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Série : Stargate SG-1
Création : 08.02.2010 à 00h09
Auteur : Lilou004
Statut : Terminée
« Ecrit à partir d'une idée lancée par Kris. Ce devait être un OS mais finalement ce sera une petite fiction ! Ceci est une fiction que j'écris seule donc merci de ne pas ajouter de paragraphe » Lilou004
Cette fanfic compte déjà 51 paragraphes
Devant le regard suppliant de Daniel, Janet céda à sa demande et sortit son téléphone portable. Elle composa rapidement le numéro de son amie et attendit que cette dernière décroche.
- …
- Sam ?
- …
- Non, je venais juste aux nouvelles. Alors, prête pour le grand saut ?
- …
- Si tôt ?
- ...
- Et Super Glue ?
- ...
- Bon alors je vous laisse ! Passez une excellente soirée tous les deux…
- ...
- Mais je… commença Janet avant de se stopper, incrédule.
- Qu’est-ce qui se passe ?
- Elle a raccroché… Non sans m’avoir précisé de vous faire un rapport…
- Je crois que Sam nous connait trop…
- Nous ? Vous plutôt !
Un sourire s’installa sur le visage de Daniel et le silence s’installa entre les deux docteurs. Au bout de quelques minutes, Janet se décida à le briser.
- Alors ?
- Alors quoi ?
- Vous êtes le père de ma fille…
- Il semblerait en effet… Ça me fait drôle mais ça me plait…
- Vous ferez un bon père je pense…
- Janet, le fait que je « devienne » le père de Cassie ne veut pas dire que je vais prendre votre place dans son cœur ! Elle vous aime autant qu’elle m’aime, peut-être même plus !
- Merci. Ça compte énormément pour moi…
Un léger silence s’installa entre les deux adultes avant que Janet ne reprenne.
- Et pour nous ? Ça change quoi ?
- Et bien nous allons passer un peu de temps ensemble…
- Ouais… soupira Janet déçue de la réponse de Daniel. Je dois y aller, bonsoir Daniel.
Janet quitta l’infirmerie sous l’œil dépité de Daniel.
******************************
- Janet ! Vous ne pouvez pas faire comme hier soir et fuir !
- Et bien si ! Je le peux, regardez !
Janet quitta l’infirmerie avec humeur avec pour objectif d’aller attendre Sam dans son laboratoire. Mais lorsque les portes de l’ascenseur s’ouvrirent, elle découvrit ses deux amis à l’intérieur de la cabine.
- Sam ! Enfin !
- Bonjour à vous aussi Janet…
- Jack, je suis sure que Daniel sera « ravi » de vous voir…
- Du moment que je ne risque pas de piqure, ironisa Jack pour essayer de détendre l’atmosphère…
- Très fin ! Vous venez Sam, votre labo nous attend…
- Euh… D’accord…
Sam suivit Janet après avoir jeté un regard d’incompréhension à Jack. Ce dernier adressa un regard compatissant à sa petite amie avant de rejoindre Daniel à l’infirmerie.
- Daniel, Daniel, Daniel… Qu’avez-vous encore fait pour mettre la doc dans cet état ?
- Mais je n’ai rien fait !
- C’est peut-être ça le problème Danny Boy…
- Ça vous va bien de dire ça Jack ! Et sinon, vous en êtes où avec Sam ?
- Et bien Carter m’a été d’une grande utilité hier soir face à Super Glue ! Je n’en reviens pas de son audace ! Vous imaginez qu’elle s’est pointée pas moins de trois fois en une seule soirée !
- Et vous avez fait comment avec Sam ?
- On s’est débrouillé… Un petit déjeuner au mess, ça vous dit ?
- Avec plaisir…
Pendant ce temps-là, Sam tentait de calmer Janet et de comprendre ce qui la perturbait à ce point. Après dix minutes passées à écouter les jérémiades de son amie, Sam finit par comprendre que la journée de la veille avait été riche en émotions pour sa meilleure amie également.
- Alors comme ça, Cassie a demandé à Daniel d’être son père et il a accepté ?
- Oui. Cassie est ravie.
- Et vous ?
- Ce n’est pas l’idée qui me gène…
- Alors qu’est-ce qui vous met dans cet état ? Je ne vous ai jamais vu comme ça !
- C’est compliqué…
- Cela aurait-il un rapport avec les sentiments que vous éprouvez pour Daniel ?
- Là c’est la poêle qui se fout du chaudron !
