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Série : Stargate SG-1
Création : 20.07.2012 à 18h26
Auteur : sabrina57
Statut : Terminée
« Une nouvelle histoire que je voudrais écrire toute seule, merci et bonne lecture. » sabrina57
Cette fanfic compte déjà 29 paragraphes
Chapitre 20 : Les secours
L’aube commençait à se lever, quand Jack cligna des yeux une fois, il se rendit compte qu’il ressentait des douleurs dans tout le corps. Il essaya d’ouvrir les yeux, cela lui prit quelques instants. A première vue, il était sur le sol. Le militaire tenta de se rappeler ce qui s’était passé. Après un moment de réflexion, les souvenirs lui revenaient en tête. Des hommes étaient rentrés par effraction et avaient assommé puis enlevé Sam. Jack se releva en douceur, sa tête lui faisait atrocement mal et tout son corps le faisait souffrir. Il se rappela qu’un des hommes l’avait bien amoché.
Une fois debout, il avança tant bien que mal vers la chambre où devait se trouver Suzy, mais il se doutait qu’il ne la trouverait pas. Il avait vu juste, le lit était vide. Il trouva un téléphone et appela la base pour informer le général de la disparition de Sam et de la petite fille. Daniel et Teal’c allaient le rejoindre le plus vite possible. Jack appela ensuite la police pour leur signaler l’incident.
Jack descendit les escaliers, il dut s’asseoir sur le canapé car il ne se sentait pas bien. Cinq minutes plus tard, une ambulance et une patrouille de police arrivèrent. Ils entrèrent et aperçurent Jack dans le salon. Deux secouristes lui donna les premiers soins, la police lui posa des questions, auxquelles Jack répondait aussi précisément qu’il pouvait. Daniel et Teal’c arrivèrent et se dirigèrent vers le petit groupe. Ils se présentèrent, la police monta voir les chambres pour relever des indices.
- Comment va-t-il ? Demanda le docteur Jackson
- Il a reçu plusieurs coups dans l’abdomen, ce qui a sûrement cassé une ou deux cotes. Il a plusieurs hématomes dû aux coups. Mais, aucune hémorragie interne à signaler et aucun organe touché. Répondit l’un des ambulanciers
Les deux secouristes lui conseilla d’aller à l’hôpital faire des radios pour ses côtes, mais Jack refusa. Ils s’en allèrent puisque leurs aides n’étaient plus nécessaire.
- Que s’est-il passé ? Demanda Daniel à son ami
- Sam s’est réveillée dans la nuit, elle a sentit le danger. Elle m’a réveillé, on s’est à peine levé du lit qu’ils sont entrés en force. Sam n’a pas eu le temps de réagir qu’un des agresseurs l’a assommé. Elle est tombée sur le sol sans que je puisse l’aider. Tout cela s’est passé en seulement quelques secondes, puis le deuxième homme m’est tombé dessus en une seconde. Ils étaient entraînés, efficaces et ils savaient ce qu’ils faisaient, ce sont des professionnels. Le général avait raison, ils n’ont pas mis longtemps à agir. Expliqua Jack, furieux contre lui-même.
- Ce n’est pas votre faute, Jack. Tout s’est passé si vite, vous ne pouviez rien faire. Affirma Daniel. Il savait que son ami s’en voulait pour ce qui était arrivé.
- Il faut les retrouver, Daniel. Assura le militaire
- On fera tout ce qu’il faut. Confirma Daniel
- Nous avons une mauvaise nouvelle, O’Neill. Les deux personnes chargées de la surveillance de la maison du major Carter ont été retrouvé tué dans leur voiture. Chacun d’eux a reçu une balle dans la tête. Annonça Teal’c
- Ce ne sont pas des amateurs, ils savaient que la maison était sous surveillance. Ils avaient tout préparé. Lâcha Jack
- On retourne à la base pour voir les indices qu’on a, pour savoir où ils les ont emmené. Dit l’archéologue
Jack mit des vêtements puisqu’il était encore en tenu de nuit. Il passa un t-shirt ainsi qu’un jean mais avec difficulté à cause de ses côtes cassées.
C’est ainsi que les trois membres de sg 1 arrivèrent à la base, le général les attendait dans la salle de réunion.
- Nous ferons tout ce que nous pourrons pour retrouver le major Carter et la petite Suzy. Annonça le chef de la base.
- Merci, mon général. Répondit Jack
- Qu’est ce qu’on a jusqu’à présent ? Demanda le général
- La société pharmaceutique a tué deux de leurs employés car ceux-ci ont trouvé une preuve que le nouveau produit est dangereux. Ils ont écarté les autres docteurs pour éviter que la nouvelle se répand. Ils ont cherché cette fameuse preuve partout mais, ils ont rien jusqu’à présent. Je pense qu’ils ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Ils croient sûrement que la petite sait quelque chose. Résuma Daniel
- Est-ce qu’ils ont raison ? S’interrogea le général
- Je ne sais pas. Répondit Jack, qui n’avait pas eu le temps de parler avec Suzy de ce sujet là. Le directeur est sûrement impliqué dans ça. D’après les informations que j’ai pu trouvé, Jim Hodgens a la réputation d’être intraitable, il sait ce qu’il veut et il ne lésine pas sur les moyens pour obtenir ce qu’il veut. Il est soupçonné de blanchissement d’argent, de corruption et de trafic d’arme, mais il n’y a toujours de preuves concrètes de ses agissements. Il a acheté cette société il y a dix ans et depuis, elle fait d’immenses bénéfices. Ses comptes sont propres, aucune transaction douteuse. Le FBI cherche mais n’a rien trouvé pour le moment. Il doit avoir d’autres comptes dans les paradis fiscaux. Ajouta Jack
- Je vois le genre de personnage que c’est. Quelle information avez vous sur le produit miracle ? Affirma le général
- Ce nouveau produit appelé " belle jeunesse " sera sur le marché dans moins d’un mois. Les réservations explosent et continuent d’augmenter chaque jour. Les publicités vantant ses effets sont partout, sur les plus grandes antennes de radios et de télévisions. D’après ce que j’ai pu trouvé, il aurait passé tout les tests pour pouvoir être commercialisé. Son efficacité sur les effets sur vieillissement, surtout sur les rides, est impressionnante. Elles sont réduites de moitié en à peine deux semaines d’utilisation. C’est une véritable innovation dans ce domaine. Les profits attendus sont tout simplement colossaux. Les actionnaires de Pharma industrie et son directeur se frottent les mains. Intervient l’archéologue
- Donc, ils ne veulent d’incident jusqu’à la sortie de ce produit. L’argent en jeu est tellement important qu’ils sont prêt à recourir aux meurtres, à l’enlèvement pour atteindre leur but. Résumé le général
- Mais, je ne comprends pas. Si les effets de ce produit sont si novices, ils vont finir par être connu du public. Ils ne pourront pas cacher cela éternellement. Alors, pourquoi autant d’acharnement pour retrouver cette preuve ? Demanda Jack
- Bien sûr, la vérité finira par être connu de tous mais avant que cela arrive, il faudra quelques mois, voir des années. Pendant ce temps, ils auront déjà touché leurs bénéfices et ils pourront disparaître avec l’argent. De plus, les procès pour ce genre de cas, qui mettent en cause des sociétés pharmaceutiques, mettent des années à être instruit. Les recours sont tellement nombreux et les expertises tellement longue et lente qu’ils ne seront pas jugés avant longtemps. D’ici là, ils peuvent disparaître, sans laisser de trace. Expliqua Daniel
- Bon, alors qu’est ce qu’on fait ? Demanda Jack, qui commençait à perdre patience.
- Je vais demander au sergent Harriman de faire des recherches sur les lieux appartenant de près ou de loin à Pharma industrie où ils auraient pu conduire la major et la petite. Je vais demander à mettre sur écoute le directeur, il sera peut être contacté par les ravisseurs du major. Pour le moment, il faut attendre. Répliqua le général
Il se leva et alla voir le sergent Harriman pour lui demander de faire ses recherches. Jack fulminait de rage, il ne pouvait rien faire pour Sam et Suzy. Il alla retrouver le sergent pour être le premier informé des avancées de ses recherches.
