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Série : Stargate SG-1
Création : 14.01.2012 à 18h40
Auteur : FranckyDB
Statut : Abandonnée
C'est une fic que j'écris seul. Elle se passe après la saison 8
Cette fanfic compte déjà 14 paragraphes
Chapitre 1
Le Général Jack O’Neill était encore dans son bureau et il était plus de vingt-deux heures. Cela faisait cinq jours qu’il était débordé. Il n'avait vu personne, pas même les anciens de son équipe. Il faut dire que les attaques des derniers maîtres Goa'uld ces derniers jours, avaient été virulentes sur les nombreuses planètes sur lesquelles les équipes SG étaient intervenues. Il en résultait de nombreux blessés, pas trop graves Dieu merci.
Il commençait à faire une overdose de paperasse, et là il était grand temps qu'il rentre chez lui. Il rangea donc ses affaires, éteignit la lumière de son bureau et sortit. Il se dirigea vers les ascenseurs.
Arrivé sur le parking, il remarqua une silhouette à côté de son véhicule. De là où il était il ne sut la reconnaître. Mais au fur et à mesure qu'il se rapprochait, il fut surpris d'apercevoir son second. Que faisait-elle à cette heure-ci auprès de son véhicule. Elle ne l'avait pas encore remarqué.
Jack : que faites-vous à cette heure-ci près de ma voiture ? Vous voulez me la voler ?
À ces mots elle sursauta, et la main sur le cœur se retourna vers son supérieur.
Samantha : vous m'avez encore fait peur mon général ! Vous ne changerez jamais ! En fait, je ne réussis pas à démarrer ma voiture, et j'étais venu voir si par hasard vous étiez encore dans les locaux. C'est à ce moment que vous m'avez surprise.
Jack : ne me dites pas que vous sortez seulement de votre laboratoire ! Carter, il est plus de vingt-deux heures, qu'aviez-vous donc de si urgent à faire à cette heure-ci !
Sam : je pourrais vous retourner la question, mon général ! Quant à moi, je travaillais sur mon générateur à naquadah. Et comme je n'avais rien d'autre à faire, je n'ai pas vu le temps passer.
En fait, ce qu'elle ne le disait pas, c'est qu'elle était restée aussi longtemps dans son laboratoire en espérant qu'il passe la voir. Cela faisait quasiment une semaine qu'elle ne l'avait pas vu et cela lui manquait. Chaque soir de cette semaine elle était rentrée chez elle avec une impression de vide qui l'avait complètement déprimé.
Sam voix off : moi, accro à Jack O’Neill ! Non, vous croyez ?
Jack : comme je vois, on ne vous changera jamais ! Pour ma part, comme vous le savez ces cinq derniers jours ont été difficiles et j'avais accumulé une tonne de paperasse à faire.
En fait, il était ravi qu'elle soit là. De toute la semaine, il avait enragé de ne pouvoir la voir. Le seul moment où il avait réussi à se dégager un peu de temps pour lui rendre visite, il avait été arrêté sur son chemin par l'annonce d'une rentrée non programmée d'une équipe SG.
Sam : vous semblez épuisé mon général ! Vous devriez penser à vous reposer un peu. La base a besoin de vous en forme Monsieur.*
Jack : oui, enfin..., Que se passe-t-il avec votre voiture ?
Sam : en fait, je ne sais pas. Elle refuse de démarrer. Je pense que c'est la batterie qui est à plat. Je voulais donc vous demander s'il vous était possible de me raccompagner chez moi ?
Jack : avec plaisir Carter ! Allez monter !
Ils montèrent donc dans le véhicule du général, sortirent du parking, et se dirigèrent vers Colorado Springs. Le silence régna pendant les cinq premières minutes du trajet. C'est Jack qui rompit en premier ce silence :
Jack : j'espère que vous avez eu le temps de dîner au moins !
Sam : pas vraiment non !
Jack : cela ne m'étonne pas de vous ! Allez, je vous invite à grignoter quelque chose en ville.
Sam : vous êtes épuisés mon général. Vous devriez rentrer vous reposer.
Jack : Carter, vous savez très bien que je ne saurais sauter un repas ! Que vous vouliez ou pas, j'avais de toute façon l'intention de m'arrêter pour manger un morceau. Et puis, je ne vous laisse pas le choix. C'est un ordre, vous venez dîner avec moi.
Sam : à vos ordres mon général !
En fait, elle était plus que ravie de cette invitation. Elle allait enfin pouvoir passer un peu de temps avec son supérieur. Bizarrement, elle se sentait presque euphorique.
Sam voix off : on dirait une midinette ma pauvre Sam. Tu es pathétique !
Jack : cuisine italienne, ça vous dit ?
Sam : j'adore la cuisine italienne, ce sera donc avec plaisir.
Jack : tout comme moi, c'est ma cuisine préférée.
Ils arrivèrent en centre-ville, et Jack se gara sur le parking de son petit restaurant préféré « chez Gino ». Cela faisait un petit moment, qu'il n'avait plus remis les pieds chez son ami Gino. Il faut dire que ces derniers temps, son job l'avait occupé à plein temps. En fait, depuis la disparition d'Anubis, il n'avait eu le temps de rien. Il n'avait même pas eu l'occasion de retourner dans son chalet du Minnesota. Et cela commençait à lui manquer.
Ils descendirent du véhicule et se dirigèrent vers l'entrée du restaurant. Ils furent accueillis par une charmante hôtesse qui en apercevant le militaire afficha un superbe sourire en le reconnaissant. C'était une superbe brune aux yeux verts à la plastique d'une déesse grecque. Elle s'approcha des deux militaires, et sans crier gare enlaça Jack par le cou et lui déposa un baiser sur la joue droite.
Maria : alors général de mon cœur, ça faisait un moment que nous ne t’avions pas vu ! Tu nous as manqué ! Loin des yeux, loin du cœur !
Sam faillit défaillir et blêmit après le comportement et les paroles de la belle hôtesse.
Sam voix off : mais pour qui se prend-elle celle-là ! Je vais lui décalquer la tronche si elle continue à le toucher comme ça ! Cela étant dit, c'est vrai qu'elle est magnifique cette nana ! Je comprendrais que Jack soit attiré par ce genre de femmes. Ont-ils eu une liaison ?
Jack : bonjour Maria. Comment vas-tu ? Et ton mari, toujours aussi râleur ?
Maria : tu le connais Jack, on ne le refera pas. Mais je continue de l'aimer quand même !
À ces mots, Sam soupira intérieurement. Ce n'était qu'une amie. De toute façon, de quel droit pouvait-elle être jalouse, alors qu'il n'y avait rien entre eux, et qu'il ne pourrait rien avoir du fait de la loi de non fraternisation. Mais elle ne pouvait s'en empêcher. Jack était et resterait l'amour de sa vie quoi qu'il en soit.
Jack avait lu sur le visage de Samantha les différents sentiments qu'elle avait éprouvés lors de l'échange verbal entre Maria et lui. Dieu qu'il aimait quand cette femme était jalouse ! Il avait noté aussi que Sam avait serré ses poings, c'est pour cela qu'il avait mis fin à son calvaire en demandant des nouvelles du mari de Maria qui n'était autre que Gino. Il avait eu peur qu'elle ne saute sur cette pauvre Maria et qu'elle n'abîme cette femme.
Maria : alors, une table pour deux ?
Jack : oui merci Maria.
Maria : suivez-moi alors. Au fait, tu aurais pu me présenter ton amie !
Jack : c'est vrai, je manque à tous mes devoirs. Maria, je te présente le lieutenant-colonel Samantha Carter, mon second. Carter, je vous présente Maria l'épouse de Gino, le propriétaire de ce restaurant.
Maria : enchanté colonel, mais je ne savais pas qu'il y avait des militaires aussi jolies que vous.
Sam : enchanté Maria, et je vous remercie pour le compliment. Mais vous savez, je ne suis pas la seule sur la base, il y a d'autres femmes aussi jolies que moi voire plus à Cheyennes Mountain.
Maria : mais toutes ne sont pas lieutenant-colonel !
Jack : d'autant plus que Carter est la meilleure astrophysicienne du pays !
Maria : ouah ! Là, je suis vraiment très impressionnée.
Sam : n'écoutez pas le général, il exagère toujours.
Jack : vous être trop modeste Carter ! Je n'exagère en rien, je ne fais qu'énoncer des vérités.
Sam : merci mon général.
Ils arrivèrent à leur table, Jack dégagea la chaise pour que Sam puisse s'installer et s'installa à son tour. Maria leur donna une carte à chacun et se retira pour s'occuper d'autres clients qui entraient dans le restaurant.
Sam : Maria est vraiment une très jolie femme.
Jack : mais vous n'avez rien à lui envier Carter !
Les joues de Sam rosirent. Elle adorait quand son supérieur lui faisait ce genre de compliment, plus d'ailleurs que quand il mettait en valeur ses compétences professionnelles.
Sam : merci mon général, mais là encore vous exagérez ! Elle est certainement beaucoup plus jolie que je ne le suis.
Jack : Encore une fois Sam, je ne dis que ce que je pense. A mes yeux, vous êtes au moins sinon plus belle que Maria.
Là encore elle s’empourpra. D’abord il s’adressait à elle en utilisant son prénom, ensuite il la trouvait plus jolie que Maria. C’était décidemment une excellente soirée. Quant à jack, il aimait voir la réaction que produisaient ses compliments sur son second.
Sam : Alors, vous croyez que les Goa’uld vont nous laisser un peu tranquilles maintenant mon général, dit-elle pour changer de conversation. Celle-ci commençait à la mettre un peu mal à l’aise.
Jack : J’avoue que je l’espère un peu, sinon à ce rythme, je vais vite m’épuiser, répondit-il un peu déçu du tournant que prenait la conversation. Mais Sam, si vous le voulez bien, ce soir on évitera de parler boulot. Et puis nous sommes en dehors de la base, alors pas de général ni de monsieur pour ce soir.
Sam : Bien mon gén…
Jack : Saaaam !
Sam : Veuillez m’excuser, l’habitude. Alors de quoi voulez-vous parler Jack ?
Jack : je ne sais pas, on pourrait commencer par parler de vous. Comment allez-vous Sam ? Nous n'avons pas eu l'occasion de discuter réellement depuis le décès de votre père et de votre rupture avec Pete. Comment digérez-vous tout cela ?
Sam : pour ce qui est de mon père, il me manque énormément. Mais je me dis finalement que j'ai pu profiter de quatre ans de sursis et cette période a vraiment été fantastique. Nous n'avions jamais été aussi proches. Quant à ma rupture avec Pete, je ne regrette rien. Il mérite d'être aimé plus que je ne saurais l'aimer moi-même. Je l'apprécie beaucoup mais ce n'est pas suffisant pour construire un vrai bonheur. Notre couple n'aurait pu survivre à cela.
Jack : je vous comprends. Pete semblait être un garçon charmant, mais il rencontrera un jour la femme qui saura le rendre heureux. Quant à votre père, il me manque à moi aussi. C'était le seul Tok'ra avec lequel je réussissais à m'entendre. Sans lui, je vais avoir un peu de mal à communiquer avec eux.
Jack leva la tête, il vit arriver dans leur direction son ami Gino. Le propriétaire du restaurant était un homme plutôt bien bâti dégageant beaucoup de charme et généralement attirant l'œil des femmes. Sam notant que Jack regardait en souriant quelque chose ou quelqu'un dans le restaurant, tourna la tête pour voir ce qui retenait l'attention de son général. Elle fut alors impressionnée par la prestance de l'homme qui se dirigeait vers leur table. Lui aussi affichait un superbe sourire.
Gino : salut Jack ! Comment vas-tu mon général ? Ça faisait un bail qu'on ne t'avait vu dans mon restaurant. Quand Maria m'a dit que tu étais là, je lui ai dit : « tiens, un revenant ! ». Et en plus, à ce que je vois, tu es très bien accompagné. Qui est donc cette belle femme ?
Jack : ne commence pas à jouer les charmeurs Gino ! Tu es bien un Italien ! Je te rappelle que tu es un homme marié, et je ne crois pas que Maria apprécierait tes façons de faire. Donc, permet moi de te présenter le lieutenant-colonel Samantha Carter, mon second. Et n'essaie même pas de t'approcher d'elle, tu aurais à faire à moi !
Sam était aux anges, Jack était jaloux et ça lui plaisait beaucoup. Elle adorait quand il manifestait ce genre de sentiment. Elle se disait alors qu'il éprouvait le même sentiment qu'elle à son égard. Pourtant, il n'avait rien à craindre. Même s'il est vrai que Gino était un très bel homme, elle n'avait d'yeux que pour son Jack. Pour elle, aucun homme n'était capable de supplanter son supérieur dans son cœur.
Gino : mais c'est qu'il serait jaloux le Jack ! Tu me diras que je te comprends, Samantha est une très jolie femme. Enchanté Samantha dit Gino en se tournant vers elle, lui prenant la main et lui déposant un baiser dessus. Je suis vraiment ravi de vous connaître. Les amis de Jack sont toujours les bienvenus dans mon restaurant.
Jack serra les poings, il n'appréciait vraiment pas trop qu'on s'approche et qu'on touche à sa Sam. Il était prêt à refaire le portrait de tout homme qui tentait de s'approcher d'elle. Déjà quand Sam était avec Pete, il avait un mal fou à supporter que cet homme puisse la toucher, alors que lui n'en avait pas le droit. Mais maintenant qu'ils avaient rompu, il se sentait incapable de supporter qu'un autre homme que lui puisse l'embrasser.
Le mouvement d'humeur de Jack n'avait pas échappé à Sam. Encore une fois, elle se réjouissait de ce comportement. Il tenait vraiment à elle. Mais elle ne pouvait réprimer un sentiment de frustration, car malheureusement aucun d'entre eux ne pouvait laisser libre cours à leur amour à cause de cette satanée loi. Elle commençait à douter de pouvoir supporter encore longtemps cet état de fait. Depuis quelque temps elle réfléchissait à un moyen de contourner cette loi. Elle commençait à se sentir prête à démissionner de son poste si tel était le dernier recours.
Sam : merci Gino, vous avez un très bel établissement. En plus, je crois savoir qu'il a très bonne réputation. On m'a très souvent vanté votre cuisine. Que nous conseillez-vous pour ce soir ?
Gino : je vous conseillerais une de mes plus grandes spécialités, les tagliatelles au saumon. C'est un véritable délice, je peux vous assurer que vous vous régalerez. Quant à toi Jack, je suppose que comme d'habitude tu choisiras des spaghettis carbonara !
Sam : alors allons-y pour les tagliatelles au saumon. Je vous fais confiance Gino !
Jack : tu as tout compris, je ne suis là que pour ça !
Gino : moi qui croyais que tu venais pour me voir, je suis déçu ! Et je ne parle même pas de Maria ! Prendrez-vous du vin avec cela ?
Jack : oui tiens, donne-nous une de tes meilleures bouteilles de Montepulciano. Se tournant vers Sam, c'est vraiment un vin excellent vous m'en donnerez des nouvelles.
Gino quitta la table des deux amis pour retourner dans sa cuisine. Quant à jack et Sam, ils entamèrent une nouvelle discussion, parlant de tout et de rien en attendant se faire servir. Le dîner fut très agréable, les plats étaient succulents et le vin excellent.
À la fin du repas, Jack raccompagna Sam chez elle. Il se gara devant la maison et arrêta le moteur de sa voiture. Sam se tourna vers son supérieur et lui demanda :
Sam : voulez-vous venir prendre un café ou un dernier verre Jack ?
Jack : non, je vous en remercie mais il est vraiment très tard et il est temps que je me repose un peu.
Sam : je vous comprends, et je vous remercie pour cette excellente soirée. Vos amis sont vraiment charmants et je me suis régalée. Alors merci mon général.
Jack : ne me remerciez pas, j'ai aimé partager cette soirée avec vous. Passez une bonne nuit Sam. À demain, je vous rappelle que nous avons un briefing à 8:30 pour parler de votre nouvelle mission.
Sam : oui, à demain et bonne nuit.
Sam sortit du véhicule de son supérieur et se dirigea vers la porte de sa maison. Une fois qu'elle fût entrée, Jack démarra sa voiture pour aller rejoindre son propre domicile. Il avait apprécié de passer cette soirée avec son second, mais il se sentait mal à l'aise. Il avait envisagé d'aborder un sujet difficile, et il avait manqué de courage pour le faire. Pourtant, cette discussion était inévitable et il devrait aborder ce sujet très rapidement. Il avait une décision à prendre et cela ne pouvait attendre.
Une fois Sam rentrée chez elle, elle déposa sa veste sur le portemanteau de l'entrée, son sac sur la commode et monta directement dans sa chambre pour se déshabiller et s'allonger dans son lit. Une fois couchée, ses pensées se tournèrent vers cette soirée qu'elle avait vraiment beaucoup appréciée. Jack était un homme vraiment charmant, galant, attentionné, généreux. Il était parfait. Mais, maintenant qu’elle se retrouvait seule dans sa maison, ce sentiment de frustration revenait et lui laisser un goût amer dans la bouche. Elle rêvait de pouvoir partager ses nuits avec son général. Elle n'aimait pas le quitter surtout après une si charmante soirée.
Chapitre deux
Comme à son habitude, Jack arriva avec cinq minutes de retard en salle de briefing. Toute l'équipe SG1 était au complet et attendait avec impatience l'arrivée du général. Le plus impatient, comme à son habitude, c'était Daniel Jackson. Teal'c quant à lui, faisait montre de l'impassibilité qui le caractérisait. Pour sa part, Sam accueillit son supérieur avec un sourire aux lèvres.
Jack : bonjour à vous tous, vous êtes en pleine forme ?
Ils s'acquiescèrent tous.
Jack : alors, cette prochaine mission, vous nous en parlez colonel !
Sam : nous nous rendons sur la planète et P3X349. C'est une ancienne base Goa’uld, mais qui fut désertée il y a maintenant plus de trois siècles. Apparemment, il reste quelques vestiges de cette ancienne base, mais le plus surprenant c'est qu'il y aurait des ruines de bâtiments construits par les anciens. Il n'y a plus aucune trace de vie humaine sur sa planète d'après les premières analyses qui ont été faites. Nous ne connaissons pas les raisons pour lesquelles cette planète a été désertée. Il semble qu'un conflit important a eu lieu, mais c'est en nous rendant sur place que nous pourrons déterminer les raisons réelles de cet état de fait. D'autre part, il se pourrait que l'on trouve des mines de naquadah. Les premiers relevés montrent que ce minerai est présent sur cette planète. En ce qui concerne les conditions de vie, cette planète tourne autour d'un soleil unique et ressemble en tous points aux conditions que nous avons sur Terre. La porte des étoiles est située dans une région tempérée. Nous devrions rencontrer des conditions climatiques agréables. On a relevé 28° le jour et 13° la nuit. Ce devrait être une mission d'exploration simple. Mais, comme vous le savez mon général, nous ne sommes jamais à l'abri de surprises. Il n'y a jamais vraiment de mission simple ! Pour le reste, Daniel devrait trouver son bonheur parmi toutes ces ruines. Surtout sur les ruines des bâtiments construits par les anciens. Voilà tout ce que je pouvais dire sur cette future mission. Nous pensons y demeurer quarante-huit heures. Cela devrait suffire. Si tout se passe bien, nous pourrons par la suite envoyer d'autres équipes de spécialistes pour extraire de plus amples informations. C'est tout ce que je pouvais dire mon général.
Jack : merci Carter. Daniel, des choses à ajouter ?
Daniel : non, si ce n'est que ces ruines des anciens pourront peut-être nous apporter d'autres réponses, notamment concernant l'illumination.
Jack : c'est encore un sujet qui vous intéresse Daniel ? Pourtant après votre expérience, c'est un sujet que vous devriez éviter. Mais bon, je comprends. Allez, mauvaise troupe, départ dans une heure. Rendez-vous en salle d'embarcation.
Ils quittèrent tous la salle de briefing, Jack se dirigeant vers son bureau, quant aux trois autres ils rejoignaient leur vestiaire afin de se préparer pour cette mission. Une fois habillés, ils se dirigèrent vers l'armurerie pour s'équiper. Sam passa dans son laboratoire pour prendre quelques appareils de mesure et de détection pour pouvoir localiser éventuellement les mines de naquadah.
À l'heure dite, les trois compères attendaient dans la salle d'embarcation que le général donne l'ordre de départ pour cette nouvelle mission. Jack descendit rejoindre ses amis pour leur donner les dernières indications et pour les encourager. Il avait toujours un nœud à l’estomac quand ses équipes partaient pour de nouvelles missions, mais c'était pire quand il s'agissait de son ancienne équipe. Il n'était plus là pour les protéger, pour la protéger. Il savait bien que Teal'c protégerait Sam, mais il ne pouvait s'empêcher d'être inquiet. C'est stressé qu'il donna l'ordre de départ. Les chevrons s'enclenchèrent un à un jusqu'à l'ouverture de la porte des étoiles. L'équipe monta la passerelle pour franchir le vortex. Sam se retourna une dernière fois vers son supérieur en lui adressant un sourire spécial Jack. Il lui rendit son sourire en levant la main pour la saluer. Sam franchit la porte et Jack retourna dans son bureau, triste de ne pouvoir les accompagner.
Une fois la porte franchie, nos trois amis l'arme au poing, jetèrent un coup d'œil aux alentours. Tout semblait calme. Ils baissèrent leurs armes et descendirent les escaliers. Sam sortit sa boussole, et indiqua aux deux autres la direction à prendre pour rejoindre les vestiges qui avaient été repérées. C'est au bout d'une heure de marche qu'ils arrivèrent aux ruines. C'était sans nul doute d'anciens bâtiments d'une base goa’uld. Ils se dirigèrent vers le premier bâtiment sur lequel on trouvait de nombreuses inscriptions Goa’uld.
Pendant que Daniel et Teal'c relevaient ou photographiaient ces inscriptions, Sam continua à faire le tour des ruines. Elle cherchait à déterminer une raison évidente de la destruction de ces bâtiments. Elle réussit à trouver quelques impacts d'armes mais n'était pas capable de déterminer l'origine de ces armes. Apparemment, la base avait été attaquée par un ennemi encore inconnu. Cela la troublait fortement. Elle voyageait à travers la porte des étoiles depuis plus de huit ans, et jamais elle n'avait rencontré de civilisation capable de chasser les goa’uld. À part évidemment, les Asgardes et les Nox. Mais l'impact des armes ne ressemblait en rien à l'impact que laissaient les armes des Asgardes. Les Nox étant un peuple pacifique, ils n'avaient pas d'armes. Sam pensa alors à la troisième race qu'ils n'avaient pas encore rencontrée, les Furlings. En effet, ils n'avaient jamais réussi à entrer en contact avec cette civilisation qui pourtant, d'après les renseignements qu'ils avaient pu récolter, était aussi développée que ne l'étaient les Asgardes ou les Nox. Et la nature des impacts d'armes que l'on pouvait voir sur ces bâtiments en ruine ne pouvaient provenir que d'armes sophistiquées. Sam retourna vers ses deux amis, afin de partager ces premières constatations. Quand elle arriva, Daniel et Teal’c étaient encore en train de décrypter les inscriptions goa’uld.
Sam : où en êtes-vous Daniel ?
Daniel : nous avons noté et décrypté l'essentiel. Pour le reste, nous avons pris des photos pour pouvoir travailler sur ces documents plus tard dans mon labo. Sinon, rien de bien intéressant, rien que nous ne sachions déjà. Et pour vous Sam, du nouveau ?
Sam : j'ai pu faire le tour de toutes ces ruines, et j'ai noté une chose vraiment surprenante. Ces bâtiments ont été détruits par des armes très sophistiquées, que nous n'avions encore jamais rencontrées jusqu'à ce jour. Je me demandais donc si ce ne pouvait être les Furlings qui avaient chassé les goa’uld. C'est à ma connaissance la seule civilisation qui a le niveau de technologie nécessaire à ce genre d'armes. Qu'en pensez-vous Daniel ?
Daniel : en effet, c'est très intéressant ! Allons voir ça ensemble.
Sam les mena donc aux endroits où elle avait trouvé les impacts d'armes. En arrivant sur les lieux, Daniel fit les mêmes constatations que son amie.
Daniel : vous aviez raison Sam ! Ce sont des impacts d'armes très sophistiquées qui n'appartiennent ni aux armes des Asgardes ni aux goa’uld. Cela devient vraiment très intéressant. Maintenant, je suis incapable de vous dire si ces armes ont été développées par les Furlings. Mais ce serait une hypothèse à développer. Depuis le temps que nous cherchons des traces de cette race, je serais vraiment ravi de pouvoir enfin trouver des informations concernant cette civilisation.
Sam : et vous Teal'c, qu'en pensez-vous ? Avez-vous déjà rencontré ce type d'armes ?
Teal'c : non colonel, c'est la première fois que je vois ce genre d'impact d'armes.
C'est à ce moment précis que la radio de Sam se mit à crachoter et ils entendirent la voix de Jack.
Jack : Carter, ici le général O'Neall, tout se passe comme vous voulez ?
Sam : oui mon général, pas de souci particulier. Par contre, nous avons trouvé des choses intéressantes. Apparemment, Daniel et moi sommes d'accord sur le sujet, cette base a été détruite par une civilisation technologiquement très avancée. Ce ne sont ni les Asgardes, et certainement pas les Nox, qui ont pu détruire cette base. Nous pensons que cela pourrait être les Furlings, mais nous n'avons rien pour l'instant pour confirmer cette hypothèse. Nous allons tenter de chercher d'autres informations. Peut-être en trouverons-nous dans les ruines des bâtiments construits par les anciens.
Jack : ce serait effectivement une très bonne nouvelle, depuis le temps que nous cherchons des informations sur cette race. Continuez donc vos investigations et tenez-moi au courant. Restez vigilant.
Sam : à vos ordres mon général ! Ne vous inquiétez pas, nous resterons sur nos gardes.
Jack : prochain rapport dans douze heures. Et ne laissait pas Daniel vous embobiner, je le connais, dès qu'il trouve des ruines des anciens, on ne sait plus l'arrêter. C'est une mission de quarante-huit heures, pas plus.
Daniel leva les yeux au ciel, cela faisait maintenant plus de huit ans que Jack l'asticotait sur ce sujet. Il faudrait quand même qu'il renouvelle ses blagues. À force, ce n'était plus drôle. Mais il savait aussi, que l'amitié que lui portait Jack était réelle. Donc, il lui pardonnait sans aucune arrière-pensée. Il appréciait beaucoup Jack, et puis, cela faisait parti aussi du jeu. Ils adoraient se chamailler.
Sam : ne vous inquiétez pas mon général, je saurai juguler l'enthousiasme débordant de Daniel, dit-elle avec un sourire pour Daniel. À plus tard mon général.
La nuit commençait à tomber, ils décidèrent donc d'installer le camp pour la nuit. Ils reprendraient leurs investigations le lendemain matin. La nuit se passa sans problème. Ils montèrent la garde chacun leur tour.
Le lendemain matin, après avoir pris leur petit déjeuner, ils prirent la direction des bâtiments en ruine construits par les anciens. Il y en avait pour deux heures de marche. Arrivés à destination, ils furent impressionnés par les vestiges de la cité des anciens qui avait dû être majestueuses. Daniel avait les yeux écarquillés comme un enfant à qui on vient d'offrir un nouveau jouet. Cela fit sourire Sam. Au bout de toutes ces années d'exploration, à chaque nouvelle découverte Daniel manifestait une joie d'enfants. C'est le fameux enthousiasme dont parlait Jack la veille. Il faut dire, c'était la première fois qu'ils découvraient une cité aussi grande ayant été construite par les anciens. Mais plus ils s’en approchaient, plus Daniel commençait à penser que cette ville n’était pas issue de la technologie des anciens. Il y avait bien des ressemblances, mais vu de plus près, on pouvait constater des différences notables entre les deux architectures. Cela devenait vraiment très intéressant. Daniel sentait qu'il était à la veille d'une nouvelle découverte extraordinaire. Son enthousiasme décupla.
Daniel : Sam, cette cité n'a pas été construite par les anciens !
Sam : en êtes-vous sûr Daniel ? Mais dans ce cas, qui a construit cette ville ?
Daniel : je n'en sais rien Sam, j'espère que nous le découvrirons en visitant cette cité.
Teal'c : pourtant cela ressemble bien à une cité des anciens Daniel Jackson !
Daniel : il y a effectivement des traits de ressemblance entre les deux architectures, mais je suis catégorique, ce n'est pas une cité des anciens.
Sam : C’est vous l'expert Daniel, si vous le dites, je vous crois.
Daniel : merci pour cette marque de confiance Sam, je n'en attendais pas moins de votre part.
Teal'c : j'ai aussi confiance en vous Daniel Jackson.
Daniel : je n'en ai jamais douté Teal'c.
L'ancien Jaffa inclina la tête pour remercier Daniel. Ils continuèrent à avancer vers les vestiges de cette cité dont il leur fallait maintenant trouver l'origine. Aux portes de la cité, ils découvrirent des inscriptions sur les murs. Daniel ne connaissait pas cette forme de langage. Cela le laissait à la fois perplexe et enthousiaste. Il déposa ses affaires, récupéra son ordinateur portable. Il tendit à Teal'c l'appareil photo pour que celui-ci puisse prendre des clichés des inscriptions incrustées dans le mur, pour pouvoir ensuite les télécharger sur son ordinateur et commencer à travailler dessus.
