HypnoFanfics

Concours été 2012

Série : Stargate SG-1
Création : 04.12.2012 à 13h07
Auteur : Angelgym34 
Statut : Terminée

« Afin de libérer des pages sur le quartier, je vais mettre les épisodes virtuels des concours ici » Angelgym34 

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            Sam était assise dans le canapé de son salon à réfléchir à plusieurs choses. Ces derniers jours n’avaient pas été des plus simples pour elle. Son père avait été emporté par la maladie après avait été l’hôte d’un Tok’ra pendant six années. Au final, elle avait gagné et l’avait emporté auprès de sa mère. Mais avant de mourir, son père était parvenu à semer le doute en elle et surtout sur les sentiments qu’elle éprouvait vis-à-vis de celui qu’elle allait épouser. Résultat des courses, elle avait annulé le mariage et rompu avec lui. Sam savait depuis des années que son cœur appartenait à un autre homme que Pete. Un homme qu’elle n’avait pas le droit d’avoir dans sa vie à cause d’une stupide loi. Et aujourd’hui, elle se retrouvait seule chez elle, a siroté une bière tout en ayant les idées sombres.

Epuisés par les derniers évènements, le général O’Neill avait accordé des vacances à chacun d’entre eux, lui y compris. Mais avant qu’ils ne quittent la base, il leur avait annoncé qu’il avait eu une nouvelle promotion et qu’il allait prendre la place du général Hammond au Home World Security à Washington, stipulant qu’il pourrait mieux les protéger de là-bas. Sauf que Sam se fichait du fait d’être protégée de si loin, elle le voulait à côté d’elle. Là, en plus de ne pouvoir l’avoir dans sa vie, il s’éloignait aussi d’elle. La vie n’était vraiment pas ce qu’on pourrait espérer de magique. Tout partait de travers et elle n’avait plus rien.

La jeune femme essuya une larme qui se mit à rouler le long de sa joue et prit son téléphone dans le but de trouver une solution pour passer à autre chose. Il fallait qu’elle trouve le moyen de s’éloigner de cette maison, mais surtout de Colorado Springs. Non seulement, elle pensait trop à son père et à la façon dont il la laissait seule sur cette planète en plus de Pete qui ne cessait de la harceler par téléphone afin de la faire changer d’avis concernant leur relation et le mariage. La militaire avait besoin de respirer sous peine de s’enfoncer un peu plus chaque jour.

-« Allo ? » Répondit-on après un petit instant.

-« Salut Mark ! C’est Sam ! » Dit Sam d’une petite voix triste « Ça va ? »

-« On fait aller ! » Déclara Mark alors qu’il était aussi attristé que sa sœur par le départ tragique de son père « Ça n’a pas l’air d’aller toi ? »

-« Je dirai que j’ai connu des jours meilleurs Mark ! » Répondit Sam alors qu’elle essuyait une nouvelle larme « Qu’est-ce que vous faites ? »

-« Amy est en train de préparer nos affaires pour partir en vacances. Les enfants ont hâte ! » Dit le policier « Ça va nous faire du bien de nous retrouver tous les quatre après ce qui vient de se passer. »

-« C’est une excellente idée ! » Déclara Sam le cœur lourd de tristesse « Où est-ce que vous partez comme ça ? »

-« En France ! Amy a pu avoir des prix par son travail alors elle nous a pris des places. » Dit Mark « Nous partons demain. Et toi, tu bosses toujours autant ? »

-« Je… Je suis en vacances depuis deux jours et ce pour quinze jours. Le général a estimé que nous étions tous fatigués… Aussi, il nous a tous mis en vacances, et lui aussi ! » Dit la jeune femme.

-« Oh Sammy ! Pourquoi ne m’as-tu rien dit avant ? » Lança Mark déçu « Je suis sûr qu’Amy aurait pu nous obtenir une place supplémentaire pour Paris afin que tu nous accompagnes. »

-« Je ne l’ai appris il n’y a que deux jours et je dois dire que je n’ai pas vraiment eu le temps de t’appeler… » Dit Sam alors qu’elle laissait les larmes couler doucement le long de ses joues « Mark, est-ce que je peux te demander un service ? »

-« Bien sûr p’tite sœur, je t’écoute ! » Répondit Marck inquiet pour elle.

