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Petites histoires

Série : Stargate SG-1
Création : 15.12.2009 à 23h02
Auteur : nenette 
Statut : Terminée

« J'ouvre cet épisode qui est destiné à Creep. Merci de ne rien mettre dedans. » nenette 

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PETITES HISTOIRES EN TOUT GENRE


nenette  (15.12.2009 à 23:03)

Je voudrais remercier Nenette d'avoir ouvert cet épisode pour moi. On ne peut pas en écrire deux à la fois visiblement.

Je compte poster plusieurs histoires courtes, des OS, avec ou sans rapport les uns avec les autres sur divers persos de Stargate.

Enjoy !

 


creep  (15.12.2009 à 23:07)

Cette fic alterne les points de vue de plusieurs personnages.

 

Jack

Je grogne en rajustant ma cravate, j’ai toujours détesté être déguisé en pingouin. D’habitude je trouve toujours une excuse pour éviter les grandes réceptions, mais le Général Hammond s’était montré très persuasif, il m’avait tout simplement ordonné d’honorer les sénateurs et autres politiciens véreux de ma présence. Ne pas y aller aurait été passible d’une condamnation pour désobéissance à un supérieur. J’ai donc du me résoudre à venir. J’aurais tant voulu être à la place de Teal’c, en temps qu’alien, il n’a pas le droit de se montrer en public, il est donc dispensé de venir.  Je tente d’afficher un sourire le plus naturel possible, tentant au mieux de masquer ma non-envie d’être ici. Une femme m’agrippe le bras et me traine de force en direction du sénateur Kinsey.

- Ecoutez, je sais que ça vous déplait d’être ici, mais vous n’avez pas le choix et essayer d’être poli, c’est lui qui vote le budget du SGC. Vous avez réussi à débarrasser la galaxie des réplicateurs et d’Anubis, il y a un mois, il faut bien fêter ça. Mais si vous voulez que le programme Stargate continue, il faut obtenir des crédits.

Et voilà, le but de cette soirée résumé en quelques mots, l’argent et Kinsey. On n’est pas vraiment ce que l’on peut appeler les meilleurs amis du monde, non soyons honnêtes, on se déteste cordialement, je n’ai jamais particulièrement apprécié les sénateurs, mais je dois dire que je n’ai jamais autant ressenti l’envie de mettre mon poing dans la gueule  de quelqu’un. Je m’avance et sourit tant bien que mal à l’homme aux cheveux blancs et à l’air arrogant qui se tient devant moi.

- Général O’Neill, me salue t-il

- Sénateur Kinsey, quel plaisir de vous voir ici !

A en juger par le regard qu’il me lance, il a du percevoir l’ironie dans ma voix. Ma cavalière sentant que la situation risquait de devenir tendue et m’a entrainé plus loin, ma mission de saluer l’autre abruti étant accomplie, je peux souffler. Je jette un coup d’œil à ma montre et soupire bruyamment, ça ne faisait que cinq minutes que j’étais là et pourtant j’étais persuadé qu’une éternité s’était écoulée.

Que peuvent bien faire Danny Boy et Carter ? Ils avaient eux aussi été sommés de venir, auraient-ils trouvé un moyen d’échapper à ce calvaire ? Non ça n’était pas leur genre, ils s’étaient toujours acquittés de toutes leurs obligations. Ma cavalière me fausse compagnie, après tout elle n’est là que pour me chaperonner. Hammond l’avait désignée, c’était une habituée de ce genre de missions, faire passer les militaires pour de gentils toutous. Elle fait partie de ces gens qui travaillaient dans l’ombre au SG-C, ceux dont on ignore l’existence. Une chargée des relations publiques avec les sénateurs.  Une main me tapote l’épaule, je me retourne, prêt à envoyer balader celui qui avait osé me tirer de mes pensées.

- Daniel, vous êtes en retard !

- Un accident sur la cinquième.

 

Daniel.

J’avais eu tout le mal du monde à nous extirper de l’enfer des bouchons, un bus avait eu la bonne idée d’aller s’encastrer dans un réverbère, causant une pagaille monstre. Finalement Sarah, celle avec qui je partage ma vie depuis qu’on lui a extrait Osiris de la tête, avait pris le volant. Elle avait commis une bonne dizaine d’infractions au code de la route et nous étions enfin arrivés à bon port, légèrement en retard, mais pas trop. C’est tout naturellement que j’avais saisi son bras en entrant dans les impressionnants locaux sénatoriaux. J’avais eu le droit à quelques regards admiratifs, enfin, ils étaient plus destinés à Sarah qu’à moi.