- Oui sauf que moi je ne me suis jamais retrouvée dans cet état de nerf !
- Qu’est-ce qu’il faut que je fasse pour qu’il comprenne ce que je ressens… s’effondra Janet.
- Hey… Je suis sure que les choses vont s’arranger Janet… Surtout maintenant que Daniel prend un rôle plus qu’important dans la vie de Cassie.
Tout en réconfortant Janet, Sam remercia le ciel pour les tensions entre ses deux amis qui, en effet, écartaient de son couple la menace de l’inquisition de leurs amis. Après plusieurs dizaines de minutes de discussion intense, Janet reprit la direction de l’infirmerie pour travailler laissant Sam à son bureau.
Quatre heures plus tard, de légers coups frappés à sa porte la sortirent de son réacteur à Naqquadah. En relevant la tête, son sourire s'agrandit en découvrant Jack sur le pas de sa porte.
Je vous dérange Carter ?
Pas du tout mon Colonel, entrez.
Jack pénétra dans son laboratoire et referma la porte derrière lui. Il s'approcha du plan de travail où Sam s'affairait et bénit le ciel que les caméras installées dans la base n'enregistraient que les images et pas le son.
Comment ça s'est passé avec Janet ?
Je ne l'ai jamais vu comme ça... J'en ai pris pour mon grade tellement elle était en colère et puis, d'un coup, elle s'est effondrée... Et pour toi ?
Pas terrible mais bon... Ça passera... Dis-moi, on fait comment pour ce soir ?
Il faudrait que je passe chez moi pour prendre quelques affaires pour demain...
Je pense plutôt qu'il t'en faudrait pour quelques jours car, partie comme elle est, Super Glue ne va pas s'arrêter là... Enfin si ça ne te dérange pas bien sûr.
Pourquoi ça me dérangerait ? Quelques jours en tête à tête avec mon tout nouveau petit ami... susurra Sam d'une voix sensuelle.
Saaam ! C'est de la torture là !
Et si on allait manger quelque chose ? J'ai faim moi !
Tu vas me tuer...
Mais non mon cœur...
Euh... Mon cœur ?
Les joues de Sam prirent une teinte légèrement rosée et Jack décida d'enfoncer le clou.
J'aime beaucoup !
Sam vira au cramoisi et Jack sourit.
On fait une belle paire...
A qui le dis-tu...
Après s'être ressaisis, le couple sortit du laboratoire de l'astrophysicienne et prit la direction du mess où il tomba sur Teal'c, Daniel et Janet, cette dernière assise à l'opposé de l'archéologue et l'ignorant royalement. Teal'c, d'habitude impassible, avait l'air complètement dépassé par la situation. Son soulagement s'afficha sur son visage lorsqu'il vit Jack et Sam pénétrer dans le mess.
Si on voulait être tranquille, c'est fichu... bougonna Jack.
Arrête de râler, tu m'auras rien qu'à toi toute la soirée.
C'est officiel, tu veux ma mort !
Vous nous rejoignez à table mon Colonel ? demanda Sam ayant aperçu une autre équipe entrer dans le mess.
Je vous suis Carter, enchaina Jack comprenant le message.
Pendant plus d'une heure, Jack, Sam et Teal'c essayèrent d'arranger les choses entre Daniel et Janet. Petit à petit, ils réussissaient à marquer quelques points. En effet, Janet avait consenti à participer à la discussion et, au bout de quarante minutes, les habitudes avaient repris leurs droits. Daniel et Janet en étaient même arrivés à asticoter Jack et Sam sur leur soirée de la veille, cherchant à connaitre tous les détails possibles.
Mais comment avez-vous réussi à mettre Super Glue à la porte trois fois de suite ?
Vous avez bien dit trois fois Daniel ?
Oui ! C'est ce que Jack m'a dit à l'infirmerie tout à l'heure !
Sam ?
Jack et Sam échangèrent un regard. Leur répit avait été de courte durée.
Et vous alors ? Qu'est-ce qui s'est passé pour que vous soyez dans un tel état ce matin ?
Ah vous ne savez pas mon Colonel ? Cassie a un père maintenant !
Un père ? Y a-t-il quelque chose que nous devrions savoir Doc ?
...
Cassandra a demandé à Daniel d'être son père et ce dernier a accepté !
Danny Boy ! Il va falloir sabrer le champagne !
Comme n'est pas comme si...
Vous deveniez père ? Mais si Daniel ! Parfaitement !