-« Depuis que j’ai rompu avec Pete, il ne cesse de m’appeler à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, m’envoie des cadeaux et hurle toute la journée devant ma porte pour que je lui ouvre… » Souffla la jeune femme à bout « J’en peux plus, il faut qu’il s’arrête et qu’il me laisse tranquille Mark. »

-« Je vais l’appeler et lui dire d’arrêter cela… » Gronda Mark mécontent d’apprendre que son meilleur ami ennuie ainsi sa petite sœur « Je n’le savais pas comme ça… Est-ce que… Est-ce que tu as pu parler avec ton supérieur, Sam ? »

-« Lui parler de quoi ? » Questionna la jeune femme en fronçant les sourcils et essuyant une nouvelle fois ses yeux.

-« Des sentiments que tu éprouves pour lui… » Dit Mark alors qu’il se souvenait parfaitement de la conversation qu’il avait eu avec sa sœur après les obsèques de leur père « Tu as déjà fait un bon bout de chemin dans l’armée, je pense qu’il serait judicieux pour toi que tu penses à ton bonheur personnel maintenant. »

-« Mark, c’est… »

-« Ne me dis pas que c’est compliqué parce que je n’te croirai pas Sam ! » Déclara le policier « Papa te l’a dit avant de nous quitter, soit heureuse. Alors maintenant, je te le dis à mon tour Sam, j’en ai assez de te voir malheureuse alors que tu pourrais avoir tout ce que tu voudrais. Tu es une femme merveilleuse. Tu as bien sûr des qualités et des défauts comme tout le monde, mais s’il te plait, ne fais pas une croix sur le bonheur et la possibilité d’avoir ta propre famille. »

Il y eu un moment de silence alors que Sam laissa les larmes couler le long de ses joues en quantité plus importante. Mark entendait sa sœur pleurer au bout du fil et s’en voulut de ne pas être auprès d’elle pour la prendre dans ses bras.

-« Sam ! » Appela soudainement Mark alors qu’il reprit la parole.

-« Quoi ! » Souffla la jeune femme entre ses larmes.

-« J’aimerai que tu me fasses une promesse… »

-« Laquelle ? » Questionna Sam en fronçant les sourcils et prenant un mouchoir pour s’essuyer le nez.

-« Je veux que tu ailles voir ton supérieur hiérarchique auquel tu tiens tellement et que tu lui dises ce que tu ressens pour lui… » Dit Jack « Aux regards qu’il avait pour toi lors des obsèques de papa, je ne serai pas surpris d’apprendre qu’il ressent la même chose que toi et qu’il est aussi courageux que ma petite sœur pour faire face à ses sentiments… Il faut que l’un de vous deux bouge alors j’aimerai que ce soit toi. »

-« Je… »

-« Promets-moi au moins d’essayer Sam ! » Dit Mark.

-« D’accord… » Souffla la jeune femme « J’essaierai de le faire… mais je ne suis pas sûre de trouver le courage de le faire. »

-« J’aimerai tellement pouvoir partir en vacances en me disant que ma petite sœur va enfin connaitre le bonheur dans les bras de l’homme qu’elle aime vraiment… » Dit Mark alors que Sam put ressentir sa tristesse dans ses paroles.

-« Je… »

Mais Sam ne put terminer sa phrase qu’elle entendit du bruit contre la porte d’entrée de sa maison. C’était comme une bouteille qui s’écrasait en mille morceaux. Sam se leva de son canapé et se dirigea vers l’entrée pour regarder derrière la fenêtre ce qui se passait.

-« Sam ? » Demanda Mark inquiet qu’elle n’ait pas fini sa phrase et ayant entendu lui aussi le bruit « Qu’est-ce qui se passe ? Tu es toujours là ? »

Sam ne répondit pas de suite et tira légèrement le rideau pour voir Pete derrière la lucarne, le regard mauvais alors qu’il se mit à taper violemment contre la porte. Sam poussa un petit cri de surprise tout en posant l’une de ses mains sur son cœur qui se mit à battre la chamade dans sa poitrine.

-« Sam ? » Réitéra Mark de plus en plus angoissé de n’avoir aucune réponse de sa sœur.

-« C’est Pete ! Il est revenu ! » Dit Sam paniquée en verrouillant correctement sa porte pour ne pas qu’il entre et se dirigeant rapidement vers la baie vitrée de son salon afin de la fermer aussi « Mark, je veux qu’il me laisse tranquille… Je n’veux plus le revoir. »

-« Je vais l’appeler Sam ! » Dit Mark décidé « En attendant, pense à tout ce que je t’ai dit et sois heureuse petite sœur. »

-« Je t’aime Mark ! » Souffla la jeune femme alors qu’elle se recroquevilla sur elle-même dans un coin de la pièce.

