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Série : Stargate SG-1
Création : 11.11.2010 à 21h46
Auteur : lovevm88
Statut : Terminée
« Fiction individuelle, toujours sur le Jarter. Bonne lecture. » lovevm88
Cette fanfic compte déjà 76 paragraphes
Le colonel O'neill se trouvait dans les vestiaires du SGC, et enfilait une chemise propre après avoir prit une douche.
Depuis son retour sur Terre, les images des dernières minutes qu'il avait passé avec Sam tournaient en boucle dans son esprit. Il la revoyait encore, une lueur désespérée dans les yeux, les joues humides, la voix légèrement tremblante quand elle lui avait annoncé qu'elle avait refusé la demande de Pete. Et surtout, il repensait à la réaction qu'il avait eu, et qu'il avait toujours. Il s'était contenté de lui affirmer que tout allait s'arrangé, que Pete allait comprendre sa décision, alors qu'égoïstement, il était heureux, heureux qu'elle ai dit non. Cela faisait plus de sept ans qu'il était avéré qu'il n'y avait pas qu'une simple entente professionnel entre eux, ils avaient pourtant tentaient de nier l'évidence, jusqu'à ce qu'ils soient obligé de se l'avouer, quatre ans plus tôt, pour ne pas être considéré comme des Zararks… Puis, Jack avait essayé d'oublier ses sentiments, d'une part à cause de la loi de non-fraternisation, qui était le principal obstacle, mais de l'autre, pour le manque de courage qu'il faisait preuve dès que quelque chose touchait à sa vie privée… ce qui semblait ironique au vue des risques bien plus important qu'il prenait constamment en tant que colonel. Il avait dût alors se contenter de son amitié, en gardant tout de même un œil sur elle et ses fréquentations, qui avaient été plutôt nombreuses lors des missions.
A cette pensée, le colonel O'neill referma avec force la porte de son casier. Il aurait tant aimé avoir eu ce courage avant qu'elle ne soit allongé sur ce lit d'hôpital. Bien sûr, il savait qu'ils ne pourraient pas être ensemble dans ses conditions mais ils auraient put en parler… ou envisager un avenir ensemble à la fin de leurs carrières respectives.
Non ! Elle était avec Pete maintenant, enfin, elle y serait de nouveau dans peu de temps. A près tout, il la méritait plus que lui. Il n'avait jamais sut la protéger suffisamment, bien qu'il s'arrangeait souvent pour qu'elle soit accompagnait de Teal'c sur les planètes potentiellement dangereuse… Ce n'était pas la première fois qu'elle se retrouvait à l'infirmerie par sa faute.
Il posa brutalement sa tête contre le métal froid du casier, essayant de contrôler la haine qu'il éprouvait envers lui-même à ce moment précis. Beaucoup trop de personnes à laquelle il tenait n'était plus là à cause de lui, en commençant par son fils Charlie, ou encore Kawalski… et maintenant Sam.
Prit d'un excès de rage, il frappa brutalement le casier et n'entendit pas Daniel et Teal'c entrer à leurs tours.
- Jack ? Est-ce que ça va ?
L'intéressé tenta de retrouver son sang froid avant de se tourner vers ses coéquipiers.
- Bien… Et Jacob ?
- D'après Janet il va s'en sortir, répondit Daniel.
Jack ne put retenir un soupire de soulagement, au moins, il n'aurait pas de mauvaises nouvelles à apporter à Sam lorsqu'elle reprendrait connaissance.
- Teal'c et moi pensons avoir découvert la signification des autres symboles qui recouvrent le dos de la pierre, continua le scientifique.
- En effet, confirma le Jaffa.
- Et alors ?
- Dans quel état était le major Carter quand vous êtes passé la voir dans son bureau avant qu'elle ne tombe dans le coma ?
- Elle travaillait.
- Seulement ?
Jack le fusilla du regard, ne voyant pas où il voulait en venir. Il ne souhaitait plus repensé à cette scène, qui était trop douloureuse à ces yeux, mais Daniel semblait insistait et finalement, il réussit à le convaincre de répondre sincèrement.
- … Elle pleurait.
- Voilà ! S'exclama Daniel avec enthousiasme.
- Je ne vois pas ce qu'il y a de génial là-dedans Daniel !
- C'est évident, seulement Teal'c et moi pensons que se sont précisément ses larmes qui ont activaient l'objet.
- Pour quel raison ?
- Et bien nous savons que cet objet sert à résoudre certains… problèmes, et, outre les deux phrases que nous avons put traduire, on peut observer la gravure d'un sablier, d'un miroir, mais aussi d'un mot gravé au dos qui signifierais « chagrin » ou encore « sanglot ».
Jack posa sa main sur son front en sentant la migraine qu'il avait eu un quart d'heure plus tôt revenir. Il se fichait pas mal de savoir comment Sam s'était retrouvée dans cette état, l'important c'était qu'elle s'en sorte elle aussi.
Et, lorsqu'il vit Daniel s'apprêtait à continuer ses explications farfelues, il préféra quitter la pièce… Mais il n'eut pas fait deux mètres que le linguiste le rattraper pour poursuivre sa théorie.
- Jack, je suis sûr que Sam ne court pas de danger, a mon avis cet artéfact et simplement en train de lui fournir de l'aide.
- En l'entrainant dans le coma ? Rugit le militaire bien plus froidement qu'il ne l'aurait voulu.
- Beaucoup de gens disent faire des rêves quand ils s'y trouvent, des rêves qui changent leur vision des choses… J'ai vraiment le pressentiment qu'il faut juste s'armaient de patiente.
- C'est ce que je fais depuis plus de quatre jours Daniel !
Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent, permettant au colonel O'neill de se glisser à l'intérieur.
- Une dernière chose, déclara le docteur Jackson… Vous a-t-elle dit pourquoi elle était dans cet état ?
Jack le fixa un moment avant de baisser la tête, au moment où les portes se refermaient sur lui.
Le général Jack O'neill se précipitait vers l'ascenseur pour rejoindre le rez-de-chaussée, mais, lorsqu'il appuya sur le bouton qui permettait d'appeler la machine métallique, les portes s'ouvrit sur la personne qu'il aurait préféré voir le plus loin possible du Sénat en ce moment de crise.