Chapitre 21 : Prisonnières
Sam reprenait peu à peu conscience. La première chose qu’elle ressentit fut la douleur. Sa tête était tellement lourde et lui faisait énormément souffrir. Elle ouvrit les yeux dès qu’elle le put. Elle tenta de se souvenir de ce qui lui était arrivé. Les événements se bousculèrent dans sa tête. Sam comprit que des hommes l’avaient enlevé après l’avoir assommé. Elle regarda autour d’elle pour voir où elle se trouvait. La pièce était très sombre, il n’y avait pas de fenêtre et elle était de très petite taille, comme une cellule de prison. Elle était vide, le sol était sale.
Sam avait froid, elle ne portait que son pyjama, qui était composé d’un short et un débardeur. De plus, elle était pieds nus. Elle n’avait plus de repère temporel, rien de pouvait lui indiquer quelle heure il était ou quel moment de la journée, il était. C’est alors, qu’elle aperçut Suzy quelques mètres plus loin, qui était inconsciente. Il n’y avait pas de trace de Jack. La militaire s’en inquiéta mais se concentra sur sa protégée.
Sam s’aperçut rapidement qu’elle avait les pieds et les mains liés. Elle rampa pour se rapprocher de la fillette. Cette dernière était aussi en pyjama, c’était un ensemble rose hello kitty, composé d’un t-shirt et d’un pantalon. Arrivé contre elle, elle murmura :
- Ma puce, tu vas bien ?
Aucune réponse. Sam lui donna un petit coup d’épaule et répéta :
- Suzy, tu va bien ?
La fillette bougea et émit un son. Elle se réveilla petit à petit. Sam put voir que Suzy n’était pas attachée. La militaire souffla, elle n’aurait pas à souffrir.
- Coucou, ma puce. N’aie pas peur, je suis là. Murmura la jeune femme
La fillette ouvra les yeux et prit peur :
- Où on est ?
- Calme-toi. Tu es avec moi. N’aie pas peur. Je crois que des méchants messieurs nous on emmené loin de la maison. Expliqua-t-elle comme elle pu.
- Pourquoi ?
- Je ne sais pas. Ne t’inquiètes pas, je suis sûr que Jack va venir nous chercher très vite. Dit la militaire pour rassurer Suzy. Celle-ci mit sa fille contre l’épaule de Sam.
Cette dernière devait trouver un moyen de rassurer la fillette, elle avait déjà assez traversé d’épreuve traumatisante pour un moment. De plus, cet endroit avait de quoi être terrifiant pour elle.
La jeune femme eut soudain l’idée de lui chanter une berceuse. Sam commença à chantonner doucement. Suzy se pelotonna contre elle pour chercher un peu de réconfort.
Un moment plus tard, Suzy dormait. La berceuse l’avait aidé à retrouver son calme. Sam commençait à ressentir la douleur due à ses mains et ses pieds liés. De plus, son mal de tête s’amplifia. Tout à coup, Sam entendit du bruit qui brisa le silence effrayant de cette pièce glaciale. Des pas se rapprochèrent de plus en plus, quelques secondes plus tard, elle entendit deux hommes parler. Puis, une clé fut introduite dans la serrure de la porte. Suzy se réveilla brusquement, elle prit peur et serra ses petites mains sur le bras de Sam.
Deux hommes entrèrent, ils ne portaient pas de masque. Leurs visages étaient à découvert. Ils portaient des vêtements sombres, l’un avait des cheveux courts noirs et il était très grand et musclé. Son visage inspirait la peur, ses yeux donnaient la chair de poule. L’autre homme était un peu plus petit et il avait les cheveux bruns et un peu plus long. Il était imposant mais pas autant que son collègue, il avait un visage, qui était marqué par plusieurs cicatrices de différentes tailles. La fillette fut terrorisée par leur appariation et serra plus fort les bras de la militaire.
- Toi, ma jolie, tu viens avec nous. S’exprima l’homme musclé
- Qu’est ce que vous nous voulez ? Relâchez-nous immédiatement, vous n’avez pas le droit de nous retenir contre notre gré. Je suis major dans l’armée de l’air… S’écria Sam, toujours assise sur le sol mais elle avait relevé la tête et le buste. Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase, qu’elle reçut une violente gifle.
- Tais-toi. C’est nous qui donnons les ordres ici. Alors tu viens avec nous. S’exclama-t-il.
Il s’agenouilla près de Sam, qui se sentait en position de faiblesse, puisqu’elle ne pouvait rien faire dans l’état où elle était. Il prit un couteau, Sam frémit de peur en le voyant. L’homme fit un sourire car il savait bien ce que la jeune femme ressentait. Il prenait un malin plaisir à la regarder prendre peur, c’est alors qu’il coupa la corde qui retenait des pieds, mais pas celle qui retenaient des mains. Sam poussa un soupir en comprenant ce qu’il avait fait. Il la regarda droit dans les yeux et déclara, dune voix calme et froide :
- Tu n’as pas intérêt à t’attaquer à nous ou tu le regretteras, je te le garantie.
Sam déglutit péniblement, elle n’avait aucune chance contre eux.
- Maintenant, debout. Ordonna ce même homme.
Sam n’eut pas d’autre choix que celui d’obéir, elle savait qu’il n’était pas du genre à plaisanter.
- Suzy, tu vas rester sagement ici. Je vais revenir, ne t’en fais pas. Dit-elle tendrement.
- Non, je ne peux pas que tu partes, reste avec moi. Déclara-t-elle, des larmes coulaient du coin de ses yeux et roulaient de long de ses joues.
Sam se leva mais la fillette s’accrocha à ses bras en criant, à travers ses pleurs :
- Ne me laisse pas toute seule, s’il te plaît.
- Je sais que tu as peur mais je veux que tu sois très courageuse même si c’est difficile, je sais que tu peux le faire. Assura Sam
- Ça suffit comme ça, toi, la môme, tu restes tranquille, ton tour viendra. Cracha l’homme aux cicatrices.
Suzy tenait bon et s’agrippa de toutes ses forces au bras de Sam. L’homme musclé perdit patience et arracha avec force la fillette des bras de la militaire, puis il l’a poussé violemment. La tête de la petite fille se cogna contre le mur de la pièce sous l’effet du geste du geôlier. Suzy éclata en sanglot. Sam voulait lui venir en aide mais l’autre homme la retenait fermement.
- Salaud, de quel droit frappez-vous une enfant ? Vous êtes un monstre, lâchez-moi ! S’écria Sam avec rage, en s’agitant pour se défaire de l’emprise de l’homme.
Elle était impuissante face à la violence extrême de ses deux individus. Des larmes apparurent sur ses joues, Suzy souffrait et elle était là à assister à cette abominable scène qui se déroulait sous ses yeux.
- Maintenant, on bouge. On a assez perdu de temps. Cria l’homme qui avait poussé la fillette.
Sam fut emmenée de force à l’extérieur de la pièce par les deux individus, en laissant Suzy sûrement blessé derrière elle.
Chapitre 22 : Attente interminable
Jack avait mal à ses mains à force de les serrer si fort. D’ailleurs, ce n’était pas les seules parties de son corps qui le faisait souffrir mais il s’en fichait. Il avait été faire un petit tour à l’infirmerie sur ordre du général Hammond. Janet lui avait mit une bande autour de ses côtes. Elle ne pouvait rien faire pour le moment et de toute façon, Jack ne se serait pas laissé faire.
Pour lui, tout ce qui comptait pour le moment, c’était de pouvoir serrer les deux femmes de sa vie dans ses bras, de les retrouver saines et sauves.
Il savait que Sam était la femme de sa vie et d’ailleurs dès qu’il la retrouverait, il la demanderait en mariage. En effet, il ne voulait plus rester un jour en étant loin d’elle. Et il y avait aussi Suzy, il s’était attaché à elle. Il ne pensait pas pouvoir de nouveau et rapidement aimer un enfant, sans penser à Charlie mais se fut le cas. Suzy était la plus adorable des fillettes.