Les discussions continuèrent mais, bien vite, Daniel les réorienta sur ses amis et leur Super Glue. Sam et Jack échangèrent un regard de connivence.
Bon, ce n'est pas que je m'ennuie mais il se fait tard. Je vais rentrer chez moi.
Mon Colonel ?
Oui Carter ?
Euh... Je n'ai pas ma voiture car elle est en panne... Pourriez-vous me raccompagner chez moi ?
Mais bien sur Carter !
Si vous voulez rester travailler un peu dans votre laboratoire, je peux vous reconduire chez vous un peu plus tard Sam.
Non, ça va aller... J'ai envie de rentrer tôt ce soir.
Sans demander leur reste, Jack et Sam s'éclipsèrent sous les regards ahuris de leurs amis. Une fois dans l'ascenseur qui les menait aux vestiaires, ils explosèrent de rire. Ils réussirent cependant à garder leur sérieux quand ils croisèrent Walter dans les couloirs à la sortie des vestiaires et filèrent de la base.
Tu penses que tu en as pour longtemps chez toi ?
Le temps de rassembler des affaires dans un sac et ce sera bon. L'affaire de trente minutes maximum je pense.
Alors je te dépose et le temps que tu fasses ton sac, je file à l'épicerie à deux pas de chez toi faire un ravitaillement.
Ok. A ton avis, je prends des affaires jusqu'à quand ?
Et pourquoi pas pour toujours ?
- Jack, je n'ai pas envie de plaisanter. Je dois prévoir jusqu'à quand ?
- Sam, je t'aime et je sais que mes sentiments sont partagés. On a déjà perdu 7 ans et je n'ai pas envie de perdre une seconde de plus, expliqua Jack en se garant devant chez Sam. Après, si tu ne te sens pas prête, je comprendrai et je patienterai le temps nécessaire...
- Je te préviens Jack O'Neill, si c'est une blague, elle est de très mauvais goût ! Ce n'est pas un sujet sur lequel je souhaite plaisanter !
- Mais moi non plus Sam, moi non plus !
- Tu veux que je vienne vivre chez toi ?
- Je veux qu'on vive ensemble Sam, que ce soit chez toi ou chez moi... Mais je respecterai ton choix, quel qu'il soit.
- Jack, regarde-moi s'il te plait. Tu n'as pas à attendre. J'adore ta maison, elle est pleine de charme et je m'y sens bien. Laisse-moi une petite heure pour rassembler l'ensemble de mes affaires. D'accord ?
- Je t'aime !
- A tout de suite mon cœur.
Après un dernier baiser, Sam quitta le véhicule tout sourire et Jack prit la direction de l'épicerie. Quarante-cinq minutes plus tard, il était de retour et découvrit Sam devant l'entrée de chez elle, en pleine discussion avec une silhouette masculine qui lui rappelait vaguement quelque chose... Intrigué, il s'approcha. La conversation semblait animée.
- Alors comme ça tu fais tes valises ? Tu quittes enfin le SGC ? demanda Pete en glissant ses mains dans les poches de sa veste, jambes écartées.
- Non, je ne quitte pas le SGC ! J'emménage avec mon compagnon.
Sam défiait Pete du regard, les bras croisés tout en jouant avec ses clés de maison.
- Ainsi tu as quelqu'un dans ta vie... cracha Pete.
- Oui Pete. Et toi ? demanda Sam l'air de rien en fermant sa maison à clé.
- J'avais un espoir vis-à-vis d'une personne, commença Pete en s'approchant du dos de Sam, mais je me suis rendu compte il y a peu que cet espoir était vain.
Il tenta de poser ses mains sur ses hanches mais Sam, l'ayant senti s'avancer, se décala sur le côté, hors de porté de ses mains baladeuses.
- Je suis désolée pour toi Pete, dit Sam sans savoir qu'il parlait d'elle. Mais vas-tu enfin me dire pourquoi tu venais me voir ? s'énerva la jeune femme.
- Je passais dans le coin... biaisa Pete.
- Pete ! Pour la quatrième fois, tu bosses à Denver et tu « passais dans le coin » ? demanda brusquement Sam en imitant le symbole des guillemets.
- Laisse tomber Sam. Je ne t'importunerai plus.
- Alors ma puce ? Tu es prête ? intervint Jack sentant Sam s'énerver de plus en plus.
- Jack ! Tu es de retour ! dit Sam en s'installant dans le creux de ses bras. Laisse-moi te présenter Pete, un ami de mon frère Marc.
