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Mortelle Découverte

Série : Stargate SG-1
Création : 20.07.2012 à 18h26
Auteur : sabrina57 
Statut : Terminée

« Une nouvelle histoire que je voudrais écrire toute seule, merci et bonne lecture.  » sabrina57 

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Saison: 7 (début) Jack est colonel, Sam est major

Genre: Aventure, violence ++, romance Jack/ Sam , passage NC13 voir NC 17

Disclamer: Les personnages appartiennent à la MGM et à leurs créateurs.

Résumé: Un soir, Sam trouve une petite fille en rentrant chez elle. Elle décide de la prendre avec elle puis en parle à la police et à son équipe. L’équipe sg 1 décide de mener l’enquête pour retrouver les parents de la fillette et comprendre ce qu’il est arrivé….


sabrina57  (20.07.2012 à 18:29)

 

Chapitre 1 : L’accident

 

Le couple avait discuté et il en était venu à la même conclusion, il devait fuir. L’homme alla vers le salon, où un enfant était en train de regarder la télévision, pendant que la femme se dirigea vers les escaliers. C’était une maison de banlieue de couleur jaune pâle comme toutes les autres, il y avait un rez-de-chaussée comprenant une grande cuisine aménagée, une salle à manger, un salon avec une porte-fenêtre qui amenait à un jardin. Ce dernier était très bien entretenu, la pelouse avait été coupée à une bonne taille et d’un vert parfait. Il y avait un salon de jardin avec au centre un parasol jaune, on pouvait y voir aussi un petit toboggan multicolore ainsi qu’une balançoire. La pelouse était parsemée de divers jouets d’enfants tels qu’une petite bicyclette rose, des ballons.

Au premier étage de la maison, on trouve deux grandes chambres, la salle de bain, les toilettes ainsi qu’une pièce qui servait de bureau. La femme arriva dans la chambre, ouvrit une armoire d’où elle sortit deux valises noires, une plus petite que l’autre. Dans la plus grande, elle mit ce qu’elle trouvait en ouvrant les tiroirs de la commode en bois. C’était des habits de femme comme des chemisiers, quelques jupes et pantalons ainsi que des sous-vêtements. Après, elle se tourna vers un placard et pris des tenues pour son mari et des affaires de toilettes. Après quelques minutes, elle ferma la valise et la déposa dans le couloir. Elle alla prendre l’autre bagage de petite taille et partit vers une autre chambre, qui devait sûrement être celle d’un bambin.

En effet, la pièce était grande et habillée par une peinture de couleur jaune avec au milieu une frise où se trouvaient des animaux comme des lionceaux, des bébés tigres et d’autres espèces de fauves. Il y avait au centre de la chambre, un petit lit avec des rideaux transparents de couleur rose, qui retombaient autour du lit, comme celui d’une princesse. Il y avait des étagères avec dessus des peluches d’animaux comme sur la frise. On pouvait voir aussi d’autres étagères remplies de livres et quelques coffres à jouets un peu partout. La femme pris sur une étagère quelques vêtements comme des pantalons et t-shirt et des peluches, puis referma la valise.

Pendant ce temps, l’homme alla éteindre la télévision qui était sur une chaîne de dessins animés et qui diffusait un dessin animé. Sa fille s’était réveillée et elle n’avait pas voulu retourner se coucher. Elle savait que ses parents ne dormaient toujours pas. Elle avait donc voulu regarder la télé. Les deux parents avaient été d’accord. Ils pensaient à autre chose de plus grave. Puis, il s’approcha du canapé et se pencha vers sa fille qui s’était endormie, il la réveilla et lui dit :

- Ma chérie, je sais que tu es fatiguée mais on va aller dans ce chalet à la montagne que tu adores.

- C’est vrai ? Demanda-t-elle d’une petite voix endormie

- Oui, je vais te porter jusqu’à la voiture, tu veux. Dit le père, d’une voix calme.

- Hum…

Elle s’était déjà rendormie. Son père la transporta dans ses bras jusqu’au véhicule et la mit sur la banquette arrière. Sa femme arriva et mit les bagages dans le coffre pendant que le père ferma à clefs la maison. Il s’installa au volant et sa femme se plaça sur le siège passager. Elle lui dit, d’une voix angoissée :

- Tu es sûr qu’on a fait le bon choix ?

- De toute façon, on n’a pas le choix. Il faut partir maintenant après, il sera trop tard. Détends-toi, même s’il ce n’est pas facile. Fait-le pour notre trésor. Répondit le mari en jetant un regard vers la fillette.

- Je vais essayer. Répondit son épouse

La voiture sortit de la rue, qui était tranquille et se dirigea vers l’autoroute. Cela faisait environ dix minutes qu’ils roulent en direction des montagnes, il n’y avait personne sur l’autoroute ou enfin presque. C’était normal, puisqu’il faisait encore nuit, il était environ deux heures du matin. L’homme n’arrêtait pas de penser à tout cela, comment s’est-il mis dans cette situation ? Mais il ne trouvait pas de réponse à ces questions.

Il avait un pressentiment, comme s’il sentait que quelque chose allait arriver. Il fallait absolument qu’il protège ce qu’il avait de plus cher au monde. S’il lui arrivait quelque chose, jamais il ne se le pardonnerait. Il regarda son rétroviseur, il n’y avait rien. Pourtant il était sûr d’avoir vu une voiture noire derrière lui. Il regarda le rétro comme si son instinct le lui criait, il ralentit et se gara sur une bande d’arrêt d’urgence. Il se retourna vers la banquette arrière et réveilla sa fille. Sa femme lui demanda ce qu’il faisait.

- On doit absolument la protéger, je ne sais pas l’expliquer mais je sais qu’on doit le faire. On viendra la retrouver quand on est sûr qu’il n’arrivera rien.

- Tu es sûr ? Répondit la femme qui ne savait pas quoi faire

- Oui, j’en suis sûr. C’est pour son bien. Ne t’inquiètes pas, tout ira bien. On prend juste une précaution.

Il réveilla la fillette et lui dit :

- Ma chérie, je sais que tu veux dormir mais j’ai quelque chose de très important à te dire. Tu dois courir le plus vite possible et le plus loin que tu le peux, c’est très important.

- Pourquoi ? Demanda la fillette qui se réveilla peu à peu, surprise de la demande de son père.

- C’est compliqué. Tu dois y aller seule mais sache que papa et maman t’aiment très fort. On viendra te rechercher dans quelques heures, c’est promis. Mais tu dois y aller maintenant et tu ne te retournes pas, c’est compris ? Expliqua le père

- D’accord. Répondit simplement la fillette qui ne comprenait pas ce qu’il se passait mais, elle allait faire ce que son père lui demandait.

La fillette descendit de la voiture et courut aussi loin que possible. Derrière la glissière de sécurité, il y a un champ et une forêt plus loin. Ses parents la regardèrent jusqu’à ce qu’ils ne la voient plus. Ils avaient les larmes aux yeux. En effet, ce qu’ils venaient de faire était atroce pour des parents. Ils venaient d’abandonner leur enfant, même si c’était pour la protéger. Après quelques instants, le couple remonta dans le véhicule et partit.

Tout était paisible, lorsqu’un quatre-quatre noir dépassant la vitesse autorisée, qui était de cent trente kilomètres heure, surgit de nulle part. Il se plaça à côté de la voiture du couple et essaya de les pousser vers la glissière de sécurité. Le couple s’affola et paniqua, le mari ne savait pas quoi faire. Jamais il n’avait pensé qu’ils en viendraient à ça. Ils se regardèrent comme pour se dire adieu car ils savaient qu’ils n’avaient aucune chance face à eux.

Pensant à sauver leur vie et cherchant une solution pour sortir de cette impasse, le conducteur fonça droit devant lui et ne remarqua pas le panneau qui indiquait un chantier à quelques mètres de lui. Voyant au dernier moment un camion de travaux publics, la voiture passa sur les planches, qui étaient sur celui-ci pour faire une rampe et s’envola dans les airs et passa au-dessus de la glissière de sécurité. Les passagers n’avaient pas le temps de comprendre ce qui leurs arrivaient, que leur véhicule alla s’écraser avec fracas, dans un champ qui était de l’autre côté de l’autoroute, en effectuant plusieurs tonneaux.

Un homme, habillé d’une veste brune avec un pantalon de couleur sombre sortit du quatre-quatre et alla voir le véhicule qui était très endommagé et brisé de toute part. Il était grand, baraqué avec un visage sans expression. Il avait de courts cheveux bruns, des yeux marron, de corpulence moyenne. Il portait des gants noirs et il avait avec lui une petite boîte noire d’une longueur d’environ 15 centimètres. Il s’approcha de la voiture accidentée, ouvrit la portière du conducteur avec difficulté, vu son état.