En effet, Sam, parfaitement sereine, ne put s'empêchait d'afficher un sourire quand elle vit l'homme qui se tenait en face d'elle. Celui-ci pourtant, garda un air grave.
- Sam, qu'est-ce que je t'avais dit ? Rétorqua-t-il, froidement.
Samantha, qui s'était attendu à cette réaction, se contenta de sortir de l'ascenseur avant de faire face à son « mari ».
- Tu croyais vraiment que j'allais attendre une dizaine d'heures avant d'avoir de tes nouvelles ?
- Apparemment j'ai eu tort de penser que tu me ferais confiance.
- J'ai confiance, mais tu sais que je suis une scientifique… j'aime avoir les réponses aux questions que je me pose et je suis surtout très curieuse, dit-elle avec un sourire avant de se diriger vers le bureau de Jack.
- Ecoute Sam, je n'ai pas le droit de te parler de cette affaire alors rentre à la maison et attend moi là-bas d'accord ?
- Ida m'a dit que le Président voulait me parler… alors désolé Jack, mais je reste.
La jeune femme afficha un nouveau sourire avant de pénétrer dans le bureau du major-général O'neill.
Mais celui-ci, de plus en plus agacé par le comportement de sa femme, lui attrapa le poignet et l'obligea à lui faire face.
- Tu n'imagines pas ce qui se passe ici Sam !… Et tu es bien placé pour savoir qu'il s'agit de défendre la planète puisqu'on me demande de m'en charger ! Mais comment veux-tu que je me concentre sur les problèmes en cours si je passe mon temps à m'inquiéter pour toi ?
Sam sentit son cœur se serrer en le voyant si désespéré. Et bien que c'était la première fois qu'elle le voyait dans cet état, elle était prête à tout pour qu'il se sente mieux. Elle souhaitait même rentrée chez eux sur le champs, pour être sûr d'oublier l'expression de son visage rapidement.
Mais au moment où elle allait donner son accord, la porte s'ouvrit sur le Président Hayes en personne, qui retint un soupire de soulagement en voyant la jeune femme.
- Docteur O'neill, je suis plus que ravi de vous voir ici.
- J'en suis flattée… mais à dire vraie je m'apprêtait à rentrer, avoua-t-elle en jetant un coup d'œil vers Jack.
- Impossible, maintenant que vous êtes là ce serai suicidaire de ne pas bénéficier de vos services.
- Ça à l'air sérieux…
- En effet, c'est pour ça que l'on dois vous mettre au courant dans les plus brefs délais.
Samantha se tourna vers Jack, attendant un quelconque accord, mais celui-ci gardait obstinément ses yeux vers son bureau et ne réagit pas quand elle finit par accepter.
- Parfait, s'exclama le Président… Général, je compte sur vous pour lui dire tout ce que nous savons… En ce qui me concerne je dois préparer un discours pour nos citoyens…
- A vos ordres.
Henry Hayes leur adressa un dernier regard avant de quitter la pièce.
Jack quant-à lui, demanda à sa femme de le suivre avant de l'emmener dans la salle de réunion où le vidéoprojecteur envoyait toujours les images du vaisseaux sur le mur du fond.
Sam, reconnaissant l'engin d'origine extra-terrestre, sentit son cœur manquer un battement. Dans son véritable monde, il leur était déjà compliqué d'arrêter une attaque Goa'uld, mais ici, il n'y avait ni portes, ni alliés extra-terrestre, ni équipe SG pour leur venir en aide… ce qui rendait la tâche quasi impossible.
- Comme tu peux le voir, ces images montrent un…
- Vaisseau Goa'uld, ne put s'empêcher d'interrompre la scientifique.
- Goa quoi ?
- Nan rien... Oubli ça.
- Tu n'as pourtant pas l'air surprise.
Sam plongea son regard vers l'homme qui lui faisait face.
Depuis qu'elle s'était retrouvé ici, elle s'était toujours demandé si elle devait parler de sa véritable existence, mais s'était toujours tenu de ne pas en toucher un mot, étant certaine que si elle le faisait, elle serait prise pour une folle…
Mais peut-être que l'heure était venu. A près tout, elle était la seule à se rendre compte à quel point la situation était critique. Elle savait exactement comment toute cette histoire allait se terminer si elle n'avait pas d'aide. La Terre serait complètement dépeuplée, les hommes tous annihilés, ou alors, les terriens deviendraient des esclaves, comme tant d'autres planètes avant eux.
Et bien sûr, elle n'aurait plus jamais plus l'occasion de revoir Jack. Le VERITABLE Jack, l'homme qui lui manquait de plus en plus chaque jours, bien que celui de cette réalité semblait être exactement le même homme. Il avait son odeur, son regard rassurant, son sourire protecteur, son ventre plat et sa voix chaude qui l'envahissait des pieds à la tête dès qu'il se mettait à parler… Mais il n'était pas « lui »… elle le savait. Et cette vérité lui faisait si mal qu'elle préféré ce retrouvé aux prises d'un Goa'uld en ce moment même, subissant mille tortures, plutôt que de s'imaginait passer tout le reste de sa vie ici.
Il fallait donc qu'elle essaye, qu'elle le mette au courant, pour avoir une infime chance de retrouver son équipe, ses amis, et surtout son supérieur.
- Tu as raison, je ne le suis pas, avoua-t-elle enfin.
- Comment ça ?… Je ne comprend pas… J'ai été la première personne à douter de l'existence de ces choses, je croyais que tu le serais autant que moi.
- Et bien non.
- Vraiment ? Pourtant j'ai toujours crut que les scientifiques mettaient un point d'honneur à croire en ce qui était vérifiables et prouvés, pas au surnaturel.
Sam se mordit l'intérieur de la lèvre avant de rassembler tout le courage nécessaire à la formulation de sa phrase.
- Oui en général c'est vrai… Ecoute Jack, tu ne vas sans doute pas me croire, peut-être même que tu vas me prendre pour une arriérée, mais…
- Sam qu'est-ce que tu…
- Ce n'est pas la première fois que je vois ce genre de vaisseau, et je sais exactement qui sont aux commandes.