- Enchanté, dit Pete en serrant les dents.
- De même. Pouvons-nous faire quelque chose pour vous ?
- Non, je passai par là et je me suis dit que j'allais dire bonjour à la petite sœur de mon ami. Je vais m'en aller. Au revoir Sam. N'oublie pas d'appeler Marc de temps en temps... Tu lui manques...
- Je le ferai Pete, promis.
- Au revoir Sam. Jack.
- Pete.
Une fois l'intrus parti, Jack serra son étreinte autour de Sam qui lacha un immense soupire.
- Tout va bien ?
- Il m'a fait peur... Je sortais de la maison pour finir de mettre mes bagages sous le porche en t'attendant et il s'est approché de moi par derrière. S'annonçant au dernier moment.
- C'est terminé maintenant, je suis là.
- J'espère ne jamais le revoir...
- Pourquoi ?
- Il me met mal à l'aise...
- Peut-être parce que tu es cet « espoir » qu'il avait...
- Moi ? Non ! Ce n'est pas possible !
- Crois-moi, je l'ai su à la seconde où j'ai vu comment il te regardait...
- Tu es sûr ?
- Certain ! Prête à emménager ?
- Plus que jamais.
Le couple chargea les bagages de la jeune femme dans le 4X4 du militaire puis il prit la direction de leur maison.
Une fois arrivés au chalet, Jack se chargea de ranger les courses dans la cuisine pendant que Sam installait ses affaires dans les placards de sa moitié. Quand elle le rejoignit, Jack lui tendit une bière bien fraiche et un trousseau de clé.
- Bienvenue à la maison ma Puce.
- Merci mon Cœur. Mais tu sais, si je me pointe à la base avec un jeu de clés dont le porte clé représente les Simpsons, je suis sure que ça va jaser encore plus que d'habitude...
- Tu as raison... Encore plus après notre fuite d'aujourd'hui !
Jack et Sam furent interrompus par la sonnette de la porte d'entrée.
- Le festival recommence....
- Note le changement Jack, ce soir ta Morue a réussit à se retenir pendant une heure avant de se pointer !
- Waouh ! Quel changement !
Jack ouvrit la porte et se figea.
- Je peux vous aider mademoiselle ? demanda Jack surpris.
Une jeune femme se tenait dans l'embrasure de la porte. Son visage disait vaguement quelque chose à Jack mais il ne parvenait pas à remettre un nom sur ce visage. Sam s'approcha et se figea lorsqu'elle reconnut leur visiteuse.
- Mais voyons Jack...
Le visage de Jack se décomposa. A peine la jeune femme avait-elle ouvert la bouche que Jack avait reconnu la Super Glue qui l'importunait depuis des jours ! Il se tourna vers Sam qui acquiesça. L'envahissante voisine s'était métamorphosée : elle avait troqué ses tenues flashis et son maquillage vulgaire pour un simple jean et un t-shirt, son visage ne contenait aucune once de maquillage et ses cheveux étaient retenus par une simple queue de cheval.
- Quel est votre problème ce soir ?
- Je voulais vous remercier de votre hospitalité d'hier en vous invitant à partager un barbecue avec moi ce soir..
- Je suis désolé mademoiselle mais ce soir est particulier pour nous. Nous avons des choses à célébrer !
- Et puis-je savoir quoi ? questionna la curieuse en essayant de pénétrer dans la maison de son voisin.
- Sam m'a fait l'immense honneur d'accepter de vivre avec moi.
- Oh ! Comme c'est mignon, s'étrangla la Morue. Laissez-moi vous offrir le champagne !
- Sans vouloir vous offenser, nous préférerions fêter nos fiançailles en privé, intervint Sam en refermant la porte. Bonne soirée !
Sam se retourna vers Jack qu'il découvrit figé, les yeux braqués sur elle.
- Nos fiançailles ?
- Il fallait bien trouver une solution pour qu'elle parte et ne revienne pas... rougit Sam.
- L'idée ne me déplait pas...
Sam resta sans voix. Jack vit les différentes émotions passer sur le visage de sa compagne : la surprise, l'émotion, la joie... Il s'approcha et déposa un baiser sur ses lèvres avant de l'inviter à le suivre dans le salon.
- Tu serais contre l'idée de fiançailles et donc de mariage à plus long terme ?
- C'est-à-dire que... Euh... Que...
- Sam ?