Laissant ses deux amis au décryptage de ces inscriptions, Sam décida d'aller visiter le reste des vestiges de cette magnifique cité. Effectivement, vu de plus près, cette cité ne pouvait pas avoir été construite par les anciens. Il y avait certes des ressemblances, mais un œil averti comme le leur, notait très rapidement les différences entre les deux architectures. En se baladant à travers ce qui avait dû être les grandes avenues de cette cité, elle tomba sur un édifice qui ressemblait à une bibliothèque. Elle décida d'y pénétrer en espérant d'y trouver des archives qui pourraient leur donner de plus amples informations. Elle fut impressionnée par la majestuosité du bâtiment. C’ était effectivement une grande bibliothèque. Elle se dirigea vers le centre de l’édifice et jeta un œil circulaire. Au fond à gauche elle repéra un énorme meuble qui, de loin, semblait renfermer ce qui pouvait ressembler à des livres. Elle s'en approcha, et à travers les portes transparentes du mobilier, découvrit un alignement d'objets de même taille, qui avaient la forme d'un livre, mais qui n'en étaient pas. Ce pouvait être une forme électronique d'archives. Il fallait qu'elle réussisse à ouvrir ce meuble pour pouvoir en juger. Elle contacta Daniel par radio.
Sam : Daniel, j'ai découvert une ancienne bibliothèque qui semble contenir des archives électroniques. Je vais tenter de voir si je peux trouver un moyen de lire ces archives. Mais j'aurais sans doute besoin de vous. Avez-vous avancé sur les inscriptions que vous avez découvertes ?
Daniel : c'est une nouvelle fantastique que vous m'annoncez là ! Pour ma part, j'ai effectivement un peu avancé dans mes recherches. Il y a des ressemblances avec le langage des anciens mais aussi avec celui des Nox. C'est apparemment un mélange de différents langages. Mais je commence à posséder les premiers rudiments de cette langue. Et ce que j'ai commencé à déchiffrer me laisse sans voix. Tout ce que je peux dire, c'est que ce ne sont pas les Furlings. Ma chère Sam, nous avons découvert une nouvelle civilisation. Elle nous était inconnue jusqu'à ce jour. Mais le plus étrange, c'est que cette civilisation semble encore plus ancienne que les anciens eux-mêmes. Ce que je ne m'explique pas, c'est comment cette civilisation a pu survivre à toutes les autres, alors que même les Asgardes ou les Nox nous ne nous en ont jamais parlés. Plus curieux encore, comment cela se fait-il que ce sont les premiers vestiges que nous trouvions de cette civilisation, alors qu'elle semble plus ancienne que toutes celles que nous connaissons. Tout cela me laisse perplexe. Mais nous venons de faire une découverte extraordinaire.
Sam : effectivement Daniel, tout cela semble étrange. Dans tous les cas, cette race semblait avoir acquis une technologie très avancée. Quand pensez-vous pouvoir me rejoindre ?
Daniel : je termine juste la traduction que je viens de commencer. Je pense pouvoir vous rejoindre d'ici une demi-heure. Comment fait-on pour vous retrouver ?
Sam : vous ne pouvez pas vous tromper. Dirigez-vous vers le centre de la cité. Le bâtiment est le plus imposant de ce centre-ville. Vous ne pourrez pas le louper. À tout à l'heure Daniel.
Sam retourna vers les meubles qui contenaient les archives électroniques. Elle le contourna pour tenter de trouver les moyens d'ouvrir simplement les portes de ce meuble. À cet instant, sa radio crachota, et elle put entendre la voix de Jack.
Jack : allô Carter, ici le général Jack O'Neill. Vous m'entendez ?
Sam : oui mon général, je vous reçois cinq sur cinq.
Jack : alors, quoi de neuf Carter ?
Sam : Monsieur, nous pensons avoir fait une découverte extraordinaire.
Jack : de quel genre Carter ?
Sam : nous croyons avoir découvert une nouvelle civilisation encore plus ancienne que la civilisation des anciens.
Jack : comment est-ce possible ? Les Asgardes ne nous ont jamais parlés d'une telle race !
Sam : vous avez raison mon général, mais les premières constatations faites par Daniel, montrent que non seulement cette race est la plus ancienne que nous ayons découverte, mais en plus elle a survécu jusqu'il y a trois siècles, au moins sur cette planète. Ne pourriez-vous pas mon général, poser la question aux Asgardes pour voir s'ils n'avaient jamais entendu parler de cette race ?
Jack : vous avez raison Carter, je vais tenter de joindre Thor pour savoir s'il a eu connaissance de cette fameuse race. Où en sont vos recherches ?
Sam : pour ma part, j'ai découvert un édifice qui devait être la bibliothèque de ce peuple. J'ai trouvé un énorme meuble contenant ce qui ressemble à des archives électroniques. J'étais sur le point de récupérer un de ces appareils, et voir comment on pouvait le lire. Daniel et Teal'c doivent me rejoindre d'ici peu pour tenter de déchiffrer ces archives.
Jack : beau travail Carter ! Tenez-moi au courant. Pendant ce temps, je vais contacter les Asgardes. Je vous recontacte d'ici trois heures. Prenez garde à vous Sam.
Sam voix off : tiens, voilà qu'il m'appelle par mon prénom même pendant une mission. C'est la première fois que ça lui arrive. Il semble inquiet. Pourquoi ?
Sam : ne vous inquiétez pas mon général. Je ne prends jamais de risques inconsidérés. À tout à l'heure mon général.
Jack : à tout à l'heure Carter. Terminé.
Pendant qu'elle retournait vers les meubles aux archives, Sam ne pouvait s'empêcher de repenser au ton inquiet qu'avait Jack lors de leur dernière conversation. Cette mission se déroulait sans encombre. Cette planète semblait déserte, donc sans danger apparent. Elle savait qu'il était inquiet à chaque nouvelle mission. Mais là, son angoisse était plus apparente.
Elle reprit ses investigations pour trouver les moyens d'ouvrir les portes du meuble. Mais elle ne découvrit aucun système apparent d'ouverture. Elle espérait que l'ouverture des portes ne nécessitait aucune source d'énergie. Sinon, cela deviendrait très compliqué d'accéder à ces archives. Elle posa la main sur une des portes transparentes pour tenter d'évaluer la résistance de celle-ci. Elle entendit un déclic, et la porte coulissa d'elle-même. D'abord surprise, elle recula pour laisser le mécanisme terminer son processus. C'est à ce moment qu'elle entendit des bruits de pas, elle se retourna pour voir arriver ses deux amis.
Daniel : c'est une véritable mine d'informations que vous nous avez trouvées là Sam ! Vous avez réussi à ouvrir les portes de ce meuble ?
Sam : ne me demandez pas comment j'ai fait, je n'en sais trop rien. J'ai juste posé mes mains sur cette porte et elle s'est ouverte.
Daniel : apparemment, il n'attendait que vous ! Comme Jack possède un gène des anciens, peut-être que vous-même vous possédez un gène de cette race, dit Daniel d'un air moqueur.
Sam : cessez de plaisanter Daniel. Il faut maintenant que nous trouvions un moyen de lire ces archives. À première vue, il y a des connecteurs d'interconnexion. Regardez, il y a des inscriptions sur ce boîtier. Sauriez-vous les décrypter ?
Daniel : je pense en être capable. Laissez-moi cinq minutes.
Daniel ouvrit son ordinateur portable, et commença à tapoter sur le clavier. Pendant ce temps, Sam aidé de Teal'c, récupérait un maximum de boîtier pour pouvoir identifier leur contenu. Enfin, pour que Daniel puisse le faire. Daniel leva la tête de son ordinateur l'air réjoui et s'adressa à Sam.
Daniel : Sam, c'est fantastique ! Vous avez découvert les archives sur l'histoire de cette civilisation. Je n'arrive pas à en croire mes yeux. Selon ce que je déchiffre du titre inscrit sur ce boîtier, il contiendrait des informations sur la dernière ère de cette civilisation.
Sam : vous êtes sûrs de votre traduction ?
Daniel : il n'y a aucun doute. C'est extraordinaire Sam. Si vous trouvez les moyens de lire le contenu de ce boîtier, de ces boîtiers devrais-je dire, alors cette civilisation n'aura plus aucun secret pour nous.
Sam : faites-moi confiance Daniel, je trouverais le moyen de lire ce boîtier. Il nous faut maintenant trouver un moyen pour ramener ces boîtiers sur Terre. Prenons le maximum que nous puissions emporter avec nous, on verra avec le général comment rapatrier le reste.
Daniel : faisons comme ça.
Teal'c : vous avez été contactés par O'Neill ?
Sam : oui, il m'a contacté. Je lui ai fait part des dernières découvertes que nous avions faites. Il nous félicite pour notre travail. Il tente de contacter les Asgardes pour savoir s'ils avaient déjà entendu parler de cette race. Il nous recontacte d'ici une heure environ.
Daniel : je propose que l'on prenne les boîtiers que nous sommes capables de transporter avec nous, et que nous nous dirigions vers la porte des étoiles.
Sam : excellente suggestion. Avez-vous fini avec les inscriptions que vous avez trouvées sur les murs aux portes de la ville ?
Daniel : oui pour l'essentiel, pour le reste nous avons pris toutes les photos nécessaires à la poursuite des travaux. Mais j'ai besoin de plus de matériel pour aller plus loin dans mes traductions. Je ne pourrais donc les faire que dans mon labo.
Sam : alors, comme dirait le général, en route mauvaise troupe.
Ils prirent dans leur sac le maximum de boîtier qu'ils pouvaient emporter et reprirent le chemin de la porte des étoiles. Il leur faudrait trois heures pour atteindre celle-ci.
Une heure plus tard, Sam entendit sa radio crachoter, et c'est sans surprise qu'elle reconnut la voix du général.
Jack : Carter, vous m'entendez ?
Sam : cinq sur cinq mon général ! Vous avez réussi à joindre les Asgardes ?
Jack : je n'ai pas pu joindre Thor, mais une autre créature grise m'a répondu. Ils ont effectivement entendu parler de cette race. C'est parce qu’ils ont très peu d'éléments sur celle-ci, qu'ils ne nous ont jamais parlé d’eux.
Sam : et bien pour une fois, ce sont les terriens qui vont pouvoir leur en apprendre un peu plus sur cette race. Mon général, les boîtiers que nous avons trouvés renferment les archives et toutes les informations sur cette race. Daniel a réussi à décrypter les inscriptions incrustées sur les boîtiers. Il ne nous reste plus qu'à trouver un moyen de lire le contenu de ces boîtiers. Mais je suis persuadé que je trouverais un moyen de le faire. Vous pouvez me faire confiance mon général. Nous rapportons un maximum de ces boîtiers. Il faudra tout de même envoyer une autre mission pour récupérer la totalité de ces archives.
Jack : pour ce qui est de trouver un moyen pour lire le contenu de ces objets, j’ai confiance totale en vous Sam. Pour le reste, on avisera à votre retour sur Terre. Quand pensez-vous rentrer ?
Sam nota encore une fois qu’il utilisait son prénom pour s'adresser à elle. Deux fois dans la même journée. Que devait-elle en penser ?
Sam : nous sommes tous en route vers la porte des étoiles, nous y serons d'ici deux heures environ.
Jack : OK, on vous attend alors. Restez vigilante. Terminé.
Toujours ce ton inquiet nota Sam. Que lui arrivait-il ? Depuis qu'ils partaient sans lui, c'est la première fois qu'il semblait si inquiet.
Daniel : depuis quand Jack vous appelle par votre prénom ? En plus, je l'ai trouvé très inquiet. Que se passe-t-il entre vous deux ? Dit-il d'un air moqueur.
Sam : la ferme Daniel !
Daniel : voilà qu'elle nous joue les Jack O'Neill maintenant ! Il déteint vraiment sur vous ma pauvre Sam !
Teal'c : je suis d'accord avec Daniel Jackson. Depuis quelque temps vous utilisez souvent les expressions de O'Neill.
Sam : vous n'allez pas vous y mettre vous aussi ! Sourit-elle en s'adressant à l'ancien Jaffa.
Daniel moqueur : force est de constater, que je ne suis plus le seul à vous faire ce genre de remarque.
Sam : non, mais vous êtes le seul que ça amuse.
Daniel : détrompez-vous Sam, il y a plus de gens que vous ne croyez.
Sam : qu'est-ce que vous racontez Daniel ? J'espère pour vous que vous vous trompez. Parce que si j'en parle au général, il va vous tomber dessus et vous refaire le portrait, et je ne pourrais pas le retenir. Alors, si j'étais vous, j'éviterai de faire ce genre de remarque.
Daniel : ne vous inquiétez pas pour moi Sam, je saurai me défendre.
Sam sourit à cette dernière remarque, s'imaginant la réaction qu'aurait Jack si elle lui rapportait la conversation. Mais pour le bien-être de Daniel elle n'en ferait rien bien entendu.
Au bout de deux heures de marche ils atteignirent la porte des étoiles, Daniel entra les coordonnées de la Terre. Sam renvoya le code d'identification et attendit la confirmation de pouvoir traverser la porte des étoiles. Elle reçut le feu vert ils traversèrent tous les trois le vortex.
Ils arrivèrent dans la salle d'embarcations où les attendaient le général Jack O'Neill. Ravi de les revoir de retour sain et sauf, il leur adressa un sourire de soulagement. Sam retourna son sourire sous les yeux moqueurs de Daniel. Cela n'échappa pas à Jack qui lui lança un regard noir. Daniel baissa les yeux pour ne pas affronter son ami. Mais il n'en pensait pas moins.
Sam descendit la passerelle accompagnée de ses deux acolytes, allant à la rencontre de son supérieur.
Jack : alors Daniel, je suppose que vous devez être super enthousiaste après la découverte que vous avez faite aujourd'hui. Vous connaissant, vous avez dû prendre votre pied. J'espère qu'il n'a pas été trop intenable Carter ?
Sam : Il faut dire que nous étions tous très enthousiastes à la suite de ces découvertes. Quant à Daniel, il n'a pas été plus insupportable que d'habitude.
Daniel : je vous signale que je suis toujours dans la pièce. Et puis quand il s'agit de parler de comportement enfantin, je n'ai rien à vous envier Jack !
Jack : non mais moi je ne m'extasie pas devant deux cailloux alignés dans un désert.
Daniel : allez, j'en ai assez entendu pour aujourd'hui. Je suppose que l'on doit passer par l'infirmerie ?
Jack : comme d'habitude Daniel. Je vous attends pour un débriefing dans une heure.
Sam s'amusait toujours de les voir se chamailler tous les deux. Cela faisait huit ans que ce petit jeu durait.
Les trois amis se dirigèrent vers l'ascenseur pour rejoindre l'infirmerie. Le docteur Laam, qui avait remplacé le docteur Janet Fraiser, les attendait. Après avoir été ausculté tous les trois, ils rejoignirent leurs vestiaires. Sam en profita pour prendre une douche. Une fois habillée, elle rejoignit son équipe en salle de briefing. Encore une fois, ils durent attendre le général qui arrive à avec dix bonnes minutes de retard.
Jack : alors, faites-moi un compte rendu succinct, s'il vous plaît Daniel, de cette intéressante mission.
Daniel : lors de notre arrivée sur P3X349, nous nous dirigeâmes vers les premières ruines de ce qui avait dû être une ancienne base goa’uld. Nous avons trouvé des inscriptions que Teal'c et moi avons commencé à déchiffrer. Pendant ce temps, Sam était allé visiter le reste des ruines.
Sam : c'est alors que j'ai découvert les premières traces d'une civilisation technologiquement très avancée. En effet, les impacts d'armes laissées sur les ruines ne laissaient aucun doute sur le niveau de technologie développée par la race qui avait chassé les goa’uld de cette planète. Je suis donc retourné auprès de mes collègues pour leur faire part de ma découverte. Daniel ayant terminé de décrypter l'essentiel des inscriptions que nous avions trouvées, c’est ensemble que nous sommes retournés dans les ruines pour qu'ils constatent par eux-mêmes ma découverte. Nous sommes alors tombés d'accord sur le fait que cette destruction était due à des armes de très haute technologie. Nous avons d'abord pensé aux Furlings, mais rien n'étayait cette hypothèse. Nous avons donc décidé de nous diriger vers la cité des anciens pour essayer d'éclaircir cette énigme.
Teal'c : le lendemain matin nous nous sommes donc dirigés vers cette cité. En approchant, Daniel Jackson a remarqué que l'architecture de celle-ci ne répondait pas totalement aux normes des anciens. Il y avait des similitudes, mais il était certain qu'elle n'avait pas été construite par les anciens.
Daniel : aux portes de la cité, nous avons découvert un mur incrusté d'inscriptions. Par contre, je ne reconnaissais pas le langage utilisé. Donc, pendant que Sam continuait à visiter les vestiges de cette cité, nous avons commencé à travailler sur la traduction de ses écrits. Rapidement, je me suis rendu compte que ce langage avait quelques similitudes avec le langage des anciens et celui des Nox. Très vite j'ai réussi à acquérir les rudiments de ce langage. J'ai donc pu commencer à traduire une partie des textes incrustés. Et c'est là que j'ai découvert que la civilisation qui avait construit cette cité, était encore plus ancienne que les anciens eux-mêmes. J'avoue que j'en ai ressenti des frissons à cette découverte. Par contre, je n'arrive pas à m'expliquer comment cette civilisation qui apparemment a survécu jusqu'il y a trois siècles sur la planète que nous venons de visiter, a pu nous échapper, voire même, comment a-t-elle pu échapper aux Asgardes et aux anciens. Car aucun écrit des anciens faisait mention de la race que nous venons de découvrir. Et surtout, a-t-elle vraiment disparu ou reste-t-il encore des membres de cette civilisation dans notre galaxie. Sam nous a alors contacté pour me faire part de sa découverte.
Sam : en me promenant dans les rues de cette cité, je suis arrivé dans le centre et là je fus attirée par un édifice aux allures imposantes. Je ne sais pas pourquoi, elle me faisait penser à une grande bibliothèque et en pénétrant dans le bâtiment, je me suis rendu compte que mon intuition était la bonne. En inspectant les lieux j'ai découvert un énorme meuble qui semblait contenir des objets qui me faisaient penser à des livres. J'ai donc contacté mes deux collègues pour qu'ils me rejoignent. Je cherchais vainement à trouver le système d'ouverture de ce meuble, mais lorsque que j'ai déposé mes mains sur une des portes, le système d'ouverture s’est déclenché. Ne me demandez pas comment, je n'en sais fichtre rien. C'est à ce moment que le reste de l'équipe est arrivé. Nous avons étudié un des boîtiers et nous avons noté deux choses. La première c'est qu'il y avait des inscriptions incrustées sur le boîtier, la seconde c'est qu'il y avait un connecteur qui devait permettre la lecture du contenu de l'objet. Daniel s'est donc attaché à déchiffrer les incrustations. Il a découvert que ces boîtiers contenaient l'histoire de cette civilisation. Heureux de cette découverte, nous avons décidé d'emporter avec nous le maximum de boîtiers possibles. Nous avons alors décidé de retourner à la porte des étoiles. Je pense qu'il serait intéressant de renvoyer une mission pour récupérer la totalité de ses archives. Maintenant, il ne nous reste plus qu'à trouver un moyen de lire ces boîtiers et de décrypter le langage de cette civilisation. Pour ma part je vais m'atteler à la première tâche, la seconde incombant à Daniel.
Jack : effectivement, vous avez fait une incroyable découverte. J'ai pour ma part, comme nous en avions convenu avec Carter, contacté les Asgardes. Comme je vous le disais lors de notre dernière communication, ils m'ont confirmé qu'il connaissait l'existence de cette race. Mais ils en connaissent finalement très peu. Ils n'ont jamais vraiment trouvé de vestiges de cette civilisation. Ils ont été surpris quand je leur ai annoncé que nous avions trouvé des ruines d'une cité construite par cette race. Ils sont curieux d'étudier avec nous tous les artefacts que nous aurons trouvés. Je ne leur ai rien promis, mais peut-être Carter, qu'ils pourraient vous aider à trouver un moyen de lire le contenu de ces boîtiers. C'est à vous de voir.
Sam : je ne suis pas opposé à ce qu'ils nous apportent leur aide. Leur technologie est quand même supérieure à la nôtre. On gagnera peut-être du temps s'ils nous apportaient leur support.
Jack : comme vous voulez. Je vais les contacter pour voir comment ils veulent qu'on agisse. Quant à vous Daniel, pensez-vous qu'il vous faudra beaucoup de temps pour pouvoir décrypter l'ensemble de ces documents ?
Daniel : maintenant que j'ai acquis les rudiments de ce langage, je pense être capable très rapidement de déchiffrer tous les documents que nous trouverons. Et comme je vous l'ai dit, ce langage intègre quelques notions du langage des anciens, je pense que les Asgardes pourront aussi nous aider sur ce point.
Sam : quand pensez-vous pouvoir envoyer une autre équipe pour récupérer l'ensemble des boîtiers ?
Jack : combien y a-t-il de boîtiers à récupérer selon vous ?
Daniel : je pense qu'il devrait y en avoir un millier.
Jack : bon, je vais réfléchir à la chose, mais d'ici une semaine on devrait avoir extrait l'ensemble de ces archives.
Sam : merci en général.
Jack : Carter, avez-vous pu détecter des mines de naquadah ?
Sam : avec tout cela, je n’ai pas fait de recherche mon général, je suis désolé.
Jack : il n’ y a pas de problème Carter. Une prochaine mission pourra être consacrée à cela. Il reste tout de même une zone d’ombre. Si cette civilisation était implantée sur cette planète, comment les Goa’Uld ont pu s’établir. Je ne les vois pas cohabiter. D’autant plus que, d’après vos premières conclusions, c’est bien cette civilisation qui les a chassée de cette planète.
Daniel : c’est effectivement un mystère. J’espère que les boîtiers nous donnerons toutes les réponses.
Jack : C’est à souhaiter. Je tiens à vous féliciter pour ce travail remarquable. J'en ai informé le président, et lui aussi vous adresse ses félicitations. Vous avez fait une incroyable découverte. J'espère que nous réussirons en apprendre beaucoup plus sur cette civilisation, et pourquoi pas trouver de nouvelles armes qui nous permettront de continuer à protéger notre planète et l'ensemble de nos alliés. Allez vous reposer. Rentrez chez vous.
Sur ce, il se leva pour regagner son bureau en adressant un dernier sourire à Sam. Cela n'échappa pas à Daniel qui à son tour afficha un sourire en forme de rictus à l'attention de son amie. Sam préféra ne pas relever et se leva pour quitter la salle de briefing. Les deux hommes lui emboîtèrent le pas. Ils se dirigèrent tous les trois vers les ascenseurs. Sam regagna son laboratoire, Daniel le sien, quant à Teal'c, il alla dans ses quartiers pour pratiquer sa méditation.
Chapitre trois
Cela faisait maintenant trois heures que Sam travaillait sur les boîtiers ramenés lors de la dernière mission. Mais elle avait un mal fou à se concentrer sur cette tâche. Son esprit restait encombré par une multitude de questions. Elle ne cessait de repenser à l'attitude de son supérieur. Tout d'abord, à plusieurs reprises, il l'avait appelé par son prénom. Ensuite, elle avait noté chez lui une angoisse supérieure à celle qu'il manifestait d'habitude quand elle partait en mission. Que se passait-il ? Il ne s'était jamais comporté de la sorte auparavant. Cela la troublait fortement. Elle ne pouvait en rester là, il fallait à tout prix qu'elle découvre les raisons de son attitude. Pour cela, il n'y avait qu'un seul moyen, avoir une explication franche avec lui. Elle trouva une excuse pour aller le voir dans son bureau.
Elle se dirigea donc vers le bureau de Jack. Elle frappe à sa porte, attendant que celui-ci lui donne la permission d'entrer. C'est une voix exaspérée qui lui donna l'autorisation de pénétrer. Elle ouvrit la porte et découvrit Jack assis derrière son bureau le nez dans des dossiers. Il leva la tête pour découvrir l'importun qui osait venir le déranger à cette heure-ci. Dès qu'il aperçut Sam, un sourire se dessina sur ses lèvres. Elle le lui rendit.
Sam : puis-je vous déranger, mon général ?
Jack : bien sûr Carter, ça me permet de faire une pause dans toute cette paperasse. Que puis-je faire pour vous ?
Sam : je voulais savoir si vous aviez pu contacter les Asgardes ? J'ai commencé à étudier les boîtiers, et il est vrai que leur aide serait la bienvenue.
Jack : oui, je suis entré en communication avec le conseil Asgarde. Finalement, c'est Thor qui a été désigné pour nous apporter son aide. Il devrait prendre contact avec nous demain. Vous déciderez ensemble de la façon de procéder.
Sam : c'est parfait, Monsieur. Nous n'avons plus qu'à attendre qu'il se manifeste.
Jack : vous le connaissez, on verra débarquer ses petites fesses grises dans mon bureau au moment où on l'attendra le moins. Je vous ferai prévenir dès qu'il sera là.
Sam : merci, mon général.
Un silence pesant s'installa entre les deux militaires. Elle ne pouvait détacher ses yeux de ceux de son supérieur. Au bout d'une minute,
Jack rompit ce silence.
Jack : puis-je faire autre chose pour vous, Carter ?
Sam : en fait, oui mon général. Permission de m'exprimer librement ?
Jack : évidemment Carter. Asseyez-vous !
Elle hésitait, ne sachant pas comment aborder un sujet aussi délicat.
Elle trouva un angle d'attaque.
Sam : comment allez-vous, mon général ?
Jack : bien, mais pourquoi cette question ?
Sam : si je puis me permettre, je vous trouve hyper stressé ces derniers temps. Je l'ai noté spécialement lors de notre dernière mission. Même Daniel l'a remarqué. De plus, sans vous en rendre compte, à deux reprises vous m'avez appelé par mon prénom. C'est la première fois que cela vous arrive. Alors, en tant qu'amie, je voulais savoir si je pouvais vous offrir mon aide.
Sam voix off : même si j'aimerais que nous soyons plus que des amis !
Jack voix off : que je n'aime pas ce mot ami quand elle parle de nous !
Jack était un peu décontenancé par ses questions. Il savait qu'un jour ou l'autre il devait avoir cette conversation avec elle. Mais finalement, c'était encore trop tôt. Il lui manquait encore trop d'éléments pour pouvoir aborder ce sujet avec Sam.
Jack : puisque nous parlons en ami, appelons-nous par nos prénoms. Je vous rassure, Sam, il n'y a rien de grave. Je dois prendre une décision importante, et je n'ai pas encore tous les éléments pour pouvoir le faire. C'est l'attente de ces derniers éléments qui me stressent un peu, je vous l'avoue. Je ne peux pas vous en dire plus pour l'instant, mais dès que je pourrais je le ferai.
Sam : là maintenant, c'est moi qui vais commencer à m'inquiéter. Vous n'allez quand même pas nous quitter, Jack ?
Sam voix off : je ne pourrai survivre à ça !
Jack : Sam, je vous ai demandé de ne pas vous inquiéter. Comme je vous l'ai dit, pour l'instant, je ne peux pas vous en dire plus. Faites-moi confiance !
Jack voix off : je ne pourrais pas m'éloigner de toi ma petite Sam. La question est, que veux-tu toi ?
Sam : vous savez très bien Jack, que j'ai une confiance aveugle en vous. Mais maintenant, je vais repartir avec une multitude de questions. Je ne retrouverai ma sérénité que lorsque vous m'aurez tout dit. J'espère, que vous obtiendrez très rapidement vos réponses. Je suis maintenant impatiente que vous m'en disiez plus. Vous m'avez dit un jour que vous seriez toujours là pour moi. Je veux que vous sachiez qu'il en est de même pour moi. Alors, ne me laissez pas trop longtemps dans l'expectative.
Jack : ne vous inquiétez pas Sam, je sais très bien que je peux compter sur vous. Comme je vous l’ai promis, dès que j'ai toutes les réponses, je reviendrai vers vous pour que vous puissiez me donner votre avis qui sera plus important que vous ne le pensez.
Cette dernière réplique la perturba pour le moins. Que voulait-il dire par là ? Finalement, cette conversation la déconcertait plus qu'elle ne la rassurait. Non seulement elle n'avait pas les réponses qu'elle attendait, mais elle repartait avec une angoisse supérieure à celle qu'elle avait en entrant. Comment voulait-t-il qu'elle ne s'inquiète pas ? Elle resta silencieuse, ne sachant qu'elle comportement elle devait adopter.
Jack, quant à lui, sentit qu'il l'avait perturbé plus qu'il ne l'aurait voulu. Il la connaissait, il sentait qu'il l’avait troublé. Mais il ne pouvait en dire plus pour le moment. Il n'aimait pas être la cause des angoisses de Sam, mais pour l'instant, il ne pouvait faire autrement.
