HypnoFanfics

Une civilisation retrouvée

Série : Stargate SG-1
Création : 14.01.2012 à 18h40
Auteur : FranckyDB 
Statut : Abandonnée

C'est une fic que j'écris seul. Elle se passe après la saison 8

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                                           Galaxie PEGASE


Chapitre 11

 

Dans la galaxie Pégase, sur une planète non répertoriée, dans une des cités des Théosiens, le fils ainé assis sur son siège de la salle du conseil, semblait perdu dans ses pensées, un sourire carnassier se dessinant sur ses lèvres.

 Il réfléchissait à ce que son père leur avait annoncé lors de la dernière séance du conseil. Cela faisait des millions d’années qu’ils régnaient en maître sur l’univers, il n’était pas question qu’une race de dégénérés les remplace. Il était décidé à s’y opposer de toutes ses forces. Ce n’était pas la première fois qu’il entrait en conflit avec son père et le reste du conseil. Seule une de ses sœurs lui apportait son soutien. En son temps il avait pu compter sur celui de sa mère, mais depuis quelques millénaires, elle avait changé de camp. Dommage, elle avait été une alliée de poids. Il saurait faire sans elle.

 Il lui fallait trouver un plan pour déjouer celui de son père. Il avait d’abord pensé éliminer les détenteurs de l’information sur leur existence, mais son frère venait de lui annoncer que celle-ci avait été diffusée dans toutes les galaxies connues par les terriens et leurs alliés. Il ne pouvait effectivement pas supprimer toutes ces races. Il n’en avait d’ailleurs pas le pouvoir, du moins sans son père et leur reste des membres du conseil. Il avait une petite idée de qu’il lui restait à faire, mais pour cela il avait besoin d’informations, et il comptait sur sa sœur pour les lui procurer. C’est à ce moment précis, que celle-ci fit son apparition.

Sœur : salut à toi mon frère. Tu as l’air bien songeur !

Fils ainé : bonjour ma sœur, je pensais à toi justement.

Sœur : ravie de me savoir dans tes pensées. Mais te connaissant, je suis certaine que ce n’est pas par affection. Alors, qu’attends-tu de moi ?

Fils ainé : Tu as raison, malgré le fait que j’ai de profonds sentiments pour toi. Tu es la seule qui me comprenne vraiment, et tu m’as toujours apporté ton soutien. Non, en fait, je réfléchissais au plan à adopter pour faire avorter celui de Père. Et, j’ai évidemment besoin de toi.

Sœur : je partage ton point de vue sur ces évènements, et tu peux donc compter sur moi. En quoi puis-je t’aider ?

Fils ainé : tu sais que les humains ont diffusé l’information sur notre existence.

Sœur : oui notre frère vient de m’en informer. D’où ma présence, je voulais en discuter avec toi. Que comptes-tu faire ?

Fils ainé : sur ce sujet, on ne peut plus rien faire. Il y aurait trop de gens à supprimer, et même avec ton aide, tu sais aussi bien que moi qu’à nous deux cela est impossible.

Sœur : oui, j’en suis arrivé à la même conclusion. Alors que peut-on faire pour arrêter les évènements prédits par Père ?

Fils ainé : De toute façon, même si nous avions pu tous les annihiler, ce n’est pas le fait qu’ils aient appris notre existence qui va changer réellement le cours des choses. Père nous a dit qu’un descendant de notre demi-frère serait à l’origine de l’évolution de sa race. Or nul ne dit que cet humain soit au courant que nous existions.

Sœur : Tu as totalement raison. Alors que proposes-tu ?

Fils ainé : Il faut supprimer la source du problème. Il faut que l’on élimine ce descendant ou sa compagne. S’ils meurent avant qu’ils aient procréé, plus d’évolution possible.

Sœur : effectivement, cela semble être le bon plan, mais pour cela il nous faut connaître l’identité de ces deux personnes. Or Père nous les cache, et nous ne savons même pas sur quelle planète ou galaxie ils vivent ; A moins que tu détiennes ces informations.

Fils ainé : Non, et c’est justement là que j’ai besoin de toi. Il faut que tu découvres ces informations.

Sœur : Tu en as de drôle toi ! Comment veux-tu que je parvienne à obtenir ces renseignements. Je te rappelle, mon frère, que Père se méfie de moi autant que de toi. Il ne se confiera jamais à moi.

Fils ainé : Tu as raison, et ce n’est pas à cela que je pensais. Il va falloir que tu travaille au corps notre frère qui te voue une grande admiration. Tu as toujours su le manipuler, et il n’a jamais pu te résister.

Sœur : pourquoi penses-tu qu’il puisse détenir ces informations. Je crois que seuls Père et Mère détiennent ces renseignements. Ils se méfient de tout le monde.

Fils ainé : Père a beaucoup d’affection pour lui. Persuade-le de se procurer l’identité et la planète d’origine de ces deux dégénérés qui ont la prétention de nous succéder. Il faut que tu le convainques, c’est vital pour notre avenir.

Sœur : Je vais essayer, mais je suis moins optimiste que toi sur la réussite de ce plan. Père aussi connait son affection pour moi. Il va se méfier. Il faut que l’on ait un plan B.

Fils ainé : tu as raison et j’y réfléchis, mais pour l’instant, il faut que tu mettes en œuvre celui dont on vient de parler.

Sœur : je te promets de tout faire pour cela. Mais moi aussi de mon côté j’ai cogité sur tout ce que nous avez révélé Père lors du dernier conseil. Et j’ai commencé à tirer quelques conclusions.

Fils ainé : Ah oui, et lesquelles ?

Sœur : Tout d’abord, il nous a dit que selon sa théorie, l’épicentre de la discontinuité temporelle était situé dans la Voie Lactée. C’est pourquoi seule notre cité localisée dans cette galaxie avait subi ce phénomène.

Fils ainé : Oui, effectivement, c’est ce qu’il a dit. Mais ce n’est qu’une théorie.

Sœur : Tu as raison, mais tu oublies deux autres informations qui conjuguées à la première me font penser que nous devons chercher nos deux humains dans cette galaxie. Et j’ai même une petite idée de la planète sur laquelle les trouver. Mais laisse-moi continuer mon raisonnement.

Fils ainé : je suis toute ouïe, ma sœur.

Sœur : Merci mon frère. La seconde information qui me fait penser à la Voie Lactée, c’est que notre demi-frère est originaire de cette galaxie. Et comme les humains n’ont pas encore voyagé hors de celle-ci, son descendant ne peut être situé que là.

Fils ainé : Jusque là, je te suis bien. Effectivement, je ne vois pas comment il pourrait habiter dans une autre galaxie. Je ne sais pas pourquoi je n’y ai pas pensé.

Sœur : peut-être parce que tu n’y a plus mis les pieds depuis des millénaires. Mais continuons mon raisonnement. Ne trouves-tu pas étrange que nos parents passent justement le plus clair de leur temps dans la Voie Lactée ?

Fils ainé : En fait je pensais que Père y allais souvent par nostalgie. Tu sais combien il était attaché à son bâtard !

Sœur : oui, peut-être au début, mais cela fait plus de trois millénaires maintenant qu’il y passe tout son temps. Non, je pense qu’il a une autre raison pour cela.

Fils ainé : tu ne crois pas qu’il est toujours à la recherche de son fils ? On ne sait toujours pas ce qu’il est devenu. On a perdu sa trace.

Sœur : J’y ai songé aussi, mais pourquoi Mère le suivrait alors ? Tu sais ce qu’elle pense de lui.

Fils ainé : tu oublies ce qu’elle nous a dit l’autre jour. Elle regrette aujourd’hui son comportement d’alors, et elle a demandé pardon à Père pour ses agissements. Donc, à mon avis, pour s’en amender, elle aide Père dans ses recherches.

Sœur : tu n’as peut-être pas tord, si on considère que cette seule information. Mais si tu prends les trois données, que je t’ai précédemment décrites, et si tu les mets en perspective, alors la seule conclusion possible, est que la Voie Lactée est la galaxie de résidence de nos deux humains.

Fils ainé : OK, tes conclusions semblent pertinentes. Cela étant dit, cette galaxie est vaste, et comment trouver leur planète ? Tu l’as dit toi-même, je n’y ai pas remis les pieds depuis plusieurs millénaires.

Sœur : je t’ai dit tout à l’heure que j’avais ma petite idée. Sais-tu sur quelle planète nos parents passent tout leur temps ?

Fils ainé : Non, ne me dis pas que tu penses que la Terre est le lieu de résidence de nos deux humains !

Sœur : je sais que depuis plusieurs millénaires, tu as en horreur ces terriens, mais oui je pense que c’est la Terre notre planète.

Fils ainé : j’ai tout fait pour les détruire. J’ai d’ailleurs créé  les Goa’uld et les Wraiths dans ce dessein. Mais mes plans ont toujours été contrecarrés. D’ailleurs je soupçonne Père et une de nos sœurs d’être les artisans de ces échecs.

Sœur : Je crains que tu n’aies raison sur ce point. Je suis persuadé que notre sœur, ta pire ennemie,  a influencé l’altérane Oma Desala pour qu’elle combatte Anubis.

Fils ainé : j’en étais arrivé à cette même conclusion. Cette salope me le paiera un jour ! Mais revenons à notre préoccupation du moment. Tu as la conviction que la Terre est la planète de résidence de ces deux humains.

Sœur : oui j’en mettrais ma main au feu. Tous les faits que je t’ai énoncé convergent vers cette conclusion. Donc je pense que nous devons continuer nos investigations sur cette planète.

Fils ainé : oui, je suis d’accord. Mais nous devons rester prudents. Si Père et Mère y sont en permanence, nous devrons redoubler de vigilance. Ce qui veut dire que ni toi ni moi nous ne pouvons nous y rendre. Cela éveillerait la méfiance de nos parents. Ils savent à quel point nous détestons cette planète. C’est pourquoi j’en reviens à mon premier plan. Maintenant que nous savons où chercher, il te reste à convaincre notre frère de nous aider, ou du moins de t’aider.

Sœur : je vais faire de mon mieux, mais sur ce point je ne peux rien te promettre. Comme je te l’ai déjà dit, Père va se méfier. Il faut que l’on trouve un autre plan au cas où.

Fils ainé : Ne t’inquiète pas, je vais y songer.

Sœur : Je te fais confiance. Par contre, il faudra aussi réfléchir à la façon dont on supprimera les deux humains. On ne pourra pas s’en occuper nous même. Père ne nous le pardonnerait jamais. Ses foudres seraient terribles et je ne me vois pas passer l’éternité dans une réalité parallèle avec aucune possibilité de s’en évader. Et tu sais aussi bien que moi dans laquelle il nous enfermerait !

Fils ainé : Je sais, mais ne t’inquiète pas, on y réfléchira quand le moment sera venu. La priorité c’est de trouver leur identité.

Sœur : tu as raison, mais le temps nous est compté. Imagine que leur progéniture soit en route, on ne peut se permettre de le voir naître. Père le prendrait sous sa protection et on ne pourrait plus le supprimer.

Fils ainé : je te promets de trouver le moyen de les supprimer avant que cela arrive.

