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Série : Stargate SG-1
Création : 11.11.2010 à 21h46
Auteur : lovevm88
Statut : Terminée
« Fiction individuelle, toujours sur le Jarter. Bonne lecture. » lovevm88
Cette fanfic compte déjà 76 paragraphes
Sam fit signe à Walter de couper la séquence d’ouverture avant de quitter la salle d’embarquement. Une fois dans les couloirs, la jeune femme réfléchit à sa situation actuelle à une vitesse alarmante. Elle avait donc choisit, elle voulait les aider, car même si elle ne savait pas exactement ce qu’était ce monde, elle n’arrivait pas à se résoudre à être la principale responsable du plus grand génocide jamais existé. Pourtant si elle ne s’était pas retrouvé ici quelques jours auparavant, ils seraient mort a l’heure actuel. Mais cela avait peu d’importance maintenant, elle n’avait plus le droit de reculer. Elle se retrouva alors dans la salle de contrôle où elle tomba face au général O’neill et au major Sheppard, qui l’observait avec une certaine fierté.
- Mission réussit… professeur, déclara Jack avec un sourire charmeur.
- Félicitation à vous deux.
- Merci, mais j’ai comme l’impression que c‘est le plus dur qu‘il vous reste à faire, s’enquit John.
La scientifique acquiesça avant de contourner les deux hommes et de se diriger vers Walter.
- Je ne comprend pas docteur O’neill… pourquoi ne pas avoir laissé partir le reste de l’équipe ? Interrogea le sergent Harriman.
- Parce que je crois m’être trompée sur les cordonnées de destination. Il serait plus prudent de rejoindre la deuxième planète qui se trouve sur la liste que je vous ai donné pour trouver les Asgards.
Samantha se pencha alors sur l’ordinateur principal et composa les coordonnées de la planète où SG1 avait découvert le marteau de Thor plus de sept ans auparavant. Elle sortit ensuite la feuille des instructions qui indiquait précisément comment résoudre les problèmes que posait l’hologramme de leur ami Asgards avant de rentrer en communication avec tout être-humain et la tendit à Walter.
- Vous donnerez cette fiche au commandant de la mission d’exploration avant de lui préciser qu’il ne devra l’ouvrir qu’une fois arriver sur Cimmeria, d’accord ?
- Bien sûr… et bonne chance professeur.
- Merci sergent.
Elle se tourna alors vers Jack, qui lui lançait un regard rassurant, prouvant une nouvelle fois qu’il n’avait aucune idée de ce qui allait bientôt se passer.
- Etes-vous prêt mon général ?
- Je suppose que j’ai le droit qu’à une seule réponse ?
- Vous pouvez encore changer d’avis.
- Hors de question… je suis prêt.
Jack O’neill toquait à la porte du général Hammond, qui l’invita à entrer. Le colonel enfonça ses mains dans ses poches et prit place en face du bureau, attendant que le général lui demande la raison de sa présence.
- Je sais pourquoi vous êtes là colonel.
- Dans ce cas vous pouvez peut-être l’aider.
- Je ne crois pas non.
Jack sentit la colère bouillir en lui alors qu’il voyait son dernier espoir s’envoler. Il finit par se calmer, persuadé qu’il serait plus persuasif s’il gardait son sang froid. Georges, voyant qu’il n’ajoutait rien, préféra relançait la conversation afin d’évaluer l’état d’esprit dans lequel se trouvait son second après la décision qu’avait prit le docteur Fraiseur de débrancher Sam.
- Les constantes du major Carter commencent à se dégrader. C’est pour cette raison que nous avons décidé de procéder au débranchement de l’appareil respiratoire en fin de journée.
- Je comprend… pourquoi attendre qu’elle se réveille si on a les moyens de mettre fin a ses jours, ironisa Jack avec un rictus blessé.
- Il ne s’agit pas de ça colonel. Nous souhaitons seulement écouter les directives que Sam nous a laissé.
- Après tout ce qu’elle a fait pour la base et la planète je ne comprend pas pourquoi vous accordez tant d’importance à de simple formulaire… Il s’agit de Sam mon général ! Qui sait ? Peut-être que Daniel a raison et qu’il lui faut seulement un peu de temps !
- Ça fait presque une semaine Jack ! Si la même chose serait arrivé à quelqu’un d’autres, pensez-vous qu’on aurait attendu si longtemps ?! C’est horrible a dire mais la réponse est « non »… Tout simplement parce que le major Carter est importante pour nous tous ici, et que c’est précisément cette raison qui nous a fait patienter jusqu’ici.