Les deux personnes présentes dans le véhicule étaient inconscientes, le pouls du chauffeur était faible. Il ouvrit la petite boîte qu’il avait apportée avec lui. Une minute plus tard, il fit le tour de l’épave puis il prit le pouls de la femme qui était blessée à la tête. Le sang avait déjà coulé jusqu’à sa joue, l’homme prit sa main et pinça son nez pendant environ quatre-vingt dix secondes. Puis, il reprit le pouls de la victime. Etant satisfait, il revint dans le gros véhicule et acquiesça. Une autre personne prit son téléphone, composa un numéro et dit :

- C’est fait, ils ne vous poseront plus aucun problème, monsieur.

- J’apprécie beaucoup cette nouvelle, bien sûr jamais je ne vous ai vu ou parlé. Répondit une voix très confiante

- Bien sûr. Répondit l’homme, qui était dans la quatre-quatre.

- Comme promis, vous serez dédommagé de ce petit contre temps. Répondit encore l’homme mystérieux.

La communication s’arrêta sur ces mots, le quatre-quatre partit. Le véhicule fracassé était au milieu d’un champ. Le contenu du coffre était éparpillé un peu partout. Le calme revint et personne n’avait rien vu ou entendu, c’était un accident pour tous.


sabrina57  (20.07.2012 à 18:38)

 

Chapitre 2 : Routine

 

C’était une journée fabuleuse et exceptionnelle qui s’annonçait. En ce début de matinée du mois d’avril dans le Colorado, les températures étaient chaudes et déjà le soleil commençait à rayonner de mille feux, un ciel bleu dégagé sans aucun nuage à l’horizon. Samantha Carter sortit de sa maison et prit sa voiture pour rejoindre son travail, à la base de Cheyenne Moutain.

Après un arrêt par les vestiaires, elle partit en direction de son laboratoire. Elle se plongea dans ses recherches. Sam entendit frapper à la porte, elle cria, sans lever la tête :

- Entrez.

Le colonel Jack O’Neill entra dans l’antre de son second. Il aimait bien commencer la journée en allant la voir. Il adorait ses petits rendez-vous matinaux, c’était leur petit rituel de la journée.

- Bonjour, Carter.

- Bonjour, mon colonel. Répondit la jeune femme, en levant la tête.

- Je viens vous chercher pour aller au briefing, qui va commencer. Répliqua-t-il

- Ah, déjà. Je n’ai pas vu l’heure. Allons-y. Ajouta-t-elle

Ils partirent ensemble dans la salle de réunion. Ils prirent place l’un à côté de l’autre, comme toujours. Daniel et Teal’c étaient en face d’eux. Le général Hammond débarqua une minute plus tard.

- Bonjour.

- Bonjour, mon général. Dirent chacun à leur tour les quatre membres de sg 1.

- Le briefing concerne votre mission d’aujourd’hui. Vous allez vous rendre sur PXR-256. Major Carter, je vous laisse la parole. Dit le chef de la base

- D’après les premières informations que nous avons eu grâce au MALP envoyé, il s’agit d’une planète constituait principalement de forêt, on a détecté aucune présence humaine ou goa’uld. Il y a des ruines à environ deux kilomètres au nord de la porte des étoiles. Je pense qu’on devrait y faire un tour pour examiner les ruines et pour effectuer des prélèvements, afin d’avoir plus de précision sur la composition du sol, il pourrait y avoir des gisements de naquada. Expliqua la jeune femme, en tenant une petite télécommande qui lui permet de faire défiler les images, pris par le robot, sur l’écran de la salle de réunion. Elle reprit sa place et Daniel déclara :

- Je suis du même avis que Sam. Les ruines pourraient nous apprendre des choses sur ce qui s’est passé sur cette planète.

- Je suis d’accord avec vous. Vous partez dans une demi-heure. Affirma le général Hammond, qui se leva et partit vers son bureau.

L’équipe sg 1 se leva et Jack déclara :

- Encore une mission de reconnaissance où il n’y aura que des cailloux et de la terre.

- Voyez le bon côté des choses, Jack, vous pourrez vous reposer pour une fois. Lança Daniel

- Je préfère lorsqu’il y a de l’action. Répliqua le colonel O’Neill

- Je pense que ce sera pour la prochaine mission. Dit Sam, en lui souriant.

- Je l’espère. Avoua le militaire.

Le sourire de Sam lui fit plaisir, il aimait voir la jeune femme heureuse et rire à ses blagues.

 

A l’heure prévue, l’équipe sg 1 traversa la porte des étoiles pour effectuer la mission de reconnaissance. Ils allèrent ensemble jusqu’aux ruines, repéré par le MALP. Daniel posa son sac et alla regarder de plus près les inscriptions gravées sur la roche.

- Teal’c vous restez avec Daniel pour l’aider dans sa traduction mais avant jeter un coup d’œil rapide aux alentours. Carter et moi, on va aller chercher les échantillons dont elle a besoin pour faire des analyses. Déclara le chef de l’équipe sg

Teal’c hocha la tête et alla inspecter les alentours. Jack et Sam partirent vers la forêt.

- Comment ça va ? Demanda Jack

- Comme vous pouvez le voir, je vais bien. Répondit Sam

- Vous m’en voyez ravi. Vous n’avez pas trop de travail, en ce moment ? Questionna le colonel

- Je m’en sors. Il y a toujours des expériences que je dois faire mais ça avance doucement. Pourquoi cette question ? Demanda à son tour, Sam qui était intriguée par la discussion avec Jack.

- Je me demandais si un soir je pouvais vous inviter à dîner dans un restaurant. Répliqua Jack

- Cela aurait été avec plaisir mais nous ne pouvons pas. Avoua Sam, qui aurait été bien tenté par sa proposition. Elle mourrait d’envie de passer plus de temps avec son supérieur. La jeune femme était tombée amoureuse de lui et cela depuis leur première rencontre. Malheureusement, il y avait une loi militaire qui leur interdisait tout rapprochement, alors ils s’en tenaient à un flirt discret.

- Si vous faites référence à la loi de non-fraternisation, cela n’est plus un problème. Rétorqua le militaire

- Comment ça ? Interrogea la scientifique, qui ne comprenait pas la réponse de son supérieur.

- Eh bien, il y a eu un changement dans le règlement. Vous n’avez pas regardé le panneau d’information pour le personnel, qui se trouve à l’entrée du mess. Dit le colonel en jubilant. Il était content d’être celui qui allait lui apprendre la nouvelle.

- Non, j’avoue que je ne fais jamais attention à ce panneau d’affichage. Expliqua le major Carter

- Il y ai dit que la loi empêchant toute relation amoureuse envers d’autres militaires n’existe plus. Lâcha le militaire

- C’est vrai ? S’étonna Sam

Jack acquiesça pour lui répondre.

- Cela explique beaucoup de chose. Ajouta-t-elle

- Quelles choses ? Demanda Jack, étonné.

- Eh bien, … depuis environ une semaine…les autres militaires me lancent des regards étranges, j’ai reçu plusieurs invitations à sortir. Je les ai refusé, je ne comprenais pas pourquoi soudain, tout le monde me tournait autour. Bredouilla la jeune femme, en rougissant.

Jack fulminait de rage en entendant cela, il n’était pas le premier à l’inviter, tout le monde lui tournait autour. Heureusement, qu’il s’était décidé à lui parler sinon, quelqu’un d’autre lui serait passé devant.

- J’accepte votre invitation. Affirma Sam, quelques secondes plus tard.

- Parfait, alors je passerai vous chercher vendredi soir à vingt heures chez vous. Proposa Jack

- Je vous attendrais. Répliqua la scientifique, qui était aux anges. Elle pouvait enfin dévoiler ses sentiments à Jack, sans avoir peur pour leur travail.

Ils continuèrent de marcher, Sam s’arrêta de temps en temps pour récolter des échantillons de minéraux. Puis, ils firent demi-tour et allèrent rejoindre leurs deux amis. Daniel avait prit des photos des ruines, Teal’c n’avait rien découvert pendant sa ronde. Jack décida de rentrer à la base puisqu’il n’y avait rien d’intéressant.


sabrina57  (20.07.2012 à 18:45)

 

Chapitre 3 : Découverte

 

Pendant ce temps, une voiture de police arriva sur les lieux de l’accident, les pompiers avaient déjà fait leur travail. Rien ne restait de l’accident qui avait était signalé à l’aurore par un homme, qui se rendait à son travail. Il restait seulement quelques débris de verre et de ferraille qui témoignaient qu’il s’était passé quelque chose. Les secours avaient appelé une dépanneuse pour retirer la carcasse du véhicule du champ, après avoir désincarcéré les deux corps, celui d’un homme et d’une femme, apparemment un couple.