Sœur : Bon, je vais m’occuper dès maintenant de la première phase de notre plan. Je te tiens au courant.

Sur ces paroles, elle disparut comme elle était venue. Resté seul, le fils ainé réfléchissait à ce que sa sœur lui avait dit. Plus il y pensait, plus il était persuadé qu’elle avait découvert le pot aux roses. Le descendant du bâtard devait se trouver sur Terre. Il se reprochait de ne pas y avoir songé lui-même. Son hostilité envers cette planète l’avait aveuglée. Du coup il s’était éloigné de cette galaxie. Il en payait le prix. Il ne pouvait agir par lui-même et était obligé de se reposer sur sa sœur. Non qu’il n’ait confiance en elle, mais il y a certaines choses qu’il aurait préféré faire seul. Sa présence sur Terre ne passerait pas inaperçue et éveillerait la méfiance de son père. Un risque qu’il ne pouvait prendre. Sa sœur avait raison, il devait réfléchir rapidement au moyen d’annihiler ces deux terriens sans qu’on puisse l’incriminer directement. Un sourire se dessina alors sur ses lèvres. Il venait de trouver une idée.

Au même moment sur Terre, Le Père et son épouse étaient assis dans leur salon, quand leur fils messager apparut.

Fils : Bonjour Père, bonjour mère.

Père : bonjour à toi mon fils.

Epouse : Bonjour, comment vas-tu mon chéri ?

Fils : très bien merci Mère.

Père : que nous vaut le plaisir de ta visite ?

Fils : Comme vous l’aviez prévu, mon frère ainé et ma sœur se sont réunis sur Pégase.

Epouse : il ne pouvait en être autrement. Nous commençons à bien les connaître. Le tout maintenant est de savoir ce qu’ils ont manigancé.

Père : Oh mais ça, je peux vous le dire ! Ils vont tout faire pour connaître l’identité du descendant de mon fils pour pouvoir le supprimer.

Epouse : oui, ça c’est sûr, mais comment comptent-ils s’y prendre ?

Fils : J’avoue que je ne sais pas trop, d’autant qu’ils n’en connaissent pas l’identité. Vous êtes les seuls à détenir cette information.

Père : ne les sous-estimez pas. Je les crois suffisamment retors pour trouver un moyen pour découvrir ce renseignement. C’est pour cela ma chérie que, jusqu’à nouvel ordre, cela doit rester secret. Il ne faut sous aucun prétexte communiquer cette identité à qui que ce soit. Ce n’est pas un signe de méfiance envers toi mon fils, mais il faut circonscrire cette information à un nombre très limité de personnes.

Fils : non Père, ne vous inquiétez pas, moi et les reste des membres du conseil comprenons parfaitement la raison de votre discrétion. D’autant que certains sont très influençables, si vous voyez ce que je veux dire.

Epouse : Oh oui, nous voyons très bien ce que tu sous-entends. D’ailleurs, cela m’étonne qu’ils n’aient pas encore commencé leur travail de séduction.

Père : Oh, mais ne t’inquiète pas, cela ne devrait tarder. Cela étant dit, méfions-nous tout de même, ils ont certainement concocté un autre plan. Et, je pense qu’ils vont très vite découvrir sur quelle planète chercher. Il y a trop d’indices qui vont leur permettre de trouver rapidement. Et notre fille est très intelligente. C’est pour cela qu’il va falloir resserrer la surveillance autour de nos deux amis et sur notre « couple infernal ». Fils, je te charge de cette seconde mission. Fais-toi aider de ta sœur, tu vois de laquelle dont je veux parler.

Fils : oui Père, je vois très bien, répondit-il un sourire entendu aux lèvres. Je m’en occupe dès à présent. Je vous laisse. Père, Mère, je vous embrasse.

Epouse : Au revoir mon chéri, je t’embrasse aussi, et fais bien attention à toi.

Père : sois vigilent. Il vous faudra être très discrets tous les deux. Ils vont s’attendre à ce qu’on les surveille. Au revoir mon fils.

 

Sur les paroles du père le fils disparut laissant le couple seul. Le Père sourit à sa femme et celle-ci surprise par ce sourire le regarda interrogative.

Epouse : je peux savoir ce qui te rend si joyeux ?

Père : Je réfléchissais au fait qu’à une certaine époque, j’aurais dû me méfier de toi. Je suis vraiment ravie maintenant de te savoir à mes côtés.

Epouse souriante à son tour : Je suis moi-même très heureuse d’avoir regagné ta confiance. Bon, mais la partie s’annonce difficile. Tu as un plan pour protéger nos deux tourtereaux ?

Père : oui, mais restons sur nos gardes. Nous ne sommes que deux à pouvoir les surveiller. Si seulement j’avais pu retrouver mon fils. Son aide aurait été précieuse en ce moment.

Epouse : Je sais mon chéri, et je m’en veux encore plus dans ces moments là. Je suis persuadé qu’on le retrouvera un jour. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour y parvenir.

Père : je le sais ma chérie, et tu sais que je ne t’en veux plus. Alors arrête de culpabiliser. Je suis aussi fautif que toi. Allez, il est temps de retourner travailler.

Epouse : tu as raison, allons-y.

Ils se levèrent et sortirent de la pièce pour aller s’habiller pour sortir. Le père réfléchissait encore à la conversation qu’il venait d’avoir. Son Instinct lui disait qu’effectivement, ils étaient sur le point de retrouver son fils. Des signes encourageants lui procuraient cet espoir.


FranckyDB  (04.02.2012 à 15:36)

Chapitre 12

 

Jack se réveilla aux premières lueurs qui transperçaient les rideaux de la chambre de Sam. Il leva légèrement la tête pour jeter un rapide coup d’œil au radioréveil de la jeune femme qui indiquait 6:45. Il reposa la tête sur l’oreiller et admira le visage serein de sa fiancée encore endormie. Il était allongé sur le dos,  Sam avait son bras gauche posé sur l’abdomen de son amant, sa jambe gauche reposant sur celles de Jack. Son visage était tourné vers lui et s’appuyait sur le bras droit du militaire. Un sourire béat se dessina alors sur les lèvres de Jack. Il se sentait vraiment heureux. Il se réveillait avec la femme de sa vie dans ses bras. Que pouvait-il demander de plus à la vie ?

Ils avaient passé tout leur dimanche ensemble. Ils n’étaient sortis que pour se rendre dans la maison du militaire afin qu’il prenne ses affaires de toilette et quelques vêtements de rechange. Le reste du temps, à part une petite ballade dans les bois d’une heure, et quelques interruptions pour se sustenter, ils l’avaient passé à faire l’amour. Ils avaient huit années de frustration à rattraper.

Jack  sentit la jeune femme bouger légèrement et se coller un peu plus contre lui. Il vit alors deux superbes billes bleues se fixer sur lui. A ce moment-là, il la trouva magnifique. Même au réveil, les cheveux ébouriffés, les yeux pleins de sommeil, elle restait la plus belle femme du monde. Elle lui sourit amoureusement.

Sam : Bonjour vous, déjà réveillé ?

Jack : Il y a à peine une minute, lui répondit-il en déposant un baiser sur les lèvres de la jeune femme. Tu as bien dormi ?

Sam : Peu mais bien, dit-elle avec un regard malicieux. Et toi ?

Jack : Idem.

Sam : Quelle heure est-il ?

Jack : 6:48. On a encore un peu de temps.

Sam : Ah, et comment comptes-tu occuper ce temps libre ?

Jack la regarda un sourire aux lèvres. Cette femme l’étonnera toujours. Jamais il n’aurait osé l’imaginer aussi entreprenante. Il adorait ça. Il se tourna vers elle, passa sa main gauche dans le dos de la militaire, la colla encore plus contre lui et emprisonna ses lèvres pour un baiser passionné. C’est le manque d’air qui stoppa le balai de leurs langues. Il colla son front au sien.

Jack : En tout cas ce n’est pas en discussion, lui répondit-il en souriant.

Ils repartirent dans un nouveau baiser. Après une demi-heure d’ébats torrides, ils avaient retrouvés leur position initiale, Jack sur le dos, les yeux fixant le plafond, Sam blottie dans ses bras.

Jack : Bon, maintenant, pour le coup, nous sommes en retard.

Sam : Ouais, et bien tant pis, ça valait le coup, rétorqua-t-elle un sourire béat aux lèvres, non ?

Jack : Oh que si. Seulement, pour moi, on a l’habitude que je sois en retard, il en est tout autrement pour toi.

Sam : Bon, je vais donc prendre ma douche tout de suite, comme cela j’arriverai avant toi, mon Général.

Jack : Non, dit-il, j’ai une meilleure idée.

D’un geste brusque, il  repoussa draps et couette aux pieds du lit, ce qui fit sursauter la jeune femme. Il se leva, fit le tour du lit, s’approcha de sa compagne, passa son bras droit sous les genoux de celle-ci alors que son bras gauche prit possession de son cou. Il la souleva et se dirigea vers la salle de bain. Sam posa sa tête dans le cou du militaire, un sourire de satisfaction sur les lèvres. Elle aimait ce côté très viril de son homme.

Sam : Tu sais, cela ne va pas arranger notre retard.

Jack : On s’en fout Sam. Qui est le chef après tout.

Il leur fallut une demi-heure de plus pour prendre leur douche « crapuleuse ». Ils s’habillèrent rapidement et descendirent dans le salon. Ils décidèrent de prendre leur café au mess de la base pour gagner un peu de temps. Jack récupéra sa veste et les clés de son 4x4. Il vit alors que Sam prenait son propre trousseau.

Jack : Tu comptes prendre ta voiture ?

Sam : Oui, pourquoi ?

Jack : Et bien je pensais qu’on pourrait y aller avec un seul véhicule.

Sam : Jack, que vont dire nos collègues s’ils nous voient arriver ensemble ?

Jack : Sam, ils vont bien apprendre un jour que nous allons nous marier. De toute façon, connaissant Daniel, il va bien remarquer ta bague de fiançailles.

Sam : A vrai dire, je comptais la cacher avec mes plaques autour de mon cou. Tu ne crois pas que, avant de nous afficher publiquement, tu devrais annoncer notre décision au Président.

Jack : Ok, t’as raison. Mais promets-moi que ce soir nous rentrerons ensemble.

Sam : Je ne comptais pas rentrer sans toi, mon amour, lui répliqua-t-elle en s’approchant de son homme et lui déposant un léger baiser sur les lèvres.

Sam récupéra son manteau dans son placard et ensemble ils sortirent de la maison de la militaire. Ils se dirigèrent chacun vers leur véhicule et, en se suivant, ils prirent la direction de Cheyenne Mountain, qu’ils atteignirent vingt minutes plus tard. Une fois le premier poste de garde franchi, ils garèrent leurs voitures dans le parking et se rejoignirent à la cage d’ascenseurs. Jack appuya sur le bouton pour appeler celui-ci. Deux minutes plus tard, les portes coulissèrent et Jack posa sa main droite dans le bas du dos de la jeune femme et  l’invita à pénétrer dans l’ascenseur. Il appuya sur le bouton indiquant l’étage du laboratoire de la scientifique et sur celui de son bureau. Les portes se refermèrent sur nos deux militaires.