Jack foudroya son supérieur du regard, détestant l’idée qu’il puisse avoir raison. Il repensa alors au jour où il avait poussé Sam dans le coma alors qu’elle était possédé par une entité. Il avait fallut moins d’une journée pour que Janet annonce qu’elle allait la débrancher, et celui-ci avait accepté sans trop d’hésitations. Il avait accepté de la perdre ce jour là, mais aujourd’hui, cette idée lui paraissait insupportable. Qu’est-ce qui avait changé ? Il avait pourtant les même sentiments à l’époque. Peut-être que l’année où il avait perdu Daniel lui avait démontré qu’il ne supporterait pas un deuxième décès dans son équipe, surtout s’il s’agissait de Sam.
- Colonel O’neill ?
- Il y a quelques choses d’autres qui vous pousse a accepter n’est-ce pas ?
- Et bien… Richard Woolsey me met un peu la pression. Vous savez combien ça coûte chère d’entretenir quelqu’un qui se trouve dans le coma… j’ai réussit à la faire patienter jusque là mais étant donné que Sam souhaitait qu’on la débranche si cette situation lui arrivait, il pense qu’il est inutile de faire perdre plus d’argent à la base… quel pourriture.
- Mon général… je sais que vous prenez la bonne décision mais vous ne pourrez pas m’empêcher de faire tout ce qui est en mon possible pour la tirer de là… a commencé par prévenir Thor.
- J’essaye de le joindre depuis qu’elle est dans le coma mais il ne donne aucune nouvelles.
- Et bien il a plutôt intérêt a se montrer aujourd’hui… sinon j’ai bien peur qu’il ne sauve sa face grise et gluante toute seule la prochaine fois.
- Permission accordé, colonel.
Jack acquiesça avec un faible sourire de gratitude avant de quitter la pièce d’un pas déterminé.
Le général Jack O'neill et Sam venaient de prendre place dans le planeur de la mort, encore perturbaient par l'information qu'ils venaient de recevoir. Car apparemment, la ville de New York venait d'être rayé de la carte. La jeune femme se prépara en essayant d'oublier ces horreurs avant de fournir les informations les plus utiles à Jack, qui allait être son copilote.
- Tu es prêt ?
- J'ai pas eu le temps de savourer le dernier repas du condamné mais ça devrait aller.
- Tu devrais réfléchir…
- Sam, on peut y aller.
La jeune femme afficha un léger sourire, ne pouvant s'empêcher d'être rassurer quand au fait de ne pas être seul pour cette mission, puis démarra le moteur principal.
- Attention, ça va secouer, prévint-elle.
- Ce n'est pas la première fois que je fais ce genre de vol tu s…
Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase qu'ils étaient déjà loin de la base. Au bout d'un moment, le vaisseau parut se stabiliser, laissant Jack reprendre ses esprits.
- C'est… différent, constata-t-il, toujours surpris par le décollage.
- Cet engin peut aller jusqu'à 12 000 kilomètre par heure.
- J'en prendrais deux.
Sam étira ses lèvres en un sourire avant de le perdre à nouveau. Apparemment, tout les planeurs étaient encore là, en train de causer un maximum de dégâts sur la surface.
- Et maintenant ? Demanda Jack.
La scientifique baissa la tête, honteuse. Durant tout le temps dont elle avait disposé pour se préparer, elle n'avait pas pensé une seule fois à ce moment précis. Elle avait bien trouvé le moyen de détruire tout les vaisseau une fois dans un de Ha'tak mais elle n'avait jamais pensé à la façon avec laquelle procéder pour y entrer.
- Je n'en ai pas la moindre idée. Comme une idiote j'ai pensé que les planeurs rentrerais dans les hangars au moment où nous arriverons… mais ils ont bien trop de choses à détruire pour le moment… Il faudrait trouver quelque chose qui nous permettrait de rentrer dans le Ha'tak sans comité d'accueil.
- Pourquoi ne pas leur dire la vérité ?
- J'ai bien peur que ça nous aide pas a passer inaperçu.
- Tu m'as dit toi-même que ces espèces de bestioles ne connaissent pas l'existence de la porte des étoiles sur notre planète… si nous leur disons que c'est le cas on va peut-être suffisamment les intéresser pour qu'ils nous laisse en vie.
- D'accord mais comment pourrons nous tenter d'attaquer les vaisseaux s'ils nous surveillent vingt-quatre heures sur vingt-quatre ?
- On pourrait tenter de collaborer avec eux… de toute façon je ne vois pas d'autres solutions.
- Dans ce cas j'espère que ça va suffisamment les intéresser.
Sam serra les dents un moment avant de se diriger vers le hangar du premier Ha'tak. Mais alors qu'ils s'y approchaient une voix se fit entendre à travers la radio.