Deux policiers sortirent de leur voiture. L’un se dirigea vers les pompiers tandis que l’autre alla vers ce qui lui semblait être le médecin légiste.

- Bonjour, inspecteur Carlson, chargé de l’enquête. Que pouvez-vous me dire ?

- Bonjour, je suis le docteur Statton. D’après mes observations, ils sont morts lorsque la voiture s’est fracassée sur le sol. Mais, je dois pratiquer une autopsie pour savoir exactement la cause du décès. Je vous ferais part de mes conclusions au plus tard, demain à la première heure.

- Merci, docteur. Répondit l’inspecteur Carlson

L’inspecteur se dirigea vers son collègue, qui se tourna vers lui à son approche et lui dit :

- On a leur identité grâce à leurs papiers, ils s’appelaient Walter et Anita Collins âgés respectivement de quarante et un et quarante ans Ils sont tous les deux docteurs en recherche et travaillaient pour la plus grande société de pharmaceutique du pays. Ils habitaient dans une maison sur Street parc.

- Bon boulot, chef. Répliqua l’inspecteur Carlson

- Comme tu dis. D’après moi, c’est un accident. Exprima le flic

- Pour ma part, je reste sceptique. Je sens qu’il y a quelque chose qui cloche. Je préfère attendre les conclusions du légiste pour conclure l’affaire. On les aura demain. Expliqua l’inspecteur d’un ton ferme

- Tu as raison, il faut toujours se fier à son instinct, c’est primordial pour un flic. Rétorqua le chef de l’inspecteur

Après avoir récolté des renseignements sur les lieux de l’accident, ils rentrèrent au commissariat. Quelques temps plus tard, ils apprirent que les Collins avaient une fille âgée de cinq ans, mais elle n’était ni dans la voiture, ni chez eux. En effet, la police scientifique et des agents de police avaient été à leur domicile car c’était la routine pour ce genre d’affaire et avaient découvert quelques informations supplémentaires. Dans son bureau, l’inspecteur Carlson et son supérieur essayent d’éclaircir cette affaire étrange.

- Je pense que ce n’était pas un accident. S’écria l’inspecteur Carlson

- Explique. Répondit Ned Harry

- D’abord, un couple de docteur qui roule au-dessus de la vitesse autorisée, ce n’est pas courant. D’après, le contenu du coffre de leur voiture, ils partaient en voyage. Or, ce ne sont pas le genre de personne à partir en catimini, en pleine nuit et sans prévenir leur travail qui devait être important à leurs yeux. De plus, leur fille est introuvable mais, il y avait dans le coffre, deux valises dont une qui contenait des affaires d’enfants. Il aurait pris une valise pour elle mais aucune trace d’elle dans cette même voiture. Cela fait beaucoup trop de chose pour que ce ne soit qu’une coïncidence. Déclara l’inspecteur Carlson

- Tu fais beaucoup d’hypothèses en ne t’appuyant que sur leur métier. Répliqua le policier dénommé, Harry

- Tu sais, il y a quelques temps, j’ai fais un stage de psychologie et ça m’aide beaucoup. On t’apprend ce genre de chose et mon instinct me dit qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans cette affaire. Dit l’homme d’un ton fort

- On va approfondir l’enquête. On va lancer un avis de recherche sur la fillette et voir ce que cela donne. Décréta son chef

 

Au même moment, l’équipe sg 1 était rentrée au sgc. Chacun des membres avait été examiné par le docteur Fraiser. Ils avaient fait le débriefing pour expliquer au général ce qu’ils avaient fait. Sam allait analyser les échantillons qu’elle avait rapporté et Daniel devait traduire le restant des inscriptions gravées sur les ruines, grâce aux photos.

Le général leur donna congé. Sam fila dans son laboratoire pour commencer les analyses. Teal’c se rendit dans ses quartiers tandis que Daniel partit dans son bureau finir sa traduction. Jack finit ses rapports de mission en retard, puis rentra chez lui. Il avait passé une bonne journée puisqu’il avait réussit à inviter sa collègue au restaurant à la fin de la semaine.

Le major Carter leva la tête de son ordinateur et s’aperçut qu’il était tard. Elle éteignit tout et rentra chez elle. Une fois hors de la base, Sam décida de s’arrêter pour s’acheter à manger car elle n’avait pas envie de faire la cuisine. En effet, elle n’était pas très douée dans ce domaine, elle ne savait faire que quelques plats de base comme des pâtes, un steak frite, de la purée, des omelettes. Après avoir payé son repas, elle décida de se promener un peu pour réfléchir à cette journée.

Sam se balada donc en ville, elle passa près d’un parc de jeu pour enfant. Il n’était que vingt et une heures, le parc était vide malgré le fait que ce soit les vacances. La militaire avança doucement en pensant à Jack, elle n’arrivait pas croire qu’elle avait accepté de sortir avec lui. Elle savait que ce rendez-vous allait sûrement déboucher sur une relation entre eux, quand un bruit vint troubler la tranquillité du parc.

Au début, elle pensa que c’était un chat qui miaulait, mais le bruit recommença et elle s’aperçut que cela ressemblait plus à des pleurs d’enfants qu’à un miaulement de chat. Elle écouta et se dirigea vers un grand bosquet de buisson d’où provenait le son. Samantha avança prudemment, son cœur battait de plus en plus vite. Elle essaya de ne pas penser à ce qu’elle trouverait et continua de marcher. Arrivée devant le bosquet, elle s’arrêta puis avec ses mains, elle écarta les branches de celui-ci et elle aperçut ….. une fillette.


sabrina57  (21.07.2012 à 22:37)

 

Chapitre 4 : Rencontre

 

Sam n’arrivait pas à y croire, elle crut que son esprit lui avait joué un tour. Elle se frotta les yeux et les rouvrit et la fillette était toujours là, à quelques mètres d’elle. Elle s’approcha d’elle et lui dit de la voix la plus douce et la plus rassurante qu’elle put :

- Salut toi, tu n’as pas à avoir peur de moi. Je ne te ferai aucun mal.

Pas de réponse.

- Pourquoi tu pleures, ma puce ?

Toujours pas de réponse. La militaire s’approcha près d’elle et la prit dans ses bras en la berçant.

- Tu peux me dire ton nom, je ne le dirai à personne.

Mais, en vain, la fillette était toujours en pleur et ne disait aucun mot.

- Où sont ta maman et ton papa ?

Rien, pas un son ne sortait de sa bouche sauf des sanglots.

- Bon, tu sais ce n’est pas prudent de rester toute seule, la nuit dans ce parc. J’ai une idée, tu va venir avec moi. On va aller jusqu’à ma voiture, on ira chez moi et tu seras en sécurité. Tu auras quelque chose à manger et tu pourras dormir dans un lit. Ça te dit ?

Comme elle s’y attendait, la fillette ne dit bien sûr aucun mot. Mais, Sam avait la certitude qu’elle comprenait ce qu’elle disait, c’était son instinct qui lui parlait et elle l’écoutait toujours car jusqu’à présent, il ne l’avait jamais trompé. Elle reprit :

- Tu es d’accord pour venir chez moi ?

Aucune réponse, elle continua :

- Je sais que tes parents t’ont dit de ne jamais parler, ni aller avec un inconnu. Mais, comme ils ne sont pas là et que j’ai dit que jamais je ne te ferais de mal, tu peux me faire confiance et désobéir, juste cette fois. Si tu as peur que tes parents te grondent, je leur dirais que c’est ma faute, comme ça ils ne te diront rien. Demain, on ira les retrouver d’accord ?

Rien, sauf les sanglots qui commençaient à s’estomper.

- Tu sais que je sais que tu comprends ce que je te dis et je suis sûr que tu sais parler. C’est ton choix de ne pas me parler mais tu pourrais me dire ton nom ?

La petite fille n’émettait aucun bruit comme d’habitude, depuis le début de cette conversation ou plutôt de ce monologue car, pour l’instant il n’y avait que Sam qui avait parlé.

- Ok, on va faire un pacte, je te dis mon nom et tu me dis le tien, juste ton prénom si tu ne veux rien dire d’autre. Je m’appelle Samantha mais, tout le monde m’appelle Sam. À toi, maintenant ?