Le général O'neill, abasourdit, resta sans voix, se demandant à quoi est-ce qu'elle jouait. Mais le regard franc et déterminé de la jeune femme réussit à installer le doute en lui. Et lorsqu'enfin il allait couper le silence qui avait prit place entre eux, un brouhaha étrange, qui venait des dizaines de personnes autour de lui, l'obligea à se retourner pour savoir ce qui se passait…
La seconde d'après, il sut…
La projection sur le mur du fond avait changé…
Et, en effet, on pouvait maintenant y voir trois de ces vaisseaux, continuer leur chemin en direction de la Terre.
Un silence total régnait dans la salle. En effet, l'apparition des deux nouveaux vaisseaux sur le mur avait provoqué le mutisme de toutes les personnes présentent dans la pièce.
Mais, au moment où la porte principale s'ouvrit sur le Président, tout le monde se remit à la tâche, comme si un électrochoc les avaient parcouru. Henry Hayes ne tarda pas à découvrir la cause de ce changement radical et se dirigea vers Jack et Sam pour avoir des explications.
- Que s'est-il passé ?
- Deux nouveaux vaisseaux ont fait leur apparitions.
- Comment sont-ils parvenu jusqu'ici en si peu de temps ?
- Aucune idée… Il y en avait qu'un, et puis tout d'un coup, pouf, deux autres sur le dos.
- En réalité, ils ont utilisé l'hyper espace, intervint Samantha.
Les deux hommes échangèrent un simple coup d'œil avant de se tourner, désorientaient, vers la scientifique.
- Pardon ?
- Ces vaisseaux peuvent atteindre la vitesse de la lumière, ce qui explique leur soudaine apparition.
Henry resta silencieux avant d'interroger Jack du regard. Celui-ci afficha un sourire rassurant avant d'entourer la taille de Carter de son bras droit.
- Oubliez, elle a trop regardé Star trek ce week-end c'est tout.
Le Président ouvrit la bouche pour ajouter quelque chose mais un scientifique l'interpella d'une voix qui se voulait urgente. Celui-ci s'excusa alors et alla retrouver l'astrophysicien.
Jack, quant-à lui, attrapa Sam par le bras avant de l'attirer dans les couloirs en direction de son bureau. Il garda le silence, jusqu'à ce qu'ils soient tout les deux seuls et isolaient, éloignaient des oreilles indiscrètes.
Quand ce fut le cas, Jack plongea son regard dans les yeux bleus de Sam, attendant des explications suite à son comportement étrange et aux affirmations qu'elle tenait depuis qu'elle savait que la Terre était menacée.
La jeune femme jeta un coup d'œil vers la porte avant de se tourner vers Jack, sachant que le moment était venu de lui dire toute la vérité.
- Comme je te l'ai dit, je connais bien ces vaisseaux, ce sont des Ha'taks, appartenant a des aliens nommés « Goa'ulds ».
Jack ne put s'empêcher un sourire amusé avant de retrouvé un air grave, voyant le regard décidé de Sam.
- Dis moi… Tu me fais marché c'est ça ?
- Jack je…
- Nan parce que soit c'est ça, soit tu te drogues… L'interrompit-il en retrouvant un sourire malgré les circonstances.
Sam soupira, agacée par l'attitude irresponsable que prenait Jack alors que la planète était sur le point de ce faire attaquer.
- Jack ! Ce n'est pas vraiment le moment.
- C'est drôle, c'est exactement ce que je me disais.
- Ecoute, je sais que c'est difficile à croire mais tu dois m'écouter avant qu'il ne soit trop tard.
- Admettons que tu dises la vérité… Comment-est-ce que tu connaitrais tout ça ?
- C'est… compliqué.
- … Je ne vais pas te dire que j'ai tout mon temps, ça serait un mensonge, alors tu devrais commencer tout de suite.
Sam le fixa un instant, ne sachant par où commençait… Elle devait tout faire pour le convaincre, le plus simple était donc de tout lui dire.
- … Je fait partit de l'équipe SG1, c'est une équipe secrète de L'US air force qui compte quatre membres à son actif : Le docteur Daniel Jackson, Teal'c, Le colonel O'neill et moi-même.
- Attend… tu as dit le « colonel O'neill » ?
- Tais-toi et écoutes moi.
- Bien…
- Nous travaillons au SGC et nous passons notre temps à voyager sur d'autres mondes pour ramener des objets extra-terrestres ou encore se faire des alliés. Mais il y a quelques jours, j'ai étudié un artéfact de P4X 545 qui s'est déclenché, surement à cause de mes larmes et m'a emmené dans cet autre monde. C'est pour ça que j'étais distante avec toi, je ne te connais pas, enfin si je connais l'autre toi mais tu n'es pas vraiment lui… La preuve tu es général. Et puis, dans cette réalité parallèle il n'y a pas la porte des étoiles, donc Teal'c se trouve sans doute sur un de ces vaisseaux qui se prépare à nous attaquer.
- Sam… sans vouloir te vexer, tu es sûr que tout va bien ?… Je sais que la mort du bébé t'a affecté mais tu commences vraiment à m'inquiéter.
- Jack, je t'en supplie il faut que tu me croit. Si tu ne peux pas le faire, personne ne le pourras.
- J'aimerais bien mais tu m'avoueras quand même que c'est un peu difficile à avaler.
- L'existence des extra-terrestre l'était aussi pour toi il y a moins de deux heures… pourtant ils existent.
Jack la fixa un long moment, ne sachant ni quoi dire ni quoi faire. Deux points de vue était abordables : Soit sa femme était devenu folle en un temps record, soit elle lui disait la vérité, remettant en doute toute ses convictions.
Il s'approcha alors d'elle et lui déposa un doux baiser sur les lèvres, avant de plonger une nouvelle fois son regard dans le siens.
Sam sentit de nouveau son rythme cardiaque s'accélérer de façon incontrôlable, et réussit presque a oublié tout ses problèmes pendant quelques secondes.
- Est-ce que ça te semblais assez réelle ? Murmura-t-il en gardant son regard profondément encrait dans le sien.