-« Moi aussi je t’aime petite sœur ! » Dit Mark « A bientôt. »

Sam raccrocha son téléphone et le posa sur le sol alors qu’elle se recroquevilla sur elle-même, pleurant toujours autant.

Lorsqu’elle n’entendit plus aucun bruit venant de dehors, Sam se redressa et se rendit dans sa salle de bain afin de prendre une bonne douche. Elle fit couler l’eau tiède plus longtemps que prévu sur sa peau alors que cela lui faisait du bien. Elle se remémorait par la même occasion les paroles de son frère vis-à-vis de ses sentiments pour Jack. Dieu qu’elle aimerait pouvoir faire cela, mais elle ne s’en sentait pas le courage. Elle avait peur. Peur d’être rejetée par l’être aimé. Sam sortit de la cabine de douche et hurla en découvrant le visage de Pete collé derrière la vitre de la salle de bain alors qu’elle avait oublié de fermer le rideau. Elle l’attrapa et le ferma rapidement, puis elle entreprit de se vêtir entendant en même temps les paroles horribles de Pete.

-« Tu n’es qu’une femme sans cœur. Tu n’obtiendras jamais rien de bien dans la vie… » Cria-t-il derrière la fenêtre « Tu aurais dû rester avec moi Sam ! Tu aurais eu ce que tu as toujours désiré : De l’amour, une maison, une famille, des enfants… tout ! »

Sam quitta la salle de bain pour ne plus avoir à l’entendre. Elle se rendit dans sa cuisine où n’ayant pas faim, elle se fit une petite tisane pensant que ça l’aiderait à trouver le sommeil.

Plus tard, elle se rendit dans sa chambre et s’allongea dans ses draps après avoir fermé les doubles rideaux et éteins les lumières. Elle se tourna de côté en maintenant son oreiller contre elle alors que son cerveau travaillait une nouvelle fois l’empêchant ainsi de s’endormir rapidement. Ses pensées voguèrent rapidement en direction de ses trois amis.

Teal’c s’était rendu sur Hak’tyl afin de pouvoir passer du temps avec Ishta, mais également avec son fils et sa belle-fille. Teal’c avait décidé de faire un effort pour son fils en apprenant à mieux connaitre Kar’yn. Elle avait trouvé cet acte tellement beau de la part de son ami qu’elle n’avait pu s’empêcher de le féliciter et de l’encourager à s’y rendre pour le faire réellement.

Daniel devait être arrivé en Egypte depuis la veille au soir. L’archéologue avait décidé de faire découvrir les merveilles de ce pays à Cassandra qui avait été ravie par l’idée de pouvoir passer du temps avec lui. Elle savait la jeune femme passionnée d’archéologie en plus de ses études de médecine qu’elle allait commencer à entreprendre à la rentrée en partant étudier à l’université du Nevada. La militaire lui avait déjà trouvé un logement sur place et il ne restait plus qu’à l’aménager à son retour pour que tout soit prêt en septembre.

Et Jack… Ah Jack devait avoir rejoint son chalet du Minnesota pour aller taquiner le poisson comme il aimait le dire. Même si pourtant, il n’y en avait pas un seul, il adorait s’y rendre pour se couper entièrement du monde. C’était son havre de paix dans lequel elle avait été plusieurs fois invitée. Elle avait également plusieurs fois refusé de s’y rendre ne sachant pas comment elle pourrait réagir en étant si près de lui et sans plus aucune barrière entre eux. Au moins, à la base les murs lui rappelaient sans cesse qu’il était son supérieur et qu’elle n’avait pas le droit de l’avoir dans sa vie.

La jeune femme s’arrêta sur ses pensées de Jack et ferma les yeux afin de s’endormir, un fin sourire sur les lèvres…

            Sam ouvrit difficilement les yeux ce matin-là alors que sa nuit s’était déroulée en petite coupure. Entre les cris incessants de Pete à l’extérieur de la maison, les coups qu’il donnait contre la porte et les fenêtres ainsi que les appels répétitifs sur ses deux téléphones, Sam n’avait pas beaucoup dormi et commençait à le ressentir au fil des jours à passer des nuits identiques. Elle rêvait de tranquillité, de sommeil et de repos. Chose dont elle n’avait pas l’habitude de réclamer étant une personne connue pour être toujours active. Mais là, elle en avait vraiment besoin. Elle se leva de son lit à contre cœur et se prépara rapidement dans la salle de bain. Elle but rapidement un café ne pouvant se résoudre à avaler quoi que ce soit. D’ailleurs, elle avait dû perdre du poids car elle avait été obligée de mettre une robe au lieu d’une jupe. Cette dernière baillait au niveau de sa taille montrant ainsi sa chute de poids. Mais elle n’avait pas eu besoin de ce détail là pour s’en apercevoir. Il lui suffisait simplement de se regarder dans le miroir pour découvrir sur son visage les cernes sous les yeux et ses joues creusées par la perte de poids. Elle mit ses chaussures et prit son sac à main ainsi que ses lunettes de soleil avant de quitter les lieux pour rejoindre sa voiture et aller faire quelques petites courses en ville. Même si actuellement, elle ne mangeait rien, elle ne pouvait pas rester avec un frigo vide.

