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Série : Little House on The Prairie
Création : 14.09.2008 à 20h07
Auteur : valmarie
Statut : Abandonnée
« Minipuce et moi-même avons décidé d'écrire ensemble cet épisode (relu par Chris 2004). Merci de n'ajouter aucun paragraphe. Nous espérons que vous apprécierez notre texte ! » valmarie
Cette fanfic compte déjà 18 paragraphes
Le lendemain matin, Willy se rendit seul au petit déjeuner. Charles était assis et fumait sa pipe tandis que Caroline terminait de préparer à manger.
Charles Ingalls : Bonjour Willy, bien dormi ?
Willy Oleson : Oh oui, Monsieur Ingalls. Bonjour Madame Ingalls.
Caroline Ingalls : Bonjour Willy. Ta sœur ne vient pas ?
Willy Oleson : Elle risque pas de venir puisqu'elle n'est plus là.
Caroline, qui s'était approchée de Charles pour lui servir son café, le fit couler sur le pantalon de ce dernier, tant cette nouvelle l'abasourdit.
Caroline Ingalls : Que viens-tu de dire ? Enfin, tu n'es pas sérieux ?
Willy Oleson : Bah, hier au soir quand je me suis endormi, elle était encore là, et ce matin, pfft, elle s'était évaporée.
Caroline Ingalls (en criant) : Mais enfin, tu as quand même dû entendre des bruits ? Quand elle est partie ? Essaie de te rappeler !
Charles Ingalls : Caroline, ne t'énerve pas, et ne t'inquiète pas tant. Elle se promène peut-être.
Willy Oleson : Oh, ça m'étonnerait. Sinon, c'est que sa promenade dure deux heures.
Charles Ingalls : Mais pourquoi n'es-tu pas venu nous le dire plus tôt ?
Willy Ingalls : Comment j'aurais pu savoir que ça vous intéressait ? Bon, on mange quand ?
Charles Ingalls : Caroline, reste ici avec les enfants. Je vais prévenir Edwards ! Willy, tu n'aurais pas une petite idée de l'endroit où a pu aller ta sœur.
Willy Oleson : Peut-être qu'elle a voulu rejoindre nos parents...
Charles Ingalls : En tout cas, ça ne nous aide pas. Bon, j'y vais.
Et il sortit, suivi pas son épouse qui avait besoin de lui parler.
Caroline Ingalls : Charles, c'est terrible, qu'allons-nous faire ? Si jamais, vous... vous ne...
Charles Ingalls : On la retrouvera. Ne t'inquiète pas.
Et il partit en direction de la propriété des Edwards. Ce fut Grace qui l'accueillit.
Charles Ingalls : Bonjour Grace. Est-ce qu'Edwards est là ?
Grace Edwards : Oui, bien sûr. Etant donné l'heure... Mais ne restez pas là, entrez. Vous voulez une tasse de café ?
Charles Ingalls : Non, je n'ai pas le temps. Merci quand même. Edwards, la petite Oleson a disparu.
Isaïah Edwards : Mais je croyais qu'ils étaient partis, les Oleson ?
Charles Ingalls : Nels et sa femme, oui. Mais pas les enfants. Et Caroline a proposé de les garder durant leur voyage. Ce matin, la p'tite avait disparu. Son frère ne sait pas où elle a pu se rendre. J'aurais besoin de votre aide pour la rechercher.
Isaïah Edwards : Je prends ma veste et j'arrive. Vous irez prévenir Hanson. Nous ne pourrons peut-être pas aller à Sleepy Eye lundi. Qu'il cherche quelqu'un pour nous remplacer. Puis, vous irez vers le Nord, moi vers l'Est. On se retrouve à midi devant l'église.
Et ils partirent chacun de leur côté, espérant retrouver rapidement Nellie. En effet, malgré sa méchanceté, on ne pouvait lui souhaiter de se perdre.
Pendant ce temps, la jeune fille prenait tranquillement son petit déjeuner. A travers, le rideau, elle aperçut Charles qui arrivait à vive allure. Il parla deux minutes avec Monsieur Hanson puis repartit. "Qu'ils sont bêtes. Ils partent tous à ma recherche, alors que je suis juste à côté d'eux. En tout cas, Willy ne m'a pas dénoncée.", songea-t-elle.
Puis, elle se rendit dans la chambre de ses parents. Elle rêvait depuis toujours d'essayer le châle en soie de Chine de sa mère, bien que celle-ci le lui eût interdit. Elle entra dans la chambre et se dirigea lentement vers la fenêtre afin d'observer le départ de sa recherche.
