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Série : Stargate SG-1
Création : 20.07.2012 à 18h26
Auteur : sabrina57
Statut : Terminée
« Une nouvelle histoire que je voudrais écrire toute seule, merci et bonne lecture. » sabrina57
Cette fanfic compte déjà 29 paragraphes
Chapitre 10 : A la base
Suzy jouait dans un coin de la salle de réunion. Une fois que Jack et Sam avaient revêtu leur tenu obligatoire au sein de la base, ils arrivèrent dans la salle et s’assirent l’un à côté de l’autre. Le général les attendait avec Daniel et Teal’c dans la pièce.
- Bonjour à vous. Je vous ai fait venir pour qu’on parle de l’enquête sur le décès de monsieur et madame Collins. Dit le général Hammond
- Teal’c et moi avons été inspecter la maison des Collins. La police scientifique a examiné toutes les pièces, mais à première vue, tout semble normal. Déclara Daniel
- Je veux que demain vous alliez voir du côté de leur travail. D’après les dossiers, ils travaillaient tous les deux dans une société pharmaceutique, qui fait des recherches sur de nouveaux produits. Vous interrogerez leurs collègues et le directeur pour savoir ce qu’ils savent. J’ai tenu au courant les deux agents de police qui s’occupent de l’affaire Collins des informations que la petite à donné. La police m’a informé que l’enterrement de monsieur et madame Collins aura lieu demain matin. Expliqua le chef de la base
- Je pense que Suzy doit y aller, même s’il est elle très jeune. Cela lui permettra de faire son deuil. Dit Sam
- D’accord, donc, vous irez demain après-midi dans les bureaux de pharma industries. Bonne soirée à vous. Ordonna le général
Puis, il repartit à son bureau, Teal’c et Daniel se dirigèrent vers leurs quartiers.
Jack déclara :
- Viens, je te raccompagne.
Sam acquiesça et alla prendre Suzy. En effet, elles étaient venues dans la voiture de Jack, puisqu’ils étaient venus à la base directement après les courses. Après s’être changé de vêtements, ils rejoignirent la surface. Jack avait installé le rehausseur à l’arrière et Suzy s’y installa. Sam prit place devant, à côté de Jack. La fillette finit par s’endormir à cause du bercement de la voiture. Sam resta silencieusement, elle n’arrêtait pas de penser au lendemain.
L’enterrement serait une grande épreuve pour la fillette, qui serait traumatisant pour elle. Jack conduisit en laissant Sam réfléchir. Il savait que toute cette histoire l’a touché personnellement. Cela lui rappelait sûrement la mort de sa mère et Jack ne pouvait rien n’y faire. Il ne pouvait que la soutenir et être auprès d’elle.
Arrivé à destination, Sam ouvrit la porte et Jack prit Suzy dans ses bras. Il la déposa sur le canapé. Ils firent le dîner quand Suzy se réveilla et vint les aider. Ils mangèrent ensemble, Sam avait retrouvé un peu le sourire en voyant Suzy discuter de tout et de rien. Après avoir terminé et débarrassé la table, ils allèrent s’asseoir sur le canapé. Sam prit Suzy sur ses genoux et lui dit :
- J’ai quelque chose d’important à te dire. Demain matin, on ira dire au revoir à ton papa et à ta maman. Je sais que c’est difficile et triste. Tu as le droit de pleurer, d’être triste et d’avoir du chagrin, c’est normal.
Suzy la regarda et elle avait compris :
- Ils me manquent beaucoup.
Elle se mit à pleurer. Sam l’entoura de ses bras et la berça.
- Tu sais, moi aussi, j’ai perdu ma maman il y a longtemps, je sais que ça fait mal. Je sais qu’elle est au paradis et qu’elle veille sur moi. Je suis sûr que tes parents feront la même chose, ils devaient t’aimer très très fort.
- Tu …es…sûr ? Demanda la fillette, entre deux sanglots.
- Oui, j’en suis sûr. Tu peux me faire confiance.
Jack assista avec impuissance à la souffrance la fillette et à celle de Sam. Il tendit les mains vers elle et Suzy alla dans ses bras. Un moment plus tard, elle avait finit par se calmer. Sam l’amena dans la salle de bain faire une rapide toilette et mettre son pyjama.
Ensuite, elle se mit dans son lit et Jack arriva. Les deux militaires lui lut alternativement une histoire, elle semblait apprécier ce moment. Jack remarqua qu’elle s’était endormie, il touchait le bras de Sam, qui lisait toujours. Elle releva la tête et s’en aperçut. Elle referma le livre, le posa sur la table de chevet et éteignit la lumière. Ils sortirent doucement de la chambre pour ne pas la réveiller. Sam ferma la porte, ils descendirent et s’installèrent sur le canapé. Jack prit Sam dans ses bras et lui dit :
- Je sais que c’est un moment difficile pour toi demain. Je serais là.
- Merci. C’est vrai, cela me fait penser à ma mère. Répondit la jeune femme
Ils restèrent un moment comme cela. Puis, Jack, voyant l’heure décida de partir. Sam l’avait comprit et demanda :
- Tu ne voudrais pas rester ici, cette nuit ?
- Tu es sûre ? Interrogea le militaire
- Oui. Je ne veux pas rester seule. Je me sens mieux quand tu es avec moi. Je sais qu’on avait décidé d’y aller doucement mais je n’en peux plus de te voir partir. Avoua Sam
- Ce n’est pas grave. Je reste alors. Je me sens mieux aussi quand tu es à mes côtés. Lui répondit Jack.
Ils montèrent dans la chambre de Sam. Cette dernière mit son pyjama et s’installa dans le lit, Jack se déshabilla et ne garda que son caleçon en guise de pyjama. Sam l’admira et le trouva magnifique. Il entra dans le lit et prit Sam dans ses bras. Elle se pelotonna contre lui. Il l’embrassa et lui dit :
- Bonne nuit, ma chérie.
- Bonne nuit, Jack.
Ils s’endormirent l’un contre l’autre.
Chapitre 11 : Journée difficile
Le réveil avait sonné depuis trente minutes. Jack avait prit sa douche pendant que Sam avait été réveiller Suzy, qui n’avait pas fait de cauchemar cette nuit. Puis, le militaire descendit préparer le petit déjeuner, pendant que Sam et Suzy prirent la salle de bain pour se doucher et s’habiller. Sam s’était habillée de manière sobre pour aller à l’église. Elles descendirent pour aller dans la cuisine et Suzy aperçut Jack. Elle alla lui dire bonjour en se jetant dans ses bras.
-Bonjour, ma puce. Tu as bien dormi ?
- Oui, j’ai vu papa et maman dans mon rêve, ils m’ont qu’ils aimaient fort fort fort et qu’ils veillaient sur moi du paradis. Répondit-elle
- Je te l’avais bien dit. Répliqua doucement Sam, qui se préparait une tasse de café.
Suzy prit son petit déjeuner composé de cacao avec de la brioche. Jack but son café et partit chez lui pour changer de vêtement. En partant, il fit un rapide baiser à Sam sur le pas de la porte. Sam revint dans la cuisine et Suzy lui dit :
- Jack est ton namoureux ?
Sam faillit s’étouffer en buvant son café.
- Il te regarde comme papa regardait maman. Ajouta-t-elle avec un air espiègle.
Sam ne pouvait le nier, elle avoua donc :
- Oui, Jack est mon namoureux.
- Vous allez vous marier ? Demanda la petite fille
- Un jour, oui. Mais pas pour le moment. Répondit la jeune femme
- C’est dommage, j’aimerais bien être ta demoiselle d’honneur. Ma copine Laura a été la demoiselle d’honneur au mariage de sa sœur, elle avait une belle robe. Expliqua-t-elle
- Je te promets que si je me marie, tu seras ma demoiselle d’honneur, tu es d’accord ? Proposa la militaire
- Chouette ! S’exclama la fillette en sautant sur le sol.
Après avoir déjeuner et ranger la table, elles se mirent en route pour aller à l’église. Jack les attendait devant le parvis de l’église. La matinée avait commencé, sous un ciel éclaircit parsemé de nuage, où le soleil faisait une appariation de temps à autre, ils entèrent dans le bâtiment religieux, la cérémonie commença. Elle ne dura que vingt minutes, c’était une courte cérémonie.
Suzy avait les larmes qui coulaient sur ses joues, elle se rendait bien compte que ses parents ne reviendraient plus la voir. Elle en prenait conscience malgré son jeune âge. Sam lui serra la main tout le long de la cérémonie. Il y a une trentaine de personnes qui étaient venues rendre un dernier hommage au couple Collins. Jack tenait aussi la main de la fillette. Le prête lut l’éloge funèbre puisqu’ils n’ont pas de famille présente. Suzy pleura à chaude larmes, Sam la prit sur ses genoux et la consola.
Après ce denier hommage, ils partirent vers la base. En effet, Sam voulait laisser du temps à Suzy va d’aller voir la tombe de ses parents. Sam prit sa voiture, Jack la suivait. Suzy avait les yeux rougis par le chagrin, quelques fois, elle sanglota. Elle se moucha le nez à plusieurs reprises. Sam conduisait en silence. Il fallait laisser faire le temps à présent.