Comme Sam l’a déjà suggéré, une fois cette histoire terminée, ils engageraient une procédure d’adoption. Jack savait qu’il y avait très peu de chance que cet oncle la prenait en charge. Jack arrêta de penser, il n’en pouvait plus d’attendre, le temps ne jouait pas en leur faveur. Il se demandait ce qui arrivait à Sam et la petite, est-ce qu’elles étaient en danger ? Si on leur faisait du mal.
Le sergent Harriman avait lancé une recherche sur les lieux abandonnés, fermés ou en travaux qui appartenaient à Pharma industrie, mais cela prit du temps. Une fois la liste obtenue, un autre problème apparut. En effet, la liste était composée de plus de quarante endroits. Il ne pourrait pas tous les fouiller, cela prendrait trop de temps. Il fallait trouver un moyen d’affiner leur recherche. Daniel et Teal’c arrivèrent dans la salle de contrôle où se trouvait le sergent et Jack.
- Alors, où vous en êtes ? Demanda Daniel.
- Nous avons plus de quarante sites, il nous faut un moyen pour réduire la liste mais je ne sais pas lequel. Expliqua Jack.
- Je peux peut-être vous aider. J’ai discuté avec un agent du FBI, il pourra peut être nous aider. Déclara l’archéologue.
Ce dernier prit le téléphone et appela l’agent Jones.
- Agent Jones.
- Bonjour, je suis le docteur Jackson. On s’est déjà parlé hier. Je travaille pour l’armée de l’air. Un officier et une fillette ont été enlevé par les hommes de Hodgens tôt ce matin. On cherche l’endroit où elles pourraient être. Est-ce que vous pouvez nous aider ? Présenta Daniel.
- Je ferais tout ce que je pourrais pour vous aider mais comment ? Demanda l’agent Jones.
- D’après ce que vous m’avez dit, vous soupçonnez monsieur Hodgens de blanchiment d’argent et de corruption. Vous avez dû le filer ou tout du moins l’enquêter longuement sur ses déplacements, ses biens immobiliers. On cherche un endroit isolé qui appartient à sa société où il pourrait emmener le major et la fillette, dans les environs de Colorado Springs. Dit le docteur Jackson.
- Oui, nous avons épluché ses comptes, son patrimoine, ses relations et contacts. Il possède aussi une société de retraitement des déchets médicaux. Il s’en sert pour acheter des biens immobiliers, qui peuvent servir à loger ses hommes de mains ou à aider dans ses activités illégales. Je fais une recherche dans notre base de données. Déclara l’agent du FBI.
- Je patiente. Répondit Daniel.
- Comment étaient les hommes qui ont enlevé l’officier et la petite fille ? Demanda l’homme au bout du fil, pendant qu’il effectuait la recherche.
- Un autre officier a été agressé pendant l’attaque. Il les a décrit comme efficace et entraîné. Répondit Daniel.
- Hodgens a des hommes de mains qui sont d’anciens marines qui se sont reconvertis en mercenaires ou en tueur à gages. Je pense qu’il s’agissait d’eux. A voilà, j’ai deux endroits qui conviennent à votre description. Il y a un entrepôt désaffecté, à trente kilomètres au sud de Colorado Springs et un bâtiment fermé depuis deux ans à cinquante kilomètres à l’est de Colorado Springs. Résumait l’agent Jones.
- Je vous remercie pour l’aide que vous nous avez apporté. Rétorqua Daniel.
- De rien, j’espère que vous retrouverez l’officier et la fillette à temps. Répondit l’agent en raccrochant.
Daniel reposa le téléphone et donna l’information à Jack et au sergent Harriman.
- Comment va-t-on trouver le bon endroit ? Demanda Jack.
- Je vais faire une reconnaissance par satellite pour voir s’il y a des activités récentes. Lança le sergent.
- Très bonne idée, sergent. Répondit Jack, qui reprenait espoir. Bientôt ils sauront où aller et ils pourront délivrer Sam et Suzy.
Chapitre 23 : Tortures
Sam était révoltée et furieuse intérieurement. Comment peut-on faire du mal à un enfant, se dit-elle. Pour elle, c’était inimaginable et impensable. Seulement, elle ne pouvait rien faire, elle ne pouvait pas s’enfuir en laissant Suzy seule avec ces monstres. Dieu seul sait de quoi ils sont capables. Elle avança dans un long couloir aussi insalubre et humide que la pièce où elle était enfermée.
Sam pensait qu’elle devait se trouver dans un bâtiment abandonné. Donc, sûrement loin de toute habitation. Il y avait l’homme à la cicatrice devant et l’autre derrière elle. Après ce couloir, ils débouchèrent sur des escaliers, ils descendirent donc un étage. Ils se retrouvèrent de nouveau dans un couloir, puis ils arrivèrent devant plusieurs portes. L’homme qui ouvrait la marche, s’approcha de la deuxième porte et l’ouvra. Il entra et la prit par le bras :
- Assieds-toi là. Ordonna-t-il.
Sam s’exécuta sans protester, elle n’avait pas le choix. Une fois assise, l’homme au visage marqué attacha ses pieds à ceux de la chaise. Elle leva la tête face à ses deux ravisseurs.
- Bon, que sais-tu ? Demanda l’homme musclé.
- A propos de quoi ? Répondit Sam.
- Ne fais pas l’idiote, t’as compris. Réponds ou alors, ça sera avec la manière forte. Réfléchis bien ! S’exclama le geôlier.
- Je ne sais pas de quoi vous parlez. Cria la jeune femme.
- Tu l’auras voulu, je n’ai aucune patience. Affirma-t-il.
Il s’approcha d’elle et la gifla avec une extrême violence, que la tête de Sam bascula en arrière. Elle ressentit une vive douleur et sentit quelque chose coulait près de ses lèvres. Elle sut que c’était du sang.
- Tu te décides à parler ou tu en veux plus. Annonça son ravisseur, en souriant. Il prenait plaisir à lui infliger des douleurs.
- Je vous dis que je ne sais pas de quoi vous parlez alors comment je pourrais vous le dire. Riposta la militaire.
- Qu’as-tu découvert sur les Collins ? Interrogea l’homme menaçant.
- Rien. Je n’ai rien découvert. Déclara Sam.
- Tu nous prends pour des imbéciles ! Rétorqua l’agresseur d’une voix forte.
Il l’a gifla de nouveau. Sam ressentit à nouveau une douleur sur sa joue.
- Réponds ou je continue mais d’une autre façon. Lâcha l’homme, en sortant de sa poche un couteau et en le brandissant.
Sam ne voulait pas parler mais elle savait qu’il allait continuer jusqu’à ce qu’elle parle. La question était jusqu’où pouvait-elle tenir ?
- Vous êtes con ou vous le faites exprès, je ne sais rien je vous dis. Cracha Sam en défiant son interlocuteur.
Elle savait qu’elle prenait un risque en lui parlant comme ça mais jamais elle ne s’avouait vaincu, elle combattrait jusqu’au bout.
L’homme s’avança et lui entailla le bras, sur plusieurs centimètres. Sam serra les dents mais émit aucun son. Elle regarda sa blessure d’où coulait un liquide rouge.
- Maintenant, tu arrêtes tes conneries. Dis-moi ce que tu sais ou tu vas le regretter. Répliqua son ravisseur.
- Rien, nous avons enquêté sur l’accident des Collins mais nous n’avons rien trouvé. Répondit la militaire.
- Tu te fous de ma gueule ! Hurla-t-il.
Il tendit le couteau à son complice qui le prit. Puis, il s’approcha de sa victime, il lui prit sa main et sans avertissement, il lui brisa un doigt. Sam ne put s’empêcher de lâcher un cri, sous l’effet de la douleur.
- Je continue ou tu te mets à table. Précisa-t-il.
- Lâchez-moi ! Et ne me touchez pas ! Je vous dis que je ne sais rien. Cria la militaire.
Son agresseur lui brisa un second doigt, Sam sentit le craquement de l’os et lâcha à nouveau un cri de douleur.
- Laissez-moi tranquille, je vous dis ! S’écria avec force la jeune femme.
- Je l’avoue, tu es coriace. Mais, j’adore t’entendre crier, ça me fait bander. Répondit-il en éclatant de rire.