- C'est assez soudain... A vrai dire, je n'y avais jamais songé avant... Enfin si... Dans mes rêves les plus fous... Je n'aurais jamais pensé un jour pouvoir réellement l'envisager et en parler avec toi...
- Je t'avoue que pour moi aussi c'est soudain mais... Maintenant qu'il n'y a plus cette loi entre nous, je n'ai plus envie d'attendre... Tu es la femme que j'aime, mon âme sœur et je rêve de vivre pour toujours à tes côtés...
- Nous vivons déjà ensemble Jack.
- Oui mais je ne veux plus rencontrer de « Pete » et devoir justifier notre couple auprès de blaireau comme lui !
- Serais-tu jaloux ?
- Oui... Depuis le premier jour... Et de tous les hommes qui ont osé avoir ne serait-ce que le dixième des mêmes pensées que moi...
- J'aime cette idée...
Sam déposa un baiser sur les lèvres de Jack avant de se blottir dans ses bras sur le canapé. Ce dernier savourait ces instants de douceur dessinant des arabesques sur le ventre de sa compagne.
- Tu sais, moi aussi je n'aime pas toutes ces femmes qui te regardent avec envie... Je crois que, si je n'étais pas civilisée, j'arracherai les yeux de l'autre Morue... souffla Sam.
- Ne te prive surtout pas ma Puce, sourit Jack.
- Et me retrouver en prison ? Non, je préfère tes bras...
- Ça me va aussi, dit Jack avant de déposer un baiser sur les lèvres de Sam.
De nouveau le silence s'installa, calme, apaisant. Le couple profitait de la présence de l'autre. Les paroles qu'ils avaient échangées tournaient dans leur tête et faisaient leur bonhomme de chemin.
- Sam ? appela Jack dans un souffle. Tu accepterais de devenir ma femme ?
- Oui, répondit cette dernière sur le même ton.
- Je t'aime Sam...
Pendant de longues minutes, ils savourèrent ses instants, échangeant baiser sur baiser sous l'œil indiscret de leur trop curieuse voisine qui n'avait pas voulu les croire lorsque Sam lui avait annoncé leurs fiançailles.
- Tu m'excuses une seconde ?
- Tu vas où ?
- Je reviens vite, c'est promis !
Jack se dégagea de la douce étreinte de Sam et quitta le salon pour y revenir rapidement. Il s'approcha de sa compagne et mit un genou à terre.
- Jack !
- Chut... Laisse-moi faire les choses en règle ma Puce.
Sam sourit et acquiesça. Jack lui prit les mains et plongea son regard dans les yeux azur brillant d'émotion de Sam. Le colonel prit son courage à deux mains et glissa sa main dans la poche de son pantalon et en sortie un magnifique solitaire.
- Oh !
- Samantha Elisabeth Carter, me ferais-tu l'immense honneur de devenir ma femme et la mère de mes enfants ?
- Oui Jack ! Oui ! souffla Sam, un immense sourire sur les lèvres et des larmes roulant le long de ses joues.
Les mains tremblantes d'émotion, Jack glissa tant bien que mal le solitaire à l'annuaire gauche de Sam. Mais celui-ci était trop grand pour le fin doigt de Sam et la bague tourna sur elle-même et la pierre vint jouer avec la paume de la main de la jeune femme. Le visage de Jack se décomposa et Sam ne put retenir un éclat de rire.
- Tu me demandes en mariage et tu ne connais pas mon tour de doigt ?
- Je... C'était la bague de fiançailles de ma grand-mère... Je n'ai pas eu le temps de la faire redimensionner...
- Ne fait pas cette tête ! Cette bague est juste magnifique et le fait que ce soit une bague de famille me touche au plus haut point... Je t'aime Jack...
- Si tu ne l'aimes pas, on peut toujours aller en acheter une...
- Non Jack ! Je refuse ! Cette bague que tu viens de me glisser au doigt a pour moi plus de symbolique qu'une quelconque autre bague !
- Il faudra quand même aller chez le bijoutier pour la faire ajuster à ta taille.
- Ah bon ? Je croyais qu'on allait la laisser comme ça... Au risque de la perdre à tout moment...
- Ne te moque pas de moi !
- Tu es mignon quand tu boudes...
Un sourire s'étira sur le visage de Jack et il laissa ses mains s'abandonner sur le corps de sa compagne. Il déposa un chemin de baisers le long de sa nuque.
- Jack...
- Ça ne te plait pas ? demanda Jack en continuant sa douce torture.