 Nous étions entrés dans l’immense salle de réception et j’avais poussé un énorme soupir de soulagement, il manquait encore beaucoup de monde. J’avais scruté la pièce à la recherche d’un visage familier et avait fini par reconnaitre Jack.  Je m’étais empressé d’aller le saluer.  Nous avons discuté de tout et de rien histoire de faire passer le temps, sa cavalière était revenue en souriant et avait annoncé que le revote du budget était en bonne voie. J’avais oublié le but de cette soirée, l’argent. 

Et puis Jack a fini par me demander si je savais quand devait arriver Sam. C’est avec un air désolé que j’ai répondu par la négative non sans lui avoir assuré qu’elle viendrait. Il est de notoriété publique au sein de la base que ces deux là nourrissaient des sentiments plus qu’amicaux. Malheureusement ils semblent être les seuls à ne pas s’en être aperçu, ou plutôt font ils tout pour l’ignorer. Encore plus maintenant que Sam sort avec ce flic, Pete. Je n’aime pas dire du mal des gens mais je dois avouer que je n’ai aucune sympathie pour ce type, ennuyeux, inintéressant, vaniteux, stupide, bref pas du tout assorti à Sam. Je pense qu’elle sort avec lui parce qu’il lui montre de l’amour, chose à laquelle elle a fini par renoncer avec Jack après de longues années d’attente. Toujours est-il, qu’elle aime toujours Jack, ça se voit rien qu’à sa façon de le regarder. Tiens, la voilà justement qui arrive… au bras de son looser de petit ami, ha, ça ne vas pas plaire à Jack. Au vu de la grimace qu’il fait, j’ai vu juste.

 

Sam

C’est la dernière fois que je laisse Pete prendre un de ses raccourcis, il s’est perdu et on a du demander notre chemin plusieurs fois parce que môssieur est incapable de retenir l’itinéraire qu’on lui indique. C’est pourtant simple, gauche, la troisième à droite, puis sur la septième… Je suis en colère, c’est un peu excessif, Pete est un homme bien pourtant, il m’aime. M’aime. Cela suffit-il ? Depuis que j’ai appris que le  Général et Kerry  -quelle pétasse ! - ont rompu, je dois avouer que mon esprit est confus.  Nous entrons, il s’accroche à mon bras comme un chien à son os.

 Je perçois les regards appuyés des quelques politiciens que je croise. Je déteste qu’on lorgne dans mon décolleté, je réprime une furieuse envie de gifler Kinsey quand il vient me saluer, ou plutôt mes seins, vu qu’il n’a pas daigné lever les yeux, trouvant sans doute le spectacle plus intéressant. Et Pete qui ne fait rien, il se contente de sourire bêtement et de féliciter le Sénateur pour sa politique. Mais quel  faux-cul ! Lui qui le critique tout le temps lorsqu’on est ensemble. Il n’est pas capable d’assumer ses propres opinions, pas comme le Général O’neill, rien que d’y penser, je sens le feu me monter aux joues.

Où est-il d’ailleurs ? Je tourne la tête dans tous les sens et fini par l’apercevoir en compagnie de Daniel et Sarah et de son chaperon. Ni une ni deux, je vais à leur rencontre, entrainant Pete, en plein léchage de cul avec Kinsey. Il me réprimande pour avoir coupé court à leur conversation sans sommation. Je lâche que j’ai envie de saluer mes amis et que le Sénateur n’en fait pas partie. J’ai peut-être été un peu dure. Je lui adresse un air désolé, légèrement mal à l’aise avec le fait de l’avoir fait passé pour un impoli. Je ne peux m’empêcher de ressentir une immense tristesse. Je secoue la tête et accélère le pas, Daniel et Jack ne m’ont pas encore vue. Ah si, Danny fait un signe de tête au Général dans ma direction, il m’adresse un grand sourire. Je le lui rends volontiers, laissant mes yeux s’attarder sur son smoking. Très sexy. Ma gorge se serre à cette pensée.