De son coté, Caroline essayait de ne pas s'inquiéter. Elle étendait le linge sur le fil quand elle aperçut un chariot qui venait dans sa direction. Intriguée, elle laissa le linge là où il se trouvait et s'en approcha. Elle y découvrit Mademoiselle Beadle.
Caroline Ingalls : Bonjour Mademoiselle Beadle. Quel bon vent vous amène ?
Mademoiselle Beadle : Bonjour Caroline. J'ai appris que vous gardiez les petits Oleson. J'aurais besoin de votre aide. J'ai absolument besoin de sucre...
Caroline Ingalls : Je vais vous chercher la clé. Entrez, ne restez pas dehors.
Willy qui avait tout entendu se précipita au-devant de Madame Ingalls.
Willy Oleson : Je vais aller vous la chercher. J'ai entendu Mademoiselle Beadle dire à Laura qu'elle passerait voir son cheval.
Caroline remercia Willie et emmena la maîtresse des enfants voir le cheval de sa fille. Willy fit semblant de récupérer la clé qui n'était plus là puisque sa sœur l'avait prise, et se dirigea vers les toilettes en courant. Mais, il tomba et se redressa l'air coupable. Il se mit à chercher autour de lui.
Caroline se rapprocha de lui.
Caroline Ingalls : Que ce passe-t-il Willy ?
Willy Oleson : Je voulais aller aux toilettes, mais je suis tombé avec la clé. Je ne la retrouve plus...
Caroline Ingalls (l'air énervé) : Mais enfin Willy, tu ne pouvais pas faire attention ! Nous avons déjà perdu ta sœur et maintenant ce sont les clés ! Qu'allons-nous dire à tes parents ? Tu y as pensé ?
Mademoiselle Beadle qui s'était approchée, prit la défense de Willy.
Mademoiselle Beadle : Madame Ingalls, Willy ne l'a donc pas fait exprès. Et puis, cette clé n'a pas pu s'envoler. Nous allons la retrouver.
Caroline Ingalls : Vous avez raison. Je suis désolée Willy. Mais la disparition de Nellie m'inquiète beaucoup, et je ne sais plus comment je réagis, ni comment réagir.
Mademoiselle Beadle : Je vous comprends. Retournez à votre linge. Pendant ce temps, j'aiderai Willy à rechercher la clé !
Il était presque midi, et quand Charles revint près de l'église, il y trouva Isaïah, seul sur son cheval.
Isaïah Edwards : Alors ?
Charles Ingalls : Rien de mon côté. Et c'est pareil pour moi à ce que je vois... Que faire ?
Isaïah Edwards : Rentrons manger ! Et cette après-midi, nous poursuivrons nos recherches au Sud et à l'Est. Elle n'a quand même pas pu s'évaporer...
Quand ils arrivèrent dans la cour de la ferme, Caroline sortit en courant.
Caroline Ingalls : Alors, vous l'avez retrouvée ?
Charles Ingalls : Hélas, non. Pas encore.
Caroline Ingalls : Oh, qu'est-ce qu'on va faire ? Mais qu'est-ce qu'on va faire ?
Isaïah Ewdards : Bon, je rentre chez moi. On se retrouve ici dans une heure et demie. Au revoir.
Et il repartit. Charles retourna dans la maison avec Caroline.
Caroline Ingalls : Bon, je vais demander à Grace de prévenir les Oleson.
Charles Ingalls : Ne penses-tu pas que l'on devrait encore attendre. Ça ne fait même pas un jour qu'on la recherche.
Caroline Ingalls : Et qu'est-ce qui m'a pris de vouloir les garder !
Charles Ingalls : Ne dis pas ça. Tu as eu tout à fait raison de le leur proposer. Alors maintenant, calme-toi. Que tu sois énervée ou non, Nellie ne reviendra pas plus vite. Et Willy ? Comment est-il ?
Caroline Ingalls : C'est bizarre, la disparition de sa sœur n'a pas l'air de le tourmenter plus que ça. Ah ! et ce matin, il a aussi perdu la clé du magasin !
Charles Ingalls : Mais pourquoi avait-il la clé ?
Caroline Ingalls : Mademoiselle Beadle voulait du sucre alors, il est allé la chercher, et il l'a perdue. Et pas moyen de la retrouver.