- Je n'ai jamais dit ça mon Cœur, soupira Sam.
La jeune femme entra dans le jeu de son homme et échangea avec lui un baiser passionné. Ses mains ne tardèrent pas à parcourir le corps musclé de son compagnon, passant même sous le revers de son t-shirt.
- Sam...
- Ça ne te plait pas ? le taquina Sam.
Jack la coupa en écrasant un baiser sur les lèvres de sa moitié. Les baisers et les caresses s'enchainaient. Chacun apprenait à déchiffrer les réactions du corps de l'autre.
Derrière la fenêtre, l'encombrante voisine observait dégoutée la scène qui se déroulait sous ses yeux. Elle venait de comprendre que cette « blondasse », comme elle l'appelait, était beaucoup plus dangereuse qu'elle ne l'avait cru. Elle avait beau être révulsée, elle ne pouvait s'empêcher de fixer les marques d'affection que le couple échangeait. Dans sa tête s'échafaudait un plan pour détourner le beau militaire de son centre d'intérêt actuel pour qu'elle-même soit l'objet de toutes ses attentions. Satisfaite de son idée, elle quitta son poste d'observation pour mettre son plan à exécution.
A l'intérieur du salon, un bruit d'estomac vint mettre fin à leur moment de tendresse.
- Aurais-tu faim colonel de mon cœur ?
Jack la regarda penaud et le sourire de Sam s'agrandit.
- Et si nous allions au restaurant ? proposa Jack. On a nos fiançailles à fêter...
- Si ça ne te dérange pas, je préfèrerai qu'on reste à la maison... Entre nous... Et qu'on célèbre tous les changements de ces dernières 48 heures à notre manière...
- Et tu as quoi en tête ?
- Un petit diner simple et sympa... En tête à tête avec mon fiancé... Juste toi et moi...
- Ça me va.
Après un dernier baiser, Jack se leva et aida Sam à faire de même. Quand il commença à s'éloigner, elle le retint avec un froncement de sourcil.
- Tu vas où comme ça ?
- Il faut bien faire à manger ma Puce.
- Je te découvre un talent de cordon bleu... Intéressant tout ça... Je croyais que tu ne savais faire que les barbecues...
- Pour tout le monde, je ne sais faire que des barbecues. Surtout pour Daniel en fait ! Je réserve les bons petits plats pour ma famille et tu fais partie de ma famille Sam.
- J'adore cette idée... De faire partie de ta famille...
Jack s'installa aux fourneaux après avoir sorti de quoi faire un diner simple. Sam s'éclipsa le temps de prendre une douche. Lorsqu'elle revint quelques minutes plus tard, elle avait passé un jeans et un fin débardeur de soie bleu pâle.
- Hum... Jolie tenue...
- La vue n'est pas mal non plus, dit Sam en s'approchant de Jack.
Sam se plaça derrière Jack, posa sa tête sur son épaule et l'enlaça de ses bras. Elle observait ainsi Jack cuisiner tout en savourant le contact avec son corps puissant. Négligemment, elle laissa ses doigts faire des arabesques sur le ventre plat de son homme.
- Sam, si tu continues comme ça, je risque de tout faire brûler...
- Désolée...
- Ne le soit pas, j'adore ton toucher.
- En tout cas, ça sent bon...
- Tu veux gouter ?
- Avec plaisir.
Jack fit tourner la cuillère dans la sauce et la souleva jusqu'à la bouche de Sam qui trempa le bout de ses lèvres dans le mélange.
- C'est délicieux Jack.
Ce dernier posa délicatement la cuillère en bois dans la casserole et tourna sa tête vers Sam pour échanger un baiser passionné.
- En effet, c'est délicieux.
- Très fin Jack !
Sam dressa la table et, une fois le repas prêt, le couple s'installa. Pendant le diner, ils discutèrent de tout et de rien : leur relation, la base, leur mariage aussi...
- Que veux-tu comme dessert ? demanda Sam.
- Rien... répondit Jack un sourire charmeur en s'approchant de sa compagne.
- Tu es sûr ?
- Parfaitement ma Puce.
Sam commença à débarrasser mais Jack l'attrapa dans le creux de ses bras. Il lui prit les assiettes des mains et les redéposa sur la table.
- Jack !
- J'ai d'autres projets pour ce soir ma Puce, dit Jack en déposant des baisers le long du cou de Sam.
- Et quels sont-ils ? murmura la jeune femme.
- Suis-moi...