Sam se gara sur le parking de la base tout comme Jack. Ils prirent l’ascenseur avec Suzy. Jack lui dit :
- Je dois aller avec Daniel pour voir à Pharma industrie. Je te rejoins tout à l’heure.
- D’accord. Lui répondit Sam
Elle se rendit dans son laboratoire avec Suzy et Jack partit rejoindre Daniel dans son bureau.
L’archéologue était dans son bureau. Jack frappa à la porte, entra et dit :
- Vous êtes prêt, on peut y aller ?
- Oui, bien sûr. Comment vont Sam et Suzy ? Demanda le docteur Jackson
- Elles sont tristes. Sam repense à sa mère mais elles sont fortes et courageuses. Il leur faut du temps. Répondit Jack
Les deux amis sortirent de la base, Jack prit sa voiture, Daniel monta avec lui. Ils partirent en direction des bureaux de Pharma industrie.
Pendant ce temps, Sam s’était mit à travailler devant son ordinateur, Suzy dormait un peu. Elle était fatiguée après avoir tant versé de larme. Sam essayait de ne pas y penser et se mit à travailler pour avoir l’esprit occupé. Vingt minutes plus tard, Janet frappa doucement à la porte du laboratoire de son amie. Elle entra sans attendre la permission et dit :
- Alors, comment ça va ?
- J’essaye d’être forte mais cela me rappelle souvenirs et je suis triste pour Suzy, elle souffre et je ne peux rien pour la soulager. Répondit Sam
- Courage, je suis là si tu veux parler. Déclara Janet
- Je te remercie, ta présence m’apporte déjà beaucoup. Elle est si jeune et déjà, elle subit une si lourde épreuve. Affirma la jeune femme blonde
- C’est vrai que c’est quelque chose de difficile à son âge mais elle s’en remettra avec le temps. Elle apprendra à vivre avec. Tu sais, les enfants nous étonnent souvent dans ce genre de situation. Ils sont plus forts que ce que l’on croit. Assura le docteur Fraiser
- Et puis, je m’inquiète pour son avenir. Ajouta Sam
- La police n’a toujours pas retrouvé de personne de sa famille ? Demanda Janet
- Non, toujours pas. Il n’y a qu’une seule personne c’est son oncle, le frère de son père mais il est introuvable et je ne sais pas s’il voudra s’occuper de sa nièce. Expliqua la militaire
- Tu as une idée en tête ou je me trompe ? Conclue la jeune femme brune
- Oui, c’est vrai, j’ai une idée en tête. Je voudrais l’adopter. J’y songe de plus en plus. Je me suis attachée à elle et l’inverse est vrai aussi. Déclara Sam
- C’est tout à fait possible. Tu as une bonne situation professionnelle et financière. Tu es une personne responsable, tu l’aimes déjà, cela se voit et tu es une parfaite candidate pour l’adopter. Affirma la jeune femme en blouse blanche
- J ‘espère que cela sera possible. Tu sais, je voudrais fonder une famille et quand j’y pense Suzy en fait partie. J’ai une autre confidence à te dire. Jack et moi, nous sommes ensemble. Avoua Sam à son amie.
- Félicitation, Sam. Depuis que cette loi est annulée, il était temps. Je suis contente pour vous. Je sais que vous vous aimez depuis longtemps. Et, il a succombé aussi au charme de Suzy, il est adorable avec elle. Je suis sûre qu’il voudra également faire partie de la vie de la petite. Confirma Janet
- Merci. Je vais essayer de lui en parler quand j’aurais un moment. Répondit Sam
Elles discutèrent encore un moment puis Suzy se réveilla. Elles décidèrent d’aller au mess, toutes les trois pour déjeuner.
Chapitre 12 : Chez Pharma industrie
Pendant ce temps, Jack et Daniel arrivaient devant un immense et imposant édifice. Le gratte-ciel était d’une grandeur exceptionnelle, de couleur grise avec un design moderne. Au sommet de l’entrée, surplombait le mot PHARMA INDUSTRIE. L’entré était composée d’une dizaine de porte translucide qui s’ouvrait automatiquement. Ils entrèrent et Jack dit à l’accueil :
- Bonjour, colonel Jack O’Neill, j’ai rendez-vous avec le directeur Jim Hodgens.
- Un instant, je vais voir, s’il peut vous recevoir. Lui répondit la standardiste.
Quelques instants plus tard, ils prirent l’ascenseur pour se rendre au quinzième étage, où se trouvait le bureau du directeur de Pharma industrie. L’assistante de celui-ci, les accueillit et ouvrit la porte qui donnait sur le bureau de son patron, puis retourna à son travail.
- Colonel O’Neill, armée de l’air et voici le docteur Jackson. En serrant la main du directeur.
- Je suis le directeur Jim Hodgens, que puis-je faire pour vous, messieurs ? Demanda-t-il
Jack observa attentivement son interlocuteur. Il avait à peu près une cinquantaine d’années, des cheveux grisonnants, les yeux marrons, il était mince et devait mesurer environ un mètre quatre-vingt-cinq. Il portait un costume de luxe d’une couleur marron foncé et des chaussures noires italiennes, d’une grande marque.
- Bonjour, je voudrais vous poser quelques questions à propos de deux de vos employés, Anita et Walter Collins. Répliqua le colonel O’Neill, d’un ton professionnel.
- Je pourrais en savoir la raison ? Demanda le directeur
- Eh bien, M. et Mme Collins sont morts dans un accident de voiture, il y a quelques jours. C’est juste une enquête de routine. Ne vous inquiétez pas, les informations que vous pourrez nous communiquer resteront confidentielles. Expliqua Jack
- Ah oui, je suis au courant, la police m’a appelé, toutes mes condoléances à la famille. Ils m’ont déjà posé des questions. Je pourrais savoir pourquoi l’armée de l’air enquête sur cette affaire, ce n’est pas de votre ressort, il me semble. Demanda M. Hodgens, intrigué.
- Eh bien, leur fille a été retrouvé par un de nos officiers. Nous avons donc demandé l’autorisation à la police si nous pouvions enquêter de notre côté. Répondit Jack
- Je vois, alors je ferais tout ce que je pourrais pour vous aider, colonel. Répliqua son interlocuteur.
- Merci pour votre collaboration. Je voudrais avoir une copie de leurs fiches personnelles. Exigea le militaire
- Aucun problème, je vous le fais parvenir tout de suite. Nathalie, pouvez-vous m’apporter les fiches dans le dossier du personnel de M et Mme Collins ? Demanda-t-il par l’intermédiaire de l’interphone à sa secrétaire.
- Tout de suite, Monsieur le directeur. Lui répondit poliment la secrétaire.
- Que pouvez-vous me dire sur eux ? Demanda Jack, en attendant qu’on lui apporte ce qu’il avait demandé.
- Eh bien, pas grand-chose, je suis désolé. Vous savez, cette société comprend plus de cinq mille employés, cela va des chercheurs au personnel d’entretien, en passant par les informaticiens, le personnel administratif. Je ne les connais pas tous. Cela faisait dix ans qu’ils travaillaient pour ma société, ils faisaient du bon travail, c’est tout ce que je peux vous dire. Expliqua Jim Hodgens
- Que faisaient-ils exactement comme travail ? Questionna Daniel, qui prit pour la première fois la parole, depuis le début de l’entrevue avec le directeur.
- Ils étaient tous deux, docteur en biochimie spécialisés dans l’expertise de produit pharmaceutique. Ils devaient analyser des produits, effectuer toute une série de tests, afin d’observer les éventuels effets de ces derniers. Tout cela dans le but, que le produit soit validé et autorisé à être commercialisé sur le marché. Répondit le directeur.
- D’accord, je vois. Avaient-ils eu des problèmes dans quelques domaines que se soient ? Demanda l’archéologue
A cet instant, la secrétaire frappa à la porte et entra. Elle remit les documents à M. Hodgens puis repartit à son bureau.
- Voici les documents que vous vouliez. Déclara-t-il en tendant les feuilles à Jack.
Pour répondre à votre question, non, ils n’avaient aucun problème. Ajouta-t-il
- Je crois que vous avez répondu à toutes nos questions. Merci pour le temps que vous nous ayez accordé. Dit le militaire
- Je suis ravie d’avoir pu vous être utile. Affirma avec conviction le directeur.
Les deux membres de sg 1 se levèrent, prirent le chemin vers la porte et Jack ajouta :
- Une petite chose encore, je pourrais parler aux collègues de M. et Mme Collins ?
- Bien sûr, demandez à ma secrétaire de vous donner leur nom et elle vous indiquera où les trouver. Répondit le directeur.
Ils sortirent et trouvèrent la secrétaire pour lui demander ces informations. Les collègues du défunt couple étaient Jeff Holman et Saddy Jones, ils travaillent au sixième étage, bureau cinq et six.
Les deux compères prirent l’ascenseur et s’arrêtèrent à l’étage indiqué. Ils avancèrent dans le couloir, qui ressemblait à celui d’un hôpital, austère avec des couleurs froides. Le couloir était long et large, les murs étaient peints en blanc avec une barre de bois au milieu. Il devait y avoir au moins une trentaine de bureau à cet étage.
Ils cherchèrent le bureau 5 et Jack frappa à la porte, lorsqu’il avait trouvé. Personne répondit, il frappa une nouvelle fois, mais toujours pas de réponse. Il fit de même avec le bureau 6, cette fois, ils étaient invités à entrer. Daniel ouvrit la porte et les deux amis entrèrent dans la pièce. Elle était grande avec de larges baies vitrées, il y avait un bureau où se trouvait une pile de dossier, divers papier et un ordinateur.