- Bien sûr que oui… Mais il ne m'ai pas destiné, car je ne suis pas ta femme… Je ne viens même pas de ce monde. D'ailleurs, si tu veux tout savoir, dans le mien je suis le second du colonel Jack O'neill, et notre relation n'a jamais put se développer à cause de la loi de non-fraternisation. De plus j'étais encore en couple avec Peter il y a quelques jours avant que mes sentiments envers mon supérieur ne me pousse a refusé sa demande en fillançaille… C'est d'ailleurs à cause de ça que j'ai pleuré et que l'artéfact s'est activé… C'est aussi la raison pour laquelle je ne voulais pas aller trop loin avec toi, parce que même si tu lui ressemble énormément, tu n'es pas lui… Et je peux te prouver tout ce que j'affirme si tu me donne ma chance, tu dois seulement me faire confiance… une dernière fois.
Jack acquiesça sans plus se poser de question… après tout, bien qu'incertaine, elle était leur seule chance pour le moment.
Le colonel Jack O'neill était devant la porte, toujours ouverte de l'infirmerie. Cela faisait plus de cinq minutes qu'il était là, torturait à l'idée que Sam soit toujours dans le même état lorsqu'il allait entré. Au moment où, n'y tenant plus, il avait décidé de repartir dans le Minnesota pour une partie de pêche qui l'aurait aidé a oublié ses problèmes, une main se posa sur son épaule, apparemment pour l'encourageait à entrer. Jack, devinant qu'il s'agissait de Janet, lui adressa un sourire rassurant avant de pénétrer dans la salle, avec plus d'assurance qu'il n'en avait en réalité. Il s'approcha du lit de la jeune femme, sans pour autant oser l'observé. Dans un premier temps, il se contenta de regarder Jacob Carter qui apparemment était seulement dans un sommeil profond, avant de s'installer sur une chaise au près de Sam.
- Il s'est réveillé il y a peu de temps, informa le docteur Fraiser en parlant du Tok'ra. J'ai dut lui inséré une faible dose de somnifère pour qu'il accepte de dormir.
- C'est compréhensible.
Janet hésita un moment avant de s'assoir au près de Jack.
- Est-ce vous avez des missions de prévu ?
- Nous en avions, mais j'ai demandé au général de nous proposer seulement celles qui ne peuvent pas se faire sans nous.
- Vous croyiez que c'est une bonne idée ? Vous en pourrez rien faire de plus ici et ça vous changerez peut-être les idées.
- Ça n'a plus d'importance maintenant.
- Comment ça ?
Jack ne répondit pas. Il se contenta de poser un instant sa main sur celle de la jeune femme inconsciente avant de se relever et de quitter la pièce, le cœur serrer.
Une fois dans les couloirs, il se dirigea vers l'ascenseur et appuya sur le bouton d'appel avec détermination. Il sentit une feuille de papier se froisser dans sa poche, lui faisant prendre conscience qu'il ne regretter rien de ce qu'il s'apprêtait à faire. Une fois les portes ouvertes, il entra à l'intérieur en ignorant les regards inquiet de trois soldats qui se trouvaient dans la pièce confinait. Il se contenta d'appuyer sur le bouton qui menait au niveau 27 avant de sentir l'ascenseur descendre. Au fur et à mesure qu'il s'approchait du but, les militaires présent sortaient à des étages différents, le laissant finalement seul. Pourtant, quand l'ascenseur se stoppa au niveau 25, un visage familier rejoint Jack à l'intérieur. Voyant que celui-ci restait silencieux, il tenta de briser la glace.
- Vous allez voir Hammond ?… De mon côté j'allais passé voir Sam… Commença Daniel, sans pour autant avoir de réponse. Jack ? Est-ce vous allez bien ?
L'ascenseur arriva enfin au niveau souhaitait. Jack rassura Daniel avec un « oui » qui se voulait convainquant avant de longer le couloir. Bientôt, il se retrouva devant le bureau de Hammond et pénétra à l'intérieur sans plus attendre. Il avança vers le bureau, alors que son supérieur relevait la tête et prit l'enveloppe qu'il détenait dans sa poche avant de la poser en évidence sur le bureau.
- Qu'est-ce que c'est ? Demanda Georges.
- Ma lettre de démission.
- Jack, je crois savoir pour quelle raison vous faîtes ça mais je ne peux pas l'accepter.
- Je ne vous le demande pas.
- Expliquez-vous.
- C'est très simple mon général… Si Carter ne se réveille pas, il est tout simplement impossible que je continu à travailler dans cette base.
- Jack, je sais que c'est très dur de perdre quelqu'un mais…
- Je sais que la cause pour laquelle nous nous battons et la plus juste qui soit, l'interrompit-il, mais le prix est trop élevé… Je vous demande seulement de respecter ma décision.
- Est-ce que vous en êtes sûr ?
- J'y est beaucoup réfléchit,… c'est égoïste à dire mais je peux supporter beaucoup de perte humaine tant que ça ne me touche pas particulièrement.
Georges observa un long moment son second. Il savait que c'est propos était légèrement déformé par la rage, mais que cette décision était irrévocable. Cela faisait bien trop d'années qu'il voyait la complicité qu'il entretenait avec le major Carter, et il avait toujours sut que si il lui arrivait quelque chose, Jack aurait bien plus de mal à s'en remettre que si il s'agissait de n'importe qui d'autres.
- Est-ce qu'il s'est déjà passé quelque chose, entre le major…
- Non, coupa Jack… Ecoutez, je sais que ça peut paraître difficile a admettre mais ne me posez plus de questions à ce sujet, contentez-vous d'accepter… Je vous en prit.
- … C'est d'accord Jack, mais j'espère que nous aurons pas a en venir à là.
Jack le remercia d'un regard avant de se diriger vers la porte. Mais, au moment où il allait disparaître, Georges Hammond rompit une nouvelle fois le silence.
- Une dernière chose colonel… Si par malheur je devais accepter votre démission, qu'est-ce que vous compteriez faire ensuite ?... Vous prendrez votre retraite ?
- Nan… Je rejoindrais les Black Ops.
Et avant que le général ne puisse ajouter quoi que ce soit, il avait quitté la pièce. Georges resta un instant figé, digérant la nouvelle. Les Black Ops était les forces spéciales de l'US Air Force dont Jack avait déjà fait partit. Et bien que très peu de personnes ne savait avec précisions qu'elles étaient les missions que les militaires devait accomplir dans cette unité, les bribes d'informations qui en découlaient été tous des plus négatives. Cela passait d'enlèvements, à toutes sortes de crimes pour protégeait la nation. Et la seule raison pour laquelle Jack voudrait se remettre à ce genre de complot, c'était sans nul doute parce qu'il y avait très peu de chances de s'en sortir vivant.