Elle rentra quelques heures plus tard et sortit de sa voiture pour récupérer ses sacs de course. La jeune femme enfonça ses clés dans la serrure et ouvrit la porte lorsqu’elle entendit la voix de Pete derrière elle.

-« Salut Sam ! » Lança-t-il alors qu’il souriait de toutes ses dents « Enfin je parviens à te voir sans qu’il n’y ait une porte ou une fenêtre entre nous. »

-« Pete ! » Lâcha la jeune femme surprise alors que ses sacs s’écrasèrent sur le sol.

-« Alors comme ça, tu as eu besoin de raconter à ton frère ce que je faisais… » Gronda l’homme mécontent et s’approchant d’elle « T’es vraiment une salope jusqu’au bout. Figure-toi qu’il m’a dit de ne plus t’approcher. »

-« Qu’est-ce que tu fais là dans ce cas ? » Demanda la jeune femme en faisant un pas en arrière.

-« Je fais ce que je veux Sam… Et j’ai toujours eu ce que je voulais. » Lança Pete en se rapprochant encore plus de la jeune femme « En l’occurrence, c’est toi que je veux et j’aurai. »

-« Quitte ma propriété et ne reviens plus jamais ! » Cracha la jeune femme mécontente qu’il puisse parler d’elle ainsi.

-« Tu n’as pas d’ordres à me donner ! » Gronda l’homme en levant la main.

Sam n’eut pas le temps de l’éviter que déjà elle atteignit sa joue. Elle tourna la tête de côté alors qu’elle laissa échapper un gémissement de douleur. Elle porta l’une de ses mains sur sa joue douloureuse alors qu’elle se redressa pour toiser le policier du regard.

-« Alors voilà où tu en es rendu maintenant ! » Lança la jeune femme « Comme tu ne peux plus m’avoir dans ta vie, tu te venges en me frappant. J’étais loin d’imaginer que le Grand Pete Shanahan frappait les femmes… »

-« La ferme ! » Fulmina Pete alors qu’il la frappa une nouvelle fois, tombant de tout son long dans le couloir d’entrée de sa maison « Tu n’es pas une femme toi, tu es une salope. Une catin qui joue avec les sentiments des hommes pour mieux les jeter ensuite une fois que tu as obtenu ce que tu voulais. »

-« Tu dis n’importe quoi Pete ! » Déclara la jeune femme alors qu’elle tenta de se remettre debout.

Mais Pete bougea beaucoup plus rapidement qu’elle et il la chevaucha en maintenant ses deux mains à hauteur de sa tête alors qu’elle était toujours allongée dos sur le sol. La jeune femme le toisa du regard alors que son cœur battait à tout rompre d’appréhension dans sa poitrine.

-« Tu es ma fiancée Sam ! » Dit le policier sûr de lui « Et je ne partirai d’ici qu’après t’avoir entendu dire que tu étais désolée et que tu veux bien que nous reprenions notre relation où nous l’avons laissée. »

-« C’est hors de question que je dise une chose pareille alors que je ne le pense pas… » Gronda la jeune femme en gémissant alors que sa poigne et son poids sur elle lui faisaient mal « Tu es complètement fou ! Lâche-moi. »

-« Noooooon ! » Cria l’homme dans tous ses états alors que ses yeux exprimaient de la haine pour elle « Tu es à moi. A personne d’autre qu’à moi, tu m’entends ? »

-« Arrête ! » Hurla Sam alors qu’elle était effrayée de son comportement et qu’elle avait de plus en plus mal « Argh… Tu m’fais mal… »

C’est alors que le policier fut séparé de force du corps de la jeune femme pour retomber lourdement sur le perron de la maison de la jeune femme. Une ombre se plaça entre Sam et le policier alors qu’elle redressa la tête pour découvrir la carrure d’un homme imposant. Elle n’eut pas de difficulté à reconnaitre le dos parfaitement musclé de son supérieur pour l’avoir admiré tant de fois lors des missions et dans les couloirs de la base alors qu’elle marchait derrière lui.