Le militaire scruta le bureau, il y avait des meubles classeur, une armoire, un autre grand meuble. Il voyait aussi une porte communicante qui donnait vers une autre salle. Il vit un homme d’une taille moyenne, d’âge mûr entre trente-cinq et quarante-cinq ans qui se trouvait derrière son bureau, en train de frapper un rapport, sans doute. Le colonel O’Neill se présenta :
- Bonjour, je suis le colonel O’Neill et voici le docteur Jackson, je cherche Jeff Holman et Sally Jones.
- Je suis le docteur Jeff Holman. Que me voulez-vous ? Demanda le dénommé M. Holman.
Il avait de courts cheveux blond coiffé en brosse, des yeux verts, il était svelte. Il portait un pantalon beige, une chemise blanche avec un cravate noire et par-dessus, il avait une blouse blanche.
- Je voudrais vous parler de vos collègues M. et Mme Collins. Répondit Jack
- Pourquoi ? S’étonna le docteur
- Ils sont morts, il y a quelques jours dans un accident de voiture. Je suis désolé, je vous présente mes condoléances. Dit le militaire, d’une voix douce.
- Je ne savais pas. On m’a dit qu’ils avaient prit quelques semaines de congé. Répondit calmement Jeff, mais sa voix était remplit d’une grande tristesse. Son visage reflétait bien sa peine à l’annonce de cette douloureuse nouvelle.
- Qui vous a dit cela ? Interrogea Daniel, surpris par cette information.
- J’ai reçu un mail de la direction, mardi matin. Je devais avoir une réunion avec Walter et Anita au sujet de notre travail de recherche, qui a été reporté à dans trois semaines. Répliqua le docteur Holman
- Pouvez-vous vérifier l’heure à laquelle vous l’avez reçu ? Demanda l’archéologue, qui lança un regard à Jack. Cette nouvelle donnait à cette affaire une autre tournure.
- Je vais regarder si je l’ai conservé. Répondit le chercheur
Il tapa sur son ordinateur, une fois qu’il avait trouvé ce qu’il cherchait, il tourna l’écran vers nos deux amis et ajouta :
- Voilà, c’est ce mail que j’ai eu.
C’était bien un mail de la part de la direction qui informait le Dr Holman que ses deux collègues, M. et Mme Collins avaient pris deux semaines de congé. Jack vérifia la date et l’heure et vit huit heures et deux minutes. Il avait donc trouvé une preuve qu’il y a avait un problème dans cette enquête. Il demanda :
- Pouvez-vous m’imprimer ce mail ?
- Bien sûr. Répondit humblement l’autre homme
- Que pouvez-vous me dire à propos de ce couple ? Demanda poliment le colonel
- C’était un couple gentil, sans problème. Ils faisaient bien leur travail et ils étaient tout deux très intelligent. Ils étaient compétents et efficaces dans leur domaine de recherche. Je les appréciais énormément. On travaillait ensemble depuis plus de huit ans. Je n’ai eu jamais de problèmes avec eux. Expliqua le chercheur, ému.
- Ils prenaient souvent des congés sans prévenir quiconque ? Questionna le docteur Jackson
- Non, jamais. Ils prenaient des vacances mais c’était prévu quelques mois avant. D’ailleurs, j’étais étonné par ce mail, mais bon cela peut arriver. Donc, je n’y ai pas prêté plus d’attention que cela. Répondit Jeff
- Quand les avait vous vu pour la dernière fois ? Demanda Jack
- C’était lundi en début d’après-midi vers treize heures, il me semble. Ils ne m’ont rien dit de particulier. Expliqua M. Holman
- Sur quoi travaillaient-ils ? Demanda Daniel
- On se partage le travail avec une autre collègue, Sally Jones. Chacun analyse, teste un produit, fait un rapport. Puis, on fait une réunion pour que chacun expose son travail et ses conclusions. On donne notre avis sur le produit pour que le comité puisse le valider et le commercialiser. Il me semble qu’ils travaillaient sur un produit luttant contre les effets du vieillissement, très prometteur d’après eux. Tous les tests étaient concluants pour le moment. S’il est validé, il révolutionnera le marché. Informa Jeff
- Avaient-ils des problèmes particuliers en ce moment ? Demanda le plus âgé des deux hommes
- Non, pas à ma connaissance, en tout cas. Répondit le docteur
- Vous savez qui pourrait leur vouloir du mal ? Interrogea Jack
- Non, je ne vois pas. Ils étaient aimés et appréciés par tous, ils avaient bonne réputation dans le monde de la recherche. Mais, insinuez-vous qu’on les a assassiné ? Rétorqua M. Holman
- Je n’insinue rien du tout, pour le moment. Je m’interroge, c’est tout. Expliqua Jack, qui ne voulait pas ébruiter cette conclusion, qui devenait de plus en plus évidente. Sally Jones n’est pas là ? Ajouta-t-il
- Non, je ne crois pas. Elle a une conférence en Europe sur un travail de recherche qu’elle a fait, il y a deux ans. Elle reviendra lundi matin. Répliqua Jeff
- D’accord. Je vous remercie d’avoir répondu à toutes mes questions docteur Holman. Dit Jack, qui prit la copie de l’e-mail et prit congé. Daniel le suivit.
Chapitre 13 : Un énorme doute
Jack et Daniel retournèrent à la voiture pour rentrer à la base.
- Alors qu’en pensez-vous ? Demanda l’archéologue
- La thèse de l’accident ne tient plus. Je pense de plus en plus à un meurtre. Jeff Holman a reçut un mail, le matin même où le couple Collins a eu l'accident. Comment expliquer que la direction a su que le couple partait alors qu’ils n’avaient prévenu personne ? A moins qu’elle sache ce qui est arrivé et que le couple ne reviendrait pas et comment avait-elle su pour l'accident ? Expliqua Jack
- Je crois que vous avez raison. Cette histoire est de plus en plus étrange. Affirma le docteur Jackson.
Après le déjeuner, Janet reprit le chemin de l’infirmerie tandis que Sam et Suzy allèrent vers le laboratoire. A peine installée, le général Hammond arriva.
- Bonjour, major. Salua le général
- Bonjour, mon général. Répondit-elle
- Comment allez-vous ? Demanda-t-il
- Ça peut aller. Suzy tient le coup aussi, elle est très courageuse. Répondit de nouveau le major, en regardant la fillette, qui jouait avec des poupées.
- L’inspecteur Carlson est venu déposer les affaires de la petite, qui se trouvait dans la voiture accidentée de ses parents, ainsi qu’une peluche. Expliqua-t-il, en déposant le tout sur le bureau.
- Merci, monsieur. Dit Sam
- De rien, je vous laisse. Affirma le chef de la base, en sortant de la pièce.
Sam se tourna vers sa petite protégée et lui dit :
- Regarde Suzy, on a rapporté tes affaires.
- C’est mes vêtements !! S’écrira-t-elle avec joie, en voyant la petite valise.
Elle s’empressa de la prendre et de l’ouvrir.
- Il y a un autre cadeau pour toi. Tiens, c’est à toi, il me semble. Dit Sam en lui donnant un ours en peluche.
- C’est Howard, c’est un cadeau de papa et de maman pour mon anniversaire. Déclara-t-elle avec sourire, contente d’avoir retrouvé son doudou et un objet familier. Elle prit l’ours en peluche dans ses bras et le serra très fort.
Sam était émue par cette scène, la pauvre petite avait traversé une lourde épreuve pour son âge. C’était triste, qu’à son âge, elle soit devenue orpheline. Suzy s’approcha de Sam et lui sauta au cou :
- Merci d’avoir retrouvé Howard.De rien, ma chérie. Lui répondit la militaire
Après avoir mangé un morceau au mess, Jack arriva au même moment au pas de la porte du laboratoire, qui était ouverte, il était sous le charme de ses deux sirènes. Sam ferait une formidable mère, se dit-il, en la voyant avec la fillette. Il frappa à la porte et entra.
- Salut, je suis revenu.
- Salut, alors comment ça s’est passé ? Demanda la jeune femme
- On a de nouvelles informations. Daniel est parti voir le général, il nous attend, dans la salle de réunion pour faire le point sur l’enquête. Un sergent va garder Suzy le temps de la réunion, elle ne va pas durer longtemps. Répondit Jack
- D’accord. Dit-elle
Sam alla voir Suzy et lui dit :
- Je dois aller voir mon chef, tu veux bien rester ici pendant ce temps ? Je ne serais pas longue.
- Tu me promets que tu vas revenir ? Demanda la petite fille, inquiète.
- Je te le promets. Ne te fait pas de soucis là dessus. Je fais vite. Dit la militaire en faisant un baiser sur le front de Suzy
Puis, Jack et Sam partirent vers le lieu de la réunion.
Dans la pièce, Teal’c et Daniel étaient déjà là et le général s’était installé à sa place habituelle. Jack et Sam prirent donc place sur deux sièges côte à côte.
- Colonel O’Neill, qu’avez-vous trouvé chez Pharma industrie avec le docteur Jackson ? Demanda le général Hammond
- Eh bien, ce que nous avons appris confirme nos soupçons, il y a des éléments qui ne concordent pas. Ce n’était pas un simple accident.