Sam venait d'entrer dans la salle de briefing avec le major-général O'neill. Elle jeta un coup d'œil circulaire à la pièce avant de regarder Jack avec une certaine inquiétude. Celui-ci posa sa main dans son dos pour la rassurer et lui fit comprendre qu'elle pouvait y aller. Elle le remercia d'un regard, prit place au bout de la table, et demanda le silence. Les membres présents échangèrent un regard, se demandant si ils ne devraient pas plutôt continuer leur travail, avant de finalement s'installèrent à leur tours autour de la table, curieux de savoir ce que la célèbre astronaute allaient leur apprendre.
- Ecoutez, je sais bien que tout ce qui est en train de se passer vous dépasse un peu pour le moment, mais nous n'avons que très peu de temps. Je veux donc que tout le monde m'écoute avec attention, car j'ai des informations qu'aucun d'entres vous ne possède et je ne souhaite surout pas que l'on me demande qu'elles sont mes sources.
Quelques personnes se tournèrent vers le général O'neill qui approuva les propos du major Carter.
Le Président entra à son tour dans la salle, et se posta à côté de Jack en contemplant avec silence la jeune femme. Bien sûr, celui-ci ne connaissait pas les informations que la scientifique avait divulgué au général, mais il lui avait demandé d'avoir confiance aux plans de Samantha et de mettre tout les moyens nécessaire dans ses mains, ce qu'Henry Hayes avait accepté sans trop de difficulté.
Le major Carter ralluma alors le vidéoprojecteur qui montraient encore les trois vaisseaux Goa'ulds et reporta son attention sur l'assemblée.
- Ce que vous voyait en ce moment même n'est que le début du problème, car ce ne sont que les éclaireurs d'une énorme armada qui va arriver en orbite d'ici peu… Certains d'entre vous pense sans doute qu'il s'agit seulement d'une nouvelle espèce près à s'allier avec la Terre, mais ils n'ont qu'un but : nous détruire, ou faire de nous des esclaves. Et malheureusement pour nous, nous n'avons qu'une seule chance de les arrêter, et elle est presque infime.
- En supposant que vous dîtes la vérité…
- C'est le cas !
- Alors quel est le plan ?
- Il s'agit de retrouver un objet enfouit sous la glace de l'Antarctique, à ces coordonnées précises, ajouta-t-elle en montrant un morceaux de papier.
- Et de quoi s'agit-il ? D'un pistolet à eau capable de repousser ces choses ?… Je vous en prit ; arrêter votre baratins.
- Gardez cette esprit et on est sûr de tous y passer !
L'air grave que prenait le major Carter réussit à introduire le doute dans l'esprit de l'assemblée.
- De quoi s'agit-il précisément ?
- D'un moyen de transport et de communication extra-terrestre créer par la civilisation des « Anciens », qui nous permettra d'appeler du renfort.
- Et comment ce fait-il que vous soyez la seule à en connaître l'existence ?
- Je n'ai jamais dit que c'était le cas, bluffa la scientifique.
Le Président Hayes lança un regard à Jack, qui lui assura qu'il fallait l'écouter. Celui-ci réfléchit un instant avant de s'adresser directement à l'astrophysicienne.
- Que voulez-vous qu'on fasse ?
- Et bien il faudrait réussir à ramener cette édifice ici avant que l'ennemis n'arrive en plus grand nombre. Pendant ce temps là, il faudrait rassembler le plus de pilotes possible pour combattre les Al'keshs et les planeurs de la mort qui vont arrivaient en premier à la surface de la Terre… Même si j'ai bien peur que les moyens dont nous disposons ne nous permettrons pas de venir à bout aux vaisseaux mères.
- Des missiles ne conviendraient pas ?
- Ils disposent d'un bouclier énergétique bien trop puissant.
- Docteur O'neill, est-ce que vous vous rendez-compte de la portée de vos paroles ?
- Monsieur le Président, sans vouloir me mettre en avant je suis votre seule chance, alors ayez confiance en moi et mettons nous au travail.
Henry Hayes réfléchit un instant avant d'acquiesçait, ayant l'intuition que l'assurance de la scientifique allait-être payante.
- Très bien, général O'neill, je compte sur vous pour rassembler le plus de pilotes possibles. Docteur, vous, vous leur confieraient toutes les informations que vous avez sur ces vaisseaux.
- Pardon mais je crois que je dois m'occuper avant tout de retrouver la porte des étoiles.
- Vous serez bien plus utiles ici. Nous allons envoyé tout le matériel et mains d'œuvre possible aux coordonnées que vous nous avez donné pour pouvoir rapporté cette « porte des étoiles » suffisamment tôt… Quand à moi je vais écrire le discours que les citoyens vont devoir entendre.
- Devons-nous contacter les dirigeants des autres pays ? Interrogea Jack.
- J'ai bien peur qu'ils ne nous prennent pas au sérieux tant que nous ne leur serviront pas cette artéfact extra-terrestre sur un plateau. En attendant, contentait vous de faire ce que je vous ai demandé.
- A vos ordres.
Jack était endormi au chevet de Sam. Il avait passé des heures à la veillait avant que, sans qu'il ne s'en rende compte, la fatigue ne l'emporte. Teal'c et Daniel, quant-à eux, l'avait découvert assoupis quelques minutes plus tôt et attendaient qu'il se réveille pour pouvoir discuter des choix qu'ils avaient prit récemment. Mais le docteur Jackson ne cessait de faire les cents pas dans la pièce et fini par s'approcher de Jack pour le réveiller. Teal'c, bien que désapprobateur, le laissa faire, ne gardant qu'un sourcil levait pour lui donner son avis sur la question.
Jack émit un grognement rauque quand Daniel parvint à ses fins, mais releva la tête avec espoir, croyant qu'ils allaient leur annoncé une bonne nouvelle au sujet de Sam. Il se renfrogna finallement en voyant que la mine qu'affichait l'archéologue exprimait plus la colère que le soulagement. Le colonel O'neill s'enfonça dans son siège, attendant la suite, avant que Daniel ne coupe le silence.