Jack : Sam, je vois bien que mes réponses ne vous rassurent en rien. Mais encore une fois, faites-moi confiance. Je vous assure qu'il n'y a rien de grave. Je ne veux pas que vous vous angoissiez pour rien. Je suis désolé de voir que mon stress ait été si transparent. Ce n'était pas mon intention. J'espère pouvoir vous donner toutes les réponses très rapidement. Pour l'instant, concentrez-vous sur votre mission. D'autant plus, quelle est des plus passionnantes. Dès que j'ai des nouvelles de Thor, je vous ferai appeler. Pour l'instant, rentrez chez vous. A ce propos, j'ai pris sur moi de faire réparer votre véhicule. Vous aviez raison, c'est votre batterie qui était à plat.
Sam : je vous en remercie, Jack. C'est vraiment très gentil à vous. Vous n'étiez pas obligés.
Sam voix off : d'autant plus que j'aurais apprécié que vous me raccompagniez !
Jack : vous étiez en mission, je savais que vous n'auriez pas le temps de vous en occuper, alors c'est avec plaisir que je m'en suis chargé. Ça sert aussi à cela les amis, Sam.
Sam : eh bien, encore merci Jack.
Jack : il n'y a pas de quoi. Allez maintenant ouste, rentrez chez vous. Vous en avez assez fait pour aujourd'hui. Et passez une bonne soirée.
Sam : bonne soirée à vous aussi. Ne travaillez pas trop tard non plus. Vous semblez épuisé. Vous savez, la paperasse elle sera toujours là demain matin.
Jack : ne vous inquiétez pas, j'avais l'intention de terminer avec ce dossier est de rentrer chez moi. Sinon, je vais louper le dernier épisode des Simpson. Et vous savez à quel point ça me met en colère quand j'en rate un. D'ailleurs, si ça vous dit, on commande une pizza et on se fait une soirée Simpson.
Sam : à une seule condition, c'est que l'on fasse cela chez moi.
Jack : mais, vous n'avez pas de DVD Simpson chez vous !
Sam : on n'a qu'à passer en louer un. Comme cela, on pourra peut-être trouver un DVD que vous n'avez pas vu. Je sais qu'ils viennent de sortir la dernière saison.
Jack : comment savez-vous que le DVD de la dernière saison vient de paraître ? Deviendriez-vous accroc à cette série vous aussi ?
Sam : j'avoue que je l'apprécie de plus en plus. Mais pour être honnête, j'en ai entendu la promotion sur mon autoradio.
Jack : bon, alors O.K. Je termine ce dossier et je vous rejoins dans votre labo. Disons, d'ici une demi-heure.
Sam : je vous propose plutôt que j'aille dès maintenant louer ce DVD. Je rentre chez moi je commande les pizzas. Vous me rejoignez directement à la maison.
Jack : c'est une excellente idée. On fait comme ça.
Sam se leva de son siège et quitta le bureau de son supérieur pendant que Jack retournait dans l'étude de son dossier. Finalement, elle était heureuse de pouvoir passer cette soirée en compagnie de son supérieur, cela lui permettrait d'avoir l'esprit occupé ailleurs. Elle préférait éviter de passer sa soirée à cogiter à tout ce que venait de dire Jack. Elle se dirigea vers l'ascenseur pour rejoindre son laboratoire. Une fois arrivée, elle rangea ses affaires, éteignit la lumière et regagna son vestiaire. Elle se changea pour mettre ses vêtements civils, prit son sac et alla vers le parking. Elle récupéra sa voiture, en vérifiant que les réparations commandées par Jack avaient bien été réalisées. Et c'est sans surprise que le véhicule démarra au quart de tour. Elle quitta le parking, et se dirigea vers Colorado Springs.
Arrivée en centre-ville, elle se gara devant le magasin de location de DVD, coupa son moteur et descendit pour rejoindre l'entrée du commerce. Elle repéra immédiatement le rayon des promotions, dans lequel elle trouva le DVD de la dernière saison des Simpson. Elle se dirigea vers la caisse, sortit sa carte d'abonnement, la donna au jeune homme qui enregistra la location sur son ordinateur. Elle regagna sa voiture, et se mit en route vers son domicile.
Dix minutes plus tard, elle pénétrait dans sa maison. Elle déposa sa veste sur son portemanteau, son sac sur la commode. Elle consulta rapidement son courrier.
Sam voix off : Comme d'habitude, que des factures !
Elle vérifia aussi si elle avait des messages sur son répondeur. Personne n'avait essayé de la contacter. Elle appela pour commander les pizzas. C'est en raccrochant le combiné qu'elle entendit que quelqu'un frappait à sa porte. Elle alla ouvrir et, sans surprise, elle découvrit son supérieur sur le pas de sa porte. Elle l'invita à entrer.
Sam : installez-vous mon général. Les pizzas seront livrées d'ici une demi-heure. En attendant, puis-je vous proposer une bière ?
Jack : volontiers merci. Mais Sam, ce soir il n'y a pas ni de général, ni de Monsieur qui tiennent. On est d'accord ?
Sam : oui, on est d'accord.
Elle se dirigea dans sa cuisine, ouvrit son réfrigérateur, récupéra deux bières fraîches. Elle retourna dans le salon et tendit une des deux bouteilles à Jack.
Jack : merci, en plus c'est ma bière préférée. Vous avez bon goût Sam.
Sam : je le sais, puisque je ne les achète que pour vous, dit-elle en rougissant un peu. Pour ma part, j'en bois rarement.
Jack : oui je sais, vous, votre boisson préférée c'est le Coca Light. Dans tous les cas, merci pour cette attention.
Sam : comme convenu, j'ai loué le DVD de la dernière saison des Simpson.
Jack : voilà qui est parfait. Nous allons passé une excellente soirée. Je vous propose en attendant que l'on regarde le dernier épisode de la série. Il devrait commencer d'ici cinq minutes.
Sam se leva pour récupérer la télécommande de son téléviseur. Elle l'alluma et se connecta sur la chaîne qui diffusait la série préférée de son général. Après les incontournables publicités, l'épisode démarra enfin. Dix minutes plus tard, ils entendirent quelqu'un frapper à la porte du domicile. Sam se leva pour ouvrir au livreur de pizzas. Après les avoir réglé, elle referma la porte et retourna vers le salon où était installé son supérieur. Elle déposa les boîtes sur la petite table et s'assit sur le canapé à côté de Jack. Tout en continuant de regarder la télévision, elle ouvrit la boîte tendit un morceau de pizza au militaire, en prit un pour elle-même et commencèrent à manger. À la fin de l'épisode, elle se leva pour se diriger vers la cuisine. Elle récupéra, dans son réfrigérateur, une nouvelle bouteille de bière ainsi qu'un Coca Light. Elle retourna dans le salon. Elle tendit la bouteille de bière à Jack. Elle récupéra le DVD qu'elle inséra dans le lecteur. Elle retourna s'asseoir à côté de son supérieur et grâce sa télécommande, elle démarra la lecture de la dernière saison des Simpson.
Jack : vous allez voir Sam, vous allez adorer. C'est une excellente saison. Peut-être une des meilleures.
Sam : vous me dites cela à chaque fois qu'il sort un nouveau DVD. Je n'ai jamais rencontré quelqu'un d'aussi accroc que vous à la famille Simpson.
Jack : et moi, je n'ai jamais rencontré quelqu'un d'aussi accroc que vous à son job.
Sam : vous exagérez Jack. J'aime ce que je fais, mais de là à être accroc !
Jack : bon, j'exagère peut-être un peu, mais ne me dites pas que l'on a pas de mal à vous extraire de votre laboratoire. Parfois, même pendant vos vacances, vous passez votre temps sur votre générateur.
Sam : c'est souvent parce que je n'ai rien d'autre à faire. Et plutôt que de m'ennuyer chez moi, je préfère m'occuper. Il n'y a rien d'étrange à cela.
Jack : ce qui est dramatique, ma petite Sam, si je puis me permettre, c'est que vous n'ayez rien d'autre à faire justement. Vous pourriez notamment aller rendre visite à votre frère, ou encore mieux, venir avec moi dans mon chalet du Minnesota. Ce n'est pas faute de vous l'avoir proposé.
Sam : pour ce qui est de mon frère, il faut dire que nous sommes plutôt en froid en ce moment. Pete est son meilleur ami. Il ne me pardonne pas notre rupture quelques jours avant notre mariage. Il m'a à peine adressé la parole pendant l’enterrement de papa. J'ai tenté de le contacter à plusieurs reprises, il a refusé de me prendre en ligne. Même ma belle-sœur Amy ne comprend pas son comportement. J'espère qu'avec le temps, il comprendra ma décision.
Jack était ravi qu'elle se confie comme cela a lui. C'est la première fois qu'elle lui faisait autant de confidences. Par contre, elle éludait le sujet du séjour éventuel dans son chalet. Il préféra ne pas l’embarrasser avec cela.
Jack : je suis vraiment désolé pour vous Sam. Je suis sûr que les choses s'arrangeront.
Sam : je ne désespère pas. Le temps arrange toujours tout.
Jack : et je sais, dit-il un sourire aux lèvres, que le temps est une notion que vous maîtrisez bien.
Cette réflexion la fit beaucoup rire. Ils se remirent à regarder la suite de la dernière saison des Simpson. Au bout d'une heure, Jack sentit la tête de Sam se poser sur son épaule. Il n'osa pas bouger. Quelques minutes plus tard, il s'aperçut qu'elle s'était endormie. Doucement, il recula tout en maintenant la tête de son second afin de pouvoir l'allonger sur le canapé. Il récupéra la télécommande et éteignit le lecteur de DVD. Il se leva, passa son bras droit sous les genoux de Sam, son bras gauche sous les épaules de celle-ci. Il la souleva. Instinctivement, elle posa sa tête sur l'épaule de son supérieur. Il monta les escaliers en direction de la chambre de Sam, ouvrit la porte de celle-ci, et délicatement la déposa sur son lit. Il la fit rouler sur la droite pour pouvoir la recouvrir de la couverture. Une fois qu'il l’eût installée, il l'observa quelques instants.
Jack voix off : mon Dieu, que tu peux être belle ma Sam !
Il quitta la chambre sur la pointe des pieds. Il ferma la porte et descendit dans le salon. Il débarrassa la table basse des cartons et des bouteilles. Il récupéra sa veste et sortit. Il regagna son véhicule et prit la direction de son domicile.
Le lendemain matin, Sam fut réveillée par son radioréveil. Elle mit quelques secondes à réagir. De sa main gauche elle éteignit l'alarme. Elle se remit sur le dos et s'étira de tout son long. Au bout de quelques minutes, elle repensa à la soirée de la veille. Elle se remémora alors qu'elle s'était endormie sur le canapé en regardant le DVD de la dernière saison des Simpson. Alors, comment se faisait-il qu'elle soit allongée dans son lit ? Il n'y avait qu'une seule explication, Jack avait dû la déposer dans son lit. Elle sourit à cette idée. Son seul regret, c'est qu'elle n'ait pu profiter du moment où elle était blottie dans ses bras. Mais au fond d'elle-même, elle espérait qu'il aurait beaucoup d'autres moments comme celui-là. Pourtant, elle repensa à la discussion qu’elle avait eue avec lui dans son bureau. Et à nouveau, un certain nombre de questions vinrent encombrer son cerveau. Quelle pouvait être la nature de la décision qui le stressait à ce point. Pour son bien-être à lui, mais aussi pour le sien, elle espérait que les réponses arriveraient bientôt. Dans tous les cas, maintenant il lui avait communiqué son angoisse. Elle sentit qu'un nœud se formait dans son estomac, et dans l'état actuel des choses, il n'était pas près de disparaître.
Chapitre quatre
Jack était assis dans son bureau perdu dans ses réflexions. Il réfléchissait à la conversation qu'il avait eue avec Sam la veille au soir. Il s'en voulait de ne pas avoir pu lui donner toutes les réponses qu'elle attendait. Mais encore une fois, il était lui-même en attente d'éléments pour pouvoir prendre une décision définitive.
Alors qu'il était perdu dans ses pensées, un flash lumineux envahit son bureau. Il ferma les yeux pour les rouvrir sur un petit être gris qui le toisait de ses gros yeux globuleux.
Jack : salut à vous Thor, dit-il un peu surpris. Votre apparition est toujours aussi fracassante mon ami.
Thor : salutations O'Neill ! Je suis désolé de vous avoir interrompu d'une façon aussi intempestive. Comme vous le savez, je suis mandaté pour vous aider à décrypter les archives que vous avez trouvées lors de la dernière mission de SG1.
Jack : merci à vous Thor, mais avant de pouvoir décrypter ses archives, il va falloir trouver un moyen pour extraire les informations des boîtiers que nous avons ramenés. Vous allez travailler avec le colonel Carter. Je vous laisse voir avec elle la façon dont vous voulez procéder. Ne bougez pas, je vais la prévenir que vous êtes là.
Il prit le combiné de son téléphone et composa le numéro direct du laboratoire de Sam. Au bout de quelques sonneries, il entendit la voix de son second au bout du fil.
Sam : Carter.
Jack : bonjour Carter, ici le général O'Neill. Pourriez-vous me rejoindre dans mon bureau s'il vous plaît, Thor vous y attend.
Sam : je vous rejoins tout de suite mon général. Juste le temps d'arriver.
Jack : à tout de suite, alors.
Jack reposa le combiné et se tournât vers Thor.
Jack : elle nous rejoint immédiatement. Je propose que Daniel Jackson se joigne à nous. Il a bien avancé sur le décryptage du langage de cette civilisation. Je pense qu'il serait utile qu'il participe à vos travaux.
Thor : effectivement, c'est pertinent. On gagnera ainsi un peu de temps.
Jack décrocha une nouvelle fois son téléphone et appela Daniel dans son laboratoire.
Daniel : oui, Daniel Jackson à l'appareil.
Jack : bonjour Daniel, c'est Jack. Thor vient d'arriver, j'ai demandé à Carter de me rejoindre. Il serait utile que vous veniez aussi vous joindre à cette réunion.
Daniel : j'arrive immédiatement Jack, juste le temps de récupérer quelques papiers. À tout de suite.
Jack : à tout de suite Daniel.
Il raccrocha le combiné. Quelqu'un frappa alors à la porte de son bureau. Il pria le nouveau venu d'entrer, il ne fut pas surpris de découvrir que c'était Sam qui se tenait sur le pas de la porte de son bureau. Elle salua son supérieur par un sourire, et se tourna vers Thor.
Sam : bonjour Thor, je suis ravi de vous revoir.
Thor : salut à vous Samantha Carter. Content de vous revoir aussi, et de travailler avec vous sur ce nouveau projet.
Sam : oui, moi aussi. D'autant que je pense que nous sommes à la veille d'une découverte exceptionnelle.
Jack : dans tous les cas, nous voulons vous remercier de nous aider dans cette tâche. Ces découvertes profiteront à nos deux peuples.
Thor : sachez que le peuple des Asgardes vous est reconnaissant de partager cela avec nous. Nous n'avions jusqu'à maintenant, jamais découvert grand-chose sur cette civilisation. Nous avons été surpris lorsque vous nous avez annoncé que vous aviez trouvé des vestiges de cette race sur une planète, d'ailleurs non répertoriée dans nos archives.
Sam : il y a beaucoup de questions en suspens. Nous espérons que nous réussirons à décrypter les boîtiers que nous avons ramenés de cette planète pour pouvoir y répondre.
On frappa à la porte du bureau de Jack. Celui-ci invita le nouveau venu à entrer. Daniel Jackson pénétra alors dans le bureau.
Jack : merci Daniel de nous rejoindre.
Daniel : le plaisir est pour moi Jack. Et, se tournant vers Thor, bonjour à vous Thor. Toujours ravi de vous revoir.
Thor : le plaisir est partagé Daniel Jackson.
Jack : maintenant que nous sommes tous réunis, je propose que nous décidions de la façon dont vous voulez procéder. J'écoute vos suggestions.
Thor : je propose que je nous téléporte tous les trois dans mon vaisseau. Je pense que nous aurons besoin de toute la technologie Asgarde présente à bord du « Daniel Jackson » pour avancer plus rapidement dans nos recherches.
Sam : cela me semble effectivement pertinent. Il suffit que vous téléportiez l'ensemble des boîtiers qui sont dans mon laboratoire, et que Daniel emporte tous ses documents dans votre vaisseau.
Jack : Daniel, pas d'objection à cela ?
Daniel : non, pas le moins du monde. C'est effectivement la meilleure solution.
Jack : dans ce cas, Carter, Daniel allez prendre vos affaires, et rejoignez-nous ici dans une demi-heure. Une dernière question tout de même, combien de temps pensez-vous qu'il vous faudra pour décrypter l'ensemble de ces archives. En clair, pendant combien de temps devrais-je me passer de mes deux collaborateurs ?
Thor : il est difficile de répondre à cette question, je n'ai pour ma part, pas encore vu les boîtiers en question. Aujourd’hui, je ne sais pas vous dire combien de temps il nous faudra pour venir à bout de cette technologie.
Sam : je ne pense pas que ce soit une technologie très complexe. Mes premières études laissent entrevoir un espoir de trouver une solution très rapidement. Le plus long à mon avis, et je parle sous le couvert de Daniel, ce sera de décrypter les textes que l'on extraira de ces boîtiers. Qu'en pensez-vous Daniel ?
Daniel : je suis d'accord avec vous Sam. Cela étant dit, je pense que dès que nous aurons décrypté les premiers boîtiers, une semaine devrait nous suffire, pour le reste, il suffira de donner une copie de des archives aux Asgardes. Nous pourrons travailler chacun de notre côté, et confronter le résultat de nos travaux dans un second temps. Donc, Jack, pour répondre à votre question, cela ne devrait pas prendre plus d'une dizaine de jours.
Jack : OK, cela me va. Je propose par contre, Thor, que vous relâchiez chaque soir mes deux collaborateurs qui vous rejoindront chaque matin dans votre vaisseau. Charge à vous de les téléporter. Est-ce que cela sied à tout le monde ?
Thor, Daniel, Sam : OK pour moi.
Jack : pendant ce temps, avec votre accord colonel, je vais donner à Teal'c la permission de retourner à DakKara, puisque il n'y aura pas de mission pour votre équipe.
Sam : c'est en effet une excellente idée mon général.
Jack : alors, vous pouvez disposer. Nous vous attendons dans mon bureau d'ici une demi-heure.
Daniel et Sam sortirent du bureau pour rejoindre leurs laboratoires respectifs. Jack se tourna vers Thor.
Jack : je vous confie donc mes deux lascars. Prenez bien soin d'eux.
Thor : vous pouvez avoir confiance en moi O'Neill.
Jack : vous savez bien que j'ai confiance en vous. Maintenant si vous le permettez, je vais convoquer Teal'c pour lui annoncer qu'il peut retourner sur sa planète pendant ces dix jours.
Il décrocha le combiné de son téléphone et composa le numéro des quartiers de Teal'c. Celui-ci décrocha au bout de quelques sonneries.
Teal'c : Teal'c.
Jack : bonjour Teal'c, C’est O'Neill à l'appareil. Pourriez-vous venir dans mon bureau s'il vous plaît ?
Teal'c: tout de suite O'Neill.
Jack raccrocha son téléphone. On frappa à sa porte. Daniel et Sam entrèrent dans le bureau. Ils se tournèrent vers Thor, et ils étaient sur le point de s'adresser à lui quand un grand flash lumineux apparut dans la pièce. Quand ce flash disparut, il ne restait plus que Jack dans son bureau.
Jack voix off : il ne changera jamais celui-là, il apparaît et disparaît sans crier gare.
Encore une fois, on frappa à sa porte. Il invita le nouveau venu à entrer. Teal'c pénétra alors dans la pièce. Il se posta devant le bureau de Jack, et mis ses mains derrière son dos, comme à son habitude.
Teal'c: vous m'avez demandé O'Neill ?
Jack : oui Teal'c, c'est pour vous annoncer que vous avez l'autorisation de retourner sur Dakkara et cela pour une période de dix jours. En effet, Daniel et Carter ont été téléportés sur le vaisseau de Thor pour travailler sur les boîtiers que vous avez ramenés lors de votre dernier voyage. Il n'y aura donc pas de mission dans cette période. Quand voulez-vous partir ?
Teal'c : je serais prêt dans une demi-heure. Merci O'Neill dit-il en inclinant légèrement la tête.
Jack : ne me remerciez pas, c'est la moindre des choses. Il vaut mieux que vous passiez votre temps libre avec votre famille, plutôt qu'à ne rien faire dans la base.
Teal'c : en effet.
Jack : soyez donc prêts dans une demi-heure en salle d'embarcation.
Le Jaffa inclina la tête et sortit du bureau. Jack retourna à l'étude de son dossier. Une demi-heure plus tard, l'ancien primat Apophis se présenta en salle d'embarcation pour un départ immédiat vers la planète qui abritait le nouveau gouvernement des Jaffa. Jack descendit pour saluer son ami, et donna l'autorisation d'ouverture de la porte des étoiles. Une fois les sept chevrons enclenchés, le Jaffa salua Jack par un simple hochement de tête, grimpa la passerelle et franchit le vortex. Jack retourna dans son bureau.
Pendant ce temps, le « Daniel Jackson » qui croisait en orbite autour de la Terre, vit apparaître dans un flash de lumière, l'extraterrestre et nos deux terriens.
Daniel et Sam : nous sommes... Commencèrent-t-il à dire.
Comme d'habitude ils furent surpris de se retrouver aussi rapidement sur le vaisseau extraterrestre. Quoique, cela avait toujours été la façon de procéder de Thor. À force, il commençait à s'habituer à ces méthodes.
Thor : bienvenus sur « le Daniel Jackson ». J'ai téléporté l'ensemble des boîtiers. Je vous propose qu'on se mette tout de suite à la tâche.
Sam : vous avez raison, ne perdons pas de temps, dit-elle avec un sourire en coin.
Daniel : vous avez une idée de comment procéder ?
Thor : les ordinateurs sont en ce moment même en train de scanner les boîtiers pour essayer de déterminer une façon simple de les lire.
Il se dirigea vers la console centrale de son vaisseau, manipula quelques galets de couleur sur celle-ci, et se tourna vers Sam.
Thor : vous aviez raison Samantha Carter, cette technologie ne semble pas aussi complexe que je ne le pensais de prime abord. C'est assez curieux d'ailleurs, car elle a des ressemblances avec la technologie des anciens. Elle est même peut-être plus simple. Cela étant, d'après les premiers calculs, il nous faudra environ quarante-huit heures pour avoir la maîtrise complète de la technologie de ces boîtiers. Je vous propose donc que nous nous partagions les tâches. Daniel Jackson je suggère de mettre à votre disposition une console pour vous aider à continuer à déchiffrer ce langage. Dans un premier temps, on va télécharger dans mes ordinateurs les premiers résultats de vos travaux, si vous le voulez bien. Ensuite, j'interfacerai votre ordinateur au mien pour que vous puissiez continuer à travailler.
Daniel : ce sera parfait Thor. Où voulez-vous que je branche mon ordinateur ?
Thor : possédez-vous une interface radio sur votre système ?
Daniel : oui, il y en a bien une. Sur Terre, cela s'appelle Wifi. Êtes-vous capables d'en déterminer la fréquence ?
Thor : ne vous inquiétez pas, mon ordinateur est déjà en train de scanner toutes les bandes passantes. Ça y est, il a trouvé. Il est en train de télécharger vos fichiers dans sa banque centrale. L’interface est opérationnelle, vous pouvez commencer à travailler Daniel Jackson.
Daniel : ah oui, je vois que je peux accéder à votre unité centrale. Merci Thor.
Thor : quant à nous, Samantha Carter, je vous propose d'analyser les premiers éléments calculés par mes ordinateurs.
Sam : alors, allons-y !
Ils travaillèrent ainsi toute la journée seulement interrompue par une pause déjeuner. Thor ingurgitant ces infâmes cubes jaunes, les deux terriens s'étaient fait téléporter sur Terre pour pouvoir acheter leur repas.
À la fin de la journée, Thor téléporta les deux amis directement dans leur appartement, et comme convenu, le lendemain matin, il les ramena à son bord. À la fin du second jour, comme l'avait prédit Thor, ils mirent au point un système pour lire le contenu du boîtier trouvé sur P3X349. Quant à Daniel, il avait lui aussi bien avancé dans la compréhension du langage. Il était même en avance sur le planning qu'il s'était fixé. Il faut dire que la puissance de calcul des ordinateurs du vaisseau extraterrestre, l'avait bien aidé. Il estimait qu'à la fin de la journée, il aurait acquis une connaissance suffisante pour déchiffrer l'ensemble des documents que l'on allait pouvoir extraire des boîtiers.
Thor : je crois que nous sommes prêts à lire le contenu de ces boîtiers. Je vous propose de les télécharger dans mon unité centrale. Daniel Jackson, quand pensez-vous pouvoir lancer le décryptage de ces documents ?
Daniel : à partir de ce soir, je crois être capable avec la puissance de vos ordinateurs, de déchiffrer jusqu'à 90 % des documents que vous aurez extraits.
Sam : voilà une bonne nouvelle, vous êtes en avance sur le planning que l'on s'était fixé. C'est le général qui va être content.
Daniel : comme je vois, vous ne pouvez vous empêcher de penser à Jack, dit-il avec un sourire moqueur.
Sam : et vous, vous ne pouvez vous empêcher de faire des plaisanteries douteuses, dit-elle en répondant à son sourire. Soyez sérieux, vous pensez réellement pouvoir commencer la traduction des documents dès ce soir ?
Daniel : si je vous le dis Sam ! Nous devrions avoir les premiers résultats dès demain matin.
Thor : au vu de la quantité de documents que renferment ces boîtiers, je pense que la totalité de ces archives, devraient être traduites sous quarante-huit heures.
Sam : si vous le voulez bien, comme pour ma part, ma tâche est achevée, Thor, je vous demanderai de me téléporter dans mon laboratoire. Daniel peut continuer à travailler sur votre vaisseau. Je propose que l'on organise une réunion de travail d'ici quarante-huit heures au SGC. Je vais faire un compte rendu de l'avancée de nos travaux au général O'Neill. Daniel, Thor, cela vous convient-il ?
Thor, Daniel : d'accord.
Sam rassembla ses affaires et se fit téléporter dans son laboratoire. Elle téléchargea l'ensemble de ces travaux dans son ordinateur. Puis, elle se dirigea vers le bureau de son supérieur. Elle frappa à la porte de Jack et attendit l'autorisation d'y pénétrer. Jack était au téléphone et semblait soucieux. Il fut surpris de constater que c'était Sam qui entrait dans son bureau. Elle put lire une certaine gêne s'afficher sur son visage. Elle demanda par signes s’il voulait qu'elle quitte son bureau. Il hocha la tête en dénégation. Il salua son interlocuteur, raccrocha le combiné de son téléphone et adressa un joli sourire à Sam.
Jack : tiens, bonjour Carter, vous êtes déjà de retour ?
Sam : bonjour mon général, j'espère ne pas avoir été importune. J'ai l'impression d'être arrivée à un mauvais moment dans votre conversation téléphonique.
Jack : non, rassurez-vous, j'étais en ligne avec le président. Mais ne vous inquiétez pas, il n'y avait rien d'important.
En fait, ce qu'il ne disait pas, c'est qu'il comptait aborder avec le président le sujet qui le préoccupait au plus haut point en ce moment. Mais, évidemment, il ne pouvait discuter de cela devant Sam.
Jack : alors, où en êtes-vous avec notre copain à la peau grise ? Si vous êtes là, je suppose que c'est parce que vous avez avancé plus rapidement que prévu, du moins je l'espère.
Sam : non mon général, vous ne vous trompez pas. En résumé, Thor et moi avons trouvé le moyen d'extraire les informations des boîtiers ramenés de P3X349. Quant à Daniel, la puissance des ordinateurs du vaisseau de Thor, lui a permis de travailler plus rapidement qu'il ne l'avait prévu. Il estime que d'ici ce soir il pourra commencer à traduire l'ensemble des archives extraites des boîtiers. Thor, quant à lui, il évalue à quarante-huit heures le temps qu'il lui faudra pour décrypter l'ensemble des documents. J'ai donc suggéré que Daniel continue à travailler sur le vaisseau, quant à moi je n'étais plus utile. J'ai donc demandé à notre ami de me ramener sur Terre. J'ai proposé que nous fassions une réunion de travail d'ici quarante-huit heures dans les locaux du SGC.
Jack : c'est effectivement du bon travail. J’agrée toutes vos suggestions. Contactez Thor et fixez la réunion à vendredi 17:30.
Sam : très bien mon général, je m'en occupe en sortant de ce bureau. Je serais dans mon laboratoire si vous avez besoin de moi.
Jack voix off : j'ai toujours besoin de toi Sam !
Jack : OK, merci Carter. On se voit plus tard.
Il était content de la revoir. Il n'avait pas eu l'occasion de le faire depuis qu'elle avait commencé à travailler avec les Asgardes. En fait, ça ne faisait que 48 heures tout compte fait. Il devenait accroc à Samantha Carter.
Jack voix off : ça devient grave mon pauvre Jack !
Il retourna à l'étude de ses dossiers.
Chapitre cinq
Jack se réveilla en sursaut. Instinctivement, il regarda l'heure qu'affichait son radioréveil. Il n'était que 5:13. Il chercha alors la raison de ce réveil quand le téléphone sonna. Il fit une grimace et en se roulant vers la droite tendit sa main pour récupérer le combiné.
Jack : O'Neill !
Walter : bonjour mon général, désolé de vous réveiller, mais vous devez venir à la base de toute urgence. SG 13 vient de rentrer suite à des complications pendant leur mission.