Charles Ingalls : Bizarre... Jamais deux sans trois, dit-on, à quand le prochain malheur ?
Caroline Ingalls : Charles, ne dis pas ça ! On a déjà assez de problème comme ça. Passons à table.
Mary alla chercher Willy qui vint déjeuner. Pendant le repas, Charles essayait de ne plus aborder la disparition de Nellie, mais Caroline ne pouvait éviter d'en reparler.
Charles Ingalls : Hum, c'est vraiment bon !
Caroline Ingalls : A sept, ça aurait été meilleur. J'ai pensé à quelque chose : comme Mademoiselle Beadle a absolument besoin de sucre, et que je ne peux lui en prêter, nous pourrions peut-être essayer d'entrer dans le magasin par la remise ? Sais-tu si c'est faisable Willy.
Willy Oleson : Heu... non, non, pas du tout. Disons que... Le plus simple serait d'entrer par un soupirail, et ainsi on serait dans la cave. De là, on pourrait remonter et accéder au magasin.
Charles Ingalls : D'accord, mais comment veux-tu qu'on passe par un endroit aussi étroit.
Willy Oleson : Eh bien, je n'ai qu'à le faire moi-même. Vous m'attendrez à l'extérieur !
Charles Ingalls : D'accord. Caroline, tu pourras y aller avec Willy tout à l'heure. Quant à moi, il faut que je me dépêche : Edwards doit bientôt arriver !
Et ce fut ainsi que s'acheva le repas.
Une fois le repas fini, Willy et Madame Ingalls se rendirent en ville. Le jeune garçon se faufila par le soupirail dont il avait parlé aux Ingalls. Il n'aimait pas beaucoup la cave, mais voulait éviter à sa sœur de se faire trouver. Il remonta par la longue échelle et arriva dans la grande salle, avant de s'approcher de la fenêtre pour montrer à Madame Ingalls qu'il était bien entré. Puis il entreprit de rechercher sa sœur. Celle-ci se trouvait dans la chambre de ses parents, assise sur leur lit, lisant un paquet de lettres.
Willy Oleson : Mais que fais-tu là ? Et que lis-tu ?
Nellie Oleson : Tu le vois bien ; je profite de la belle vie en ville. Et ce que je lis ne te regarde pas.
Willy Oleson : Dans ce cas, notre accord ne tient plus.
Nellie Oleson : Attends, je te ferai tes devoirs pendant trois semaines, alors.
Willy Oleson : C'est tout ? Tout le monde s'inquiète et te cherche. J'aurais sûrement une belle récompense pour t'avoir trouvée.
Nellie Oleson : Je le sais que tout le monde me recherche et j'en ris bien. Je te rendrais ta girafe.
Willy Oleson : C'était donc toi ?
Nellie Oleson : Bien sûr, qui veux-tu que ce soit d'autre ?
Willy Oleson : Rends-la-moi immédiatement !
Nellie Oleson : Voilà, voilà, j'y vais. Après, dépêche-toi de redescendre ou Madame Ingalls se fera du souci et enverra quelqu'un.
Nellie se dirigea dans sa chambre et revint avec une boîte dont elle sortit l'animal de l'arche de son frère, puis la referma en y mettant les lettres qu'elle n'avait pas finies. Willy redescendit et prit le paquet de sucre demandé ainsi qu'une bonne poignée de bonbons, avant de rejoindre Madame Ingalls.
Caroline Ingalls : Te voilà enfin Willy ! Je commençais à m'inquiéter. Pourquoi as-tu été si long ?
Willy Oleson : Oh, eh bien, vous savez, c'est dur de ne pas faire tomber tout le sucre à côté quand on s'appelle Willy !
Caroline rit, puis ordonna aux chevaux d'avancer. Un sourire aux lèvres, Nellie les regarda s'éloigner. Son frère ne l'avait donc pas trahie. Qu'il pouvait être bête ce Willy !
Le reste de l'après-midi fut troublé par l'arrivée de Grace, ou plutôt par le télégramme qu'elle apportait. Celui-ci venait des Oleson qui annonçaient leur retour au village pour le mercredi à venir, ou auparavant, en raison de l'état de santé de Madame Oleson...
Installées à la table de la cuisine, Caroline et Grace réfléchissent, Carrie à leurs côtés.
Caroline Ingalls : Mais qu'allons-nous faire ? Oh, si j'avais su...
Grace Snider : Mais nous la retrouverons avant mercredi.