- Le général Hammond nous a appris vos projets potentiels…
- Je me doutais qu'il allait faire quelque chose pour m'en dissuader, mais c'est certainement pas à l'ordre du jour, alors il est inutile d'en parler.
- Vous faîte une grave erreur !
- Pour l'instant je ne fais rien du tout Daniel ! Et je ne crois pas que cette discussion à lieu d'être !
- Et bien moi je crois que si ! Car même si je ne doute pas du réveil de Sam je trouve votre décision stupide et égoïste.
- Egoïste ? Je ne vois pas en quoi !
- Et bien quittez cette base et ces centaines de personnes qui croit en vous, c'est de l'égoïsme !
- Arrêtez Daniel, tout le monde ici sait que je ne suis pas irremplaçable ! Et cessez de vous inquiéter pour mon avenir alors que celui d'autres personnes est bien plus incertains !
- C'est du suicide Jack !
- Comment ça ? Vous dites vous-même qu'il n'y a aucune chance pour qu'elle ne se réveille pas, ça devrais être suffisant pour que vous arrêtiez de vous en faire pour moi non ?
- Je suis d'accord mais en imaginant qu'il lui arrive quelques choses lors d'une de nos missions…
- Qu'est-ce qui vous prend de penser des choses pareilles ?
- Nous savons tous qu'il y a des risques Jack ! Chaques jours ! En passant cette porte où n'importe où sur cette planète ! Mais vouloir réintégrer une unité spécial comme les Black Ops est tout simplement suicidaire ! Je ne sais pas ce que vous cherchez en faisant ça, peut-être bien que c'est justement pour vous donner la mort, mais croyiez-vous que Sam aimerait cette idée ?
- Elle n'est pas morte Daniel ! Et je ne changerais pas d'avis, alors il est inutile de me faire vos sermons.
Daniel se tut, ne comprenant pas l'attitude de Jack, qui savait toujours se montrer à la hauteur habituellement… Mais là, il baissait les bras, et la raison était plus qu'évidente. Il avait toujours sut que Jack appréciait beaucoup Sam, mais il ne savait pas que ses sentiments pour elle était si profonds… Il avait crut simplement à une forte attirance, alors qu'apparemment il s'agissait de quelque chose de bien plus fort.
Il baissa un instant la tête. Bien que déçut, il ne pouvait s'empêcher de ressentir de la pitié pour cette homme qui n'avait jamais semblé aussi dépité, presque sans vie. On le voyait, il parlait normalement, se mettait en colère, mais ne dégageait que du désespoir et de la détresse. Quelque chose avait changé dans sa manière d'être, c'est yeux ne pétillait plus, il était tout simplement devenu l'homme le plus malheureux.
Pourtant on voyait que ce n'était pas définitif, qu'il restait un espoir pour qu'il redevienne comme avant, et celui-ci se résumer en un soupir, en un murmure, ou dans un quelconque signe qui indiquerait que Samantha serait hors de danger.
Il ne restait plus qu'une chose a faire : attendre.
Mais Daniel ne supportait pas de voir le fossé dans lequel Jack se terrait lui-même, sa descente aux enfers, qui s'ajoutait à l'absence de celle qu'il considérait comme une sœur.
Il quitta donc la pièce, sans un regard en arrière.
Teal'c d'ailleurs, ne mit pas longtemps à l'imiter, ressentant intérieurement les mêmes sentiments que l'archéologue.
Et quand ce fut le cas, Jack crut enfin pouvoir être au calme pendant un moment, mais la voix de Jacob Carter l'interpella, l'obligeant à renoncer à l'idée d'être un peu tranquille.
Il quitta donc sa chaise, s'approcha du deuxième lit, et fit face au Tok'ra, qui s'était à présent redressait sur sa couche.
- Heureux de voir que vous êtes tirer d'affaire Jacob.
- Oh ce n'était pas grand-chose finalement… mais je vous en remercie Jack.
Un silence s'installa, que Jacob finit par interrompre.
- J'ai entendu votre conversation avec le docteur Jackson.
- Il était plutôt difficile de la louper.
- C'est vrai…
Il hésita un moment, avant de poursuivre.
- Ecoutez Jack, vous devez savoir que Sam et moi ne tenons pas beaucoup de conversation d'ordre privée, mais je sais qu'elle tient a vous, d'une façon particulière, et qu'elle refuserait l'idée que vous vous mettiez en danger inutilement.
- Pourquoi me dites-vous ça ?
- Parce que je suis son père, et que quoi qu'il arrive, je veux qu'on respecte les volontés de ma fille… Alors faîte ça pour elle.
Jack baissa la tête, repensant à ce qu'il avait répondu à Anise trois ans plus tôt, lorsqu'elle lui avait demandé pourquoi il était resté avec Sam alors qu'il risquait de ce fait de perdre la vie.
« Parce que je préférerais mourir, plutôt que de… perdre Carter. »
La vérité, en effet, c'était qu'il ne s'immaginait pas pouvoir vivre dans un monde où la jeune femme n'avait plus sa place. Et on pouvait le supplier ou tenter de le faire changer d'avis, jamais il n'aurait la force de faire autrement.
Il fixa donc à nouveau Jacob, avant de jeter un coup d'œil vers le corps inerte de la femme qu'il aimait, puis coupa à son tour le silence qui régnait.
- Désolé… Mais c'est impossible.
Il observa un instant le Tok'ra, avant de quitter l'infirmerie, une douleur perçante au creux de l'estomac.
Le major-général Jack O'neill entrait dans son bureau une vingtaine de minutes plus tard.
Après la réunion qu'avait tenu Sam, celle-ci avait disparu sans prévenir, laissant Jack et le Président planifier les derniers détails seuls. Il jeta un œil circulaire à la pièce, espérant voir la femme blonde quelque part, mais fut déçut en constatant que ce n'était pas le cas.
Pourtant, au moment où il allait quitté la pièce, il entendit un faible sanglot. Il traversa donc la pièce, et contourna le bureau pour enfin la trouver là, assise sur le sol froid, les genoux contre sa poitrine et la tête appuyait sur la surface boisée du meuble. Jack s'assit à ses côtés et entoura ses épaules de son bras gauche, avant qu'elle ne pose elle-même sa tête sur son torse.