- Quelles preuves avez-vous ? Rétorqua le général
- Nous avons parlé à Jeff Holman, c’est un chercheur qui travaillait avec les Collins. Il a reçu un mail de la direction lui annonçant que les Collins avaient pris deux semaines de congé. Ce qui est étrange, c’est qu’il l’a reçu mardi matin à huit et deux minutes, j’ai ici la copie du mail en question, alors qu’on a prévenu cette société de la mort des Collins seulement à dix heures du matin ce jour-là, je me suis renseigné au bureau de la police. Donc le directeur a menti en disant qu’il a été prévenu par la police alors qu’il a envoyé le mail, deux heures avant qu’il ne soit prévenu officiellement. Expliqua le colonel O’Neill
- Je vois, il y a un hic. Dit le chef de la base
- Le directeur ne me semble pas clair. Il cache quelque chose, je pense. Il n’était pas au courant de la mort de ces employés et quand on lui a dit les noms des Collins il a répondu que la police l’avait appelé. Pourquoi faire semblant de ne pas savoir ? Et puis, deux de ses employés sont morts et quand on lui demande plus d’informations à leurs propos, il nous en demande la raison. Intervient Daniel
- Je voudrais que vous creusez plus dans les activités de cette boîte et j’aimerais en savoir plus sur ce directeur, faites des recherches. Ordonna le général
- Je m’en charge. Répondit l’archéologue
- Vous croyez que Suzy est en danger ? Demanda Sam, de plus en plus inquiète.
- Peut-être. On ne peut encore rien affirmer avec certitude, major au vu de tous les éléments que le colonel et que le docteur Jackson nous ont dit. Il serait plus prudent d’être sur vos gardes, en attendant que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Déclara l’homme le plus âgé autour de la table.
- D’accord, je vais m’installer chez le major Carter pour être sûr que tout va bien. Proposa Jack
- Je suis d’accord avec cela. Essayez d’en savoir plus sur les travaux que menaient les Collins, c’est peut être le mobile. De plus, allez voir le légiste, demandez lui ce qu’il en pense, il va peut être nous donner plus d’informations que dans son rapport. Il me faut plus de preuve réelle pour étayer la thèse du meurtre. On refait un point demain en fin d’après-midi. Expliqua le général
Il repartit vers son bureau, il comprenait le petit manège du colonel O’Neill, qui voulait s’installer chez sa collègue. Il sourit, en se disant qu’il était temps que ces deux se mettent ensemble, depuis le temps qu’il les voyait se tourner autour. La loi de non-fraternisation avait été dissoute voilà plus de deux semaines, à présent. C’est pourquoi, il avait approuvé son initiative. Il l’encourageait à agir avec le major Carter et puis, la petite courrait peut être un danger. Deux militaires valaient mieux qu’un seul. Et si cela permettait aux deux officiers de se rapprocher c’était la cerise sur la gâteau.
Chapitre 14 : Mauvaise surprise
Jack raccompagna Sam à son laboratoire. Elle dit :
- C’est vrai, tu vas t’installer chez moi ?
- Si tu n’y vois pas d’inconvénient ? Répliqua Jack
- Au contraire, cela me rassure et j’adore être avec toi. Avoua Sam, qui commençait à rougir.
Jack fondit, il adorait voir Sam rougir, cela lui allait si bien.
- Alors, c’est super. Je passe chez moi chercher quelques affaires pour éviter les allers-retours et j’arrive. Déclara le militaire
- D’accord. Je vais chercher Suzy et on rentre. A tout de suite. Souffla la jeune femme, en prenant l’ascenseur pour aller retrouver la fillette.
Jack la regarda s’éloigner et alla se changer pour rentrer chez lui.
Sam retrouva Suzy en train de parler avec le sergent qui l’a gardait.
- Ah, major, c’est vous, je suis content de vous voir. Dit-il
- Pourquoi il y a un problème ? Répliqua la scientifique
- Non aucun, major, mais je ne suis pas très à l’aise avec les enfants. Répondit-il
- Je comprends, vous pouvez y aller. Je vous remercie en tous cas.
- Ravi d’avoir pu rendre service. Rétorqua le soldat, en partant pour retrouver avec hâte son poste habituel.
- Alors, ça va ? Demanda Sam
- J’ai joué avec le monsieur mais il ne sait pas comment habiller et s’occuper de ma poupée. Lança la fillette
Sam éclata de rire et précisa :
- Ah, ça c’est les hommes. Je range et on rentre à la maison. Ajouta-t-elle
Sam éteignit son ordinateur et rangea ses dossiers dans les tiroirs. Suzy alla avec Sam dans les vestiaires, le temps que le major Carter changea de vêtement. Puis, elles prirent l’ascenseur vers la surface.
Sam se gara devant chez elle, elle aida Suzy à descendre et se dirigea vers la porte d’entrée. Elle voulut mettre la clé dans la serrure, quand elle s’aperçut avec stupeur que la porte était déjà ouverte. Sam dit à Suzy :
- Reste là, je reviens.
La militaire poussa la porte en douceur et vit le désordre à l’intérieur. Elle avança un peu et découvrit le désastre. Toute la maison était sans dessus dessous. Les tiroirs avaient été vidés et renversés sur le sol. Le canapé était nu, les cousins étaient sur le sol. Ce dernier était jonché de divers objets. Sam paniqua, elle avait été cambriolé. Elle sortit de la maison et essaya de retrouver son calme. Elle rejoignit Suzy, la prit dans ses bras et appela la police. Jack arriva quelques secondes plus tard et comprit qu’il y avait un problème, en voyant le visage de Sam. Il se gara rapidement et alla la voir :
- Que s’est-il passé ?
- On m’a cambriolé. Déclara-t-elle
- Tu n’as rien et Suzy ? Interrogea aussitôt le militaire
- Suzy va bien et moi aussi. Répondit Sam
- Tu as appelé la police ? Demanda Jack
- Oui. Ils vont arriver. Précisa la jeune femme
Jack la prit dans ses bras et Suzy aussi.
- Qu’est ce qui ne va pas ? Demanda-t-elle. Elle ne comprenait pas ce qui s’est passé.
- Tout va bien, ma puce. On a fait une mauvaise blague à Sam. Expliqua Jack à la petite pour ne pas l’effrayer. Elle a bien assez de chagrin et de peur comme cela sans en rajouter.
Au même moment, dans un entrepôt désaffecté, un homme était devant un ordinateur et essayait de voir ce qu’il pouvait en tirer. Un deuxième homme prit son téléphone. Au bout de la deuxième sonnerie, on décrocha.
- Oui. Demanda cette voix
- Nous avons fait ce que vous nous avez demandé. Malheureusement, on n’a rien trouvé. On a prit l’ordinateur, Jo est en train d’y jeter un coup d’œil mais à première vue, il n’y a rien non plus. Répondit l’homme dans l’entrepôt.
- Ils ont bien dû la mettre quelque part. J’ai fait fouiller leur bureau mais il n’y avait rien. Je vous donne l’ordre de surveiller cette maison et ses occupants, essayez de voir ce qu’ils savent. Faites-moi un rapport dans vingt-quatre heures et aller fouiller la maison des Collins. Ordonna la voix
- Bien. Répondit l’homme et raccrocha.
La police arriva, elle fit le tour de la maison. Il n’y avait plus personne. Ils prirent les empreintes et la déposition de Jack et Sam. A première vue, rien ne semblait avoir été volé, juste l’ordinateur. Après cela, ils leurs dirent qu’ils pouvaient rentrer et tout ranger. Ils les tiendraient au courant. Deux policiers firent un tour dans le voisinage pour récolter des indices sur les suspects du cambriolage.
Sam entra dans sa maison et commença à ranger, Jack l’aida et Suzy donna aussi un coup de main. Après plus de deux heures de rangement, la maison avait retrouvé un aspect plus agréable et mieux rangé. Suzy se remit à jouer dans le salon. Sam alla dans la cuisine pour préparer le repas. Jack la prit par le bras et lui fit face :
- Tu vas bien car j’ai l’impression que ça ne va pas.
- Tu as raison. J’ai peur. Déclara-t-elle
- Pourquoi ? Demanda Jack
- Tu sais aussi bien que moi que ce n’était pas un cambriolage, on ne m’a rien volé, à part mon ordinateur. Qui que se soit, ils cherchaientt quelque chose, je dirais. Je pense que cela à un rapport avec la disparition des Collins. Expliqua la jeune femme
- Je ne vais te dire que tout va bien car c’est faux. Tu as raison, je crois que cela à un rapport avec la mort des parents de Suzy. On va continuer à mener l’enquête pour trouver des preuves concrètes du meurtre des Collins. Mais, je suis là avec toi et Suzy. Je ne laisserais rien t’arriver ou à la petite. Tu peux compter sur moi, tu me connais. Assura Jack
- C’est gentil de me rassurer. Répondit Sam
- De rien et puis c’est mon rôle, en tant que petit ami maintenant. Répliqua Jack en souriant.