J’ai renoncé à lui. J’ai essayé, mais rien à faire, il est toujours dans mes pensées. Je soupire et ferme les yeux pour retenir les larmes qui commencent à monter. J’arrive enfin à sa hauteur et je le salue, ainsi que Daniel et Sarah. La présence de Pete ne semble pas enchanter le Général. Il lui adresse un simple bonjour pas très chaleureux, l’air de dire « hey tête de con ». Cette situation est embarrassante. Il sourit et me détaille, aucune parcelle de mon corps n’échappe à ses yeux chocolat. Je sens la chaleur me monter aux joues, je dois surement être rouge comme une tomate. Il s’attarde légèrement sur ma poitrine, c’est sur que ma robe en dévoile plus que l’habituel treillis que je porte au SG-C. Je ne lui en veux pas, à vrai dire je suis flattée, il est le seul homme dont j’apprécie les regards, euh Pete aussi, mais c’est pas pareil. « Parce que Jack, il te fait plus d’effet qu’aucun autre homme sur Terre et que tu l’aimes » me souffle une voix dans ma tête. Au son du grognement presque imperceptible qu’il pousse, je juge qu’il a du apprécier la vue. Je lui décroche mon plus beau sourire, le « spécial Jack » comme dirait Daniel. Pete se racle la gorge, il a du remarquer notre petit manège.

 

Jack

Mon sang n’a fait qu’un tour lorsque je l’ai vue s’approcher…au bras de Pete, il est d’un ridicule dans son costume, en plus il affiche sur sa bonne tête de vainqueur, un air supérieur, dans le genre, moi des réceptions comme ça j’en fais tout les jours. Ri-di-cu-le. Idiot, stupide, crétin, faible. Qu’est ce qu’elle peut bien lui trouver ? Il n’a vraiment rien d’extra. Alors qu’elle, elle est magnifique, sa robe noire épouse parfaitement ses formes, sublimant son corps.

Je soupire, Samantha Carter m’est désormais inaccessible, non pas qu’elle l’ait vraiment été par le passé, mais maintenant c’est plus flagrant, nous ne rions plus come avant. Daniel me donne un coup de coude. Elle est en face de moi. Je la scrute, enfin mater serait plus exact, mais ça n’a pas l’air de la déranger, au vu du regard qu’elle me lance, j’irais même jusqu’à dire qu’elle aime ça. Pourtant, elle a déjà quelqu’un même si c’est un abruti. Elle semble triste, sa vie avec Super-Flic ne serait elle pas aussi rose que je le pensais ? Les paroles de Daniel me reviennent en mémoire : « Vous savez très bien que si elle est avec lui, c’est parce qu’il lui a dit ce que vous n’avez jamais osé lui avouer, elle s’est résignée à se contenter de lui, à défaut de vous avoir », j’avais répondu à l’archéologue qu’il se trompait, qu’elle m’avait oublié, mais là force est de constater que mon ami avait raison. L’espace d’une seconde, j’ai l’impression de voir des lueurs de désir danser dans les yeux de mon second, rapidement remplacées par un voile de tristesse. Pete signale sa présence, rompant le charme. Il n’a pas du apprécier notre échange.  Je le vois entrainer Sam un peu plus loin.

 

Sam

Pete me tire à l’écart des invités, il n’a pas l’air content.

- Je peux savoir à quoi tu joues, Sam ? Tu flirtes avec ton supérieur ?

Ces paroles me coupent le souffle, non, je n’ai pas…nous n’avons pas…si, comme avant, avant Pete, avant Kerry, avant qu’il ne quitte SG-1.

- Non, je…

- Tu veux une promotion, c’est ça, alors tu le dragues parce que tu as compris qu’il n’est pas insensible à tes charmes ?

Je suis estomaquée, comment ose-t-il ? Je me mets à hurler.

- Comment oses-tu dire ça ?

- Ecoute tu vas devoir faire un choix, c’est lui ou moi ! Vous avez débarrassé la galaxie de toute menace, quitte le SG-C et viens vivre avec moi.

Je reste interdite, quitter le SG-C, renoncer à la porte des étoiles, à Daniel, Teal’c…à…Jack ? Il ne pense quand même pas que je suis capable de démissionner pour lui, je n’ai pas pu pour Jack, alors surement pas pour Pete.

- Sam, je fais ça pour ton bien, j’ai vu à quel point tu es triste depuis quelque temps.