- … Si c'est pour ton plan que tu t'inquiètes, ne t'en fais pas, j'ai confiance en toi.
- Tu ne devrais pas… J'ai retourné la situation dans tout les sens. Même si on retrouve la porte des étoiles, ce qui n'est pas du tout sûr à cause des changements important de cette réalité, nous n'aurons pas le temps de la ramener ici et de convaincre les Asgards de nous aider. Les Goa'ulds nous auront attaquaient avant.
- Alors au moins dis-toi qu'on aura essayait.
- Jack, tu as entendu ce que je viens de dire ? Vous allez mourir, et c'est de ma faute.
- Tu as tors. Si ce que tu dis est vrai nous n'aurions pas put échapper à ça de toute façon.
Sam essuya ses joues humides, laissant un silence s'installer pendant quelques secondes avant que Jack ne reprenne la parole.
- Je n'aurais jamais crut dire une chose pareille un jour mais si tu fais vraiment partie d'un autre monde, ou je ne sais qu'elle réalité, tu devrais y retourner.
- Je l'aurai sans doute déjà fait si je savais comment faire, affirma-t-elle.
Mais à ces paroles, elle baissa la tête instantanément, doutant soudainement. En effet, elle savait que même si la situation n'avait jamais été si catastrophique, elle n'aurait pas sut résister au plaisir de découvrir comment pouvait-être sa vie avec Jack… Et c'est à ce bonheur qu'elle avait gouté ces derniers jours, bien qu'elle n'avait jamais connu quelque chose de plus douloureux.
- Et cet objet dont tu m'as parlé ? Continua Jack dans un murmure.
- Il doit-être encore sur P4X 645 à cette heure-ci.
- Alors promet moi de t'y rendre si jamais tu as raison.
- Hors de question, je suis la seule qui puisse vous aider.
- Comme tu l'as dit nos chance sont presque infime, alors je préfère te savoir loin d'ici.
- Comment est-ce que tu fais pour supporter tout ça ?
- Qui te dis que je le supporte ? Demanda-t-il avec ironie.
Sam continua à le fixer, attendant un réponse sincère. Jack baissa un instant les yeux avant de lui prendre la main.
- Tout ce que je veux, c'est que tu sois saine et sauve… le reste n'est pas si important en fin de compte.
- Jack, je…
- Promet-le moi Sam… Je veux juste en avoir le cœur nette avant d'aller casser du Goa-machin-truc.
La jeune femme plongea les yeux dans les siens, lisant alors toute l'inquiétude qu'il éprouvait pour elle en cet instant précis. Elle acquiesça alors, déclenchant un profond soupir de soulagement de la part de son « mari » et le regarda se lever, avant d'accepter la main qu'il lui tendait pour se redresser à son tour.
- Parfait, maintenant on pourrait peut-être exécuter les ordres du Président et aller briefer les pilotes ?
- Bien sûr… Mais pour ce qui est du plan j'ai une autre idée…
Le colonel Jack O'neill était dans ses appartements, toujours dans la base du SGC. Cela faisait plusieurs heures qu'il tentait de retrouver le sommeil, mais dès l'instant où il fermait les yeux, il revoyait son visage. Il rallumait donc la lumière, avant de constater qu'il n'y avait aucun changement… Et cela se répétait encore et encore.
Pour finir, c'est Teal'c qui interrompit ce cercle vicieux en pénétrant dans la pièce avec un plateau remplit de nourriture. Jack s'assit sur son lit, avant de lui lancer un regard froid.
- Depuis quand est-ce que le fait de toquer à la porte est passé de mode ?
- Je me suis dit que vous ne me répondriez pas si je le faisais.
- Vous aviez raison… J'aimerais être un peu seul si ça ne vous dérange pas.
- Mais vous l'êtes depuis que le major Carter est dans le coma O'neill, constata le Jaffa.
- Ecoutez Teal'c, je sais que vous voulez m'aider et tout et tout mais je ne suis pas le seul dans cette base a regretté Sam, en commençant par Daniel et vous… alors arrêté de vous préoccupait par ce que je ressens et allez plutôt prendre un peu l'air de votre côté… C'est un ordre.
- Je regrette mais je ne crois pas que vous êtes en état pour me donner ces types de directives… Et puis c'est le général Hammond qui m'envoi.
- Ah vraiment ? Il veut que vous me fassiez le même speech que Jacob et Daniel ?
- Depuis combien de temps n'avez-vous pas manger ? Interrogea Teal'c sans prendre en considération la question du colonel.
Jack serra les poings avant de se lever et d'attraper le plateau des mains de son ami.
- Vous avez gagné Teal'c, je mangerai tout ça uniquement si vous acceptez de sortir de la chambre.
Teal'c hésita un instant, avant de tourner les talons et de se diriger vers la porte. Mais, au moment où il allait la franchir, il se retourna pour fixer une nouvelle fois son supérieur dans les yeux.
- Normalement je ne devrez pas vous mettre dans la confidence mais le général Hammond a tenté de joindre Peter Shanahan plusieurs fois depuis que Sam et dans le coma, sans avoir de réponse.
Jack sentit sa gorge se serrer à l'annonce de cette nouvelle. Depuis que son second avait perdu connaissance, il n'avait pas pensé une seule fois à prévenir Pete, qui était pourtant avec Sam depuis plus de cinq mois. Et bien qu'elle avait mit fin à leur relation, il avait le droit de savoir.
Teal'c continuait de le fixer, attendant une quelconque réaction, mais Jack restait figé. Le Jaffa quitta donc la pièce, après un dernier regard pour son supérieur. Au même moment, celui-ci attrapa sa veste et l'enfila avant de prendre un des sandwich que son ami avait apporté. Il attendit quelques minutes, pour être sûr que celui-ci ne l'attendait pas, sourcil arquait à la sortie, avant de sortir de sa chambre et d'empruntait un couloir désert. Il savait que Georges ne voulait pas qu'il quitte la base avant qu'ils n'aient reparlé de sa décision, mais il connaissait le SGC comme personne et pouvait donc la quitter incognito sans trop de difficulté.
