. Là, attendait un jeune homme, au visage svelte, aux cheveux coupés courts, virant dans le châtain clair. Ses yeux verts montraient que ce type était sûrement le comique de l'équipe. Mais cette fois, il se passa bien de ses blagues, sachant que son collègue, non, que son mentor était mort.
Le jeune homme s'assit devant Colby et le regarda droit dans les yeux.

Dominik: Malik, je te le laisse. Surtout, sois cool.
Malik: C'est bon j'ai compris chef.
La porte se ferma, et Colby resta seul avec l'agent Malik.
Malik: Bon, retraçons ensemble ce qui s'est passé au moment de l'explosion.
Colby: Je suis parti pour prendre un peu d'argent liquide afin d'avoir toujours un peu d'argent sur moi. Je devais d'ailleurs rembourser...Le professeur Eppes pour un repas dans l'avion.
Malik: Vous êtes donc sorti, alors que vous aviez reçu l'ordre de surveiller le professeur Eppes?
Colby: Je n'étais pas seul.
Malik:(tapant sa main sur la table, en colère.) Oui, justement l'agent Romano!!! Le plus ancien, le meilleur, notre mentor!!! Vous l'avez laissé en arrière et...

Mais avant que Malik finisse sa phrase, Dominik entra à nouveau dans la pièce, et calma le jeunot.

Dominik: Malik!!! Nous sommes là pour chercher à comprendre ce qui s'est passé. Pas à s'accuser les uns les autres.
Malik:(des larmes dans les yeux.) ...Il faut me...Comprendre...
Dominik: Oui, je sais que tu as été muté grâce à lui. Mais il ne serait pas
content que tu laisses tes sentiments te faire commettre une erreur de jugement. L'agent Granger n'y est pour rien. Qui sait, peut être notre poseur de bombes aurait trouvé un autre moyen de tuer le professeur...
Malik: Il vaut mieux que je ne fasse pas partie de l'enquête.

Malik sortit rapidement, et cogna son poing contre un des murs du couloir. Dominik prit alors la relève de son collègue.

Dominik: Vous n'avez pas été suivis?
Colby:(se mettant la main sur sa tête.) Non, je faisais tout de même attention. Personne ne nous suivait.
Dominik: Il va falloir que nous recherchions des vidéos. Peut être le criminel savait que Romano allait mettre le professeur Eppes sous protection.
Colby: J'aimerais me joindre à votre enquête.
Dominik: (regard songeur.) Je ne suis pas sûr que...
Colby: C'est un de mes coéquipiers...C'est le frère de mon supérieur qui est mort!!! Il va m'en vouloir si je reviens sans...
Dominik:...(regard dans le vide, puis revenant à la réalité.) Je vais en parler avec mes supérieurs. Je ne peux pas vous le confirmer. Cependant, vous devriez en toucher un mot à sa famille.
Colby: oui...

Dominik sortit de la salle, laissant Colby avec toujours un sentiment d'impuissance, de regrets. Il allait devoir annoncer à son chef et à Alan la mauvaise nouvelle. Il valait mieux que ce soit lui, que ses collégues de New York. Il saurait trouver les mots pour faire passer la nouvelle à Don. Mais il n'avait aucune envie de le lui dire, de l'entendre gémir, de l'entendre pleurer. Il s'imaginait déjà que Don allait lui passer un sacré savon, comme le sous directeur.

Il se devait de le faire. Même si tout cela allait se terminer mal. Les corps étaient à la morgue. Colby se demandait s'il fallait d'abord aller voir le corps, enfin ce qui restait de Charlie, ou téléphoner à Don avant. Il se décida alors à ne pas laisser Don sans nouvelles de son frère plus longtemps.

Los Angeles: Bureau du FBI:

Don et le reste de son équipe s'étaient à nouveau réunis pour trouver la moindre preuve sur leur affaire. Mais ils ne faisaient que de tourner en rond. Du moins c'est ce qu'ils pensaient avant qu'Amita et Larry n'arrivent.

Amita: On a trouvé quelque chose. Je crois que ça va vous intéresser.
Don: On vous écoute.
Larry: Vous aviez pris l'affaire, comme une affaire de vengeance avec cette Nina...Mais en recherchant avec un filtre bayésien que Charlie avait conçu, on a trouvé quelque chose.
David: Qui la relie avec toutes les affaires?
Larry: Eh bien en fait, c'est comme quand on veut observer les étoiles dans le ciel et les redessiner. On ne trace pas la bonne forme parce que l'on ne voit pas exactement la forme qu'a vraiment l'étoile de notre position.
Amita: Ce que Larry veut dire, c'est que l'on croyait que c'était elle notre coupable, mais que quelqu'un a tout fait pour nous faire croire à ça.
Don:(intéressé.) Et vous avez trouvé quelque chose?
Amita: Voilà, ce que nous avons trouvé. L'avocat de Romuald VINCENT, était un ex de Nina. Il était là pour chacune des explosions, et visiblement, il
avait toujours un lien.
Nikki: Un crime passionnel?
Amita: C'est ce que nous dit notre filtre.
Liz: Ce qui expliquerait alors les récents achats de notre cher avocat. Et apparemment, il serait l'avocat d'un certain groupe terroriste.
Don: Bien, Nikki, Liz vous allez me le cueillir. Bon travail.

Nikki et Liz sortirent, tandis que Don recevait un coup de fil. Il regarda le numéro de téléphone en espérant que se soit son frère qui l'appelle. Mais il constata que c'était le numéro de Colby.

Don: Colby? Où est-ce que tu es? Qu'est-ce que tu fais?
Colby:(avec une voix tremblante, et triste.) Don, est-ce que tu es tout seul?
Don: C'est quoi cette question? Je suis avec Amita, Larry et David...Tu peux me dire ce que tu as? Tu as une voix étrange.
Colby: Don, prends une chaise et assieds toi.
Don: Colby, dis moi ce qu'il se passe!!!

Don entendit Colby déglutir. David, Amita et Larry se rapprochèrent de Don, inquiets de la discussion qu'il y avait entre Don et Colby.

Colby: (ne sachant pas par où commencer.) Je...Je suis à New York....
Don: TOI AUSSI?
Colby: Le...Le sous directeur m'a envoyé pour protéger Charlie.
Don: De quoi tu parles? Pourquoi protéger Charlie?

Les visages d'Amita et Larry se figèrent en entendant ces mots.

Colby: l’affaire sur laquelle on enquêtait... Elle avait commencé à New York, par le meurtre de plusieurs professeurs d'université...

Le visage de Don se figea à son tour, il craignait ce qu'il allait entendre. Il devenait de plus en plus pâle à s'attendre à l'idée que quelqu'un ait fait du mal à son petit frère. Il avait entendu parler de cette affaire. Elle avait circulé aussi bien dans les locaux du F.B.I. que dans le campus de Charlie.

Don:(d'une voix lente, et articulant chacun des mots.) Charlie va bien?

La tension était palpable dans la salle. Le temps semblait s'arrêter autour des personnes dans cette pièce. Comme s'ils ne voulaient pas entendre certains mots. Comme s'ils attendaient que Colby leur dise que c'était une mauvaise blague, et que Charlie allait bien. Que Don allait hurler au téléphone de ne plus jamais lui faire peur.

Mais c'était bien loin de cela.

Colby:(pleurant.) Je suis...Je suis vraiment désolé Don...

Don hurla alors de colère tapant son poing contre la table. Cette dernière ne se brisa pas, mais elle fit mal à la main de son agresseur. Don ne savait pas si c'était pour la douleur de sa main qu'il pleurait, ou pour celle d'avoir perdu son petit frère. Son petit génie préféré. Il avait jeté le téléphone par terre. Il se mit alors à pleurer, en se maudissant, en n’ayant pas pris le temps de voir dans quelle position il était. La tête sur la table, le poing blessé, saignant, serré sur cette table qui ne voulait pas céder. Et l'autre main, cachant le visage de cet homme blessé, blessé par cette nouvelle. Amita prit le téléphone, tandis que Larry et David essayaient de raisonner Don pour qu'il ne se blesse pas davantage.

Amita:(inquiète, et apeurée.) Colby? C'est moi Amita...Qu'est-ce qui se passe? Qu'est-ce que tu as dit à Don?

A son tour Amita se tut, et s'effondra en larmes, en hurlant le nom de son bien aimé. Elle posa le téléphone par terre, et se mit à genoux, tout en se cachant le visage baigné de larmes. Ce que craignait le frère de son amoureux s'était finalement réalisé. Elle ne pouvait pas y croire. D'autres agent vinrent aidé David à raisonner Don, tandis que Larry aidait Amita. David et Larry comprirent que ce qui avait dû se passer était que Charlie avait finalement disparu à tout jamais de cette terre. Au grand désespoir de Don et d'Amita. Un pincement de coeur se fit quand les deux hommes se regardèrent, en pensant à la réaction qu'allait avoir Alan.


New York: Bureau du FBI:


Après avoir entendu les gémissements de Don et d'Amita, leur désarroi, leur pleurs, David et Colby discutèrent un peu et raccrochèrent assez rapidement. Le cœur n'était pas à la discussion. Colby se dirigea alors vers la morgue, ou devait reposer les corps de Charlie et de l'agent Romano.

Quand il entra, il sentit une douleur dans le cœur. Il revivait la scène de l'explosion dans sa tête. Le médecin légiste s'approcha et alla voir l'agent.
Médecin: Je peux faire quelque chose pour vous?
Colby:(lentement et avec tristesse.) J'aimerais voir... le corps du professeur Eppes.
Médecin: Je dois vous prévenir, ce n'est pas beau à voir.
Colby: Il faut que je le fasse.
Médecin: Bon...

Le médecin se dirigea vers une des portes de l'endroit où reposait les morts. Là il en ouvrit une, et tira une poignée pour faire sortir un corps calciné, dont les membres avaient littéralement explosé. Et dont il restait des parties à recomposer. Colby mit sa main devant sa bouche, ayant des nausées rien qu'à penser aux douleurs qu'avait dû éprouver Charlie lors de l'explosion. Le médecin vit la réaction de l'agent, et alla rentrer le corps.

Colby: Pourriez-vous... me laisser deux minutes seul.

Le médecin s'étonna. Mais de toute évidence, il comprenait la personne. Et puis, même s'il voulait emporter le corps, il ne le pourrait pas. Des agents étaient partout, et puis aussi les caméras de surveillance filmaient.

Tandis que le médecin allait partir, Colby le regarda et lui demanda.
Colby: Peut-on affirmer que c’est le professeur Eppes?

Le médecin se retourna, voyant une lueur d'espoir dans les yeux de l'agent.

Médecin: Nous avons la même corpulence, la même taille. Cependant, nous ne pourrons jamais savoir entièrement s'il s'agissait du professeur Eppes. Mais...Vous avez dit vous même qu'ils étaient dans la voiture.
Colby: Oui...Je sais...

Le médecin partit laissant seul Colby qui regardait tout ce qui restait de Charlie Eppes. Du fameux professeur Charles Edouard Eppes. Cet homme qui arrivait avec l'aide de ses mathématiques à résoudre les énigmes du F.B.I.. Celui-là même qui lui avait sauvé la vie lorsqu'il avait joué un espion pour trouver un groupe. Ou quand il lui avait sauvé la vie sur le barrage hydraulique. Mais lui, il n'avait pas pu le sauver. S'il avait eu la capacité de retourner en arrière, il aurait tout fait pour garder Charlie auprès de lui. Maintenant, pensait Colby, le professeur Eppes ne se réveillerait plus.


New York: Endroit Inconnu:

En réalité, le professeur Eppes se réveillait. Mais il ne voyait rien. Non pas parce que le coup lui avait endommagé certains neurones, plutôt était-ce le bandeau qui lui cachait la vue. Il sentit aussi que ses mains étaient liées. Un peu étonné, Charlie ne sentait cependant pas de gêne au niveau de sa bouche. Il pouvait parler librement. Il entendit alors la voix de Romano.
Romano: Bonjour professeur Eppes. Nous avons échappé de près à une explosion.

Charlie se figea en entendant ça. Il s'inquiéta alors pour Colby.

Charlie: Mais Colby...Euh, l'agent Granger?
Romano: Ne vous inquiétez pas. Il est vivant. L'explosion s'est passée après que nous ayons échangé nos places, et avant qu'il n'arrive à la voiture.

Charlie poussa un soupir de soulagement, quand soudain une idée lui traversa l'esprit.

Charlie: Mais...S'il ne le sait pas...Il va croire que...
Romano: Vous êtes mort...Enfin pour tous les autres.

Charlie sentit la colère monter. Si ses mains avaient été libres, il aurait enlevé son bandeau des yeux et aurait frappé l'agent.
Charlie: QU'EST CE QUE ÇÀ VEUT DIRE!!! OU M'EMMENEZ VOUS?
Romano: Vous le verrez bien dés que nous arriveront. Pour ce qui est de votre mort, cette opportunité va nous permettre de vous rendre plus crédible dans votre mission.
Charlie: Mais, ma famille, mes amis...
Romano: Ils ne sauront rien...Et vous ne pourrez pas les voir tant que la mission ne sera pas finie.
Charlie: Vous allez les faire souffrir pour...
Romano: Du calme professeur Eppes. Vous saurez tout en temps voulu.
Charlie: Pourquoi m'avoir attaché? Et pourquoi me cachez vous tout?
Romano: Pour que vous évitiez de faire quelque chose que vous regretteriez. Et surtout nous voulons que vous ne voyiez rien avant d’avoir pris votre
décision.
Charlie: Mais quelle décision?
Romano: Vous le saurez bientôt.

Charlie devait obéir le temps qu'on lui explique la situation, et qu'on l'emmène à l'endroit voulu. Cependant il avait une pensé toute particulière pour toute les personnes qu'il connaissait et qui allaient apprendre sa mort...Comment allait-il alors faire sa réapparition dans le monde des vivants? Et surtout comment réagissait Don face à cette violente nouvelle? Il aurait préféré n'avoir jamais donné ce coup de fil. Il se maudissait de ne pas avoir dit à Don ce qu'il allait faire. Il avait aussi peur pour Colby, qui devait se sentir coupable de quelque chose qu'il n'avait pas fait. Il laissa couler quelques larmes en repensant à sa famille qui devait souffrir en ce moment.