Jack : y a-t-il des blessés ?
Walter : oui Monsieur, un grave et un léger. Ils sont à l'infirmerie avec le docteur Laam.
Jack : OK, je suis là dans trois quart d'heure.
Il raccrocha, s'étira, se leva, et se dirigea vers la salle de bain. Après une douche rapide, il s'habilla, descendit au salon, prit sa veste, les clés de sa voiture et sortit de son domicile. Il monta dans son véhicule et prit la direction de Cheyennes Mountain. Vingt minutes plus tard, il passa le premier poste de garde et se gara à la place de parking qui lui était réservée. Il sortit de son véhicule et se dirigea vers les ascenseurs. Avant de se rendre à l'infirmerie, il passa par son vestiaire pour endosser son treillis. Une fois fait, il alla prendre des nouvelles de ses hommes auprès du médecin chef. Il la trouva au chevet du capitaine Sanders, qui semblait en très mauvais état.
Jack : alors doc, dans quel état sont-ils ?
Le docteur Élisabeth Laam sursauta et c’est la main sur son cœur qu’elle se retourna vers son supérieur.
Élisabeth : Oh, mon général, vous m'avez fait peur !
Jack : vous voyez ce que je peux ressentir quand vous approchez de moi avec vos piqûres !
Élisabeth : ouais... Ce n'est pas vraiment la même chose. Pour ce qui est de l'état de vos hommes, le major Jennings n'a que des blessures superficielles. Il pourra être sur pied d'ici trois jours. Quant au capitaine Sanders, son état est plus grave. Il a été touché au dos par une arme goa’uld. Sa vie n'est pas en danger, mais s'il sera immobilisé pour au moins un mois. Je l'ai mise en coma artificiel pour qu'il puisse récupérer le plus possible.
Jack : merci doc, où est Jennings ?
Elisabeth : je l'ai mis en salle de repos, il est réveillé, vous pouvez aller le voir.
Jack salua le médecin et se dirigea vers le lit de son homme. Il le trouva effectivement bien réveillé avec juste quelques bandages autour du bras.
Jack : alors major, comment vous sentez-vous ?
Jennings : pas trop mal mon général, merci. D'après le doc, mes blessures sont légères et je devrais pouvoir reprendre du service d'ici trois jours. Avez-vous des nouvelles de Sanders Monsieur ?
Jack : il a eu moins de chance que vous, mais sa vie n'est pas en danger. Par contre, il est immobilisé pour au moins un mois.
Jennings : bon, je suis rassuré. J'ai vraiment eu peur qu'il ne s'en sorte pas cette fois-ci.
Jack : mais que s'est-il passé sur cette planète ? Cela semblait pourtant être qu'une simple mission d'exploration !
Jennings : c'est exact, mon général. Et le début était conforme à ce que l'on avait prévu. Seulement, à l'aube du second jour, nous étions sur le point de retourner à la porte des étoiles quand l'ouverture d'un vortex s'est déclenchée. Et là, on a vu débarquer une escouade de Jaffa. Nous nous sommes alors dissimulés dans les bois. Nous avons laissé passer l'ennemi. Une fois qu'ils étaient assez loin, nous nous sommes dirigés vers la porte des étoiles. Au moment où nous avons commencé à taper l'adresse de la Terre, des tirs ennemis nous ont visés. C'est à ce moment que le capitaine a été touché. Nous avons eu juste le temps d'envoyer notre code d'identification. C'est en récupérant Sanders que je me suis fait toucher au bras. Nous avons tout de même réussi à passer la porte des étoiles.
Jack : comment pensez-vous qu'ils vous aient repéré ?
Jennings : j'en sais fichtre rien mon général. Nous pensions avoir été discrets.
Jack : savez-vous à quel Maître goa’uld ces Jaffa obéissent ?
Jennings : non, mon général. En fait ils avaient plusieurs tatouages différents. Il était donc impossible de savoir quel maître ils servent.
Jack : bon, allez, reposez-vous maintenant. On fera un débriefing de cette mission demain matin, si le doc le permet. Je reviendrai prendre de vos nouvelles dans la journée.
Jack salua de la tête le major, sortit de l'infirmerie et prit la direction de son bureau. Finalement, en cours de route, il se remémora qu'il n'avait toujours pas pris de petit déjeuner, il se rendit au mess pour pouvoir se sustenter. Après avoir pris une collation, il retourna à son bureau.
Il était 8:30 quand Sam arriva dans son laboratoire. Elle déposa sa veste sur le dossier de sa chaise, alluma son ordinateur, et consulta les mails en attente. Une heure plus tard, elle décida d'aller prendre un café aux mess. Elle fit la queue, récupéra son café, et alla rejoindre une table où se trouvaient quelques collègues qu'elle appréciait, et notamment le colonel Reynolds.
Sam : bonjour, tout le monde va bien ?
Reynolds : bien et vous, Sam, comment allez-vous ? Vous êtes au courant pour SG13 ?
Sam : non, que s'est-il passé ?
Reynolds : au cours de leur mission, ils sont tombés sur des Jaffa. Le major Jennings et le capitaine Sanders sont blessés. Ce dernier très grièvement. Ils sont tous les deux à l'infirmerie.
Sam : c'est vraiment grave pour Sanders ?
Reynolds : sa vie n'est plus en danger, mais il va être immobilisé pour un bon bout de temps. Quant à Jennings, il devrait sortir d'ici quelques jours.
Sam : je suis désolé pour le capitaine, c'est un chic type. J'essaierai d'aller lui rendre visite dans la journée.
Reynolds : le doc a provoqué un coma artificiel pour qu'il puisse se reposer. Je ne suis pas sûr qu'il puisse recevoir des visites.
Sam : cela ne fait rien, j'irai demander de ses nouvelles au docteur Laam.
Elle termina son café, se leva et retourna dans son laboratoire.
En fin de matinée, Jack alla à l'infirmerie pour prendre des nouvelles de ses hommes. Il rencontra le docteur Laam dans les couloirs, et l'arrêta pour connaître l'état des blessés. Elle le rassura rapidement, ils engagèrent la conversation sur d'autres sujets, et se mirent à plaisanter. Elisabeth éclata de rire sur une blague de Jack, et pliée en deux par son fou rire, elle s'appuya sur l'épaule de Jack pour tenter de calmer son hilarité.
Au même instant, Sam emprunta le même couloir pour se diriger vers l'infirmerie. C'est alors, qu’elle vit la position dans laquelle se trouvait son supérieur. Son cœur s'arrêta, elle blêmit, stoppa sa marche comme paralysée par le spectacle que lui offrait Elisabeth et Jack. Elle reprit ses esprits, fit demi-tour et retourna dans son labo. Elle dut s'asseoir rapidement sur son siège, ses jambes ne la tenant plus. Elle revoyait sans cesse la scène à laquelle elle venait d'assister. Qu'y avait-il entre Jack et Élisabeth ? Il est vrai que cette dernière était une très jolie femme. Sam, éprouvait d'ailleurs une réelle sympathie pour le docteur. Certes, elle n'avait pas la même relation qu'avec Janet, mais elles étaient devenues amies. Elle ne s'était jamais imaginée qu'il pouvait exister une quelconque relation entre son supérieur et le docteur. Elle se sentait complètement désespérée. Elle ne pourrait survivre à cela.
Après ces quelques minutes agréables passées en compagnie d'Élisabeth, il la quitta pour rejoindre son bureau. En passant par l'étage du laboratoire de Sam, il décida finalement d'aller rendre visite à son second. Arrivé à l'entrée du labo, il s'appuya sur le chambranle et regarda la jeune femme qui semblait perdue dans ses pensées. Il nota son teint blême et s'inquiéta sur l'état de santé de son second.
Jack : bonjour Carter, comment allez-vous ? Je vous trouve bien pâle !
Sam sursauta aux paroles de son supérieur, elle n'avait pas remarqué qu'il était entré dans son laboratoire.
Sam : vous m'avez encore fait peur mon général ! Dit-elle d'un ton sec. Ne vous inquiétez pas, je vais très bien. Préoccupez-vous plutôt de la santé de Jennings et Sanders.
Jack fut surpris du ton avec lequel elle lui parlait. Elle semblait en colère après lui, qu'avait-il donc fait pour la mettre dans cet état-là ?
Jack : je viens justement de prendre de leurs nouvelles, j'ai rencontré le doc dans les couloirs.
Sam : et c'est cela qui vous faisait autant rire mon général ! Dit-elle sarcastique. Pourtant il n’y a pas de quoi !
Jack resta interloqué par cette remarque. Il ne comprenait pas de quoi elle voulait parler.
Jack : mais bon sang Carter, de quoi parlez-vous ?
Sam : je vous ai aperçu dans le couloir avec Élisabeth, vous étiez en plein fou rire. D'ailleurs, je ne vous savais pas si proche tous les deux !
Alors, c'était ça ! Elle lui faisait une crise de jalousie parce qu'il avait plaisanté et ri avec le doc.
Jack voix off : Sam, es-tu vraiment en train de me faire une crise de jalousie ? J'adore ça !
Jack : effectivement, après avoir pris des nouvelles sur l'état de santé de mes hommes, Elisabeth et moi avons abordé des sujets personnels qui ont déclenché un fou rire chez elle. Nous sommes effectivement assez proches tous les deux. Mais pas de la façon que vous croyez. Elisabeth est la fille d'un de mes amis, le général Hank Landry. Et c'est l'évocation d'un souvenir d'enfance de la jeune femme qui provoqua chez elle l'hilarité à laquelle vous avez assistée.
Sam se sentit vraiment mal à l'aise. Si elle avait pu se réfugier dans un trou de souris, elle le ferait immédiatement. Elle n'osait plus regarder son supérieur. Comment devait-elle réagir maintenant ?
Jack buvait du petit lait en constatant l'état dans lequel se trouvait son second. Il prolongea volontairement le silence, il voulait savoir comment Sam allait réagir à cette situation.
Sam voix off : que suis-je censée faire maintenant ? Que va-t-il penser de moi ? Ma petite Sam, tu t'es mise toute seule dans une situation délicate !
Sam : je n'étais pas au courant, Elisabeth ne m'a jamais dit que vous étiez amis avec son père. Je vous prie de m'excuser pour mon comportement. Il était déplacé.
Jack : ce n'est rien, Sam, je lui avais demandé de ne pas parler de cette relation. Finalement, j'aime quand vous vous montrez jalouse, dit-il avec un large sourire.
Cette dernière réflexion eut pour effet de la mettre encore plus mal à l'aise qu'elle ne l'était. À quel jeu jouait-il ? Que pouvait-elle répondre à cela ?
Sam voix off : bien sûr que je suis jalouse ! Je ne supporte pas qu'une femme vous approche Jack ! Mais je n'ai aucun droit sur vous, à cause de cette satanée loi.
Sam : alors, comment vont nos deux collègues ? Dit-elle changeant de sujet, celui-ci devenant pour le moins très embarrassant.
Jack : le major Jennings va pouvoir sortir très rapidement, quant à Sanders, il est toujours dans le coma mais devrait se réveiller très rapidement. Ses jours ne sont plus en danger, il s'en sort finalement plutôt bien.
Sam : tant mieux ! Je préfère cela. C'est un chic type, et un très bon officier.
Jack : je suis d'accord avec ça. Il a un avenir très prometteur. C'eût été une grosse perte pour l’US air force. Bon, mais je ne venais pas pour ça. Si vous n'êtes plus en colère après moi, accepteriez-vous de venir déjeuner aux mess ?
Pourquoi prenait-t-il plaisir à la torturer ? Sam avait l'impression que cette situation amusait beaucoup son supérieur.
Sam : D’accord, je vous dois bien ça pour me faire pardonner mon comportement, dit-elle en baissant la tête pour ne pas montrer son trouble.
Jack : vous n’avez rien à vous faire pardonner Sam, mais allons-y !
Elle se leva et tendit son bras pour récupérer sa veste quand son téléphone se mit à sonner. Elle décrocha.
Sam : Carter.
X :…….
Sam : Oui, il est avec moi, je vous le passe. C’est Walter Monsieur, dit-elle en tendant le combiné à son supérieur.
Jack : Que voulez-vous sergent ?
Walter :………….
Jack : OK, j’arrive. Carter, je vais être obligé de remettre à plus tard notre déjeuner, j’ai quelqu’un qui m’attend dans mon bureau, dit-il en rendant le combiné à la jeune femme.
Sam : ce n’est pas grave Monsieur, je peux vous attendre. Je n’ai pas si faim finalement.
Jack : je vous appelle dès que j’ai fini.
Il quitta le labo de Sam pour se diriger vers son bureau. En entrant il remarqua que quelqu’un l’attendait à l’intérieur. L’individu était de dos, mais sa physionomie ne lui était pas étrangère. En entendant quelqu’un pénétrer dans le bureau, celui-ci se retourna pour accueillir le nouveau venu. Quand il reconnut son interlocuteur, un sourire se dessina sur ces lèvres.
X : Bonjour Jack, puis se redressant et se mettant au garde à vous, veuillez m’excuser, colonel Cameron Mitchell au rapport mon général !
Jack écarquilla les yeux de surprise en reconnaissant le militaire qui lui faisait face.
Jack : Cam, comment vas-tu ? Et, laisse tomber le protocole. Mais surtout que fais-tu ici ?
Cam : Je vais bien merci depuis la dernière fois que l’on s’est vu. Et pour répondre à ta question, je suis le nouvel officier que tu attends. Je suis affecté au SGC.
Jack : c’est toi ! On m’a effectivement annoncé la venue d’un nouvel officier, mais Georges n’a jamais voulu me donner son nom. Je comprends pourquoi maintenant ! J’en suis ravi Cam, et puis bienvenue au SGC.
Cam : le plaisir est pour moi, c’est un honneur de servir sous vos ordres mon général, dit-il avec un sourire moqueur.
Jack : Bon, devant les autres tu devras respecter le protocole et me donner du Monsieur et du général, mais quand on est entre nous, pas de ça ! Allez, assied-toi.
Jack fit le tour de son bureau et s’installa sur son confortable fauteuil.
Cam : au fait, je ne t’ai jamais félicité pour ta promotion. Tu la méritais. J’ai lui tous les rapports de SG1, et j’ai été pour le moins impressionné par tes exploits. Tu es un véritable héros. La planète te doit beaucoup.
Jack : n’en fais pas trop. Je n‘étais pas tout seul, et sans mon équipe, je n’en serais pas là.
Cam : Tu connais la caractéristique d’un grand chef, C’est qu’il sait s’entourer de gens compétents.
Jack : Ouais, il paraît. Bon, alors prêt à intégrer le SGC ?
Cam : quand le général Hammond m’a parlé du projet porte des étoiles, j’ai mis un bon moment à réaliser que ce n’était pas une blague. Je savais depuis notre combat en Antarctique, qu’il existait une menace extraterrestre. Mais c’est après avoir lu tous les rapports des équipes SG que j’ai pu appréhender l’ampleur de cette menace. Maintenant, je suis très impatient d’en découdre, et surtout de traverser le vortex.
Jack : Je te comprends, j’étais comme toi. Maintenant, je suis coincé derrière mon bureau. J’assiste avec angoisse au départ de mes équipes vers des mondes plein de dangers, je règle les problèmes d’intendance, et je remplis des tonnes de paperasse. Une vraie vie d’aventurier, tu vois !
Cam : ne dis pas ça. Tout le monde pense que tu fais un travail remarquable à la tête du SGC. Personne plus que toi ne pouvait être à cette place. Je conçois que le travail administratif doit être pesant, mais pense au côté opérationnel. Les équipes ont confiance en toi, parce que tu as déjà vécu ce qu’ils vivent chaque jour sur ces mondes, et personne plus que toi ne peut les comprendre.
Jack : ouais, t’as sans doute raison. Bon, je suppose que tu pars 2 mois pour le centre de formation ?
Cam : Oui dès demain.
Jack : OK, bon, as-tu déjeuné ?
Cam : non, pas encore.
Jack : alors, c’est parti, allons manger un morceau au mess. J’avais prévu de partager mon repas avec mon second, le lieutenant-colonel Samantha Carter. Si tu as lu les rapports, tu sais de qui je parle.
Cam : Oui, elle dirige actuellement SG1. La plus grande astrophysicienne de notre pays, la spécialiste mondiale de la porte des étoiles. Comme toi, Daniel Jackson et le jaffa Teal’c, elle est du programme depuis le début de sa création.
Jack : Ouah ! T’as bien appris tes leçons. Tu aurais grandi ?
Cam : Impressionnant non ! Non je te rassure, je te ressemble toujours autant ! dit-il un sourire en coin.
Jack : Ah bon ! Je commençais à m’inquiéter. Je finissais par croire que l’on m’avait envoyé encore un de ces officiers rébarbatifs, règlement, règlement. Bon allez, passons chercher Carter. Et, je suis désolé, mais à partir de maintenant, on va être obligé d’appliquer le protocole.
Cam : pas de problème, c’est normal. Je vous suis mon général.
Ils se levèrent, sortirent du bureau et se dirigèrent vers le laboratoire de Sam. Quand ils arrivèrent, la jeune femme travaillait sur son ordinateur. Elle ne vit pas arriver les deux hommes. Jack frappa à la porte pour signaler leur présence. Sam leva la tête de son écran et sourit en découvrant son supérieur.
Sam : vous êtes prêt mon général ?
Jack : oui, mais avant je voudrais vous présenter quelqu’un.
Sam remarqua alors que Jack était accompagné par un autre militaire. Jack se tourna vers Cam et le désignant :
Jack : Je vous présente le colonel Cameron Mitchell. Le colonel rejoindra le SGC d’ici 2 mois après sa formation, et prendra le commandement d’une équipe SG. Je ne sais pas encore laquelle. Je vous présente le lieutenant-colonel Samantha Carter, dit-il en désignant Sam. Mais Carter, je n’ai pas besoin de vous présenter plus en détail, le colonel Mitchell connait déjà tout de vous.
Cam : Enchanté Colonel, j’ai effectivement lu tous les exploits de votre équipe. Je suis vraiment honoré, et j’ai énormément de respect pour vous et vos travaux.
Jack : ne l’écoutez pas, il a autant que moi en horreur tous les scientifiques. Ce que je ne vous ai pas dit, c’est que le colonel et moi, nous nous connaissons depuis plus de 10 ans.
Sam : Ravie de faire votre connaissance Colonel Mitchell, et bienvenue au SGC.
Elle détailla son nouveau collègue. Il était plutôt bel homme, avec un sourire charmeur. Il se dégageait de lui une certaine prestance pleine d’assurance. Il devait certainement plaire aux femmes.
Jack nota la façon dont Sam détaillait son ami, et une pointe de jalousie naquit en lui. Son sourire disparut.
Jack : bon, maintenant que les présentations sont faites, allons déjeuner dit-il sur un ton plus sec qu’il ne l’aurait voulu.
Sam récupéra sa veste, et les trois militaires se dirigèrent vers le mess. Arrivés à mi-chemin, le haut parleur de la base lança un message.
Voix haut-parleur : Le général O’Neill est demandé dans son bureau de toute urgence.
Jack : ils vont me foutre la paix aujourd'hui ! Bon, aller déjeuner sans moi, si je peux je vous rejoindrai. Carter, au cas où je serais trop occupé, faites visiter la base au colonel Mitchell. À tout à l'heure.
Il se dirigea en bougonnant vers son bureau, pendant que les deux autres allèrent vers le mess. Jack chercha Walter pour savoir quelle était cette urgence qui l'empêchait de déjeuner avec ses deux amis. Le sergent l'attendait devant son bureau.
Walter : désolé mon général de vous déranger pendant votre repas, mais le président veut que vous le contactiez de toute urgence.
Jack : merci Walter.
Il pénétra dans son bureau, s'installa dans son fauteuil et composa le numéro de la Maison-Blanche sur son téléphone rouge. Au bout de quelques sonneries, une voix féminine lui répondit. Il se présenta et demanda à être en contact avec le président qui cherchait à le joindre. Au bout d'une minute, il reconnut la voix du chef de l'État.
Jack : bonjour Monsieur le président, vous avez cherché à me joindre.
Le président :...
Jack : oui, Monsieur le président, effectivement nous avons programmé une réunion demain à 17:30.
Le président :...
Jack : oui, Thor sera présent à ce meeting.
Le président :...
Jack : non, je ne pense pas que cela soit utile. Nous allons étudier le résultat des recherches effectuées par mes équipes et l'Asgarde, et je pense, que suivant les résultats, on pourra provoquer une réunion avec le peuple Asgardes et vous même, Monsieur le président.
Le président :...
Jack : merci Monsieur le président, je vous ferai mon rapport dès la fin de cette réunion.
Le président :...
Jack : bien sûr que je réfléchis à votre proposition. Mais, Monsieur le président, je vous rappelle que ma réponse est conditionnée par votre accord sur les conditions que j'ai posées.
Le président :...
Jack : alors, vous m'envoyez ravi, Monsieur le président. Je vous donne une réponse définitive début de semaine prochaine.
Le président :...
Jack : je l'espère aussi, Monsieur le président.
Le président :...
Jack : bonne journée à vous aussi.
Il raccrocha, avec un sourire énorme. Il avait enfin sa réponse. Il se leva, sortit de son bureau et se dirigea vers la cantine.
Pendant ce temps, Sam et Cam firent plus ample connaissance pendant qu'ils déjeunèrent. Sam apprit notamment que le colonel avait participé à la bataille en Antarctique. Elle le remercia de les avoir protégé pendant qu'ils recherchaient l'arme des anciens. Sam trouvait que son nouveau collègue était éminemment sympathique, elle pensait pouvoir en faire un ami. Ils évoquèrent aussi le passé commun entre Jack et Cam. Ils continuèrent à deviser sur ce sujet tout en sortant du mess, et commencèrent la visite de la base. En sortant de la cantine, Cam raconta une anecdote pour le moins cocasse qui déclencha un fou rire chez Sam. Elle dut s'arrêter ne parvenant pas à calmer son hilarité, ce qui, du même coup, provoqua le même effet chez le colonel. Et, sans s'en rendre compte, Sam posa la main sur le bras de Cam et sa tête sur son épaule. C'est à ce moment-là, que Jack arriva au mess. Il les surprit dans cette position. Il reçut un choc, et c'est le visage fermé qu'il arriva à la hauteur des deux militaires.
Jack : à ce que je vois, l'entente semble parfaite entre vous deux, dit-il sur un ton très sec. Je suppose que vous avez terminé de déjeuner. Alors Carter, comme je vous l'ai demandé faites visiter la base au colonel Mitchell.
Il les quitta sans un regard et se dirigea vers la cantine. Cette intervention eut pour effet de stopper net l'hilarité des deux militaires. Sam fut tétanisée par le ton de son supérieur. Elle ne comprenait pas pourquoi il avait réagi de la sorte.
Cam : qu'est-ce qui lui prend au général ?
Sam : je pense qu'il a dû apprendre une mauvaise nouvelle, dit-elle en n’y croyant pas vraiment.
Mais, elle ne savait s'expliquer réellement ce comportement. Elle n'avait pas conscience des gestes qu'elle avait eues pendant son fou rire. Elle haussa les épaules, et commença la visite de la base avec Cam.
À la fin de la journée, Cam quitta Sam en la remerciant pour la visite. Il passa ensuite par le bureau de Jack pour le saluer. Jack lui souhaita bonne chance pour sa formation, il lui rappela qu'il était attendu dans deux mois, et tout cela sur un ton très neutre. Cam quitta la base.
Dans son laboratoire, Sam ne cessait de repenser au comportement de son général. Elle espérait qu'il n'y avait rien de grave. Elle regarda sa montre, décida de remballer ses affaires et de rentrer chez elle.
Chapitre 6
Le lendemain matin, Sam arriva dans son laboratoire aux alentours de 8:00. Elle déposa ses affaires, et se rendit directement au mess. En arrivant, elle remarqua son supérieur prenant son petit déjeuner en compagnie du colonel Reynolds. Une fois son plateau rempli, elle se dirigea naturellement vers la table de Jack. Celui-ci leva la tête et remarquant que son second venait dans leur direction, se leva et sortit de la cantine. Sam fut interloquée par cette attitude.
Sam voix off : c'est donc après moi qu’il en a. Mais qu'ai-je donc fait ?
Elle sentit alors un poids énorme s'abattre sur ses épaules. C'est le teint pâle qu'elle s'installa en face de Reynolds.
Sam : bonjour, c'est moi qui ai fait fuir le général ?
Reynolds : bonjour Sam, ça en a tout l'air. Que lui avez-vous donc fait ? Dit-il en souriant.
Sam : j'aimerais bien le savoir, justement !
Reynolds : vous le connaissez, ça lui passera.
Sam n'y croyait pas vraiment. C'est la première fois qu'il agissait comme cela avec elle. Elle en venait à se demander si ce n'était pas dû à sa crise de jalousie de la veille. Pourtant, en y réfléchissant, il avait été plutôt amusé par son comportement. Il lui avait même dit qu'il était ravi de la voir jalouse. Non, ça ne pouvait pas être ça. Mais alors, que lui reprochait-il ? Ou alors, il avait peut-être obtenu les réponses qu'il attendait, et celles-ci n'étant pas conformes à ses attentes, il la fuyait de peur d'aborder un sujet qui provoquerait chez elle une réaction qu'il craignait. Mais là encore, elle en doutait. Ça ne ressemblait pas à son supérieur de fuir ce genre de situation. Non, elle n'y comprenait vraiment rien. Il ne lui restait qu'une seule solution, avoir une explication franche avec son supérieur. Elle trouverait bien dans la journée une raison d'aller le voir.
Une fois son petit déjeuner terminé, elle retourna dans son laboratoire. En fin de matinée, elle décida d'aller rendre visite à ses deux collègues blessés la veille. Sur le chemin de l'infirmerie, elle vit arriver dans sa direction Jack en pleine conversation avec Syler. C’est Les jambes légèrement tremblotantes qu'elle avança et croisa les deux hommes. Le sergent la salua en souriant au moment où ils passèrent près d’elle. Jack ne lui adressa même pas un regard. Elle continua son chemin, mais dut s'appuyer contre un mur, ses jambes ne la maintenant plus. Si cette situation perdurait, elle ne pourrait le supporter. C’est tremblante et au bord des larmes qu’elle se rendit au chevet de ses collègues.
En milieu d'après-midi, quelques heures avant la réunion fixée avec Thor, elle trouva une excuse pour se rendre dans le bureau de son supérieur. Elle frappa à la porte, et après avoir obtenu l'autorisation d'entrer, elle pénétra dans la pièce. Jack leva la tête pour regarder son interlocuteur, mais quand il vit Sam entrer dans son bureau, son visage se ferma, et baissa la tête pour plonger dans l'étude de son dossier. Cela n'échappa pas à Sam.
Jack : que puis-je faire pour vous Carter ? Dit-il d'un ton très sec.
Sam : si je vous dérange, mon général, je peux repasser, lui répond dit-elle la voix chevrotante.
Jack : je serais tout autant débordé quelle que soit l’heure à laquelle vous viendrez. Alors, Carter ne perdons pas de temps, et dites-moi la raison de votre visite.
Elle n'en pouvait plus, elle ne supportait plus le ton cassant avec lequel il s'adressait à elle. Elle devait réagir. Elle reprit de l'assurance, et c'est d'une voix irritée, qu'elle lui répliqua.
Sam : pourrais-je connaître la raison pour laquelle vous vous adressez à moi sur ce ton là. Si j'ai fait quelque chose de mal, la moindre des choses serait de me dire quoi. Je pense qu'après huit ans de collaboration, je mérite bien ça. Oh, après tout, allez vous faire voir !
Elle sortit du bureau en claquant la porte. Tout en retournant vers son laboratoire, elle repensa à ce qu'il venait de se passer, et regretta un peu son comportement. Elle venait tout de même d'envoyer balader son supérieur. Elle pourrait aller en cour martiale pour ce genre d'attitude. Cela étant, elle ne regrettait pas d'avoir agi ainsi. Elle méritait un minimum de respect, surtout de sa part. Elle s'installa devant son ordinateur, et encore très énervée, elle se remit au travail.
Quant à Jack, il resta pétrifié par le comportement de son second. Elle venait de l'envoyer paître. C'est fou de rage qu’il voulut la rattraper. Mais son téléphone se mit à sonner. Il décrocha, et reconnut la voix de Daniel Jackson.
Daniel : bonjour Jack, je voulais juste vous prévenir que Thor venait de me téléporter dans mon bureau. Voulez-vous que l'on se voit avant la réunion ?
Jack : salut Daniel, vous pensez que c'est utile ? Répondit-il agacé pour avoir été interrompu dans son élan.
Daniel : à moins que vous vouliez tout découvrir au cours de cette réunion, on pourrait se voir avec Sam pour que vous soyez au même niveau d'information que Thor.
Jack : je n'ai pas beaucoup de temps Daniel, alors faites un point avec Carter. Pour ma part, je peux attendre la réunion. Je vous laisse, à tout à l'heure.
Il raccrocha. Il bascula sur son fauteuil et réfléchit à la scène que lui avait faite Sam. Sa rage était passée. Il ne pouvait pour autant laisser passer ce genre de comportement. Comment osait-elle lui demander pourquoi il était en colère après elle ? Le matin même elle lui faisait une crise de jalousie pour avoir plaisanté avec le doc, l'après-midi elle se comporte de façon très familière avec un homme dont elle vient de faire la connaissance.