Jack : Tu devrais en profiter pour cacher ta bague.

Sam opina de la tête. Elle retira l’anneau de son doigt, dégagea les plaques de son cou et accrocha la bague. Elle se tourna vers son supérieur et lui décocha un sourire.

Sam : Voilà qui est fait, mon Général. Vous passez me chercher dans mon labo pour prendre un café au mess, Monsieur ?

Jack : Ce sera avec plaisir Carter, lui répondit-il un sourire narquois aux lèvres.

L’ascenseur s’arrêta au 19èmeétage. Les portes s’ouvrirent et la militaire sortit en adressant un dernier sourire à son supérieur. Celui-ci la regarda s’éloigner en admirant sa croupe. Il secoua la tête pour se vider des pensées coquines qui l’avaient assailli. Cette femme avait un effet dévastateur sur lui. Il sourit. Le signal d’arrivée à son étage le ramena à la réalité. Les portes s’ouvrirent et, d’un pas assuré, il se dirigea vers son bureau. Walter l’attendait déjà pour un résumé de son agenda.

Dix minutes plus tard, installé dans son bureau, il décrocha le téléphone rouge pour appeler la Maison Blanche. Une secrétaire lui répondit, il se présenta et demanda à parler au chef de la nation. Au bout d’une minute, il reconnut la voix du Président.

Hayes : Bonjour Jack, comment allez-vous et que me vaut un appel aussi matinal ?

Jack : Bonjour, Monsieur le président, désolé de vous déranger si tôt mais vous vouliez une réponse rapide à votre proposition et, ma décision étant prise, je voulais vous en informer au plus tôt.

Hayes : Ah, vous avez bien fait alors. J’étais impatient de la connaître.

Jack : Tout d’abord, Monsieur, laissez-moi vous annoncer en avant-première que le Lieutenant-Colonel Carter et moi-même allons nous marier.

Hayes : Ouah, toutes mes félicitations à vous deux pour cette fantastique nouvelle. Depuis le temps que nous attendions d’entendre cela.

Jack : Comment ça, Monsieur le Président ?

Hayes : Jack, tout le monde autour de vous s’était rendu compte des sentiments que vous aviez l’un pour l’autre. Depuis que j’ai abrogé la loi de non-fraternisation, j’avais engagé un pari avec Georges Hammond sur le temps que vous mettriez à vous déclarer au Lieutenant-Colonel. Force est de constater d’ailleurs que j’ai gagné. Georges pensait que vous seriez plus long.

Jack : En plus vous avez parié, dit-il en souriant. Je crois que je vais avoir une discussion sérieuse avec Georges. Pour le reste, reprit-il en redevenant sérieux, j’accepte le poste à la tête du Système de Défense Terrien pour peu qu’il soit installé à Cheyenne Mountain, comme nous en avions convenu. Quant au Colonel Carter, j’use à bon escient de ce nouveau grade car elle a accepté de diriger le nouveau centre de recherches et elle renonce aux missions off-world.

Hayes : Vous m’en voyez ravi et je suis heureux de vous l’entendre dire. Ce n’était pas à l’origine ma vision des choses mais force est de constater que mettre le SDT à Colorado Springs peut avoir ses avantages. Et bien écoutez, je vous envoie dès cet après-midi un de mes tout nouveaux conseillers avec les papiers officialisant tout cela. Il vous sera dédié à cent pour cent pour vous aider à mettre en place cette nouvelle organisation. Et puis encore félicitations pour votre future union et pour votre nouvelle affectation et promotion Major Général O’Neill.

Jack : Merci pour votre confiance Monsieur.

Hayes : Par contre, vous continuez en attendant de vous occuper de la situation avec les Théosiens jusqu’à ce que votre remplaçant arrive et même au-delà d’ailleurs. A ce propos, vous avez une idée du nom de celui-ci ?

Jack : Je pense effectivement à quelqu’un que je connais très bien mais laissez-moi encore quelques jours pour vous proposer un nom définitif.

Hayes : Ok, j’attends votre proposition à la fin de la semaine. Allez, je suis obligé de vous abandonner, on m’attend pour une réunion. Merci pour votre appel, ainsi je commence bien la semaine.

Jack : Merci Monsieur le Président et bonne journée.

Jack raccrocha le combiné un sourire aux lèvres. Ce coup de fil venait de dessiner son avenir et celui de sa fiancée. S’il n’y avait pas cette menace théosienne, il aurait pu dire que tout allait à la perfection. Mais bon, il pouvait quand même se sentir heureux, il allait épouser l’Amour de sa vie et travailler avec elle.

Il regarda sa montre et, comme il avait trois quart d’heure avant son prochain rendez-vous, il se leva pour aller chercher Sam et prendre un petit-déjeuner ensemble, comme il lui avait promis. Cinq minutes plus tard, il s’appuyait sur le chambranle de la porte du labo de la scientifique et l’observa  taper sur son clavier. La jeune femme n’avait pas remarqué la présence de son  supérieur.

Jack : Au moins, on peut dire que tu es concentrée.

Sam : Oh Jack, dit-elle en levant la tête surprise par l’intrusion de son futur mari. Je ne t’avais pas entendu arriver.

Jack : Je le vois bien, dit-il en souriant. Tu es prête.

Sam : Bien sûr mon Général. Jack à partir de maintenant, on applique le protocole.

Jack : Ok. Mais sache que je viens de raccrocher avec le Président. Je lui ai annoncé notre futur mariage et notre décision quant à nos carrières. Il nous présente ses félicitations de bonheur pour notre union et nos promotions. Il nous envoie les papiers officiels cet après-midi par l’intermédiaire d’un de ses conseillers qui aura en plus pour mission de nous aider à mettre en place la nouvelle organisation. Alors félicitations Colonel Samantha Carter.

Sam : Merci et félicitations à vous Major-Général Jack O’Neill avec deux L et deux étoiles pour le coup.

Jack : Ouais t’as raison, lui répliqua-t-il en souriant. Bon, on va le prendre ce petit déjeuner ?

Sam : Allons-y, Monsieur.

Elle se leva et fit le tour de son bureau pour rejoindre son supérieur de fiancé et, ensemble, ils se dirigèrent vers le mess. En chemin, Sam se tourna vers Jack et l’arrêta en le retenant par le bras.

Sam : Au fait, quand comptez-vous annoncer tous ces évènements, mon Général ? Elle employait le vouvoiement  et son grade à dessein, au cas où quelqu’un surprendrait leur conversation.

Jack : Je ferai une annonce officielle en fin de semaine à toute la base, le temps de donner le nom de mon remplaçant au Président. Mais à nos amis, je pense que l’on peut les mettre dans la confidence dès à présent. Teal’c doit rentrer demain. Dès son retour, on les invite à la maison et on leur annonce tout. Il faudra demander à Cassie de rentrer.

Sam : Ok cela me convient. Je me charge des invitations. Vous avez une idée pour votre successeur à la tête du SGC ?

Jack : Oui, peut-être. Mais je vous en reparlerai plus tard.

Ils reprirent leur chemin vers le mess. Ils firent la queue pour remplir leurs plateaux et se dirigèrent vers la table que leur ami archéologue occupait déjà. Mais à leur grande surprise, celui-ci était accompagné.

Jack : Teal’c, que faites-vous ici ? Je croyais que vous ne rentriez que demain. Et pourquoi n’ai-je pas été informé de votre retour ? Bonjour Daniel.

Daniel : Bonjour Jack, bonjour Sam.

Sam : Bonjour Daniel, bonjour Teal’c. Ravie de vous revoir.

Teal’c : Colonel Carter, O’Neill, les salua-t-il en inclinant légèrement la tête. En fait je suis rentré ce matin de bonne heure. C’est le Colonel Reynolds qui m’a accueilli.

Jack : Ah, je comprends mieux. Je ne l’ai pas encore vu ce matin pour le débriefing du week-end. Mais comment se fait-il que vous soyez revenu plus tôt. Ishta vous a fait des misères ? Rit-il à l’unisson avec les deux autres.

Teal’c : Non O’Neill, répondit-il très sérieusement. Mais j’ai assisté à un conseil des leaders jaffas et il  a été évoqué la menace des Théosiens. J’ai préféré rentré pour vous apporter mon aide.

Jack : Je n’en attendais pas moins de vous Teal’c. Merci. En plus, je suis ravi d’apprendre que nos alliés prennent le sujet au sérieux.

Le jaffa inclina la tête en signe de remerciement.

Sam : Comme nous sommes tous réunis, nous voulions vous annoncer que nous avions convenu d’organiser une soirée chez le Général demain soir. Et bien sûr vous êtes cordialement invités. Cassie sera aussi des nôtres, du moins je l’espère.

Daniel : En quel honneur cette petite sauterie ?

Jack : J’ai plusieurs choses à vous annoncer.

Daniel : Ah, et quoi ?

Jack : Soyez patient jusqu’à demain soir, Dany Boy. Après vous dites que c’est moi l’impatient ! Carter, vous aurez le temps de vous occuper des courses ? Je crains d’être un peu débordé ces prochains jours.

Sam : Je vais me débrouiller mon Général. J’ai carte blanche pour le menu ?

Jack : Oui, faites au mieux Carter, je vous fais confiance.

L’archéologue les observait tous les deux. Ils avaient l’air différent, les regards qu’ils échangeaient étaient plus profonds et il n’avait jamais vu Sam aussi rayonnante. Il était sûr qu’il se passait quelque chose entre eux mais comme, selon  lui, la loi étant toujours existante, il ne savait pas trop définir de quelle nature était ce changement qu’il notait chez ses amis. Ils terminèrent leur collation et chacun retourna à ses occupations.

Pour chacun d’eux la matinée passa très rapidement. Jack avait été pris par différentes réunions et dossiers à étudier. Sam continua à travailler sur le système de camouflage des Théosiens et appela Cassandra pour l’inviter à les rejoindre le lendemain soir chez Jack. La jeune fille avait tenté d’en savoir plus sur les raisons de cette soirée mais Sam ne lui avait rien dévoilé. Teal’c et Daniel, quant à eux, avaient continué à traduire les documents des Théosiens. A l’heure du déjeuner, tout ce petit monde s’était retrouvé au mess pour partager leur repas. Daniel avait tenté à plusieurs reprises d’en savoir plus sur les fameuses annonces de Jack. Mais, sous le regard noir de son ami, il avait renoncé.

En début d’après-midi, Jack était assis dans son bureau concentré sur l’étude d’un dossier qui, pour une fois, semblait intéressant quand quelqu’un frappa à sa porte. Il invita l’importun à entrer et vit son aide de camp pénétrer dans son bureau.

Walter : Désolé de vous déranger mon Général, dit le Sergent gêné, mais Monsieur Peter Godgreek demande à vous voir. Il dit que c’est urgent et qu’il est le conseiller du Président Hayes.

Jack : Ah oui, merci Walter, je l’attendais. Le Président m’avait prévenu. J’ai oublié de vous en parler. Faites-le entrer.