Los Angeles: Bureau du FBI:

C'est aussi dans les larmes, que les agents avaient retrouvé Don. David était en train de
soigner sa blessure. Du moins la blessure physique. Celle qui était au fond de son cœur, il ne pourrait jamais la soigner. Il ne savait pas qui appeler, mais quelqu'un de bien attentionné avait appelé Robin pour qu'elle vienne aider David afin de pouvoir soutenir son bien aimé. Amita et Larry étaient repartis dans la maison du décédé afin de prévenir Alan, et de le réconforter. Don était toujours blessé, les larmes coulaient et ne s'arrêtaient plus. Tout avait été oublié, les affaires, les douleurs physiques, les disputes...La seule chose qui lui restait en tête c'était les mots de Colby, annonçant la mort de son frère. Il se revoyait alors que le cadre était tombé. Comme si cela était à prévoir. Comme si sa mère avait voulu le prévenir de ce qui se passait pour son petit frère. Don pleurait aussi bien pour la mort de son frère, que parce qu'il n'avait pas su tenir la promesse faites à sa mère. Avant de mourir, les dernières heures, tandis que Charlie s'était enfermé encore dans ce garage avec ses mathématiques, sa mère lui avait fait promettre de surveiller son petit frère, de le protéger. Et il avait accepté. Il lui avait promis qu'il ne lui arriverait rien. Il venait de briser cette promesse, il n'avait pas réussi à la tenir. Il pleurait, et ne pouvait plus arrêter les larmes. Robin l'enlaça avec une grande douceur. Essayant de le réchauffer, de réchauffer ce petit cœur qui venait de subir un grand froid. Une grande solitude le submergea. David laissa alors les deux amoureux seuls en sortant.[ Il vit alors arriver Nikki et Liz revenir au bureau du FBI. Mais quand elles entrèrent, elles sentirent que l'ambiance était très triste. Le
visage de David en disait long. Et tandis que des agents prenaient en main de criminel, Liz et Nikki apprirent alors la nouvelle de la mort de Charlie. Elles reçurent comme un choc.


New York: Endroit Inconnu:

Charlie sentit que le véhicule s'arrêtait. Il le sentit au freinage. Il se sentit tomber, mais fut rattrapé rapidement.

Romano: Hé doucement devant!!! Vous avez fait quoi?
Homme: Désolé...On a dû freiner un peu plus vite, un piéton traversait.
Romano: OK. C'est bon on peut repartir?
Homme: Ouais...

Le véhicule repartit, mais cette fois, c'est Romano qui tomba sur Charlie. Il eut légèrement mal.

Romano: OHHH!!! On a dit doucement!!
Homme: DÉSOLÉ!!!

Romano soupira, et vit les larmes de Charlie.

Romano: Hé? Que vous arrive-t-il?
Charlie: Vous faites croire que je suis mort à ma famille. Ils vont souffrir, et vont m'enterrer. Comment vous allez faire après?
Romano: Nous en parlerons tout à l'heure. Nous arrivons bientôt.
Charlie: Là vous m'expliquerez tout?
Romano: Oui.
Charlie: Et vous me relâcherez si...
Romano: Vous saurez tout le reste après.

Charlie serra les dents. Il n'allait pas revoir son frère peut être avant un long moment. Mais le pire c'est qu'il le croyait mort.

Les hommes purent voir alors qu'ils entraient dans un bâtiment, qui ressemblait à un garage. La porte s'ouvrit, et le véhicule s'y engouffra. Des lumières éblouissantes étaient visibles. La camionnette continua son chemin, et s'arrêta plus doucement que précédemment. Charlie se demandait si tout partait de cette affaire. Si ce n'était pas quelqu'un qui voulait le kidnapper. Ou peut être cela pouvait être une menace envers son frère. Et puis il sentit qu'on le prenait pour le sortir du véhicule.

Romano: Nous allons bientôt répondre à vos questions.

Des personnes le tenaient par les épaules. Ils le firent asseoir sur une chaise. Il resta avec les mains liées et le bandeau sur les yeux.

Charlie: Maintenant qu'on est arrivé, on peut m'enlever ce bandeau des yeux.
Romano: Nous allons vous laisser avec RENARD.
Charlie: Mais...
Romano: Désolé, mais tant que vous n'aurez pas pris votre décision, je ne peux rien faire. A bientôt professeur Eppes.

Charlie entendit la porte se fermer, puis la voix de RENARD.

Renard: Bonjour...J'espère que votre voyage s'est bien passé.
Charlie: Vous parlez d'un bon voyage. Alors qu'on a failli me tuer, que ma famille va m'enterrer. Et que toute le monde va penser que je suis...
Renard: Je suis au courant. Mais nous allons parler d'autre chose. Ce pourquoi vous avez été appelé.
Charlie: De quoi vous me parler? Vous allez me faire quelque chose alors que toutes les personnes que je connais me croient mort?
Renard: Écoutez Eppes, un groupe terroriste va bientôt attaquer notre pays. Les quatre premiers groupes que nous avons envoyés pour combattre de l'intérieur ce groupe sont morts.
Charlie: Mais pourquoi moi? Je ne suis qu'un mathématicien.
Renard: Un mathématicien qui a travaillé avec le F.B.I., la NSA. Vous connaissez suffisamment les codes, mais aussi, vous savez plein de choses qu'eux cherchent à savoir. Vos connaissances en mathématiques vont nous être utiles. Nos autres agents se sont fait descendre justement à cause de leur manque de connaissances en informatique et en mathématiques.
Charlie: C'est pour ça que vous avez besoin de moi?
Renard: Oui. Nous vous connaissons assez pour savoir que vous seriez un bon agent sur place.
Charlie: Combien de temps cela durera?
Renard: Il faut savoir, qu'il vous faudra une formation, d'au moins un mois. Et il faudra alors aussi un mois pour vous faire intégrer dans leur groupe et...
Charlie: DEUX MOIS? Mais l'attaque...
Renard: Nos informateurs nous ont dit que l'attaque n'aura pas lieu avant deux mois et demi, trois mois. Ils n'ont pas suffisamment de membres pour faire leur travail.
Charlie:...Donc, vous voulez que je travaille pour vous?
Renard: Exact. Un agent est resté à l'intérieur et est notre informateur. Bien sûr, chaque agent à l'intérieur sait qu'il risque sa vie.
Charlie: Mais, si on me reconnaît...
Renard: C'est pour ça que l'on a de quoi vous faire passer pour quelqu'un d'autre. Voici le choix que nous vous proposons: soit vous êtes avec nous, et on vous enseigne suffisamment de choses afin de vous infiltriez le groupe. Évidement vous ne pourrez pas parler avec votre frère, votre famille, et tout ceux que vous connaissez...
Charlie: Ou?
Renard: Ou alors vous resterez enfermé ici, le temps que notre enquête soit terminée. Et nous rechercherons un autre mathématicien. Mais cela veut dire, perdre du temps, et aussi de risquer la vie des habitants des États-Unis.
Charlie: Vous ne me laissez pas beaucoup de choix.
Renard: Vous le voyez comme ça. Mais nous n'avons pas beaucoup de temps. Vous avez le temps que vous voulez...
Charlie:...
Renard: Je vais vous laisser réfléchir.

Los Angeles: Maison des Eppes:

L'atmosphère de la maison était triste. Alan venait d'apprendre lui aussi la nouvelle, Amita et Larry étaient restés avec lui pour le réconforter. Millie était là aussi afin d'aider Alan. Elle les connaissait. Elle connaissait aussi bien le père, que le fils. Charlie avait été tué. Ce professeur avec qui elle se disputait parfois. Pourtant ce génie, avait permis de rendre sa vie plus palpitante. Elle avait eu peur qu'avec le travail au F.B.I., cela risque de le mettre en danger.Cela risquait de faire courir des dangers à ses élèves ou d’entraver leur scolarité ou leurs connaissances. Mais au final, c'est la fac qui l'avait envoyé à New York. Ce n'était pas le F.B.I. qui l'avait tué, mais eux. C'était ce que pensait Millie. Elle était très triste, très blessée.

Comment allait-on pouvoir se relever après une telle perte? Une perte aussi pour la communauté scientifique. Tout cela tournait devant leurs yeux: les souvenirs de cet homme qui était à la fois un fils, un ami, un amoureux, un frère, un collègue. Il était mort maintenant. Celui qui avait fait bouger leur vie, qui les avait rendu différents. Mais eux aussi avaient eu un impact sur lui. Et au final ils lui avaient permis de changer des petites choses qui étaient ses défauts. Alan était complètement anéanti, peut être autant que Don, voire pire. Il n'avait pas comme lui sa bien aimée pour l'aider.

Son aîné allait sûrement revenir pour préparer l'enterrement. Du moins quand ils auraient récupéré le corps. Colby allait sûrement le leur rapporter. S'il n'avait pas pu le sauver, il allait au moins rapporter son corps.

New York: Bureau du FBI:

Colby s'était assis dans un fauteuil, il voulait attendre la fin de l'autopsie des deux corps
pour récupérer celui de Charlie. Il n'avait pas eu droit à avoir accès à l'enquête. Alors il devait attendre, sans savoir comment avançait cette dernière, et si on allait arrêter le coupable.

L'agent Dominik arriva en courant vers son bureau. Colby le vit et ouvrit de grands yeux.

Dominik: Allez je veux une équipe au 120 Maria street. OK, on va le trouver.
Colby: Vous...
Dominik: (regardant Colby) Désolé...Je ne peux rien dire.
Colby: Vous avez trouvé!!!
Dominik: Attendez avant de faire des constats.
Colby: (il se leva et alla presque le prendre par le col.) QUOI!!!!
Dominik: Calmez-vous!!!

D'autres agents durent intervenir pour prendre l'agent et ne pas le laisser faire du mal.

Dominik: Après que l'on aura fini notre intervention, nous vous en parlerons. Mais restez en arrière. Nous vous dirons quand tout sera fini.

Et il fallut une heure avant que l'agent Dominik ne revienne avec le criminel. Colby se leva et se dirigea vers le criminel, contrôlant encore sa colère.

Colby: Pourquoi avoir voulu tuer le professeur Eppes?
Criminel: Parce que c'est un instrument de l'État, et qu'il fallait le détruire!!!! J'ai fait mon boulot.

Colby ne se retint plus et asséna un coup de poing à ce criminel qui finit à terre.

Colby: J'espère que tu périras et que tu iras en enfer.

Se dirigeant vers l'agent Dominik.

Colby: J'irai prendre le corps du professeur Eppes, et je le ramènerai à Los Angeles près de sa famille.

New York: Endroit Inconnu:

Charlie avait bien réfléchi deux heures avant de faire son choix. Il était sûr de lui, bien qu'un peu terrifié par ce qui allait suivre sa décision.

Charlie: M. Renard? Vous êtes là?
Renard: Je vous entends professeur Eppes. Vous avez fait votre choix?
Charlie: Oui...J'accepte de jouer votre espion...
Renard: Parfait!!! Romano, enlève lui le bandeau. Professeur Eppes, vous ne pourrez plus retourner en arrière.

L'agent du F.B.I. enleva alors le bandeau de Charlie, qui put alors découvrir, qu'il parlait depuis le début avec un écran, une caméra et un micro. Que la personne n'était pas là. Et qu'à la place de voir une vidéo de lui, on ne voyait qu'une image avec dessus un grand R. L'agent Romano resta derrière Charlie pour lui enlever les cordes qui servaient à attacher ses poignets.

Charlie: Pourquoi est-ce que vous ne vous montrez pas?
Renard: Je dois prendre toute les précautions nécessaires. A partir d'aujourd'hui professeur, vous vous nommerez Conrad FORCALIMO. Nous allons donc vous informer sur votre mission et sur ceux qui vous accompagneront.
Charlie: Je peux vous poser une question juste avant?
Renard:(étonné.) Oui, allez y.
Charlie: Vous aviez parlé d'un agent qui était infiltré dans ce groupuscule. Pourtant vous en avez besoin d'un deuxième. Depuis combien de temps il
y est?
Renard: Cela fait maintenant 6 mois. Depuis le début de l'opération.
Charlie: N'est-il pas possible que cet homme ait tout dit à ceux qu'il devait surveiller, et qu'il vous ait dénoncé?
Renard: C'est pour cela que l'on a aussi besoin de vous. Vous connaitrez l'identité de cette personne, mais elle ne vous connaîtra pas.
Charlie: Afin de savoir s'il joue un double jeu.
Renard: Exact. Nous allons donc vous donner tout ce qu'il vous faut pour cette affaire, et commencer l'entraînement dès aujourd'hui.

Los Angeles: Quelques jours plus tard: cimetière.

Tout les agents étaient réunis devant un cercueil, où reposait le corps calciné. Au dessus les personnes avaient déposé chacun une rose blanche. Des professeurs de l'université, collègues de Charlie, étaient venus aussi. Des élèves, des journalistes qui avaient fait des
interviews du professeur. Ian, Gary Walker, Osvalt, Terry, Marshall, Megan, la famille d'Amita... Tous étaient là pour soutenir toute la famille.

Les premiers qui étaient là, étaient Amita, Don, Alan, Colby, Larry, David, Nikki, Robin, Liz. Ils étaient là prêts à dire leur adieu au professeur Eppes.

La première à avancer était Amita, la triste femme qui avait perdu l'homme de sa vie. Il était le seul qui la connaissait par cœur, qui l'a comprenait. Même si leur histoire s'était arrêtée plusieurs fois, pourtant, ils avaient su se retrouver. Ils vivaient un vrai conte, une belle histoire d'amour. Ils avaient même réussi à convaincre les parents d'Amita qui étaient au départ réticents, ils avaient finalement accepté son petit ami. Ils l'avaient accepté. Elle avait souvent peur que Charlie se fasse tuer au cours d'une mission pour son frère, et finalement, c'était son métier qui l'avait tué. Pas son aide au F.B.I.. Ce qu'elle craignait s'était réalisé. Il était mort. Elle ne le verrait plus jamais. Elle s'effondra en larmes en posant cette rose blanche sur ce cercueil. Sa mère et son père vinrent la soutenir.

Alors qu'Amita et ses parents partaient, Liz, Nikki, Megan et Terry s’avancèrent. Elles connaissaient bien le professeur étant le petit frère de leur collègue de travail. Terry posa sa fleur en revoyant dans sa tête les images de ce professeur qui l'avait aidé durant ses enquêtes. Il était au départ étonnant de voir ce genre de façon d'enquêter. Mais au final, cela les avait aidés dans bon nombre d'affaires. Il était mort d'une façon étrange, moins risquée que quand il avait été la cible du sniper. Megan suivait Terry lentement. Elle avait changé entièrement de métier, mais elle connaissait bien Charlie, la famille de ce dernier, Don, et même les amis de Charlie. Ils étaient devenus eux même amis. Comment aurait-ils pu penser un jour que Charlie allait mourir ainsi? Il avait risqué sa vie plusieurs fois, et pas toujours par sa faute. Quand il avait été pris dans une fusillade à l'intérieur du bureau du F.B.I., il aurait pu mourir, mais finalement, grâce à son frère, il avait pu être sauvé. Et là, il mourait ainsi.
Liz, suivit les deux jeunes femmes. Elle posa à son tour la rose blanche. Elle ne pensait pas avant de rencontrer Charlie, utiliser un jour un professeur de mathématiques lors d’enquêtes fédérales. Mais finalement, elle devait le reconnaître, son aide avait été très utile. Il avait réussi à découvrir plusieurs liens avec un trafiquant de drogue. Et cela avait permis de l'arrêter et d'arrêter tout le trafic. Charlie avait réussi à les arrêter. Et plus tard, il l'avait d'avantage aidée dans les autre enquêtes qu'elle avait à accomplir.
Nikki, elle, ne connaissait pas depuis longtemps le professeur Eppes, mais en commençant au F.B.I., elle avait vu qu'il s'agissait d'une personne très intelligente, mais aussi de quelqu'un qui voulait toujours aider la société. Et pour cela, il s'était battu pour pouvoir récupéré son accréditation, pour aider son frère malgré les interdits... Et au final, tout cela se terminait par sa mort, dans une voiture piégée par un tueur en série, un criminel que Charlie n'avait pas envisagé d'arrêter à cause d'autres priorités. Mais qui avait fini par avoir
raison de lui. C'était un paradoxe. Lui qui aidait le F.B.I. à mettre sous les verrous ce genre d'homme venait de se faire descendre par un de ces derniers. Elle déposa à son tour sa rose sur le cercueil.