- Jaffa ! La bataille n'est pas terminée, retournez au combat !
La scientifique hésita un instant, ayant reconnu la voix de Ba'al. Si le faux-dieu avait autant de pouvoir que dans sa réalité, il risquait d'apparaître un plus grand nombre de vaisseaux d'ici les prochaines heures. Jack lui posa le bouts des doigts sur les épaules, afin de l'encourageait à répondre. Celle-ci se mordit alors l'intérieur de la lèvre inférieur avant d'appuyer sur le bouton recommandait.
- Je ne suis pas un Jaffa, mais une Tau'ri.
- C'est impossible, la Tau'ri est trop primitive pour disposer de la métrise des planeurs.
- En réalité vous êtes mal renseigné… Nous savons beaucoup de choses sur vous, Ba'al, et a l'inverse de ce que vous pensez nous disposons d'un Chaapa'ai.
- Si tout cela était vrai je l'aurai obligatoirement sut.
- Laisser nous entrer, nous aimerions négociez l'arrêt des hostilités.
- Vous n'avez rien qui puisse m'intéresser.
- A vous de voir. Abattez-nous sur le champs ou laissez nous passer… mais réfléchissez bien avant de commettre une erreur.
Sam se reposa sur le dossier, anxieuse quand à sa réponse. Si cette situation avait dut se passer dans sa réalité, elle ne se serez pas inquiété, en effet, elle connaissez suffisamment Ba'al pour savoir qu'il ne laisserez jamais passer sa chance d'en savoir un peu plus sur les moyens que dispose une planète, du moment qu'il pourrait en retirer profit.
- Au lieu de nous poser cette ultimatum tu aurais put penser à notre ticket de sortie.
- Il faut qui nous prenne au sérieux… fait moi confiance. Les Goa'ulds ont un égaux trop grand pour ne pas tenter d'avoir les informations que nous détenons, essaya-t-elle de le rassurer.
- Oui enfin… si tes souvenirs sont bons.
Ils se turent avant d'entendre un grésillement provenir de la radio.
- Il semblerais que j'ai du temps à perdre… Vous pourrez prendre place.
- Comprit, répondit Sam avec un léger sourire triomphant.
Sam fit donc la manœuvre appropriée avant de pénétrer dans le vaisseau mère, le ventre crispait. Elle n'avait aucune idée de ce qui allait se passer, tout ce qu'elle savait, c'est qu'il y avait peu de chances pour qu'ils s'en sortent indemne. Le planeur s'immobilisa soudainement avant que les deux militaires ne sortent de celui-ci. Des bruits de pas se firent immédiatement entendre, avant que, quelques secondes plus tard, des silhouettes n'apparaissent au fond de la pièce. Jack chargea son P90 mais abandonna vite l'idée lorsque la jeune femme le dissuada d'un regard. Elle colla tout de même son arme contre sa taille et attendit la réaction des Jaffas. Ceux-ci étaient déjà a porté de vue et elle ne put s'empêcher de sourire en voyant Teal'c mener les troupe. Même si celui-ci avait été prima de Ba'al dans cette réalité, il y avait peut-être une chance pour qu'il soit encore le Jaffa révolutionnaire qu'elle connaissait.
- Jaffas ! Kree ! S'exclama-t-il alors en direction de ses frères.
Ils s'arrêtèrent alors et pointèrent leurs armes sur les terriens.
- Je ne comprend pas, murmura Jack, ceux-ci ne parle pas notre langue ? Y'a que les Goa'ulds qui s'avent l'utiliser ?
- Il la parle mais toi tu devrais arrêter, répondit-elle en fixant les armes Jaffa avec anxiétés.
- Kelmek ! Rugit Teal'c, le regard poser sur eux.
- … Kesako ? Interrogea Jack.
- Déposez vos armes, traduisit-il en avançant de quelques pas.
- Nos armes… Sincèrement je préférerais les garder.
Le Jaffa se posta alors face à Jack et le frappa en plein visage. Celui-ci tomba en arrière avec un cris étouffer avant de tendre lui-même son arme a Teal'c.
- Shal'nok, continua Teal'c à l'adresse des autres Jaffas.
Jack et Sam échangèrent un regard avant que les quelques personnes qui étaient sous les ordres de Teal'c ne les attrapent par le bras et ne les entrainent avec eux.