Walter sortit du bureau pour en revenir accompagné d’un homme âgé d’une cinquantaine d’années, d’une stature imposante et vraiment très bel homme. Il dégageait une impression de bonté. A première vue, cet homme inspirait confiance. De plus son visage lui rappelait quelqu’un mais il était incapable de se rappeler qui. Pendant que Walter quittait la pièce en fermant la porte, le conseiller pénétra franchement dans le bureau du Général qui se leva pour l’accueillir et lui tendit la main pour le saluer.

Jack : Enchanté Monsieur Godgreek, bienvenue au SGC.

Peter : Ravi de faire enfin votre connaissance Général O’Neill. J’ai tellement entendu parler de vous que c’est un honneur de vous rencontrer. Et, comme nous sommes appelés à travailler ensemble ces prochaines semaines, je vous en prie, appelez-moi Peter.

Jack : Merci et, dans ce cas, appelez-moi Jack. Mais asseyez-vous Peter.

Peter : Merci Jack. Tout d’abord permettez-moi de vous féliciter pour cette promotion.

Il ouvrit sa serviette et en extrait des documents qu’il tendit à Jack.

Peter : Ce sont les papiers officiels de votre nomination à la tête du SDT ainsi que les documents de votre promotion au grade de Major-Général. Vous y trouverez aussi ceux concernant le Colonel Carter. Ah et bien sûr l’abrogation de la loi de non-fraternisation pour la base de Cheyenne Mountain.

Jack : C’est parfait tout cela, dit-il en prenant les documents des mains de Peter. Nous allons demander alors au nouveau Colonel Carter de nous rejoindre.

Il décrocha le combiné et composa le numéro direct du labo de la scientifique. Au bout de quelques sonneries, il reconnut la voix de sa fiancée.

Sam : Carter !

Jack : O’Neill à l’appareil. Le conseiller du Président est dans mon bureau, vous pourriez venir nous rejoindre Carter.

Sam : J’arrive immédiatement mon Général.

Jack raccrocha et se retourna vers Peter.

Jack : Elle arrive. Cela fait longtemps que vous travaillez avec le Président ?

Peter : Non, cela fera trois mois dans deux jours. Je travaillais au Pentagone auparavant. J’ai été recruté par son cabinet pour ma connaissance du programme « Porte des Etoiles ». Et j’ai aussi travaillé avec le Général Hammond au SDT.

Jack : Ah, vous connaissez bien Georges alors, et le SDT. Ce qui est plutôt bien pour le travail pour lequel on vous a missionné.

Peter : Oui et j’ai énormément apprécié de travailler avec lui. C’est un des hommes les plus compétents et droits avec lesquels j’ai été amené à collaborer. Et, en effet, ma connaissance du SDT va nous être utile pour notre collaboration.

Jack : Oui, Georges a laissé un souvenir indélébile dans cette base. Il était apprécié de tous les hommes. Et pour ce qui est de notre collaboration, mon instinct me dit que cela va très bien se passer.

Peter : Je crois savoir que votre notoriété auprès des hommes de cette base n’a rien à envier à celle du Général Hammond.

Jack : Merci Peter.

On frappa à la porte. Jack invita le nouveau venu à entrer et c’est sans surprise qu’il vit son second pénétrer dans son bureau. Sam adressa un sourire à son supérieur et se tourna vers Peter pour le saluer. Celui-ci se leva. Elle fut impressionnée par la stature et le charisme de l’homme. Il était très bel homme. Il inspirait confiance et il devait plaire aux femmes. Mais elle, elle n’avait d’yeux que pour Jack. Mais c’est son sourire qui la perturba le plus. Il ressemblait à quelqu’un qu’elle connaissait très bien mais comment cela pouvait être possible. Elle chassa cette idée de sa tête et elle lui sourit en lui tendant la main.

Jack : Peter, je vous présente le Lieutenant-Colonel, que dis-je, le Colonel Samantha Carter. Carter, je vous présente le conseiller du Président, Peter Godgreek. Comme je vous l’ai déjà dit, Monsieur Godgreek va nous accompagner dans la mise ne place de la nouvelle organisation.

Peter : Colonel Carter, je suis vraiment ravi de faire votre connaissance. J’ai beaucoup entendu parler de vous, que ce soit par le Président ou le Général Hammond et même par vos anciens collègues du Pentagone. Et, s’il vous plait, appelez-moi Peter.

Sam : Enchantée Peter. Dans ce cas, appelez-moi Sam.

Peter : Je crois savoir que les félicitations sont de rigueur. Il y a bien-sûr votre nomination et votre promotion mais il y a aussi un heureux évènement en préparation. Alors permettez-moi de vous présenter tous mes vœux de bonheur à tous les deux.

Jack : Merci, répondit-il surpris qu’il soit au courant de son mariage avec Sam. Mais pourrions-nous vous demander de rester discret sur ce sujet tant que nous n’avons pas fait d’annonce officiel ?

Peter : Cela va de soi, bien sûr.

Jack : Bon, dit-il se tournant vers Sam. Peter nous a amenés tous les papiers officiels. Tu es officiellement promue Colonel et affectée à la direction du centre de recherches du SDT.

Sam : Merci Peter pour vos félicitations. Et, se tournant vers jack, merci mon Général.

Jack : Bon, asseyez-vous. Et si nous commencions par réfléchir à un plan de travail.

Ils travaillèrent deux heures pleines à l’élaboration de ce plan et se séparèrent. Peter retourna à Washington et ils avaient prévu qu’il revienne la semaine suivante. Il passerait la fin de semaine à travailler dans les bureaux du SDT de Washington pour préparer le déménagement. Ce qui éviterait notamment les questions que pourrait susciter sa présence au SGC tant que l’annonce officielle n’aura pas été faite. Jack s’occuperait de faire restaurer et aménager les bureaux vides du SGC. Quant à Sam, en liaison avec Peter, elle aurait à charge le déménagement des laboratoires de recherches.

Sam retourna dans son labo pour continuer de travailler sur ses recherches. Quant à Jack, il retourna à l’étude de son dossier. Il assista ensuite aux débriefings des deux missions de SG 11 et SG16. Puis il termina sa journée à lire différents dossiers.

Vers vingt heures, il rangea ses affaires et sortit de son bureau pour se diriger vers le laboratoire de son second. Celle-ci avait déjà rangé ses affaires et attendait son homme pour pouvoir rentrer. A son arrivée, ils se rendirent ensemble dans leur vestiaire pour endosser leurs vêtements civils. Une fois prêts, ils prirent l’ascenseur pour se rendre au parking où ils récupérèrent chacun leur véhicule. Ils prirent la direction de Colorado Springs et arrivèrent au domicile de la jeune femme vingt minutes plus tard. Ils passèrent une soirée tranquille devant la télévision en dégustant un repas Thaï qu’ils s’étaient fait livrer. Ils se couchèrent aux alentours de vingt-trois heures mais ne s’endormirent que vers minuit, ébats amoureux obligent.


FranckyDB  (04.04.2012 à 23:04)

Chapitre 13

 

Le Docteur Elizabeth Weir se réveilla en sursaut. Elle ne mit pas longtemps à déterminer la source de ce réveil brutal. Son communicateur sonnait. Elle roula sur la gauche de sa couchette et le récupéra de sa main droite. 

Elizabeth: Elizabeth Weir !

? : Bonjour Elizabeth, c’est John. Désolé de vous réveiller, mais nous avons une urgence.

Elizabeth : Bonjour John, C’est quoi cette urgence.

John : Vous feriez mieux de venir en salle de contrôle, Il faut que vous voyiez ça.

Elizabeth : Bon ok, je suis là dans 10 minutes.

John : A tout de suite…

Elizabeth reposa le communicateur, et se leva pour s’habiller rapidement. Elle était inquiète. Pour que le Major Sheppard  la réveille, cela devait être grave. D’un pas ferme, elle sortit de ses quartiers et se dirigea vers la salle de contrôle. Elle pénétra dans la pièce et fut surprise d’y trouver le Dr Rodney McKay, Teyla et Ronon qui l’attendaient. Que se passait-il donc ?

Tous : Bonjour Docteur.

Elizabeth : Bonjour tout le monde. Quel comité d’accueil. Alors pourquoi m’avoir réveillé à trois heures du matin.

Rodney : Venez voir, dit-il en montrant un écran, vous allez comprendre.

Elle s’approcha de l’écran désigné et resta interdite devant le spectacle qui s’offrait à elle. Elle reprit ses esprits au bout de quelques secondes et se tourna vers le militaire.

Elizabeth : Mais qu’est-ce que c’est ?

John : A votre avis, à quoi cela ressemble-t-il ?

Elizabeth : A une magnifique cité, comme je n’en ai jamais vu ! Mais où l’avez-vous trouvé ?

Teyla : c’est cela le plus étrange. Le Lieutenant Ford revenait d’une mission d’exploration d’une planète sans porte des étoiles, quant son jumper  reçut un signal.

Ronon : Ford s’est alors dirigé vers la source de ce signal et a découvert une planète qui n’était absolument pas répertoriée. Et c’est en explorant la surface de celle-ci, qu’il a découvert cette cité.

Elizabeth : Bon, ok. Ford a trouvé une nouvelle planète et une magnifique cité, mais pourquoi me réveiller. Cela pouvait attendre…

John : Elizabeth, c’est à l’évidence une cité théosienne.

Elizabeth : Vous croyez, dit-elle inquiète pour le coup.

Rodney : D’après les descriptions qui nous sont parvenues du SGC, il n’y a aucun doute.

John : Et le Général O’Neill a été très clair. Il faut leur communiquer toutes informations relatives à cette civilisation, et dans les plus brefs délais. Connaissant O’Neill, s’il a insisté sur ce point, c’est que la menace est réelle.

Elizabeth : Si vous êtes certains que c’est une cité théosienne, vous avez raison, il faut prévenir la Terre de toute urgence. Où sont Ford et son équipe actuellement ?

John : Ils sont en orbite autour de la planète. Il a demandé la permission d’atterrir et d’explorer la cité, mais je lui ai ordonné d’attendre vos ordres.

Elizabeth : Et vous avez bien fait ! Il doit rester en orbite. Si la menace, comme vous le dites, est réelle, alors il ne doit en aucun cas s’en approcher. On doit attendre les ordres du Général O’Neill.

John : Je suis d’accord avec vous.

Elizabeth : Rodney, mettez-nous en communication avec la Terre immédiatement. Vous John, appelez le Lieutenant  Ford et communiquez-lui son nouvel ordre de mission.

Alors que les autres s’affairaient à la tâche qui venait de leur être confiée, Elizabeth se dirigea vers son bureau. Quelques minutes plus tard, McKay l’informa que la communication était établie. Elle lui demanda de prévenir le major Sheppard pour qu’il la rejoigne. Elle alluma son écran. John entra dans son bureau.

Au même instant, au SGC, le Sergent Harriman sursauta en entendant la porte des étoiles s’activer. Il se précipita sur le haut-parleur intérieur de la base.

Walter : Activation non programmée de la Porte des étoiles ! Je répète, activation non programmée de la Porte des étoiles !