David arriva à son tour, pour poser sa rose blanche. Là il se souvenait de la fois où lui et Charlie avaient été au milieu d'une fusillade parce qu'ils voulaient sauver un jeune homme autiste. Le professeur avait tiré sur l'un des criminels, enfin derrière lui, sur des bonbonnes
derrière lui. Et David avait pu les sauver. Charlie avait donc su tirer pour aider son coéquipier. Son entraînement au F.B.I. avait servi à quelque chose. Maintenant personne n'avait pu aider son coéquipier. Même s'il n'était pas là au moment venu. Le fait d'avoir appris cette nouvelle les avait blessés, et lui aussi. Pourquoi leur sous-directeur avait envoyé Colby et non pas lui? Pourquoi Colby et non pas Don? Charlie aurait peut être eu la vie sauve avec quelqu'un d'autre. Personne ne le saurait jamais.

Calmement, et tristement Larry s'avança vers le cercueil, la fleur blanche à la main. Il revoyait son ami avec qui il avait partagé beaucoup de choses. Larry avait été l'un des professeurs de Charlie. Le premier jour où il l'avait rencontré, cette rentrée là, il était tout nouveau dans cet établissement, le plus jeune parmi tout les étudiants. Il n'avait que 14 ans à son entrée, et Charlie se demandait s'il allait réussir à s'en sortir. Sa mère était là, avec lui. C'est alors qu'il l'avait rencontré. Larry avait lu les écrits du génial Eppes. Et puis, il avait vu comment il était, à la fin d'un cours. Le petit Charlie était resté seul. Tout les autres élèves étaient partis. Charlie continuait à travailler. Et puis, Larry s'était approché de lui. Là, Larry s'intéressa à comment travaillait le petit Eppes sur le problème qu'on lui avait posé lors du dernier cours. Il avait donc remarqué que son génie était bel et bien important. Charlie avait senti alors qu'il pouvait avoir confiance en ce professeur. Et au fil des années, l'amitié s’était bien installée. Les deux hommes, malgré leur grande différence d'âge, avaient une même façon de voir les choses. Une même approche. Larry s'était souvent imaginé que Charlie réagirait mal si un jour, s’il partait avant lui. S'il partait dans un autre monde. Charlie aurait sûrement eu du mal. Mais pour finir, c'est lui qui était parti le premier. Le plus jeune... Trop jeune, pensait-il.

Tandis que Larry partait, Colby arriva. Là, il avait sa rose entre les mains. Un grand sentiment de remords, le fait qu'il n'ait pas pu sauver le professeur Eppes pesait sur sa conscience. Il aurait pu, non, il aurait dû le sauver. Il avait été chargé de le protéger, et au final il n'avait pas réussi. Lui qui savait que Charlie lui avait sauvé la vie sur le barrage hydraulique. Mais lui, lui n'avait pas pu le sauver. Pourquoi tout cela avait dû arriver? Le criminel avait fini par accepter sa punition, et ne regrettait aucun de ses gestes. Si Don était resté lors du jugement, il aurait sans aucun doute essayé de le frapper. Il avait réussi à reprendre le corps de Charlie, il l'avait ramené à Los Angeles. Il avait eu beaucoup de mal à le ramener. Mais il devait le donner à la famille. Il se demandait comment il allait dire cela, comment il allait lui donner son corps, comment il allait leur dire qu’il ne pouvait pas être identifié. Finalement, Alan l'avait remercié de l'avoir ramené chez lui. Don ,lui, s'était enfermé pendant toute une journée dans la salle que Charlie avait réhabilitée en bureau, ce garage où il y avait ses recherches. Comme pour se remémorer chacune des enquêtes, chacun des souvenirs avec Charlie. Colby laissa alors sa fleur. Chacune des personnes passa, une à une, se remémorant des souvenirs avec Charlie, laissant à chaque fois la fleur sur le cercueil.

Puis, vint le tour de Don. Il arriva avec à son bras, sa petite amie. Robin et lui s'avança. Don revoyait ses images du passé, quand lui et son frère ne s'entendaient pas, qu'ils se disputaient pour un oui, ou pour un non. Il se sentait tristement seul. Bien qu'il soit accompagné, il se sentait seul dans son cœur. Le jour de l'enterrement de sa mère, Charlie était resté dans le garage. Il n'avait pas voulu assister à l'enterrement. Il s'était enfermé dans sa bulle. Personne n'avait réussi à le faire sortir, avant que Don l'ait sévèrement grondé. Cela l'avait réveillé. Maintenant, au contraire c'était lui qui avait dû être extrait de son garage. C'était David et Robin qui l'avaient aidé à sortir. Colby n'arrivait plus à mettre les deux bouts ensemble. Puis, il avait réussi à sortir, et à se redresser pour sortir de cet endroit. Pour revoir la lumière du jour, et puis son père avait besoin de lui. Il resta alors devant ce cercueil.

C'est alors qu'Alan et Millie arrivèrent. Tous deux une fleur en main. Il étaient en train de penser à aider Don, mais aussi à repenser à Charlie, à ces moments qu'ils avaient passé ensemble. Au moment qu'ils auraient passé, dans un futur où il aurait sûrement eu des petits enfants. Peut être qu'il aurait pu expliquer le fait d'être père, le fait d'éduquer ses enfants, ce qui se passerait avec ces enfants. Et de profiter d'avoir assez de temps pour s'occuper de ses petits enfants. Mais finalement, il y aurait pas de Charlie Junior. Il n'y aurait pas de petits enfants de son plus petit enfant.

Et la cérémonie se termina, par les condoléances de chacune des personnes à la famille. Millie, Amita, Robin étaient restées avec la famille de Don.

(A suivre...)


juliabaku  (09.11.2009 à 18:40)

 

Chapitre 5: L'entrainement.



New York: Base secrète:

Charlie s'allongea sur un lit, il regarda tout autour de lui. Il était exténué. Son entraînement avait commencé depuis maintenant 2 semaines, et ce qu'il devait faire le dépassait complètement. On lui avait accordé une pause afin que le professeur reprenne des forces. Il devait faire plus qu'à l'entraînement du F.B.I., beaucoup plus. Savoir tirer, savoir se défendre face à quelqu'un de plus grand que lui, plus fort que lui, savoir pirater certains sites internet, et surtout, la chose qui lui était plus difficile... savoir mentir. Il avait dû prendre l'identité d'une personne totalement inconnue, fictive, et il devait connaître tous les détails de cette fausse vie. Il devait se faire passer pour un hacker, très expérimenté. Très peu pris, car il laissait peu de trace. Il aurait soi disant réussi à infiltrer un grand site de sécurité, mais n'était pas resté longtemps pour ne pas être pris. Certes, son personnage avait fait de la prison. Mais il fallait tout de même qu'il réussisse à trouver quelque chose pour en sortir. Eh bien, il aurait travaillé pour des agents avant de refaire bande à part, et de s'être volatilisé. Qu'il était recherché, mais comme il savait bien brouiller les pistes, tout s'arrêtait là. Charlie devait devenir Conrad. Il devait changer aussi de personnalité, changer de ton, de façon de parler, de façon de marcher. Il ne devait plus rien rester du professeur Eppes.
Il ferma les yeux, en mettant son bras sur son front. Comment allait-il réussir? On lui demandait de devenir le contraire de ce qu'il était. Et il n'était pas sûr qu'il y arriverait.
Et puis, il se remémorait le but de la mission, dont il ne comprenait pas encore toute les ficelles. Un groupe nommé « The Dark Wolf » serait à l'origine une secte, qui s’était transformée en cellule terroriste. Évidement, ils continuaient d'inciter les personnes à entrer dans leur jeu, à dépenser de l'argent pour eux, en leur promettant une place dans un monde meilleur. Leur chef surnommé le Cavalier Solitaire, était un brillant avocat. Il aurait fait de l'industrie familiale le cocon de sa secte. Et finalement, toute sa famille y travaillait désormais. Il aurait réussi à s'étendre partout dans les États-Unis. Mais le point central était à New York.
Il devait donc s'infiltrer à l'intérieur, et les inciter à avoir assez confiance en lui pour qu'il prenne des décisions afin de faire couler ce groupe. Il allait risquer sa vie dans ce genre d'opération et il aurait dû réfléchir un peu plus avant de faire son choix. Mais maintenant, il ne pouvait pas retourner en arrière. Tout avait commencé. Heureusement, il n'était pas seul. Un médecin, qui répondait au pseudonyme de Jean TOIN, surnommé ici la belette, une journaliste, qui répondait au pseudonyme de Maya LIRE, surnommé SPY, et enfin l'agent secret, sur lequel il connaîtrait un peu plus de détails quand il se serait infiltré, répondant au pseudonyme de Ronald KIRO. Charlie avait vu les visages de chacun en photo. Mais il n'avait pas eu le droit de les voir. Du moins pour le moment. Le seul qu’il avait pu voir vraiment, et avec qui il était resté en contact était l'agent Romano, qui lui donnait des nouvelles du monde extérieur. Ou du moins de ce qui se passait dans la société: il ne lui parlait pas de sa famille, malgré ses réclamations. Il avait donc dû passer deux semaines sans savoir ce que sa famille ressentait, ce que ses amis pensaient.
C'est alors qu'il était plongé dans ses pensées, que quelqu'un frappa à la porte de sa nouvelle chambre.

Charlie se releva de son lit, se frottant les cheveux, en se demandant si on allait le chercher pour de nouveaux entraînements. Mais finalement, c'était l'agent Romano qui entra, avec un plateau où était disposé un repas.

Romano: Bonjour. Comment allez-vous?
Charlie: Moyen...
Romano: Ça veut tout dire ça.
Charlie: C'est que, je ne m'imaginais pas que cela allait être si...
Romano: Difficile? Effrayant? Intéressant? Stressant?
Charlie: Déroutant.

L'agent s'assit près du professeur de mathématique, en le regardant. Charlie mettait sa tête entre ses mains. Au départ le professeur ne faisait pas totalement confiance en Renard, et en l'agent Romano. Mais il se devait faire quelque chose pour rester en vie, et surtout pour pouvoir contacter plus tard Don quand il en aurait l'occasion. Mais voilà. Les entraînements s'enchaînaient et ne se ressemblaient pas. Charlie avait alors compris qu'il s'agissait bien d'une affaire d'espionnage, de part ce qu'il avait dû faire, du programme qu'on lui avait donné à accomplir pendant ces deux semaines.Deux semaines, pensait-il, deux semaines pour devenir un agent. Il aurait fallu 1 an pour que Charlie soit complètement opérationnel. Mais le temps manquait cruellement, et la vie de tout les habitants des États-Unis devait être sauvée.

Los Angeles: Bureau du FBI:

Don était de retour au F.B.I., cela faisait maintenant 2 semaines que son petit frère était mort. Mais même sans lui, Don voulait continuer à travailler avec des mathématiciens, et autres professeurs. Pour cela, Amita et Larry venaient prêter main forte à Don. Il était vrai, qu'il avait pris quelques jours pour se remettre d'un tel drame familial.
Charlie mort, son père était horriblement seul. Il était resté pour lui. Et il devait trouver une solution pour loger son père. La maison étant au compte de son petit frère, il devait désormais trouvé un moyen pour héberger son père. Mais la tâche se trouvait plus compliquée que prévue. Alan ne voulait pas quitter la maison que son cadet avait achetée. Il ne voulait pas voir les souvenirs, les murs qui recelaient encore les traces de son ancien propriétaire, dans les mains d'une autre personnes que lui, ou Don. Il était vrai, que l'aîné avait tenté mainte fois de raisonner son père sur l'inutilité de se souvenir de choses qui lui feraient du mal. Alan s'était alors emporté, en lui disant qu'il n'avait aucun cœur. Pourtant, très vite il s’était excusé, comprenant Don. Ce dernier avait aussi compris que lui non plus ne pouvait pas laisser ce lieu mythique à n'importe qui. Mais il y avait déjà des personnes prêtes à acheter la maison, et cela peu importe la situation de la famille. Cela avait eu comme effet d'énerver Don. Mais lui aurait-il fait la même chose? Et peut être les personnes en question avaient un besoin urgent d'avoir un toit.

Retournant dans le moment présent, il vit alors toute son équipe regroupée dans une petite salle, avec eux il y avait Amita et Larry. Don s'étonna, et cru qu'ils avaient une nouvelle affaire très importante sur les bras. Sceptique, il alla les voir.

Don: Qu'est-ce qui se passe? On a une enquête importante sur le dos?
Amita: Non, nous voulions te parler.
Robin: Nous avons pris une décision...
Colby: Mais assieds-toi d'abord.

Don se demandait de quoi pouvaient parler ses collègues et sa petit amie.

Nikki: Après une grande concertation entre les différentes personnes qui sont ici.
Liz: Et sans grand conflit...
David: On a décidé de racheter la maison de Charlie pour que ton père continue à y vivre.

Don n'en croyait pas ses oreilles. Cette offre incroyable avait été faites par ses collègues, sa petite amie, et les amis de Charlie.

Larry: Après tout, nous avons tous eu une part dans cette maison. Et nous ne voulions pas qu'Alan parte pour qu'il souffre.
Amita: Robin et moi passerons tous le jours. Et je dormirais aussi là bas.

Don se leva, et leur sourit. Bien qu'il n'ait pas l'habitude de montrer ses émotions, tout le monde put voir sur ses joues, deux larmes couler, et finir leur course sur le sol de la pièce.

Don:(s'essuyant ses joues.) Merci...Merci à tous. Vous n'étiez pas obligés de faire cela et...
David: Comment ça pas obligés!!!! Nous sommes amis, et nous ne voulons pas que vous souffriez plus que vous avez déjà souffert ton père et toi.

Hélas, la séquence émotion s'arrêta bien vite, quand le sous-directeur arriva avec une affaire sur les bras. Des braquages de banques en série. Don accepta évidement l'affaire, et tous se remirent au travail. Larry, Amita et Robin repartirent à leurs occupations.