Sam lui sourit. Puis, ils se mirent à préparer le dîner ensemble. Jack appela aussi le général Hammond pour le prévenir de ce qui s’était produit. Le général ne voulait prendre aucun risque et décida de mettre la maison de Sam sous surveillance, pour plus de précaution. Puis, ils mangèrent. Suzy posa plus de question sur ce qui s’était passé et sur Jack. Sam répondit qu’il allait rester dormir et Suzy sauta de joie. Jack fut surprit de comment Suzy l’avait vite adopté. Il regarda Sam, qui avait ce même sentiment qui se lisait dans ses yeux.
Après un rapide bain, Suzy voulait regarder La belle et la bête, un dessin animé Disney. Alors, ils s’installèrent tous les trois dans le canapé. Suzy se mit entre les deux militaires.
Une fois le dvd finit, Suzy s’était endormie sur le canapé avec Howard dans ses bras. Jack l’a prit dans ses bras et la monta pour la coucher. Sam s’assura que toutes les portes et fenêtres étaient bien fermées. Puis, elle monta rejoindre Jack. Il avait mit la fillette dans son lit et ferma la porte en la laissant entrouverte.
Jack alla dans la chambre de Sam, il se déshabilla et s’installa dans le lit. Sam arriva quelques minutes plus tard, après avoir passer son pyjama. Elle se coucha, Jack la prit dans ses bras. Sam fut ravie de dormir une nuit de plus, dans les bras protecteurs de Jack. Elle s’y habituait très facilement. C’était si bon de partager sa vie avec celui qu’elle aimait.
Chapitre 15 : Recherche
Le lendemain matin, Jack se leva à l’aube sans réveiller Sam et il prit une douche. Il alla dans la cuisine préparer le petit déjeuner, quand Sam se leva à son tour. Elle alla prendre sa douche. Quand elle en sortit, elle vit quelque chose d’étonnant, Jack avait Suzy dans ses bras, elle le serrait comme si elle avait peur de tomber. Ils étaient tellement mignons ensemble, pensa-t-elle. Elle avança et dit :
- Coucou, vous deux.
- Bonjour. Lui répondit Jack, en lui souriant.
- Coucou Sam. Tu ne fais pas de bisou à ton namoureux ? Répondit à son tour, la petite fille
Jack s’approcha de Sam et lui fit un rapide baiser sur les lèvres. Sam rougit malgré la rapidité de ce geste, elle l’avait apprécié. Jack lui fit un clin d’œil pour lui montrer qui l’avait vu.
- J’ai fait des crêpes pour le petit déjeuner, qui en veut ? Demanda le militaire
- Moi !!! S’exclama Suzy en s’agitant dans les bras de celui-ci.
- Alors, allons-y. Décréta-t-il avec enthousiasme
Le petit déjeuner se déroula dans une bonne ambiance. Ils mangèrent des crêpes, en écoutant la fillette qui parlait de tout et rien.
Après avoir tout rangé, ils partirent en direction de la base. Sam et Suzy allèrent dans le laboratoire, pendant que Jack alla chercher Teal’c pour aller voir le médecin légiste en ville. Daniel faisait des recherches sur la société pharmaceutique.
Jack conduit jusqu’au laboratoire où travaillait le docteur Staton. Il se gara et avec son compère, ils entrèrent dans le bâtiment. Il y avait une standardiste à qui Jack demanda s’ils pouvaient voir ce fameux médecin. Après l’avoir appelé pour s’assurer qu’il était disponible, elle leur indiqua son bureau. Jack et Teal’c se dirigèrent vers le bureau. Jack frappa à la porte et entra lorsqu’on lui donna la permission.
- Bonjour, je suis le colonel O’Neill et voici Murray. J’aimerais vous poser quelques questions sur le couple Collins.
- Bonjour, je suis le docteur Staton. Que voulez-vous savoir ?
- Je voudrais savoir si vous avez remarqué des choses anormales lors des autopsies. Demanda Jack
Le docteur prit le dossier concerné et le relut.
- Non, rien de suspect. Ah si, j’ai remarqué une micro piqûre sur le bras de Walter Collins. Je l’ai signalé dans les remarques, dans le dossier que je viens de faxer à la police. Il leur faut un rapport détaillé. Expliqua le médecin légiste
- Qu’est ce que cela veut dire ? Demanda Teal’c
- Pour tout vous dire, je ne sais pas. Il a pu se blesser lors de son travail, comme il travaillait en laboratoire ou il s’est injecté quelque chose mais cela me semble peu probable.
- Je pourrais avoir une copie de ce rapport détaillé ? Interrogea Jack
- Oui, bien sûr. Répondit le médecin, qui en imprima une copie. Et il la tendit au militaire.
- Merci pour votre coopération. Conclut Jack, en prenant le dossier.
Jack et Teal’c sortirent du bureau, puis repartirent vers la voiture. Ils prirent la direction de Pharma Industrie.
Après vingt minutes de trajet, Jack et Teal’c prirent l’ascenseur jusqu’au bureau de Jeff Holman. Jack frappa à la porte, mais personne ne lui répondit. Il voulut ouvrir la porte mais celle-ci était fermée à clé. Ils descendirent à la réception et demandèrent à la standardiste :
- Je cherche le docteur Holman, il n’est pas dans son bureau. Savez-vous où je peux le trouver ?
- Il est en conférence en Europe sur l’effet de la drogue sur le cerveau. Je n’ai pas son numéro de portable. Lui répondit la jeune femme
- Quand sera-il de retour ? Demanda à nouveau le militaire
- Pas avant la semaine prochaine, je pense. Lui répondit la jeune femme
- Je vous remercie. Lâcha Jack
De ce fait, ils retournèrent à la base.
L’heure du déjeuner arriva, Jack était revenu et alla chercher Suzy et Sam pour aller manger au mess. Il trouva Sam en train de jouer à la poupée avec la fillette. Il la trouvait tout simplement ravissante, il se dit qu’un jour, ils auraient des enfants ensemble. C’était un rêve mais il devenait de plus en plus réalisable. Il frappa la porte, qui était ouverte et entra.
- Ça vous dit d’aller manger ?
- Ouais ! S’écria Suzy
- C’est parti, alors. Répliqua Jack
Ils partirent tous les trois vers le mess pour se restaurer. Une fois leur déjeuner terminé, Janet proposa de garder Suzy le temps de la réunion sur l’avancement de l’enquête. Suzy trouva le médecin de la base gentille et ne fit aucune objection quand, Sam lui dit qu’elle devait aller à une réunion, mais qu’elle allait se dépêcher. Jack et Sam allèrent vers la salle de briefing.
Daniel et Teal’c arrivèrent en même temps qu’eux. Le général les vit au complet et arriva aussitôt.
- Bonjour à vous tous. Alors, docteur Jackson, qu’avez-vous trouvé sur Pharma industrie ? Demanda-t-il
- La société Pharma industrie a été crée, il y a 80 ans par Albert Walkins et racheté par Jim Hodgens, l’actuel directeur. Son objectif était d’étudier les effets de divers produits sur les êtres vivants, afin de savoir s’ils pouvaient être validés et commercialisés sur le marché pharmaceutique. C’est les chercheurs qui donnent leur avis. En ce moment, elle teste plus de deux mille produits et emploie plus cinq mille personnes. D’après mes recherches, Pharma industrie va commercialiser un nouveau produit révolutionnaire contre le vieillissement d’ici un mois. Il paraît que les réservations explosent, ce produit fait déjà un tabac, avant même sa commercialisation. Expliqua l’archéologue
- Donc si je comprends bien ce que vous avez dit, Pharma industrie se fera un maximum d’argent, grâce à ce produit miracle. Répliqua le général
- Oui, c’est bien cela. Lui répondit-il
- Je tiens une information qui va peut-être faire avancer notre enquête. D’après les dires du docteur Jeff Holman, le couple Collins travaillait sur ce produit. Déclara Jack, content d’avoir enfin un début de piste
- Merci, docteur Jackson, et vous qu’avez-vous appris ? Demanda le général en s’adressant à Jack et à Teal’c.
- Apparemment, Jeff Holman est en conférence en Europe, de même que Sally Jones mais je doute que ce soit vrai. Je vais me renseigner mais, je pense que la direction les ont délibérément éloigné pour éviter qu’ils nous parle. Déclara le colonel O’Neill
- Pourquoi se donne-t-il autant de mal pour un accident de la route ? S’interrogea Sam
- J’en conclue que ce n’est pas un simple accident. Je pense qu’on se rapproche petit à petit de la réponse. Répliqua Jack
- D’après mes recherches, c’est une filiale de Pharma industrie, au Brésil qui a trouvé la formule de ce produit, mais les tests obligatoires avant le passage en commission pour pouvoir être validé et vendu au public doivent être faits aux Etats-Unis. Dit Daniel
- Je trouve étrange que le couple Collins soit mort dans un accident de voiture, que le docteur Holman soit à l’étranger et que Sally Jones soit à une conférence. Ces quatre chercheurs travaillaient ensemble et un mois avant la mise en vente du produit phare au public, ils disparaissent. Rétorqua Jack
- C’est une mystérieuse coïncidence. Déclara le général
- Je vais essayer de retrouver la trace du docteur Holman et celle de Sally Jones. On verra ensuite ce qu’on fait. Dit Jack
- Où faut-il chercher à votre avis ? Interrogea le chef de la base à toute l’équipe.