Jack était assis dans son bureau en compagnie de l’équipe SG1 quand il entendit le message.

Jack : Que se passe-t-il encore ? Nous n’attendons aucune équipe SG avant ce soir.

Il se leva précipitamment et accompagné de son ancienne équipe, se dirigea vers le poste de contrôle. Il se positionna derrière son aide de camp.

Jack : Walter, que se passe-t-il ?

Walter : je ne sais pas mon Général, je n’ai pas encore reçu de signal.

Jack : Fermez l’iris dans ce cas.

Un signal s’afficha à ce moment-là sur l’écran.

Walter : C’est le signal d’Atlantis, Monsieur.

Jack se tourna vers la pendule indiquant l’heure et fit une petite grimace en se tournant vers son second.

Jack : Il est aux environ de trois heures trente du matin sur leur planète. Cela ne présage rien de bon. Walter, ouvrez l’iris et passez-moi la communication dans mon bureau. Suivez-moi, dit-il en se tournant vers son équipe phare, allons voir ce que nous veut le Docteur Weir.

Toute l’équipe se dirigea vers le bureau du chef de la base. Arrivé dans la pièce, Jack regagna son fauteuil. Il fit signe à Sam de le rejoindre, pendant que les deux autres s’installaient dans les fauteuils  face au bureau du Général. Jack alluma son écran. Il vit alors apparaître les visages du Docteur Weir et de son second. Il remarqua tout de suite leurs mines inquiètes.

Jack : Bonjour Elizabeth, Bonjour Sheppard. Que me vaut l’honneur d’une communication aussi matinale, du moins chez vous.

Elizabeth : Bonjour Jack, Bonjour Sam, les salua-t-elle ayant reconnu la scientifique derrière le chef du SGC. Nous avons en effet une information primordiale à vous communiquer. Mais je laisse le Major Sheppard vous en parler.

John : Bonjour mon Général, mon Colonel. Voilà, au retour d’une mission de reconnaissance dirigée par le Lieutenant Aiden Ford, son équipe et lui ont reçu un signal étrange dans leur jumper. L’origine de celui-ci se situait sur une planète non répertoriée. L’exploration de cette dernière a dévoilé une cité magnifique dont nous vous envoyons les vidéos  que Ford a réalisées.

Sur l’écran de Jack, s’affichèrent les premières images de la cité. Sam émit alors un cri de surprise. Jack se retourna vivement vers sa subordonnée. Les deux autres membres de l’équipe se précipitèrent derrière Jack pour voir l’écran.  La jeune femme, la main sur la bouche, regarda son supérieur.

Jack : Carter, que vous arrive-t-il ?

Sam : C’est la même cité que nous avons découvert sur P3X349, Monsieur.

Daniel : Je confirme, jack !

Les images de la cité disparurent alors de l’écran pour laisser place aux visages du Docteur Weir et de son second. Ils remarquèrent tout de suite que Jack et son équipe avaient tous maintenant un air soucieux, Teal’c mis à part, le jaffa ne laissant jamais transparaître ses émotions.

Elizabeth : Bonjour à vous messieurs, dit-elle s’adressant à l’archéologue et au jaffa qui la salua d’un hochement du chef. Donc d’après votre réaction, il s’agit bien d’une cité théosienne que le Lieutenant Ford a découvert.

Daniel : Bonjour à vous deux aussi. Oui je vous le confirme. Elle est identique à celle que nous avons nous-mêmes visitée sur P3X349.

Sam : Major, quand le Lieutenant a-t-il reçu ce signal ?

John : Il y a environ deux heures. Il a mis une petite heure pour atteindre la planète. Nous avons reçu les premières images il ya une demi-heure. Nous vous avons contacté aussitôt.

Jack : Bravo pour votre promptitude à tous les deux. Et où sont le Lieutenant Ford et son équipe actuellement ?

Elizabeth : Nous leur avons ordonné de rester en orbite autour de la planète et de ne surtout  pas s’approcher de la cité, à moins que vous nous donniez un ordre contraire Général.

Jack : Surtout pas. Qu’ils n’entreprennent rien sans ordre exprès de ma part ou du Colonel Carter. Je vais immédiatement appeler le président pour le tenir informé des derniers évènements. Je reprends contact avec vous très rapidement pour vous donner mes nouveaux ordres. D’ici là, vous ne faites rien sans m’en avertir. Bon boulot, et vous féliciterai le Lieutenant Ford de ma part. A plus tard.

John : A vos ordres, mon Général

Elizabeth : Nous attendons de vos nouvelles Jack, dit-elle en se penchant sur son écran pour couper la communication.

Jack se retourna vers ses amis, pour jauger leurs réactions. A part Teal’c, qui comme à son habitude, ne laissait transparaître aucun sentiment, les deux autres semblaient très inquiets. Lui-même, son instinct lui indiquait que cet évènement ne laissait présager rien de bon. Il était même persuadé que les Théosiens leur tendaient un piège. Ils devaient maintenant savoir que leur existence avait été dévoilée. Et au vu de ce qu’il s’était passé il y a trois siècles  sur P3X349, il y avait de quoi être vigilent. Il invita SG1 à s’asseoir. Une fois son ancienne équipe installée, il rompit le silence lourd qui régnait depuis la fin de la communication avec la base d’Atlantis.

Jack : Alors qu’en pensez-vous ?

Daniel : A mon avis, cette apparition, contrairement à la précédente, est volontaire. Maintenant, il nous faut chercher les raisons de cette soudaine révélation.

Sam : Je suis d’accord avec Daniel. Cette apparition n’a rien d’accidentelle. Mais pourquoi dans la galaxie Pégase ?

Teal’c : Je me pose la même question.

Jack : Oui, on est tous d’accord sur ces points. Cette apparition est voulue, et le choix de Pégase n’est pas un  hasard. Le tout maintenant, c’est de trouver des réponses. Que suggérez-vous Carter ?

Sam : L’idéal serait que SG1 se rende sur place, mon Général. Mon équipe a déjà visité une de ces cités. On saurait se diriger  plus rapidement.

Jack : Oui, mais cela présuppose qu’elle soit désertée. Or,  si comme nous le pensons, ils nous l’ont dévoilé à dessein, mon instinct me dit que c’est un piège. Ils nous attendent sûrement  de pieds fermes, répliqua-t-il, n’aimant pas du tout l’idée que Sam puisse se mettre en danger

Teal’c : Le Colonel Carter a raison, O’Neill. Même s’ils nous attendent, notre connaissance du terrain sera un avantage.

Daniel : il y a quand même un problème de taille. Comment se rend-on sur Atlantis ?

Sam : Vous avez raison, c’est une question essentielle, Daniel. La porte des étoiles, il ne peut en être question. Notre source d’énergie actuelle est juste suffisante  pour nos communications. Et le voyage avec le Dédale serait trop long.

Jack : Oui en effet, cela semble insoluble  dit-il finalement content que ce problème technique évite que Sam prenne des risques.

Sam : Il y aurait bien une solution…

Jack : Laquelle, demanda-t-il furieux qu’elle insiste dans cette voie.

Sam : Thor. Le vaisseau des Asgardes pourrait nous y transporter en quelques jours. En plus, il serait ravi d’explorer cette cité. Sans compter que sa technologie pourrait nous être utile en cas de problème.

Daniel : C’est une excellente idée Sam !

Jack : Ouais, ça semble une idée pertinente ajouta-t-il déçue. Mais avant tout cela, je dois en référer au Président.

Sam : Vous n’avez pas l’air très convaincu, Monsieur.

Jack : Je ne sais pas. Mon instinct me dit que je vous envoie tout droit dans un piège, et je n’aime pas du tout cela. Mais bon, nous n’avons pas vraiment le choix.

Sam comprit à son air et à son regard appuyé, qu’en fait il était très inquiet pour elle. La jeune femme savait que depuis qu’il ne participait plus aux missions off-world, il était très anxieux pour son ancienne équipe. Mais maintenant qu’ils étaient en couple, elle imaginait que son angoisse serait encore plus grande. Elle le regarda avec un sourire qu’elle espérait rassurant.

Sam : Ce ne sera pas la première fois que cela nous arrivera, mon Général.

Jack : Non, je sais, mais j’étais à vos côtés. Bon, rien ne sert de tergiverser. Il faut organiser cette mission. Vous pouvez me laisser, je dois appeler le Président. A plus tard, on se voit pour le déjeuner.

Les Trois membres de SG1 se levèrent pour sortir du bureau. Une fois seule avec son supérieur,  Sam se retourna vers son  fiancé avant de quitter la pièce,  et lui adressa un sourire tendre.

Sam : Tu es sûr que ça va aller Jack ?

Jack : Comment veux-tu que ça aille, quand j’ai l’impression de t’envoyer à la mort, et que je ne serai pas là pour te protéger.

Sam : Je ne serai pas seule. Teal’c et Daniel seront là pour veiller sur moi. Et on aura Thor et sa technologie. Ne t’inquiète pas, je ne prendrai pas de risque inconsidéré.

Jack : Je sais, Sam, j’ai confiance en toi. Mais c’est plus fort que moi. Je t’aime, et je ne suis pas prêt à te perdre maintenant que tu fais partie de ma vie.

Sam : Et tu ne me perdras pas Jack, je te le promets. Je t’aime moi aussi, et j’ai envie de vivre à tes côtés le plus longtemps possible. J’ai trop attendu pour gâcher cela. Je serai très prudente.

Jack : Tu as intérêt, ou je te tue, dit-il affichant enfin un sourire. Allez, laisse-moi maintenant.

La jeune femme sortit de la pièce en souriant à sa palisanterie.  Jack s’empara du combiné du téléphone rouge et composa le numéro de la Maison Blanche. Au bout de quelques sonneries, on décrocha. Il se présenta et demanda à parler au Président Hayes de toute urgence. Il patienta quelques minutes et entendit enfin la voix du chef de la nation.

Hayes : Bonjour Jack, qu’y a-t-il de si urgent ?

Jack : Bonjour Monsieur. Désolé de vous déranger en pleine réunion, mais on vient de me rapporter un évènement des plus étranges et qui demande une décision rapide quant aux actions à mener.

Hayes : Ah, et quel est-il ?

Jack : Ce matin, nous avons été contactés par la base d’Atlantis. Lors d’une mission d’exploration, une de leurs équipes est tombée sur une cité théosienne.

Hayes : Quoi ! Comment est-ce possible ?

Jack : Nous pensons que cette apparition n’est pas fortuite, Monsieur. A notre avis, elle est apparue à dessein.

Hayes : Vous pensez qu’ils cherchent à nous contacter ?

Jack : Je ne sais pas, mais je ne crois pas. Avec leur technologie, s’ils avaient voulu nous contacter, ils l’auraient fait plus directement, et pourquoi apparaitre dans la galaxie Pégase ?

Hayes : Vous avez raison. Alors à votre avis, que veulent-ils ?

Jack : J’avoue que je n’en sais rien, si ce n’est que mon instinct me dit que c’est un piège.

Hayes : Alors que proposez-vous ?