Calsci: Bureau de Charlie:

Dès qu'ils entrèrent ensemble dans cette pièce, Amita et Larry s'attendirent presque à revoir Charlie debout, face à son tableau, craie en main, en train de travailler sur une équation. Comme si le souvenir était resté gravé dans cette pièce. Millie était là elle aussi. Ils allaient devoir ranger toutes les affaires de Charlie. Des étudiants, et assistants de Charlie avaient alors proposé leur aide. Les professeurs avaient accepté. Il était vrai que toute les personnes qu'il avait connues, étaient sous le choc. La perte d'un tel génie en mathématiques, avait soulevé chez la communauté scientifique, à une belle manifestation pour montrer sa tristesse.
Amita prit un carton, et commença à remettre les livres, les études que Charlie avait faites. Larry s’occupa des objets qui ornaient son bureau: des casse-têtes, des maquettes et autre objets faisant appel à des calculs mathématiques. Mais parmi tout ces objets, se trouvait une photo. Une photo, où ils étaient à trois. A trois assis à leur bureau, en train de chercher comment arrêter un certain criminel. Millie prit la photo, en voyant le visage souriant du cher Charlie Eppes, qui était destiné à celui qui avait pris la photo: Alan Eppes. Une larme coula sur la joue du professeur Finch. Comment une telle chose avait-elle put se produire? Le professeur reposa la photo dans le carton, et aida alors ces collègues et amis à ranger toute les affaires.

New York: Base secrète:

Charlie venait de finir son récit sur ses doutes, ses peurs, ses espoirs de pouvoir un jour revoir les siens, et leur dire que ce n'était qu'un mauvais cauchemar, et que tout était fini. Qu'il ne partirait plus jamais de la sorte. Un sourire apparut sur le visage de l'agent Romano. Il semblait comprendre le professeur Eppes. Lui aussi avait dû abandonner des choses. Il n'avait pas eu malheureusement le choix, comme ce fut le cas pour Charlie Eppes. Il avait été obligé d'obéir. Et cela malgré une grande peine.
Il se tourna vers le professeur qui avait terminé son repas. Les entraînements allaient reprendre de plus belle.

Romano: Normalement, vous devriez aller vous entraîner au tir avec moi...Mais je veux vous montrer autre chose. Quelque chose qui vous sera certainement utile si personne n'est près de vous à ce moment là.

Charlie ne comprenait pas de quoi voulait parler l'agent du F.B.I. Mais il le suivit dans une pièce, où il y avait du maquillage, de grands miroirs et des vêtements de toutes sortes.

Romano: Il va vous falloir une nouvelle identité. Et comme votre visage est bien connu, il vaut mieux changer d'apparence.

Romano tendit un micro-masque à Charlie. Ce dernier s'étonna.

Romano: Cela va nous permettre de changer la forme du visage. Le reste sera fait par du maquillage. Pour les cheveux...Nous pourrions les laisser tels que, ou au pire mettre une perruque.
Charlie: Donc, il ne sera pas utile de couper mes cheveux ou de les teindre.
Romano: Non, le plus utile en ce moment est le visage. Ainsi que ceci.

L'agent tendit des lentilles de couleur bleue.

Romano: On va juste changer votre couleur d’yeux. Bon, nous allons donc essayer de changer totalement votre visage.

Charlie regarda une dernière fois son visage. Après il n'allait sûrement plus se reconnaître. Plus personne ne le reconnaitrait excepté celui qui lui aurait créé ce visage. Mais avant de commencer, l'agent Romano prit plusieurs photo faites par ordinateur et regarda celle qui était le plus différente de Charlie Eppes, mais qui n’était pas trop dure à réaliser, afin de faciliter la tâche du mathématicien. Il évita alors les cicatrices et autre postiches qui seraient peut être rapidement découverts comme étant faux. Il fallait alors trouver un bon visage. Et puis, il tendit une photo, où l'on pouvait voir un visage un peu plus bronzé que Charlie n'était. Oh, pas excessivement bronzé, mais plutôt métisse. Il y avait les sourcils qui étaient plus froncé, le nez un peu crochu, le visage assez carré, les joues droites. Charlie s'étonna, il se disait que l'agent n'arriverait jamais à faire de son visage, même avec ce type de masque, le visage sur cette photo. Pourtant il le laissa faire. L'agent avait caché les miroirs pour travailler directement droit devant les yeux de Charlie. Il lui mit alors le masque, et le manipula afin d'avoir les formes qu'il avait souhaitées. Il fallait que ce soit parfait. Personne ne savait que les deux hommes étaient déjà en train de préparer ce genre de chose. Mais Romano pensait qu'en lui faisant prendre une autre apparence, Charlie arriverait mieux à cerner le personnage, et à l'intégrer.
Dés qu'il fut satisfait de son travail avec le masque. Il passa au maquillage. Ce dernier allait tenir même après avoir enlevé le masque. Il était permanent.
Heureusement pour Charlie, puisqu'il ne pouvait pas voir ce que l'homme faisait, il devait fermer les yeux, et rester immobile. Charlie devait se laisser faire, et pendant que l'agent s'occupait de son nouveau visage, il se remémorait chaque passage de la vie de son personnage. Conrad Forcalimo. Il fallait devoir être dur, sévère, et parler peu. Il fallait se remémorer d'une fausse enfance. Celui d'un enfant abandonné, car son père était un très grand criminel, et sa mère se droguait. Lui, il aurait pu bien tourner, si à son tour, il n'était pas entré dans une famille qui l'avait traité comme un moins que rien. Il avait alors prouvé par son intelligence qu'il ressemblait peut- être à ce père, mais aussi qu'il avait détruit des vies. Charlie n'arrivait pas à s’y faire. Ce personnage était trop différent de lui. Comment allait-il devenir ce personnage si horrible? Il pensait que même un masque et un maquillage ne suffirait jamais à fabriquer ce personnage. Cela n'allait jamais l'aider. L'habit ne fait pas le moine, se disait-il. Le temps passait, sans que Charlie ne bouge, quand il entendit soudain:

Romano: C'est bon, vous pouvez ouvrir les yeux. C'est terminé.

Charlie les ouvrit, et se tourna vers le miroir. Là, il eut une énorme surprise. Il ne se reconnaissait pas. Sa main se mit à tâter le visage, comme pour essayer de découvrir ce nouveau visage, cette nouvelle identité. Et là, tout lui sembla étrangement facile. Comme si la perte d'un visage avait fait apparaître le personnage en question, tout en gardant l'esprit de Charlie Eppes à l'intérieur. Ainsi, l'agent avait réussi à reproduire à l'identique le visage de la photo. Romano était fier de son œuvre, et prit une photo de Charlie, ou plutôt de Conrad. Il allait pouvoir enfin mettre un visage sur le personnage que devait jouer Charlie. Et Charlie se sentait beaucoup moins impressionné de la masse de travail à faire avec ce visage. Comme si, ce visage faisait cacher toute ses peurs, et tout ses défauts. L'habit pourrait donc faire le moine? Apparemment, il se pourrait bien, puisque lui même se demandait si c'était toujours lui qu'il voyait dans la glace.

Romano: Bon, le chef d'œuvre est réalisé. On va aller vous entraîner un peu au tir, et on commencera quelques manipulations sur les ordinateurs, afin que vous soyez au point sur n'importe quel ordinateur.

Charlie suivit alors Romano, en réalisant à quel point un simple maquillage pouvait cacher toute ses émotions, sa personnalité. Mais comprenant aussi qu'il devrait fournir également un travail sur le personnage en lui même. Que tout cela n'était qu'un simple commencement de ce travail. Il allait enfin pouvoir s'investir à fond, en ayant comme objectif de finir tout cela le plus vite afin de pouvoir retrouver les siens et d'être à nouveau libre. De redevenir lui même. Il allait maintenant tout cacher de lui, à part ces connaissances en mathématiques, et il allait devenir entièrement Conrad Forcalimo.

(A suivre...)


juliabaku  (17.11.2009 à 17:11)

 

 

Chapitre 6: La fin d'un long apprentissage.


Quelques semaines plus tard: Los Angeles, Bureau du FBI:


David: (l'air ravi.) Encore une affaire bouclée!!!

Don sourit à son collègue. Ils venaient de finir une enquête. Amita et Larry étaient venus leur donner un petit coup de pouce. Sans eux, l'enquête aurait sans doute duré tout un mois. Cela rassurait Don de continuer à voir les amis de son petit frère, malgré la mort de ce dernier il y avait un mois. Il jeta alors son regard vers une photo qu'il avait mis sur son bureau: lui et son petit frère, pris quelques semaines avant sa mort. Charlie tirait une drôle de tête, tandis que lui souriait en frottant sa main dans ses cheveux. Il fut comme plongé dans de vieux souvenir, qui ne remontaient pas à plus d'un mois pourtant, cela lui semblait être passé un an plus tôt.

Durant ces longues semaines, Amita et Larry étaient souvent venu voir Alan. Larry avait fait des parties d'échec avec lui, et le reste du temps, c'était Millie qui restait avec lui. Amita avait été plus là pour Don, bien que sa famille lui ait proposé de rentrer chez elle afin de se remettre de son chagrin dû à la perte de son bien aimé. Mais elle se réconfortait avec sa belle-famille. Robin était aussi venue pour les soulager, et soutenir Amita qui semblait avoir besoin d'une oreille attentive.

Les autres agents étaient eux aussi passés rendre visite à Alan. Essayant de parler le moins possible de leurs enquêtes, du danger auquel Don s'exposait, et aussi de Charlie qui était mort. Alan ne pouvait pas oublier ça, mais il évitait d'en parler au maximum, ou quand il en parlait, c'était uniquement pour en dire du bien, reparler des anciennes réussites du petit génie des Eppes. Souvent il se plongeait dans ses souvenirs, et laissait couler bon nombre de larmes. Don avait essayé de faire parler son père sur ce qui le blessait, cependant rien ne fonctionnait.

Colby: Bon, allez, je vous offre un verre au bar d'en face!!!
Larry: Je vous suis!!!
Nikki: Vous venez avec nous, Don, Amita?
Amita:Je...Je ne sais pas si...
Liz: Cela vous ferait du bien. Et puis c'est si rare que Colby nous invite.
Amita: (avec un sourire timide.) Bon, eh bien je vais me laisser tenter.
David: (s'adressant à Don.) Et toi?
Don: Allez y sans moi!!! Je vais retourner voir mon père.

Avant que ces collègues ne puissent dire quoi que ce soit, Don était déjà parti. Comme à chaque fin d'enquête depuis cet événement traumatisant, Don retournait chez son père, et ne passait que peu de temps avec ces collègues pour savourer ne serait-ce qu'une soirée entre amis. Robin était peut être la seule à encore avoir droit à des petites soirées en amoureux.

David: Il a drôlement changé.
Liz: C'est normal, on voit la vie autrement après un tel accident.
Colby: (baissant la tête, et se sentant responsable.) J'espère que demain il ira bien.
Amita: (posant une main réconfortante sur l'épaule de Colby.) Je suis sûre qu'il va nous revenir calme.
Larry: Cela le changera à tout jamais.
Nikki:....

Un long silence perdura dans la pièce, avant que les agents ne proposent à nouveau de sortir et d'aller se boire quelque chose dans le café d'en face.

Maison des Eppes:

Don: J'suis rentré papa!!!

Don posa sa veste et sentit un léger parfum de tarte aux pommes. Son père sortit de la cuisine avec son plat, et sourit à son aîné. Depuis un mois maintenant, Don rentrait chaque soir et partageait un repas avec son père. Parfois il était accompagné d'Amita, de Robin et de Larry. Rarement il vit David, Nikki ou Liz. Et une seule fois Colby, qui ne disait pas même un mot, le visage souvent fermé.

Alan avait posé le repas sur la table.

Alan: Tu tombes bien, je viens de finir ma tarte à la pomme. Demain tu pourras apporter des parts à tes collègues. Ta journée s'est bien passée?
Don: Oui...Et toi?
Alan: Tout va bien. Allez viens manger avant que cela ne refroidisse.

Était-ce parce qu'il avait peur que son père déprime? Ou pour se rassurer lui même qu'il n'allait plus rien faire? Don ne savait pas, mais maintenant il restait tout le temps avec son père, peut être pour se raccrocher à tout ce qui restait de sa famille, sa mère étant morte il y avait quelques années, et son frère quelques mois auparavant...Cela lui pesait énormément. Pourtant, il sentait que son père avait aussi un poids qu'il ne voulait pas ôter de son cœur. Il ne voulait pas non plus le blesser, et Don évitait souvent les questions pouvant fâcher. Mais ce soir, était un autre soir. Don le sentait par l'attitude de son père. Il semblait être plus triste que d'habitude. Don se creusait la tête pour comprendre se qui pouvait bien blesser son père, quand son regard se tourna vers une photo de Charlie. Tout devint clair. Comment avait-il put oublier un tel événement? Demain Charlie aurait eu 35 ans. Don comprit alors l'attitude de son père, et sut comment faire pour l'aider. Quand il le revit arriver, ils commencèrent à manger silencieusement. Il était vrai que Don savait ce qu'il allait faire le lendemain avec son père, mais comment lui annoncer cela? Doucement? Sévèrement? En le motivant?

Don: Papa...Demain, Charlie aurait eu 35 ans...

Don s'arrêta de parler en regardant dans les yeux son père qui avait posé sa fourchette dans son assiette.

Don:...Je pensais, que l'on pourrait aller mettre des fleurs sur sa... tombe.

Don avait eu énormément à dire le dernier mot. Cette simple phrase lui faisait mal au cœur, et il craignait aussi que son père ne souffre de cette idée. Mais au lieu de ça, il lui sourit et posa sa main sur celle de son aîné.

Alan: Je serais très content de venir avec toi pour lui mettre des fleurs.

Don semblait être soulagé et surpris de la réaction de son père. Il ne s'imaginait pas que cela serait si facile. Il ne s'imaginait pas non plus avoir une autre demande de la part de son père.

Alan: J'aimerais aussi que tes collègues viennent. Y compris Colby.

Don savait que Colby se sentait coupable de la mort de Charlie. Et à chaque fois qu'il lui adressait la parole, il baissait les yeux. Il évitait son regard, mais ne voulait cependant pas quitter le service. Peut être voulait-il réparer une faute qu'il n'avait pas commise.

Don: Bien, je te promets de les faire venir.
Alan: Charlie sera heureux de voir autant de monde. Amita, Larry, Millie et Robin vont venir eux aussi.
Don: D'accord.

Le repas se finit en silence.

New York: Base secrète:

Une éternité semblait être passée pour Charlie. Romano lui avait appris à mettre le masque lui même, et à se maquiller pour ressembler au plus à son personnage. Quand il enlevait ce masque il redevenait le professeur Charlie Eppes, mort pour la société, mais bien en vie pour les personnes qui lui avait réclamé un service. Il savait déjà tirer à l'arme de poing, et on lui avait appris à se défendre. Selon Romano, il allait pouvoir bientôt entrer en action dans ce groupuscule. Mais il lui restait encore quelques test à passer afin de savoir s'il était apte d'intervenir.
Il avait rencontré le médecin et la journaliste, mais pas l'agent infiltré. Ils ne se connaîtraient pas de toute façon. L'un pour préserver une certaine couverture, et l'autre pour le surveiller, tout en menant sa mission.
Jamais dans toute sa vie, Charlie n’aurait cru qu'il aurait été capable de faire de telle chose. Savoir désarmer une personne, faire un peu de chantage, savoir utiliser l'informatique, tout en conservant un minimum de connaissances en mathématiques pour crypter les données que voudraient sûrement les terroristes. Son intégration allait se faire le plus rapidement possible. Un dossier avait déjà été créé, une personnalité faite, un visage dessiné. Il ne lui restait plus que le test final.