Sam eut la chair de poule, elle ressentit du dégoût envers lui. Elle comprit qu’il allait faire autre chose.
Il vit la réaction de sa victime et dit, en la déshabillant des yeux :
- Tu es bonne et bien roulée alors je vais en profiter un peu puisque tu ne veux pas parler.
Il avança vers elle, son compère était toujours en retrait et silencieux. Sam se tortilla dans tous les sens mais ses mains étaient bien attachées derrière son dos et les pieds aussi.
- Ne me touchez pas avec vos sales pattes ! Hurla-t-elle avec le peu de force qu’elle avait encore.
- Je ne vais pas me gêner. Affirma-t-il avec joie.
Il lui prit le visage avec ses mains et mit sa bouche sur la sienne. Sam serra les lèvres mais il était trop fort. Il toucha son but, sa langue s’introduit dans la bouche de Sam, qui lutta de toutes ses forces. Malgré sa résistance, il l’embrassa à plein bouche et dû subir ce baiser contre son gré. Une de ses mains se déplaça et passa sous son débardeur.
Il la posa sur un de ses seins et se mit à la caresser. Sam bougea dans tous les sens mais en vain. L’autre main de son agresseur descendit vers ses cuisses. Sam sentit sa main contre sa peau et fut encore plus terrorisée. Des larmes coulèrent malgré elle, s’en était trop, c’était plus qu’elle ne pouvait supporter. Elle préférait de très loin les coups que ses attouchements. Soudain, une sonnerie retentit, l’homme arrêta et déclara :
- Tu as quelques secondes de répit.
Il prit le téléphone dans sa poche et décrocha :
- Oui.
- Alors, ça donne quoi ? Demanda Jim Hodgens, le directeur de Pharma Industrie.
- Rien pour l’instant. Répondit l’homme, en s’éloignant de Sam.
- Comment ça rien, soyez plus précis. Ordonna son interlocuteur.
- Elle ne veux pas parler. J’ai pourtant utilisé la force physique mais c’est une dure à cuire. Répliqua l’employé.
- Je n’ai plus le temps d’attendre. Utilisez la gosse pour la faire parler. Riposta le directeur, sans remord à la proposition qu’il avait faite à son homme de main.
- Vous êtes sûr ? Questionna ce dernier.
- Faites ce que je vous dis, sans discuter. Je vous paie pour cela alors exécution. S’écria le grand patron, qui se mit en colère.
L’homme de main ferma le téléphone et le rangea dans sa poche.
Il se retourna vers son collègue et dit :
- Va chercher la gosse et ramène là ici.
L’homme aux cicatrices acquiesça et sortit de la pièce.
- Non, laissez-la tranquille. Ne la touchez pas ! Hurla Sam, qui voulait protéger la fillette de ses hommes sans morale, ni conscience.
L’homme sourit et avait l’air encore plus redoutable. Il s’approcha de nouveau de la jeune femme et affirma :
- En attendant, je propose de continuer ce que nous avons commencé, il y a quelques minutes.
Sam écarquilla les yeux de peur, elle était seule avec lui. Jamais elle n’avait ressentit cette terreur qui la prenait aujourd’hui.
- Non…, non…, lâchez-moi ! Cria-t-elle en pleurant.
Chapitre 24 : Révélation
A la base, Jack regardait l’écran de l’ordinateur dans la salle de contrôle. Le sergent Harriman avait lancé la reconnaissance par satellite. Sur le premier site, l’entrepôt désaffecté apparu en noir et blanc et vu du dessus. Il lança l’application de chaleur thermique pour rechercher des sources de chaleur. Jack s’approcha de l’écran et s’écria :
- Regardez, il y a un fourgon garé devant l’entrepôt, je crois que nous avons trouvé où ils retiennent Sam et Suzy.
- Voilà ce que donne la reconnaissance par chaleur thermique, le moteur du fourgon est chaud. D’après ce relevé, il y a des personnes à l’intérieur. Expliqua l’officier.
- On y va. Lança Jack.
Ce dernier élança vers le bureau du général, il frappa et ouvra la porte sans attendre l’autorisation d’entrer.
- Nous avons trouvé l’endroit où sont retenues Sam et la petite. S’écria le militaire.
- Allez-y, un véhicule militaire vous attend à la surface. Sg 3 part avec vous en renfort. Déclara le général Hammond, assis derrière son bureau.
Jack hocha la tête en guise de réponse.
- La police vient de m’informer d’une conversation émit par Jim Hodgens, entre lui et un autre homme. Ella n’a pas pu localiser l’appel mais d’après les informations échangées, c’est lui qui est le cerveau de toute cette machination. Dépêchez-vous, Jack. Ajouta-il.
- D’accord, monsieur. Répondit le militaire, qui fila rejoindre son équipe et sg 3 à la surface.
Pendant ce temps, Sam était aux prises avec l’homme musclé, qui s’agenouilla pour être à sa hauteur. Il se mit à sourire, il avait le contrôle de la situation et cela lui faisait plaisir. Elle était à sa merci et sans défense. Sam cria :
- Au secours ! A l’aide ! Jack… Jack !
- Qui c’est ce Jack ? Sans doute, ton amant et bien, il va te récupérer en mauvaise état. Répondit son agresseur, d’un air sadique.
Il l’embrassa à nouveau avec violence pour lui montrer qu’il avait le pouvoir sur elle. Il se mit à laisser errer ses mains sur le corps de Sam quand des bruits de pas se rapprochèrent. A regret, l’homme s’écarta, la porte s’ouvrit en laissant apparaître le second ravisseur et Suzy, qui tenait toujours sa peluche dans sa main. Elle avait les yeux gonflés et rougis sûrement parce qu’elle avait versé beaucoup de larmes.
La fillette se précipita près de Sam et demanda :
- Pourquoi tu es comme cela ?
- Ce n’est rien. Je vais bien. Et toi, comment tu te sens ?
- J’ai mal à la tête et j’ai froid. Je veux rentrer à la maison. Répondit-elle d’une petite voix.
- Je sais, ma puce, moi aussi. Jack va venir nous chercher, j’en suis sûre, en l’attendant nous devons être forte et courageuse. Expliqua Sam.
- Bon, assez parlé. Dit l’homme, qui s’est acharné sur la militaire.
Jo, prend la gosse. Ajouta-t-il.
Le dénommé Jo, qui était l’homme au visage marqué de cicatrice, prit Suzy par le bras et l’éloigna de Sam.
- Laissez-la, sale brute ! S’exclama la jeune femme.
- A toi de voir, à présent, sois tu parles ou sois la gosse y passe. Affirma le chef.
Jo prit le couteau et le mit sous la gorge de Suzy, qui se mit à trembler tellement elle avait peur.
- Sam, qu’est ce qui font ? Demanda-t-elle d’une voix tremblante.
- Arrêtez, vous n’êtes que des montres ! Lança-t-elle en hurlant.
- Alors, tu te décides ? Répliqua l’homme.
Sam ne pouvait plus rien faire à part parler, sinon Suzy serait blessée. Elle n’avait plus le choix. Alors, elle dit :
- On possède des preuves du meurtre.
- On veut les preuves. S’écria le chef.
- Je ne les ai pas. Répondit Sam.
- Pas celle-là, imbécile. On veut la preuve que les Collins ont dérobé à leur patron. Précisa toujours le même individu.
- Je ne vois pas de quoi vous parlez. Affirma la jeune femme.
Jo resserra le couteau sous la gorge de Suzy. Elle sanglota et cria de douleur.
- Je vous jure que je vous dis la vérité. Arrêtez ! Cria-t-elle.
- Assez de mensonge ! Ce chercheur a trouvé des preuves compromettantes sur le produit sur lequel il travaillait. Je les veux, tout de suite ! Vociféra-t-il.
- Mais, je vous dis que je ne les ai pas ! Vous m’entendez ! Cria à nouveau la jeune femme, qui ne savait vraiment pas de quoi il parlait.
Suzy regarda Sam dans les yeux. Ils reflétaient la terreur qu’elle éprouvait. Puis, entre deux sanglots, elle dit :
- Papa a donné...quelque chose à Howard, c’est...peut-être ça que vous cherchez.