-« Elle vous a demandé de la lâcher ! » Tonna la voix furieuse de Jack « Vous étiez en train de lui faire mal. »

-« Et alors ? » Lança le policier en se redressant alors que Sam en faisait de même et restait cachée derrière son supérieur « Elle m’en fait bien tous les jours à moi depuis qu’elle a rompu nos fiançailles. »

-« Ce n’est pas une raison pour l’agresser physiquement ! » Déclara Jack en serrant les poings de rage, détestant qu’on puisse ainsi faire du mal à son amie « Veuillez quitter cette propriété… tout de suite. »

-« Sinon quoi ? » Osa demander le policier alors qu’il n’était pas décidé à partir.

-« Je me verrai dans l’obligation d’employer la force pour le faire ! » Cracha Jack alors qu’il toisait le policier droit dans les yeux.

-« Mon général ! » Souffla la jeune femme derrière lui « S’il vous plait ! »

Mais les deux hommes continuaient de se fusiller du regard. Elle décida d’attraper Jack par le bras et de le tirer chez elle. Elle referma la porte derrière eux et mit les verrous alors qu’elle s’adossa contre cette dernière. Pete s’en était approché et frappa de ses poids dessus et Sam ferma les yeux alors que la situation devenait de plus en plus pénible à gérer. Elle n’en pouvait plus.

-« Sam ! Laissez-moi passer que je règle votre problème avec ce type ! » Déclara le militaire en voulant la pousser.

-« S’il vous plait… Non… Laissez ! » Répondit Sam « Ca n’en vaut pas le coup ! Venez ! »

La jeune femme lui reprit le bras et le tira en direction de son salon alors que Pete continuait d’hurler dehors en frappant toujours contre la porte. Le militaire s’assit sur le canapé et vit une ombre rouge sur la tempe de son amie. Elle se redressa et prit doucement la parole.

-« Vous voulez du café ? » Demanda la jeune femme « Il est frais de ce matin. »

-« Avec plaisir ! » Répondit Jack en l’obligeant à relever la tête pour découvrir cet hématome se formant sur sa tempe, non loin de son œil gauche « Vous devriez mettre de la glace avant que ça n’enfle. »

La jeune femme lui fit un petit sourire et tourna les talons dans le but de rejoindre la cuisine. Les bruits étaient toujours aussi forts sur sa porte d’entrée et elle se tourna pour voir Jack serrer les points de rage.

-« Vous restez ici et vous n’ouvrez surtout pas cette porte, d’accord ? » Lança la jeune femme alors qu’il tournait la tête vers elle et sourit doucement.

-« J’ai très envie d’aller lui coller mon poing au visage vous savez… »

-« Ben retenez-vous ! » Répondit la jeune femme en quittant la pièce.

Elle entra rapidement dans sa cuisine et sortit deux tasses du placard. Elle attrapa le récipient contenant le café et le servit. Elle mit un sucre dans le sien sachant que Jack ne sucrait jamais et retourna dans le salon afin de lui tendre sa tasse. Le militaire la remercia d’un sourire et fronça les sourcils.

-« Vous n’avez pas mis de sucre dans mon café au moins ? » Demanda-t-il en souriant alors qu’il savait très bien qu’elle ne lui en mettait jamais, mais il adorait sa réponse.

-« Vous n’en mettez jamais ! » Sourit la jeune femme alors qu’elle se sentait légèrement mieux de sa présence en ces lieux.

-« Vous êtes parfaite ! » Répondit le militaire alors qu’il se mit à boire une gorgée du breuvage « Alors ? Vous m’expliquez ce qui se passe avec ce tordu ? »

-« Je n’ai pas vraiment envie d’en parler mon général ! » Lança la jeune femme assez mal à l’aise et posa sa tasse encore pleine sur sa table basse afin de remonter ses jambes sur le canapé.