C’est parce que Jack, n’est plus avec Kerry espèce d’idiot !

- Sam, démissionne, tu n’as pas besoin de tout ça, ni deux, dit-il en pointant son menton graisseux en direction de Jack et Daniel.

Cette fois s’en est trop, je le gifle.

- Tout est fini. Tu es incapable de me comprendre, va t’en.

Il marmonne des excuses, mais je détourne la tête, un seul homme n’a jamais été capable de me comprendre, de lire en moi comme dans un livre ouvert, Jack.  Pete s’en va, merde, il va prendre la voiture, comment je vais faire pour rentrer ? Je m’assieds sur les marches et enfouis ma tête dans mes bras.

 

 

Daniel

Nous observons Pete et Sam a travers les vitres du bâtiment, ils sont en train de se disputer, Sam lui assène un gifle monumentale, il s’en va. Je jette un coup d’œil à Jack, il reste la, immobile. Mais va le voir bon sang ! Contre toute attente Sarah prend les choses en main, elle se plante devant mon ami.

- Vous devriez aller la consoler.

- Pourquoi ? Je suis sans doute la dernière personne qu’elle a envie de voir.

- Je ne pense pas, et si vous voulez mon avis, je mettrais ma main à couper que vous étiez la cause de cette dispute.

Je décide d’intervenir à mon tour, inspirant un grand coup avant de sortir des arguments qui je l’espère achèveront de convaincre mon ami.

- Jack, elle vous aime toujours, vous le savez. Ce soir, plus que jamais elle a besoin de vous. Allez lui dire ce qu’elle veut entendre.

- Mais le règlement ?

- Vous pourrez toujours démissionner et réintégrer le SG-C en tant que civil, en plus vous vous plaignez tout le temps de la paperasse qui incombe à votre grade de Général. Qu’avez-vous à perdre ?

 

Jack

Rien. Je n’ai plus rien à perdre. Je sors et m’assied aux cotés de Carter. Elle ne s’aperçoit pas de ma présence. Son corps est parcouru de spasmes, elle pleure. Je n’ai jamais été très doué pour remonter le moral des gens, je ne sais jamais par quoi commencer. Je pose une main sur son épaule nue. Elle sursaute et relève la tête. Je vois les trainées humides sur ses joues laissées par des larmes. Je glisse mon bras derrière son dos et l’approche de moi. Elle pose sa tête sur mon torse. Je caresse ses cheveux, elle semble s’apaiser. Le plus dur me reste à faire, parler.

- Pete ?

- C’est fini, il est parti, j’ai rompu.

- Pourquoi ?

- Vous savez très bien.

- Dites-moi.

Elle se défait de mon étreinte et baisse la tête, elle ne veut pas affronter mon regard. C’est à moi de le lui dire en premier, c’est ça qu’elle attend.

- Je serais toujours là pour vous Carter, toujours.

Elle se lève, je me redresse à mon tour. Elle esquisse un mouvement de départ mais je lui attrape le bras.

- Lâchez-moi !

- Non !

 

Sam

Je m’arrête brusquement, surprise. Il me prend dans ses bras et me serre aussi fort qu’il peut. Cette fois je ne chercher plus à me dérober, je laisse la chaleur de son corps m’envahir. Je me sens bien, cela ne m’étais plus arrivé depuis si longtemps. Il relève mon menton du bout des doigts et son pouce caresse mes lèvres. Je plonge mon regard dans ses yeux chocolat, pour l’encourager. Je ne veux pas qu’il se défile, peut importe les conséquences, j’ai besoin de lui, plus que jamais. Il approche son visage, sa bouche effleure la mienne, je sens son souffle, c’est à moi de parcourir le reste du chemin. Je dépose un baiser sur ses lèvres. Il place sa main derrière mon cou et m’embrasse passionnément. Je sens sa langue titiller mes lèvres, demandant l’autorisation de s’aventurer plus loin. J’entrouvre la bouche, nos sens se mêlent, je sens mes jambes défaillirent face au jaillissement de bonheur qui s’empare de mon corps. Une habile main m’empêche de tomber, me serrant contre son corps. Le manque d’oxygène nous oblige à nous séparer, j’entends sa respiration anarchique et nous nous regardons.

- Je t’aime Sam.