Sam écarquilla les yeux, elle fut surprise par cette nouvelle tout comme les deux ravisseurs, qui se tournèrent vers la fillette.
Chapitre 25 : Sauvetage
Dans le même temps, Jack, Daniel, Teal’c et Sg 3 étaient à bord de deux véhicules militaires. C’était le milieu de l’après-midi, ils avaient roulé au-dessus des limitations de vitesse, mais il fallait faire vite. En trente minutes, ils étaient arrivés près de l’entrepôt qu’ils cherchaient. Jack fut le chef de cette mission de secours. Il prit la parole :
- Teal’c et moi passons en premier, Harris et Daniel vous nous suivrez et les autres vous sécurisez le périmètre. D’après les plans que nous avons pu avoir, c’est un entrepôt désaffecté depuis quelques années, il y a six étages avec beaucoup de couloir et de porte. Selon les renseignements que nous avons, il y aurait au minimum trois hommes, entraînés, forts et sûrement armés. Ils détiennent le major Carter et une fillette de cinq ans. Notre priorité c’est de les retrouver et de les mettre en sécurité. Ensuite, l’objectif sera d’arrêter ces hommes. Tout le monde a compris ?
Les quatre hommes de Sg 3, Daniel et Teal’c acquiescèrent. Chacun portait un gilet pare-balle et était armé. Ils s’approchèrent du bâtiment et entrèrent en silence pour éviter d’être repéré.
- Comment ça ? Demanda le chef.
- Papa m’a emprunté… Howard, il m’a dit qu’il en avait pas pour longtemps. Il partit dans son bureau…. et il l’a rapporté après. Il m’a dit de ne jamais…. le perdre, qu’il en aurait besoin bientôt. Je lui ai dis ….que je ferais…. très attention. Bafouilla la fillette, à cause de ses sanglots.
Le plus fort des hommes prit la peluche de la main de Suzy. Il sortit un autre couteau de sa poche et déchira la peluche, de haut en bas. Suzy poussa un hoquet de surprise mais ne dit rien, elle savait que ces hommes n’étaient pas gentils.
- Ça y est, on l’a trouvé ! Enfin ! Exprima-t-il avec soulagement, en regardant la clé usb.
- Apporte ça à Ted, il est à côté. Ajouta-t-il à Jo.
Ce dernier lâcha Suzy, qui se précipita sur Sam. Elle s’assit sur le sol et agrippa avec force le bras de Sam. Il partit dans l’autre pièce. C’était la même pièce que l’autre sauf qu’il y avait une table et une chaise où était assis le troisième homme, dénommé Ted, qui avait participé à l’enlèvement.
- Tiens. Dit Jo.
Ted prit la clé usb et l’inséra dans l’ordinateur portable. Il fit quelques clics et affirma :
- C’est bien ce qu’on cherchait.
Jo repartit dans la salle d’à côté, ouvrit la porte et dit :
- C’est bien ça.
- Super. Déclara-t-il
Il prit son portable et appela son patron :
- Alors ? Dit la voix sans laissant le temps à son interlocuteur de parler.
- On l’a trouvé, elle était dans la peluche de la môme. Répondit le ravisseur.
- C’était donc la qu’elle se trouvait. Ramène-la-moi. Affirma le directeur Hodgens.
- Que fait-on de la gosse et la gonzesse ? Demanda son homme de main.
- Débarrasse-toi en, Paul. Je ne veux pas de témoin. Conclue le patron de la société pharmaceutique.
- C’est comme si c’était fait. Précisa-t-il en raccrochant.
Le directeur sauta de joie intérieurement. Il avait la preuve des effets à long terme de belle jeunesse, enfin. Les preuves que ces militaires avaient contre lui pour le meurtre des Collins ne suffiraient pas à l’inculper, se dit-il. Il allait gagner le jackpot et partir loin pour ne pas être retrouvé.
- Je vais pouvoir m’occuper de toi à présent, j’ai tout le temps qu’il faut. Déclara en souriant, le prénommé Paul.
Il fit un hochement de tête à Jo, qui s’approcha de Suzy et la prit par le bras avec force.
- Lâchez-la, laissez-la tranquille ! Cria Sam.
- Sam, je ne…. veux pas partir avec lui. Bafouilla Suzy, en pleurant de plus en plus fort, elle tendait son bras libre vers Sam.
La jeune femme se débattit avec rage, devant la scène qui se déroulait sous ses yeux.
Dans le même temps, Jack et Teal’c avancèrent rapidement, l’entrepôt semblait désert. Il n’y avait aucun comité d’accueil, ni de guetteur. Les autres militaires et Daniel étaient derrière et sécurisaient les lieux. Jack monta les escaliers doucement, il entendit des cris qui venaient de l’étage au-dessus. Il fit signe aux autres pour leur signaler la présence des ravisseurs au-dessus d’eux. Le militaire gravit les marches avec agilité et rapidité, le tout en silence, malgré les douleurs à son abdomen.
Arrivé en haut de l’escalier, il jeta un bref coup d’œil pour voir ce qui se passait. A travers la porte du fond à droite, il entendit les cris plus forts. Il avança donc rapidement vers elle. Teal’c le suivit. Jack compta trois et enfonça la porte, d’un seul coup de pied. Il vit alors Suzy en pleurs aux prises avec un homme puis, Sam attachée à une chaise avec un autre ravisseur qui était beaucoup trop proche d’elle. Il s’écria :
- Lâchez vos armes !
Sam entendit le bruit de la porte et aperçut Jack. Elle poussa un soupir de soulagement, il l’avait retrouvé, elle était sauvée et Suzy aussi. Teal’c s’approcha de Jo, qui retenait toujours la fillette et, lui mit un coup de poing en plein visage. Jo était surpris de l’intrusion des militaires et n’eut même pas le temps de réagir. Il ressentit une intense douleur et lâcha la fillette. Il s’écroula sur le sol. Un membre de sg 3 arriva et le menotta. Jack dit :
- Suzy va avec Teal’c, il ne te fera pas de mal, je te le promets.
La petite fille était terrorisée mais fit ce que lui dit Jack. Teal’c emmena donc la petite hors de la pièce.
Pendant ces quelques secondes, Paul sortit un revolver de sa poche et le pointa vers Sam et cria :
- Si tu approches, je la tue.
- Vous n’avez aucune possibilité de vous enfuir, vous êtes fait comme un rat. La meilleure chose à faire est de vous rendre. Déclara Jack, en braquant son arme sur l’agresseur.
- Jamais. Lâcha Paul.
Jack regarda Sam, qui comprit ce qu’il avait l’intention de faire. En une fraction de seconde, Sam bascula sa chaise sur le côté et Jack tira un coup de feu. L’individu en face n’eut pas le temps de réagir, la balle se logea dans son épaule. Il cria de douleur et lâcha son arme. Jack se précipita vers Sam et la détacha. Elle le serra très fort dans ses bras malgré les blessures qu’elle avait.
- Tu es…venu. Murmura-t-elle contre son oreille, en pleurant.
- Jamais, je ne t’aurais laissé. Je t’aime. Déclara -t-il.
Sam avait bien entendu, il lui avait dit qu’il l’aimait. Alors, elle lui répondit en lui soufflant :
- Je t’aime aussi.
Puis, Jack la regarda et vit les blessures de la jeune femme. Sa bouche était meurtrie par les baisers sauvages que lui avait infligé son agresseur. Jack la regarda de nouveau et lut dans ses yeux ce qu’il pensait. Il se leva d’un bond et se dirigea vers l’individu. Sam se releva péniblement et affirma :
- Non laissez-le, il va aller en prison.
- Pas question. S’écria Jack, furieux.
Il ramassa le ravisseur qui était par terre et le prit par le col de son t-shirt.
- Tu as osé poser tes sales pattes sur ma femme. Tu vas le regretter. Cracha Jack en rage en pensant à ce qu’il a dû faire subir à sa bien-aimée.