Jack voix off : Pourquoi aurait-elle le droit d'être jalouse, et moi non !
D'un autre côté, elle avait été franche avec lui, elle lui avait reproché directement son comportement. Il n'a pas été aussi honnête avec elle. Il décida qu'il irait la voir pour avoir une explication avec elle.
Daniel, après avoir raccroché avec Jack, décida d'aller voir Sam pour faire un point avec elle comme le lui avait demandé le chef de la base. Il se dirigea donc vers le bureau de sa collègue. En arrivant à proximité du laboratoire de Sam, il crut entendre des sanglots. Il accéléra le pas, et en entrant dans la pièce, il vit la jeune femme la tête appuyée sur sa main droite essuyant les larmes qui lui coulaient sur le visage. Surpris de la découvrir comme cela, il s'approcha d'elle et lui posa la main sur son épaule gauche. À ce geste, Sam sursauta.
Sam : vous m'avez fait peur Daniel ! Dit-elle un peu gênée qu'il la trouve ainsi.
Daniel : que se passe-t-il Sam ? Qu'est-ce qui vous met dans cet État ?
Sam : ce n'est rien Daniel, ça passera. Depuis quand êtes-vous revenu ?
Daniel : il y a moins d'une heure, mais Sam, ne me dites pas qu'il n'y a rien de grave alors que je vous trouve en train de sangloter !
Sam : ne vous en faites pas Daniel, je vous assure qu'il n'y a rien de grave. Il n'y a rien de toute façon que vous ne puissiez faire. Mais merci de vous inquiéter pour moi. Maintenant, dites-moi pourquoi vous êtes là.
Daniel : bon, si vous le dites, mais vous savez que je suis là si vous avez besoin de moi. Je viens d'avoir Jack au téléphone pour lui demander s'il voulait que l'on fasse une réunion de préparation avant notre meeting avec Thor. Mais comme il est très occupé, il m'a demandé de faire un point sur nos découvertes avec vous.
Sam : ah, dit-elle la voix triste à l'évocation du prénom de son supérieur. Pas de problème, je vous écoute.
Daniel s'installa sur la chaise en face du bureau de Sam, et commença à lui faire un résumé des découvertes que lui et Thor avait faites sur la civilisation dont ils avaient trouvé les vestiges lors de leur dernière mission.
Pendant ce temps, dans une galaxie très lointaine, un homme installé dans son fauteuil, semblait perdu dans ses pensées. La pièce dans laquelle il siégeait, était impressionnante de majestuosité. Tout d'abord, la première chose que l'on remarquait, c'est l'énorme dôme transparent qui servait de toit à cette salle, et qui s'ouvrait sur un ciel plein d'étoiles. Le sol était en marbre blanc, et de chaque côté de la pièce étaient alignés des sièges qui semblaient faits de la même matière. Surplombant ces deux rangées, le fauteuil qui avait plus l'apparence d'un trône qu'autre chose, sur lequel était installé l'homme, dominait cette pièce. Derrière chacun des sièges, on apercevait une énorme colonne blanche sur lesquelles reposait un buste différent.
Apparu de nulle part, un deuxième homme se matérialisa devant le premier. Cette apparition le fit sortir de ses songes.
Homme 2 : veuillez m'excuser père de vous troubler dans vos réflexions, mais nous avons un problème.
Homme 1 : et de quelle nature mon fils ?
Homme 2 : vous souvenez-vous de la dernière cité que nous avons occupée dans la Voie lactée ?
Homme 1 : bien sûr que je m'en souviens ! Nous avons dû l'abandonner parce que nous avions été découverts par les serviteurs de ces parasites qu'on appelle, je crois, goa’uld.
Homme 2 : c'est exact père. Nous avions été obligés de détruire la base qu'ils avaient installée sur la planète.
Homme 1 : oui, bon et alors ? Quel est le problème ?
Homme 2 : père, aux mêmes causes les mêmes effets, les vestiges de notre ancienne cité ont été découverts.
Homme 1 : mais comment cela est-il possible ? Ne me dis pas que le système de camouflage a encore été défaillant !
Homme 2 : malheureusement si père.
Homme 1 : on nous avait pourtant dit que cela ne se reproduirait jamais. Comment les techniciens expliquent-ils cela ?
Homme 2 : ils n'ont justement aucune explication. Mais souvenez-vous père, déjà à l'origine, la première panne n'avait pas d'explication. Et curieusement, cela correspondait à un trouble dans le continuum espace temps que vous aviez vous-même constaté.
Homme 1 : tu as raison mon fils, et c'est justement à cela que je réfléchissais quand tu es arrivé. Je ressens ce même trouble en ce moment. J'en ai maintenant l'explication. Mais qui a découvert ces vestiges ?
Homme 2 : n'en avez-vous pas une petite idée père ?
Le père marqua un temps d'hésitation, puis surpris se tourna vers son fils un sourire aux lèvres.
Homme 1 : ne me dis pas que c'est le terrien !
Homme 2 : pas lui directement, mais des hommes qui travaillent sous ses ordres, dont fait partie la femelle terrienne.
Homme 1 : très intéressant ! Je commence à tout comprendre. Mais dis-moi, ton frère est au courant ?
Homme 2 : si vous pensez à mon frère aîné, je vous rassure, il ne l'est pas encore.
Homme 1 : alors, fais en sorte qu'il n'en sache rien pour l'instant. Par contre, convoque tous les intéressés. Nous tiendrons un conseil demain matin. Maintenant, laisse-moi mon fils. Il faut que je réfléchisse à la suite des événements.
Le fils disparut comme il était venu. Le père reposa la tête sur le dossier de son trône, ferma les yeux en affichant un sourire satisfait sur les lèvres.
Au même moment, sur Terre, Jack toujours perturbé par ce qui s'était passé avec Sam, décida de la convoquer dans son bureau. Il décrocha son téléphone et composa le numéro direct de son second. Au bout de deux sonneries, la jeune femme décrocha.
Sam : Carter.
Jack : le général O'Neill à l'appareil, pourriez-vous venir me voir dans mon bureau s'il vous plaît ?
En reconnaissant la voix de son supérieur, Sam fut un peu décontenancée. Sur un ton un peu hésitant, elle répondit :
Sam : je suis avec Daniel. À votre demande, nous faisions un point sur ses dernières découvertes. Voulez-vous que je vienne tout de suite ou cela peut attendre que j'en termine avec Daniel.
Jack : dans combien de temps pensez-vous en avoir fini ?
Sam : Daniel, en avons-nous encore pour longtemps ? Dit-elle en masquant le micro de son combiné. À la réponse de son collègue, elle porta à nouveau le combiné à son oreille. Encore dix minutes mon général.
Jack : OK, alors je vous attends dans un quart d'heure dans mon bureau.
Il raccrocha, il se replongea dans son dossier. Un quart d'heure plus tard, il entendit frapper à la porte de son bureau. Après avoir autorisé la personne à entrer, c'est sans surprise qu’il vit Sam pénétrer dans la pièce. La jeune femme avait le teint blême et les yeux rouges. À cette vision, Jack s’en voulut d’être la cause de l'état de son second. La rage qu'il avait ressentie il y a encore quelques heures avait totalement disparu pour faire place à des remords. Il la pria de s'asseoir, et la regarda droit dans les yeux. Sam nota agréablement le changement de comportement de son supérieur. C'est l'esprit plus serein qu'elle rendit son regard à Jack.
Jack : Carter, j'aimerais que l'on reparle de votre comportement de tout à l'heure. Vous comprenez, que je ne puisse tolérer, malgré toute l'amitié je vous porte, ce genre d'attitude. Je reste votre supérieur. Toutefois, dit-il voyant que Sam commençait à s'affaisser sur son siège, je ne suis moi-même pas exempt de toute responsabilité. C’est pourquoi, j'oublierai votre manque de respect.
Sam : merci mon général, et je vous présente mes excuses pour mon attitude déplacée.
Jack : excuses acceptées. Mais, j'ai moi-même des excuses à vous présenter. Je ne me suis pas comporté très bien avec vous.
Sam : sauf votre respect, mon général, je suis d'accord avec vous. Évidemment, j'accepte vos excuses, mais je voudrais que vous m'expliquiez pourquoi vous avez agi avec moi de cette façon. Si j'ai fait quelque chose de mal, j'aimerais pouvoir le savoir pour éventuellement m'en excuser.
Jack : vous avez raison, je vous dois des explications. Vous souvenez-vous, de la réaction que vous avez eu en me voyant plaisanter avec le doc ?
Sam : oui, mais je croyais que vous m'aviez pardonné ma réaction !
Jack : non, rassurez-vous, je ne vous en veux absolument pas. Mais je dirais, aux mêmes causes les mêmes effets.
Sam : je ne comprends pas de quoi vous voulez parler mon général.
Jack : Sam, vous le faites exprès !
Sam : je vous assure que non, dit-elle en notant qu'il l'avait appelé par son prénom.
Jack : eh bien, puisqu'il faut vous mettre les points sur les i, allons-y. Vous m'avez reproché d'être un peu trop proche du Dr Laam. Or, quand je suis descendu pour vous rejoindre au mess, je vous ai surpris dans la même position. Vous étiez en pleine hilarité, la tête posée sur l’épaule du colonel Mitchell.
Sam : oh mon Dieu, vous êtes sûr ?
Jack : pourquoi vous mentirais-je ? Je vous assure que vous étiez dans cette position quand je vous ai surpris à la sortie de la cantine.
Sam : si vous le dites, je vous crois mon général. Mais le pire dans tout cela, c’est que je ne m'en suis pas rendu compte. J'étais tellement prise dans mon fou rire, que si j'ai agi de la sorte, je n'en ai pas le moindre souvenir. En fait, le colonel Mitchell me racontait une anecdote vous concernant, et la situation était tellement cocasse, que je vous imaginais dans la position qu'il n'avait décrite. Je vous avoue que je ne me souviens plus que de ça, dit-elle en souriant en se remémorant la scène.
Jack : mais que vous a-t-il raconté pour vous mettre dans cet état ? La prochaine fois que je le verrai il va m'entendre celui-là !
Sam : si vous le permettez, je préférerais lui laisser la tâche de vous le raconter. C'est un peu gênant pour moi, j'espère que vous comprendrez.
Jack : en gros, vous êtes en train de me dire que vous vous foutiez de moi, et je n'ai pas le droit de savoir pourquoi !
Sam : ce n'est pas de vous dont je me moquais, mais de la situation. Je vous laisse voir ça avec le colonel Mitchell. Mais, pour revenir à notre discussion de départ, je n'ai pas eu conscience de ce geste déplacé, et avec le recul j'en éprouve une certaine honte. Ce n'était effectivement pas très approprié. Le colonel Mitchell est un homme charmant, et je suis persuadé que nous pourrons devenir amis. Mais pas plus. Et, si vous le permettez, je pourrais vous faire la même réflexion que vous m’avez faites hier, seriez-vous jaloux mon général ? Dit-elle en rougissant un peu et surprise elle-même d’avoir osé poser la question.
Cette dernière réplique décontenança le militaire, et c'est un peu mal à l'aise qu'il baissa la tête. Cette femme, le surprendrait toujours. Il aimait sa force de caractère, et cela depuis le premier jour de leur rencontre. En fait, il l'aimer tout court. Il était rassuré par les explications que lui avait données la jeune femme, et maintenant il s'en voulait énormément de son comportement à son encontre. Bien sûr qu'il était jaloux, et il ne pouvait s'en empêcher. Il ne supportait pas qu'un autre homme que lui l'approche ou la touche. Pourtant, il n'y avait rien entre eux, du moins jusqu'à présent. Il releva la tête et lui adressa un grand sourire.
Jack : et si c'était le cas ?
Sam ne sut pas quoi répondre à cela. Elle avait osé poser la question mais n'attendez pas une telle réponse. Ou plutôt, une telle question. Bien sûr qu'elle aimait qu'il soit jaloux. Cela démontrait que lui aussi avait des sentiments pour elle. Mais, que faire après ça. Il y avait toujours cette satanée loi, et à moins que l'un d'entre eux ne démissionne, rien n'était possible entre eux. Elle se sentait tellement frustrée. Voyant qu'il attendait une réponse, il opta pour la franchise.
Sam : eh bien, j'avoue que ça ne me déplairait pas, dit-elle sentant ses joues rosir.
Jack fut surpris par l’audace de la jeune femme. Il ne s’attendait pas du tout à cela. Là encore elle le surprenait. Il pensait la désarçonner avec sa question, et au contraire, c’est lui qui se sentait troublé. Il mit quelques secondes pour se reprendre.
Jack : Alors là, Sam, j’avoue que vous me surprenez ! Mais j’apprécie votre réponse à sa juste valeur. Par contre, si vous le voulez bien, je préférerais que nous mettions fin à cette conversation. Pas que je ne veuille aborder ce sujet avec vous, mais ce n’est pas le lieu. Par contre, j’aimerais vous inviter à diner demain soir. Comme je vous l’avais promis, j’ai obtenu toutes les réponses que j’attendais et je désirerai en discuter avec vous.
A ces mots, Sam fut envahie par un double sentiment. D’abord un sentiment de joie immense, il appréciait qu’elle accepte favorablement sa jalousie. Ensuite, une grande angoisse, il allait enfin lui révéler la nature de la décision qui apparemment le hanter depuis quelque temps, et qui la tracasser elle aussi, il faut bien dire. Ils étaient tous deux conscients que ce qui venait de se dire, les emmener sur un chemin qu'ils n'avaient pas encore osé prendre. Et chacun d'entre eux, ressentait à ce moment un sentiment de joie mêlé de peur. La joie de pouvoir enfin exprimer leurs sentiments, la peur de l'avenir qui les attendait peut-être.
Sam : j'accepte volontiers votre invitation, mon général.
Jack : ce n'est pas le général qui vous invite, mais Jack O'Neill. Cela étant dit, je passe vous chercher à 19:30, si cela vous agrée.
Sam : alors, ce sera parfait Jack. C'est mieux comme ça ?
Jack : c'est très bien, dit-il en lui adressant un énorme sourire. Maintenant, c'est le général qui vous parle. Êtes-vous prête pour notre réunion avec Thor ?
Sam : nous avons fait le point avec Daniel. Je suis maintenant au même niveau d'information qu’eux. Vous allez être très surpris par la nature des découvertes qu'ils ont faites. Voulez-vous que je vous en parle ?
Jack : non, j’ai des coups de fil urgents à passer avant notre réunion, et vu le temps qu'il nous reste, je suis obligé de vous demander de me laisser.
Sam : à vos ordres, mon général. On se voit d'ici une heure.
Jack : oui, comme convenu à 17:30 en salle de briefing. J'espère que vous n'êtes plus fâchée après moi ? Dit-il un sourire en coin.
Sam : non, et je vous retourne la question.
Jack : vous savez bien que non. Je n'arrive jamais à vous en vouloir très longtemps. Allez, rompez et à tout à l'heure.
Sam se leva salua son supérieur avec un sourire et sortit de son bureau pour se diriger vers son laboratoire. Elle avait le cœur plus léger qu'en y entrant.
Chapitre 7
Jack était au téléphone quand il entendit l'alarme résonner dans la base.
Haut parleur : ouverture non programmée de la porte des étoiles, je répète, ouverture non programmée de la porte des étoiles !
À ces mots, Jack écourta la conversation téléphonique, raccrocha son téléphone et se dirigea d'un pas rapide vers la salle de contrôle. Il se posta derrière le sergent Harriman.
Jack : on a une idée de qui c'est ?
Walter : pas encore mon général.
Jack : Fermez l’iris !
Walter : je reçois le code d'identification de SG3.
Jack : ouvrez l’iris dans ce cas.
Au bout d'une minute, l'équipe du colonel Reynolds franchit la porte des étoiles. Il ne semblait manquer personne, et tout le monde avait l'air sain et sauf. Jack souffla de soulagement. Il descendit rapidement les escaliers qui menaient à la salle d'embarcation, il se dirigea vers ses hommes.
Jack : pourquoi êtes-vous revenus si tôt ?
Reynolds : j'ai encore du mal à croire ce que nous venons de voir, mon général. J'en ai encore des frissons !
Jack : eh bien, dites-moi ce qui s'est passé ! C'était pourtant une mission simple.
Reynolds : oui, comme d'habitude ! Vous savez tout comme moi qu'il n'y a jamais de mission simple, mon général. En fait, comme vous nous l’aviez ordonné, nous devions ramener le reste des archives trouvées par l'équipe SG1 sur P3X349. Nous avons donc suivi les indications du colonel Carter, nous avons traversé la base goa’uld détruite, et nous nous sommes dirigés vers les ruines de la cité où se trouvaient les archives. Nous étions sur le point d'atteindre l'objectif que nous avions en visuel, quand elle disparut complètement à nos yeux. Nous avons d'abord pensé que c'était un effet d'optique, mais arrivés là où se situaient normalement les vestiges, il n'y avait plus rien. Après avoir fouillé les lieux, j'ai décidé de retourner vers la porte des étoiles, mais une autre surprise nous attendait, le champ de ruines de la base goa’uld avait lui aussi complètement disparu. Là encore, nous avons fouillé les lieux sans plus de succès. Nous avons donc décidé de rentrer à la base. Vous savez tout, mon général !
Jack : mais c'est quoi ce bordel ! Vous êtes sûr qu'elle n'était pas protégée par un champ de force ?
Reynolds : non Monsieur, nous avons pu nous déplacer librement sur le secteur où était initialement la cité. Elle a tout bonnement disparu, comme si on l'avait téléporté ailleurs.
Jack : je n'y comprends plus rien. Bon, Reynolds, allez vous changer, et rejoignez-moi en salle de briefing, nous avons une réunion planifiée sur le sujet avec SG1 et Thor dans un quart d'heure. Le reste de vos hommes passe d'abord par l'infirmerie. À tout à l'heure.
L'air perplexe, il prit la direction de son bureau. Il appela la Maison-Blanche pour faire un rapide compte rendu de ce qu'il venait d'apprendre. Il raccrochait le combiné de son téléphone, quand il fut aveuglé par un flash de lumière intense qui envahit son bureau. Par réflexe, il ferma les yeux, et en les ouvrant , il ne fut pas surpris de retrouver son ami à la peau grise qui le toisait de ses gros yeux globuleux. Il finit de raccrocher son téléphone.
Jack : toujours aussi ponctuel mon cher Thor !
Thor : salutations à vous O'Neill ! Ravi de vous revoir.
Jack : bonjour, et le plaisir est partagé. Nous allons pouvoir commencer notre réunion, si vous voulez bien me suivre.
Jack et l'extraterrestre se rendirent donc dans la salle de briefing où les attendaient Sam, Daniel et le colonel Reynolds. Sam et Reynolds se levèrent pour saluer l'arrivée de leur supérieur. Thor s'installa à côté de Carter, Reynolds et Daniel étant assis en face. Jack s'assit à son tour.
Jack : bon, puisque tout le monde est là, on peut démarrer notre réunion. Je dois tout d'abord vous communiquer un nouvel élément, ou du moins, je vais donner la parole au colonel Reynolds pour qu'il vous fasse lui-même le compte rendu de sa mission. Il a des choses surprenantes à vous apprendre. À vous Reynolds.
Reynolds : suite à la mission de SG1 sur P3X349, mon équipe et moi avons été envoyés sur la planète pour récupérer le reste des boîtiers contenant les archives de la civilisation disparue. En suivant les indications du colonel Carter, nous nous sommes dirigés vers la cité en passant par l'ancienne base goa’uld. C'est sans difficulté que nous avons retrouvée les vestiges au bout de trois heures de marche. Mais, arrivés à proximité, elle disparut comme par enchantement de sous nos yeux. Nous avons fouillé les lieux, mais sans aucun résultat. Nous avons donc repris le chemin du retour et une autre surprise nous attendait, la base goa’uld avait disparu elle aussi. Là encore, nos recherches ont été vaines. Nous sommes donc rentrés sur Terre sans aucune explication à ces étranges phénomènes.
Jack : merci Reynolds. Alors, Messieurs dames, au regard de vos recherches, sauriez-vous nous expliquer les raisons de ces disparitions ?
Daniel : hormis le fait que ce soit dommageable que nous ayons perdu le reste des archives, avant d'essayer d'expliquer ce qui a pu se passer, nous devons vous faire un compte rendu de nos recherches. À la lumière de ces découvertes, il est possible que l'on puisse trouver une réponse à cette question.
Sam : vous avez raison, Daniel, mais il est quand même surprenant que ces disparitions interviennent alors même que nous venons de découvrir ces vestiges. Cela ne peut être une coïncidence.
Thor : je suis d'accord avec vous colonel Carter, je ne crois pas non plus à une coïncidence. Mais, Daniel Jackson a raison, commençons par vous dévoiler ce que nous avons trouvé dans les archives que nous avons réussies à décrypter.
Jack : eh bien, nous vous écoutons, qu'avez-vous donc découvert sur cette civilisation ?
Daniel : tout d'abord, sachez quand même qu'il va rester des zones d'ombre que nous pensions combler par la lecture des archives manquantes. Mais au vu des derniers événements, nous ne pourrons faire que des supputations. Comme nous l'avions déjà supposé à la lecture des premières traductions que j'avais faites sur la planète, cette civilisation est très ancienne puisqu'elle a plus de 10 000 ans, et peut-être même plus. Elle est donc bien antérieure à toutes les civilisations que nous avons répertoriées jusqu'à présent.
Thor : Ce que nous savons par contre, c’est que cette race est peut-être à l’origine de toutes les races de toutes les galaxies.
Jack : vous vous rendez compte de ce que vous nous dites ! Et puis comment est-ce possible ? J’ai beau regarder, vous et moi on ne se ressemble pas beaucoup, dit-il un sourire sur les lèvres.
Daniel : ce que veut dire Thor, répondit-il lui aussi souriant, ce n’est pas qu’ils soient les ancêtres de toutes les races, mais qu’ils en sont à l’origine.
Jack : Ouah ! Vous êtes en train de me dire que nous avons trouvé Dieu.
Thor : Vous croyez en dieu O’Neill ? Vous me surprenez !
Jack : ben, si je comprends bien tout ce que vous nous dites, il faudrait peut-être que je m’y mette daredare. J’ai une vie de péchés à me faire pardonner. Cette dernière réflexion fit sourire les terriens.
Sam : rassurez-vous mon général, vous pouvez encore prendre votre temps, et en commettre d’autres, dit-elle en songeant à un péché en particulier auquel elle participerait bien volontiers, ce qui lui arracha un sourire. Ce que veulent dire Daniel et Thor, c’est qu’apparemment, toutes les races existantes à ce jour dans l’univers sont, soit le fruit de leur descendance, soit le résultat d’une manipulation génétique.
Jack : alors là, vous parlez d’une découverte ! Ne mes dites tout de même pas qu’ils sont les géniteurs des serpents.
Daniel : Sur ce sujet nous n’avons aucun doute. Ils sont bien à l’origine des Goa’uld. Enfin du moins l’un d’entre eux. Comme c’est un autre représentant de cette race qui a créé les Tok’ra.
Jack : Même les Tok’ra, ce n’est pas une évolution naturelle ?
Thor : Non, cette évolution a été générée par cette race.
Jack : il faut qu’il soit tordu le connard qui a créé ces bestioles. Mais attendez, j’y pense, vous voulez dire que dans les archives que vous avez décryptées, il est fait mention de toutes les races et de leur origine ?
Daniel : oui Jack, ou du moins l’essentiel. Le reste devant se trouver dans les archives qui ont disparues. Mais elles font bien mention de beaucoup de civilisations connues, les Anciens qu'ils appellent les atlantes, les Asgardes, les Nox, les Humains, les Goa’uld et même les Wraiths.
Jack : Un autre tordu de chez eux a créé aussi ces monstres !
Thor : Non, c’est le même individu qui a créé les Wraiths et les Goa’Uld.
Jack : mais les autres, ils n'auraient pas pu l'écharper celui-là.
Daniel : eh bien, apparemment, ce n'est pas aussi simple que ça. Mais pour bien comprendre, il faut nous laisser vous donner le reste des informations que nous avons extrait des boîtiers. Tout d'abord, nous avons pu déterminer avec certitude, que cette race trouve son origine sur une des plus anciennes galaxies. On croit comprendre que ce serait une des premières galaxies créées au moment de la naissance de notre univers. Elle se situerait dans la constellation du Fourneau, environ à 13,2 milliards d'années-lumière de notre planète. À notre connaissance, aucune race connue ne s'est jamais rendue dans cette galaxie.
Jack : Thor, vous n'y êtes jamais allés ? Vous qui êtes toujours par monts et par vaux !
Thor : non O'Neill, nous ne l'avons jamais exploré. Même pour nous, elle est très éloignée.
Jack : donc, si je comprends bien, la technologie d'aujourd'hui, que ce soit la nôtre ou celle des Asgardes ne permet pas de se rendre dans cette galaxie. À moins qu'il y ait des portes des étoiles.
Daniel : Là-dessus, nous n'avons aucune réponse. Les anciens étant les créateurs de ces technologies, on n'a pas de trace de portes installées dans cette galaxie. Mais, ce que l'on sait, c'est que les anciens sont de descendance directe de cette race. Alors de là à imaginer qu'ils sont peut-être l'origine de cette technologie, ou du moins d'une technologie équivalente, il y a un pas que l'on peut franchir aisément.
Jack : enfin, si nous voulions en savoir plus sur cette civilisation, on va avoir un peu de mal si on ne peut se rendre dans leur galaxie d'origine.
Thor : mais, comme on vous l'a dit, ils sont présents ou ont été présents dans toutes les galaxies de notre univers. Donc, avec un peu de chance, maintenant que nous en connaissons un peu plus sur eux, il est possible que l'on trouve d'autres informations dans ces galaxies.
Jack : du moins, il faut l'espérer. Mais s'ils agissent avec leurs vestiges comme ils ont agi sur P3X3 49, parce que vous ne me ferez pas croire qu'ils ne sont pas à l'origine de cette disparition, on ne risque pas de trouver grand-chose. Et, si l'on y réfléchit bien, jusqu'à ce jour, vous-même les Asgardes, vous n'aviez aucune information, ou si peu. Ce qui veut dire par ailleurs, qu'au vu des derniers événements, non seulement je crois que cette civilisation existe toujours, mais en plus elle est présente dans la Voie lactée. Ce qui soulève beaucoup de questions.
Sam : je crains que vous ayez raison, mon général. Et si on pousse plus loin le raisonnement, et au regard de ce que l'on a découvert sur P3X349, n'oubliez pas qu'ils ont détruit la base goa’uld, sont-ils belliqueux ou pacifiques ? Dans tous les cas, ils n'ont pas l'air d'apprécier qu'on découvre leur existence. C'est je crois, ce qui s'est passé sur cette planète.
Jack : je partage votre avis Carter. À la lumière de tous ces éléments, comment vont-ils réagir quand ils sauront que nous avons réussi à décrypter une partie de leurs archives. Chose qu'ils devraient découvrir assez vite, puisqu'ils ont déjà fait disparaître les vestiges que l'on avait trouvés. Tout cela est quand même très inquiétant. Je crains que nous venions de déclencher une nouvelle menace.
Daniel : je ne serais pas aussi catégorique que vous. Il vous manque des informations pour pouvoir en juger objectivement. D'abord, vous devez savoir comment est structurée cette civilisation.
Jack : alors, on vous écoute Daniel. Au fait ils ont un nom ces gens ?
Daniel : oui, mais nous sommes incapables de vous dire lequel. C’est la seule partie que Thor et moi n’avons pas pu traduire. En effet, quand il s’agit de noms propres, ils utilisent des idéogrammes, un peu comme dans les écritures asiatiques. Ce qui fait que, quand il s’agit du nom de leur civilisation ou des noms des individus, nous sommes incapables de les traduire. Nous avons les mêmes problèmes avec le nom des galaxies, sauf qu’il a été plus facile d’extrapoler leur désignation. Il nous a suffi de mettre en corrélation les races répertoriées et le nom de la galaxie citée.
Sam : pour le nom des races, ils n’utilisent pas d’idéogrammes ?
Thor : bizarrement, non. Pour ce sujet, Daniel Jackson et moi-même avons une théorie différente. Pour ma part, je pense que cette civilisation est le fruit d’une race encore plus ancienne qui aurait disparue. Ils auraient gardé cette forme d’écriture pour les noms propres qui leur viendraientt de leurs ancêtres.
Daniel : Alors que moi je pense que c’est juste une évolution de leur langage. Il n’y a que les noms propres qu’ils n’auraient pas traduits.
Jack : bon, par convention je propose que nous les appelions les Simpson.
Cette remarque provoqua un éclat de rire chez tous les terriens. Seul Thor resta de marbre, ne comprenant pas la plaisanterie de Jack. Cela permit de détendre un peu l'atmosphère, car malgré les assurances de Daniel, ils sentaient bien qu'ils avaient peut-être une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Jack, particulièrement, son intuition lui dictait qu'une menace pesait sur eux. Et malheureusement, il se trompait rarement.
Jack : bon, soyons sérieux, Daniel avez-vous un nom à proposer ?