Il l’a dit, je ne peux y croire, je souris et capture ses lèvres dans un fougueux baiser.

- Je t’aime Jack.

Il  sourit.

- Je vais démissionner et revenir en tant que civil, maintenant que je t’ai Samantha Carter, je n’ai pas l’intention de te laisser partir.

- Je n’ai pas l’intention de m’en aller.

- Tu acceptes tout de même de partir d’ici pour venir dans mon chalet ?

- Oui, je te suivrais n’importe où.

- Alors allons-y, au fait, je t’ai dit que je t’aimais ?

Je ris, ce que je peux être mordue de cet homme !


creep  (15.12.2009 à 23:16)

LE BAR

Une jeune femme blonde vêtue d’une veste de cuir et d’un vieux jean pénétra dans le bar, faisant tinter les clochettes suspendues au plafond en ouvrant la porte. Elle s’installa au comptoir et fixa le barman.

- Comme d’habitude ?

- Non, pas aujourd’hui, ce sera une margarita, répondit-elle avec un grand sourire.

 - Et puis-je savoir quelle est la raison de ce brusque changement ?

- Je suis heureuse, où du moins je vais l’être dans quelques minutes.

Ses lèvres s’étirèrent de plus belle et ses yeux se mirent à briller.

Dans le fond de la salle, deux femmes fixaient cette mystérieuse inconnue, l’air mauvais. Très maquillées et au look vulgaire, elles grimacèrent en la reconnaissant.

- Je te dis que c’est Samantha Carter.

- Mais tu as raison, Lucy !

- On parie qu’elle a raté sa vie ? Viens allons la voir, comme au bon vieux temps.

Les deux femmes s’avancèrent en direction de Sam qui sirotait sa margarita, les yeux perdus dans le vague. Elle perdit son sourire en reconnaissant les intruses.

- Lucy, Ann, qu’est ce que vous faites ici ?

- On prend un peu de repos, après une journée de shopping.

La scientifique leva les yeux au ciel, elles n’avaient pas changé depuis le lycée, toujours aussi superficielles.

- Et toi qu’est ce que tu deviens ? Mariée ? demanda Lucy.

- Non.

- Ça ne m’étonne pas, rétorqua Ann.

Sam dut se faire violence pour ne pas lui mettre son poing dans la figure.

- Et ton boulot, tu es devenue scientifique alors ? s’enquit Lucy.

- Oui, en astrophysique, répondit Sam, de plus en plus excédée par la présence des deux femmes.

Le tintement de la cloche d’entrée retentit dans la salle, laissant entrer un homme, un militaire aux cheveux grisonnants qui arborait un immense sourire. Il scruta la salle du regard et se dirigea vers le comptoir.

- Waouh, mate moi ça, Lucy, il m’a l’air pas mal.

- Il vient par ici !

En effet, l’homme se dirigeait vers elles, des étincelles dansaient derrière ses prunelles marron. Il semblait plus heureux que jamais. Il s’arrêta à hauteur de Sam, ignorant totalement les deux femmes qui tentaient désespérément de l’aguicher.

- Colonel Carter ! la salua-t-il avec un soupçon de malice dans la voix.

- Général O’Neill, répondit-elle d’un ton sensuel.

- C’est fait !

A peine eut-il prononcé ces mots que Sam sentit son cœur s’emballer. Elle approcha son visage du sien et plongea ses yeux bleus dans son regard chocolat. Il plaça une main sous son menton et l’attira plus près de lui. Ne brisant pas leur contact visuel, leurs lèvres entrèrent en contact avec douceur. Leurs bouches s’entrouvrirent et ils mêlèrent leurs sens dans un baiser langoureux. A bout de souffle, ils se séparèrent en souriant. Les deux femmes continuaient de les fixer, hébétées.

- Vous vous connaissez ?  demanda Lucy. Enfin, je veux dire….

- Des amis à toi Sam ? l’interrompit Jack. J’ai le droit de dire Sam, non ? On s’est embrassé après tout.

- Tout ce que tu veux mon Général, répondit la jeune femme, mutine. Et la réponse à ta question est non.

Jack se tourna vers le deux femmes et les fusilla du regard.

- Alors qu’est ce que vous faites là ?

- Ben, on, euh…

- Elles venaient s’assurer que ma vie était pourrie.

- Et elle l’est ? questionna Jack.