Jack se diriger vers les loges, souhaitant parler au père de Sam. D'après Janet, celui-ci ne s'était pas rendu à l'infirmerie pour faire son contrôle alors que celle-ci lui avait fortement conseillé de revenir. Vu les récents événements, Jack n'avait pas été tellement étonné. Qui voudrait se rendre dans une pièce où sa propre fille allais de mal en pis ? Il arriva enfin devant les appartements de Jacob Carter et toqua quelques coups à la porte avant de rentrer, sachant que le Tok'ra ne lui répondrai pas. Il le trouva alors là, assis sur son lit, les yeux dans le vide et restant tout a fait immobile sans chercher a connaître l'identité du perturbateur.
- Jacob ?
- J'étais sur que vous alliez venir Jack.
Le militaire ne sut pas comment réagir face à cette remarque et préféra simplement s'avancer vers le père de son second.
- Est-ce que vous êtes au courant ?
- Pour les Asgards ? Oui, je sais qu'ils sont dans l'incapacité de nous venir en aide pour le moment.
- Ouais… jamais là quand on a besoin d'eux.
- Ne les juger pas trop vite Jack, ce n'est pas leur faute si Sam est dans cet état.
- Vous avez raison…
- Ce n'est pas de la votre faute non plus.
Jack ne répondit pas, montrant alors à Jacob qu'il avait vu juste en pensant que Jack se sentait toujours coupable.
- Vous connaissez Sam, elle n'aurais jamais accepté d'oublier les tests sur l'artéfact, même si elle savait qu'il avait déjà appartenu a un Goa'uld.
- Je sais, c'est une vraie tête de bois, ria presque Jack en repensant au caractère de son second, qui lui était parfois insupportable.
Le Tok'ra rit faiblement, une légère tristesse dans les yeux.
- Est-ce que vous avez prévenu Peter Shanahan ? Demanda Jacob après un moment.
- Oui, je m'en suis chargé il y a quelques heures.
- Est-ce qu'il va venir ?
- Pour être franc, votre fille et lui avait rompu quelques temps avant l'accident et il pense que ça serait trop difficile pour lui de l'oublier s'il venait la voire.
- Je ne sais pas vous mais moi ça me fait plutôt plaisir… Pete n'était pas un type pour lui.
Jack s'arrêta un instant. Que voulez-t-il dire par là ? Est-ce que lui aurait put être son « type » ? La question semblait lui écorcher la bouche tellement l'envie de la poser était importante. Mais il se retenu, ce n'était vraiment pas le moment.
- On ne parlait pas beaucoup de ces choses là avec elle, elle était tellement concentrée sur son travail, et moi sur la Tok'ra… Mais je savais qu'elle avait besoin de quelqu'un de plus mûr pour prendre soin d'elle, pas d'un freluquet comme Shanahan.
- Pourquoi me dire tout ça ? Demanda Jack, ayant pertinemment comprit que Jacob parlait de lui.
- Parce qu'après ce qu'il va se passer, je doute que je pourrais remettre un jour les pieds sur Terre… Alors je voulais vous dire ; j'aurais vraiment aimez que vous cessiez de jouer au chat et à la souris tout les deux.
- Il y a des lois à respecter.
- Vous savez comme moi qu'elles peuvent être contourner.
Jack baissa la tête. Jacob croyais peut-être que ça lui faisait du bien d'entendre ça. Pourquoi ? Enfin de compte il se sentait encore plus mal. C'est vrai, ils auraient put entretenir une relation, même secrète au départ, ça n'étais pas si difficile que ça. Mais avec tous ce qui c'était passé ils avaient sans doute eu peur d'idéaliser leur histoire et de se rendre compte au final qu'ils n'étaient pas fait pour être ensemble. Mais ils auraient dut essayer, au lieu de se retrouver face à des regrets. Soit ils auraient fait le meilleur choix de leur vies soit ils auraient mis un terme à ces interrogations.
- Je suis désolé, s'excusa Jacob, conscient de ce que Jack ressentait.
- Vous n'avez pas à l'être.
Le militaire jeta un dernier regard au Tok'ra avant de se diriger vers la porte.
- Qu'est-ce que vous allez faire ? Demanda Jacob.
- Essayer encore… et vous ?
- Je ne sais pas si je pourrez assister à ça, je crois que Sam n'aurais pas voulu.
- Au contraire, je crois que vous êtes la première personne qu'elle aurait aimez voire après d'elle.
- Mais en fait il s'agissait de vous pas vrai ?
- … Exact.
- Comment est-ce qu'elle allait ?
- Comme je vous l'ai dit, Pete venez de rompre avec elle, mais a part ça je crois que tout allait bien pour elle.
Jacob acquiesça avec gratitude avant de replonger son regard dans le vide. Voyant pour Jack le signe qu'il fallait partir, il franchit de nouveau la porte et s'éloigna dans le couloir, essayant de trouver une autre façon de la sauver.