Daniel : j'y ai effectivement réfléchi, et je vous propose les Théosiens. Un peu pour faire écho à ce que nous disait tout à l'heure Jack, quand il suggérait que nous avions trouvé Dieu. En effet theos en grec veut dire Dieu. Cette civilisation a quand même créé l'ensemble des races que nous connaissons aujourd'hui.
Sam : c'est en effet un nom qui leur convient très bien.
Thor : c'est d'accord pour moi aussi.
Reynolds : on vous reconnaît bien là Daniel, vous avez encore trouvé le nom idéal.
Jack : alors, si ce nom convient à tout le monde, OK pour Théosiens, même si pour ma part je préférais Simpson. Sam gloussa à cette remarque. Bon, maintenant que tout le monde est d'accord pour ce nom, continuez Daniel.
Daniel : les Théosiens donc, sont gouvernés par un conseil de treize membres. Il y a un petit flou sur le treizième membre qui apparemment ne siège jamais à ce conseil. Il a un statut à part, car il serait le fruit d'une union mixte. Tout n’est pas clair à son sujet. Nous n'avons pas réussi à déterminer quelle était la race de sa génitrice. Son père quant à lui, c'est le leader de ce conseil. Ce que je viens de vous décrire devrait vous inciter à vous poser une question.
Sam : oui, j'ai une question. Vous nous parlez de ce conseil comme si les membres avaient toujours été les mêmes. Ce qui voudrait dire qu'il serait âgé de plus de 10 000 ans. En gros, ce sont des immortels !
Jack : quand je vous dis qu'elle est hyper intelligente. Mais pour une fois, Carter, cela vous surprendra, mais je me posais exactement la même question. Alors, Daniel, c'est quoi la réponse.
Daniel : eh bien, avec Thor, nous en sommes arrivés à la même conclusion. Je sais que je vais lâcher une bombe en disant cela, mais effectivement, toutes les archives quelle que soit leur date, mentionnent toujours les mêmes noms pour les membres du conseil. Au début, on pensait que les idéogrammes représentaient une fonction. Or, cela n'explique pas l'histoire du treizième membre. Donc, Messieurs dames, Thor et moi nous vous annonçons que nous venons de découvrir la première trace d'immortels.
Cette annonce plongea l'assemblée dans un grand silence. Depuis le début du programme de la porte des étoiles, ils avaient rencontré des races qui pouvaient vivre plusieurs siècles. Mais la on parlait de plusieurs millénaires. Et si, cette civilisation était bien la plus ancienne de l'univers, effectivement c'était une sacrée découverte. Mais tout d'un coup, Jack eut une idée.
Jack : Thor, vous ne pensez pas que comme vous, ils aient générer des clones pour transporter leur esprit dans ces corps.
Thor : j'ai émis la même idée au départ, mais apparemment ils ne pratiquent pas le clonage. Non, ce que Daniel vous a annoncé est la stricte réalité. Ce sont des immortels.
Jack : ouah, c'est effectivement une véritable bombe. Je ne sais pas comment je vais annoncer ça à notre président.
Sam : et que savons-nous sur leur technologie ?
Thor : vous pouvez imaginer que vu l'âge de leur civilisation, elle est à un niveau d'avancement tel que, même nous Asgardes, nous ne pouvons imaginer. Ils ont notamment, la capacité de voyager dans le temps. Le chef de leur gouvernement, a notamment la capacité de sentir les évolutions spatio-temporelles. Il est le seul de sa race à pouvoir le faire. La seule chose qu’ils ne sont pas capables de faire, c’est d'influencer les événements du temps. Ils ont essayé mais apparemment ils ont échoué dans toutes leurs tentatives. On a aussi cru comprendre, qu'il pouvait se déplacer par l'esprit dans tout l'univers. Mais sur ce sujet les traductions ne sont pas très claires.
Sam : vous voulez dire qu'ils sont capables de se déplacer physiquement par la pensée ?
Daniel : c'est ce que les archives que nous avons décryptées laissent supposer.
Jack : eux, ils auraient le droit de se faire passer pour des dieux. Finalement, je n'étais pas très loin de la vérité, tout à l'heure, quand j'annonçai que nous avions trouvé Dieu. Ils ont des pouvoirs qui s'en approchent le plus. L'omniscience, la création de race, l'immortalité, ce n'est pas ça la définition d'un Dieu ?
Daniel : d'après les écrits, dans certain monde, ils ont été considérés comme tels mais l'expérience a vite tourné au désastre. C'est d'ailleurs d’un de ces mondes que vient le treizième membre. D'ailleurs, ça a provoqué des tensions au sein du conseil. Ah oui, nous avons oublié de vous dire que les membres de ce conseil font parti de la même famille. Ce qui nous a d'ailleurs confortés pour dire que ces êtres étaient des immortels. En fait, le leader du conseil et le père, il y a l'épouse, les frères et les enfants du couple. Les tensions, dont je vous ai parlé tout à l'heure, proviennent justement de l’infidélité du père qui s'est uni avec une mortelle. L'épouse n'a donc jamais accepté ce bâtard. Et c'est pour ça, qu’il ne veut pas siéger à ce conseil. Par contre, on ne sait pas ce qu'il est devenu.
Jack : une vraie bonne histoire de famille quoi ! Même chez les immortels, il rencontre ce genre de problème. Ah jalousie quand tu nous tiens, dit-il en adressant un regard à Sam. Celle-ci lui sourit en retour. Au fait, tout à l'heure vous parliez d'un membre de cette éminente famille qui a eu l'idée géniale de créer nos races ennemies. Que savez-vous sur cet ignoble personnage ?
Thor : il est le membre haï par tout le reste de la famille. Même son père n'a pas de contrôle sur lui. Il est pratiquement à l'origine de toutes les races belliqueuses de l'univers.
Jack : un garçon charmant quoi ! Et dans vos archives, avez-vous trouvé l'explication de ce qui s'est passé sur P3X349.
Sam : d'après ce que m'a dit Daniel, il y aurait eu un problème technique qui aurait révélé la présence de la cité aux goa’uld. Ayant été découverts, ils ont décidé de supprimer la base et toute vie présente à l'intérieur de celle-ci.
Jack : de quel genre de problèmes techniques ?
Daniel : les Théosiens ont la capacité de masquer la présence de leur cité. Là dessus nous n'avons pas encore déterminé exactement quels procédés ils utilisent. On croit comprendre que la notion de temps intervient dans cette technologie. Ça a l'air très compliqué. Je pense que les Asgardes ainsi que Sam devront se pencher sur les archives pour en comprendre le fonctionnement.
Jack : ne croyez-vous pas alors que c'est cette technologie qu'ils ont utilisée pour faire disparaître leurs traces de P3X349 ?
Thor : cela semblerait effectivement une explication.
Jack : j'espère que le système était en panne et qu'il s'est remis à fonctionner de lui-même. Parce que sinon les Théosiens ont découvert que nous avions trouvés des traces de leur existence. Et tous ce que vous m'avez dit Daniel, ne me rassure pas sur leurs intentions. Même si jusqu'à maintenant ils n'ont pas montré d'intention belliqueuse à notre encontre, le fait de supprimer la base Goa’uld ne laisse présager rien de bon. Je n'ai notamment aucune confiance envers le fils qui semble aimer les conflits. Bon, avez-vous d'autres choses à ajouter à tout cela ?
Daniel : non, vous savez l'essentiel. Pour le reste vous le trouverez dans mon rapport.
Thor : nous vous avons tout dit.
Daniel : si, peut-être une petite chose. Dans tous leurs écrits, ils font souvent mention d'un de leurs descendants qui sera à l'origine de l'évolution de sa race. Cela semble les préoccuper beaucoup. On a cru comprendre avec Thor, que cet individu est notamment le descendant du 13e membre. Mais sur ce sujet nous n'avons pas beaucoup de certitudes ou d'informations. On aurait pu en trouver davantage dans des boîtiers restés sur P3X349. Voilà, tout ce que je pouvais dire.
Jack : Carter, Reynolds, des choses à ajouter ?
Reynolds : non mon général.
Sam : juste une question, comment voyez-vous la suite de ces événements mon général ?
Jack : dès la fin de cette réunion, je vais faire un compte rendu au président qu'il attend avec impatience. Il décidera de la suite qu'il veut donner. Il m'a déjà suggéré la mise en place éventuelle d'une réunion entre lui et nos alliés principaux. Pour ma part, je pense qu’à la lumière de tous ce qui a été dit aujourd'hui, il serait effectivement judicieux qu'un tel meeting soit mis en place. Parce que plus on sera nombreux à connaître l'information, moins ils ne pourront la faire disparaître. Ils ne peuvent quand même pas supprimer toutes les races. Bon, puisque tout semble avoir été dit, je lève la séance.
Il fut le premier à se lever et suivi de Thor il retourna dans son bureau. Quant aux trois autres ils quittèrent la salle. Daniel et Sam regagnèrent leur laboratoire. Quant à Reynolds il se dirigea vers le mess.
Thor, salua Jack et disparut dans un flash lumineux. Jack quant à lui composa le numéro de téléphone de Maison-Blanche pour faire son rapport au président.
Chapitre 8
Jack raccrocha son téléphone. Il venait de faire son rapport au président. Il lui avait aussi fait part de ses réflexions personnelles. Depuis la réunion, Jack ne pouvait se défaire du nœud à l’estomac que les découvertes de Daniel et Thor avaient provoqué chez lui. Il ressentait la menace d’un danger imminent. Son instinct le trompait très rarement. Comment pouvait-il en être autrement ? Les ruines de la base Goa’uld sur P3X349 démontraient à elle seules, quelle pouvait-être la réaction des Théosiens quand on découvrait leur existence. C’est pour cela que son plan d’une diffusion la plus large de cette information, pourrait être la garantie de leur sauvegarde. Il fallait partager cette découverte avec tous les alliés qui a leur tour devront propager l’information. Les Théosiens ne pouvaient tout de même pas éliminer toute les races de l’univers pour protéger leur secret.
Le président avait approuvé ce plan. Il ne lui restait maintenant qu’à mettre en place le moyen de diffusion. Jack s’était opposé à un grand meeting. Réunir en une seule fois tous les protagonistes était trop dangereux. Car si, comme il en était persuadé, les Théosiens étaient au courant de leurs découvertes, une telle réunion leur donnerait une trop belle occasion de tous les supprimer. Il avait préconisé des réunions disséminées dans toutes les galaxies, et cela dans le plus grand secret.
Pour tenter d’oublier ses angoisses, il orienta ses pensées vers son second. Il se remémora tous les évènements de la journée, et cela le fit sourire. Il avait été injuste avec elle, elle n’avait pas mérité de subir ses sautes d’humeur. Mais qu’y pouvait-il, il ne supportait plus que quelqu’un d’autre que lui, l’approche ou la touche. Ils s’en étaient enfin expliqués et elle avait accepté ses excuses. Demain soir ils devaient diner ensemble, et cela lui mettait du baume au cœur. Il n’était pas serein pour autant. Il était tout de même anxieux de sa réaction quand il lui ferait part des décisions qu’il avait à prendre. Son avenir professionnel n’était pas le seul en jeu, son bonheur l’était tout autant. D’ailleurs, de son avenir, il n’en avait pas reparlé avec le président. Est-ce que les derniers évènements n’allaient pas bouleverser tout cela ? Il lui faudrait en discuter avec le chef de l’état.
Au même moment, Sam était assise derrière son bureau, le regard fixé sur l’écran de son ordinateur. Depuis plus d‘une heure, elle étudiait les documents que lui avait transmis Daniel. Elle travaillait particulièrement sur les archives concernant le système de camouflage des Théosiens. Mais elle ne parvenait pas à se concentrer sur ce qu’elle lisait. Elle ne cessait de réfléchir à ce qui s’était dit au cours de la réunion et, elle aussi, ressentait un nœud à l’estomac. Elle ne savait trop dire si c’était le contenu des découvertes ou l’anxiété qu’elle avait vu naître chez son supérieur qui provoquait son angoisse. Elle n’avait pas été dupe, malgré ses tentatives d’apaiser l’atmosphère, elle avait bien vu que les révélations de Daniel et Thor avaient assombri Jack. Elle avait appris à le connaître, et ses réactions ne lui avaient pas échappé. Elle le savait doté d’un instinct qui leur avait sauvé la vie bien des fois en mission. Elle était persuadée que son général redoutait fortement les conséquences de ces découvertes. Il ne pouvait supporter à lui tout seul le poids de cette responsabilité. Il fallait qu’elle lui apporte son aide et son soutien. Le plus dur serait de lui faire accepter.
Elle décida qu’elle aborderait le sujet demain soir au cours du diner. A cette pensée, un sourire d’aise se dessina sur ses lèvres. Depuis qu’il l’avait invitée, elle se sentait comme transportée de joie. Il allait enfin lui révéler ce qui le tracassait depuis ces dernières semaines. Elle ne savait comment expliquer ce sentiment, mais elle était persuadée que cela augurait de belles perspectives d’avenir, et pour une fois, pas sur le plan professionnel. Cette invitation était intervenue au moment où, lui avouait sa jalousie et elle, le fait qu’elle aimait cela. Il avait clôturé la conversation en lui formulant l’invitation à diner, stipulant que son bureau ne pouvait être le lieu ce genre de discussion. Alors de là à imaginer que pendant le repas, ils pourraient avouer leurs sentiment, il n’y avait qu’un pas qu’elle osait franchir allègrement.
Sam se concentra à nouveau sur l’étude des documents qu’elle avait affichés sur son écran. Pour pouvoir apporter son aide à son supérieur, elle devait commencer par percer le secret de la technologie de camouflage des Théosiens. Au bout de deux heures, elle décida d’arrêter. Elle avait progressé, mais la fatigue commençait à la gagner. Un coup d’œil à l’horloge de son labo lui indiqua qu’il était plus de vingt et une heure. Et puis de toute façon, elle sentait que pour pouvoir avancer plus rapidement dans son étude, elle devrait confronter le résultat de ses recherches avec Thor. Ce n’est pas à cette heure-ci qu’elle allait le faire.
Sam déconnecta son ordinateur portable. Elle rangea ses affaires, prit sa veste, éteignit la lumière et sortit pour se diriger vers son vestiaire. Elle décida de prendre une douche rapide, et après s’être séchée, elle enfila ses vêtements civils. Elle récupéra son sac, sortit du vestiaire et se rendit aux ascenseurs. La porte s’ouvrit et elle fut surprise de découvrir qu’il était déjà occupé. En effet, elle fut accueillie par un sourire de son supérieur. Elle le lui rendit et pénétra dans la cabine. La porte se referma. Jack fut le premier à prendre la parole.
Jack : Alors Carter, vous faites encore des heures sup ?
Sam : Il n’est pas si tard mon général, et je suis même surprise que vous-même partiez si tôt, Monsieur !
Jack : Pas si tard vous dites, il est tout de même 21:45 !
Sam : Ah oui, déjà ! Dit-elle en consultant sa montre. J’ai pourtant quitté mon bureau à 21:00, mais il est vrai que j’ai pris le temps de prendre une douche.
Jack : et j’ai loupé ça ! Répondit-il l’imaginant nue sous sa douche.
Sam : Mon général !!! Réagit-elle en rougissant.
Jack : Ben quoi ? Bon d’accord, oubliez ce que je viens de dire. J’ai tout de même le droit de me détendre un peu après une journée comme celle que nous avons vécu aujourd’hui, vous ne trouvez pas ? demanda-t-il mi-amusé par les souvenirs de ses échanges de la journée avec elle, mi-anxieux en repensant à la menace théosienne.
Sam : C’est vrai qu’elle a été dense en événements, rétorqua-t-elle en voyant bien à quoi il pensait. Vous avez fait votre compte-rendu au président, mon général ?
Jack : oui, et ça a d’ailleurs duré plus longtemps que prévu. Il a même dû annuler plusieurs rendez-vous. Mais vu de ce que je lui annonçais !
Sam : Vous avez défini un plan d’actions, mon général ?
Jack : oui, j’ai réussi à le convaincre que le meilleur moyen de se prémunir contre d’éventuelles actions des Théosiens, serait de diffuser l’information le plus largement possible dans toutes les galaxies où nous ou nos alliés sont présents. J’ai préconisé que cette communication soit faite de façon synchrone et dans le plus grand secret. J’espère maintenant, que ce plan permettra d’annihiler les tentatives de représailles des Théosiens.
Sam : c’est un excellent plan, mon général, je suis persuadé qu’il sera efficient.
Jack : je l’espère Carter. Mais ce sont, à n’en point douter, de puissants adversaires. Certainement les plus redoutables que nous ayons rencontrés jusqu’à ce jour. Nous n’avons qu’une vague idée de leurs pouvoirs et de leur technologie. Et le peu que nous connaissons, me donne froid dans le dos.
Sam : Mais peut-être ne sont-ils pas aussi belliqueux que nous le supposons, vous ne croyez pas Monsieur ?
Jack : j’aimerais le croire, Carter, mais j’en doute. Regardez ce qu’ils ont fait sur P3X349. Peut-être qu’effectivement certains membres de leur conseil sont pacifiques, mais que penser alors de celui qui a créé les serpents et les Wraiths. Ne faut-il pas être tordu pour créer de telles races ? Non, je crois malheureusement, que mes craintes ne soient justifiées.
Sam : Ne vous en faites pas Monsieur, on trouvera toujours une solution. On s’en est toujours sorti jusqu’à présent, et toujours grâce à vous.
Jack fut très sensible à cette touchante marque de confiance. Il savait que Sam serait toujours à ses côtés, et qu’il pouvait compter sur elle pour lui apporter aide et soutien. L’ascenseur arriva à destination, la porte s’ouvrit. Jack invita Sam à sortir la première, en galant homme qu’il était. Trait de caractère que Sam appréciait à sa juste valeur. Ils se dirigèrent vers le parking, Jack décidant de raccompagner Sam jusqu’à sa voiture.
Jack : vous savez, cela a toujours été un travail d’équipe. Et sans vous trois, je ne m’en serais jamais sorti indemne.
Sam : Oui, vous avez raison en partie. Mais ne sous-estimez pas votre part dans ces réussites. Qui prend les décisions au final ? Qui a fait de cette équipe ce qu’elle est aujourd’hui ? Qui est doté d’un instinct qui nous a sauvé la mise à plus d’une reprise ? Et je ne parle même pas de cette capacité d’improvisation dont vous faites montre quand cela s’avère nécessaire ! Vous êtes, des hommes de terrain que je connaisse, certainement et de loin, le plus intelligent. Certes cette intelligence n’est pas scientifique, contrairement à la mienne, mais elle a été souvent bien plus efficace. C’est pour cela, Monsieur, que j’ai confiance en vous pour résoudre cette nouvelle crise, si nouvelle crise il y a. Et comme vous dites, mon général, vous n’êtes pas tout seul. Daniel, Teal’c et moi, nous sommes à vos côtés, n’en doutez pas, Monsieur.
Sam était ravi que, finalement, l’occasion de lui apporter son soutien en ces moments difficiles, lui soit offerte avant même le diner du lendemain. En plus, elle n’avait pas à se forcer pour lui dire tout cela. Elle n’avait énoncé que des vérités. Elle n’avait vraiment jamais eu l’occasion de le lui. Finalement, c’était peut-être le bon moment, celui où il en avait le plus besoin.
Jack fut surpris d’entendre tout ce que venait de dire son second. Pas tellement par le contenu, même s’il se sentait flatté par les propos de la jeune femme, mais surtout parce qu’il ne la pensait pas capable d’exprimer ce genre de sentiments. Et le fait que Sam pense vraiment cela de lui, lui provoqua un frisson. La femme qu’il aimait l’avait en haute estime. Comment finir mieux sa journée ?
Jack : Merci Sam, ce que vous venez de dire me touche vraiment beaucoup. Je sais que je peux compter sur vous trois, je n’en ai vraiment jamais douté. Je vais avoir besoin de vous. Et, notamment Sam, il faut que vous trouviez un maximum d’information sur la technologie des Théosiens. Prenez toute l’aide dont vous aurez besoin. J’en ai discuté avec le président, nous mettrons à votre disposition tous les moyens humains et extraterrestres nécessaires au bon achèvement de vos travaux. N’hésitez pas à me solliciter pour tout cela. Je sais pouvoir compter sur vous.
Sam : A vos ordres, mon général. Je m’y consacrerai jour et nuit s’il le faut, et je vous fais la promesse que nous réussirons.
Jack : j’ai une confiance aveugle en vous. Mais ne vous tuez pas à la tâche non plus. Sinon que deviendrai-je moi sans vous, sourit-il. Et puis, demain soir pas de travail, je vous rappelle que nous avons rendez-vous pour un diner.
Sam : Ne vous inquiétez pas, Monsieur, je n’ai pas oublié. Vous venez toujours me chercher à 19:30.
Jack : Oui, comme convenu.
Sans s’en rendre compte, cela faisait déjà cinq minutes qu’ils étaient arrivés auprès du véhicule de Sam. Ils se faisaient face. Un silence s’installa entre les deux militaires. Ils se fixaient dans les yeux. Ils ne pouvaient détacher leurs regards, l’un de l’autre.
Jack voix off : si tu savais à quel point j’ai envie de t’embrasser Sam !
Sam voix off : Mon dieu que j’aime ses yeux chocolat !
C’est un bruit de claquement de porte qui interrompit cet intense moment. Jack fut le premier à reprendre ses esprits.
Jack : Bon, ben bonne nuit Sam, et à demain.
Sam : je vous souhaite une bonne nuit aussi, Jack, osa-t-elle, A demain.
Jack lui sourit et se retourna pour prendre le chemin de sa voiture. Elle le regarda s’éloigner et elle le vit s’arrêter. Elle se demanda ce qu’il lui arrivait quand elle l’entendit.
Jack : Oh, et puis merde !
Il se retourna et revint vers Sam. Il s’approcha de la jeune femme, la prit par la taille, et il lui déposa un doux baiser sur les lèvres. Sam fut tellement surprise, qu’elle en resta interdite. Elle ne réagit donc pas à ce baiser. Interprétant mal son attitude, il décolla ses lèvres, lâcha la taille de son second et se recula.
Jack : désolé, à demain.
Il se dirigea vers son véhicule. Sam reprit alors ses esprits, et voyant Jack s’éloigner, elle réalisa alors ce qui venait de se passer. Consciente que sa réaction avait dû être mal interprétée, elle se précipita à la suite de son supérieur. Elle le rejoignit et l’arrêta en le retenant par son bras gauche. Jack, surpris, stoppa net. Il se retourna pour la découvrir souriante. Elle se rapprocha de lui, se souleva sur la pointe des pieds et déposa un baiser sur les lèvres du militaire. A son tour, Jack resta interdit, mais il fut plus prompt à réagir. Très vite il prit la jeune femme par la taille, pour la rapprocher d’avantage jusqu’à ce que les deux corps soient collés l’un à l’autre. Sam enlaça alors ses deux bras autour du cou de Jack. Le baiser d’abord chaste s’approfondit alors, la jeune femme entrouvrant ses lèvres pour laisser passer la langue de son supérieur. Il s’ensuivit un balai sensuel de leurs deux langues. Ils exprimèrent ainsi toute la force des sentiments qui les animaient. A bout de souffle, ils descellèrent leurs lèvres en souriant, et front contre front, se regardèrent tendrement.
Jack : Mon premier baiser était si bon que tu es venu en chercher un autre ?
Elle gloussa. C’est la première fois qu’il la tutoyait. D’abord surprise, elle dut s’avouer qu’elle adorait ça. C’était un signe évident d’une intimité naissante. Enfin, après les baisers.
Sam : Avoue quand même, que le mien était bien meilleur ! dit-elle en décidant de le tutoyer à son tour.
Ils éclatèrent de rire. C’était bon de partager ce doux moment après une journée de tensions telle que celle qu’ils venaient de vivre. Ils reposèrent leurs fronts l’un contre l’autre, et Sam ferma ses yeux. Elle se sentait vraiment heureuse. Pourtant, en avaient-ils le droit ? Ils venaient de commettre un acte passible de la cour martiale. Malgré cela, rien ne pouvait l’empêcher de vivre ce moment d’intense bonheur. Au diable cette loi, elle était dans les bras de l’homme qu’elle aimait par-dessus tout. Elle aussi avait droit au bonheur. C’est ce que lui avait dit son père sur son lit de mort. Ne s’était-elle pas sacrifiée pour son pays ces huit dernières années, au péril de sa vie. Ils lui devaient bien ça après tout ! Oui, elle le méritait, ils le méritaient. Et puis, s’il le fallait, elle démissionnerait, mais elle n’était pas prête à laisser échapper sa chance. Elle l’aimait, il l’aimait, alors s’il fallait qu’elle se batte pour pouvoir vivre cet amour, elle le ferait sans hésiter. Elle avait affronté avec succès, des batailles plus rudes, celle-ci, elle la gagnerait aussi. Elle ouvrit les yeux et fixa le militaire.
Sam : tu es conscient que nous venons d’enfreindre la loi de non fraternisation ?
Jack : non, Sam nous n’avons enfreint aucune loi. Je ne voulais t’en parler que demain soir au cours de notre diner, mais j’ai obtenu l’autorisation du président. Le contexte du SGC étant particulier, j’ai réussi à lui faire abroger cette loi pour les militaires travaillant à la base de Cheyenne Mountain.
Sam voix off : Ben voilà une bataille que j’aurai gagnée sans la mener !
Sam : tu sais que tu es un homme extraordinaire Jack O’Neill ? Tu es le meilleur chef que cette base n’ait jamais eu. Et pourtant j’adorais le général Hammond.
Jack : Es-tu sûr d’être vraiment objective, Sam ? Tu ne crois pas que tes sentiments pour moi perturbent un peu ton jugement ?
Sam : qui te dit d’abord, que j’ai des sentiments pour toi ? dit-elle en affichant un sourire entendu sur les lèvres. Bon d’accord j’en ai, mais je te signale que je sais faire la part des choses, moi Monsieur. Et puis, je suis mieux placée que toi pour en juger. J’entends ce qu’il se dit à ton sujet par mes collègues. Alors accepte-le comme un fait établi. Tu es un patron respecté et plébiscité par ses hommes.
Jack : dis donc, ce soir, tu n’es pas en verve de compliments. Et je ne suis pas sûr de tous les mériter, mais bon, venant de toi, je les accepte, même si, tu me connais, je n’aime pas trop ça.
Sam : arrête de dire que tu ne les mérite pas. Il n’y a rien de ce que j’ai dit ce soir, qui ne soit vrai. Je sais que tu as horreur de ça. Il n’empêche que c’est la réalité. Et ne change rien, tu es parfait.
Jack : tu sais bien que je ne recherche pas les lauriers, mais j’avoue que lorsque ça vient de toi, cela a une autre saveur pour moi. Mais je voulais revenir sur une chose que tu as dite. Tu as des sentiments pour moi ?
Sam : ben, attends, laisse-moi réfléchir dit-elle en fermant les yeux.
Jack : Saaam !
Sam : te souviens-tu du jour de notre première rencontre ?
Jack : oh oui, comme si c’était hier, dit-il en souriant. Tu m’as provoqué au bras de fer.
Sam : oui, je voulais te prouver que ma condition de femme ne présageait en rien ma compétence en tant que militaire, et mis à part la différence de grade, je voulais être traitée d’égal à égal.
Jack : et je t’ai toujours traité comme telle. Du moins je l’espère.
Sam : oui Jack, je te rassure. Mais ce que je voulais te dire, pour répondre à ta question initiale, c’est que je me placerai aussi sur un pied d’égalité dans notre relation. C’est pour cela que je n’ai pas honte d’être la première à avouer mes sentiments. Oui, j’ai des sentiments pour toi. Pour être plus clair, je t’aime Jack, et cela depuis le premier jour de notre rencontre. Tu es l’amour de ma vie. Cette satanée loi nous interdisait de nous aimer et j’en souffrais. J’ai essayé de t’oublier dans les bras d’un autre, mais je n’ai pas réussi. Tu connais l’histoire. Avant que tu m’apprennes que cette loi avait été abrogée pour nous, j’avais décidé de me battre pour que notre histoire puisse voir le jour, pour nous. J’étais prête à démissionner s’il le fallait. Mais je ne laisserai plus personne se mettre en travers de mon amour pour toi. Nous avons finalement perdu trop de temps. Huit ans Jack, nous avons perdu huit longues années. Ne te trompes pas, Je ne regrette e rien ces années à me battre à tes côtés. Mais cela fait huit ans que je suis obligé de faire taire mes sentiments pour toi. Même s’il est vrai que je ne suis sûre de tes sentiments que depuis le test du Zat’ark.