Jack : Le Colonel Carter suggère que nous envoyons une équipe SG sur cette planète pour explorer cette nouvelle cité, afin de  découvrir les raisons de cette soudaine apparition. Et, elle et son équipe se porte volontaire pour cette mission.

Hayes : Je vois que la future madame O’Neill est toujours prête à en découdre !

Jack : Oui Monsieur le Président, sourit-il, elle n’a jamais eu peur d’affronter le danger. Mais en l’occurrence, elle a des arguments de poids. C’est la seule équipe qui a déjà pu visiter une de leurs cités. Et dans ce contexte, il est vrai que la connaissance du terrain est un atout.

Hayes : Bon, cela me semble effectivement pertinent que ce soit SG1 qui se voit confier cette mission. Et vous qu’en pensez-vous ?

Jack : Je suis d’accord avec vous et le Colonel Carter. Mais après réflexion je vais y adjoindre l’équipe SG3.

Hayes : Cela me semble une bonne idée, en effet.

Jack : Pour le transport et pour gagner du temps, nous avons pensé demander à nos alliés Asgardes de nous y conduire. De plus, leur technologie pourrait s’avérer des plus utiles.

Hayes : Cela me semble judicieux en effet. Ils sont nos partenaires privilégiés sur cette affaire. Alors profitons-en. Mais pourquoi avez-vous dit « nous y conduire ». Ne me dites pas que vous comptez être du voyage Jack !

Jack : Je vois que rien ne vous échappe Monsieur le Président. En effet, je voulais vous demander la permission de pouvoir les accompagner, Monsieur. Je pense qu’il est primordial que je puisse me faire une idée bien précise du danger qui nous guette. Il faut que je voie une de leurs cités de plus près.

Hayes : Oui mais Jack, vous avez des chantiers en cours et pas des moindres. Vous avez la mise en place de cette nouvelle organisation. De plus, votre successeur n’étant toujours pas désigné, et si vous emmenait Reynolds avec vous, qui va vous remplacer ? Je vous avoue que je ne suis pas très chaud à vous laisser partir dans une autre galaxie, si de plus, vous pensez que cette mission est dangereuse.

Jack : Pour ce qui de la réorganisation, cette semaine, votre conseiller Peter Godgreek, Carter et moi avons convenu d’un plan de travail. Pour le planning de cette semaine, la charge de travail est essentiellement portée par Peter. Pour ce qui est de mon remplaçant pendant mon absence, j’ai pensé à demander à Georges Hammond. Pour le reste Monsieur, je vous rassure, je ne prendrai aucun risque.

Hayes : Cela ne me plait pas beaucoup, mais j’avoue qu’il pourrait être primordial que vous vous fassiez une idée par vous-même, du degré de danger que représentent ces Théosiens. Combien de temps pensez-vous être absent ?

Jack : Je pense partir demain matin et, si tout se passe bien, être revenu pour dimanche.

Hayes : Alors d’accord, faites comme ça. Je vous laisse voir les détails avec Georges et Peter. Mais Jack, promettez-moi de ne pas vous mettre en danger. Le pays, que dis-je la planète a besoin de vous. Nous ne pouvons nous offrir le luxe de vous perdre. Vous êtes trop précieux.

Jack : Je vous le promets, Monsieur le Président. Merci encore de votre confiance.

Hayes : C’est la nation qui vous remercie Jack. Allez, bon courage et bonne chance pour votre mission. Tenez-moi au courant surtout. Au revoir Jack, je retourne à ma réunion.

Jack : Au revoir monsieur, et encore merci.

Jack raccrocha le combiné du téléphone, satisfait d’avoir obtenu l’accord du Président. Il décrocha une nouvelle fois son téléphone et appela Georges Hammond. Celui-ci lui répondit rapidement, et après les explications de Jack, il accepta sans difficulté de prendre en charge le SGC pendant son absence. Puis  il composa un nouveau numéro. Au bout de quelques sonneries, une voix masculine lui répondit.

? : Allô !

Jack : Bonjour Peter, Jack O’Neill en ligne.

Peter : Ah bonjour Jack, comment allez-vous ? Dit-il d’une voix enjouée, manifestement très heureux de pouvoir lui parler.

Jack : Très bien et vous-même ?

Peter : A merveille, merci. Que me vaut l’honneur de votre appel ?

Jack : Une affaire des plus importantes m’oblige à m’absenter de la base pendant quelques jours, et je tenais à vous tenir au courant.

Peter : Rien de grave j’espère.

Jack : En fait rien ne m’empêche de vous le dire.  Nous venons de découvrir une cité théosienne dans la galaxie de Pégase et je m’y rends avec deux équipes SG.

Peter : Quoi !!! cria-t-il dans le combiné. Mais Jack, c’est de la folie ! Cela peut-être terriblement dangereux. Vous ne pouvez pas prendre un tel risque. En avez-vous parlé au Président au moins. Cela m’étonnerait qu’il vous laisse partir.

Jack : Je viens juste de raccrocher avec lui et il m’a donné le feu vert pour cette mission, répondit-il surpris de la réaction de son interlocuteur.

Peter : Mais vous êtes inconscient tous les deux ! Vous ne savez pas ce qui vous attend sur cette planète et dans cette cité. De plus, nous avons des choses à mettre en place pour le SDT. Et vous êtes sur le point de vous marier. Que se passera-t-il si vous ne reveniez pas. Vous avez pensé à Sam ?

Jack : Sam fait partie du voyage. Mais pourquoi vous mettez-vous dans cet état.

Peter : Parce que je vous apprécie beaucoup Jack. J’avais l’impression qu’une franche amitié était entrain de naître. Et maintenant je m’inquiète pour vous deux.

Jack : Je suis vraiment très touché Peter, et il est vrai que Sam et moi nous vous apprécions beaucoup aussi. Mais vous savez, tous les deux, nous  avons effectué maintes  expéditions très dangereuses avant d’occuper un poste derrière un bureau. Et je ne compte plus le nombre de fois où nous avons failli ne jamais revenir en vie de ces missions. Alors, ne vous inquiétez pas, nous savons réagir face au danger.

Peter : Si vous le dites, mais je ne suis pas rassuré pour autant. Comme je suis persuadé que je n’arriverai pas à vous faire changer d’avis, je ferai de mauvaise fortune bon cœur. Mais promettez-moi d’être prudent au moins.

Jack : je vous ferai la même promesse que j’ai faite au Président Hayes. Je ne me mettrais pas en danger. Cela vous rassure ?

Peter : Non, mais je ferai avec.

Jack : Bon, allez monsieur le pessimiste, je vous laisse. Nous devrions être de retour ce dimanche. Ah oui, j’ai fait ma part de boulot pour la nouvelle organisation. La restauration et l’aménagement des nouveaux locaux du SDT sont lancés. Si vous avez le moindre souci, vous pourrez contacter le Général Hammond qui me remplacera. Il est au courant du dossier. En plus, vous vous connaissez déjà.

Peter : Très bien, je verrai avec lui alors. Jack bonne chance et surtout soyez prudents, je vous en supplie.

Jack : Je vous l’ai promis. A bientôt  Peter.

Il raccrocha son téléphone.


FranckyDB  (10.04.2012 à 11:49)

Chapitre 14

 

Walter : Les équipes SG1 et SG3 sont demandées de toute urgence en salle de briefing ! Je répète, les équipes SG1 et SG3 sont demandées de toute urgence en salle de briefing !

Sam était concentrée sur ses recherches quand elle entendit ce message. Elle s’attendait à être convoquée par son supérieur après qu’il ait joint le Président, mais elle fut surprise que SG3 soit conviée aussi. Elle se leva, contourna son bureau et se dirigea vers la cage d’ascenseur. En chemin elle croisa ses deux collègues et ensemble prirent la direction de la salle de briefing.

Daniel : vous savez pourquoi SG3 est conviée à cette réunion ?

Sam : Non, je n’en ai pas la moindre idée.

Ils montèrent tous les trois dans l’ascenseur. Daniel appuya sur le bouton du dernier étage et les portes se refermèrent sur les trois acolytes. Quelques minutes plus tard, ils empruntaient le couloir qui menait à la salle de réunion. Ils grimpèrent les escaliers puis pénétrèrent dans la pièce où l’équipe du Colonel Reynolds les attendaient. Ils se saluèrent et SG1 s’installa dans les fauteuils restés libres.

Reynolds : Sam, vous savez pourquoi nous avons tous été convoqués par le Général.

Sam : Nous en avons une petite idée, Albert, mais je dois avouer que je suis surprise que vous et votre équipe soyez conviés aussi.

Jack suivi de Thor pénétrèrent à ce moment-là dans la salle de briefing. Les militaires se levèrent pour saluer leur supérieur. Jack leur rendit leur salut et s’installa dans son fauteuil, Thor s’asseyant dans celui situé à sa droite. Sam lui adressa un sourire pour l’accueillir. L’Asgarde opina légèrement du chef pour lui répondre.

Jack : Mesdames, messieurs, je vous ai convoqué pour vous parler de votre prochaine mission. Mais avant, pour que tout le monde soit au même niveau d’information autour de cette table, je me dois de vous relater les derniers évènements qui se sont produits dans la galaxie Pégase et qui  nous ont été rapportés par notre base d’Atlantis. Aux environs de deux zéro zéro, heure locale soit sept zéro zéro, heure GMT, une équipe d’exploration SGA, dirigée par le Lieutenant Aiden Ford, a découvert une cité théosienne sur une planète non répertoriée.

Reynolds : Et on est sûr qu’elle est d’architecture théosienne, Monsieur ?

Jack : Oui Colonel. Ford a réalisé une vidéo et l’équipe SG1 a certifié que cette cité était identique à celle qu’ils ont explorée sur P3X349.  Sur la suggestion du Colonel Carter, il a été décidé d’envoyer une équipe du SGC sur cette planète. Cette mission a reçu l’agrément du Président Hayes. Avec son accord, j’ai décidé d’y envoyer deux équipes : SG1 et SG3. Vous êtes les seules qui, de près ou de loin, avaient déjà vu une de ces cités.

Milton : Mais mon Général, comment allons-nous nous rendre dans cette galaxie. Sauf avis contraire du Colonel Carter, la Porte des étoiles n’a pas de source d’énergie suffisante pour nous y transporter.

Jack : Je reconnais bien là la scientifique Major, répliqua-t-il en adressant un sourire à Sam. C’est néanmoins une excellente question. C’est la raison de la présence de Thor. Son vaisseau va assurer le transport. A votre avis Thor, combien de temps prendra le voyage jusqu’à Atlantis ?

Thor : Mon ordinateur a calculé que le trajet prendrait trente deux heures, dix sept minutes et huit secondes, O’Neill.

Jack : Voilà qui est précis au moins, sourit-il. Je pense en plus, que la technologie de nos alliés nous sera utile une fois sur place. L’objectif de cette expédition est de récolter le maximum d’informations sur cette civilisation.

Daniel : Question pratique jack. Puisque vous envoyez deux équipes SG, qui prendra le commandement de cette expédition, Sam ou Albert.