Les deux militaires traversaient encore les couloirs, apparemment en direction de la salle de contrôle. Sam, elle, ne cessait de jeter des regards à Teal'c, essayant, impuissante, de voire s'il avait toujours cette lueur de liberté au fond des yeux. Mais bien sûr, d'où elle se trouvait, elle ne voyait rien. Au bout de quelques minutes, ils furent enfin arrivés a destination et furent conduit devant Ba'al, encore assis sur son fauteuil. Teal'c leurs donna alors des coups derrière les genoux pour les obliger a s'accroupir devant le faux Dieu.
- Merci Teal'c.
- C'est un honneur de vous servir mon seigneur.
- Vous êtes donc les Tau'ri, observa Ba'al en les détaillants d'un simple regard. Qu'est-ce que ça vous fait de savoir que le monde dans lequel vous vivez va être détruit d'ici peu de temps ? Se régala le Goa'uld, fier de lui.
- Justement nous aimerions éviter ça, clarifia Sam.
- Comment ?
- Et bien cela fait huit ans que nous explorons des mondes et que nous rassemblons des alliés très puissants comme les Asgards et les Nox, mentit-elle en croisant les doigts pour que Jack garde le silence, nous ne devrions donc pas avoir trop de mal.
Ba'al leva la main avant de frapper le visage de Sam avec force.
- Je sais lorsque vous mentez, je suis un Dieu.
- Nan, vous êtes un parasite, jura Cater, les joues en feux.
- Je devrais vous tuer pour ce blasphème.
- Je ne crois pas… parce que ce que je vous ai dit est vrai. Nous avons aussi des liens très fort avec la Tok'ra qui nous ont permis de rester discret tout ce temps. Mais ce n'est pas de ça dont vous devriez avoir le plus peur.
- A vraiment ? Interrogea Ba'al, gardant le sourire.
- C'est de l'arme des anciens qui se trouve sur Terre en ce moment même et qui n'attend que l'apparition des derniers vaisseaux pour faire feux.
- Il est vrai que c'est argument m'aurait troublé si je croyais tout ce que vous veniez de dire… mais le fait est que non. Et puis, je suis un Dieu, je peut survivre a une telle arme.
- Un faux Dieu ! Un jour, même vos plus partisans Jaffa découvrirons le mensonge dans lequel vous les trainer depuis tant d'année ! Ils prendront goût à leurs libertés et vous renverserons bien plus tôt que vous ne le croyiez.
Ba'al s'empara du bâton de supplice et le posa sur les épaules de Jack qui poussa un hurlement déchirant avant qu'une lueur orangée ne s'échappe de sa bouche et ses yeux. Sam le regarda, impuissante. Lui n'avait pas dit un mot, et pourtant il payait ses paroles.
- Arrêtez ! Cria Sam, pensant qu'il voulez le tuer.
Le Goa'uld s'exécuta, laissant le corps endoloris de Jack tomber au sol.
- La prochaine fois ça sera votre tour.
Un Jaffa arriva alors dans la salle et s'agenouilla devant son Dieu.
- Pardonnez moi seigneur mais le Goa'uld Amaterasu aimerez parler de l'attaque avec vous.
- Bien… Teal'c ?
- Seigneur ?
- Accompagne ces Tau'ri en cellules, je m'occuperais d'eux plus tard.
- Vos désirs sont des ordres maître.
Le Jaffa empoigna d'une main ferme le treillis des deux militaires avant de les entrainer hors de la salle. Sam n'osa pas dire un mot pendant plusieurs minutes, le regard tournait vers Jack qui n'avait pas ouvert la bouche depuis que Ba'al l'avait torturé. Bientôt, Teal'c ouvrit un passage et les jetèrent à l'intérieur, avant qu'ils ne s'écrasent contre le sol. Sam se releva aussitôt et fixa Teal'c.
- Vous avez une question en tête n'est-ce pas ? Demanda-t-elle.
- Comment le savez-vous ?
- Vous ne me croirez surement pas, mais je vous connais depuis longtemps. Je sais par exemple que vous habitez sur Chulak avec votre femme Drey'auc et votre fils Rya'c.
- Je ne sais pas d'où vous tenez ces informations mais si vous continuez a blasphémer notre Dieu il vous tuera.
- Ce n'est pas un Dieu ! S'exclama Jack en se relevant à son tour. Il ne peut pas se prétendre comme tel même s'il possède quelques technologies avancées.
- Je sais qu'il n'est pas ce qu'il prétend être… Mais nous ne pouvons rien faire.
- Vous avez tort ! Aidez-nous à sortir de là et nous aiderons les Jaffas.
- Comment ?