Charlie était en train de finir les dernière finitions de son maquillage afin de ressembler à son personnage Conrad Forcalimo, à ce truand de première que, sans aucun doute, son frère aurait frappé violemment.

Un peu plus loin, Romano avait été convoqué dans cette salle où Charlie avait été emmené la première fois. Il était face à un écran avec la lettre R.

Renard: Vous pensez que le chevalier est prêt?
Romano: Je le pense oui.
Renard: Êtes-vous certain qu'une fois entré à l'intérieur il ne contactera pas son frère?
Romano: Même s'il a eu des difficultés au début, le professeur Eppes ne téléphonera pas à son frère. Il sait combien la vie de nombreuses personnes serait en danger.
Renard: Et en ce qui concerne les aptitudes à avoir pour cette mission?
Romano: Pour l'informatique et les mathématiques aucun souci. Il est cependant normal que notre mathématicien ait du mal à se défendre contre certaines personnes. Mais il saura se débrouiller.
Renard: Donc, vous ne voyez aucune objection à l'envoyer sur le terrain?
Romano: (après un petit temps de silence.) Faisons lui passer le test, et je lui demanderai ensuite s'il se sent prêt ou non à intégrer le groupuscule.
Renard: Sachez que nous n'avons pas de temps à perdre!!!
Romano: Je sais. Il ne reste qu'un mois. Vous me l'avez assez répété.
Renard: Bien. Alors j'espère que mon jury sera satisfait de votre travail et celui de votre petit protégé. Sinon, vous resterez tous les deux ici.

L'écran s'éteignit prouvant que la communication était terminée.

Romano déglutit et se demanda comment il allait faire si Charlie n'était pas apte à résoudre l'un de ses plus gros soucis: sa timidité. Allait-il pouvoir vaincre cette dernière et sortir de sa bulle?
Des hommes étaient là dans la pièce et bloquèrent l'accès à l'agent. Ce dernier n'allait pas pouvoir préciser à Charlie que le test commençait. Il allait devoir se débrouiller seul.

Marchant dans le couloir, se dirigeant vers le lieu où il devait aller s'entraîner une nouvelle fois au tir, Charlie continuait à se demander si un jour il pourrait réellement sortir de cette mission, ou si on lui mentait et qu'il ne verrait plus jamais ni son frère ni sa famille. Le doute en tête, Charlie dut rapidement reprendre pied dans la réalité quand il vit deux hommes se dresser devant lui. Étonné, peut être de ne pas voir son instructeur habituel, Charlie fixa bien l'attitude des deux hommes qui devint plus menaçante quand ils sortirent tout les deux des matraques. Le professeur comprit alors qu'ils n'étaient pas là comme amis, mais plutôt peut être pour se débarrasser de lui. On l'avait peut être enfermé ici juste le temps que Don le localise...Il se pourrait aussi qu'on l'ait forcé à faire tout cela pour rester plus crédible. Cependant, Charlie savait très bien qu'il devait se défendre, et qu'on lui avait appris suffisamment de choses pour pouvoir se sortir de cette situation. Ensuite, il devrait s'expliquer avec Romano. Il laissa alors les deux hommes approcher assez près de lui. Puis dés qu'ils furent juste à côté, Charlie attendit le moment où les deux hommes allaient le frapper avec leurs matraques. Il se baissa alors et se recula pour remarquer que les deux hommes se loupèrent de peu et qu'ils avaient légèrement perdu l'équilibre. Charlie n'attendit pas longtemps pour partir dans la direction opposée à celle , où il devait se rendre. Son unique solution était de trouver une arme pour se défendre et de savoir gérer la situation, de trouver Romano et de le faire parler, de le menacer. Même si c'était contre sa nature. Il devait le faire pour s'en sortir vivant. Il alla dans la première salle qu'il trouva. Là, il ferma la porte à clé le temps que ces agresseurs essaient de défoncer la porte. Son regard se tourna alors sur le plafond, puis les murs.

Les deux hommes entrèrent au bout de deux minutes. Ils avaient finalement réussi à défoncer la porte, mais remarquèrent que Charlie n'était pas là. Ils observèrent partout, dans chaque recoin de la pièce, les placards, les armoires, derrière la portes, mais rien. Il s'était comme volatilisé.
En réalité, Charlie était parti par la bouche d'aération pour se sauver. Il savait que c'était le seul endroit où aucune caméra ne pouvait être présente. Il savait aussi que personne ne pourrait le suivre pour l'instant. Il rampa alors pour aller trouver l'endroit où était Romano. Il se devait d'être silencieux. Et dés qu'il aurait tout compris, ou trouvé ce qu'il lui fallait, il téléphonerait à son frère. Plus il avançait, plus il écoutait les moindre bruits. Il entendit alors les deux hommes qui le poursuivaient parler.

Homme1: Le patron va être furieux.
Homme2: Faisons parler Romano, il se pourrait qu'il sache où irait se cacher le mathématicien. Il nous permettra de trouver Renard.
Homme1: D'accord, va l'interroger, je me charge de trouver le professeur.

Les deux hommes se séparèrent. Charlie comprit alors qu'il n'était nullement question de Don, mais de Renard. On le recherchait pour attraper cet homme qu'il n'avait jamais vu. Ou peut être était-ce une femme? Personne ne le savait, et à chaque fois qu'on lui posait la question de qui était cette personne Romano évitait la réponse.
Il fallait donc délivrer Romano et leur permettre de sortir. Mais aussi avoir un contact avec l'extérieur. Mais s'il était à son tour capturé, pensait-il, il devrait se taire. Même si sa vie en dépendait. Après tout, plus personne ne l'attendait. Il observait l'endroit où se trouvaient les deux hommes précédemment. Il continua alors dans le sens de son conduit pour se diriger vers une nouvelle grille. Là, il vit alors l'homme avec Romano. Visiblement, il avait essayé de le faire parler, mais Romano restait silencieux. Charlie savait alors que son unique chance serait de trouver une arme pour se défendre et libérer Romano. Il devait donc trouver la salle et prendre une arme. Il continua alors à ramper, et encore ramper, une bonne vingtaine de minute sans que quiconque l'entende. Puis il arriva à l'armurerie. Là personne ne semblait être en train de surveiller cet endroit. Mais c'était normal. Il y avait une serrure électrique et il fallait un code pour l'ouvrir. Charlie allait devoir utiliser les connaissances qu'il venait d'acquérir pour ouvrir cette serrure. Il sortit alors de son conduit d'aération en enlevant la plaque. Puis il descendit lentement. Il y avait une caméra, et il la repéra. Il débrancha tout de suite le fil. Il n'avait pas beaucoup de temps avant que ses agresseurs ne remarquent qu'il était arrivé ici. Il alla vers la serrure et composa un code. Certes il ne le connaissait pas, mais Romano avait laissé pas mal d'indices, surtout au niveau de l'usure des boutons. Charlie n'avait pas beaucoup de possibilités, il tenta alors un code au hasard, et ouvrit la porte des armes. Il prit alors un simple revolver avec ses munitions. Puis il entendit des bruits de pas arriver vers lui. Il était trop tard pour entrer de nouveau dans la bouche d'aération. Il devait se défendre. Quitte à tuer quelqu'un. Mais comment allait-il faire? Il n'avait tiré qu'une seule fois dans la vraie vie. Et c'était pour sa survie et celle de David. Il repensa alors à ce moment, et se posta comme lui avait appris Romano. Le cœur battant à vive allure, il attendait que ces agresseurs arrivent à lui. Ils entrèrent et tombèrent nez à nez face au mathématicien, qui n'attendit pas longtemps avant de tirer. Les deux hommes s'effondrèrent sans donner le moindre signe de résistance. Se rendant compte de l'acte qu'il avait accompli, Charlie se sentait de plus en plus mal. Mais il savait qu'ils ne devaient pas être les seuls à avoir infiltré le terrain. Il fallait maintenant qu'il libère Romano. Il prit alors un deuxième revolver pour Romano et se dirigea vers la salle dans laquelle il l'avait vu.

(A suivre...)


juliabaku  (25.11.2009 à 18:14)

 

 

Chapitre 7: Le dur choix du Chevalier.


Cimetière de Los Angeles:

Tout le monde avait répondu présent pour aller le jour de l'anniversaire de Charlie sur sa tombe. Même Colby qui avait eu le plus de mal à accepter était finalement venu. C'était avec l'aide de David, Liz et Nikki qu'il tentait de se pardonner ce qu'il avait laissé subir à Charlie. Quand il vit Alan, Colby baissa rapidement les yeux. Granger pensait que la père de famille allait se fâcher, ou aller l'insulter par le souvenir encore intense dans le cœur de cet homme. Mais contrairement à ce qu'il pensait, Alan avait mit son bras sur l'épaule de Colby. Il le regarda avec des yeux qui ne voulaient pas montrer de la colère, mais une certaine joie de le voir.

Alan: Je suis sûr que Charlie aimera votre présence ici.

Colby releva légèrement les yeux, craignant toujours que l'attitude du patriarche ne change du tout au tout. Mais ce dernier ne changea pas et l'amena vers la tombe de Charlie. Il semblait presque heureux que Colby soit là, lui qui avait souvent été là avec Charlie avec qui il s'entendait bien. Pourquoi lui en vouloir? Colby n'aurait jamais pu prévoir que ce genre d'événement allait se dérouler devant ses yeux avant d'y être confronté. Maintenant il fallait effacer cette blessure. Et le meilleur moyen d'effacer une telle plaie, était de s'excuser devant la personne dite, ou du moins ce qu'il restait de lui : un corps calciné à l'intérieur d'une tombe. Alan entraîna alors Colby vers l'endroit que ce dernier redoutait le plus. Ce moment là, où il savait que peut être le fantôme de cet homme viendrait le hanter. Mais contrairement à ce qu'il pensait, il n'avait plus peur, et laissa exploser ses larmes sur la tombe de Charlie. Les collègues de travail de Colby , la famille de Charlie et les amis de ce dernier étaient là pour l'aider à surmonter la douleur. Certes cela ne ferait jamais revenir Charlie, mais au moins toutes les personnes qui étaient vivantes maintenant pouvaient continuer leur vie avec un poids en moins. Et sûrement quelque part dans le ciel, Charlie était auprès de sa mère, dans ses bras comme lorsqu'il était enfant. Et il les attendrait le temps que leurs vies à eux se finissent, quand le temps aurait usé leur dernier espoir en cette vie meilleure, quand il aurait eu le dessus sur eux.

New York Base secrète:

Charlie était sorti et se trouva nez à nez contre l'un des hommes qui le poursuivait. Ce dernier pointa son arme face au mathématicien, ayant vêtu son masque de Conrad. Son cœur battait à cent à l'heure. Le revolver de l'homme était pointé sur lui. Il allait le tuer, ou peut être le capturer. Dans tout les cas, Charlie se trouvait perdant. Il se demanda ce qu'il devait faire. Comment se sortir de cette situation? Devait-il nécessairement user de la force pour passer? Malheureusement pour lui le temps était compté. Il se souvint alors des mots que lui avait dit Romano durant l'entraînement: « Quand tu porteras ce masque, si tu te trouves en danger, oublie le professeur Eppes, et dit toi que tu es Conrad Forcalimo. »

Les mots résonnèrent dans sa tête, ainsi que des passages de la vie qui auraient put être ceux de cette personne. Et sans réfléchir autant que Charlie Eppes l'aurait fait, il braqua son arme vers l'individu et tira sur ce dernier. Le bruit de la détonation résonna dans tout le bâtiment, jusque même dans la pièce où était enfermé Romano. Il se dit que sûrement Charlie avait raté son examen, et que les autres agents lui avaient fait croire qu'ils allaient tirer sur lui. Dans un soupir de désespoir, Romano se dit alors que lui et son petit protégé allaient rester un bon moment enfermés dans cet endroit. La porte s'ouvrit dans un petit grincement. Romano s'attendait à voir alors Charlie en pleur, et sûrement un homme qui l'accompagnerait souriant, pour les entraîner dans une pièce et les enfermer. Sûrement, non c'était évident. Charlie n'avait pas les tripes pour ça.

Arrivant dans la pièce; Charlie tenait toujours le pistolet en main. Il l'avait braqué vers le garde qui était dans la pièce. Étonné, Romano regarda derrière Charlie. Non, il n'y avait personne. Charlie avait donc su faire abstraction de ses propres sentiments pour s'en sortir par ses propres moyens. Ce qui voulait dire que...

L'écran s'alluma avec la lettre R. Charlie voulut l'éteindre, mais Romano l'arrêta.

Renard: « Le test est maintenant terminé...Charlie Eppes. Ou plutôt Conrad Romano. Vous allez enfin pouvoir travailler sous couverture. »

Charlie resta sur place avec des yeux grands ouverts. Tout ceci n'avait été qu'un entraînement? Mais cet entraînement lui avait fait commettre un crime.

Charlie: « Mais j'ai tué un homme!!! »

Au moment où ces mots sortirent de sa bouche, l'homme qu'il avait soi disant tué arriva face à eux. N'ayant visiblement juste qu’une grosse tache, il ouvrit sa chemise où se trouvait un gilet pare-balles, ainsi qu'une sorte de sachet où se trouvait un liquide rougeâtre.

Charlie comprit alors que tout ceci n'avait servi qu'à le tester. Renard voulait le tester. Et cela sans le prévenir, en lui faisant peur...

Charlie: « VOUS ÊTES... »
Renard: « Si nous vous avions prévenu, tout le test aurait été faussé. Vous ne vous seriez pas comporté de la même façon. Nous voulions savoir si vous étiez prêt pour ce travail. Et cela nécessitait de notre part de voir jusqu'où vous iriez. »

Charlie tenta de se calmer, Romano était à côté de lui pour le retenir si jamais il venait à faire un geste qui pourrait être déplacer.

Romano: « Charlie... »
Charlie: « ... Ce qui veut dire que... »
Renard: « La mission pourra commencer. »

Charlie s'éloigna alors de la pièce où il était. Romano voulut le rattraper mais Renard lui dit alors:

Renard: « Laissez-le. Il doit sûrement réfléchir. »

Los Angeles: Cimetière.

Visiblement tout le monde était parti depuis plus d'une heure maintenant. Alan avait reconduit Larry chez lui et avait gardé Amita avec lui. David, Nikki, Liz étaient accompagnés de Millie pour rejoindre le F.B.I.. Robin était elle aussi partie. Il ne restait devant la tombe que Colby et Don. Colby n'avait pas dit un seul mot depuis son arrivée à la tombe de Charlie. Il regardait éperdument la photo, comme pour attendre un message de la part du défunt mathématicien. Don lui était resté, car il devait mettre au clair toute cette histoire, pour le bien de son équipe. Pour le bien de son collègue. Pour le bien de son ami.
Allant vers ce dernier, il le prit par les épaules et le tourna pour avoir son regard face à lui.