Jack tendit sa main et Sam s'en saisit. Il la guida doucement jusqu'à leur chambre en la couvrant de douces attentions. Elle avait très bien saisi les intentions de son colonel et n'y voyait aucune objection. A peine la porte refermée derrière eux, elle se blottit dans les bras de son homme et écrasa ses lèvres contre les siennes. Les baisers se succédèrent de plus en plus passionnés. Avec délicatesse, Jack passa ses mains sous son fin débardeur et entreprit de le lui enlever sensuellement. De son côté, Sam s'attaquait doucement mais surement aux boutons de son pantalon. Bien rapidement leurs vêtements s'éparpillèrent dans la pièce et le couple se retrouva allongé dans son lit à se témoigner mutuellement toute l'affection qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre. Au bout de longues minutes, Jack s'éloigna doucement de la jeune femme.
- Sam ?
- Qu'est-ce qui se passe mon Cœur ?
- Avant qu'on aille plus loin, j'aimerai te poser une question...
- Dis-moi tout...
- Je... J'aimerai savoir si tu souhaites... Si tu souhaites des enfants...
- ...
- Je suis sérieux Sam...
- Je m'en doute Jack. Pour répondre à ta question, oui, j'aimerai avoir des enfants avec toi. Mais à une seule condition...
- Laquelle ?
- Je veux que tu désires vraiment ses enfants et qu'ils sachent qu'ils avaient un grand frère, Charlie... Je ne veux pas que tu le fasses parce que je désire un enfant...
- Sam, ma Sam... Si tu savais à quel point ce que tu me dis me touche ! Charlie sera toujours dans mon cœur mais je me sens aujourd'hui prêt à accueillir d'autres enfants... Surtout si tu es leur mère...
- Alors on est d'accord !
- Attention ma Puce ! Je veux au moins une fille et un garçon !
- Ça marche pour moi ! Je vais appeler demain pour annuler le rendez-vous que j'ai pris cet après-midi avec mon gynéco...
- Pourquoi ?
- Si on veut des enfants, je n'ai pas besoin de me faire prescrire la pilule. A moins bien sûr que tu veuilles qu'on attende un peut avant de les mettre en route... dit Sam avec le regard fuyant.
- Sam, regarde-moi.
Jack glissa ses doigts sous son menton et l'obligea doucement à redresser son visage vers lui.
- Tu es en train de me dire que, si nous nous aimons à cet instant, un enfant pourrait très vite venir agrandir notre famille ?
- Oui...
- Ne prends pas cet air dépité ma Puce ! J'adore cette idée ! Mais, si tu veux qu'on...
- Je ne veux pas qu'on attende Jack ! Je veux tout avec toi ! Mariage, enfants, la totale !
- Alors qu'est-ce qu'on attend mon amour ? demanda Jack mutin.
- Je ne sais pas... répondit Sam avant d'embrasser Jack passionnément.
Le jeune couple laissa parler leurs corps et leurs sentiments et, bientôt, la pièce fut envahit de soupirs et de cris de plaisir. Chacun des deux voulait montrer à l'autre l'étendu de son amour et Jack et Sam atteignirent l'extase tel un seul homme. Epuisé mais heureux, Jack s'effondra sur Sam avant de s'écarter. La jeune femme vint rapidement se blottir dans le creux de ses bras.
- Je t'aime Jack...
- Moi aussi ma Puce.
Rapidement, le sommeil gagna les deux militaires.
Deux heures plus tard, Sam se réveilla, un immense sourire aux lèvres. Elle déposa un baiser sur la poitrine de Jack avant de s'écarter doucement.
- Tu comptes aller où comme ça ma Puce ?
- Je reviens.
Après un dernier baiser, Sam réussit à quitter l'étreinte amoureuse de Jack, enfila son shorty ainsi qu'une chemise de Jack et sortit de la chambre. Elle y repassa rapidement la tête quelques minutes plus tard en coup de vent.
- Jack appelle les pompiers ! La maison de ta voisine brûle !