Sam : Daniel, à l’ancienneté, c’est forcément le Colonel Reynolds, et c’est tout à fait normal.

Reynolds : Sam, je ne verrais aucun inconvénient à ce que ce soit vous qui preniez la responsabilité de cette mission. Vous avez plus d’expériences sur cette cité que mon équipe.

Jack les regarda à tour de rôle. Il était fier de ses deux collaborateurs. Tous deux faisaient passer leurs ambitions au second plan. Ils étaient, sans aucun doute possible, ses deux meilleurs commandants d’unité. Il leur adressa un sourire de contentement.

Jack : Je vais vous mettre d’accord. Ce ne sera aucun d’entre vous.

Sam : Quoi !!! Mais mon Général, à part nous deux, qui peut prendre ce commandement ? Autant j’estime que le Colonel Reynolds est compétent pour assumer ce poste, autant je ne vois pas comment un étranger à nos deux équipes pourrait assurer cette charge.

Jack : Carter, vous mettez en doute ma capacité à faire des choix pertinents ? répondit-il mi-amusé-mi-furieux qu’elle puisse remettre en cause ses décisions devant les autres. Depuis quand discutez- vous mes ordres !

Sam : Désolé mon Général, ce n’est pas ce que je voulais dire, dit-elle confuse d’avoir pu lui donner cette impression. J’ai une totale confiance en vous et en vos décisions, Monsieur. Je suis juste surprise.

Jack : Je ne vous ai pas encore donné le nom de cet homme. Alors vous devriez attendre de savoir qui c’est avant de réagir, non ? Ajouta-t-il avec un ton sec.

Sam : Vous avez raison  Monsieur. Je vous présente encore mes excuses.

Daniel : Alors qui est cet homme providentiel, les coupa-t-il un sourire aux lèvres, s’amusant de leurs échanges.

Jack : Je vous rassure, vous le connaissez tous très bien. Cet homme n’est autre que le Général Jack O’Neill !

Tous les hommes et les femmes autour de la table restèrent interdits après cette annonce. Ils ne s’attendaient certainement pas à cela. La plus surprise était sans conteste Sam qui, du coup, se reprochait encore plus sa première réaction. Elle reprit ses esprits et adressa un immense sourire de satisfaction à Jack. Ils allaient accomplir cette mission ensemble, comme au temps où Jack était le commandant de SG1. En plus, en ce qui la concernait, c’était certainement sa dernière expédition, et l’accomplir avec Jack, elle n’aurait pu rêver mieux.

Jack : Alors Carter, cela vous convient-il ?

Sam : Bien-sûr mon Général, nul autre que vous n’aurait été plus compétent pour assurer le commandement de cette mission.

Reynolds : C’est un honneur Monsieur, que de pouvoir servir sous vos ordres.

Jack : je suis ravi que cela vous agrée. Avec le Président, nous avons pensé qu’il serait  utile que j’évalue par moi-même l’ampleur de la menace.

Johnson : A ce propos, Monsieur, comment expliquez-vous que cette cité soit apparue, et pourquoi Pégase ?

Jack : Voilà deux questions pertinentes capitaine.  Pour être honnête avec vous, nous n’en savons rien. Il est certain que cet évènement n’est pas fortuit. Nous allons sur place pour avoir ces réponses. Mais je ne vous cacherai pas que nous allons peut-être tout droit vers un piège.

Reynolds : Le danger ne nous fait pas peur Monsieur.

Jack : Je le sais Reynolds, je n’en ai jamais douté. Bon, d’autres choses à ajouter ?

Teal’c : Quand partons-nous O’Neill ?

Jack : Merci, mon cher Teal’c, j’ai failli oublié vous donner ce détail. Rendez-vous demain matin  à huit zéro zéro dans la salle d’embarquement. Thor nous téléportera alors dans son vaisseau. Y a-t-il d’autres questions ? Bon dans ce cas, reprit-il après quelques secondes, mesdames, messieurs, vous pouvez disposer. Sauf pour vous Colonel Reynolds, j’aimerais vous voir dans mon bureau.

Reynolds : A vos ordres Monsieur.

Sam : Je pourrais vous voir après mon Général ?

Jack : Dés que j’en aurai fini avec le Colonel Reynolds, je vous ferai prévenir Carter. Je voulais vous voir aussi de toute façon. Thor, vous êtes libre de retourner sur le « Daniel Jackson ».

Thor : Merci O’Neill, à demain.

Il salua l’assemblée et  disparut dans un flash de lumière. Les deux équipes quittèrent alors la pièce mis à part le Colonel Reynolds qui suivit son supérieur jusqu’à son bureau. Arrivé dans la pièce, Jack s’installa dans son fauteuil, et pria son subalterne de s’asseoir.

Jack : Bon Albert, nous sommes entre nous, et donc plus de protocole. Alors plus de Général, ni de Monsieur, tu es d’accord ?

Albert : Ok, Jack. Que voulais-tu me dire ?

Jack : Albert, je quitte le SGC…

Albert : Quoi !!! Mais Jack, pourquoi ? Tu es le meilleur chef que nous ayons eu dans cette base ! Même si nous avons tous apprécié le Général Hammond, ta connaissance du terrain faisait de toi un leader incomparable.

Jack : Merci Albert, cela me va droit au cœur. Mais ne t’inquiète pas je ne m’éloigne pas de Cheyenne Mountain. En fait le Président m’a confié le commandement du Système de Défense Terrien.

Albert : Mais le SDT est situé à Washington, Jack !

Jack : Il était basé à Washington, mais j’ai obtenu qu’il soit réinstallé à Colorado Springs. Donc, tu vois je ne quitte pas Cheyenne Mountain.

Albert : Bon, ça c’est au moins une bonne nouvelle. Cela étant dit Jack, toutes mes félicitations, tu mérites amplement cette promotion, et je suppose que tu montes en grade aussi ?

Jack : Oui, je suis promu Major-Général. Autre chose, nous allons rapatrier aussi le centre de recherche et le fusionner avec celui du SGC. C’est Sam qui en prend la direction et elle gagne le grade de Colonel.

Albert : Elle le mérite bien, je suis vraiment ravi pour elle.  Ce qui veut dire qu’elle arrête les missions off-world.

Jack : Oui, c’est sa décision.

Albert : Et qui vas-tu nommer à la tête de ton équipe phare ?

Jack : J’ai un nom en tête, mais je voulais en parler avec toi et Sam bien-sûr.

Albert : Je suis honoré Jack, mais en quoi suis-je concerné ? Et Sam n’est pas là. Peut-être devrais-tu en parler avant avec ton successeur. A ce propos, tu as une idée sur le nom de ton remplaçant ?

Jack : Oui, en fait j’ai bien un nom en tête. Cela fait maintenant quelques jours que j’y réfléchis et je suis sûr qu’il va te plaire.

Albert : Si c’est toi qui le choisis, alors je n’ai aucun doute là-dessus, Jack.

Jack : Merci de ta confiance. Comme tu le sais je ne veux que le meilleur pour mes hommes, et le meilleur homme pour prendre ma succession s’appelle Albert Reynolds, et c’est un poste au grade de Brigadier-Général.

Albert : Qu…quoi ? C’… c’est  moi ça !

Jack : Oui, c’est bien toi Albert, sourit-il en observant la réaction de son subalterne et néanmoins ami. Qui peut, mieux que toi, me succéder ? Tous les hommes de cette base te respectent, et tu as toutes les qualités qu’il faut pour diriger le SGC. En plus, tu m’as remplacé plus d’une fois. Donc, en quelque sorte, tu as déjà l’expérience de ce poste.

Albert : Je ne sais pas quoi dire Jack. Je suis très ému et très touché par la confiance que tu me manifestes. Tu crois vraiment que je serai capable d’assumer cette charge ?

Jack : Je n’en ai aucun doute, Albert. Tu es plus que compétent pour ce poste. En plus, comme je te le disais, je ne serai pas loin et resterai ton supérieur, avec toutefois le loisir de pouvoir s’appeler par nos prénoms et se tutoyer. Tu vois, que des avantages, sourit-il.

Albert : Effectivement, que des avantages. Alors, je ne vois pas comment je pourrais refuser un tel honneur.

Jack : Je peux te laisser quelques jours de réflexion, si tu veux. C’est une décision importante pour ton avenir.

Albert : Non Jack, ce ne sera pas utile. Ma femme sera ravie de cette promotion, elle commençait à me tanner pour que je change d’affectation. Elle ne supporte plus que je parte en mission. Et la seconde personne à laquelle je demanderai conseil, n’est autre qu’un certain Général Jack O’Neill. Et je ne sais pas pourquoi, je suis sûr qu’il me poussera à accepter ce poste. Alors tu vois, je n’ai pas besoin de prendre mon temps. J’accepte avec fierté.

Jack : Tu m’en vois ravi. Je suis sûr de laisser le SGC entre de bonnes mains. Et si en plus je fais plaisir à ta charmante épouse Jane, Alors…

Albert : Oui, je crois qu’elle va te bénir. Déjà qu’elle t’appréciait beaucoup.

Jack : Bon, il ne me reste plus qu’à faire valider cette promotion par le Président. Il te connait et t’apprécie déjà, ce ne sera donc qu’une formalité. Par contre, je ne lui annoncerai qu’au retour de notre mission. Il n’accepterait pas que je t’embarque avec moi, alors que tu es appelé à me remplacer. J’ai vraiment besoin de toi pour cette expédition. En plus, en tant que futur patron du SGC, tu dois tout comme moi évaluer l’ampleur de la menace théosienne.

Albert : Je suis complètement d’accord avec toi Jack, c’est primordial, et personnellement,  j’y tiens.

Jack : Si on est d’accord sur ce point, tout va bien. Maintenant si tu le permets, je  vais appeler Sam pour qu’elle se joigne à nous.

Albert acquiesça du chef. Jack se saisit le combiné de son téléphone et composa le numéro de poste de son second. Elle décrocha au bout d’une sonnerie.

Sam : Carter !

 Jack : C’est O’Neill. Carter, je vous attends dans mon bureau.

Sam : J’arrive tout de suite mon Général.

Jack : A tout de suite.

Il raccrocha et se tourna vers son subalterne.

Jack : Nous allons lui annoncer ta future promotion et discuter du nom de son remplaçant à la tête de SG1. Comme tu seras son supérieur direct, il me semble judicieux que tu participes à ce choix. Ah, au fait, je sais que c’est un peu tard, mais tu serais libre ce soir avec Jane. J’organise un diner pour annoncer tout ces changements, plus d’autres, à mon ancienne équipe, et comme tu es concerné finalement, ce serait bien que tu sois présent.

Albert : Nous n’avons rien de prévu. Tu permets que j’appelle Jane pour la prévenir.

Jack : Je t’en prie, dit-il en lui tendant le téléphone. Appelle-la.

Reynolds récupéra l’appareil et composa le numéro de portable de son épouse. Au même moment, quelqu’un frappa à la porte du bureau. Jack l’invita à entrer. Sam pénétra dans la pièce. Elle fut surprise de constater la présence du Colonel Reynolds qui, apparemment, avait une conversation privée au téléphone. Elle salua Jack d’un sourire interrogateur.