-« Pourtant, j’aimerai vraiment que vous fassiez un effort ! » Dit le militaire « Je suis restée sur le fait qu’il était votre fiancé et que vous alliez l’épouser. J’ai l’impression d’avoir manqué des choses en quelques jours… »

-« J’ai rompu avec lui le jour où mon père a fermé les yeux ! » Déclara la jeune femme, les larmes aux yeux alors qu’elle ne pouvait s’en empêcher à chaque fois qu’elle parlait de Jacob « Mon père m’avait demandé d’être heureuse et… et j’ai réalisé que je ne l’étais pas complètement avec Pete… Alors je l’ai quitté. »

-« Ben à sa réaction, j’ai l’impression que ça ne lui a pas plu ! » Répondit Jack en fronçant les sourcils alors que le policier faisait toujours autant de bruit contre la porte « Vous êtes sûre que vous ne voulez pas que j’aille lui refaire le portrait, là ? »

La jeune femme lui sourit doucement alors qu’elle adorait sa façon de faire. Elle savait qu’il faisait cela juste pour l’aider. Mais Jack avait surtout une envie folle de frapper ce type depuis qu’il avait appris qu’il sortait avec la jeune femme. Et là, le voir la frapper avait été la goutte qui avait fait déborder le vase.

-« Donc ça fait cinq jours que vous avez rompu… » Dit le militaire en reprenant la conversation « Ne me dites pas qu’il est comme ça depuis tout ce temps ? »

-« Il y a aussi les cadeaux qu’il me fait sans cesse, les appels incessants le jour comme la nuit… » Expliqua rapidement la jeune femme en baissant la tête de honte « Il est sans arrêt en train de cogner contre la porte, les fenêtres, m’espionner si je ne ferme pas les doubles rideaux… Ça fait deux jours, depuis que nous sommes en vacances, que je n’ai pas fait une nuit complète. »

-« Bien ! » Dit Jack posant la tasse sur la table basse, tapant dans ses mains et se levant.

-« Qu’est-ce que vous faites ? » Questionna la jeune femme inquiète.

-« Vous allez immédiatement aller préparer vos affaires ! » Répondit Jack en se tournant vers elle et fourrant ses mains dans ses poches.

-« Quoi… » Lança Sam surprise « Mais… Pourquoi ? »

-« Parce que vous allez venir avec moi dans le Minnesota pour cette fois, avoir des vacances reposantes. » Déclara le militaire « Je ne vous ai pas accordé des vacances pour que ce taré vous empêche de vous reposer et de récupérer ! Vous vous êtes vu ? Vous avez des cernes de la taille de valises et je suis sûr que vous avez perdu du poids. »

-« Mais… »

-« Pas de mais Sam ! » Dit Jack en se tournant vers elle alors qu’elle s’était redressée aussi pour se retrouver face à lui « Maintenant que je sais ce qu’il se passe ici, je n’vais pas rester sans rien faire donc… je vous emmène. Allez préparer vos affaires et plus vite que cela. »

-« Merci ! » Souffla la jeune femme presque soulagée.

Elle quitta la pièce pour se rendre dans sa chambre. Elle attrapa un sac de voyage dans lequel elle glissa quelques vêtements, des sous-vêtements, des affaires de toilette.

-« Pensez à prendre votre maillot de bain. C’est l’été et le lac est très bon à cette période. » Déclara Jack de loin « Par contre, pas besoin de serviette de toilette, de draps de bain ou de draps. J’en ai au chalet. »

-« D’accord ! » Répondit Sam alors qu’elle sourit doucement aux paroles de son supérieur.

Elle fit donc un choix dans ses maillots de bain et prit celui qu’elle préférait. Il lui donnait en plus un galbe magnifique d’après les dires de sa belle-sœur l’été dernier. Après tout, c’était sûrement l’occasion de faire ce qu’elle avait promis à son frère, changer sa vie pour profiter du bonheur dans les bras de l’être aimé. Elle récupéra quelques petites choses supplémentaires telles qu’un livre, son chargeur de téléphone et d’autres choses dont elle pourrait avoir besoin une fois là-bas. Elle prit son sac et rejoignit l’entrée où elle le posa près de la porte. Elle bondit et poussa un petit cri lorsqu’un violent coup atteignit la porte. Jack arriva rapidement alors qu’il commençait vraiment à en avoir marre.

-« Non… Non… Ne faites rien ! » Le supplia la jeune femme.

-« Hors de question ! » Cracha Jack en mettant la jeune femme de côté et ouvrant la porte pour se retrouver nez à nez avec Pete.

Ce dernier, surpris, voulut déguerpir rapidement. Mais le poing de Jack fut plus rapide. Le policier s’étala de tout son long sur le perron de la maison de la jeune femme. Le militaire sortit de la maison et attrapa le policier par le col de sa chemise avant de le frapper une nouvelle fois. Ce dernier dévala les marches de l’escalier et s’écrasa dans le gazon. Il descendit les marches afin de le rejoindre dans le but de continuer de le frapper.