Elle attendit quelques instants sans grande conviction, puis comme un miracle la fillette bredouilla :

- Suzy ….

Elle ne prononça qu’un seul mot qui n’était que son prénom. Mais, la jeune femme était fière d’elle car elle avait gagné son pari. La petite fille avait respecté le pacte. Elle avait réussi à instaurer un climat de confiance entre elle et la fillette, c’était un bon début. Puis, elle lui expliqua :

- Comme je te l’ai dit, il est temps de renter. Tu veux venir avec moi ?

La fillette releva la tête est acquiesça en silence, ses yeux étaient rougis et gonflés, la preuve qu’elle pleurait depuis un certain temps. Elle observa la militaire avec curiosité. Après quelques minutes, Sam se releva et posa Suzy par terre mais très vite, elle se jeta dans ses bras et semblait s’y accrocher comme à une bouée de sauvetage.

- D’accord, je te prends dans mes bras. Dit la scientifique

Cette dernière commença à marcher jusqu’à sa voiture. Le trajet se déroula en silence avec pour seul bruit des voitures, qui ne faisaient que passer dans la rue et les gens qui fermait leur volet. Arrivée devant son véhicule, Sam installa la fillette sur le siège passager, même si cela n’était pas conseillé pour les enfants de moins de dix ans. Mais, Sam ne pouvait pas faire autrement vu la situation.

Une fois devant la maison de Sam, cette dernière alla prendre la fillette qui voulait être dans les bras de la jeune femme. Sam la porta, prit ses clefs dans son sac et ouvrit la porte d’entrée. Elle alluma les lumières et posa son précieux fardeau sur le canapé et lui dit :

- Tu veux manger quelque chose, j’ai acheté des sandwiches en passant tout à l’heure, tu en veux un morceau ?

Sa tête lui fit un signe positif. Après qu’elles ont avalé leur repas et un yaourt au chocolat, la militaire demanda :

- Tu veux aller prendre un bain toute seule ou je peux t’aider ?

La fillette commença à crier et à taper des pieds.

- D’accord, d’accord, pas de bain aujourd’hui, j’ai reçu le message. Tu peux te calmer maintenant. Répliqua le major Carter

A la seconde suivante, le calme revint. Sam alla allumer la télévision et mit un dvd Disney pour aider la fillette à se détendre et dans l’espoir qu’elle s’endorme. Il y avait dû se produire quelque chose de grave pour qu’elle n’ouvre plus la bouche. On ne laisse pas une fillette seule dans un parc sans personne pour l’accompagner se dit-elle. La fillette sembla adorer ce dessin animé mais malgré cela au milieu du film, elle s’était endormie. Samantha éteignit la télévision et prit avec grande précaution Suzy dans ses bras pour la mettre au lit. Elle grimpa l’escalier et installa la petite fille dans la chambre d’ami. Elle lui enleva ses habits et lui mit un de ses tee-shirts en guise de pyjama. Après s’être assurée qu’elle dormait, elle sortit de la pièce, alla prendre une douche et se coucha dans sa chambre. Elle regarda le réveil qui indiquait vingt- trois heures trente huit.

Elle se dit qu’à cette heure-ci, elle n’allait pas prévenir la police car la fillette avait besoin de se reposer. Contacter la police signifiait, attendre qu’on veille bien s’occuper de vous, faire une déposition qui allait prendre longtemps et en plus Suzy ne serait pas d’une grande utilité, puisque qu’elle refusait de parler. Donc, en résumé, cela ne ferait que la rendre grognon et fatiguée. Il valait mieux la laisser dormir et demain matin, elles iraient dans un commissariat pour retrouver ses parents. La scientifique finit par s’endormir malgré ses pensées qui tournaient dans sa tête. Elle se réveilla mais sans savoir pourquoi car quand elle regarda le réveil, il indiquait trois heures vingt deux.

Puis, un cri résonna dans la maison, il provenait de la chambre où la fillette dormait. Aussitôt, elle se leva et se dirigea le plus vite qu’elle pouvait vers l’autre chambre. En ouvrant la porte qu’elle n’avait pas totalement fermée quelques heures auparavant, elle découvrit Suzy en train de crier et de bouger dans tous les sens dans le lit. La militaire se précipita vers elle et lui dit :

- Mon trésor, réveilles- toi, tu fais un cauchemar.

Quelques minutes plus tard, elle ouvrit brutalement les yeux qui reflétaient une grande peur. La jeune femme la prit dans ses bras et la berça. Puis, elle reprit d’une voix douce et calme :

- Ce n’est rien. C’était juste un cauchemar, un mauvais rêve. Tu n’as pas à avoir peur. Personne ne te fera du mal, je te le promets.

Suzy se calma peu à peu. Le major lui demanda :

- Tu veux dormir dans mon lit avec moi, comme ça tu n’auras plus peur.

La petite fille acquiesça, Sam la prit dans ses bras et l’emmena dans sa chambre. Elle la déposa sur le lit et alla dans l’armoire pour prendre un objet et revint. Elle tendit à la fillette une peluche, qui représentait un petit chien blanc adorable et lui dit :

- Il s’appelle Oscar, il était à moi quand j’avais ton âge. Je te le donne car j’en n’ai plus besoin maintenant mais, toi tu en as besoin. Quand tu as peur, tu le serres très fort et après ta peur s’envole. C’est magique, je te jure que je ne le dirais à personne ?

Suzy hocha la tête pour lui signifier qu’elle avait compris. Elle prit la peluche et la serra très fort.

- Maintenant, il est temps de dormir pour être en forme demain.

Elle s’allongea, éteignit la lampe de chevet et prit Suzy dans ses bras. Quelques instant plus tard, la maison était tranquille, on entendait aucun son sauf la respiration lente et régulière de deux personnes qui signifiait qu’elles s’étaient endormies.


sabrina57  (22.07.2012 à 18:28)

 

Chapitre 5 : Réveil difficile

 

Sam se réveilla en sursaut sans savoir pourquoi. Il lui fallut quelques secondes pour comprendre que le téléphone sonnait et que c’est cela qui l’avait réveillé. Elle décrocha et dit :

- Allô ?

- Carter, vous êtes en retard. Répondit une voix masculine très familière.

- Il est quelle heure ? Demanda-t-elle d’une voix endormie

- Huit heures et cinquante minutes. Répliqua la voix du colonel O’Neill

- Déjà, je suis désolé, mon colonel. Hier soir, j’ai oublié de mettre le réveil. Expliqua-t-elle

- Vous avez un problème ? Demanda son supérieur

- En quelque sorte, j’ai eu un imprévu. Déclara Sam

- D’habitude, vous êtes toujours ponctuelle. Plaisanta Jack

- Je vous expliquerais plus tard. Je me dépêche, je serais là dans une demi-heure. Affirma la militaire

- On vous attend, Carter. Répliqua Jack en raccrochant.

 

Elle raccrocha et réveilla Suzy, qui s’éveilla sans problème.

- Coucou ma puce, il faut se lever. Je dois aller travailler, tu viens avec moi ?

Comme la veille, la fillette ne dit rien mais fit signe avec sa tête pour dire qu’elle était d’accord.

- On doit se dépêcher. On va déjeuner et faire une rapide toilette. Dit Sam

 

Vingt minutes plus tard, après avoir avalé un chocolat et deux biscuits chacune, elles allèrent dans la salle de bain.

Samantha prit une douche rapide et aida Suzy pour la sienne. La fillette ne voulait pas se doucher.

- Ok, pas de douche mais tu te passes un coup de gant de toilette sur ton visage. Répliqua la jeune femme avec autorité.

Après cette concession, la demoiselle se brossa les dents sans rechigner. Elle s’habilla avec un haut de Sam, qui lui allait bien malgré sa grande taille et aussi avec un pantacourt et une ceinture car il était trop grand pour elle. La militaire se coiffa et Suzy voulait qu’elle la coiffe aussi. La fillette avait de longs cheveux blonds et des yeux noisette, Sam lui fit une queue de cheval et lui des pinces en forme de papillons, que Sam avait retrouvé au fond d’un tiroir, Suzy sembla les apprécier. Après cela, elles se mirent en route vers base.

Une fois arrivée avec un quart d’heure de retard par rapport à l’heure qu’avait indiqué Sam, cette dernière alla vers la salle de briefing avec Suzy dans ses bras. Depuis son entrée dans la base, tout le monde la dévisagea. On lui avait fait même remarquer, que les enfants n’étaient pas admis dans la base. Mais, Sam leur expliqua que le général était au courant. Après ce petit mensonge, elle arriva dans la salle de réunion où le reste de sg 1 l’attendait ainsi que le général Hammond. En voyant Sam avec une fillette dans les bras, tout le monde fut surpris.