Jack écouta sans broncher cette longue tirade. A l’écoute de ces mots, il se sentait transporté de bonheur. Il était encore plus impressionné par l’audace et la force de caractère de sa bien-aimée. Elle le surprenait encore. Cela fait effectivement huit ans qu’il la connait. Mais il la découvre toujours un peu plus chaque jour. Il lui sourit, et fixant ses superbes billes bleues, il lui répondit :
Jack : Sam, tu fais de moi l’homme le plus heureux de la planète, que dis-je de l’univers. Je t’aime aussi Sam, et rassure-toi, cela depuis le premier jour de notre rencontre. D’ailleurs si tu te souviens, alors que nous étions sur le point de franchir pour la première fois la porte des étoile, tu m’as dit : « Vous finirez bien par m'apprécier. », et je t’ai répondu « Mais, je vous apprécie déjà ». C’était bien plus que ça. Jamais une femme avant toi, ne m’avait fait l’effet que tu as produit sur moi ce jour-là. Et depuis mon amour pour toi n’a cessé de croître. Le jour du fameux test du Zat’ark, je t’ai même dit que je préférerais mourir que de te perdre. C’est plus vrai que jamais. Tu t’es dite prête à te battre pour notre amour. Je sais que tu le ferais. Je te connais Sam, tu te bats toujours jusqu'au bout, tu es prête à mourir pour ce que tu crois être juste. Et tu as raison, notre amour mérite que l’on se batte pour lui. Et je crois que nous le méritons. Comme tu le disais très justement, nous avons perdu assez de temps. Moi aussi j’ai essayé de t’oublier dans les bras de Kerry, mais seulement parce que tu étais sur le point d’épouser Pete. Mais elle n’était pas dupe, elle avait compris que mon cœur appartenait à quelqu’un d’autre.
Sam : ah bon, et à qui ? l’interrompit-elle en souriant
Jack : à toi, Sam, et seulement à toi. Et c’est elle qui m’a fait comprendre que je ne devais pas laisser une stupide loi se mettre en travers de mon amour pour toi.
Sam : tu es entrain de me dire que je dois tout cela à Kerry ?
Jack : non Sam, notre amour ne doit rien à personne. Elle m’a juste servi de révélateur. Mais il est vrai que c’est à ce moment là que j’ai décidé que je me battrai jusqu’à ce que notre histoire d’amour puisse voir le jour. Et j’ai gagné Sam. Pas pour moi, pas pour toi, mais pour nous. Parce que je ne veux faire plus qu’un avec toi !
Jack attira la jeune femme contre lui, et se pencha pour pouvoir l’embrasser. Ce baiser fut si passionné, qu’ils en oublièrent presque de respirer. C’était comme si à travers ce baiser il tentait de rattraper les années perdues. Ils réussirent à se séparer, non sans regret. Ils se regardèrent en souriant de bonheur.
Sam : ouah, ça c’est un baiser !
Ils éclatèrent de rire. Ils entendirent des bruits de pas, et ils réalisèrent qu’ils étaient encore sur le parking de la base. Ils se séparèrent plus par pudeur que par gène. Ils n’avaient pas honte de leur amour, au contraire ils se sentaient prêts à le clamer. Un sergent les croisa et les salua. Ils lui rendirent son salut. Une fois le soldat disparu dans la cage d’ascenseur, ils se dirigèrent vers la voiture de Sam.
Jack : tu veux que je te raccompagne chez toi ?
Elle se retourna, s’approcha de lui, et de sa main droite caressa sa joue.
Sam : Tu es épuisé jack. Tu as eu une journée difficile, et les semaines, voire les mois, qui vont venir vont être, à coup sûr, pénibles, si la menace que tu pressens est réelle. J’avoue que j’aimerais passer la nuit avec toi. Oh oui tu peux me croire, dit-elle en voyant Jack écarquiller les yeux. Mais il faut que je sois raisonnable, et te connaissant, pour nous deux. De toute façon on se voit demain soir. Alors on pourra profiter de toute la soirée, et je te le promets de toute la nuit.
Jack : Parce que maintenant, tu crois que je vais pouvoir attendre jusqu’à demain ? Je suis peut-être épuisé comme tu dis, mais fais-moi confiance, je ne te décevrais pas. Je suis un homme, et je saurai me comporter comme tel !
Sam : Jack, loin de moi l’idée de remettre ta virilité en question. Mais pour notre première nuit d’amour, je veux qu’elle soit parfaite. Pour cela il faut que tu sois en pleine forme. Alors rentre chez toi te reposer, passe une bonne nuit de sommeil. Je vais en faire autant car je suis aussi très fatigué. Et demain on pourra donner libre cours à nos désirs. Qu’en penses-tu ?
Jack : Comme chaque fois, tu as raison Sam, même si tu es une rabat-joie. Je t’aime Sam, passe une bonne nuit.
Sam : Moi aussi je t’aime Jack. Repose-toi bien surtout, si tu vois ce que je veux dire, dit-elle avec un regard coquin.
Elle déverrouilla les portes de son véhicule, se leva sur la pointe des pieds et déposa un baiser sur les lèvres de son nouveau petit ami. Elle pénétra dans sa voiture. Il lui ferma la portière, attendit qu’elle démarre et la regarda sortir du parking en lui adressant un signe de la main. Une fois qu’elle fut hors de sa vue, il regagna son propre véhicule. A son tour il quitta le parking et se dirigea vers son domicile.
Chapitre 9
Dans la constellation du Fourneau, dans une galaxie se situant à plus de treize milliards d’années-lumière de la terre, le Père, assis sur son trône, réfléchissait aux derniers évènements. Cela faisait plus de trois siècles qu’il attendait ce moment. Il n’avait pas pu en définir la date exacte, c’était une des limites de son pouvoir, mais depuis peu, il ressentait un trouble spatio-temporel, toujours annonciateur d’un évènement majeur. Des choix importants s’imposaient à eux, c’est l’avenir même de l’univers qui était en jeu.
Depuis qu’ils avaient ces pouvoirs, ils avaient appris que la maîtrise du temps avait ses contraintes. Notamment, le passé ne pouvait être modifié. Il était inscrit dans le marbre. Quant à l’avenir, Il pouvait s’y projeter, lui seul en avait le pouvoir d’ailleurs, mais sa vision s’arrêtait à l’apparition d’une discontinuité spatio-temporel. Il ne pouvait voir ou se déplacer au-delà. Ces phénomènes pouvaient être comparés à des carrefours qui se trouveraient sous la brume. A l’entrée vous choisissez votre trajet, une fois votre décision prise, la brume se lève et la route choisie se révèle à vous. Mais, vous ne pouvez pas revenir en arrière, confère la contrainte du passé. C’est pourquoi, les choix au moment de ces troubles étaient structurants.
Le dernier datait de plus de trois siècles. Et qu’un nouveau se présente aujourd’hui, était déjà exceptionnel en soi. Le précédent avait eu lieu plus de trois mille ans avant, au moment de la naissance du fils qu’il avait eu avec cette magnifique mortelle. C’était le premier trouble qu’il avait vécu depuis qu’il avait acquis ce pouvoir, il y a plus de vingt millénaires.
Lors du dernier, ils occupaient une cité sur une planète de la voie lactée. Il en avait eu la vision, mais n’avait pu anticiper les conséquences de ce phénomène. Même les scientifiques n’avaient pu, et ne savaient toujours pas d’ailleurs, expliquer les raisons de ce qui se passa alors. Lui, il avait peut-être une explication.
A l’époque du premier trouble, ils ne cachaient pas leur existence, et les mortels de la planète sur laquelle ils avaient établie leur cité, les considéraient comme des dieux. Pour sa part, Il ne s’était jamais considéré comme tel. Mais il comprenait que, pour des mortels au niveau de technologie faible, des immortels dotés de pouvoirs et d’une technologie très avancée, puissent, à leurs yeux, paraître pour des dieux. Ils voulaient les aider à se développer plus rapidement, et si pour cela, il fallait qu’ils soient considérés comme tels, alors pourquoi pas. Ce fut une grosse erreur. Ils n’évoluaient pas, ils régressaient. C’est pourquoi, suite à cette désastreuse expérience, ils avaient décidé de cacher leur existence.
Pour cela, les scientifiques avaient inventé un système de camouflage pour les cités qu’ils avaient disséminées dans toutes les galaxies. Le concept en soi était simple. Ils les faisaient voyager dans le temps. Pour être exact, elles étaient en constant déplacement, mais juste un laps de temps précédent le présent. Ce qui fait qu’à l’instant T, elles ne sont pas visibles. Donc, leur présence ne pouvait être détectée. Bien sûr, il leur arrivait fréquemment de vivre incognito parmi les populations peuplant toutes les galaxies. C’est par ce biais qu’ils avaient influencé l’évolution de toutes les civilisations de l’univers. Pas toujours à bon escient d’ailleurs, et pour son grand désarroi. Il grimaça en songeant alors à toutes les mauvaises expériences qu’avait menées son fils ainé.
Il en était là de ses réflexions quand, sur le premier siège sur sa droite, apparut une superbe femme brune aux yeux verts. Il lui sourit.
Père : Tu es en avance ma chérie. Te connaissant, tu as des choses à me dire que tu ne veux pas partager avec les autres.
Epouse : Je ne peux vraiment plus te surprendre mon amour ! Tu as raison, je voulais t’avertir que suite à ce que tu m’as confié hier, j’ai demandé à ce qu’on prenne des dispositions pour trouver un moyen de camoufler la cité de la voie lactée. Et, c’est fait. En fait, ils l’ont envoyée trois siècles dans le passé.
Père : Très bonne initiative, j’aurais dû y penser moi-même. Par contre cela va susciter des questions chez nos petits terriens.
Epouse : Certainement, mais ils auront du mal à l’expliquer.
Père : ne les sous-estime pas. Tu sais qu’ils ont fait l’expérience des voyages dans le temps.
Epouse : Oui mais en utilisant le vaisseau des Atlantes. Je ne suis pas sûr qu’ils en aient la maitrise technique.
Père : Eux non, mais les Asgardes sauront les aider. Bon, de toute façon, cela n’a aucune importance. Maintenant, ils savent qu’une civilisation capable d’une telle technologie existe.
Epouse : Il y a autre chose que tu dois savoir, dit-elle un peu gênée. Ils ont découvert certaines de nos archives et les ont emportées.
Père : toutes ?
Epouse : non, mais ils en ont pris suffisamment pour avoir une idée de qui nous sommes.
Père : Mais pourquoi y avait-il encore des archives sur une planète que l’on avait abandonnée ? Il me semblait pourtant que la procédure était claire.
Epouse : Je sais mon chéri, mais apparemment, cette fois elle n’a pas été suivie. Tu ne trouves pas cela bizarre d’ailleurs. Pourquoi cette fois.
Père : tu as effectivement mis le doigt sur une anomalie. Je commence à croire qu’il ne peut y avoir coïncidence. Bon de toute façon, toi et moi on savait que ce jour arriverait.
Epouse : oui. Maintenant le plus dur va être de canaliser les velléités de notre fils, et ça, ce n’est pas gagné.
Père : Non, mais il va falloir. Cette fois, Il n’est pas question de le laisser faire n’importe quoi. Les conséquences n’ont certes pas été très importantes lors du dernier évènement, mais là, je pressens que les retombées pourraient être catastrophiques pour l’univers.
Epouse : je vois ce à quoi tu penses, mon chéri.
Ils se regardèrent en se souriant. Quelques secondes plus tard, venus de nulle part, ils virent apparaitre dans les sièges vides, chaque membre du conseil. Seul le treizième resta inoccupé. Le Père y jeta un œil triste, comme à chaque fois qu’il réunissait un conseil. Cela n’échappa pas à son épouse.
Elle savait qu’elle était la cause de cette absence. Très longtemps elle en avait été satisfaite. Aujourd’hui, ce n’était plus le cas. Elle n’en voulait plus à son mari de cette infidélité. Elle lui avait demandé de lui pardonner son comportement. Il l’avait fait, et depuis, quand elle le voyait avec cet air triste, elle ne pouvait s’empêcher de se le reprocher. Elle se tourna vers lui et lui adressa un sourire compatissant. Il lui répondit avec un sourire tendre.
Le conseil était exclusivement composé de membres de sa famille. A part lui et son épouse, on y trouvait ses deux frères, ses deux sœurs, et leurs six enfants, enfin sept normalement. Ils se tournèrent tous vers le chef de cette assemblée.
Le père : ma chère épouse, mes chères sœurs, mes chers frères, mes chers enfants, j’ai convoqué ce conseil parce que des évènements importants, pour ne pas dire exceptionnels, se sont produits récemment. Comme il ya un peu plus de trois siècles, notre ancienne cité située dans la voix lactée est réapparue dans le présent.
Il observa un silence de quelques secondes pour noter les réactions des membres de sa famille. Mis à part son épouse et le fils qui avait été le messager de cette information, ils furent tous interloqués par cette nouvelle. Il prêta particulièrement attention à son fils ainé qui, la surprise passée, afficha un sourire en coin.
Le père : mais ce n’est pas tout. Comme pour la dernière fois, ce phénomène se produit au moment d’un trouble dans le continuum espace-temps. J’en ai eu la vision très récemment.
Là encore, il observa un nouveau silence pour jauger des différentes réactions. Comme plus tôt, il s’attarda surtout sur le comportement de son ainé. Il semblait jubiler. Il le regarda droit dans les yeux.
Le père : Et vous savez donc tous, ce que cela signifie, continua-t-il en fixant toujours son fils. Nous sommes une nouvelle fois à la croisée des chemins. De nos choix va dépendre l’avenir de l’univers.
Frère 1 : On sait expliquer pourquoi cette cité est réapparue ? Encore un problème technique ?
Le père : si on s’en réfère à nos scientifiques, il n’y a pas d’explication. Mais j’ai ma théorie. Je pense que lorsque nous traversons une discontinuité du continuum, comme cela a été le cas les deux fois, notre système de camouflage ne fonctionne plus. Les règles temporelles ne s’appliquent plus. La machine perd alors tous ses repères.
Sœur 1 : Mais pourquoi cela se produit seulement pour cette cité ? Le temps suit les mêmes règles dans tout l’univers. Or nos autres cités n’apparaissent pas.
Père : ça, c’est le plus dur à expliquer. J’ai aussi ma théorie, mais je n’ai rien pour l’étayer. Je pense que le phénomène, tout comme un maelström, a un épicentre où la discontinuité temporelle a l’effet optimum. Ce que je ne m’explique pas encore complètement, c’est pourquoi, par trois fois, ces évènements se sont déroulés dans la voix lactée.
Fille 1 : êtes-vous sûr père, de ne pas avoir une petite idée sur ce dernier point, demanda-t-elle avec un sourire ?
Fils ainé : Ah non, on ne va pas encore reparler de notre bâtard de demi-frère, dit-il en désignant le siège vacant ! Mère, vous n’allez pas permettre cela, intervenez, je vous prie !
Epouse : Et pourquoi, mon fils, devrai-je nier des évidences ? Ce n’est pas parce qu’il y a plus de trois millénaires, j’ai mal agi, que je dois persister dans mes erreurs. Je m’en suis expliquée avec votre père, et il m’a pardonné. Les faits sont là. La première distorsion temporelle a eu lieu au moment de sa naissance. La seconde on ne sait l’expliquer. Mais celle-ci, votre père et moi, on en a une petite idée. Chéri, je te laisse éclairer les membres du conseil.
Elle se tourna vers lui en lui adressant un sourire tendre. Il le lui rendit avec gratitude.
Père : Merci ma chérie. Nous avons trouvé la trace d’un descendant de votre demi-frère.
Frère 2 : Ce n’est pas la première fois, mon frère. Pourquoi celui-là est-il si particulier ?
Père : Jamais, notre gène n’a été aussi présent chez un spécimen de sa race. Et puis, si on en doutait, le fait qu’un trouble temporel surgisse justement en ce moment, nous conforte dans nos convictions.
Fils ainé : Peut-on savoir qui il est et pourquoi est-il si important, demanda-t-il en fixant son père et en affichant un sourire carnassier ?
Le père regarda son épouse. Ils s’étaient attendus à ces questions, et ils savaient qu’elles viendraient de lui. Ils avaient convenu de ne répondre qu’à la seconde.
Père : il est encore trop tôt pour vous dévoiler son identité. Ta mère et moi nous le surveillons de très près. Mais quant à son rôle, vous n’êtes pas sans savoir que, même si mes visions s’arrêtent à la discontinuité temporelle, j’ai tout de même l’intuition des choix qui s’offrent à nous, et je peux en supputer les conséquences à long terme. Malheureusement, dit-il en portant son regard sur son ainé, je ne suis pas maître de ces options, d’autre que moi peuvent influencer sur cet avenir. Alors, pour répondre à ta question, le descendant de ton demi-frère pourrait engendrer une nouvelle race évoluée d’humains. L’homo sapiens se transformerait en homo evolutis. Et cette civilisation serait amenée à gouverner l’univers.
A ces mots, un brouhaha de stupeur secoua l’assemblée. Le père et son épouse se regardèrent avec un sourire entendu. Ils s’étaient préparés à cette réaction. Chacun des membres du conseil s’exprimait en même temps, ce qui engendra une cacophonie verbale. Alors leur fils ainé se leva, rouge d’une colère qu’il ne pouvait contenir.
Fils ainé : comment pouvez-vous être si calme en nous annonçant cela. Et en plus, d’après ce que je comprends, vous le pressentez depuis un moment, et c’est seulement maintenant que vous nous en parlait. Vous êtes entrain de nous dire, que le descendant d’un bâtard va engendrer la race qui va nous remplacer. D’ailleurs, comment le pourrait-elle, je vous rappelle que nous sommes immortels. C’est nous qui dominons l’univers, c’est à nous de présider à sa destinée, et non pas une race de dégénérés tout juste bonne à s’entretuer, et même s’ils évoluent, cela restera une race de dégénérés.
Fille 2 : mon frère a raison. Et nous, que deviendrons-nous ?
Fils 1 (le messager): Père si ce que vous dites est vrai, rien n’explique, dans le fait qu’il soit porteur des gènes de notre demi-frère, qu’il soit le potentiel géniteur de cette nouvelle espèce.
Sœur 2 : Ne doit pas justement empêcher cela.
Epouse : Silence ! dit-elle en se levant et sur un ton qui ne souffrait pas la controverse. Laissons notre leader s’exprimer.
Le père qui s’était enfoncé sur son trône, voulant laisser passer le moment de surprise, et d’indignation, se tourna vers sa femme, en lui adressant un sourire de remerciement. Il regarda un à un tous les membres des sa famille qui s’étaient, entre temps, calmés suite à l’intervention de son épouse. L’ainé s’était rassis, mais on pouvait encore lire de la rage sur son visage.
Père : je comprends votre surprise et votre indignation pour certains, commença-t-il en regardant plus particulièrement son ainé. Mais, rien ne peut stopper l’évolution des races. Nous-mêmes, nous sommes le fruit de cette évolution. Je vous rappelle que nos ancêtres n’étaient pas plus évolués que les humains d’aujourd’hui. Et si nous sommes à un stade supérieur, c’est seulement parce que notre galaxie est la plus ancienne de l’univers. Vous m’avez posé plusieurs questions, je vais tâcher d’y répondre. D’abord mon fils, s’adressant au fils messager, c’est par son union avec une femelle qui possède des gènes aliens en plus de ses gènes humains. C’est cette combinaison qui va générer cette nouvelle évolution. Pour te répondre ma sœur, même si nous empêchons que cela se produise, ce ne sera que partie remise. Comme je le disais en préambule, on ne peut arrêter l’évolution des espèces. Quant à vous, mon fils, ma fille, en ce qui concerne notre propre avenir, et notre rôle dans cet univers, je pressens aussi pour nous un nouveau stade d’évolution. Mais sur ce sujet je n’en sais pas plus. En attendant notre rôle sera de guider cette nouvelle génération jusqu’à sa maturité qui, si je ne me trompe pas, devrait les mener à notre niveau d’évolution actuel. Ai-je répondu à toutes vos interrogations ?
Il observa chacun des conseillers pour tenter de décrypter leurs sentiments. Ses frères et ses sœurs, semblaient accepter sereinement maintenant ces nouveaux développements. Par contre, pour ses enfants, les réactions étaient contrastées. Pour deux de ses fils et deux de ses filles, ceux pour lesquels il avait toute leur confiance, leurs visages affichaient un sourire d’approbation. Quant à son ainé et sa dernière fille, « le couple infernal », comme son épouse et lui aimaient les appelaient, montrèrent une mine fermée et crispée. Cela ne laissait présager rien de bon.
Il maintint le silence encore quelques instants pour qu’ils puissent tous digérer ces informations, qui somme toute allaient changer leur propre avenir. Au bout de quelques minutes, il vit son ainé desserrer ses mâchoires, et tourner ses yeux sombres vers lui.
Fils ainé : père, tout ce que vous nous avez dit ne sont, au fond, que des supputations et que des interprétations personnelles de visions, que seul vous avez eu d’ailleurs. Rien ne nous dit que cela soit avéré. Vous nous arguez que, nous aussi, nous allons évoluer. Mais quelle certitude avez-vous de cela ? Personnellement je n’y crois. Comment pourrions-nous évoluer plus ? Je pense que nous sommes déjà à l’égal de dieux, et cela me suffit. Ensuite, vous nous parlez d’évolution naturelle des espèces. Je suis d’accord, et d’ailleurs depuis des millénaires, nous travaillons à cela. Mais je ne pense pas que l’humanité soit prête pour celle-ci. A mon avis il est beaucoup trop tôt. Nous ne leur rendrions pas service si nous laissions ce phénomène se produire. Je suis d’avis, que pour cette fois on laisse les choses en l’état.
Fille 2 : je suis d’accord avec mon frère, nous n’avons pas besoin de passer à un autre stade d’évolution, qui ne nous apporterait rien de plus. Et les humains s’entredéchirent encore, ils ne sont donc pas prêts à évoluer.
Epouse : Et pour qui vous prenez-vous pour décider de qui doit évoluer ou pas ? Pour ma part, j’ai confiance dans l’interprétation des visions de votre père. S’il dit que nous allons nous-mêmes atteindre un nouveau stade d’évolution, je le crois. S’est-il déjà trompé ? Pour ce qui est des humains, je vous rappelle quand même, que notre propre accession à notre stade actuel, c’est fait pratiquement dans les mêmes conditions, que celle qui pourrait se produire pour eux. Ce que je crains dans vos propos, c’est qu’ils ne soient commandés que par votre soif de pouvoir. Parlons mon fils de l’aide que tu as apporté à l’évolution des espèces. Tu as créé notamment cette race parasitaires que sont les Goa’uld. Tu leur as inculqué ta vision déiste des choses, et effectivement ils se sont pris pour des dieux. Résultat, ils ont asservi des peuplades entières, et ils ont du même coup stoppé l’évolution de ces populations. Dieu merci, les terriens les ont pratiquement tous éliminés. Et je ne te parlerais pas des Wraiths dans Pégase. Alors s’il te plait, toi et ta sœur êtes mal placés pour juger de la capacité des civilisations à évoluer ou pas.
Tous les autres membres approuvèrent ses dires. Ils connaissaient tous le pouvoir de nuisance de ces deux là. Quant au père, il affichait un sourire béat. Pour une fois, il n’avait pas eu à intervenir. Il regarda tendrement son épouse. Elle avait beaucoup changé au cours de ce dernier millénaire, et en bien. Elle ne lui reprochait plus son infidélité. Leur couple avait gagné en complicité, et ce n’était pas pour lui déplaire. Il en avait fait une véritable alliée. Cela lui rendait tout de même les choses plus faciles. Il se sentait moins seul, même s’il est vrai qu’à part « le couple infernal », ses autres enfants lui accordaient une confiance sans faille. L’ainé reprit la parole.
Fils ainé : Peut-être mère, mais je reste sur ma position. Il n’est pas question que cela se produise. Et devant cette assemblée, je fais le serment que j’emploierai tous les moyens pour m’opposer à cela.
Fille 2 : Je suis avec toi mon frère !
Le Père voix off : Quelle surprise ! Mais je vais vous surveillez mes enfants, je ne vous lâcherai pas, soyez-en sûr.
Père : Alors sachez que je serai sur votre chemin. Et je pense que je ne serai pas le seul, dit-il en regardant tous les autres membres qui acquiescèrent.
Fils ainé : Libre à vous père. Ce ne sera pas la première fois. On ne change pas les habitudes !
Père : et pourtant la donne a un peu changé. Car, il y a une information que vous n’avez pas encore, c’est que notre existence est maintenant connue.
Les conseillers : quoi ! S’exprimèrent tous dans un bel ensemble.
Père : Ce que votre mère et moi ne nous vous avons pas dit, c’est que lorsque la cité est apparue dans le présent, elle a été découverte par des terriens. Ils y ont trouvé des archives, qui je ne sais pas pourquoi, étaient encore stockées dans celle-ci. Ils ne vont pas tarder, si ce n’est déjà fait, à réussir à les traduire. Seuls nos noms leur resteront hermétiques. Donc, il est possible qu’à cette heure-ci, ils aient connaissance de notre existence et de ce que nous représentons.
Fils ainé : Alors, on n’a pas le choix, il faut détruire ceux qui détiennent l’information, comme je l’ai fait pour la base Goa’uld qui se trouvaient sur la planète il y a trois siècles.
Père : Sans notre accord d’ailleurs. Et là encore les choses sont différentes. A l’époque il n’y avait qu’une seule base à détruire. Je les crois suffisamment malins pour avoir diffusé l’information dans toutes les galaxies. A travers les documents qu’ils ont pu extraire de nos archives, ils ont dû comprendre ce qui est arrivée à cette base. Ils ont donc supposé que nous n’aimions pas être découvert. Tu ne veux tout de même pas annihiler toutes les races pour protéger notre secret ? Tu n’aurais plus personne pour exercer tous tes pouvoirs, dit-il sur un ton moqueur.
Fils ainé : cela ne coûte rien de se renseigner pour voir si l’information n’a pas été circonscrite, et prendre des mesures appropriées si nécessaires.
Père : Ta mère et moi allons nous renseigner. De toute façon tu ne mets plus jamais les pieds sur la Terre.
Fils ainé : Et pour cause. Ils ne sont pas intéressants.
Père : c’est quand même eux qui ont détruit Anubis.
Fils : Cet O’Neill a toujours eu beaucoup de chance.
A l’évocation de ce nom, les deux époux se regardèrent un sourire entendu.
Père : Bon, à ce stade, je vous propose de lever la séance. Je suis conscient de vous avoir livré beaucoup d’informations déstabilisantes. Je vous conseille tout de même de rester à l’écoute dans les différentes galaxies où vous avez vos habitudes. Ma chère épouse et moi-même nous concentrons sur la voix lactée. Faites-moi un rapport immédiat pour toute nouvelle information qui serait en relation avec les évènements dont nous avons parlé aujourd’hui. Je convoquerais un nouveau conseil si cela s’avère nécessaire. Vous pouvez disposer.
A ces mots ils saluèrent tous leur leader et disparurent comme ils étaient venus. Seule l’épouse demeura assise sur son siège. Elle adressa un sourire à son mari.
Epouse : bon, il ne nous reste plus qu’à mettre sous haute surveillance notre « couple infernal », tu ne crois pas ?
Père : Oh si ma chérie, tu as raison. Je te laisse gérer cela. Quant à nous, il faut que l’on retourne sur Terre pour continuer à suivre de près le déroulement des évènements. Notre chance, c’est que notre fils n’a pas encore compris, ou du moins je l’espère, que tout allait se passer sur cette planète. Mais restons vigilent tout de même. Il est vraiment capable de tout.
Epouse : Tu as raison mon chéri. A tout à l’heure.
Elle disparut. Resté seul, il replongea dans ses réflexions. La bataille n’allait pas être simple. Son fils ne lâcherait rien. Il était trop attaché à ses prérogatives. Il gardait tout de même confiance. Maintenant, il ne lui restait plus qu’à agir. Il avait son plan.
ATTENTION PASSAGE NC-17
Chapitre 10
Il était 7:30 lorsque Jack entendit l'alarme de son radioréveil. Comme à son habitude, il grogna. Au bout d'une minute, il repéra l'origine de son réveil. Il roula vers la gauche et de sa main droite, il appuya sur le bouton pour arrêter la sonnerie qui lui résonnait dans les oreilles. Il se remit sur son dos, étira ses bras, et demeura immobile ainsi allongé dans son lit.
Ce matin, il se sentait heureux. Il se repassa le film des événements de la veille. Sam lui avait avoué son amour pour lui. Un sourire de béatitude se dessina alors sur ses lèvres. Maintenant, il pouvait croire au bonheur. Aujourd'hui, il ne vivrait que dans l'attente du dîner de ce soir, et de la nuit pleine de promesses qui en suivrait. Il allait être débordé de travail, la journée n'en passerait que plus rapidement. Avec un peu de chance, il aurait l'occasion de la voir dans la journée. Même si elle était normalement en repos, il la connaissait suffisamment pour savoir qu'elle viendrait travailler. D'autant plus, qu'il lui avait demandé d'étudier rapidement la technologie des Théosiens.
Il sortit de son lit, et se dirigea dans la salle de bain. Il prit une douche rapide. Une fois habillé, il descendit dans son salon, récupéra sa veste qu'il avait laissé traîner sur le fauteuil, prit les clés de sa voiture et sortit. Il déverrouilla les portes de son véhicule à distance, ouvrit la portière et s'installa au volant. Il démarra et se dirigea vers Cheyennes Mountain.
Il arriva au premier poste de garde de la base, vingt minutes plus tard. Il stationna la voiture sur sa place de parking. Il descendit et verrouilla les portes. Il prit l'ascenseur jusqu'à l'étage de son bureau. Arrivé à la porte de celui-ci, il trouva le sergent Harriman qui l'attendait.
Walter : bonjour mon général, vous avez bien dormi ?
Jack : Hello Walter, très bien merci. Alors, quel est le programme de la journée ?