- Plus maintenant.

- Vous savez quoi ? s’énerva le militaire en s’adressant aux deux intruses, Sam est Colonel dans l’armée, un des meilleurs éléments de la base et la meilleure scientifique de cette planète, alors je suis en mesure de dire qu’elle a très bien réussi.

- Tu as oublié de dire que j’avais un homme ultra sexy dans ma vie.

Lucy et Ann tournèrent les talons, émettant un soupir de frustration et partirent à toute volée du bar.

- Un verre pour madame. Margarita. Et un scotch bien tassé pour moi.  

- Je suppose que c’est vous la raison de votre changement, demanda le barman à Sam.

- Oui, c’est lui.

Sam se tourna vers Jack et captura ses lèvres. Le militaire sortit une enveloppe de sa poche.

- Voici ma lettre de démission et mon ordre de réaffectation au SG-C en tant que civil. Alors ai-je le droit de passer un weekend avec toi dans mon chalet ?

- Le reste de nos vie oui ! répondit la jeune femme dans un immense sourire.

Le barman contempla le couple, ils semblaient plus heureux que jamais, comme s’il avaient attendu ce moment depuis des années.  


creep  (22.12.2009 à 19:15)

DESCENTE AUX ENFERS

Bon, cet OS est interdit aux moins de seize ans.  

Voilà deux jours que Sam avait été tirée des griffes de Ba’al, elle était assise dans son labo, seule attendant les autres. Elle se leva et entra dans les toilettes. La jeune femme contempla son reflet dans le miroir, elle avait les traits tirés, les cheveux en bataille, le visage creusé. Elle faisait peur. Elle ferma les yeux, une larme vint s'écraser sur sa joue, elle la chassa d'un geste vif et prit une grande inspiration pour chasser la boule qui s'était formée dans sa gorge. Elle n'était plus que l'ombre d'elle même, Ba’al avait réussi là où tous ses bourreaux avaient échoué, il l'avait brisée. Sam n'avait pratiquement pas dormi depuis son retour, chaque fois qu'elle fermait les yeux, les souvenirs de sa captivité l'assaillaient, l'empêchant de trouver le sommeil. Elle tendit sa main, ouvrit le robinet et se passe de l'eau sur le visage. Elle trembla au contact glacé du liquide sur sa peau. Elle retourna s'asseoir dans son labo.

 

Jack se leva en grimaçant, il était encore tôt, le soleil n'était pas levé. Il passa une main derrière sa nuque et se laissa retomber mollement sur le lit. Il repensa à sa stupeur lorsqu’il avait découvert que son second était encore en vie. Il aurait voulu tuer Ba’al de ses propres mains, lui faire payer tout ce qu'il avait fait endurer à Sam. Lorsque son corps consentit enfin à bouger, il s'habilla et partit en direction de Cheyenne Mountain. Le militaire s'arrêta quelques instants au pied de l'immense montagne. Sam était revenue et pourtant quelque chose n'allait pas, il le sentait.  Lui non plus n'était pas au meilleur de sa forme, la fatigue due à ses nuits de cauchemars se faisait sérieusement ressentir. Il inspira un grand coup et entra.

 

 DING ! Le bruit de l'ascenseur tinta dans le couloir. Les portes s'ouvrirent sur Jack, qui se dirigea prestement vers le labo. Sam était affalée sur une chaise, l’air perdue. Il lui lança un sourire sans conviction qu'elle ne prit pas la peine de lui rendre. Il s'assit en face d'elle et la fixa. Elle soutint son regard, aucun des deux ne semblait vouloir décrocher ses yeux des pupilles de l'autre. Comme mus par une soudaine inspiration, ils se levèrent en même temps et se toisèrent du regard.