Caroline Ingalls : J'espère, oui ! Mais que diront les Oleson ? Ils verront que je ne suis pas capable de surveiller des enfants. J'entends déjà les remarques sarcastiques de Harriet, quand j'irai au magasin avec Carrie. "Eh bien ? Madame Ingalls, vous gardez cette fille auprès de vous pour être sûre de ne pas la perdre." Mais ce sera encore pire si nous ne la retrouvons pas...
Grace Snider : Ne pensez pas de telles choses ! Je suis sûre que dans moins de deux jours, Nellie sera assise à cette table. Et puis, ce qui est arrivé, est arrivé ; nous ne pouvons rien y changer. Mais peut-être devrions-nous prévenir Nels et Harriet ?
Caroline Ingalls : Pour leur dire quoi ? "Nous avons perdu votre fille, mais restez tranquilles, nous allons la retrouver." Je ne veux pas trop inquiéter Madame Oleson.
Grace Snider : Ce qui me paraît bizarre, c'est qu'ils n'aient pas encore trouvé Nellie, alors qu'ils ont presque parcouru la moitié du pays...
Caroline Ingalls : Que voulez-vous dire ?
Grace Snider : Eh bien, une petite fille comme Nellie ne pourrait pas parcourir une aussi grande distance en si peu de temps. Et puis, elle a été habituée à une vie agréable. Je ne pense pas qu'elle partirait loin, sans rien à manger, et surtout toute seule, dans la nuit notamment. Peut-être se trouve-t-elle plus près du village que nous ne le pensons...
Caroline Ingalls : Mais vous avez raison ! Pourquoi ne pas y avoir songé avant. Reste à savoir où elle est allée...
Grace Snider : Il a fallu qu'elle trouve un refuge, là où personne ne pourrait la trouver. Peut-être l'église...
Caroline Ingalls : Je suis entièrement d'accord avec vous. Hormis le dimanche, au moment de l'office, personne ne s'y rend. Si nous allions voir...
Les deux femmes, accompagnées de Carrie, se rendirent donc au village. Elles s'arrêtèrent devant les marches de l'escalier.
Caroline Ingalls (bas, à elle-même) : Oh Seigneur, faites que Nellie se trouve de l'autre côté de ces murs !
Grace Snider : Entrons ! Au moins, nous serons fixées. Mais je suis persuadée qu'elle est là. Faisons doucement, elle risquerait de partir en nous entendant arriver. Si vous voulez, je passerai par derrière ; prise en tenaille, elle ne pourra nous échapper !
Les deux femmes se séparèrent, avant de se retrouver, peu après, dans le bâtiment.
Caroline Ingalls : Nellie, es-tu là ? (N'obtenant aucune réponse) Il faut se rendre à l'évidence, elle n'est pas là non plus… Qu'allons-nous faire ? Mais qu'allons-nous faire ?
Grace Snider : Je ne sais pas... Mais nous devrions rentrer. Qui sait ? Peut-être qu'ils l'ont retrouvée.
Caroline Ingalls : C'est ce que nous ne cessons de répéter, et pourtant nous n'avons toujours aucune nouvelle. Enfin... Je me demande bien comment tout cela va finir.
Grace et Caroline retournèrent à la petite ferme. Arrivées au niveau de la colline surplombant la propriété, elles aperçurent les trois enfants jouant dans la cour.
Caroline Ingalls : Une chose est certaine, les filles se sont beaucoup rapprochées de Willy, surtout depuis que sa sœur n'est plus là.
Grace Snider : Eh oui, à quelque chose, malheur est bon. Vous verrez, dans quelques jours à peine, vous regretterez d'avoir retrouvé Nellie !
Caroline Ingalls : Grace !!!
Alors qu'elle était occupée à faire son repassage, Caroline fut interrompue par l'entrée de Charles.
Charles Ingalls : Caroline ? C'est moi.
Caroline Ingalls : Oh, Charles ! vous ne l'avez donc toujours pas retrouvée.
Charles Ingalls : Hélas, non ! Mais je ne perds pas espoir. Je change de monture, et je repars immédiatement.
Caroline Ingalls : Attends (Saisissant un morceau de pain et du jambon.)Prends ça ! Tu dois être affamé
Au moment de ressortir, il se heurta à Willy et Laura qui se ruèrent dans la maison.
Laura Ingalls : Maman, est-ce que je peux aller pêcher avec Willy.