- Avec des alliés. Les Goa'ulds ne sont que de rares personnes face à votre peuple, il faut simplement arriver à leur ouvrir les yeux.
- Ils sont né dans ce mensonge, jamais…
- Je vous assure que si ! Avec un peu de temps tout est possible.
- Comment pouvez-vous en être sûr ?
- Dans mon véritable monde vous êtes libre.
Teal'c fronça les sourcils, montrant son incompréhension, mais ne chercha pas a avoir plus d'explications.
- Qu'est-ce que je peux faire ?
- Il faut provoqué une guerre entre Amaterasu et Ba'al pour que chacun d'eux utilisent sa flotte contre l'autre.
- Ça risque d'être compliqué.
- L'important c'est d'essayer comme on dit, répliqua Jack avec un sourire, heureux d'avoir un alliés aux muscles bien gonflés.
- Avant tout il nous faut nos armes.
Teal'c sortit de la pièce en leur faisant signe de le suivre. Mine de rien, SG1 était presqu'au complet au yeux de Sam, bien sûr il manquait toujours Daniel et ce n'était pas vraiment eux mais ça faisait beaucoup de bien de se tenir à nouveau à leur côté pour une mission a risque. Les trois individus longèrent les murs avec plus de discrétion qu'ils n'en avait fait preuve jusqu'à présent. Ils étaient seuls contre tous. Enfin, ils arrivèrent sans difficultés devant une petite salle qui servait apparemment de réserve. Teal'c les fient entrer en premier avant de les rejoindre à l'intérieur. Ils leur tendirent ensuite leurs armes, qui avaient simplement été poser sur le sol, avant de regarder à l'extérieur, pour voir si des patrouilles arrivaient… mais la voie était libre pour le moment.
- Combien de vaisseau vont encore arriver ? Interrogea la scientifique.
- Les quatre derniers Ha'tak se sont placés en orbite lorsque vous êtes arrivé dans le hangar.
- Ce qui fait un total de neuf vaisseau… La Terre ne pourra pas résister longtemps.
- Les planeurs de la mort vont bientôt être rappelés.
- Euh, réfléchit Jack... Je sais que c'est censé être une bonne nouvelle mais…
- Ça n'en est pas une, ça voudra dire que l'attaque pourra commencé.
- C'est bien ce que je me disais… Comment on va s'y prendre alors ?
- Je propose que l'un d'entre nous détruise les moteurs principaux tandis que les deux autres vont bousiller les cristaux de communications, des boucliers et de la direction du vaisseau, proposa Sam.
- Je m'occupe du moteur, déclara Teal'c.
Sam réfléchit un moment, mais cela semblait être la meilleure idée. En effet, elle avait beaucoup étudié les cristaux Goa'ulds et Jack lui ne savait pas se repérer dans ce genre d'infrastructure. Elle acquiesça donc, permettant a Teal'c de s'éloigner.
- Et si on y arrive, qui nous garantit que le vaisseau qu'on va percuter n'a pas lui aussi des boucliers ?
- Il en a, c'est pour ça que nous devrons agir vite. Une fois qu'on aura bousiller la plupart des cristaux nous devrons emprunter les anneaux de transport pour se rendre sur l'autre vaisseau et faire la même chose.
- Je trouve ce plan risqué et pas vraiment aboutit.
La scientifique essaya d'oublier ses paroles avant de réfléchir à sa positions exact dans le vaisseaux. Elle avait bien sûr les plans en tête mais elle était si angoissé que quelque chose ne dérape qu'elle avait du mal à se concentrer. Elle prit donc le chemin qui était à droite, remarquant avec surprise que celui-ci aussi était désert avant de reconnaître enfin le chemin. Ils n'étaient plus très loin. Elle accéléra alors le pas, talonné de près par Jack. Mais quand elle se retrouva face à la salle attendu, elle sut que tout ne se passait pas comme prévu. En effet, Ba'al les y attendaient, un large sourire sur les lèvres. Ils tentèrent de s'échapper mais un Jaffa leur barrèrent le passage… Teal'c.
Daniel sortit un instant de l'infirmerie et découvrit Jack assis sur le sol, adossé au mur qui faisait face à la pièce dont il venait de sortir. Le scientifique sentit son estomac se serrer, lui aussi n'avait aucune envie d'assisté à ça. Mais il s'agissait de la dernière fois qu'il voyait Sam respirait et il voulait être là lorsque son cœur s'arrêterait de battre.
- Vous n'entrez pas ? Demanda-t-il à l'adresse du militaire.
- Je sais pas encore… j'espère peut-être qu'ils vont retardé ça si je reste.
- … Je ne crois pas Jack.