-« Jack ! » Appela Sam de l’intérieur en utilisant son prénom sans même y faire attention alors qu’elle rajoutait des chaussures dans le sac et mettait celles du voyage à ses pieds « Arrêtez ! »

-« J’arrêterai quand cet abruti de service aura compris qu’il n’a plus rien à faire ici et que s’il continue à vous tourner autour en vous ennuyant de la sorte, ce sera la mort qui l’attendra au bout de mes poings. » Gronda le militaire en frappant une nouvelle fois le policier, dont du sang perlait de quelques blessures sur son visage.

Sam récupéra son sac à main et prit son sac avant de sortir de sa maison en verrouillant la porte à clé. Elle descendit les marches et rejoignit Jack en posant l’une de ses mains sur son avant-bras.

-« Ça suffit ! Arrêtez ! » Supplia la jeune femme inquiète qu’il puisse avoir des problèmes à cause d’elle « Venez ! Partons ! Je pense qu’il a compris. »

-« Je te retrouverai Sam ! Je remuerai ciel et terre mais je te retrouverai ! » Déclara le policier alors qu’il n’en pouvait plus et ne comptait pas s’arrêter là.

-« Non, visiblement, il n’a pas compris ! » Gronda Jack furieux et se baissant pour attraper la tête du policier afin de lui coller une nouvelle droite au visage.

-« Jack ! » Cria la jeune femme totalement effrayée par la situation « J’vous en prie, arrêtez ! Arrêtez ! Partons ! S’il vous plait, venez ! »

Devant la détresse de la jeune femme, Jack se releva et colla un dernier coup de pied pour le plaisir dans les côtes du policier. Il prit le sac de voyage des mains de Sam et posa sa main dans le bas de son dos afin de l’obliger à avancer en direction de son 4X4. Il fit monter la jeune femme sur le siège passager alors qu’elle boucla sa ceinture pendant que Jack mit le sac de la jeune femme avec le sien dans son coffre. En réalité, il avait prévu de l’inviter une nouvelle fois au chalet et si elle avait refusé une fois de plus, il y serait parti directement. Il prit place derrière le volant alors que Pete était toujours allongé sur la pelouse. Sam avait détourné le regard alors que des larmes coulaient le long de ses joues. Jack posa l’une de ses mains sur sa cuisse comme d’un signe d’excuse alors qu’elle la repoussa. Le militaire mit le moteur en route et quitta les lieux alors que le geste de Sam venait de lui briser le cœur. Sam lui tourna le dos alors qu’elle avait beaucoup de mal à accepter ce qu’il avait fait, malgré le fait que c’était pour l’aider.

            Après un peu plus de quinze heures de voyage, Jack gara sa voiture au pied de son chalet dans un petit chemin de terre. Sam s’était endormie par moment dans la voiture, mais s’était également réveillée à plusieurs reprises faisant comme des sortes de cauchemar. Jack aurait aimé pouvoir lui montrer sa présence d’une manière ou d’une autre, mais elle avait déjà refusé son contact une fois. Ils descendirent du véhicule alors que la nuit était visiblement tombée depuis un petit moment. Le militaire contourna son 4X4 pour récupérer leurs deux sacs, alors que Sam tentait d’apercevoir ce fameux lac.

-« Qu’est-ce que vous cherchez comme ça ? » Demanda le militaire en fronçant les sourcils.

-« Le lac ! » Répondit Sam en regardant partout malgré la nuit.

-« Il est de ce côté ! » Dit le militaire alors qu’il lui montrait la direction d’un signe de la tête, puis se dirigeant vers l’entrée de son chalet « Mais vous le verrez mieux demain matin avec la lueur du jour. Venez ! »

La jeune femme obéit et le suivit sur le perron. Jack déverrouilla la porte et la poussa avant d’inviter Sam à entrer la première. D’un pas hésitant, la jeune femme entra et fit attention de ne se prendre les pieds dans rien du tout. Jack entra à son tour, posa les sacs dans le couloir et alluma la lumière afin de fermer la porte à clé. Maintenant qu’ils étaient arrivés, il comptait bien rester au calme. Sam put ainsi découvrir la beauté des lieux. Elle sourit doucement et Jack s’en rendit compte, mais il ne dit rien.

-« Comme il est tard, nous allons nous coucher et dormir ! » Dit le militaire « Je vais vous montrer où vous allez dormir cette semaine. »

Sam ne répondit pas et le suivit. Il attrapa le sac de la jeune femme pour le mettre dans la chambre, puis ferma les doubles rideaux en laissant la fenêtre ouverte à cause de la chaleur. Même la nuit, il faisait chaud en été.