Don: « Colby. Il faut que l'on parle sérieusement. »

Colby essaya de ne pas le regarder. Mais les yeux de son chef arrivèrent tout de même à capter son attention.

Colby: « Je suis...Désolé...Je...Je... »
Don: « Colby, tu ne pouvais rien. Je sais que tu as fait ton maximum. Je suis seulement désolé de m'être emporté sûrement dans les premiers jours. Mais ce qui est fait est fait. Il faut aller de l'avant maintenant. On doit arrêter de regarder le passé. »

Colby leva les yeux vers son chef. Il sentait qu'il avait du mal à tenir tout ce poids en lui. Il devait tout lâcher. Il était vrai que David avait essayé plusieurs fois de le faire parler. Mais durant des semaines, Colby n'avait plus rien dit. Coupable, était un euphémisme pour dire l'état dans lequel il se trouvait.

Don: « Colby!!! Je pense que même si cela avait été moi, ou David ou n'importe qui d'autre, cette chose, aussi horrible soit-elle, elle serait arrivée. »

Don n'arrivait pas à croire au départ à ce qu'il disait. Dés les premiers jours, il s'était enfermé chez lui a contenir toute sa colère, et dirigeait sa haine vers Colby. Mais avec un peu de temps, et surtout une longue discussion avec son père, il avait compris bien vite qu'il fallait se faire une raison. Si le fou qui avait posé une telle bombe dans la voiture où se trouvait Charlie avait fait tant de dégâts, ce n'était pas la faute de Colby. Ce n'était que la faute de ce malade mental qui reposait désormais dans les ténébreuses brumes de l'enfer, où Don espérait qu'il serait châtié pour tout le mal qu'il avait fait.

Les mots de son chef suffirent à réveiller Colby de son état. Certes il gardait en lui comme un boulet qu'il traînerait toujours avec lui. Peut être même allait-il finalement changer de service. Mais pour le moment, il savait qu'il avait une dette à payer à Eppes. Et que ce dernier le veuille ou non, il la paierait.

New York: Base secrète: Toilette:

Un masque sur le bord du lavabo, l'eau qui coulait du robinet, le bruit de quelqu'un qui se mettait de l'eau sur sa figure, et d'un souffle qui montrait évidement une grande peur, une terreur. Charlie n'avait pas ressenti ça avant. On s'était servi de lui, on lui avait fait croire qu'il avait tué quelqu'un, juste pour savoir s'il en avait les tripes? C'était ça alors le fameux test? Le fameux test qui allait permettre de savoir s'il était capable de suivre une mission d'espionnage en entier, de savoir se débrouiller? Évidemment il se doutait que, si un jour il devait faire partie de l'équipe, il devrait alors faire ce genre de manœuvre, mais il n'était pas encore totalement prêt.
Charlie se regardait dans le miroir qui était face à lui. Il retrouvait ce visage qu'il avait de lui. Et en même temps il regardait ce masque qu'il avait porté quelques instant plus tôt. Il regardait ce visage de tueur. Si l'homme n'avait pas porté de gilet pare-balles, il serait mort à l'heure qu'il était.
Charlie s'imagina alors voir Don ou alors David ou même Colby à sa place. Et si cela avait été eux? Et si un jour il devait à nouveau les revoir, et même peut être se confronter à eux? Il se pourrait qu'il les tue. Et il ne voulait pas que cela arrive. Sa mission allait peut être finalement entraîner un désastre sans nom.

La porte s'ouvrit non sans un bruit de grincement qui fit sursauter Charlie. Ce dernier se tourna pour voir Romano, calme, ayant un visage interrogateur envers le professeur. Il s'avança, alors que Charlie se remettait de l'eau sur son visage.

Romano: « Écoutez, si vous voulez tout arrêter maintenant. Il est normal que vous le souhaitiez...Mais sachez une chose. »

Charlie regarda à nouveau l'agent qui se trouvait à côté de lui.

Romano: « Il sera difficile de trouver quelqu'un de compétent alors que dans un mois est prévu ce fameux attentat terroriste. Il nous faut votre aide. »
Charlie: « Et si...Si jamais il m'arrivait de revoir mon frère, ou quelqu'un que je connaisse? Comment croyez-vous qu'il faut que je réagisse? »

Charlie s'était laissé emporté par la colère, et avait haussé le ton. Mais Romano resta calme. Il s'était assis sur le bord du lavabo et regarda le professeur.

Romano: « L'attaque sera sûrement au niveau de New-York. Il sera alors quasiment impossible qu'ils ne viennent ici. »

Charlie dévisagea l'agent, pensant que ce qu'on lui disait était sûrement un tissus de mensonges pour l'inciter à rester dans le groupe et à intégrer enfin le groupuscule.

Romano: « Mais, je ne pourrai pas vous affirmer à 100% que l'attaque ne se déplacera pas à Los Angeles. Nous aurons besoin de vous. De vous. »

Charlie se regarda de nouveau dans le miroir. Allait-il finalement accepter cette mission? Allait-il accepter que l'on se serve de lui comme un pion sur un échiquier et risquer sûrement sa vie pour arrêter cette attaque?

Quelques jours plus tard à Los Angeles:

Don se réveillait dans les bras de Robin, dans son appartement. Il avait réussi à convaincre Colby de se pardonner. Et lui semblait vouloir demander à Robin un peu plus de réconfort que d'habitude. Il restait de plus en plus avec elle, comme pour ne plus la perdre, pour qu'elle soit toujours auprès de lui, qu'il sente sa peau, son odeur, qu'il entende sa voix, qu'il soit sûr de sa présence à l'instant T. Comme si la perte de son petit frère l'avait davantage rapproché de sa propre fiancée. Robin en avait eu conscience, et, ne serait-ce que pour réconforter le vide de Don, elle était toujours restée aux petits soins de son tendre et bien aimé, en sachant très bien qu'elle ne pourrait pas combler ce vide.
Don soupira et se mit à dire à Robin:

Don: « Ça va te paraître stupide, mais je me demande ce que pourrait bien penser Charlie s'il nous voyait dans cet état. »

Robin se tourna vers son fiancé, et le regarda dans les yeux. Lui caressant la joue.

Robin: « Je crois qu'il voudrait que tu ne t'inquiètes pas autant. Je pense, je suis même sûre qu'il doit être en train de nous surveiller. »
Don: « Ah non petit frère, pas de voyeur dans notre chambre. Un peu d'intimité tout de même! »

Don rigola à cette pensé, sans manquer de verser une petit larme de mélancolie. D'un côté il s'imaginait son frère en train de les épier. Et de l'autre, il revoyait toute ces années perdues quand ils s'étaient éloignés l'un de l'autre. Ils avaient réussi à se rapprocher, à cause de la mort de leur mère, puis avec les enquêtes. Mais le destin avait choisi une voie différente pour les deux frères. Ce même destin les avait maintenant séparés pour de bon. Charlie n'était plus là. Ou peut être en esprit. Mais sûrement auprès de sa tendre Amita, ou auprès de leur mère.
Don se releva et s'assit sur son lit. Que pouvait-il faire? Cette pensée l'obsédait depuis maintenant plus d'un mois. Et il n'arrivait pas à s'en défaire. Robin ressentit le malaise de son âme-sœur. Elle l'embrassa alors tendrement et avec passion sur la bouche, lui faisant ressentir son amour pour lui. Certes cela n'allait pas effacer la blessure. Cependant, cela allait lui faire du bien de se savoir soutenu.
Il n'était pas seul. Elle était là, pour lui.

Même époque: New-York: immeuble « Dark Wolf »

Un homme d'une quarantaine d'année arriva devant un grand bureau. La salle était immense/ Assis devant lui, deux hommes, l'un aux cheveux blonds, se rapprochant du blanc, d'une trentaine d'année, son visage pouvant faire penser à celui d'un jeune adulte sortant de la puberté. Ses yeux étaient d'un vert, virant un peu vers le jaune, voire le doré. Il faisait partie du groupe depuis maintenant plusieurs années. Il avait amené à ses côtés, un homme, petit, aux cheveux bouclés et aux yeux bleus.

Le plus ancien était le directeur de la boîte. Il scruta alors le nouvel arrivant, ainsi que son dossier. Un sourire apparu sur son visage. Sur le bureau il était écrit: Monsieur VASSEUR Richard.

Richard: « Bien, monsieur Forcalimo Conrad. Votre dossier, nous paraît très complet, et parfait pour notre recherche. Je dois vous dire, que nous recherchions depuis un bon moment un bon informaticien. Évidement, vous passerez par un mois où nous examinerons votre travail. Si jamais vous prévenez les autorités, vous savez ce qui vous arrivera? »

Sans opposer de résistance, Conrad, ou plutôt Charlie, hocha de la tête, cachant toute once de sentiment, faisant abstraction de sa peur.

Conrad: « Aucun problème monsieur. »

(A suivre...)


juliabaku  (29.11.2009 à 17:13)

 

 

Chapitre 8: Le début de l'attaque.


Un mois plus tard...

Los Angeles: Bureau du F.B.I.:


Tandis que Don et son équipe clôturaient un dossier, avec l'aide d'Amita qui avait réussi à avoir une accréditation du F.B.I. pour continuer le travail de Charlie, arrivèrent légérement affolés Ian et Gary. Ils étaient aussi accompagnés de Terry qui semblait aussi inquiète qu'eux, voire plus. Enfin arriva Megan.
Don et les autres furent surpris et n'hésitèrent pas un instant avant de demander ce qui se passait pour provoquer un tel affolement.

Ian fut le premier à parler en donnant une lettre.

Ian: « On vient de recevoir ça. Une attaque terroriste pourrait être lancée sur toute l'Amérique. »
Don: « Alors pourquoi vous venez ici? »
Megan: « On a consulté un mathématicien qui a fait des probabilités. Un certain Marshall, qui nous a dit qu'il y avait de fortes chances que Los Angeles, tout comme Washington, soit attaquée. »
David: « La menace est alors réelle? Vous savez quand elle sera... »
Terry: « Pour l'instant nous n'avons aucune information. Mais on nous a réquisitionnés pour venir afin de nous assurer que rien de grave n'arrive ici. »

Sans se douter de quoi que ce soit, toute l'équipe tremblait sous cette menace d'attaque terroriste.

Colby: « Et que demande le groupe? »
Gary: « Visiblement, que le gouvernement se dissolve, et devienne une sorte de gouvernement comme le faisaient les nazis... »
Nikki: « On doit arrêter au plus vite ces malades. »
Ian: « D'après nos sources, le prochain message arrivera d'ici une bonne heure et nous informera sur ce qui se passera si le gouvernement ne cède pas. »
Don: « Alors il ne faut pas les laisser s'en prendre à Los Angeles! »
Ian: « La population n'est pas encore au courant. Pour l'instant, comme ça touche à la sécurité du territoire, le gouvernement préfère ne pas affoler la population. »
Don: « C'est une sage décision. De notre côté nous allons appeler Larry et Amita. Ils pourront nous aider pour prédire si jamais une attaque se ferait à Los Angeles. »

Tandis que Don s'éloignait légèrement des bureaux, Terry le suivit. Et dès qu'ils furent assez à l'écart elle commença la conversation.

Terry
: « Je sais que c'est dur après un tel... drame de reprendre une telle affaire... »
Don: « Passons à autre chose veux-tu? Il faut prévoir quelque chose si jamais les terroristes attaquaient Los Angeles. »

Terry se mit devant Don, et le fixa des yeux.

Terry: « Don, je sais comment tu fonctionnes. Je connaissais bien tes mimiques, et je sais que tu ne vas pas bien. Il vaut peut être mieux que... »
Don: « Je vais bien Terry. C'est gentil de t'inquiéter, mais là il faut penser à la population. »

Calsci: Bureau d'Amita:

Amita lisait une revue scientifique, tout en jouant avec l’alliance qu'elle avait à son cou. Elle n'oubliait pas Charlie, mais continuait à travailler. Larry arriva avec des tas de cartons qu'il posa dans le bureau de la jeune physicienne qui ouvrit de grands yeux.

Amita: « Larry? Qu'est-ce que vous faites? »
Larry: « Ah? Je débarrasse des cartons le temps que les femmes de ménage nettoient mon bureau. »
Amita souriait. Larry avait toujours eu du mal à se débarrasser de cette manie de ne pas vouloir qu'on touche à ses affaires, mis à part ses amis. Et surtout, il se battait souvent contre les femmes de ménage, alors qu'elles ne faisaient que leur boulot.

Larry se rapprocha d'Amita, et lut alors par dessus son épaule l'article de journal.
Larry: « C'est Marshall Penfield? »
Amita: « Oui...Il a encore travaillé sur les travaux de Charlie. »
Larry: « Je crois que s'il nous regarde, il doit être rouge de colère. »

Amita rigolait en s'imaginant la tête de Charlie, jaloux de son rival, en train de devenir rouge et de vouloir se défendre contre son rival.
Cela lui permettait de garder une image amusante de son fiancé. Et tandis que les deux professeurs se replongeaient dans leurs souvenirs, Millie entra dans la pièce.

Millie: « Oh, parfait je vous cherchais!!! »
Larry: (voulant partir.) « Je crois que j'ai un cours à préparer. »
Millie: (rattrapant Larry par le col.) « Eh!!! J'ai dit vous !!! Alors M. Fleinhardt, vous êtes aussi concerné. »
Larry: (soupirant.) « Pourquoi? »
Millie: « Le F.B.I. vient de m'appeler pour me prévenir d'une affaire urgente pour eux... »
Amita: (étonnée) « Pourquoi ne nous ont-ils pas appelés, nous, directement? »
Millie: « Eh bien, il a fallu que je fasse transférer un professeur jusqu'à nos locaux. »

Tranquillement, sortant de sa cachette, le professeur Marshall arriva vers ses deux collègues de travail.

Marshall: « Ravi de vous revoir. »

Larry s'imaginait alors à ce moment précis quelle aurait été la réaction de Charlie en voyant la tête de Marshall. Il aurait sans aucun doute protesté contre Millie, et embêté Marshall.

Millie: « Je sais que cela va vous paraître étrange. Mais j'ai dû lui donner le bureau de Charlie... »
Amita regarda alors avec des yeux presque suppliants envers son supérieur.
Millie: « Désolée Amita, mais je n'ai plus d'autre place. Et on m'a demandé en extrême urgence de l'amener ici. »

Tandis qu'elle voyait Marshall lui faire des gros yeux, Millie sursauta d'abord surprise par le regard du mathématicien, puis elle comprit qu'elle était de trop.

Millie: « Bon, ben je vais vous laisser les jeunes. A bientôt. »

Elle partit aussi vite qu'elle était venue, laissant seuls les trois professeurs. Marshall entama alors les explications.