- Je sais.
Le linguiste s'apprêter à abandonner mais ne put s'empêcher d'être rassuré en voyant le colonel se lever, alors que Jacob Carter venait d'apparaître au bout du couloir. Le Tok'ra leur jeta un regard furtif avant d'entrer dans la salle, d'un pas mal assuré. Jack fit de même ; suivit par Daniel, et se retrouva bientôt entourait du général Hammond, du docteur Fraiseur et de Teal'c, présent eux aussi. Bientôt, il n'arriva plus a penser, tout sembler être flou autour de lui et il fallut plusieurs secondes pour qu'il se rende compte que les quelques gouttes de larmes qu'il avait dans les yeux en étaient responsable. Il tenta de se contrôler, alors que son regard se tourner irrémédiablement vers le corps de la jeune femme. Le souvenir de sa rencontre avec elle lui revint alors brusquement. Vous devez être le colonel O'neill, capitaine Samantha Carter au rapport mon colonel ! La douleur fut alors plus forte que jamais et ne s'améliora pas lorsqu'il vit le docteur Fraiseur s'approcher de la machine. Je suis sûr que vous m'apprécierez quand vous me connaitrez mieux. Nan, il ne pourrait pas le supporter.
- Arrêtez ! Laissez lui encore un peu de temps, rien qu'une journée mon général.
- Colonel !
Jack se rendit compte que son geste était déplacé, surtout vis-à-vis de Jacob qui n'avait pas à supporter ça. Mais il ne pouvait pas faire autrement, c'était plus fort que lui.
- Général, une journée, après ça je vous promet d'essayez d'accepter.
Georges parut désolé mais refusa une nouvelle fois, lui non plus n'avait pas le choix. Jack se dirigea alors vers Janet, pour s'interposer, mais le général l'attrapa par le bras alors que Teal'c prenait le second.
- C'est fini Jack, il faut que vous lui fassiez vos adieux.
Sam et Jack furent remmener dans la salle des commandes, après avoir reçut une décharge de Zat. Alors qu'on jeter à nouveau leurs corps sur le sol, la scientifique se tourna vers Teal'c qui affichait un air neutre.
- Je ne comprend pas.
Ba'al rit longuement, amusait.
- Vous ne comprenez pas ? Et bien sachez que depuis le moment où vous êtes arrivé sur le vaisseau j'ai chargé mon prima de découvrir par quels moyens vous tenterez de m'échapper. Mais je dois dire que je n'avez pas pensé à ce que vous essayiez de corrompre l'esprit de Teal'c lui-même.
- En effet ! C'est hilarant, se moqua Jack, exaspéré par l'attitude du Goa'uld.
Celui-ci afficha un plus grand sourire encore et attrapa une nouvel fois le bâton de supplice avant de l'enfoncer dans l'épaule de Jack. Celui-ci poussa une nouvelle fois un cris de douleurs, sous le regard terrifiait de Sam.
- Arrêtez je vous en prit, supplia-t-elle alors qu'elle voyait que Ba'al continuez sans relâche.
- Ne vous inquiétez pas, vous je vous laisserez en vie le temps que vous voyez votre planète réduite en morceau.
- Vous allez le tuez ! Répliqua-t-elle avec détresse en voyant que Jack était plié de douleur.
- J'en ai bien l'attention, en effet.
Elle essaya de s'interposer mais Teal'c la tenue immobile. Finalement, Ba'al s'arrêta, une vingtaine de secondes plus tard, avec un sourire en voyant le corps de Jack presque vidait d'énergie. Sam donna un coup de coude dans l'abdomen du Jaffa, juste à l'endroit où se trouvait la poche symbiotique et réussit à se déferre de son étreinte avant de s'agenouiller au près du général. Celui-ci semblait presque déjà mort, affaibli par l'arme.
- Sam je…
- Chut, ne dis rien, il faut que tu reprennes des forces.
- C'est… fini Sam… Je vais mourir… réussit-il a dire dans un souffle.
- Non Jack, tu ne vas pas mourir, promet moi que tu vas t'en sortir Jack ! Tu m'avais promis de m'emmener pêcher quand on serait de retour à Colorado… Tu te souviens Jack ? Dans l'étang derrière chez toi…
Celui-ci parvint à lever une main vers son visage et a caresser sa joie avec un faible sourire. La jeune femme ferma les yeux un instant. Soudain, un bruit sec indiqua qu'elle était retombé au sol. Samantha voulu garder les yeux fermer mais son instinct la poussa à faire le contraire. Devant-elle, Jack avait les yeux figés vers elle, immobile, sans vie.
- Jack !… Non Jack je t'en surplis, réveille-toi, Jack !