Il le frappa d’un coup de poing sur le visage de son adversaire, un filet de sang coula sur le coin de ses lèves. Le militaire le lâcha et l’homme tomba sur le sol. Puis, il enchaîna avec quelques coups de pied à l’abdomen. Paul lâcha des gémissements, il souffrait apparemment.
Jack se stoppa malgré lui. Il voulait tuer ce salaud, qui s’en était pris à sa promise et à la petite Suzy. Mais, il devait laisser faire la justice. Sam poussa un hoquet de soulagement en voyant Jack arrêter. Daniel arriva et resta à côté de l’individu, étendu sur le sol. Jack prit Sam dans ses bras et sortit de la pièce.
Chapitre 26 : Soins
Daniel avait appelé les secours avant d’aller rejoindre Jack dans la pièce. Ils arrivèrent rapidement. Ils s’occupèrent de Paul, malgré ce qu’il avait fait, il avait droit à des soins, pour qu’il puisse être jugé et aller en prison. Teal’c avait emmené Suzy hors du bâtiment, elle était assise, sur le brancard d’une ambulance. Jack et Sam allèrent les rejoindre. Sam coura vers elle et la prit dans ses bras et dit :
- Tu n’as plus rien à craindre, ma petite chérie. Tout va bien maintenant.
Elle se jeta dans ses bras et pleura.
- J’ai eu très…peur. Ces hommes….étaient méchants. Dit-elle.
- Je sais, tu es en sécurité, je te le promets. Ajouta la jeune femme en la consolant.
Après quelques instants, Suzy se rassit sur le brancard et fut examinée par un secouriste. Sam s’assit à côté d’elle et déclara :
- Elle a peut être un traumatisme crânien, sa tête a cogné violemment un mur.
- Comment ont-ils pu faire ça ? Murmura Jack à l’entente de cette nouvelle.
La colère monta en lui. Heureusement, les responsables allaient atterrir en prison pour ce qu’ils avaient fait. Un autre secouriste arriva et s’occupa de Sam. Il lui fit un bandage sur la plaie qu’elle avait sur le bras après l’avoir désinfecté.
- Vous avez deux doigts cassés, la joue gonflée et vous avez peut-être la pommette fracturée. Il faudra faire une radio. Expliqua l’ambulancier.
Sam acquiesça. Une fois les premiers soins effectués, l’ambulance ramena Sam et Suzy à la base pour être soigné par le docteur Fraiser. Jack était monté avec elles après avoir remercié tout le monde pour leur efficacité dans cette mission. Teal’c et Daniel rentrèrent avec sg 3 dans les véhicules militaires.
Une fois arrivées à la base, Suzy et Sam furent accompagnées à l’infirmerie par Jack, qui portait Suzy. Le docteur Fraiser avait été prévenu de leur arrivée. Janet installa les deux patientes l’une à côté de l’autre car Suzy ne voulait pas être séparé de Sam. Ce qui se comprenait parfaitement après la séquestration dont elle avait été la victime. Janet l’examina et lui fit passer un scanner.
D’après les clichés, Suzy n’avait pas de traumatisme crânien, ce qui était plutôt une bonne nouvelle, elle n’aurait qu’une légère bosse La fillette fut allongée sur un lit de l’infirmerie et Janet lui donna un léger sédatif pour qu’elle se repose un peu.
Une fois la fillette endormie, Sam s’éloigna avec Janet pour cette dernière puisse l’examiner. En effet, Sam avait d’abord voulut que son amie s’occupe de la petite avant. Jack resta auprès de Suzy, pendant que Sam était avec Janet.
Dans une autre pièce, près de l’infirmerie, Sam était assise sur un lit. Janet l’examina et lui dit :
- Je vais devoir remettre tes doigts en place, cela va faire très mal mais il faut le faire.
- Je sais. Vas-y. Répondit-elle en serra les dents.
Janet remit le premier doigt en place, cela arracha un cri à Sam. Le médecin de la base effectua la deuxième manipulation, la militaire ressentit une vive douleur et grimaça de douleur. Puis, Sam put à nouveau bouger ses doigts.
Celle-ci passa aussi un scanner car elle avait été assommée lors de son enlèvement. Ce scanner n’avait rien montré. Sam s’en tirait avec une grosse migraine et une bosse. Sa pommette n’avait pas été fracturée, Janet lui mit une poche de glace sur sa joue pour qu’elle dégonfle et lui fit une injection de morphine pour soulager sa douleur.
- Voilà, ça va aller mieux à présent. Je voudrais savoir ce qui s’est passé, ce qu’ils t’ont fait. Tout cela sera confidentiel, c’est le secret médical. Demanda Janet.
- Il y avait deux hommes qui sont venus me chercher dans la pièce où Suzy et moi étions enfermées. Ils étaient… effrayants et violents. Ils m’ont demandé de les suivre, Suzy ne voulait pas me lâcher et ils n’ont pas hésité… à la pousser contre le mur, c’est là que sa tête a heurté le mur. Ils m’ont emmené dans une pièce et… m’ont attaché sur une chaise. Ils voulaient les preuves que les Collins ont trouvé mais je ne…. sais pas ce que c’était. Un des hommes… m’a cassé deux doigts… , m’a entaillé le bras et m’a giflé à plusieurs reprises. Et puis, il a….commencé à m’embrasser de force…, j’ai bien tenté de résister mais…il était trop fort et je ne pouvais pas bouger. Bredouilla Sam avec difficulté.
En fait, elle s’était mise à pleurer, les sanglots se firent nombreux et elle trembla. Janet savait que c’était normal après une telle épreuve qui l’avait traumatisé tant physiquement que psychiquement.
- Sam, il t’a fait autre chose ? Demanda doucement Janet, consciente que c’était une lourde épreuve pour son amie de raconter sa séquestration et les sévices dont elle avait été victime.
- Non, il…m’a juste…touché mais…il n’a pas…Répondit Sam, qui m’avait pas pu finir sa phrase car elle était en état de choc.
Janet s’approcha de son amie et la prit dans ses bras. La jeune femme se laissa aller et pleura. Le médecin de la base la réconforta et la consola. Un moment plus tard, Janet lui donna à son tour un léger sédatif pour qu’elle se repose, sans faire de cauchemar et qu’elle puisse récupérer un peu. Elle sortit de la pièce en laissant son amie dormir. Le docteur Fraiser alla retrouver Jack, qui était resté au chevet de Suzy. Quand il l’aperçut, il se leva et alla la trouver.
- Alors, comment va Sam ?
- Elle n’a pas de traumatisme crânien, je lui ai remis les doigts cassés et elle a une poche de glace sur sa joue. Elle dort pour l’instant, je lui ai donné quelque chose pour qu’elle se repose, elle en a besoin. Elle ira mieux. Répondit Janet.
- Est-ce qu’elle a autre chose ? Demanda à nouveau Jack, en faisant référence à ce que ce type avait bien pu lui faire.
- Non, elle n’a subit aucune agression sexuelle. Répliqua Janet, en principe, elle été soumis au secret médical mais elle savait que Sam et Jack étaient ensemble. Il était normal de l’informer de son état de santé et Sam n’y verrait aucun inconvénient.
Jack poussa un soupir de soulagement à l’entente de cette nouvelle.
- Cependant, elle a été choquée et il lui faudra un peu de temps pour s’en remettre. Elle risque d’avoir un syndrome post-traumatique, même si elle est forte et qu’elle a déjà connu des tortures lors de missions. Elle pourrait avoir des cauchemars pendant un certain temps et de même pour Suzy. Expliqua l’ami du couple.
- Merci. Je serais là pour elles et je ferais tout ce qu’il faut pour les soutenir et être présent. Répliqua Jack.
- C’est ce qu’il faut faire. Je vous laisse, s’il y a un problème, appelez-moi. Dit-elle en s’éloignant.
Une infirmière fit attention à Sam et Suzy pendant que Jack se rendit dans la salle de briefing pour raconter comment s’était passé la mission.
Chapitre 27 : Fin de l’enquête
Jack s’assit sur un siège autour de la table de réunion. Daniel et Teal’c étaient là aussi. Ils lui avaient demandé des nouvelles de leur amie et de la petite. Sg 3 avait déjà fait leur débriefing. Le général arriva et prit place, il demanda à son tour des nouvelles du major Carter et de la fillette, Jack le rassura sur leur état de santé. Chacun des trois membres de sg 1 raconta, chacun son tour ce qu’il avait fait pendant la mission de sauvetage.