Marshall: « Alors, je suis venu à cause de la sécurité intérieure. Il est possible qu'une attaque terroriste se passe prochainement. »
Larry: « Une attaque terroriste?! »
Marshall: « Oui...Mais nous ne savons pas quel endroit ils vont attaquer. »
Amita: « Vous avez dû faire pourtant des probabilités et... »
Marshall: (embarrassé.) « Oui, mais j'ai appris qu'avant...(après une seconde de silence) avant que Charlie ne soit plus ici...Il avait élaboré un algorithme non fini pour déterminer avec plus de précision les emplacements où pourraient se produire de prochaines attaques terroristes. »

Voilà la véritable raison, se disait mentalement Amita. Il fallait que, même des mois plus tard, on lui fasse remonter en mémoire, la perte de son fiancé, de son confident, de la personne avec qui elle avait le plus d'affinités. Et depuis tout ce temps elle n'avait pas cherché à avoir une même relation avec un autre homme.

Larry: « Mais pourquoi ne pas l'avoir pris alors? »
Marshall: « J'aurais besoin de vous deux. Vous le connaissiez mieux...Vous êtes les seuls qui puissent nous aider sur ce terrain. »

Sur le coup, les deux professeurs se sentirent comme mis en valeur. Comme si on respectait bien la mémoire de leur ami.

C'est alors que leur téléphone se mit à sonner. Amita décrocha, après avoir vu le numéro de Don s'afficher.

Amita: « Oui Don? »
Don: « Désolé de te déranger Amita, mais on aurait besoin de vous au F.B.I. pour... »
Amita: « protéger Los Angeles d'une attaque terroriste... »
Don: (surpris.) « Comment??? »
Amita: « Marshall Penfield est arrivé pour nous informer de ce qui se passait. »
Don: « OK, je viens vous chercher. »

New York: Immeuble « Dark Wolf »


Dans un bureau, un homme était en train de tapoter sur son clavier, inscrivant sur son écran d'ordinateur des tas de codes, de chiffres permettant de crypter des informations, et d'autres pour en décrypter. Le chef, Richard s'était alors approché de lui. En regardant l'écran lui aussi. Il souriait de toute ses dents, pensant enfin avoir le dessus sur les agents du F.B.I., sur le gouvernement qu'il haïssait tant.
Il allait enfin pouvoir se venger de ce qu'on lui avait fait subir. Il regarda alors l'informaticien, qui n'était autre que Conrad, autrement dit, Charlie.

Richard: Vous faites du bon travail mon gars. Depuis que vous êtes dans notre société, les portes de l'informatique n'ont aucun secret pour nous.

Conrad se retourna vers son supérieur, et évita de sourire. Il lui lança un regard froid et concentra son attention sur ses codes informatiques. Depuis son arrivée, il avait dû mettre en ligne des virus un peu partout en Amérique, parfois à l'étranger aussi. Certes cela faisait pour l'instant peu de dégâts, mais tout avait commencer à changer, quand il y avait plus d'une semaine, il avait du infiltrer les dossiers du F.B.I. et des dossiers top secrets. Évidemment, Charlie avait prévenu Renard, qui lui avait conseillé de continuer son boulot, et de maintenir le contact radio, qu'il n'était pas encore temps d'intervenir. Charlie avait peur que la vie de gens ne soient menacée. Mais depuis son arrivée, rien n'avait changé. Apparemment, il n'y avait pas encore eu d'attaque, ni de menace réelle. Sauf il y avait quelque jours. Là, le message avait été donné. Et le compte à rebours lancé.
Mais même avec ces nouvelles informations, Charlie devait rester à l'intérieur de la cellule. Si jamais il devait se passer quelque chose, lui avait-on dit, il fallait un agent prêt à aider la population, à arrêter l'attentat terroriste.

Richard: Nous allons leur envoyer un petit message.

Richard tendit un papier à Conrad, où il put lire: « Notre première cible est quelque part à Los Angeles...Cela sera un avant goût de notre pouvoir. »

S'il n'avait pas eu son masque, Charlie aurait sans aucun doute essayé, par des supplications, de leur demander une autre cible, de ne pas commettre un tel acte, même s'il savait que cela n'aurait pas fonctionné.
Mais finalement, le masque permettait de faire barrage avec ses sentiments. Il envoya le message, avec son supérieur toujours en arrière.
Dès que le message fut envoyé, le supérieur le regarda de haut.

Richard: Comme vous semblez être un bon élément, et que nous avons besoin d'un hacker directement sur place là-bas, nous vous affectons avec Ronald KIRO, à Los Angeles.

Encore une fois, Charlie devait garder ses sentiments pour lui. Il avait désormais plus de risque de tomber sur Don, et même de le rencontrer. Et qui sait, peut être l'attaque serait au F.B.I. ? Charlie ne saurait pas comment réagir. Mais il fallait laisser parler Conrad. C'était lui qui devait agir, lui qui devait faire croire qu'il allait obéir.

Conrad: Bien patron.

Los Angeles: Bureau du F.B.I.:

Don et toute son équipe étaient en train de répertorier les grands groupes de terroristes qui voudraient prendre le pouvoir, grâce à des menaces faites par le biais d'internet. Malheureusement, plus ils cherchaient plus la liste de noms s'allongeait.
Soudain, contre toute attente de la part des agents du F.B.I., mais aussi, pour montrer leur supériorité face à eux, un message fut envoyé directement sur tous les ordinateurs du F.B.I., où les agents purent lire: « Notre première cible est quelque part à Los Angeles...Cela sera un avant goût de notre pouvoir. »

Tous les ingénieurs en informatique et autres spécialistes de ce domaine, se mirent à chercher le point d'origine de ce message. Mais cela allait prendre du temps, car le message était envoyé part le biais d'au minimum deux cents serveurs différents.
Il fallait alors beaucoup de temps pour pouvoir le décrypter. Or le temps était ce qui manquait aux agents. Ils ne savaient pas quand, ni où précisément le groupe allait attaquer.

Don: « Maintenant que nous sommes prévenus que c'est ici à Los Angeles que ce groupe va attaquer, il serait peut être intéressant de prévenir la population. »
Terry: « Je crains qu'ils n'aient déjà pris leurs dispositions. »

Terry augmenta le son de la télévision. Là, les informations circulaient par l'intermédiaire d'une jeune journaliste. On pouvait voir aussi une photo d'un ordinateur avec le même message.

Journaliste: « Nous avons une grave nouvelle à vous annoncer. Depuis maintenant quelques minutes sur tous les ordinateurs de Los Angeles allumés vous avez du lire ce message disant qu'une attaque terroriste aurait lieu. Cependant, ni le gouvernement, ni le F.B.I., ni d'autres groupe terroristes n'ont parlé de cette éventuelle attaque. Nous vous tiendrons informés en temps et en heure selon nos informations. C'était... »

Ian: « Eh bien, ils n’y vont pas avec le dos de la cuillère ces gars là. »

Soudain le téléphone de Don sonna. Il l'ouvrit et répondit.

Don: « Eppes... »
Amita: « Don, tu as vu ? »
Don: « Oui, les informations ont parlé de ça à la télévision. »
Amita: « Nous sommes en train de chercher la source tout en évaluant la cible la plus probable. »
Don: « Écoute Amita, va chez nous, et demande à mon père de t'aider. Il a déjà réussi à nous aider sur ce genre d'attaque. »
Amita: « Le problème c'est que nous ne savons pas avec quoi ils vont attaquer...Ça semble être du hasard pur. »
Don: « Oui, je comprends...(réfléchissant.) Écoute, viens au Bureau du F.B.I. avec tout le monde, nous allons devoir travailler en groupe. Et si tu as besoin d’informations, nous serons plus disposés ici à te les donner le plus rapidement possible. »
Amita: « OK, on arrive. »

Don raccrocha son portable, mais rapidement, le téléphone de son bureau se mit à sonner. Il décrocha, alors que ses collègues parlaient entre eux.

Ian: « Il va falloir trouver s'il n'y a pas eu des cambriolages pour des explosifs, des produits chimiques... »
David: « N'oublions pas les virus ou bactéries, les produits nucléaires... »
Nikki: « Il a des tonnes d'attaques terroristes différentes. Ils peuvent très bien s'en prendre au réseau informatique, et bloquer le compte de tout le monde. »
Megan: « C'est pour cela qu'il va falloir faire différent scénarios, et travailler sur différents plans. »

Don avait raccroché, et se dirigea vers le groupe.

Don: « Bon écoutez, il faut que l'un d'entre nous fasse l'intermédiaire entre nous et les médias. Le gouvernement nous met sur alerte rouge ici. Il nous envoie des gars de la NSA pour bosser avec nous, ainsi que la CIA. »

Tous se regardaient. Qui allait pouvoir faire le meilleur intermédiaire? C'est alors que Robin arriva.

Robin: « Eppes!!! J'ai entendu parler de l'attaque par les informations. Je sais que je ne suis pas très utile au niveau de l'enquête. Mais nos supérieurs m’ont dit qu'ils valait mieux que j'intervienne pour les médias. »

Il était vrai qu'en étant souvent au courant de certaines affaires et allant au tribunal, Robin était peut être celle qui allait pouvoir faire le meilleur intermédiaire.

Don: « Si ce sont les ordres... Bon nous, nous allons devoir nous séparer en plusieurs groupes. Nikki et Ian, je vous charge de l'attaque à la bombe. David, tu t'occupes de l'hypothèse d'une attaque bactériologique, les gars de la NSA travailleront avec toi dessus. Liz, tu t'occuperas de l'hypothèse d'une attaque nucléaire, la CIA bossera avec toi. Megan et Terry, vous vous chargerez d'une possible attaque informatique. Colby... Tu travailles avec moi sur une attaque chimique. Maintenant que tout le monde se mette au travail. »

 

(A suivre...)


juliabaku  (07.12.2009 à 17:12)

 

chapitre 9

 

Chapitre 9: Le rôle d'un espion.



New-York: Aéroport privé:

Conrad se trouvait maintenant près de l'avion. Son collègue Ronald KIRO se trouvait déjà sur place. Charlie savait parfaitement que cet homme travaillait pour le même compte que lui, mais qu'il devait le surveiller, et surtout ne pas dévoiler son identité. Visiblement, ses supérieurs avait décidé de faire de cet homme, le second de cette opération à Los Angeles. Charlie avait fait son rapport aux supérieurs de son groupe. Ils lui avaient répondu que Ronald avait fait de même. Visiblement, il était encore avec eux. Cependant il fallait toujours se méfier. Tant qu'aucun d'entre eux n'avait découvert la taupe qui avait réussi à faire tuer les autres agents, il fallait rester prudent. Pourtant depuis son entrée dans le groupuscule, il n'avait jamais eu de problème. Au contraire, on le félicitait pour les actes qu'il avait faits.

Ronald: « Vous êtes prêt Conrad? »

Levant ses yeux bleus factices, il monta dans l'avion sans dire un mot à son collègue. Son personnage devait être joué jusqu'au bout.

Ronald: « Eh bien, on dirait que vous n'êtes pas très bavard. Enfin, ce sera plus calme que dans mon précédent service. »

Conrad gardait son calme. Ne pas se révéler. Ils allaient voler pendant plusieurs heures, et dès qu'ils seraient arrivés, ils devraient se replonger à l'intérieur de leur projet. Ils allaient devoir organiser de A à Z l'attaque à Los Angeles. Évidement, leur quartier général était nécessairement caché sous une couverture qui leur permettait d'utiliser le réseau internet. Cependant, leur chef les avait envoyés là-bas aussi car il s'agissait de leur meilleurs éléments, en matière d'informatique et d'explosifs.

Charlie s'en était rendu compte. Il y allait avoir une attaque à l'explosif, et il avait averti de nouveau ses supérieurs. De toute évidence il fallait que la population soit en sécurité. Mais ce qu'il redoutait en réalité était d'être face à face à Don ou quelqu'un qu’il connaissait déjà là-bas. Ou pire, que la bombe fasse des dégâts au niveau de ces personnes qu'il connaissait, et qui étaient ses amis.
Si jamais cela devait arriver, comment allait-il réagir? Comment allait réagir le groupe dans lequel il était infiltré en sachant qu'il était un espion?

Ronald s'était installé face à lui. L'avion ne comportait que 4 places passagers, plus les deux places du pilote et du co-pilote.
L'intérieur était assez chic. Il fallait dire, que même si ce groupe était un groupuscule, elle savait aussi utilisé son argent pour le confort de ses meilleurs éléments.

Ronald: « Ah!!! Los Angeles. J'espère que tout va bien se passer. En tout cas je me suis enfin débarrassé de ces pestes de fanatiques qui me collaient tout le temps. »

Conrad le regardait avec un regard qui demandait des explications.

Ronald: « En réalité, je me chargeais de me débarrasser des personnes trop suspectes ou pouvant nuire à notre réputation. En même temps, je devais être le gourou d'une partie des femmes de la secte. Elles se collaient toutes à moi...A la fin c'était énervant. »

Charlie se demanda alors si l'agent avait déjà dû tuer ses propres collègues, et s'il avait dû le faire, comment tout cela s'était passé. Mais il fallait garder toute ses interrogations à l'intérieur de lui.
Le temps d'empêcher toute attaque, le temps de détruire ce foutu groupuscule.

Los Angeles: Maison de Charlie.

Amita venait d'arriver avec Larry à la maison de Charlie. Elle devait demander à Alan de venir leur donner un coup de pouce sur l'enquête. Il était l'une des personnes connaissant mieux les plans de la ville, les meilleures cibles d'attaque, les possibilités de trouver une solution en cas d'attaque près d'une cible. Il connaissait le fonctionnement de cette ville, comme un plombier connaîtrait les différents types de tuyaux et tout ce qui concernerait les conduites d'eau. Lui connaissait même la répartitions des personnes par rapport à l'endroit, aux heures de la journée, au jour... Charlie avait même dû faire appel à lui plusieurs fois. Même si son frère lui avait interdit dans un premier temps, l'aide de son père était parfois nécessaire.

Amita savait qu'il était aussi possible que Don demande à ce que d'autres de leurs collègues de travail se mettent à travailler en collaboration avec le F.B.I., pour les aider à sauver la vie de milliers de gens, et peut être aussi de leur gouvernement.
Larry avait déjà préparé ses affaires. Il sortit de la voiture avec Marshall et il se dirigèrent à 4 dans la maison du patriarche.
Alan était tranquillement en train de repeindre la maison. Depuis quelques temps, il voulait reprendre soin de cette maison qui abritait sûrement l'esprit de sa femme et de son fils cadet. Il s'étonna de voir les amis de Charlie, ainsi que Marshall, entrer.

Alan: « Oh? Bonjour!! Comment allez-vous? Pourquoi êtes-vous là? »
Amita: « Nous avons un problème. Don a besoin de nous. »
Alan: (s'inquiétant) « Que se passe-t-il? »
Larry: « Il y a quelque chose de très important. »
Alan: « Comment? »
Amita: « Une attaque terroriste va sûrement s'en prendre à Los Angeles. Les médias en ont parlé. Il nous faut votre aide puisque vous connaissez bien la ville. »

Bureau du F.B.I..