- Je pense que Pharma industrie nous cache quelque chose. Qu’est ce qui pourrait pousser un couple de chercheur à tout quitter, sans rien dire à personne ? Expliqua Sam
De plus, pourquoi cette société nous a menti ? Ajouta-t-elle
- Trouvez ce qu’ils cherchent à nous cacher. Déclara le général Hammond
-Je pense aussi qu’ils cherchaient quelque chose chez moi car je suis sûr que c’est eux qui on saccagé ma maison. Déclara le major Carter.
- Je crois que cela a un rapport avec ce nouveau produit miracle. Je pense que les Collins ont découvert quelque chose à ce sujet, d’assez grave pour vouloir fuir. Ils ont sûrement trouvé que quelque chose clochait avec ce produit et ils en avaient la preuve et c’est cela qu’ils cherchaient chez Sam. Intervient Daniel, qui émit une hypothèse intéressante.
- Je pense la même chose. Confirma Jack
- Cela se tient. Vous avez trouvé quoi chez le médecin légiste ? Demanda le général
- Il nous a donné un rapport, il a constaté une micro piqûre sur le bras de Walter Collins.
- Mais, il ne peut pas dire ce que c’est. Répondit le militaire Quelqu’un a dû lui injecter un produit pour faire augmenter son taux d’alcoolémie pour que les analyses conclue à un accident. Cela pourrait être la preuve que ce n’était pas un accident, mais bien un double homicide. Lâcha Sam
- Je crois qu’on n’a plus aucun doute à présent. Je vais demander à ce qu’on renforce la protection autour de votre maison, major. Ils ne vont certainement pas en rester là. Soyez encore plus vigilent. Essayez d’aller inspecter de nouveau la maison des Collins pour voir si la preuve ne serait pas là-bas mais j’en doute.
- Teal’c et moi, on va s’en charger. Répliqua Daniel
- D’accord. Dit le général, en quittant la salle de réunion.
Chapitre 16 : Discussion et détente
Jack et Sam allaient dans le bureau de leur supérieur. Celui-ci les ayant aperçu les invita à entrer par un signe de la main.
- De quoi voulez-vous me parler ? Demanda-t-il
- Je voudrais vous demander si Sam et moi pouvions avoir une journée de repos demain. On voudrait emmener Suzy au zoo pour se changer les idées. Demanda le colonel O’Neill
Il en avait parlé avec Sam et elle avait été enchanté par cette idée, il ne restait plus qu’à convaincre le général.
- Oui, Suzy ne voit que la base depuis quelques jours, je suis sûr qu’une petite sortie, lui ferait du bien. Argumenta Sam
- Je pense aussi que lui faire prendre l’air lui sera bénéfique. Je vous accorde cette journée. Mais, je vous demande d’être prudent. Je suis sûr que les personnes qui recherchent cette preuve sont prêtes à tout pour la récupérer, il y a beaucoup d’argent en jeu et des intérêts pour pas mal de monde. Alors soyez sur vos gardes. Répondit le général Hammond
- Ne vous en faites pas, merci, monsieur. Répliqua Sam, en souriant.
- Merci, mon général. Rétorqua aussi Jack
Les deux militaires sortirent du bureau et allèrent voir Suzy. Janet était restée avec elle dans le laboratoire de Sam. Janet lui dit qu’elle avait été un ange. Puis, elle repartit vers l’infirmerie. Sam s’approcha de Suzy et lui dit :
- Tu vas bien ?
- Oui, Janet a joué avec moi, elle est gentille. Lui répondit-elle
- C’est gentil de sa part d’avoir joué avec toi. En effet, Janet est une amie et je suis d’accord avec toi. Confirma Sam
Ça te dirait d’aller au zoo demain ? Ajouta-t-elle
- C’est vrai ? Lança la fillette
- Oui. Répondit la jeune femme
- C’est super ! S’écria la petite
Après quelques instants d’euphorie, elle demanda à Jack :
- Tu viens avec nous ?
- Oui, je viens avec vous. Assura le militaire
- Ouais ! Répondit Suzy
Une heure plus tard, Sam et Jack emmenèrent la fillette dans un parc pour qu’elle se défoule. Elle en avait bien besoin en ce moment. La fillette était joyeuse et s’élança vers les jeux. Les deux militaires s’étaient assis sur un banc et l’observèrent un moment.
- Elle est tellement adorable. Déclara Sam
- Oui, c’est vrai. Je suis sûr que nos enfants seront tout aussi mignons. Dit Jack, tout naturellement.
Sam fut surprise mais heureuse. Il voulait des enfants avec elle, c’était plus que ce qu’elle espérait.
- Je sais que je te surprends quand j’ai dit ça. Mais, je le pense vraiment. Charlie restera toujours dans mon cœur, c’est certain. Mais, j’ai envie d’avoir d’autres enfants et je sais que tu veux une famille. Ce serait un véritable plaisir pour moi de t’offrir ce bonheur et de le partager avec toi. Je sais que je vais vite en disant cela, car nous sommes au tout début de notre relation, n’aie pas peur. On prendra le temps qu’il faudra. Expliqua Jack
- Tu sais, j’ai aussi envie d’avoir des enfants avec toi. Et c’est normal que tu n’oublies pas Charlie, c’était ton fils. Je le comprends. Je sais aussi au fond de moi qu’on est fait pour être ensemble. Alors, je pense comme toi. Je voudrais aussi te dire autre chose de très important. J’y pense tout le temps en ce moment. Si jamais la police ne retrouve pas la famille de Suzy, j’envisage sérieusement de l’adopter. Je me suis attachée à elle et vice versa. Je voudrais savoir ce que tu en penses, puisqu’on va partager nos vies ?
- Je serais ravie de l’adopter avec toi. Elle sera notre premier enfant ensemble. Répondit Jack
Sam le serra dans ses bras puis l’embrassa. Jack fut ravi de sa réaction. Suzy arriva à ce moment et déclara :
- Ça se voit que vous êtes namoureux tous les deux, vous vous faites des bisous tout le temps.
Jack et Sam éclatèrent de rire.
- Il est temps de rentrer, petite demoiselle. Lança Sam
Suzy accepta de rentrer sans rien dire, chacun reprit sa voiture pour se rendre chez la jeune femme. Sam se gara et Suzy descendit de la voiture. Suzy alla jouer pendant que Sam se mit à l’aise. Jack arriva quelques secondes plus tard et alla voir les deux agents, qui surveillaient la maison de Sam, sous l’ordre du général Hammond. Ils n’avaient rien à signaler. Jack rentra chez Sam.
- Ce soir, on mange pizza comme cela tu n’auras pas à faire le dîner. Lâcha Jack
- C’est gentil de penser à moi. Répondit Sam
- Super, j’adore les pizzas. Répliqua Suzy en s’approchant d’eux
- Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Plaisanta Jack
Sam alla aider Suzy pour le bain pendant ce temps Jack s’installa devant la télé. Il se dit qu’il s’habituerait très vite à cette vie avec Sam. Quelques instants plus tard, la fillette revint en pyjama et se mit à jouer. Sam rejoignit Jack. Ils choisirent leurs pizzas et Jack passa leur commande par téléphone.
La sonnette retentit, Jack alla ouvrit et aperçut le livreur de pizza. Le militaire paya leur commande. Sam et Suzy s’étaient déjà installés à table. Jack coupa les parts et fit la distribution.
Une fois repues, Suzy voulut mettre un dvd. Ils regardèrent donc la belle au bois dormant. En effet, Jack avait acheté tout un tas de dvd pour Suzy. La petite fille avait prit place entre les deux militaires. Le dessin aminé terminé, Suzy commençait à s’endormir. Jack la prit dans ses bras et l’emporta vers sa chambre. Il lui donna Howard, la peluche qu’elle affectionnait tant. Il la couvrit d’une couverture, lui fit un baiser sur le front et sortit de la chambre. Il rejoignit la jeune femme dans le salon.
- Tu ferais un papa formidable. Déclara Sam
- Et toi, tu seras une mère fabuleuse, cela se voit. Répondit Jack
Il l’embrassa et le baiser se transforma en un braiser ardent. Jack allongea Sam sur le canapé et commença à la caresser. Sam voulait plus, mais elle mit sa main sur le torse de Jack et lui dit :
- J’en ai envie aussi mais je préfère attendre… Suzy pourrait se réveiller.
Jack s’arrêta et répondit :
- Je comprends, ne t’en fais pas. Mais, c’est dur de se contrôler.
Sam sourit à cette remarque. Chacun remit de l’ordre dans ses vêtements, ils regardèrent la télévision tranquille. Puis, après un moment, ils décidèrent d’aller se coucher.
Chapitre 17 : Journée au zoo
Au petit matin, Sam dormait dans les bras de Jack. Ils dormaient encore quand tout à coup, la porte s’ouvrit et Suzy apparut. Elle cria :
- Allez debout, on doit aller au zoo.
Les deux militaires se réveillèrent en sursaut, ils comprirent vite ce qui arriva. La petite monta sur le lit et se mit à sauter partout, en s’exclamant :
- Debout, debout, debout !
Sam regarda le réveil, il était huit quinze. Elle se frotta les yeux et dit :
- Doucement, petite furie. On va y aller au zoo, ne t’inquiètes pas.
Jack attrapa la petite polissonne et la chatouilla. Suzy éclata de rire et dit :
- Arrête, arrête.