- Bonjour, major. Vous pouvez m’expliquer ? Demanda le général

- Bien sûr. Je vous demande deux minutes, mon général. Répondit Sam

Elle prit des feuilles sur la table ainsi que quelques feutres et déposa son précieux fardeau, sur une chaise au fond de la salle et lui dit :

- Je dois travailler. Tu peux faire un joli dessin ?

Suzy hocha la tête. Sam lui fit un bisou sur le front et alla s’installer à côté du colonel O’Neill. Sam prit la parole :

- Je tiens à m’excuser pour le retard. En rentrant chez moi hier soir, je suis passée par le parc et je l’ai découvert dans un bosquet. Elle ne veut pas parler, elle m’a juste dit son prénom et rien d’autre, elle s’appelle Suzy. Je l’ai donc ramené chez moi, il était tard et j’ai pensé qu’elle devait se reposer avant d’aller voir la police. Elle n’était pas en état d’être interrogé par un policier. Elle a beaucoup pleuré et elle n’a dit aucun mot, cependant, elle comprend ce que je lui dis. Elle s’est réveillée dans la nuit car elle avait fait un cauchemar. J’ai oublié de brancher l’alarme de mon réveil, ce qui a fait que j’étais en retard. Je pense qu’elle est en état de choc. Du coup, je l’ai prise avec moi. Je voudrais qu’on appelle la police pour leur demander si on a signalisé la disparition d’une petite fille de cinq ans environ dans le coin.

- Je vois. Je pense que c’était en effet, la meilleure des solutions. Je vais appeler de ce pas la police et voir qui est chargé de l’enquête. Déclara le général

- Merci, mon général. Répondit la jeune femme

- En attendant l’arrivée de la police, je vous suggère de l’emmener dans votre laboratoire. Le briefing est annulé dans l’attente d’information concernant cette fillette. Dit le chef de la base, qui se leva et alla dans son bureau téléphoner au poste de police de Colorado Springs.

Teal’c se leva et se rendit dans ses quartiers, Daniel fit de même. Jack s’approcha de son second et dit :

- C’est votre imprévu ? Demanda-t-il, tout en sachant la réponse.

- Oui, je suis désolé de vous avoir fait attendre. Répondit sa subordonnée

- Ce n’est rien, Carter et vous avez une bonne raison. Répliqua le colonel

Ils s’approchèrent de Suzy, qui était en train de dessiner.

- Suzy, j’aimerais te présenter un ami. Il s’appelle Jack. Déclara Sam, doucement.

La fillette releva la tête, Jack lui dit :

- Bonjour.

Elle comprit mais n’émit aucun son.

- On va aller dans mon bureau, tu seras mieux pour jouer. Expliqua Sam en la prenant par la main.

Jack marcha à côté de Sam et les suivit dans le laboratoire de cette dernière.


sabrina57  (25.07.2012 à 10:52)

 

Chapitre 6 : Explications

 

Le général appela la police et leur expliqua la situation. Deux agents allaient venir à la base, pour voir la situation.

Une heure plus tard, les deux policiers arrivèrent dans le bureau de Sam. Jack jouait avec Suzy pendant que Sam répondait aux questions des forces de l’ordre.

- Bonjour, je suis l’inspecteur Carlson et voici mon chef, Ned Harry.

- Bonjour. Je suis le major Samantha Carter. Répondit-elle

- Vous avez la fillette ? Demanda le dénommé Carlson

- Oui, en la montrant un coup d’œil, hier soir vers vingt et une heures dans le parc. J’ai entendu des bruits et je me suis approchée et je l’ai découvert. Elle ne m’a rien dit, elle était effrayée et terrifiée. Elle ne m’a pas dit un mot sauf son prénom, Suzy. Elle était en pleur. Je l’ai ramené chez moi, je lui ai donné à manger. Puis, elle s’est endormie. Je me suis dit qu’elle devait dormir avant d’être interrogé par la police et je pense qu’elle n’aurait rien dit. Expliqua Sam

- Je comprends. Répondit le policier

- Vous savez qui elle est ? Demanda la militaire

- Oui, elle s’appelle Suzy Collins, elle a cinq ans. Ses parents ont eu un accident de voiture. Répondit-il

- Ils sont….. morts ? Murmura Sam avec tristesse, très affectée par cette nouvelle

- Oui, ils sont décédés dans l’accident. Répondit l’inspecteur

- Que va devenir Suzy ? Demanda-t-elle avec une note d’angoisse dans sa voix

- Pour l’instant, nous essayons de contacter la famille des Collins mais a priori il n’y a personne pour prendre soin de la petite. Les parents de la mère sont morts quand elle était jeune, ceux de son père sont en maison de retraite et ne peuvent pas s’en occuper pour des raisons de santé. Anita Collins était fille unique et Walter a bien un frère âgé de trente ans mais il est introuvable. Nous ne trouvons ni cousin éloigné ou grand-oncle. Répliqua l’agent de police

- Je pourrais vous aider en gardant Suzy comme il n’y a personne pour rester avec elle. Dit-elle avec espoir, elle s’était beaucoup attaché à la fillette en très peu de temps. C’était peut être son instinct maternel qui prenait le dessus.

- On vous la confie, pour le moment. Je vais prendre contact avec les services sociaux, qui vous appelleront pour étudier votre demande. Dit l’inspecteur

Sam hocha la tête pour toute réponse. Elle avait le cœur brisé, comment annoncer à la petite fille qu’elle ne reverrait jamais plus ses parents.

- On peut parler à l’enfant ? Ajouta-il

- Vous pouvez essayer mais je crois qu’elle ne dira rien. Elle reste absolument muette à toute question. Répondit la militaire

 

Le policier s’approcha de la fillette, qui dessinait, Jack était à ses côtés.

- Bonjour Suzy, je suis l’inspecteur Carlson. Je voudrais te parler de tes parents. Tu pourrais me dire ce qu’ils t’ont dit quand tu les as vu pour la dernière fois ?

La petite fille ne donna aucune réponse.

- Ils t’ont dit ce qui se passait ? Demanda, à nouveau le policier.

Mais, il n’obtient aucune réponse. Il abandonna et retourna voir Sam, qui était restée à quelques mètres de là.

- Si elle vous dit quelques chose, prévenez-nous. Annonça l’homme

- Je le ferais. Si je peux me permettre, j’aimerais avoir le rapport d’enquête sur la mort de ses parents, si c’est possible. Demanda la jeune femme

- Normalement, je n’ai pas le droit mais je vais une exception. Dit le policier, en partant. Son chef le suivit.

Sam avait les larmes aux yeux, elle devait annoncer à la petite fille la mort de ses parents. Elle essuya ses yeux et alla retrouver Jack et Suzy.

- Tu viens, ma puce, j’ai quelque chose à te dire.

Elle se leva et alla s’asseoir sur les genoux de Sam, qui était assise sur la chaise de son bureau.

- Tu veux bien me dire quand tu as vu des parents ? Je sais que tu peux me le dire.

Quelques minutes, plus tard, elle dit d’une petite voix :

- C’était quand papa m’a mise dans la voiture. Il a parlé avec maman. Et après, elle est montée en haut et papa m’a dit qu’on allait dans le chalet à la montagne. C’était lundi soir car maman, elle avait allumé la télévision et j’ai regardé un dessin animé.

- C’est tout ce que tu te rappelles ? Demanda Sam, avec une voix douce.

- Après, papa m’a emmené dans la voiture, après on est partit et je me suis endormie. Ensuite, papa a arrêté la voiture et il m’a dit de courir très vite sans me retourner. J’ai fait ce qu’il m’a dit et je ne savais plus où j’ai été. Après, …j’ai eu peur toute seule alors j’ai marché et j’ai vu le parc. Il faisait nuit et j’avais faim alors je suis caché dans l’herbe. Papa et maman, ils ne sont pas venus me chercher. Un jour, maman m’a dit que si je ne perdais, je devais aller dans un endroit que j’aimais. Je lui ai dis que j’irais dans un parc car il y a des jeux pour les enfants. Maman m’a dit qu’elle me chercherait dans tous les parcs si je me perdais. Mais, là, elle n’est pas venue. Expliqua Suzy qui avait peur.