Don et son équipe continuaient à travailler sur la recherche des terroristes. Visiblement toute les équipes aussi bien de la CIA que de la NSA étaient arrivées. Les différentes théories semblaient ne pas s'effacer. Les unes comme les autres pouvaient être une sorte d'attaque terroriste. Personne ne pouvait prévoir quelle serait le type d'attaque terroriste. Il fallait trouver le moindre indice, la moindre empreinte. Mais rien n'y faisait. Ces personnes étaient des experts, et ils savaient comment effacer leur trace. Mais pourtant l'agent se disait que ces hommes allaient commettre une erreur et qu'ils allaient pouvoir enfin les trouver et protéger la population. Mais le temps était compté.
Bien que beaucoup de personnes aient été réquisitionnées pour retrouver les sources, et les divers scénarios possibles, aucune piste n'était privilégiée plutôt qu'une autre. Colby et lui avaient cherché si un laboratoire biologique ou un autre endroit conservant ce type de produit destructeur avait eu des vols de grosses quantités. Mais a priori aucune information allant dans ce sens. Colby était très concentré sur son travail. Don buvait son café en regardant les autres travailler sur les autres thèses. Il s'était permis une petite pause, et avait laissé la télévision allumée pour voir les apparitions de Robin. Soudain, le sortant de ses pensées, arrivèrent Amita, Larry et Alan. Tous trois avaient accepté de les aider dans leur affaire. Ils se sentaient plus concernés que jamais. Leur ville était en proie à une attaque terroriste sûrement d'une grandeur gigantesque. Personne malheureusement ne savait comment on allait le découvrir.

Alan: « Don, nous sommes là! »
Don: « Super, on va vous installer dans un coin tranquille pour que vous puissiez travailler calmement. »
Amita: « Bien. Nous avons demandé à Millie de rester disponible auprès de nos élèves. Ils vont pouvoir nous aider si nous voulons traiter des informations le plus rapidement possible. »
Don: « Excellent. »
Larry: « Don, nous avons aussi amené... »

Mais Larry n'eut pas le temps de terminer sa phrase que Don s'aperçut de l'arrivée de Marshall. Étrangement, Don avait un pincement de cœur, il repensait à Charlie, à son tendre petit frère qui était toujours près de lui, qui travaillait avec lui, qui partageait maintenant un grand point commun, ses enquêtes. C'était fini.

Aéroport privé de Los Angeles:

Conrad et Ronald étaient arrivés dans l'aéroport réservé pour leur avion. Dès leur arrivée une dizaine de membres de la secte les saluèrent. Un homme d'une trentaine d'année s'approcha d'eux. Il avait des yeux d’une telle froideur, et u visage qui reflétait un paradoxe avec son regard.
Au niveau physique, on aurait put croire à un deuxième Charlie Eppes. Les cheveux bouclés, pas nécessairement très musclé, ni trop mince, avec une petite barbe de trois jours, comme lorsqu'il se mettait à travailler sur ses théories et qu'il sortait rarement, et puis ce petit sourire qu'il avait l'habitude d'aborder. Si on lui avait demandé d'enlever son masque, on aurait put croire à deux frères jumeaux : la même façon de s'habiller, la même façon de marcher, de se tenir. Mais quelque chose le différenciait de lui : son regard. Celui de cet homme était tellement froid, que des frissons parcouraient le dos de Charlie, contrairement à son propre regard qui était plus doux, plus amical.
Puis l'homme tendit sa main à ses deux nouveaux collègues.

Arthur: « Je m'appelle Arthur, je serai ici votre chef. Nous avons déjà pas mal de boulot à faire. Nous allons donc abréger les discours et toute les modalités pour passer aux travaux qui restent à faire pour reconstruire le monde. »

Conrad et Ronald le suivirent alors, sans dire un mot. Ronald souriait de toutes ses dents, emmenant avec lui les différentes filles qui étaient parmi les fidèles. Conrad, quant à lui, se contenta de le suivre tout en gardant à l'esprit de ne pas montrer sa surprise, la surprise d'avoir vu son double. Si son frère l'avait vu, il aurait sans aucun doute cru qu'il était encore vivant.
Mais il fallait justement que cela n'arrive pas. Il allait devoir prévenir le soir même son équipe de ce qui se passait.

Ils entrèrent alors dans un immense immeuble, ayant au moins 15 étages. Ils pénétrèrent tous dans l'immeuble. A l'intérieur, tout ressemblait à un quelconque hall d'entreprise. Des secrétaires, de l'accueil, des fauteuils, quelques bureaux avec des personnes jouant un rôle d'écran auprès de la société. Les trois personnes entrèrent ensuite dans un ascenseur, alors que les autres fidèles restaient au rez-de chaussé.
Ils montèrent alors jusqu'au dernier étage. Le temps que l'ascenseur monte, Arthur les observait.

Arthur: « Maintenant que nous ne sommes qu'à trois, je vais pouvoir parler de vos missions à chacun d'entre vous. Monsieur Ronald, vous allez être affecté aux missions sur terrain. Vous allez placer la prochaine bombe à Calsci. C'est une bonne cible qui fera réagir tout le monde. Des jeunes et leurs professeurs mourant dans les flammes d'une explosions revendiquée précédemment par les criminels eux-mêmes, et que ni la police ni le F.B.I.ne sont arrivés à arrêter. »

Le coeur de Charlie avait manqué un battement en entendant que l'université allait être la cible de ces criminels. Cependant, il devait encore se contenir. Il devait laisser ses sentiments derrière son masque, ne pas les retransmettre, ne pas écouter, ne pas faire attention à ça, faire semblant d'être de leur côté plutôt que de vouloir les empêcher. De toute manière Renard allait sûrement prévenir le F.B.I. pour éviter tout débordement.

Arthur: « Monsieur Conrad, vous serez chargé d'envoyer un message crypté aux agents du F.B.I. afin qu'ils reçoivent notre carte de visite, et par la même occasion faites passer un message à toutes les agences de presse, afin qu'elles fassent réagir toute la population. Que tout le monde se sente concerné, que le gouvernement ne puisse plus les contenir, jusqu'à ce qu'il plie. »

Conrad hocha la tête positivement. L'ascenseur s'arrêta. Les portes s'ouvrirent, et là un spectacle étrange se passa devant eux. L'ambiance de l'étage était complètement différente de celle du rez-de-chaussé. Tout était en travaux. ce qui surprit immédiatement Ronald qui parla le premier.

Ronald: « Qu'est-ce-que cela veut dire? Où sont les bureaux? Et les autres agents? »
Arthur: « Nous ne sommes que trois sur cette affaires, plus les dizaines de fidèles d'en bas. Si nous étions trop nombreux, nous nous ferions remarquer. Certains des fidèles sont des étudiants à l'université, ils vous indiqueront les endroits où aller. »
Conrad: « Ce que mon collègue veut dire, c'est où est le matériel nécessaire pour l'opération? »

Arthur se remit à sourire de la même manière que Charlie. Il alla vers un mur totalement blanc, qui semblait être uniquement une cloison séparant l'immeuble de l'extérieur.
Pourtant, Arthur mis sa main au milieu du mur, et poussa un peu. Le mur bougea et s'enfonça, puis il monta afin de laisser place à un escalier.

Arthur: (montrant les marches) « Après vous. »

Peu rassuré, Conrad et Ronald montèrent les escaliers, en faisant attention où ils mettaient leurs pieds. Après une longue montée de marches, ils arrivèrent à une autre pièce avec des couleurs de tons allant du pourpre foncé jusqu'au noir, avec le logo du groupuscule. Au milieu se trouvait une carte en hologramme de Los Angeles. Trois portes étaient aussi visibles sur les murs.

Arthur s'approcha de la première, qui avait comme dessin une bombe.

Arthur: « Monsieur Ronald, si vous voulez bien vous donner la peine de venir faire l'inventaire de votre matériel. Je pense que vous avez tout à disposition. »

En effet dans la pièce dite, il y avait aussi bien du matériel informatique, qu’électronique, ainsi que tout les composants pour fabriquer des bombes.

Ronald: « Mais où avez-vous eu tout cela? »
Arthur: « Lors de la construction de la base ici, certaines personnes nous ont permis de garder ce qu'il y avait en trop. Évidement, dans les rapports personne ne sait que nous les avons pris. »

Conrad resta sans voix face à ce genre d'action. Comment pouvait-on laisser des armes à des gens aussi dangereux juste pour satisfaire des idées, des pensées ? Le monde était-il devenu si manipulé ?

Arthur se tournait vers la porte la plus à droite. Où se trouvait un dessin de nombres représentant les chiffres tapé sur ordinateur. Tandis que Ronald était dans sa pièce, Arthur et Conrad entrèrent dans la seconde.
A l'intérieur de celle-ci, se trouvait des super-ordinateurs ainsi que des rafraichisseurs pour éviter que la chaleur endommage les ordinateurs et ainsi bloque le travail et détruise les logiciels et autre codes.
Arthur se mit près de Conrad.

Arthur: « Voilà votre lieu de travail, avec votre matériel informatique. Je pense que ce sera plus que nécessaire, mais nous voyons toujours gros afin d'éviter tout risque. »

Le chef ferma alors la porte, à la grande surprise de Conrad.
Charlie avait alors en tête que peut être il avait été démasqué, ou que l'on allait lui faire subir un test d'entrée. Renard l'avait averti de cette possibilité. Mais autre chose l'embêtait. Lors d'un des rendez-vous avec Renard, on lui avait montré le dossier de cet homme de son nom, de son adresse, de son statut, sans pour autant mettre de visage à son nom. Et on lui avait dit qu'il s'agissait aussi d'un violeur, qu'il coucherait avec n'importe qui. Ces prédécesseurs dans cette enquête avaient dû d'ailleurs subir plusieurs fois ces atrocités.

Conrad avait ravalé sa salive, quand Arthur souffla dans son oreille.

Arthur: « J'ai lu votre dossier Monsieur Conrad Forcalimo. »

Essayant de contrôler ses pulsions Charlie tentait de ne pas laisser se faire submerger par tous ce qu'on lui avait dit. Visiblement l'homme n'allait pas rester là à ne rien faire. Il posa sa tête sur l'épaule de Conrad, et mis sa main dans sa chemise.
Aussitôt ce geste fait, Charlie ne tint plus, et se retourna vite pour le frapper en plein visage. Arthur se retrouva alors par terre, avec une belle marque sur la joue de la main de Conrad.
Charlie se disait alors que tout était fini, on allait le démasquer. C'était fini, tout Los Angeles allait mourir parce qu'il n'avait pas su tenir. Étrangement, à la place de voir le chef s'énerver ou alors le fusiller du regard, il souriait.

Arthur: « Visiblement l'épreuve s'est bien passé... De nombreux espions se sont infiltrés dans notre base dernièrement. Je leur faisais subir à chacun ça, et il ne refusaient jamais. Vous, vous avez su vous défendre. Je peux alors me confier à vous. »

Étrangement, Charlie lança un regard haineux à cet homme. Ainsi, voilà comment il faisait plier ses espions : ce n'était pas l'infiltré qui donnait toutes les informations, mais juste un simple test?
Arthur se releva et montra l'ordinateur à Conrad.

Arthur: « Vous allez maintenant pouvoir vous mettre au travail. Mais j'aurai quelques chose d'autre à vous demander. »

Le chef s'assit sur la table, et regarda Conrad. Ce dernier se concentrait pour allumer l'ordinateur et voir la manière dont ce dernier fonctionnait.

Arthur: « J'aimerais que vous surveilliez Ronald. Je n'ai aucune confiance en lui. L'un de nos fidèles vous fera entrer dans un bâtiment en face de l'université. Là vous pourrez observer si Ronald fait bien son travail. »
Conrad: « Bien chef... »
Arthur: « Vous ne me demandez pas pourquoi je le fais surveiller? »
Conrad: « Ce sont vos problèmes, moi je ne travaille que pour vous. Si après je dois filer un de mes collègues, alors je le ferai. »

Arthur souriait, il se sentait supérieur à cet homme et pourtant, il sentait aussi qu'il allait avoir un bon élément, sans pour autant se douter que l'homme en question, qu'il croyait être un voyou, un filou, était en réalité son double angélique.

Arthur: « Vous serez logé ici, votre chambre est juste à côté. Ainsi vous n'aurez pas à vous déplacer, ni à trouver le moindre abri le temps de notre travail. Je vais aller vous chercher votre repas et je reviens. »

Sur ce le chef partit laissant seul ses deux « employés » à cet étage. Conrad vérifia discrètement si on lui avait placé des caméras ou des micros. Mais en faisant le tour, il remarqua qu'aucune caméra n'était en place. Était-il possible que le groupuscule fasse autant confiance à ses membres qu'il n'avait pas besoin de caméra pour les surveiller. Par la manipulation... Peut être ce chef avait été dire à Ronald de le surveiller.
Après avoir vérifié que son collègue était à fond dans son travail, Charlie prit la relève sur Conrad et envoya un SMS à son chef Renard, qui répondit vite en lui donnant un rendez-vous pour la soirée à venir avec Romano.

Dés qu'il reçu le message il se mit alors à travailler sur son ordinateur afin d'envoyer le message qu'on lui avait demandé de composer. Il le fabriqua lui même avec quelques clés qui étaient assez évidentes, tellement que personne n'allait se douter qu'il s'agissait de cette clé là. La solution la plus évidente est souvent la meilleure. Il fallait aussi l'envoyer à ces journalistes qui s'empresseraient de demander l'appui de jeunes mathématiciens, qui allaient essayer d'aller plus vite que la police, pour avoir le scoop de l'année.

Essayant de trouver un code évident, il appliqua alors un code alphabétique inversé. Ainsi le A devenait le Z, le B devenait le Y ect... Mais le mathématicien trouvait le code trop facile, il appliqua alors en plus des chiffres. Le Z étant le 26° lettre de l'alphabet, le Y étant la 25° lettre etc...

Il écrivit alors son code et attendit son chef pour avoir la confirmation de l'envoi du code.

Il n'attendit pas longtemps avant de voir son chef revenir tenant en main un paquet où se trouvait quelques mets asiatiques.

Arthur: « Alors avez-vous tapé notre code? »
Conrad: « Simple et compliqué à la fois. Il faut d'abord décrypter une première fois les chiffres en lettres de l'alphabet, puis à partir de la lettre mettre son inverse. »
Arthur: « Astucieux. Personne ne penserait à ça. J'enverrai évidement quelques fidèles dans le rang des journalistes pour essayer de voir s'ils arrivent à décrypter. Au pire des cas on leur donnera la réponse aux moment de l'explosion, cela remettra en cause les policiers. »

Pendant un petit moment, Conrad envoya différents messages mélangés avec plusieurs virus pour affaiblir leurs systèmes et faire parvenir le code. Lui-même, s'il était face à ce genre de code sans savoir quoi que ce soit, serait rapidement perdu.

Dès son travail fini, et après avoir partagé son repas avec ses autres collègues il enfila sa veste et alla vers la porte.

Arthur: « Où allez-vous? »
Conrad: « Prendre l'air. Par la même occasion je vais acheter un paquet de clopes. Vous en voulez? »
Arthur: « Prenez-moi un paquet aussi. »
Ronald: « Moi je préférerais des bonbons à la menthe. »

Après avoir prit un peu d'argent, il sortit et se dirigea vers un bar-tabac non loin de là.

(A suivre...)


juliabaku  (10.01.2010 à 18:30)

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