- J’arrête si j’ai le droit un bisou. Affirma le militaire
- D’accord. Répondit la fillette
Jack s’arrêta et elle lui fit un bisou. Sam les regarda et elle avait les yeux qui brillaient. C’était un des plus merveilleux moments qu’elle ait vécue. Jack et Suzy étaient très complices et ils s’amusaient comme un père et sa fille. Suzy la sortie de ses pensées et lui fit un câlin.
- Bonjour, ma puce. Dit Sam
- Allez debout, mesdames. Je vais préparer le petit déjeuner pendant ce temps, allez prendre une douche et vous habiller. Lança Jack
- C’est parti. Lâcha Sam
Elle alla avec Suzy dans la salle de bain. Sam prit sa douche pendant que Suzy prit un bain rapide. Elles descendirent rejoindre Jack, une fois prête. Suzy avait mit un pantacourt en jean avec un t-shirt rose. En guise de coiffure, Sam lui avait fait une tresse. Jack avait préparé le café, il en servit une tasse à Sam. Suzy dégusta son cacao et mangea des tartines avec de la pâte à tartiner. Jack monta à son tour dans la salle de bain. Une fois tout le monde prêt, ils montèrent dans le 4X4 de Jack et partirent en direction du zoo.
Après avoir fait la queue pour prendre les billets d’entrée, ils entrèrent enfin dans le parc animalier. Le temps était au rendez-vous, il faisait un temps agréable, le soleil était là. Il y avait des nuages mais la journée s’annonçait belle. Il y avait pas mal de monde vu le temps et on était en période de vacances scolaires. Suzy était excitée comme une puce par cette sortie. Ils commencèrent la visite par les tortues, les chiens de prairie et les marmottes.
En voyant l’enclos des lions, Suzy sauta de joie, elle adorait les fauves. Jack avait pensé à prendre un appareil photo numérique et profita de cet instant de pause, pour inaugurer la journée. Ils passèrent devant les tigres, les guépards, les panthères. Suzy était heureuse et Sam fut ravie de la voir ainsi. La fillette ne pensait à rien en ce moment, seulement à profiter de cette sortie. Jack prit des photos des animaux mais aussi de Sam et de Suzy.
Cette dernière était toujours pendue à la main de Sam, qui ne lâcha plus Howard des mains. La militaire regarda autour d’elle et avait l’impression qu’on observait. Mais elle ne voyait rein d’anormal. Elle distinguait des parents qui étaient avec leurs progénitures, des groupes d’amis venus passer une agréable journée. Elle devait se ressaisir et ne pas laisser la peur l’envahir. En effet, Sam pensait de plus en plus au parole du général sur la menace qui pesait sur eux. Jack lui prit la main et lui sourit. Elle arrêta de penser à cela et profita de ce moment.
Lorsque l’heure du déjeuner arriva, ils prirent place dans un petit restaurant qui se trouvait dans le parc et ils se restaurent. Suzy réclama une glace pour le dessert. Sam accepta, il faisait chaud et cela la rafraîchir. Au final, chacun avait prit une glace. Après le repas, ils continuèrent la visite. Ils regardèrent un spectacle où l’ours blanc était la vedette. Il y avait des gradins où les gens prirent place pour admirer le spectacle. Suzy était émerveillée par les prouesses de l’ours.
Après cet arrêt, ils passèrent devant les éléphants, les rhinocéros, les girafes. Ils visitèrent aussi le vivarium où ils purent admirer les serpents, les crocodiles, les reptiles en tout genre. Vers dix-sept heures, ils repartirent mais avant, Suzy avait voulu passer par la boutique souvenir. Jack avait cédé devant sa belle frimousse et lui avait acheté une peluche d’un lionceau. Durant le trajet du retour, Suzy s’endormit. Elle avait beaucoup marché et cela l’avait épuisé.
Sam et Jack firent le repas pendant que Suzy jouait, après s’être réveillé à leur arrivée. Sam avait décidé de faire un poulet basquaise. Jack l’aida pour la préparation du dîner. Suzy se régala et n’avait pas arrêté de parler du zoo :
- Les bébés lions étaient trop beaux.
- On les appelle des lionceaux. Répliqua Sam
- L’ours blanc était marrant quand il a sauté pour chercher le poisson. Expliqua-t-elle
- Tu as passé une bonne journée alors ? Demanda Jack
- Oui, une super journée. Et merci pour Simba. Dit-elle
- Qui est-ce ? Demanda Jack, étonné.
- Ben, c’est lui. Répondit-elle en désignant la peluche, qui était sur le meuble du salon.
- Ah oui, Simba. Je vois. Plaisanta le militaire
- C’est le lionceau dans le dessin animé. Assura Suzy
Sam rigola car Jack n’avait pas compris la référence. De ce fait, Suzy avait absolument tenu à monter à Jack le roi lion. Après le dîner et une fois en pyjama, Sam, Jack et Suzy s’étaient installés sur le canapé et regardèrent le roi lion. Jack comprit d’où venait le nom de la peluche.
Après le film terminé, Sam accompagna Suzy dans sa chambre. La petite fille avait ses deux peluches avec elle, Sam lui fit un câlin et l’embrassa pour lui souhaiter une bonne nuit. La fillette tombait de sommeil, Sam éteignit la lumière et alla retrouver son homme. Sam s’assit à ses côtés et se nicha au creux de son épaule.
- Je voulais te dire quelque chose mais j’attendais que Suzy ne soit plus dans les parages. J’ai eu la désagréable sensation d’être observée quand on était au zoo, mais je n’ai rien remarqué de suspect. J’ai l’impression de devenir paranoïaque. Expliqua Sam
- Il faut être sur nos gardes. Je pense que cela pourrait être vrai et ce n’est pas une simple idée délirante. Je vous protégerais toutes les deux. Répondit Jack
- Cela fait du bien de ne plus être seule et d’avoir quelqu’un avec qui partager ses peurs, ses joies, sa vie tout simplement. Avoua la jeune femme
- Je te comprends, je ressens la même chose. Tu es la personne qui compte le plus dans ma vie à présent avec Suzy. Affirma Jack
Après ce moment de partage, ils partirent se coucher.
Toujours dans l’entrepôt désaffecté, Paul appela le numéro de son patron, il était tard mais il devait lui faire son rapport.
- Oui. Répondit le patron
- On les a suivit toute la journée, ils ont été au zoo. Devant la maison de la dénommé Carter, il y a une voiture avec deux types qui la surveillent. Ils vont finir par comprendre la situation. Ils fouillent de plus en plus. Deux mecs sont allés voir le médecin légiste, ils ont des soupçons à mon avis. On a été aussi dans la maison des Collins, mais on n’a rien trouvé là-bas Expliqua Paul
- Merde, on est si proche du but. Attendez encore vingt quatre heures, si on ne trouve pas ce qu’on cherche. Faites tout ce qu’il faut pour obtenir cette preuve, il me la faut. Je vous donne carte blanche, faites cela en toute discrétion sans attirer l’attention et vous aurez la même somme sur votre compte que précédemment. Répondit le patron
- Ok. Répliqua Paul
Il coupa la communication qui n’avait duré que cinquante-cinq secondes. Il allait attendre une journée de plus et s’il ne trouva pas la preuve, il savait ce qui lui rester à faire. Il fallait donner satisfaction à son client sinon il y aurait de graves conséquences.
Chapitre 18 : Point sur l’enquête
Le lendemain matin, Jack, Sam et Suzy étaient en route pour la base. Après un réveil en douceur, ils avaient prit le petit déjeuner ensemble. Jack avait tenu à ne prendre qu’une voiture sous prétexte qu’il pourrait mieux les protéger. Sam avait cédé à cette demande. Elle ne pouvait rien refuser à Jack et il le savait très bien. Ils arrivaient à la base à huit heures et cinquante minutes. Janet avait rejoint Sam dans les vestiaires et avait proposé à Sam de la garder le temps du briefing avec le général.
Sam était contente que Suzy reste avec quelqu’un en qui elle avait confiance. De plus, la fillette avait été enchantée par cette nouvelle. Elle commençait déjà à lui raconter sa journée passée au zoo. Sam s’éloigna et attendit Jack qui sortit du vestiaire, quelques secondes plus tard.
Ne voyant Suzy, il dit :
- Où est passé la terreur ?
- Janet s’est proposée pour rester avec elle, le temps de la réunion. Répondit Sam
- C’est gentil de sa part. Répliqua le militaire
Ils s’installèrent à la table de réunion. Quelques minutes plus tard, Teal’c, Daniel et le général arrivèrent.