- C’est bien, ma chérie. Dit Sam

- C’est quand que maman et papa vont venir ? Demanda la fillette

- J’ai quelque chose de triste à te dire. Je veux que tu sois courageuse. C’est à propos de tes parents. Ils ont eut un accident de voiture et ils sont au ciel maintenant.

- Ils dorment ? Demanda-elle, on sentait dans sa voix des sanglots. La militaire voyait qu’elle avait compris.

- Oui, ils dorment. Tu sais du ciel, ils peuvent veiller sur toi. C’est comme des anges gardiens. Répondit Sam

- C’est où ma maison maintenant ? Demanda la fillette, avec angoisse.

- Pour le moment, si tu veux, tu peux rester avec moi. Tu resteras avec moi dans ma maison. Expliqua la jeune femme

- Je veux bien. Articula Suzy, à travers ses pleurs.

Sam la berça tendrement et essaya de la consoler. Jack resta aux côtés de Sam, qui avait besoin aussi de soutien.


sabrina57  (25.07.2012 à 21:27)

 Chapitre 7 : Le rapport d’ enquête

 

Suzy se calma peu à peu, dans les bras de Sam. Jack fit un signe de tête à sa collègue pour lui signifier qu’il partait. Jack alla dans le bureau du général. Une fois que celui-ci lui donna la permission d’entrer dans le bureau, Jack ouvrit la porte et prit place sur un siège, en face de son supérieur.

- Que me voulez-vous, colonel ? Demanda-t-il

- Je voudrais savoir si vous pouvez faire jouer vos relations pour qu’on puisse s’occuper de l’enquête sur la mort des parents de la fillette. Dit le colonel O’Neill

Le général fut intrigué et le dévisagea.

- D’après ce que j’ai pu voir, la petite a confiance en Carter et elle ne la lâche plus. J’aimerais mener avec sg 1 l’enquête pour savoir ce qu’il en est vraiment. De toute façon, pour le moment, Carter ne peut pas partir en mission alors autant l’aider comme cela, elle reprendra le travail plus vite. Argumenta Jack

- Je vais voir ce que je peux faire, colonel. Affirma le général Hammond

- Merci, mon général. Dit Jack, en partant. Il reprit le chemin du laboratoire de Sam.

L’heure du déjeuner arriva, Jack arriva dans le bureau de son second et la vit avec Suzy. Elle était tellement belle. Même si elle n’avait pas beaucoup d’expérience avec les enfants, elle avait trouvé les mots justes pour parler à la fillette. Elle avait su instaurer une relation de confiance avec elle. Il arrêta de penser et alla à leur rencontre.

- Ça va, Carter ?

- Cela peut aller. Je sais qu’elle souffre et je ne peux rien faire pour la soulager.

- Je sais que c’est dur mais il faut qu’elle fasse son deuil même si elle est trop jeune pour que cela lui arrive. Avec le temps, elle ira mieux. Elle n’oubliera pas, jamais mais elle va vivre avec. Avoua Jack en regardant Suzy allongée sur le petit fauteuil, dans le coin de la pièce, qui tenait Oscar dans ses petits bras.

Cela lui rappelait la mort de son fils, Charlie. Jamais, il ne l’oublierait, mais avec le temps, il avait appris à vivre avec cette absence et cette perte. Même si encore aujourd’hui, une part de lui se sentait toujours coupable d’avoir laissé son arme à la portée de son fils.

- Il est l’heure d’aller manger un peu. Vous venez avec la petite ? Ajouta-il en arrêtant de penser au passé.

Sam la regarda, Jack s’approcha du fauteuil, il s’agenouilla pour être à sa hauteur et dit :

- Tu veux venir avec Sam et moi. On va manger des frites. Tu aimes les frites ? Lui demanda Jack

Suzy sortit de sa torpeur, elle avait les yeux rouges et lui répondit, d’une petite voix :

- Oui, j’aime bien les frites car on a le droit de les manger avec les doigts.

- Oui, tu as raison. Répliqua-t-il, en lui souriant.

Suzy descendit du canapé et lui prit la main, visiblement elle appréciait Jack autant que Sam. La fillette prit aussi la main de la jeune femme et ils partirent tous les trois en direction du mess.

Chacun prit un plateau et le posa sur les barreaux pour le faire avancer. Tous les militaires regardaient étrangement le major Carter et le colonel O’Neill, qui avaient avec eux, une petite fille. Les deux membres de sg 1 essayaient de ne pas les regarder. Sam prit une salade, des frites accompagnées d’une escalope ainsi qu’une gelée bleue. Suzy était entre les deux militaires. Ils formaient un tableau étrange au sein du sgc. Ils arrivèrent devant les cuisiniers, qui servaient, Jack demanda :

- Des frites et une petite escalope.

- Tout de suite, mon colonel. Répondit celui qui le servait.

Il donna l’assiette à la fillette, qui était effrayée. Jack intervient et lui dit :

- Tu n’as pas à avoir peur tant que je suis avec toi, rien ne t’arrivera.

Elle hocha la tête et prit l’assiette en soufflant :

- Merci.

Le cuisinier lui fit un clin d’œil qui la fit sourire. Ils prirent place à une table vide. Ils mangèrent et Suzy semblait avoir retrouvé la faculté de parler, puisqu’elle n’avait pas arrêté de faire la conversation pendant tout le repas. Jack et Sam rigolèrent et se jetèrent des coups d’œil de temps en temps. Jack semblait rassuré que Sam aille mieux puisque la petite fille semblait moins triste. Elle redevenait une fillette pour un moment. Elle avait compris que ses parents ne reviendront plus mais elle n’en avait pas pris totalement conscience, ce qui était normal. Il lui faudrait plusieurs jours pour réaliser cela.

Après un repas animé, ils regagnèrent le laboratoire de Sam. Le général débarqua quelques minutes plus tard. Suzy s’était installée dans le canapé pendant que Sam lui lisait une histoire. Elle s’endormit peu après. Sam lui mit un plaid pour ne pas qu’elle ait froid et lui fit un baiser sur son front.

Le général attendit qu’elle soit près d’eux pour leur annoncer ce pourquoi il était là.

- Voici le dossier sur le décès de monsieur et madame Collins, les parents de Suzy. Il y a le rapport préliminaire des agents qui étaient sur place ainsi que les résultats de l’autopsie du médecin légiste. En tendant à Jack un dossier

- Merci, mon général. Lui répondit celui-ci

- Je voudrais que vous collaboriez avec cet inspecteur, qui est chargé de l’enquête au sein de la police de Colorado Springs. J’annule les missions prévues et je vous charge de cette enquête. Le président est d’accord avec cela. Les services sociaux m’ont appelé, ils sont d’accord pour que vous gardiez la petite, le temps d’éclaircir la situation. Vous devez remplir ces feuilles et les leur faxer pour que tout soit fait selon leur procédure. Si vous avez besoin d’aide, Daniel et Teal’c sont prêt à vous aider. Expliqua le général

- A vos ordres, mon général. Répondirent les deux militaires en chœur.

Le chef de la base repartit à son bureau. Jack et Sam lut le dossier chacun à leur tour. Sam remplit le dossier pour les services sociaux et leur faxa, comme cela, c’était fait et elle pourrait garder Suzy avec elle pour l’instant.

Le colonel O’Neill était penché sur le dossier Collins qui était devenu curieux au fur et à mesure qu’il le lisait. D’abord, le couple de scientifique était partit en pleine nuit, sans prévenir personne avec une valise. Il avait reçu les résultats de l’autopsie qui ne coïncidait pas avec ses éléments. L’homme, Walter Collins avait plus de deux grammes d’alcool dans le sang. D’après le Dr Stanton, c’est cela qui avait réduit les réflexes d’attention du conducteur et n’ayant pas vu le camion de travaux laissé sur le bord de la route, l’avait percuté. Mais, bien sûr, tout cela n’était que des suppositions et rien ne pouvaient être vérifiés. En effet, personne n’avait vu ce qu’il s’était passé, malgré l’appel à témoin de la police.

Selon le médecin légiste, les causes de la mort étaient les mêmes pour le couple. Ils étaient morts à cause du choc, l’homme avait eu un traumatisme crânien qui avait provoqué une hémorragie cérébrale importante et qui avait entraîné sa mort peu de temps après. La femme avait eu des côtes cassées, à cause du choc violent avec le tableau de bord, ce qui a provoqué une perforation du poumon, et ce qui à causé un pneumothorax. Privée d’oxygène trop longtemps, elle est morte asphyxiée peu de temps après l’impact. Donc, le légiste avait conclue à un accident dû à l’alcoolémie de Walter Collins.