Une fois le rapport effectué, Jack demanda :
- Alors, l’enquête est bouclée ?
- Oui, l’enquête sur le décès des Collins est finie. Ils ont été assassiné par le dénommé Paul Loson. C’est un ancien marin qui a été renvoyé pour faute professionnelle il y a quatre ans, puis il s’est mis à la botte de Jim Hodgens. Il avait un complice, du nom de Jo Kills, un ancien trafiquant en tout genre, qui a déjà fait plusieurs séjours en prison. Le troisième homme est Grey Henry, pirate informatique et a été arrêté deux fois pour piratage de banque et cambriolage. Ces trois hommes sont ceux qui ont enlevé le major Carter et Suzy, ainsi que les responsable du cambriolage chez le major Carter. Ils ont été tous les trois arrêtés, ils vont être jugés rapidement et ils prendront au moins vingt ans chacun avec leur casier judiciaire chargé. Ils ont été interrogé et ont avoué leur participation à cette affaire. Ils ont agit sous les ordres de Jim Hodgens, le directeur de Pharma industrie. C’est lui le cerveau de toute l’histoire. Il a donné l’ordre de tuer monsieur et madame Collins. Il savait que ces derniers avaient trouvé la preuve que le nouveau produit "belle jeunesse" avait des effets secondaires important à long terme. D’après la clé usb retrouvée dans l’entrepôt, qui se trouvait dans la peluche de Suzy, ce produit provoquerait des cancers de la peau et des lésions cutanées sévères, cela aurait causé des milliers de décès plusieurs années après l’utilisation de ce produit. Expliqua le général Hammond.
- Sympa ce produit miracle. Ironisa Daniel.
- Jeff Holman a été renversé par une voiture lors de son voyage à l’étranger et Sally Jones s’est apparemment suicidée par overdose, dans son hôtel en Europe. Il y a une enquête qui a été ouverte pour chacun d’eux. Je pense que Jim Hodgens est derrière tout ça, il ne voulait pas de témoin qui aurait pu témoigner contre lui et comme ils travaillaient avec les Collins, il n’a voulu prendre aucun risque. Jim Hodgens a été arrêté à son bureau, il y a deux heures. Il est accusé de meurtre, d’enlèvement, de séquestration, de corruption et de trafics d’armes. Il y a tellement de chef d’inculpation à son encontre qu’il va passer le reste de sa vie en prison. Il y a des enregistrements de conversation qui le relie à Paul Loson, plus toutes les preuves que nous avons accumulé. Cela devrait suffire. Annonça le chef de la base.
- Enfin, toute cette histoire est finie. Dit Jack.
- Oui, tout est fini pour le mieux. Je vous donne deux semaines de congé. Répliqua le général, en partant.
Jack le rejoignit et lui demanda :
- La police a-t-elle retrouvé l’oncle de Suzy ?
- Oui, malheureusement, il est mort lors d’un incendie, il était pompier. Suzy n’a plus de famille, pour le moment. Répondit le général.
- Merci pour cette information. Déclara Jack heureux et triste à la fois.
Il était triste pour cet homme mais heureux car avec Sam, ils pourraient faire une demande d’adoption.
Jack retourna au chevet des deux personnes les plus importantes de sa vie. Il fit la navette entre Suzy et Sam. Janet lui apporta un plateau repas car l’heure du dîner était dépassé. En effet, il était plus de vingt et une heures et la nuit tombait à la surface. Jack mangea et s’assit auprès de Sam. Il la regarda se reposer. Elle avait un visage magnifique avec ses cheveux blonds et sa bouche si belle. Jack finit par s’endormir aussi.
Il sentit une main lui toucher le visage, il ouvrit les yeux et découvrit Sam, qui était réveillée. Il lui fit un sourire et lui demanda :
- Ça va, tu as bien dormi ?
- Oui, j’ai bien récupéré. Tu es resté là tout le temps ? Lui répondit-elle.
- J’ai été au débriefing puis je suis revenu ici, j’ai fait la navette entre ta chambre et celle de Suzy. J’ai fini par m’endormir. Lui expliqua le militaire.
- Merci. Dit simplement la jeune femme.
- Je serais toujours là pour toi. Répliqua Jack.
- Où est Suzy ? Interrogea Sam.
- Elle dort, elle n’est pas loin. Ne t’en fais pas, elle va bien. Janet dit qu’elle s’en remettra vite. Affirma-t-il.
Sam fut plus tranquille de savoir la fillette en sécurité et en bonne santé. Elle raconta ce qui s’était passé. Jack s’assit sur le lit et la prit dans ses bras. Sam fut plus calme que la première fois où elle avait raconté ces événements. Jack la rassura et lui dit des mots doux. Après un moment dans les bras l’un de l’autre, Jack s’éloigna un peu et regarda sa compagne dans les yeux.
- Tu sais, j’ai eu si peur. Je m’en suis voulu de n’avoir pu empêcher ces hommes de t’enlever.
- Tu n’as pas à t’en vouloir, Jack. Tu as fait ce que tu as pu, nous avons été surpris par leur intrusion. Je ne t’en veux pas. Je suis même heureuse que tu nous aie retrouvé à temps. Je savais que tu viendrais nous chercher. J’ai confiance en toi. Assura la jeune femme, d’une voix tendre.
Jack se fut rassuré et heureux.
- Ce n’est pas comme cela que j’aurais voulu te le dire mais je ne veux plus attendre. J’ai quelque chose à te demander. Dit-il en cherchant quelque chose dans la poche de son pantalon et sortit un écrin en velours.
- Veux-tu m’épouser, Samantha ? Reprit Jack, en ouvrant la petite boîte.
Elle contenait une bague en or, assez fine avec au milieu un petit cœur en diamant.
- Tu sais, cela fait maintenant sept ans que je t’aime. Tu es la plus belle et la plus merveilleuse des femmes. Tu es intelligente, drôle, sensible, dévouée, loyale et encore plein d’autres choses. J’aimerais vivre, partager ma vie et avoir des enfants avec toi. Tu es ce qui m’es arrivé de plus beaux dans ma vie. Ajouta-t-il.
Sam fut étonnée de voir cette magnifique bague et émue par la déclaration de Jack.
- Oui, je veux t’épouser et passer tous les jours que dieu fait avec toi. Répondit Sam, qui pleurait mais de joie.
Jack lui mit la bague autour de son doigt et elle lui allait à merveille. Puis, il l’embrassa.
Tout à coup, une petite tornade s’abattit sur le couple.
- Super, je serais ta demoiselle d’honneur ! S’écria Suzy, qui les avait rejoint sur le lit.
Elle avait revêtu un jean et un t-shirt propre. Elle se mit au milieu des deux militaires et les serra dans ses bras. Janet était sur le pas de la porte, elle n’avait pas pu retenir Suzy, qui avait entendu la demande en mariage.
- Désolé, elle est partie si vite. Déclara Janet.
- Ce n’est pas grave. Elle est si rapide parfois. Répondit Sam en souriant.
- Alors, comme ça vous allez vous marier ? Demanda la fillette.
- Oui, nous voudrions te demander quelque chose. Dit la jeune femme.
Suzy était à l’écoute et assise.
- Jack et moi, nous voudrions savoir si tu serais d’accord pour venir habiter avec nous définitivement ? Dit Sam.
Jack lui avait dit qu’elle n’avait plus de famille désormais.
- C’est vrai, je peux ? S’étonna la fillette, surprise.
- Oui, si tu le veux. Ajouta la militaire.
- Oui, je voudrais habiter avec vous deux. Déclara-t-elle en leur sautant au cou.
Janet les félicita pour le mariage et partit pour leur laisser un peu d’intimité.
Chapitre 28 : Célébration
Trois mois plus tard, le mois de juillet avait commencé, Jack retrouva Sam dans la chambre du couple et lui dit :
- Elle s’est endormie, enfin.
- C’est une coriace, notre fille. Répondit Sam.