Il entra dans son bureau et s'installa dans son fauteuil tout en écoutant le planning de la journée que lui donnait sergent Harriman. Il regarda sa montre, et comme il lui restait un peu de temps avant son premier rendez-vous, il décida d'aller au mess pour prendre un petit déjeuner.
Sam, quant à elle, s'était accordée une petite grasse matinée. Elle avait réglé son radioréveil pour 8:30. Elle avait prévu de rejoindre son laboratoire à 10:00. Quand l'alarme se mit en marche, elle était déjà réveillée. Elle l'éteignit de sa main gauche. Elle resta allongée perdue dans ses souvenirs de la veille. Dire qu'elle se sentait heureuse était un euphémisme. Elle nageait littéralement dans le bonheur. Elle ne pouvait s'empêcher de repenser aux baisers qu'ils avaient échangés. Jamais elle n'avait ressenti une telle sensation avec un autre homme. Elle aurait voulu prolonger ce moment indéfiniment. Elle avait eu du mal à s'arracher de ses bras. Elle s'était fait violence pour refuser son invitation à la raccompagner chez elle. Elle sourit à l'évocation de ce souvenir, elle revoyait la mine déçue de Jack. Mais, elle ne regrettait pas de l'avoir fait. Elle voulait vraiment que sa première nuit d'amour avec lui soit parfaite. Et, elle le serait.
Elle décida de se lever, et descendit dans sa cuisine pour se préparer un petit déjeuner. Elle se fit un café, se beurra quelques toasts qu'elle avait préalablement fait griller. Une fois rassasiée, elle nettoya sa cuisine et monta dans sa salle de bains pour sa toilette du matin. Trois quarts d'heure plus tard elle redescendit dans son salon, mit sa veste en cuir, prit son sac et sortit de son domicile.
Elle arriva à son laboratoire à l'heure prévue. Elle connecta son ordinateur portable, vérifia ses mails, et ouvrit son dossier sur la technologie des Théosiens. Elle commençait à vérifier les premières données qu'elle avait calculées la veille, quand elle entendit quelqu'un pénétrer dans son laboratoire. Elle leva la tête pour voir Daniel qui se tenait devant son bureau.
Daniel : bonjour Sam, comment allez-vous ?
Sam : salut Daniel, je vais très bien et vous-même ?
Daniel : un peu fatigué, j'ai travaillé très tard hier soir, pour ne pas dire cette nuit. Par contre, vous, vous êtes rayonnante. Que vous arrive-t-il ?
Sam : c'est peut-être par ce que j'ai passé une très bonne nuit. Vous me trouvez donc bien reposée. Il n'y a rien de plus.
Daniel : mouais… En tous cas, ça change de l'État dans lequel je vous ai trouvé hier après-midi. Et je préfère ça. Vous travaillez sur quoi actuellement ?
Sam : je continue mes recherches sur la technologie utilisée par les Théosiens pour camoufler leurs cités. Le général m'a demandé de m’y consacrer à plein temps.
Daniel : et où en êtes-vous ?
Sam : j'ai pas mal avancé hier soir. Maintenant, il faut que je contacte Thor pour comparer nos résultats. C'est ce que j'allais faire quand vous êtes arrivé.
Daniel : je vais vous laisser travailler alors. Tenez-moi au courant.
Sam : pas de souci. À plus tard.
Daniel sortit du bureau en la saluant de la main. Sam ouvrit son tiroir et récupéra le boîtier qui lui permettait d'entrer en contact avec Thor. Quelques minutes plus tard, après avoir déconnecté son ordinateur, et préparé ses dossiers, elle était prête à se faire téléporter. Quelques secondes plus tard un flash lumineux envahit le laboratoire de Sam.
Deux heures plus tard, Thor avait ramené Sam dans son bureau. Elle était ravie, ils avaient très nettement progressé dans la compréhension du procédé qu’utilisaient les Théosiens pour rendre leurs cités invisibles. Ils en avaient intégré le principe, il restait maintenant à définir le mécanisme. Cette partie serait nettement plus complexe.
Perdue dans ses réflexions, les yeux fixés sur son écran ordinateur, elle n'avait pas remarqué que Jack était entré dans son labo. Celui-ci, notant qu'elle était concentrée sur ce qu'elle faisait, avança à pas de loup, et posa ses deux mains sur les épaules de la jeune femme. Elle sursauta, et la main sur le cœur, tourna la tête pour connaître l'identité de l'intrus qui l'avait surprise. En reconnaissant Jack, elle lui lança un regard noir.
Sam : Jack, mais ça ne va pas de me faire aussi peur !
Jack : c'était trop tentant. Tu avais l'air tellement concentré, que je n'ai pas pu m'empêcher de te surprendre. Tu n'es pas contente de me voir ?
Sam : ne me refait plus jamais ça. Mais, lui sourit-elle, bien sûr que je suis ravi de te voir. C'est quand même une très bonne surprise.
Jack jeta un œil sur les caméras de surveillance du labo, et sans s'en soucier, il baissa sa tête pour déposer un baiser sur les lèvres de son second. Sam, surprise par ce geste, écarquilla les yeux et poussa un petit gémissement. Elle décolla ses lèvres.
Sam : Jack, mais ça ne va pas, il y a des caméras dans mon labo !
Jack : et alors, j'ai quand même le droit d'embrasser ma petite amie. Je te rappelle que la loi n’est plus appliquée dans cette base.
Sam : tu sais que tu es fou ?
Jack : tu vois, j'arrive encore à te surprendre. Maintenant que même le président est au courant des sentiments que j'éprouve pour toi, t'imagines bien que les autres, je n'en ai rien à faire. En plus, c'est bien moi le chef de cette base, non !
Sam : comment ça, le président est au courant de tes sentiments pour moi ?
Jack : comment crois-tu que j'ai obtenu l'abrogation de la loi de non fraternisation ? Il a bien fallu que je lui dise que le premier concerné, c'était moi. Je lui ai fait un peu de chantage, en lui disant que s'il n'abrogeait pas cette loi, je lui remettrais ma démission. Comme je savais qu'il ne l’accepterait pas, je ne prenais pas beaucoup de risques. Cela étant, j'étais prêt à en arriver à cette extrémité s’il l’avait fallu.
Sam : je te reconnais bien là. Et, lui déposant un nouveau baiser sur les lèvres, en mon nom et au nom de tous les militaires de cette base, merci Jack.
Jack : bon, cela étant dit, tu as le temps de venir déjeuner ?
Sam : oui, ce sera avec plaisir mon général.
Jack invita donc la jeune femme à sortir de son laboratoire et la rattrapant, ils se dirigèrent vers la cantine. Ils firent la queue, et une fois leur plateau rempli, rejoignirent la table où était installé leur ami archéologue qui déjeunait seul.
Jack : salut Dany boy, vous acceptez que l'on se joigne à vous ?
Daniel : bien sûr Jack, avec plaisir.
Sam : vous sembliez perdu dans vos pensées.
Daniel : je réfléchissais aux dernières traductions que je viens de faire. Et quand j'ajoute cela au reste des documents déjà traduits, j'ai l'impression de passer à côté de quelque chose.
Jack : peut-on vous aider ?
Daniel : non, je ne pense pas. Il faut que j'essaie de prendre un peu de recul. Laissez-moi un peu de temps et je suis persuadé que je trouverais ce qui me turlupine. Et vous Sam, alors, vous avez avancé avec Thor ?
Jack : ah bon, vous avez vu Thor ?
Sam : oui, ayant bien avancé sur le dossier, et pour progresser plus vite, il m'a semblé opportun de le rencontrer pour échanger nos points de vue sur le sujet.
Jack : et alors, où en êtes-vous ?
Sam : nous avons intégré le concept de cette technologie. En fait, le principe est simple. Leur cité se déplace dans le temps. Mais elle est toujours en retard sur l'instant présent.
Jack : oh là, vous me connaissez, moi et les théories scientifiques ça fait deux. Pourriez-vous être plus claire ?
Sam : je pensais l'avoir été ! Bon, dit-elle en prenant un couteau. Imaginez que ce couteau représente un segment de temps, par exemple une minute. Disons que l'instant présent est représenté par la pointe de ce couteau.
Elle prend une pomme et la place à l'extrémité du couteau.
Sam : cette pomme représente la cité. Leur machine transporte dans le temps cette cité.
Elle bougea la pomme vers l'autre extrémité du couteau.
Sam : Maintenant, si on avance dans le temps d'une minute, elle déplaça le couteau et la pomme en même temps, vous voyez bien la cité n'est jamais présente à l'instant T. Elle n'est donc pas visible.
Jack : ah ouais, c'est ingénieux ! Merci Carter, c'était très clair.
Sam : par contre ce genre de machine réclame une source d'énergie très puissante. Même nos E2PZ ne suffiraient pas à alimenter ce genre de système. Le voyage dans le temps est très consommateur d'énergie. D'autant, que vous l'avez compris, la cité est en constant déplacement dans le temps. Mais, je suppose qu'avec leur niveau de technologie, ils ont pu pallier ce problème.
Daniel : tout à l'heure, vous avez dit que vous en avez compris le concept. Vous seriez capable, avec les Asgardes, de construire une telle machine ?
Sam : c'est ce qui nous reste à faire, ou du moins en dessiner les plans. Il restera toujours le problème de la source d'énergie. D'après Thor, il faudrait la puissance de cent E2PZ pour alimenter ce genre de machine. Dans l'état actuel des choses, je ne vois pas comment on pourrait faire fonctionner un tel appareil.
Jack : mais vous vous sentez réellement capables de construire un tel système ?
Sam : avec un peu de temps et l'aide des Asgardes, je crois la chose possible.
Ils terminèrent le repas et retournèrent chacun dans leur bureau.
Sam quitta la base vers 16:00, elle avait décidé de faire quelques courses avant son rendez-vous avec Jack. Tout d'abord, elle voulait s'approvisionner en bières de la marque préférée de son supérieur. Ensuite, elle voulait passer dans un magasin de lingerie féminine. Pour lui, elle voulait être sexy. Elle choisit un soutien-gorge et un Shorty en fine dentelle noire, un porte-jarretelles et des bas de la même couleur. Contente de ses achats, elle regagna son véhicule pour prendre la direction de son domicile.
Une fois rentrée chez elle, elle entreprit de faire un peu de ménage. L'heure approchant, elle se précipita pour prendre une douche. Après s'être légèrement maquillée, elle passa ses nouveaux sous-vêtements. Elle s'admira dans la glace, et contente de ce qu'elle voyait, elle se dirigea vers son armoire. Elle opta pour une robe noire lui arrivant au-dessus des genoux. Elle sortit une paire de chaussures noires à talons aiguille qu'elle enfila à ses pieds. Elle retourna alors devant son miroir. Elle fut satisfaite du résultat..
Pour Jack, la fin de la journée arriva très vite, à sa grande satisfaction. Il quitta la base aux alentours de 17:30. Il rentra directement chez lui. Comme il ne savait pas dans quelle maison ils passeraient leur première nuit, dans le doute, il décida de faire un peu de rangement. Une fois cette tâche terminée, il monta dans la salle de bains pour prendre une douche. Il entra ensuite dans sa chambre, opta pour un pantalon noir dans son armoire, et prit une chemise blanche dans sa commode ainsi qu'un boxer qu'il choisit avec attention. Une fois habillée, il descendit dans son salon, récupéra sa veste en cuir noir, et après avoir pris ses clés sortit de la maison pour regagner son véhicule.
Sam trépignait d'impatience dans son salon. Pourtant Jack n'était pas en retard. Mais maintenant qu'elle était prête, elle était pressée de le voir arriver. À l'heure précise, elle entendit retentir la sonnette de sa porte d'entrée. C'est un peu fébrile qu'elle alla ouvrir à son supérieur. Elle le découvrit souriant, sa main droite dans le dos cachant apparemment quelque chose. Elle lui sourit à son tour. Elle le trouva très élégant, elle adorait le voir habillé de la sorte. Certes l'uniforme lui seyait à merveille, mais en civil il restait très beau. Quant à lui, il fut subjugué par la beauté de la jeune femme. Il ne pouvait détacher ses yeux, tellement il trouvait belle. Cela n'échappa pas à Sam, elle en ressentit un frisson. Elle aimait se sentir admirer par lui.
Elle l'invita à pénétrer. En passant devant elle, il lui vola un baiser au passage. Une fois qu'elle eut fermée la porte, elle se retourna pour se retrouver en face de lui. Il lui tendit alors un bouquet de fleurs qu'il venait d'acheter.
Jack : pour la plus belle femme du monde.
Sam : merci Jack, dit-elle à la fois flattée par le compliment, et parce qu'il avait pensé à lui offrir des fleurs, mais tu es très beau toi aussi, et tes roses sont vraiment très belles. En plus, elles sentent très bon. Je t'en prie entre dans mon salon, le temps que je trouve un vase. Veux-tu boire une bière en attendant ?
Jack : non merci, nous n'avons pas beaucoup de temps, j'ai réservé pour 20:00.
Sam se rendit dans la cuisine, sortit son vase de cristal d'un des placards, déposa les roses sur le bord de son évier, remplit le vase d'eau, et y disposa les fleurs. Elle emporta le tout qu'elle posa sur la table de sa salle à manger. Elle retourna dans son salon où l'attendait Jack.
Sam : tu veux qu'on y aille ?
Jack : si tu es prête, on peut y aller, lui répondit-il en s'approchant d’elle, la prenant dans ses bras et lui déposant un doux baiser sur les lèvres. Elle lui sourit, se détacha et à la récupérer son manteau. Ils sortirent, et ensemble montèrent dans le véhicule du militaire. Il démarra et prit la direction du centre-ville.
Sam : alors, où m'emmènes-tu ?
Jack : comme tu as apprécié la cuisine de mon ami Gino, j'ai pensé que cela ferait plaisir d'y retourner. J'y ai réservé une table isolée. Cela te convient-il ?
Sam : je suis ravie. J'avais espéré que tu en aurais l'idée, et encore une fois, tu as su devancer mes souhaits. Tu es un amour, Jack.
Jack : j'essaie en tous les cas.
Dix minutes plus tard, Jack stationnait sa voiture sur le parking du restaurant. Il sortit du véhicule, et fit le tour pour aller ouvrir la portière à la jeune femme. Surprise du geste, elle descendit et en passant devant lu,i elle déposa un baiser sur les lèvres.
Sam : merci Jack, tu es vraiment un homme très galant.
Jack : mais tu sais, ma petite Sam, tu mérites toute cette attention.
Il referma la portière, s'approcha de la jeune femme et la prenant par la taille se dirigea vers l'entrée du restaurant. Maria les reconnut de loin, et s'approcha du couple pour les accueillir. Elle leur sourit.
Maria : bienvenue à vous deux. Ravie de vous revoir dans notre établissement, dit-elle en leur faisant une bise à chacun.
Jack : merci ma belle, ton accueil est toujours aussi chaleureux.
Sam : bonsoir Maria, je suis contente de vous revoir.
Maria : je crois que vous avez réservé le salon privé. Si vous voulez me suivre.
Elle se dirigea vers le fond de la salle, où elle ouvrit une porte qui donnait sur une petite pièce accueillante où étaient installées une table et deux chaises. Ce petit salon n'était éclairé que par un chandelier qui reposait au centre de la table. Cela conférait une certaine intimité à cette pièce. Sam trouva l'ambiance vraiment très romantique.
Maria : cela te convient-il, Jack ?
Jack : c'est parfait, répondit-il en notant que sa compagne avait l'air ravi. Je te remercie pour tout cela.
Maria : c’est mon travail de faire que nos clients soient satisfaits. C'est la moindre des choses. C'est encore plus vrai pour nos amis. Je vous laisse vous installer, Gino viendra prendre la commande.
Elle sortit en fermant la porte. Jack tira la chaise pour que la jeune femme puisse s'asseoir. Une fois que Sam fut installée, il fit le tour de la table pour prendre place en face de son second.
Sam : tu as vraiment bien fait les choses, Jack. Je ne te connaissais pas aussi romantique, c'est une bonne surprise pour moi. Si cela était possible, je t’aimerais encore plus.
Jack : je suis plein de surprises. Tu as encore beaucoup de choses à apprendre sur mon compte. Mais, nous avons toute la vie devant nous pour cela.
Sam : parce que tu comptes passer le reste de ta vie avec moi ?
Jack : pas toi ?
Sam : tu sais, cela pourrait ressembler à une demande en mariage. Mais pour répondre à ta question, je ne peux pas envisager de vivre le reste de ma vie sans toi.
Jack : moi non plus, je ne le pourrais pas. Mais, puisque l'on parle de ça, il faut avant toute chose que je te confie quelque chose. C'est d'ailleurs, à l'origine, la raison de mon invitation à dîner. Alors voilà, commença-t-il un peu inquiet de la réaction la jeune femme. Le président m'a demandé de prendre la direction du système de défense terrien. Cela est assorti d’une promotion puisque j’obtiendrais le grade de Major général.
Sam : Cela veut dire que tu quittes le SGC et que tu serais muté à Washington, demanda-t-elle au bord des larmes.
Jack : Sam, avant de partir dans des suppositions hasardeuses, laisse-moi continuer !
Sam : je ne vois pas comment il pourrait en être autrement, dit-elle affolée. Et nous dans tout ça ?
Jack : Saaam ! Je t’en prie, ne commence pas à paniquer. Je te demande de m’écouter jusqu’au bout. Je te promets que rien ne nous séparera. Te souviens-tu t’avoir confié que j’attendais des réponses pour pouvoir prendre une décision importante pour mon avenir.
Sam : oui je m’en souviens parfaitement.
Jack : J’ai posé des conditions à cette promotion. La première tu la connais. J’ai demandé l’abrogation de la loi de non fraternisation pour le SGC. Comme tu le sais déjà, continua-t-il en lui adressant un sourire, il a agréé cette demande. Ensuite, lui ayant avoué mes sentiments pour toi, je lui ai fait comprendre qu’Il n’était pas question que je m’éloigne de toi. Maintenant, comme je ne pouvais, ou plutôt comme je ne voulais pas m’engager pour toi, nous avons envisagé plusieurs alternatives. Tout dépend maintenant de tes choix de carrière. Comptes-tu continuer de diriger SG1 ?
Sam : pour être franche avec toi, répondit-elle commençant à se détendre, j’envisageais d’arrêter les missions off-world. Depuis que tu ne nous accompagnes plus, je n’ai plus envie de traverser la porte des étoiles. Cela m’embête pour Daniel et Teal’c, mais il est temps que je pense un peu à moi.
Jack : Bon, j’avoue que moi aussi je préférerais que tu t’arrêtes. Te savoir en mission sans pouvoir être avec toi pour te protéger, devenait difficile à vivre. Mais je te rassure, j’aurais respecté ta volonté. Maintenant, la question est de savoir si tu es très attaché au SGC et à Colorado Springs.
Sam : J’avoue que j’aimerais rester près de mes amis. Même si je ne pars plus en mission avec eux, Daniel et Teal’c me manqueraient énormément. Le pire, ce serait pour Cassie. Mais, je ne pourrais encore moins vivre loin de toi, Jack. Alors, je ne sais pas quoi te répondre.
Jack : Moi non plus, Sam, je ne pourrais pas. Bon, alors il ne reste qu’une seule alternative. Ce n’est pas celle qui a la préférence du président, mais comme il me veut absolument à ce poste, il n’a pas le choix. J’ai proposé que les bureaux du système de défense terrien soient transportés à Cheyenne Mountain.
Sam : Ouah, et c’est possible ça ? Ce serait génial Jack !
Jack : Le président a demandé une étude. Elle démontre que c’est possible et qu’à moyen terme, cette solution est optimale. La proximité du SGC, optimiserait notamment la chaine de commandement. De plus, un pôle scientifique sera créé. Nous te proposons d’en prendre la direction. Ce poste est de plus assorti d’une promotion. Tu accèderais au grade de colonel de l’U.S. Air Force.
A cet instant, ils entendirent frapper à la porte du salon privée. Ils ouvrirent à Gino qui venait chercher la commande. Ils prirent tous les deux le plat du jour, plus une bouteille de vin. Gino quitta la pièce. Sam se retourna vers son supérieur, et prolongea le silence. Elle n’en revenait pas. Non seulement ils avaient maintenant le droit de vivre leur amour, mais en plus ils allaient continuer de travailler ensemble et à Colorado Springs. Cerise sur le gâteau, on lui proposait un poste en or. Comment aurait-elle pu refuser cette superbe opportunité ? Elle sourit à Jack.
Sam : comment veux-tu que je refuse. Bien sûr que j’accepte. Oh Jack, j’ai du mal à y croire. Des larmes coulèrent sur son visage. Comment pourrais-je être plus heureuse que je ne le suis en ce moment, et tout cela grâce à toi. Je t’aime tellement.
Elle se leva et courut dans les bras de Jack. Il se leva à son tour pour pouvoir l’accueillir. Il s’ensuivit une suite de baisers passionnés et langoureux. Ils ne s’arrêtaient que pour reprendre leur souffle. Ils ne furent interrompus que par Maria qui frappa à la porte. Ils se séparèrent et se réinstallèrent à table. Ils passèrent le reste de la soirée à savourer leur excellent repas et à discuter de leurs futurs postes.
Au moment du café, Sam remarqua que Jack semblait nerveux.
Sam : tu vas bien Jack ?
Jack : en début de soirée, tu te souviens que tu as dit que tu ne pouvais pas concevoir la vie sans moi.
Sam : oui, pourquoi, toi non ?
Elle vit alors Jack se lever, faire le tour de la table et s’agenouiller devant elle. Il sortit de sa poche de pantalon un petit écrin bleu. Sam resta interdite. Elle avait bien une petite idée ce qui était entrain de se jouer, mais elle n’osait y croire. Etait-elle dans un rêve ? Jack ouvrit le boîtier pour découvrir une superbe bague en or blanc sertie d’un diamant central de taille impressionnante. Tout autour de celui-ci, deux rangées d’émeraudes avaient été montées. Sam fut impressionnée par la beauté de cette bague.
Jack : Sam, comme je te l’ai déjà, cela fait plus de huit que je t’aime, et tout comme toi, je ne peux plus imaginer ma vie sans toi. Me priver de toi serait comme m’empêcher de respirer, j’en mourrais. Tu es mon oxygène, et c’est toi qui m’as redonné le goût de vivre après la mort de mon fils Charlie. Avant toi je survivais, depuis toi, je revis. Alors Sam, veux-tu faire de moi l’homme le plus heureux de l’univers en acceptant de devenir ma femme ?
Sam n’en revenait pas. Il venait de lui faire la plus romantique des propositions de mariage. Cet homme, son homme continuait à la surprendre. Elle ne put arrêter un vague de larmes qui se déversèrent sur son visage. Elle s’agenouilla en face de Jack.
Sam : Oh, Jack, que veux-tu que je réponde à cela, sinon oui. Bien sûr que je veux devenir ta femme. Cela fait huit que j’en rêve. Après tout ce que tu m’as annoncé ce soir, je ne pensais pas être plus heureuse. Je me trompais. Là, à ce moment, aucune femme de l’univers ne peut plus heureuse que je ne le suis. Je t’aime tellement Jack.
Ils s’enlacèrent pour s’embrasser fougueusement. Au bout de quelques minutes ils se séparèrent et Jack extrait la bague de son écrin pour la passer au doigt de sa fiancée.
Sam : Jack, cette bague de fiançailles est vraiment magnifique. Tu n’aurais pu mieux choisir.
Jack : tu mérites ce qu’il y a de plus beau, mon amour. Je t’aime Sam.
Ils se relevèrent. Après avoir commandé et bu une coupe de champagne pour fêter tous les évènements de cette soirée, ils quittèrent le restaurant pour finalement rentrer chez Sam. Ils arrivèrent à son domicile dix minutes plus tard.
ATTENTION PASSAGE NC-17
Une fois à l’intérieur, Jack retira sa veste qu’il déposa sur un fauteuil du salon, tandis que Sam rangeait son manteau dans le placard de l’entrée. Elle rejoignit son futur époux.
Sam : tu veux boire une bière ou un café ?
Jack : non, maintenant la seule chose dont j’ai besoin, c’est toi, lui répondit-il en s’approchant les yeux remplis de désirs d’elle.
Il la prit par les hanches, la rapprocha jusqu’à ce que leur deux corps soient collés l’un à l’autre. A son contact, elle frissonna. Elle enlaça ses bras autour du coup de son homme et colla ses lèvres sur les siennes. Jack passa sa main droite dans le bas du dos la jeune femme pour la coller encore plus contre lui, pendant que la gauche remonta jusqu’à son cou qu’il agrippa pour approfondir leur baiser. S’ensuivit alors un balai de langues d’abord à un rythme régulier, mais très vite, cédant à la passion, il devint anarchique. A bout de souffle, Jack décolla ses lèvres pour commencer une série de baisers dans le cou, remontant jusque dans le creux de l’oreille, en mordillant le lobe en passant. La jeune femme poussa un petit gémissement. Elle remonta sa main droite pour passer ses doigts dans les cheveux de son amant. Jack remonta alors sa main droite le long du dos jusqu’u col de sa robe, tout en continuant l’embrasser dans le cou, et Il ouvrit la fermeture éclair, en s’écartant de Sam et la fixant de ses yeux chocolat. Elle baissa alors ses bras le long du corps et Jack fit glisser la robe au pied de sa fiancée. Le spectacle qui s’offrit à lui alors, lui chauffa ses sens. Il n’en croyait pas ses yeux. La jeune femme ravie de voir que ses nouveaux sous-vêtements eurent l’effet escompté, en profita pour commencer à déboutonner la chemise de son homme. Elle lui enleva pour la laisser choir à ses pieds. Elle posa ses deux mains sur son torse, et commença à lui déposer une série de baisers, s’attardant plus particulièrement sur ses tétons. Jack leva les yeux au ciel, fermant ses paupières, savourant ce moment. Sam descendit les mains au niveau de la ceinture de son amant et s’employa à lui enlever. Elle défit ensuite la série de boutons qui retenaient son pantalon, et le fit glisser le long des jambes musclées de Jack. Elle remarqua le boxer de son futur mari qu’elle trouva très sexy, et surtout la bosse témoin du désir de Jack. Elle passa la main sous le sous-vêtement de son amant et commença à caresser sa verge. Jack se cambra de plaisir. Il s’employa alors à dégrafer le soutien-gorge de la jeune femme, continuant à gouter au plaisir qu’elle lui procurait, son regard ancré dans le sien. Sam s’arrêta quelques secondes, le temps d’enlever son sous-vêtement, et reprit ses caresses. Jack empoigna les seins de sa belle de ses deux mains, en commençant à les caresser. Les tétons étaient déjà dressés de plaisir. Il les pinça délicatement, ce qui arracha un gémissement à la jeune femme. Elle haletait au rythme des caresses de son amant, sa main toujours dans le sous-vêtement du militaire. Jack approcha sa bouche qui joua avec les tétons. La respiration de Sam s’accéléra. Puis doucement, il commença à descendre le long se son ventre, déposant une série de baisers. Arrivé à hauteur du shorty, Il s’écarta pour le faire glisser le long des jambes galbées de sa future femme. Il passa sa main droite entre les cuisses pour caresser l’intimité humide de sa fiancée. Elle se cambra de plaisir. Quand il la sentit prête à l’accueillir, il enleva son boxer, la prit par la taille et se colla à elle. Elle sentit alors le frottement du sexe de Jack gonflé de désir. L’odeur de son homme l’enivrait. Celui-ci, se baissa, passa ses deux bras sous les genoux de Sam, et la souleva. Délicatement il entra en elle. Elle se cambra en poussant un râle de plaisir. Commença alors un va et vient d’abord très lent, mais qui très vite s’accéléra. Ils s’embrassaient goulument, les langues se mélangeant à un rythme effréné. Au paroxysme de leur plaisir, ils jouirent ensemble dans un râle commun. Ils étaient en sueur. Ne voulant pas séparer de son amant, Sam resserra son étreinte autour du cou de Jack. Il était toujours en elle. Sentant une nouvelle vague de désirs le gagner, il entreprit d’emmener sa future épouse dans sa chambre, en la gardant dans ses bras. La nuit fut torride.
Quelque part sur Terre, dans un salon, le père et son épouse assis chacun dans un fauteuil de cuir noir, se regardaient.
Le père : tu as pu sonder l’esprit de la jaune femme ?
L’épouse : oui, Ils sont en couple. Il l’a même demandé en mariage
Le père : c’est une bonne chose. Son esprit à lui est très hermétique. C’est bien un descendant de mon fils. Enfin, j’ai quand même pu entrevoir qu’il a fait exactement ce que je prédisais. Il a répandu l’information sur notre existence dans toutes les galaxies. Il est très intelligent. Notre fils ne pourra pas éradiquer la découverte.
L’épouse : Au fait, tu avais raison, elle a intégré la technologie de camouflage de nos cités. Elle est surprenante. Ils vont former un super couple, si notre ainé ne les tue pas.
Le père : A nous de les protéger. Tu as pu voir s’ils avaient pris une décision sur leur avenir professionnel ?
L’épouse : Oui, ton plan a fonctionné, ils restent à Colorado Springs. S’ils restent ensemble, leur protection sera plus facile à assurer.
Le père : c’est certain. Influencer le président à accepter la proposition de Jack, fut un jeu d’enfants. Bon allons nous coucher.
Ils se levèrent et rejoignirent leur chambre.