- Cette histoire devient de plus en plus bizarre. Je sens qu’il y a quelque chose de louche. Un scientifique qui est ivre, c’est étrange. Il a une famille, une bonne situation, je ne vois pas pourquoi, il aurait été aussi négligent. Dit Jack

- C’est vrai que c’est bizarre. Qu’en pensez-vous, mon colonel ?

- D’après moi, ce n’est pas un accident, il y a trop de choses qui ne sont pas claires. Je ne sais pas encore ce qui ne va pas, mais je vais trouver. Déclara-t-il d’un ton perplexe

- Je pense qu’il faut passer au peigne fin la vie de monsieur et madame Collins, leur relation, ami, travail. Répondit Sam

- Oui, on va aller interroger leurs collègues de travail et inspecter leur maison. On aura plus d’éléments pour comprendre, enfin je l’espère. Répliqua Jack


sabrina57  (26.07.2012 à 21:26)

 

Chapitre 8 : Soirée à trois

 

Il était dix-huit heures, Suzy s’était réveillée et jouait avec de la pâte à modeler. Jack revenait dans le laboratoire de Sam après être partie discuter avec le général de ce qu’ils avaient pensé des dossiers qu’il leur avait transmis quelque heures plus tôt.

- Vous devriez rentrer, major. Dit-il

- Je crois que vous avez raison. Répondit-elle

Sam rangea tout et expliqua à la fillette qu’il fallait aussi ranger et qu’elle pourrait jouer le lendemain. Cette dernière s’exécuta, puis elle enfila sa veste et s’approcha de Jack et lui demanda :

- Tu viens avec nous ?

Jack était gêné, il ne savait pas quoi répondre. Sam vint à son secours en lui disant :

- Vous voulez dîner avec nous ?

- J’accepte votre invitation. Lui répondit-il en souriant, pour la remercier.

- Super ! ! S’exclama Suzy

 

Ils quittèrent la base, tout les trois. Jack lui dit, en arrivant à la surface :

- Je vous suis.

- D’accord. Lui répondit Sam

Sam ouvrit sa voiture et installa Suzy à l’arrière pour plus de sécurité. Cette dernière ne s’en formalisa pas. Elle semblait heureuse, malgré tout les événements qu’elle avait subit en quelques heures.

Arrivée à sa maison, Sam installa Suzy dans la salon, qui jouait avec les quelques jouets ramenés de la base. Jack arriva quelques minutes après.

Sam commença à préparer le dîner quand il lui demanda si elle avait besoin d’aide.

- Vous pouvez éplucher les pommes de terre, si vous voulez ?

- Pas de problème.

Sam lui donna tout ce qu’il fallait et il se mit à l’œuvre. Après quelques minutes de silence, il reprit :

- Merci pour tout à l’heure.

- De rien. Il me semble que Suzy vous apprécie beaucoup, je ne voulais pas refuser. Répondit la jeune femme

Jack sembla déçu de sa réponse, elle ne l’avait invité que pour faire plaisir à la petite fille.

- Et puis, cela me fait plaisir d’être avec vous, hors de la base. Avoua la militaire, en voyant le visage déçu de son colonel.

- Moi aussi, je suis content de passer plus de temps avec vous. Répliqua-t-il, en retrouvant son sourire.

Jack finit d’éplucher les pommes de terre pendant que Sam faisait cuire la viande. Ensuite, elle mit les pommes de terre dans la cocotte minute. La salade verte qui accompagnait le tout fut prête en quelques minutes. Sam proposa une bière à Jack qui accepta, elle prit un soda. Il dit, en parlant de Suzy :

- Vous savez bien vous en occuper.

- J’essaye de faire de mon mieux, je ne suis pas habituée aux enfants. Mais, il y a un lien spécial entre nous deux. Je ne sais pas comment l’expliquer, elle m’a fait confiance car elle a dû sentir qu’elle pouvait. Elle a vécu quelque chose de traumatisant et pourtant, elle ne s’est pas effondrée. Elle est très courageuse. Expliqua Sam

Une fois le dîner prêt, ils mangèrent tout les trois dans la salle à manger. Suzy faisait la conversation, Sam avait l’impression qu’elle retrouvait un semblant de vie normal, d’une petite fille de son âge. Après le dessert où Suzy avait voulu une mousse au chocolat, Sam lui dit :

- Je crois que c’est l’heure du bain ma demoiselle. Tu en as bien besoin.

En effet, Suzy avait du feutre sur les mains, du chocolat sur le visage.

- Je veux mais seulement si Jack reste pour me lire une histoire après. Lui répondit-elle

Sam le regarda et il dit :

- C’est d’accord, je te le promets. Je t’attends.

Les deux filles montèrent à l’étage. Sam faisait couler l’eau pendant que Suzy se déshabilla. La fillette entra dans le bain et joua dans l’eau. Sam participa aux jeux du rebord de la baignoire. Après plus de vingt minutes dans le bain, Suzy sortit et mit un pyjama à Sam. Evidement, elle flottait dedans mais Sam n’avait pas d’affaire qui correspondait à sa taille. Suzy descendit rapidement les escaliers pour aller retrouver Jack.

- Voilà, je suis prête. Tu peux venir me lire une histoire. S’écria-t-elle, joyeusement.

Sam était restée en haut pour ranger la salle de bain. Jack l'accompagna dans sa chambre provisoire. La fillette se mit dans le lit et lui tendit un livre, qu’elle avait prit de la base. Jack s’assit à côté d’elle et commença à lire Cendrillon. Sam s’approcha lentement de la chambre d’ami où Suzy devait dormir, elle entendit Jack parler. Elle arriva sur le pas de la porte et aperçut alors Jack, qui lisait une histoire à la petite.

Il était tellement beau et séduisant. Il était le parfait papa poule, il savait s’occuper d’un enfant et lui donner de la tendresse. Jack comprit que Suzy s’était endormie car elle ne bougeait plus. Il ferma le livre et le déposa sur la table de chevet. Il remonta les couvertures et éteignit la lampe. Il leva la tête car il se sentait observé. Il vit alors Sam, qui le regardait. Sam recula et ferma la porte quand il sortit de la chambre.

- Vous l’avez conquit. Dit-elle doucement

- Elle est tellement adorable et après tout ce qu’elle a enduré, c’est incroyable qu’elle s’attache à nous comme cela. Répondit Jack

Ils descendirent dans le salon. Sam se dirigea vers la cuisine quand Jack lui prit la main et lui dit, en la tutoyant, comme si cela était naturel :

- Où vas-tu ?

- Eh, je vais….faire la vaisselle. Répondit-elle avec difficulté. Elle était troublée que Jack la tutoie et de sentir sa main dans la sienne.

- Ce n’est pas la peine. Je l’ai faite pendant que tu étais avec Suzy dans la salle de bain. Expliqua-t-il, en la regardant dans les yeux.

Sam fut étonné qu’il avait pensé à faire cela.

- Merci. Souffla la jeune femme

Elle était hypnotisée par le regard de Jack.

- Je voulais t’inviter au restaurant vendredi pour te parler mais je pense qu’on ne pourra pas faire cette sortie au vue de la situation. Cependant, je ne peux pas rester là sans rien dire. Avoua Jack

Sam le regarda s’approcher d’elle et il posa ses lèvres sur les siennes. Elle fut surprise par ce geste très inhabituel, mais elle ne pouvait résister. Les lèvres chaudes de Jack eurent raison d’elle , elle entrouvrit ses lèvres et répondit à ce baiser. Jack perçut ce changement et accentua ce baiser. Sam passa ses bras autour de sa nuque pour être plus proche de lui. Jack posa ses mains sur la taille de la jeune femme. Le baiser dura quelques instants, puis ils se séparèrent. Jack reprit :

- Je voulais te demander si tu voulais qu’on sorte ensemble, puisque la loi de non-fraternisation est abolie, on ne risque plus rien. J’avais tellement envie de t’embrasser que je n’ai pas pu résister.

Sam fut sur un petit nuage à l’annonce de cette nouvelle, son visage s’illumina d’un grand sourire et répondit :

- Je n’attendais que cela.

- Je veux bien que tu comprennes que je voudrais plus et m’engager à plus long terme avec toi. Bien sûr, on ira à ton rythme, doucement au début. Affirma-t-il

- C’est aussi ce que je voudrais. J’attends ce moment depuis longtemps, je veux partager ma vie avec toi. Répliqua Sam

Jack fut heureux d’entendre ces paroles, cela confirmait qu’ils étaient sur la même longueur d’onde. Il l’embrassa à nouveau. Le baiser dura plus longtemps. Ils allèrent sur le canapé s’asseoir. Sam proposa à Jack de mettre un film.