Sam repartit en direction de la porte d'entrée en courant pendant que Jack composait le numéro des secours. La jeune femme se précipita dans le jardin en direction de la maison voisine et pénétra à l'intérieur de la bâtisse sans aucune hésitation, n'ayant pas vu son occupante à l'extérieur. Sam partit à sa recherche et finit par la trouver dans sa chambre, allongée sur son lit, plutôt dénudée. Ni une ni deux, elle vérifia son pouls, soulagée de découvrir qu'elle était toujours vivante, recouvrit son corps d'un drap et chargea la jeune femme sur son épaule tel un sac de pommes de terre. Cependant lorsqu'elle se retourna pour sortir de la pièce, elle fut bloquée par la porte fermée. Elle s'en approcha et tenta de l'ouvrir mais la chaleur du feu avait fait travailler le bois et elle refusa de s'ouvrir. Sam posa donc son fardeau et enfonça la porte. Lorsqu'enfin elle s'ouvrit, l'épaule de Sam était douloureuse et ses poumons la brulaient mais elle n'écouta pas son corps. Elle reprit le corps de sa voisine sur son épaule et quitta la pièce puis la maison.
De son côté, Jack, après avoir passé un jeans, se précipita à la suite de Sam un extincteur à la main. A son tour, il pénétra à l'intérieur de la maison après avoir mis un linge humide sur son nez et sa bouche et trouva bien vite l'origine du foyer : le salon de madame Johnson était en flamme. A l'aide de son extincteur, il s'attaqua à la base du foyer qu'il avait repéré grâce à son entrainement militaire. Il repéra une ombre furtive se diriger vers la sortie et fut soulager de reconnaitre la silhouette chargée de Sam. A l'extérieur les bruits de sirène approchaient à vitesse grand V annonçant l'arrivée des secours et bientôt des pompiers en tenue virent prendre la relève de Jack avec une lance à incendie. Jack se précipita à l'extérieur et découvrit sa voisine étendue sur le sol, plusieurs équipiers des services paramédicaux autour d'elle. A quelques pas de là se trouvait Sam aux prises avec de violentes quintes de toux et un infirmier qui essayait de la forcer à respirer dans un masque à oxygène. Jack se précipita vers elle en retirant le linge qui recouvrait sa face.
- Sam, ma Puce ! Ça va ?
- J'ai connu *toux* mieux...
- Madame, vous devez vraiment conserver l'apport en oxygène ! Vous avez inhalé beaucoup de monoxyde de carbone et ça peut représenter un danger pour votre santé.
- Ecoute-les, je t'en prie Sam...
Devant l'inquiétude de Jack, Sam se laissa enfin faire en se blottissant dans ses bras. Ce dernier resserra son étreinte et sentit son major se détendre malgré les quintes de toux. L'infirmier sourit et reporta son attention sur le militaire.
- Tout va bien pour vous Monsieur ?
- Je m'étais protégé le visage avec ça, expliqua Jack en tendant le linge à l'infirmier.
- Vous avez eu un bon réflex mais je voudrais vérifier quelque chose.
- D'accord.
L'infirmier vérifia les constantes de Jack et fut satisfait des résultats obtenus.
- Bien, vos constantes sont bonnes mais il va falloir surveiller ça pendant les prochaines 12 heures. Quant à votre épouse, je préfèrerai qu'elle passe la nuit en observation à l'hôpital.
- Pourquoi ?
- Elle a inhalé beaucoup de fumées toxiques et a visiblement fait des efforts pour sortir votre voisine de la maison.
- Comment va-t-elle ? demanda Jack.
- Ils sont en train de la stabiliser avant de la transporter au Penrose Hospital. Son état est critique mais nous avons bon espoir qu'elle s'en sorte.
- Bien.
Une demi-heure plus tard, les secours emportaient leur voisine et l'infirmier se tourna vers le couple.
- La seconde ambulance vient d'arriver. En route madame.
- Jack, je ne veux pas aller à l'hôpital !
- Madame, soyez sérieuse ! L'inhalation prolongée de monoxyde de carbone peut avoir de graves conséquences et je refuse de prendre ce risque !
- Et si vous la conduisiez à la base de Cheyenne Mountain ? Nous disposons là bas d'une infirmerie très compétente. Tu en penses quoi Sam ?
- Je préfèrerai Jack...
- Ok, j'appelle la base pour les prévenir de notre arrivée.
- Mais monsieur...
- Je suis le colonel Jack O'Neill et voici le major Samantha Carter, le coupa Jack. Ils ne feront aucune objection pour nous accueillir.
- Bien colonel.
L'infirmier se dirigea vers ses collègues pendant que Jack courrait jusqu'à chez lui récupérer quelques affaires et fermer sa maison à clé. Une fois la situation expliquée et Jack revenu, les ambulanciers transportèrent le couple de militaires jusqu'au SGC où ils furent accueillis par l'officier de garde qui les conduisit directement jusqu'à l'infirmerie.