Sam et Jack sortait d'Air Force One avec Henry Hayes et le major Davis. Sans perdre de temps, ils s'installèrent à l'arrière d'une limousine qui les attendaient déjà sur la piste d'atterrissage. Sam n'avait jamais semblé aussi nerveuse, car, outre le fait qu'une immense flotte menacée ce monde, ils s'approchaient de plus en plus du SGC, qu'elle semblait avoir quitté il y a une éternité. En effet, le Président avait approuvé cette idée tout en pensant que l'organisation du bâtiment lui permettrait de donner des directives plus efficaces. Ce qui, en plus, satisfaisait la curiosité de la jeune femme qui se posait des milliers de questions sur les activités actuelles de la base.
Un silence presque funeste régnait dans la voiture jusqu'à ce que Sam se décide à l'interrompre.
- On ne m'a toujours pas dit qui commande le SGC depuis le départ du général West ? Demanda Sam.
- Le général Vidrine, répondit les trois hommes en même temps, désireux de ne plus revivre ce silence.
Samantha se força presque à sourire, pour détendre l'atmosphère. Mais l'ambiance devint encore plus angoissante que jamais lorsque leurs pensées se tournèrent à nouveau vers l'armada Goa'uld.
- Des nouvelles de la porte des machins-chose ?
- Des étoiles Jack, la porte des étoiles.
- Comme tu dis, accorda-t-il avant de regarder le Président en attente d'une réponse.
- Tout ce que je sais pour l'instant c'est qu'il y a des ondes énergétiques plus fortes à l'endroit indiquait.
- C'est un début.
- En effet. Je ne devrais pas tarder à avoir des nouvelles.
- Il vaudrait mieux.
- Pour l'instant nous n'avons pas à nous inquiéter. Comme je l'ai dit, il s'agit seulement d'éclaireur, les autres devraient arriver dans plusieurs heures seulement.
- Tu as raison Sam, je ne vois vraiment pas pourquoi on s'inquièterait, ironisa Jack tout en tapotant son genoux de sa main droite.
Le colonel Jack O'neill était dans sa voiture, observant un appartement depuis plus d'un quart d'heure. Il ne pouvait se résoudre à bouger, tout en sachant que son comportement n'était pas très saint. Mais il n'avait ni la force de partir, ni celle de se diriger vers cette porte, que Sam avait dut franchir une centaine de fois avec son ex amant. Il restait donc sans bouger, persuadé qu'il devait faire ça lui-même, sans toute fois passer à l'acte, attendant seulement qu'il trouve les mots juste, sans amertume ni jalousie, ceux qui ne donnait pas d'espoir mais n'en retirait pas non plus. Comment les médecins pouvaient-ils les formuler si souvent ? Cela lui avait parut si simple quand il avait décidé de quitter la base, et là, il restait coincé entre deux possibilités, en ayant l'impression de se retrouver devant un gigantesque bloc de glace, qui n'attendait qu'un souffle, qu'un mouvement, pour s'effondrait sur lui et l'engloutir.
Mais ce dilemme se résout finalement quand Peter Shanahan sortit de chez lui et se dirigea vers le 4x4 de Jack. Il se posta devant la vitre conductrice, toqua trois coup sur le verre et fit signe au militaire de baisser la fenêtre. Celui-ci s'exécuta, avant de fixer Pete, le visage neutre.
- Qu'est-ce que vous me voulez ? Demanda le flic férocement.
- Je suis venu vous parlez.
- Ça fait quinze minutes que vous trainez devant chez moi alors venons en au but. C'est à propos de Sam ?
- Est-ce qu'on peut en discuter à l'intérieur ?
- L'endroit n'a pas d'importance.
- C'est vous qui voyez.
Jack sortit du véhicule et se mis face à Pete, rassemblant son courage.
- Vous avez raison, il s'agit de Sam.
- J'en était sûr, vous êtes venu savourez votre victoire…
Le colonel fronça les sourcils, ne comprenant pas de quoi il parlait. Mais, lorsqu'il vit la bouteille de bière que tenait Peter dans les mains, il passa outre sa remarque et tenta de lui annoncer la nouvelle.
- Je ne sais pas de quoi vous parlez mais il faut que…
- Ne jouait pas ce jeu là avec moi colonel ! J'aurais dût me douter qu'il y avait quelqu'un d'autre dans sa vie.
- Je n'ai rien a voir là-dedans.
- Bien sûr que si, c'est de votre faute si elle a refusé !
- Sam est dans le coma depuis le jours où elle vous a dit qu'elle ne voulait pas devenir votre femme !… C'est pour cette raison que je suis venu !… Vous devriez aller la voire.
Pete ne sut quoi dire pendant une dizaine de secondes, mais il finit par relevait la tête avec un air triste dans les yeux. Il désigna ensuite sa bouteille et afficha un sourire blessé.
- Il m'a fallut cinq mois pour comprendre que c'était impossible Sam et moi… Cinq mois. Et il n'y a que cette bouteille qui m'aide à oublier ne serait-ce que le son de sa voix… alors je suis désolé mais c'est haut dessus de mes forces… D'ailleurs j'ai un avion qui m'attend dans quelques heures.
- Vous avez entendu ce que je viens de dire ! Elle est dans le coma ! Et je suis sûr qu'elle aimerait que vous soyez au près d'elle.
- Vous n'avez toujours pas comprit alors ?… La seule raison pour laquelle Samantha a déjà eut besoin de moi, c'était pour essayer de vous oublier. Alors non, ce n'est pas moi qu'elle aimerez voir à son réveil, mais vous… Dîtes lui seulement qu'elle va me manquer, mais pour le reste, ne comptez pas sur moi.
Jack regardait Pete s'éloigner sans bouger, ne pouvant s'empêcher d'être en colère contre ce type ! Mais pas pour les raisons qu'ils venaient d'exposer, au contraire. Il haïssait le fait qu'il soit si compréhensif, si attentif aux besoins de la jeune femme, en clair, tout ce que Jack n'avait pas sut-être ces huit dernière années. Comment se pouvait-il qu'une femme comme Samantha ressente les même sentiments pour lui que pour un type comme Peter ? C'était tout simplement impossible. Alors quoi que Jacob et ce flic en pensait, il en doutait.