Caroline Ingalls : Voyons, il se fait tard ! Non, vous y irez demain.
Laura Ingalls : Mais s'il te plaît...
Caroline Ingalls : Quand je dis non, c'est non !
Le lendemain, leur petit déjeuner à peine avalé, Willy et Laura, partirent, leur canne à pêche sous le bras. Caroline s'apprêtait à faire une tarte, quand elle remarqua qu'elle n'avait plus de sucre.
Caroline Ingalls : Mary, tu peux descendre s'il te plaît.
Mary Ingalls : Bien sûr maman !
Caroline Ingalls : J'ai besoin de ton aide ! Je n'ai plus de sucre, mais je sais qu'il y en a encore au magasin. Comme nous avons perdu les clés, nous ne pouvons plus y entrer, si ce n'est par le soupirail que m'a montré Willy. Hélas, seul un enfant peut y passer. Il faudra donc que tu m'accompagnes.
Mary Ingalls : D'accord, Maman. Je vais me recoiffer et j'arrive.
Caroline Ingalls : Merci Mary. Je vais atteler le chariot ! Prépare aussi ta petite sœur.
Une fois en chemin, Mary engagea la conversation.
Mary Ingalls : Tu sais Maman, il ne faut pas t’en vouloir. Papa et toi avez agi comme il le fallait. Elle méritait d’être punie : vous avez été juste avec elle. C’est Nellie qui devrait se remettre en question. Elle est la seule coupable.
Caroline Ingalls : Je sais bien Mary… Mais ton père et moi aurions dû être plus prudents. Si les Oleson nous ont confié Nellie, c’est parce qu’ils nous faisaient confiance et qu’ils étaient sûrs qu’avec nous, elle serait en sécurité. Hélas, les événements ont pris une autre tournure. Il ne nous reste plus que nos prières pour espérer la retrouver sauve…
Mary Ingalls : Tu as raison. J’y penserai ce soir, avant de m’endormir.
Caroline Ingalls : C’est bien Mary… Tu es tellement raisonnable. Je suis très fière de toi.
Mary Ingalls : Merci Maman.
Lorsque le chariot franchit le pont, Caroline et Mary furent immédiatement surprises par la foule qui était attroupée devant l’église.
Caroline Ingalls : C’est étrange... Que font-ils tous là-bas ? La messe n’a pourtant pas lieu à Walnut Grove ce dimanche.
Mary Ingalls : Il a dû se passer quelque chose.
Caroline Ingalls : Tu as raison. Allons voir ça !
Caroline rangea le chariot près du magasin, puis toutes deux s’approchèrent du petit groupe.
Caroline Ingalls : Bonjour ! Je suis étonnée de voir tant de monde au village. L’office a-t-il quand même lieu aujourd’hui ?
Madame Foster : Non, non Caroline, vous avez raison. Mais Mademoiselle Beadle nous a appris la disparition de Nellie Oleson.
Caroline Ingalls (d’un ton amer) : Je vois que les nouvelles se savent vite… Mademoiselle Beadle : Je suis désolée Caroline, mais je ne pensais pas à mal. Je me suis dit qu’en alliant nos forces, nous aurions plus de chances de retrouver Nellie.
Caroline Ingalls : Mais Charles et Isaïah sont déjà partis à sa recherche. Ils la retrouveront.
Docteur Baker : Le pays est grand pour deux hommes. La petite a pu prendre le train. Il faut passer des annonces dans les grandes villes et organiser des groupes de recherches.
Monsieur Hanson : Le docteur a raison ! Acceptez notre aide. Ce sera plus simple pour Isaïah et Charles. Nous les relaierons et ils pourront ainsi se reposer. Et puis nous sommes tous redevables des Oleson. Il n’est qu’à constater comme nous avons tous besoin de leur magasin depuis qu’ils sont partis.
Caroline Ingalls : Je ne sais que dire… Tout simplement merci pour votre gentillesse à tous.
Hans Dorfler : C’est normal Madame Ingalls. Que ceux qui ont besoin de faire ferrer leurs chevaux viennent me voir à la forge.
Aussitôt, les hommes reprirent leur monture et suivirent le forgeron. Mademoiselle Beadle posa sa main sur le bras de Caroline, plus émue que jamais.
Mademoiselle Beadle : Quelle belle solidarité. Avec tous ces hommes qui partiront à sa recherche, elle ne pourra qu’être retrouvée !
Caroline Ingalls : Oui, vous avez raison. Merci, encore une fois.