Jack : Entrez Carter et asseyez-vous.

Reynolds termina sa communication et raccrocha le combiné avant de rendre le téléphone à son supérieur. Il salua la jeune femme d’un hochement de tête et se tourna vers Jack.

Albert : Il n’y a pas de problème pour ce soir. Jane vient de me confirmer que nous n’avions rien de prévu.

Jack : C’est très bien. J’ai invité le Colonel Reynolds et son épouse pour ce soir, dit-il se tournant vers Sam. J’espère que vous avez prévu suffisamment de victuailles pour que nous puissions accueillir deux convives supplémentaires.

Sam : Oui, pas de soucis Monsieur, répondit-elle affichant tout de même sa surprise.

Sam appréciait beaucoup Reynolds, mais elle pensait que cette soirée était réservée aux amis proches pour leur annoncer les changements qui allaient se produire dans leur vie. Elle ne comprenait donc pas pourquoi Jack invitait le Colonel et son épouse. Toutefois, elle avait confiance en son fiancé, et il avait certainement de bonnes raisons pour agir ainsi.

Jack : Tout est parfait alors. Carter je sais que vous m’avez demandé à me voir en tête-à-tête, mais avant cela, j’ai plusieurs choses à voir avec vous deux. Tout d’abord et en avant-première, je vous annonce que le Colonel Reynolds vient d’accepter de me remplacer à la tête du  SGC.

Sam : Oh, mais c’est une excellente nouvelle, répliqua-t-elle vraiment ravie. Vous ne pouviez faire meilleur choix, Monsieur. Toutes mes félicitations Albert, vous le méritez amplement. Cette base aura beaucoup de chance de vous avoir comme chef. Mais je devrais dire mon Général.

Albert : Allons Sam, ce n’est pas encore officiel, il faut maintenant que le président approuve cette nomination. Mais je suis vraiment touché. Votre approbation a vraiment beaucoup de valeur pour moi.

Sam : Merci Albert, mais c’est sincère. Vous êtes le seul officier de l’US Air Force, que j’estime capable de remplacer le Général O’Neill. Et en toute honnêteté, quand le Général m’a annoncé sa mutation, vous êtes celui auquel j’ai pensé pour lui succéder.

Jack : Vous voyez Reynolds, nous sommes tous d’accord sur ce sujet.

Albert : Et je vous en remercie tous les deux. Mais, d’après ce que j’ai appris, je ne suis pas le seul qui mérite des félicitations. Sam, permettez-moi à mon tour de vous adresser mes sincères congratulations pour votre promotion, Colonel en charge du nouveau centre de recherche, lui sourit-il. Et vous aussi, vous le méritez amplement Sam.

Sam : Merci Albert.

Jack : Bon, mettons fin à ces mondanités, les coupa-t-il en souriant. Si je voulais vous voir tous les deux, c’est que j’estime pertinent de vous consulter sur le nom du futur commandant de SG1. Vous Carter, en tant que qu’officier en charge de cette unité, et vous Reynolds, en tant que futur patron du SGC. C’est donc vous qui allez travailler directement avec lui.

Sam : Cela me semble effectivement une bonne chose. Vous avez déjà une idée en tête, mon Général ?

Jack : Effectivement, que pensez-vous du Lieutenant Colonel Cameron Mitchell ?  Carter, vous avez eu l’occasion de faire sa connaissance récemment. Et vous Reynolds, je sais que vous avez servi ensemble. Il a même déjà été sous vos ordres.

Albert : En effet, et j’en ai gardé d’excellents souvenirs. C’est pourquoi, je trouve que c’est choix est judicieux. Qu’en pensez-vous Sam ?

Sam : Je ne le connais pas autant que vous deux, mais le peu que j’ai eu affaire à lui, il m’a paru très compétent. Je vous fais donc confiance, Messieurs. J’avais bien pensé à quelqu’un d’autre mais…

Jack : Carter, si vous avez une autre idée, n’hésitez pas.

Sam : Non mon Général, celui auquel j’avais pensé, et qui, à mon avis, était l’officier le plus apte à me remplacer, on vient de lui proposer un poste beaucoup plus intéressant.

Jack : Ah, d’accord j’ai compris, dit-il un sourire aux lèvres.

Albert : je pourrais quand même connaître son nom ?

Jack : C’est à vous qu’elle pensait Colonel !

Albert : Ah, d’accord… C’est vraiment très aimable à vous Sam, mais vous comprendrez que je suis dans l’obligation de refuser votre proposition, lui sourit-il.

Sam : Oui, sans problème, lui répondit-elle en lui rendant son sourire. C’est mieux pour tout le monde que vous soyez à la tête du SGC, croyez-moi. Pour le reste, j’approuve votre choix, Monsieur. Le Lieutenant-colonel Mitchell sera certainement un excellent chef d’unité.

Jack : Bon, si nous sommes d’accord là-dessus, il vous incombera Reynolds de lui annoncer cette décision à son retour de stage, puisque d’ici là, vous devriez avoir pris vos nouvelles fonctions, du moins je l’espère.

Albert : A vos ordres mon Général.

Jack : Vous pouvez disposer Reynolds. Et pour ce soir, soyez chez moi à dix neuf heures trente.

Albert : Nous y serons. Alors à ce soir mon Général, Sam.

Reynolds se leva, salua Sam d’un signe de tête et quitta la pièce en fermant la porte. Jack s’enfonça plus confortablement dans son fauteuil et toisa son second. Il prit alors un regard sévère qui perturba la jeune femme. Apparemment cette discussion n’allait pas être une partie de plaisir.

Jack : Carter, commença-t-il sur un ton sec et en employant à dessein son nom de famille, ce qui confirma à la militaire que cela ne laissait présager rien de bon. Avant que vous ne me disiez la raison pour laquelle vous vouliez me voir, j’ai au préalable des choses à vous dire. C’est la dernière fois que je tolèrerai que vous remettiez en doute mes décisions devant vos collègues. Je suis et je reste votre supérieur hiérarchique. Si vous n’êtes pas d’accord avec mes choix, vous avez la permission de venir me voir pour en discuter en tête-à-tête, mais certainement pas en public. Vous vous devez de rester professionnelle, et en aucun cas notre relation personnelle ne vous permet d’agir de la sorte. C’est une des conditions qu’a posé le Président pour abroger la loi de non-fraternisation. Un comportement comme celui que vous avez eu au  cours de notre dernier briefing, ne peut concourir qu’à remettre en question le bienfondé de cette abrogation. Il est hors de question que les hommes de la base pensent que vous ayez des passe-droits parce que vous allez devenir ma femme.  Ne m’obligez pas à vous adresser un blâme, chose que je serai contraint de faire si vous renouvelez ce genre de comportement. Me suis-je bien fait comprendre Carter !

Tout au long de cette tirade, le sang de la jeune femme s’était glacé dans ses veines. Le ton de Jack avait été sec et cassant. Elle savait qu’il avait raison, elle se reprochait elle-même son comportement. Elle ne savait pas ce qui lui avait pris de réagir ainsi, surtout pour apprendre finalement une bonne nouvelle. Mais là, la seule chose qui la paralysait, c’est qu’elle craignait que son attitude ne finisse par influer sur leur relation amoureuse. Cela, elle ne pourrait le supporter. Elle avait trop attendu pour tout gâcher.

Sam : Monsieur, c’est une des raisons pour lesquelles je voulais vous voir. Je me suis effectivement très mal comportée au cours de cette réunion, et je voulais m’en excuser auprès de vous. Je ne sais expliquer mon attitude, mais quelle qu’en soit la raison, elle était déplacée. Je vous fais la promesse mon Général, que cela ne se reproduira plus jamais. Encore une fois, je vous présente mes sincères excuses.

Jack : Excuses acceptées, répondit-il en s’adoucissant. Sam, tu dois comprendre que nous n’avons pas le droit à l’erreur. Une fois que l’annonce de notre prochain mariage sera faite, ce genre de comportement sera sujet à polémiques. Nous nous devons impérativement de rester professionnels tous les deux. C’est primordial. De plus, évite-moi d’être obligé de te parler sur ce ton. J’ai horreur de cela.

Sam : Je sais Jack. Je t’aime tu le sais, et j’ai trop peur que ce genre d’attitude détruise notre relation. Je ne veux pas te perdre mon Amour. Et comme je te l’ai déjà dit, je te promets de ne jamais recommencer.

Jack : Moi aussi je t’aime mon Ange. Alors, on est d’accord. Pour quelle autre raison voulais-tu me voir ?

Sam : En fait, je voulais connaître les réelles motivations de ta décision de prendre le commandement de notre prochaine mission. Entendons-nous bien, je suis ravie que tu nous accompagnes. Mais j’espère que ce n’est pas seulement pour me protéger, Jack. Car si cela était le cas, ce serait à mon tour d’être en colère après toi.

Jack : Non rassure-toi. En toute honnêteté, la raison première de cette décision est bien celle que j’ai exprimée devant vous lors du briefing. Je dois jauger le rapport de force de moi-même. Ensuite, si c’est vraiment un piège comme je le pressens, à moi d’en assumer la responsabilité et je me dois d’être en première ligne. Mais si en plus je peux te protéger, alors…

Sam : Bon, je suis rassurée, et je suis vraiment contente d’effectuer ce qui devrait être ma dernière mission à tes côtés, comme au bon vieux temps.

Jack : Oui tu as raison, comme cela la boucle sera bouclée. Nous aurons effectué ta première et ta dernière mission ensemble. Mais revenons à des choses plus terre à terre, tout est prêt pour ce soir ?

Sam : Oui j’ai fait toutes les courses. Il serait bon que nous soyons rentrés vers dix huit heures, pour avoir le temps de tout préparer. J’ai pris mes affaires de rechange et je me préparerais chez toi.

Jack : Parfait, je te propose de  quitter la base vers dix sept heures trente alors. Je passe te chercher dans ton labo. Bon, maintenant, laisse-moi, j’ai une tonne de boulot, et si je veux être à l’heur ce soir, je dois m’y remettre tout de suite. A plus tard mon Ange.

Sam : A tout à l’heure mon chéri.

Sam se leva et quitta la pièce pour rejoindre son bureau. Jack la regarda partir en souriant. Il regarda sa montre. Dans moins d’une heure il devait entrer en communication avec Atlantis pour leur annoncer leur venue. Plus il y pensait, et plus  cette mission l’inquiétait. Mais une chose le rassurait, il serait bien entouré. Un sourire aux lèvres, il plongea dans l’étude d’un de ces foutus dossiers.

 

Au même moment, en ville, le Père était installé dans un fauteuil entrain de lire le quotidien du jour, quand il entendit que quelqu’un frappait à sa porte. Il leva le nez surpris de son  journal. Il n’attendait personne. Ce ne pouvait-être qu’un de ces satanés démarcheurs. Il se leva et se dirigea vers la porte d’entrée qu’il ouvrit avec humeur.

?: Bonjour Père.

Père : C’est toi ? Répondit-il paralysé par la surprise.


FranckyDB  (12.04.2012 à 11:43)

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