Le couple avait entamé une procédure d’adoption, les services sociaux étaient venus voir comment la fillette s’était adaptée à sa nouvelle vie. Le jugement définitif avait été rendu le matin même. Suzy était officiellement le premier enfant du couple. Sam et Jack l’aimaient comme leur propre enfant et elle ne manquait pas d’amour et de tendresse.
- Oui, elle s’est tellement défoulée au parc, je pensais qu’elle serait épuisée, pourtant elle était encore pleine d’énergie ce soir. Je lui ai lu une histoire puis, elle a enfin fermé les yeux. Bon maintenant, je vais pouvoir consacrer du temps à ma femme. Reprit le militaire en s’allongeant près de Sam et commença à l’embrasser.
Leur mariage avait eu lieu début juin, le couple avait été entouré de tous leurs amis et de leurs familles respectives. Suzy avait été la demoiselle d’honneur de Sam et avait porté une magnifique robe rose, qui était la couleur préférée de la fillette. Ses longs cheveux blonds avaient été réunis en une tresse et elle avait dans les cheveux un beau ruban de la même couleur que sa robe.
Sam répondit au baiser de son mari, la bouche de Jack se fit plus exigeante. La jeune femme chercha le t-shirt de son compagnon et lui enleva, le short suivit le même chemin. Jack déshabilla sa femme et enleva son caleçon. Ils purent sentir la peau de l’autre. Jack se mit à faire une kyrielle de baiser dans le cou de sa partenaire et lui mordit le lobe de l’oreille.
Sam gloussa de plaisir, Jack savait ce qu’il fallait faire pour la rendre folle de désir. Dès qu’ils se retrouvaient seul tous les deux, le désir devenait encore plus ardent de jour en jour. Ils continuèrent leurs ébats pendant encore un long moment.
Jack se réveilla avant Sam, il prit sa douche et alla préparer le petit déjeuner. Il monta un plateau, où se trouvait tout ce qu’il fallait pour bien commencer la journée, dans la chambre. Sam s’éveilla en sentant les bonnes odeurs de café, de confiture et de pain grillé. Jack la rejoignit et l’embrassa pour lui dire bonjour.
- Voilà le petit déjeuner pour ma femme adorée. Dit-il.
- Tu es un amour de me rapporter le petit déjeuner au lit tous les dimanches. Répondit la jeune femme, qui s’assit sur le lit et découvrit le plateau.
Jack était un mari aimant et attentionné.
Ce dernier entendit du bruit et déclara :
- Ah, notre petite furie est réveillée.
Quelques secondes plus tard, Suzy ouvrit la porte de la chambre et s’élança sur le lit.
- Bonjour, maman, bonjour papa. S’écria-t-elle.
Sam fut encore étonnée de se voir appeler comme ça. Suzy avait demandé il y a quelques semaines, si elle pouvait les appeler comme cela. Sam et Jack avaient été heureux de cette proposition. En effet, ils lui avaient laissé le temps de faire le deuil de ses parents. Elle leurs avait demandé si son premier papa et sa première maman ne seraient pas fâchés.
Sam lui expliqua qu’ils seraient toujours dans leurs cœurs à tous les trois mais que la vie continuait pour eux et qu’ils ne seraient pas fâchés. Suzy avait sauté de joie pendant toute la journée. Ce petit déjeuner au lit était leur petit rituel du dimanche. Suzy venait les rejoindre dans leur chambre et ils prenaient tous ensemble le petit déjeuner.
Une fois leur faim calmée, Jack déclara :
- Bon, mademoiselle va aller se faire toute belle parce qu’aujourd’hui est un jour spécial.
- Oui maintenant, je m’appelle Suzy O’Neill. Répondit la fillette en souriant et très fière.
- C’est exact et pour l’occasion maman et papa ont prévu une fête avec papy Jacob, papy Georges, tata Janet, tonton Daniel, tonton Teal’c et ta cousine Cassandra. Ajouta Sam, qui se leva.
Sam alla prendre sa douche pendant que Jack et Suzy allèrent rapporter à la cuisine le plateau. Comme Suzy s’était habituée à la maison de Sam, Jack avait vendu la sienne et avait emménagé chez elle. Une fois que Sam avait fini, Suzy alla se pouponner avec l’aide de sa mère.
Les invités étaient arrivés vers les coups de midi. Tout le monde s’était réunit autour du salon de jardin à l’arrière de la maison, sous un soleil radieux. L’apéritif avait commencé, Jack porta un toast :
- Merci d’être là et de partager une merveilleuse nouvelle avec nous. Depuis hier, notre famille s’agrandit et je vous présente mademoiselle Suzy O’Neill.
La fillette était aux anges, elle avait levé son verre de jus de fruit et était ravie d’être au centre de l’attention.
- A Suzy. Dirent tout le monde en chœur.
Chacun but quelques gorgées de son verre. Jacob déclara :
- Viens ma puce, j’ai quelque chose pour toi.
Cette dernière s’approcha de son grand-père. Jacob était revenu pour le mariage et avait appris à connaître sa petite fille. Il avait été ravi d’être de nouveau grand-père. Il savait que sa fille et Jack étaient très heureux ensemble et que même si elle n’était pas leur fille biologique, ils l’aimaient comme si elle l’était. Suzy avait découvert d’autres personnes qui faisait partie de sa famille comme Cassandra, à qui Suzy vouait une véritable adoration. Jacob lui tendit un paquet emballé. La petite fille l’ouvrit et découvrit une nouvelle poupée avec plusieurs accessoires.
- Merci, papy. Dit-elle pour le remercier, puis elle demanda à son père d’ouvrir la boîte pour pouvoir jouer avec son cadeau.
- Papa, tu lui as encore offert un cadeau. Gronda gentiment Sam.
- Ben quoi, j’ai bien de droit de gâter un peu ma petite fille, je ne la vois pas souvent alors j’en profite. Répliqua Jacob, en souriant.
Suzy joua avec sa poupée puis, elle s’approcha de sa mère et demanda :
- Maman, je pourrais avoir une petite sœur pour jouer avec elle ?
Tout le monde s’arrêta de parler et regarda Sam qui se mit à rougir, puis elle éclata de rire.
La jeune femme prit Suzy dans ses bras et lui répondit, en sachant que tout les invités écoutaient :
- Eh bien, que dirais-tu si je te disais dans sept mois, tu auras un petit frère ou une petite sœur ?
- C’est vrai ? Redemanda Suzy, surprise.
- Oui, c’est vrai. Répondit la militaire.
- Chouette ! ! S’exclama-t-elle.
Tout le monde la regarda, Sam se leva et déclara, en posant une main sur son ventre :
- Eh oui, la famille O’Neill va s’agrandir de nouveau dans sept mois.
Puis, elle se tourna vers Jack, qui était plus que surpris de cette nouvelle. Il se pencha vers sa femme et l’embrassa tendrement. Puis, il lui glissa à l’oreille :
- Tu me surprends de jour en jour, mon amour. Tu me fais encore un fabuleux cadeau. Je t’aime.
- Je t’aime aussi. Répondit-elle.
Chacun des invités présenta ses félicitations suite à cette nouvelle. Jack s’occupa du barbecue, aidé de Daniel, qui plaisanta :
- Eh bien, Sam et vous, aurez bientôt une équipe de foot.
- Très drôle, Daniel. Lâcha Jack, en lui donnant un léger coup de coude.
Puis, tout le monde mangea et passa un agréable moment.
Sept mois plus tard, Sam donna naissance à Ethan, qui fit le bonheur de ses parents et de sa grande sœur. La militaire avait arrêté d’explorer la galaxie et avait préféré travailler en laboratoire, mais toujours à Cheyenne Moutain. Elle ne voulait plus risquer sa vie alors qu’elle était mère de deux enfants. Tout le monde avait accepté ce choix.
La famille O’Neill avait emménagé, dans une maison plus grande car ils commençaient à être à l’étroit dans celle de la jeune femme. Sam et Jack étaient heureux et jamais ils n’avaient espéré tant de bonheur et de joie. Chaque jour apportait son lot d’amour et de surprise avec leurs deux trésors.
FIN