Ils restèrent silencieux un moment, ne cessant de fixer l'autre. Ils se rapprochaient, telles deux aimants. Chacun sentait la détresse de l'autre. Leurs bras se frôlèrent. Ils étaient incapable de penser, leurs corps avaient pris le contrôle de leur être, l'angoisse qu'ils ressentaient s'était volatilisée. Jack plaqua la jeune femme contre le mur et entreprit de défaire sa ceinture. Son pantalon tomba au sol, suivi par celui de Jack. Ils se débarrassèrent avec rage de leurs teeshirts, les envoyant voler à l’autre bout du labo. Le militaire envoya valser le soutient gorge de son second, libérant ainsi sa poitrine de son étau. Il pressa son bas ventre contre celui de la jeune femme qui put sentir l’intensité de son désir, elle gémit à ce contact et plongea sa main dans le boxer de son supérieur. Jack grogna et arracha la culotte de Sam, dernière barrière entre eux. Il fit courir ses doigts sur l’intimité de la jeune femme, lui arrachant un cri de plaisir. Leurs bouches n’en finissaient plus de parcourir de corps de l’autre, laissant des trainées brûlante sur leur peau, mais jamais elles ne s’unissaient. D’un puissant coup de rein, le militaire pénétra sa partenaire qui enfonça ses ongles dans son dos. Ils se mêlèrent avec violence, leurs lèvres ne se rencontrèrent jamais. Ils haletaient, ne se souciant que du contact brûlant de leurs peaux. Toute trace de peur les avait quittés. Ils s'unissaient dans une dans étreinte animale, incapables de penser, de réfléchir à leurs actes. Brusquement, leur folie cessa. Ils retournèrent à leur travail, sans échanger un seul mot, un seul baiser. La journée se déroula sans incident et ils rentrèrent chez eux.

 

Le soir venu, Jack frappa à la porte de Sam, elle ouvrit et de nouveau ils s’unirent, sans tendresse, sans baiser, sans un mot. Seule leur respiration saccadée troubla le silence. Le militaire rentra chez lui, il ne passa pas la nuit à l'appartement de la belle jeune femme. Ils avaient trouvé un moyen de se débarrasser de leurs problèmes, pendant les courts instants qu'ils passaient l'un avec l'autre, mêlant leurs corps, leur cerveau cessait de fonctionner. Leur manège durait depuis deux semaines, la fréquence de leurs rencontres s'intensifiait. Ils avaient un accord tacite, on se parle pas, on ne s'embrasse pas, on se sépare à la fin, pas question de dormir ensemble. Ils s'étaient trouvé une drogue, le corps de l'autre. Mais plus le temps passait, plus chaque retour à la réalité devenait dur, leurs peurs se renforçaient. Ils étaient des junkies, qui à chaque prise s'enfonçaient un peu plus dans les ténèbres. Ils savaient qu'ils étaient en train de foutre leurs vies en l'air, mais, c'était trop tard, ils étaient dépendants. Accro à ce qu'ils ressentaient pendants leurs ébats. Rien. L'absence de tout sentiment, de toute angoisse. Ils ne dormaient pas mieux, mais goutaient juste à quelques heures par jours vides de toute pensée. C'était ça leur bonheur, ils avaient conscience qu'ils se faisaient plus de mal que de bien, mais encore une fois, ils ne pouvaient défaire ce qui avait été fait. Leur relation était purement charnelle, dénuée de tout sentiment. Ils avaient sombré dans une spirale infernale, succombant au péché de la chair.

 

Teal’c et Daniel avaient remarqué la détresse de leurs compagnons et avaient décidé de réagir, de les confronter, de les obliger à parler. Ils ne règleraient pas leurs problèmes en s’envoyant en l’air, leur malaise était bien trop profond.

Dans l’étroite pièce qui servait de salle d’interrogatoire, les deux militaires se regardaient en chiens de faïence, ne prononçant pas un mot. Une gêne s’installa, comme si tout deux venaient de prendre conscience de leur état, de leurs actes. Les yeux s’évitèrent et des larmes commencèrent à couler le long de leurs joues. Jack se leva et prit la jeune femme dans ses bras.

 - Pardon, pardon, on n’aurait jamais du faire ça.

- Non, répondit la jeune femme, la voix entrecoupée de sanglots.

- On va tout arranger, Carter, je vous le promets.

 

 Deux semaines plus tard, le calme était revenu au sein de SG-1, Sam avait repris du poids et Jack et elle dormaient à nouveau la nuit, ensemble. Ils avaient longuement parlé et avaient fini par s’avouer leurs sentiments, de junkies ils étaient passés au statut de couple, plus heureux que jamais.

Je ne suis pas satisfaite de ma conclusion et aurait bien arrêté l'OS après que Jack ait promis de tout arranger, mais il faut une fin, alors...

Fin de l'OS


creep  (31.12.2009 à 18:30)

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