Ils regardèrent un dvd, Jack avait Sam dans ses bras. Elle était confortablement installé contre son épaule. Le film finit, Jack regarda Sam, qui s’était endormie contre lui. Il l’observa un instant, elle était si merveilleuse, elle ressemblait à un ange avec ses cheveux blonds. Il l’embrassa tendrement sur le front. Sam se réveilla doucement et articula :

- Le film est fini ?

- Oui, ma puce. Tu t’es endormie. Je m’en vais comme ça tu pourras aller te coucher. Dit Jack

- Tu sais, j’aimerais que tu restes mais il y a Suzy, je ne veux pas la perturber davantage. Avoua la jeune femme doucement.

- Je comprends, ne t’en fais pas. Je passerais vous prendre demain matin pour aller faire du shopping. La petite demoiselle a besoin de vêtement et de jouet. Expliqua le militaire

- Oui, tu as raison. Répliqua Sam

Ils se levèrent, Sam raccompagna Jack jusqu’à la porte.

- J’ai passé une soirée des plus merveilleuses. Dit Sam

- Moi aussi. Nous sommes ensemble, à présent. Fais de beau rêve. A demain. Répondit Jack en l’embrassant. Ce fut un baiser tendre et léger. Puis il partit vers sa voiture, ouvrit les portes et démarra. Sam le regarda s’éloigner. Elle referma la porte.

Elle alla dans la salle de bain se mettre en pyjama et se brosser les dents, puis en passant dans le couloir, elle jeta un coup d’œil dans la chambre de Suzy. Cette dernière dormait paisiblement avec un nounours dans les bras. Sam fut rassurée et alla se coucher aussi.


sabrina57  (27.07.2012 à 11:57)

 

Chapitre 9 : Shopping

 

Sam se réveilla à cause de l’alarme du réveil. Elle l’éteignit et sentit quelqu’un qui était blottit contre elle. Suzy dormait à ses côtés. Durant la nuit, Suzy avait encore fait un cauchemar, qui avait réveillé Sam. La militaire l’avait prit dans ses bras pour la rassurer et l’avait emmené dans son lit pour qu’elle dorme avec elle. La petite s’était endormie après quelques pleurs.

Sam lui souffla a l’oreille :

- Coucou, ma puce, il faut se réveiller.

Sam lui caressa les cheveux pour la réveiller en douceur. La petite bougea et ouvrit péniblement les yeux.

- Je sais que c’est dur mais on va aller t’acheter plein de vêtements et de jouets.

- C’est.. vrai ? Demanda Suzy, qui s’éveilla plus facilement à l’entente de cette nouvelle.

- Oui.

- Jack vient aussi ? Redemanda-t-elle

- Oui. C’est d’ailleurs lui qui vient nous chercher alors il faut se dépêcher, ma puce. Dit Sam

- Ouais, c’est chouette ! ! S’écria la fillette, qui se leva et sauta sur le lit.

Sam éclata de rire en la voyant. Après ce moment, Sam prit sa douche et Suzy fit une toilette rapide. Après s’être habillé, elles allèrent prendre leur petit déjeuner. La sonnette de l’entrée retentit, Sam se leva et alla ouvrir. Sans aucune surprise, Jack se tint devant la porte, il regarda Sam avec un grand sourire.

- Bonjour. Dit-il en embrassant Sam.

Elle n’eut pas le temps de répondre qu’elle sentit les lèvres de Jack sur les siennes. Elle savoura ce baiser et se dit que c’était une agréable façon de commencer la journée, elle pourrait très facilement prendre goût à cela.

- Bonjour, à toi aussi. Répondit-elle, après qu’ils s’étaient séparés.

Suzy débarqua à ce moment et sauta dans les bras de Jack, qui eut tout juste le temps d’ouvrir ses bras.

- Bonjour. S’exclama Suzy, dans les bras du militaire.

- Bonjour, toi. Comment vas-tu ? Demanda-t-il, en entrant dans la maison de Sam.

- Bien. Sam m’a dit qu’on allait dans les magasins. Répliqua-t-elle, joyeuse.

- Oui, on va les dévaliser. Affirma Jack

Après les embrassades, Sam rangea la table du petit déjeuner et alla prendre une légère veste et son sac. Suzy mit un gilet et ils montèrent dans le 4X4 de Jack.

 

Le centre commercial était déjà ouvert, il faisait beau et il y avait déjà quelques personnes dans les allées du complexe commercial.

- Alors, par où commence- t-on ? Demanda Jack

- On va commencer par aller faire un tour dans les boutiques de vêtements pour rhabiller la demoiselle, qui en a bien besoin. Tu es d’accord ? Répondit Sam

- Oui. Répondit Suzy, qui tenait la main à Jack d’un côté et à Sam de l’autre. On dirait une petite famille comme cela mais cela n’était pas vraiment vrai.

- Alors, c’est partit. Décréta Jack

Ils se dirigèrent vers une boutique pour enfant. Suzy lâcha les mains des deux militaires et alla directement dans le rayon pour les petites filles, elle était heureuse. Jack prit la main de Sam, qui fut surprise de ce geste mais c’était une bonne surprise.

Elle sourit et Jack comprit qu’elle était ravie de son initiative. Ils rejoignirent Suzy qui était en train de choisir plusieurs tenues. Sam l’aida dans ses choix. Après plus de vingt minutes, Suzy fit des essayages pour voir si tout lui allait, il y avait quatre t-shirt, deux t-shirt à manches longues, trois pantalons, deux pantacourts, une petite veste d’été, des culottes, des chaussettes.

Une fois cela fait, ils passèrent par les caisses. Jack voulait payer mais Sam lui fit les gros yeux et il comprit qu’elle voulait garder son indépendance pour l’instant. Il lui fit un sourire et elle éclata de rire. C’est donc Sam qui paya les achats. Ils firent un deuxième magasin où Suzy choisit deux jupes, des leggins, deux t-shirts, deux pyjamas. Puis, ils passèrent dans une boutique de chaussure, Sam dit à Suzy de choisir deux paires de chaussures, des baskets et une paire de chaussure d’été comme des ballerines. Suzy ne se fit pas prier et fit son choix. Elle prit aussi une paire de chausson. Jack dit :

- C’est bien une fille.

- Eh oui, on adore le shopping. Répondit Sam

- Je dois me faire une raison. Répliqua le militaire

- Eh oui, tu n’as pas le choix. Tu es condamné à passer la journée avec nous. Annonça la jeune femme

- Cela ne me dérange pas du tout, je suis ravie de passer plus de temps avec toi et avec Suzy. Affirma-t-il

- Je suis aussi très contente d’être avec toi. Souffla Sam

Après avoir payer les chaussures, ils allèrent déjeuner dans une pizzeria. Suzy fut contente de pouvoir manger une pizza. Une fois leur ventre remplit, Jack proposa :

- Maintenant qu’on a fait le plein de vêtements, on peut passer aux plus importants.

- Ah oui et c’est quoi ? S’interrogea Suzy

- Les jouets. S’écria Jack

- Ouais ! ! S’exclama la fillette

- Bon, ben je n’ai pas le choix. Plaisanta Sam

 

Ils entrèrent dans un magasin de jouet, qui était le paradis pour les enfants.

- Vas-y, ma puce. Choisis tout ce que tu veux, c’est moi qui offre. Affirma Jack

Il regarda Sam et ajouta :

- Ce n’est pas négociable.

- Je m’avoue vaincu, tu as gagné. Lâcha-t-elle

Suzy élança dans les allées pour trouver le rayon correspondant à ses envies. Les deux militaires la suivirent. Suzy choisit une poupée et des accessoires, une dînette, une Barbie, des cahiers de coloriages. Jack paya les articles. Puis, Sam emmena Jack et Suzy dans une boutique d’accessoires en tout genre. Suzy prit des pinces pour ses cheveux, des chouchous, un collier et des bracelets fantaisies. Jack pensa à faire un crochet par une boutique pour enfant, pour prendre deux rehausseurs pour la voiture. Sam le regarda et demanda :

- Pourquoi deux ?

- Un pour ta voiture et un autre pour ma voiture. Répondit tout simplement Jack

Une fois tout leurs achats terminés, ils passèrent par la base. Jack avait prévenu le général de leur sortie, il n’y avait vu aucun inconvénient. Il avait lui-même des petites filles et il savait que Suzy avait besoin de penser à autre chose.


sabrina57  (28.07.2012 à 10:36)

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