- Bonjour, à vous. Sans plus attendre, j’aimerais savoir ce que vous avez trouvé chez les Collins ? Demanda ce dernier
- Il s’est passé la même chose que chez le major Carter. S’exprima Teal’c
- C’est-à-dire ? Répliqua le général
- Eh bien, quelqu’un est venu et a retournée toute la maison, sûrement pour chercher des preuves. Nous avons appelé la police qui a essayé de trouver des empreintes, l’équipe scientifique a fait un relevé dans toute la maison. S’il trouve quelque chose, ils nous appellerons. De ce fait, nous n’avons rien pu trouver. Dit à son tour le docteur Jackson
- Nous sommes sur la bonne piste. Affirma le général
- Je voudrais vous dire que je pense que nous avons été suivi hier lorsque nous étions au zoo. Avoua le major Carter
- Ils vous surveillent, soyez sur vos gardes. Sinon au niveau de leur entourage, peut être qu’il en aurait parlé à quelqu’un ? Demanda le général
- J’ai fais quelques recherches mais il n’y a rien à creuser de ce côté là. Comme l’a dit la police, les parents de monsieur Collins sont en maison de retraite. Il était plutôt en froid avec eux. Son frère est introuvable, sa dernière adresse connue est en Angleterre, à Londres. Il ne le voyait pratiquement plus. Madame Collins n’a aucune famille. En ce qui concerne leurs amis, ils sont peu nombreux. Il y a leurs collègues de travail et quelques voisins. Les Collins étaient plutôt solitaires. Teal’c et moi avons fait un petit tour dans le quartier. Ils étaient gentils, aimables, sans problèmes. Donc, ils n’avaient personne d’assez proche à qui ils auraient pu faire des confidences. Précisa Daniel
- Je vois. On se trouve dans une impasse. Il faut se concentrer sur ce nouveau produit. C’est apparemment dans cette voie qu’il faut creuser. Je veux savoir tout ce que vous pouvez trouver dessus comme le financement, ce qui est différent par rapport aux autres produits existants et pourquoi est-il révolutionnaire. Ordonna le général
- Je m’en charge. Proposa l’archéologue.
- Colonel, vous avez des nouvelles concernant les deux personnes qui travaillaient avec les Collins ? Demanda le chef de la base
- J’ai cherché à les joindre, j’ai appelé le secrétariat de Pharma industrie mais les numéros qu’elle m’a donné sont erronées. On ne veut pas qu’on leur parle. Les conférences auxquelles chacun devaient assister existent bien mais je n’ai pas de preuve qui confirme leur présence. On est aussi dans une impasse. Expliqua le colonel O’Neill
- On se donne beaucoup de mal pour nous éloigner de la vérité. Je veux aussi un rapport complet sur ce fameux directeur, sa réputation, son parcours, ses finances. On se revoit demain pour essayer de mettre en commun tout cela. Vous pouvez y aller. Expliqua le général Hammond
Tout le groupe se dispersa. Jack et Sam allèrent retrouver la petite. Celle-ci jouait avec Janet.
Suzy se jeta dans les bras de Sam quand elle l’aperçut.
- Tu m’as manqué. Dit-elle simplement.
- Je suis là à présent, tout va bien. Je vois que Janet a joué avec toi. Répondit Sam
-Oui, j’ai montré à la demoiselle comment faire un pansement à sa poupée. Intervient le médecin de la base, qui souriait.
Suzy retourna jouer toute seule.
- Merci de lui avoir tenu compagnie. Affirma Sam
- C’était un plaisir, elle est fabuleuse et étonnante. Je suis désolé mais je dois y aller, j’ai des patients qui doivent m’attendre. Répondit son amie
- Encore merci. Dit la militaire à son amie qui partait vers l’infirmerie.
Sam se retrouva seule avec Jack tandis que Suzy dessinait à présent.
- Tu restes ici ? Demanda la jeune femme
- Si cela ne te dérange pas, je vais faire les recherches ici, si tu me prêtes un ordinateur. Répondit le militaire
- Au contraire, ça me fait très plaisir. Répliqua le jeune femme, qui lui donna un ordinateur portable.
Jack le prit et s’installa sur un siège à côté du bureau. Sam décida de continuer ses expériences.
La journée s’écoula calmement. Ils avaient déjeuné au mess et passaient le reste de l’après-midi à travailler. Suzy s’acclimatait bien à la base. Elle était sage et calme.
A dix-sept heures, Jack arrêta ses recherches et proposa à Sam de rentrer. Suzy vint appuyer cette demande, elle avait besoin de sortir. Sam s’inclina face à eux. Ils se changèrent et sortirent de la base. Jack prit le volant, comme toujours. Sam s’aperçut qu’il ne se dirigeait pas vers sa maison et demanda :
- Où va-t-on ?
- C’est une surprise mais je suis sûr que Suzy va adorer. Répondit-il
Sam se posait des questions sur l’endroit où il les conduisit. Après trente minutes de trajet, elle avait la réponse.
- Ouais, on va à la fête foraine. S’écria Suzy qui aperçut les manèges sur une grande place.
Sam fut contente, il avait deviné qu’elle et Suzy avaient besoin de s’aérer l’esprit. Décidément, il pensait à tout. C’est ainsi qu’ils se promenèrent dans les allées de la fête. Suzy fit plusieurs tours de manège, puis ensemble, ils firent un tour dans la grande roue. Suzy avait eut un peu peur et s’accrocha à Jack. Ensuite, ils mangèrent.
Après encore quelques tours de manège, ils rentèrent. Suzy avait apprécié et s’était bien amusée.
Chapitre 19 : Enlèvement
Suzy alla rapidement se coucher, elle était épuisée. Sa tête avait à peine touché l’oreiller qu’elle dormait déjà. Sam rejoignit Jack dans le salon. C’était devenue une habitude en quelques jours, après le coucher de la petite, ils se retrouvèrent tout les deux pour passer un moment ensemble.
- Merci, pour tout ce que tu fais. Avoua Sam, qui était dans les bras de son homme.
- De rien. Je voyais que vous aviez besoin de sortir. Répondit-il
- Tu fais toujours tout quand il le faut. Tu es extraordinaire. Affirma la jeune femme
- Merci pour le compliment. Je te connais, c’est tout. Je ferais tout ce qu’il faut pour te rendre heureuse. Répliqua le militaire, en l’embrassant.
Ils décidèrent de regarder un épisode des Simpson, Jack avait ramené quelques affaires de chez lui. Il décida d’initier sa compagne à sa passion. Après un épisode, Sam commençait à y prendre goût, ils en regardèrent encore trois de plus. Une fois le dernier terminé, ils décidèrent d’aller se coucher. Comme toujours, depuis plusieurs jours, Sam dormait dans les bras de Jack. Ils s’endormirent après un dernier baiser.
Sam ouvrit les yeux d’un seul coup, elle ne savait pourquoi elle s’était réveillée. Cela ne lui arrivait jamais, sauf lorsqu’elle se sentait en danger. Elle tendit l’oreille pour écouter si quelque chose troublait le silence de la nuit. Un léger grincement se fit entendre dans les escaliers, Sam savait que la dernière marche d’escalier faisait ce bruit lorsqu’on marchait dessus. Il y avait quelqu’un dans la maison, elle en était sûr. Elle s’assit et secoua doucement Jack pour le réveiller. Il ouvrit péniblement les yeux, Sam lui mit un doigt sur sa bouche pour lui faire comprendre de ne pas parler. Jack était soudain éveillé.
Il savait que Sam ne lui ferait pas ça s’il n’y avait pas un danger imminent. Elle lui fit un signe militaire pour lui signifier qu’ils devaient avancer en silence. La jeune femme se leva du lit sans un bruit, Jack fit de même. Elle s’approcha très près de la porte de la chambre, qui était fermée. Quand soudain, sans comprendre ce qui arrivait, la porte s’ouvrit brusquement. Sam, qui était pourtant sur ses gardes fut surprise et se prit la porte dans la tête. Deux hommes, habillés exclusivement en noir, entrèrent dans la pièce.
L’un d’eux se précipita sur elle, puis l’assomma à l’aide d’une matraque. Sam, qui était secoué par leur entrée brutale, n’avait pas pu réagir et contre attaquer. Elle s’écroula sur le sol sous le choc du coup et perdit connaissance. Dans le même temps, l’autre homme s’attaqua à Jack. Il n’avait pas pu aider Sam car tout était allé beaucoup trop vite, il sentit une rage l’envahir. En effet, il avait promis de la protéger et en à peine quelques secondes, il avait failli à cette promesse. Il arrêta de penser, ce n’était pas le moment, il se mit en position de défense et donna un coup de pied sur l’homme, qui se dirigea vers lui.
L’intrus réussit à esquiver le coup et contre attaqua aussitôt. Il donna un coup de poing, Jack n’eut pas le temps de l’éviter et le poing de l’agresseur alla cogner violemment sa joue. Jack fut étourdit quelques secondes, son adversaire en profita pour prendre l’avantage et le bombarda de coup. Jack s’effondra sur le sol sous les coups qui pleuvrent. L’homme sortit un teaser et donna une décharge à Jack. Ce dernier perdit connaissance sous l’effet de la douleur, infligé par l’arme électrique. Il ne put rien faire et sombra dans le noir.
Un des hommes attacha les mains et les pieds de Sam et la souleva pour l’emporta vers un fourgon noir, sans immatriculation, garée devant la maison. Le deuxième homme alla retrouver un autre, qui portait Suzy, qui avait gardé Howard dans ses mains. On lui avait injecté un sédatif pour éviter qu’elle se réveille et qu’elle donne l’alarme.
Les trois intrus sortirent de la maison en silence. Sam et Suzy se retrouvèrent dans le fourgon, qui démarra et partit. Tout cela n’avait duré que quelques minutes, il était trois heures du matin. Il n’y avait eu aucun cri, ni aucune alarme. Le quartier resta silencieux, sans se douter qu’il y avait eu un enlèvement. Dans la maison, Jack gisait inconscient sur le sol de la chambre.