Une immense douleur la prit alors à la gorge, il était mort, et c'était de sa faute. Comment avait elle put en arriver là ? Elle n'en avait aucune idée,... mais elle ne pourrait jamais oublier…
Le général Hammond fit un signe à Janet, indiquant qu'elle pouvait procédé au débranchage des machines. Elle se dirigea alors vers l'appareil, les joues en larmes, mais s'arrêta en observant l'électro-encéphalogramme. Celui-ci affichait toujours une ligne horizontale continue, mais lui parassait étrange. La seconde qui suit, elle se brisa pour formait un pic. Les chiffres grimpèrent en flèches, retenant l'attention de tout le monde.
Pendant un instant, le temps sembla se figer. Tous les membres du SGC présents à l'infirmerie observaient avec incompréhension le moniteur, qui émettait de drôle de bruits depuis plusieurs secondes. Jacob sortit en premier de la stase dont il était tombé avant de se rapprocher du médecin de sa fille.
- Qu'est-ce qui se passe ?
Janet n'eut pas le temps de répondre que déjà, des cris étouffaient résonnèrent dans la salle. En effet, Sam semblait agité, les yeux encore clos, elle ne cessait de prononcer le prénom du colonel O'Neill. Apparemment, elle était déboussolée. Des larmes coulaient sur ses joues avec abondance mais personnes n'y faisait attention, il y avait plus important : Elle était là ! Jack, quand à lui, s'approcha lentement du lit, ayant peine à croire à ce miracle.
- Sam ? Ne t'en fais pas, on est là, commença-t-il difficilement.
La jeune femme ouvrit les yeux au son de sa voix et se rendit soudainement compte qu'elle était enfin revenu dans son monde. Mais qu'est-ce qui avait déclenché son départ ? L'image du cadavre de Jack apparut alors devant ses yeux, l'empêchant de penser à quoi que ce soit d'autre. Qu'avait-elle fait ? Aurait-elle put sauver toutes ces vies en procédant autrement ? Sa vie ?
- Sam ? Tu m'entends ?
Mais celle-ci ne répondit pas, elle ne pouvait pas. Elle se contenta de fixer son supérieur, se replongeant dans ces yeux qui lui avait tant manqué, et qu'elle avait vu s'éteindre devant-elle quelques secondes plus tôt. Qu'est-ce qui allait se passer maintenant ? Elle en avait aucune idée, mais elle savait qu'elle aurait besoin de temps pour digérer cette histoire.
- Qu'est-ce qu'elle a doc ? Demanda le militaire, étonné par son silence.
- Elle a besoin de repos, vous devriez repasser plus tard.
Jacob s'avança vers le lit et posa sa main sur la joue de Sam avant d'essuyer ses larmes avec tendresse. Après la mort de sa femme, un bon nombres d'année plus tôt, il n'aurait pas supporter de perdre sa fille. Celle-ci ferma les yeux pour essayer de retrouver ses repères. Elle se souvenait de tout à présent, et elle voulait des réponses. Mais, lorsqu'elle rouvris les paupières, elle découvrit qu'ils étaient tous partis, lui y comprit. Elle tenta d'oublier ce détail, maintenant elle était là ! Elle pourrait garder un œil sur lui. L'image de Jack mourant devant ses yeux la hanta de nouveau... Elle ne voudrait jamais revivre ça, et pour en être sûre, elle devait prendre une décision importante.
Jack sortait de l'infirmerie, accompagné des autres membres de la base et de Jacob dont le teint avait repris quelques couleurs. Il se passa la main dans les cheveux, essayant de ne pas résister à l'envie d'y retourner, avant de se diriger vers l'ascenseur, docile. Pourtant, il fut bientôt interpelé, et fut donc obligeait de rester sur place. Il se retourna pour savoir de qui il s'agissait puis dévisagea son supérieur, qui avait le visage plus pâle qu'à la normale.
- Je suis désolé colonel, je n'aurais jamais dût… Si vous ne vous étiez pas interposé, elle serait peut-être…
- Je les faits, alors ne pensez pas à ce qui aurait put arrivé mon général, ça risque de vous bouffer… Elle s'est réveillé, c'est tout ce qui importe… tout ce qui importe, répéta-t-il sans s'en rendre compte.
- Vous avez raison… Merci colonel.
- Mais c'était avec plaisir mon général. J'adore ignorer l'autorité.
Georges l'observa un instant avec un faible sourire, qui s'agrandit lorsqu'il se rendit compte qu'il venait enfin de retrouver le second qu'il avait toujours connu. Dire qu'il ne lui avait fallu qu'un souffle pour se remettre dans les railles…