Mademoiselle Beadle : Mais je vous en prie. Je suis désolée, mais je dois rentrer. Je dois prendre la diligence, tôt demain matin, pour aller chez ma mère à Chicago. Vous m’enverrez un télégramme lorsque vous aurez des nouvelles, hum ?
Caroline Ingalls : Bien sûr ! Je vous souhaite un bon séjour. Au revoir. (A Mary) Leur aide me touche, vraiment… Mais j’ai peur qu’elle ne soit pas suffisante. Qu’allons-nous faire si nous la retrouvons pas ? Comment l’annoncer aux Oleson.
Mary Ingalls : Ne t’inquiète pas Maman. Ils vont la sauver ! Papa et Isaïah ont bien réussi à retrouver Laura, dans la montagne.
Caroline Ingalls : Oui, mais Laura savait se débrouiller en pleine nature. Pas Nellie ! Il a pu lui arriver tellement de choses…
Mary Ingalls : C’est pour ça qu’il faut continuer à espérer. Et je pense que Papa aura faim en rentrant. Ta tarte parviendra sûrement à le remotiver. Caroline Ingalls : Cuisiner me semble tellement insignifiant à côté de la disparition de Nellie. Il me faut aussi participer et la seule façon c'est en faisant une tarte pour remercier tous ces chercheurs.
Mary Ingalls : Tu as raison ! Je vais aller te chercher le sucre Reste ici dans le chariot en attendant.
Mary s’approcha du Oleson’s Mercantile. Elle repéra le soupirail qui lui semblait avoir déjà été enlevé et s’agenouilla. Il ne lui fut pas difficile d’ouvrir la grille. Elle parvint à se glisser dans la cave.
Ses yeux mirent du temps à s’habituer à l’obscurité ; la seule lumière provenant des soupiraux. Elle se dirigea tant bien que mal, entre les cagettes de bois et les tonneaux et finit par trouver l’échelle qu’elle gravit. Mais la trappe résistait ; elle ne parvenait pas à l’ouvrir. Enfin, elle céda sous son poids et s’ouvrit dans un effroyable grincement.
Nellie était assise sur son lit et lisait un de ces romans que sa mère lui interdisait de toucher. Elle avait à ses côtés un bocal rempli de sucres d’orge. Soudain, son attention fut détournée par un bruit qui semblait provenir de l’étage inférieur. Etait-ce Willy qui était revenu ? Ou bien un voleur ? Que faire ? Elle ne le savait pas et resta pétrifiée sur son lit.
Au-dessous d’elle, Mary parvenait enfin dans le magasin. Il y faisait sombre et certaines ombres dans les recoins l’inquiétaient. Elle se dépêcha de rejoindre le comptoir et prit le sucre qui lui était nécessaire. Le magasin vide était inquiétant et oppressant. Le bois du plafond craquait et on eût dit que quelqu’un se promenait à l’étage supérieur…
Nellie avait quitté sa chambre et se tenait près de l’escalier. Cette fois-ci, elle avait entendu non seulement des pas, mais aussi le bruit du papier. Elle n’était pas seule ! Et il ne pouvait s’agir de son frère qui serait monté lui donner des nouvelles des habitants qui la recherchaient. La panique l’envahit ! Son père avait certes un fusil, mais il était au salon et pour y accéder, elle devait passer par le magasin ! Elle décida de rester immobile et d’attendre que le voleur parte avant d’aller constater les dégâts.
Mary remit la pelle qui lui avait servi à prendre le sucre là où elle l’avait trouvée et se dépêcha de rejoindre l’escalier. Elle descendit quelques marches et referma la trappe.
Nellie comprit que la personne était enfin partie. Elle s’arma de courage et descendit l’escalier à pas de souris pour être certaine de ne pas se faire remarquer. Arrivée au bas des marches, il lui sembla que rien ne manquait. Elle s’approcha du comptoir et commença à parcourir les différents rayons.
Mary s’apprêtait à repasser par le soupirail quand elle se rendit compte qu’elle avait oublié sa capeline. Il lui fallait donc remonter même si le calme de cette grande maison l’inquiétait. Elle rouvrit la trappe et se mit à hurler, d’abord de terreur puis de stupéfaction ! Devant elle une ombre était apparue, Nellie Oleson, dont la peur pouvait aussi se lire sur le visage.
« Nellie, que fais-tu là ? », furent les seuls mots que Mary pût prononcer.