-« Vous n’avez qu’une seule chambre ? » Demanda Sam alors qu’elle semblait seulement réaliser la chose.

-« Oui ! » Répondit Jack « C’est un petit chalet. Mais rassurez-vous, j’ai un clic-clac dans le salon que je vais déplier et je dormirai dedans. Bonne nuit Sam ! »

-« Bonne nuit monsieur ! »

-« Vous m’avez appelé Jack tout à l’heure lorsque nous étions chez vous. » Dit le militaire en se tournant vers elle « Alors continuez ainsi. Nous sommes en vacances, plus à la base. »

-« D’accord ! » Déclara la jeune femme avant de se mordiller la lèvre inférieure « Vous pourriez… m’indiquer où se trouve la salle de bain, s’il vous plait ? »

Le militaire acquiesça d’un signe de tête et lui montra où elle se trouvait. Après cela, il la laissa seule et se rendit dans le salon pour déplier le canapé afin d’en faire un lit en y mettant draps et oreillers. La jeune femme s’enferma dans la salle de bain afin de mettre son short et son débardeur de nuit. Elle se rendit ensuite dans la chambre où elle laissa la porte ouverte n’étant pas très tranquille, puis s’allongea dans les draps avant d’éteindre la lumière de la table de nuit. De son côté, Jack s’allongea aussi, toutes ses pensées tournées vers la jeune femme qui dormait dans sa chambre…

            Lorsque Sam ouvrit les yeux, elle gémit doucement alors qu’elle avait très mal dormi. La jeune femme avait passé la nuit à faire des cauchemars sur la mort de son père, mais surtout sur l’enfer vécu ces derniers jours à cause de Pete. C’est alors qu’elle fronça les sourcils en entendant comme de l’eau couler sur le toit du chalet. Elle se redressa dans le lit et écouta plus attentivement. La jeune femme poussa le drap et se leva. Elle ouvrit les doubles rideaux, puis les volets alors qu’elle put constater qu’il pleuvait. Elle se prit des gouttes froides sur le bras et rentra rapidement à l’intérieur en repoussant la vitre afin que la pluie d’entre pas dans la chambre. Elle se dirigea ensuite vers la porte d’entrée de la pièce, l’ouvrit et entendit du bruit provenant de la cuisine. La militaire s’y rendit alors qu’elle découvrit son supérieur en caleçon et tee-shirt, préparant semblait-il le petit déjeuner.

-« Je peux vous aider ? » Questionna la jeune femme alors que le militaire se retourna vers elle, surpris.

-« Bonjour ! » Dit Jack en posant deux tasses de café chaud sur la table « Je n’vous demande pas si vous avez bien dormi. J’ai l’impression que ça n’a pas été le cas, vous avez des cernes encore plus grosses qu’hier. »

-« Ça passera ! » Répondit la jeune femme en prenant la tasse sur la table et se dirigeant vers la fenêtre « J’ai l’impression que ce n’est pas aujourd’hui non plus que je verrai votre lac. »

-« Vous pourrez toujours le voir de la fenêtre ! » Déclara Jack en sortant des toasts grillés, puis le beurre « Asseyez-vous. »

Sam obéit rapidement et prit le couteau sur la table pour commenter à tartiner le pain. Elle en tendit à Jack, puis en tartina pour elle. N’importe qui les voyant faire aurait pu dire qu’ils étaient un couple et avait l’habitude de faire cela chaque matin.

-« Je vous propose qu’on aille faire quelques courses ce matin car il n’y a plus grand-chose à manger dans ce chalet. » Dit le militaire « Ensuite, on rentre tout ranger, on mange et je vous invite au cinéma. Avec un temps pareil, autant aller s’enfermer ailleurs que dans le chalet… »

-« D’accord ! » Répondit Sam alors qu’elle mangea qu’une seule tartine et but son café « Je prends la salle de bain pendant que vous terminez de déjeuner. »

-« Vous ne mangez rien de plus ? » Questionna Jack inquiet « Ce n’est pas ainsi que vous allez reprendre du poids. »

-« Je n’ai pas faim… désolée. » Dit Sam en tournant les talons « Je fais vite pour ne pas nous mettre en retard. »

-« Prenez votre temps Sam ! Nous sommes en vacances. » Déclara le militaire alors qu’il continuait de manger.

La jeune femme ne répondit pas et alla prendre quelques affaires dans son sac. Elle s’enferma ensuite dans la salle de bain et prit une bonne douche pour se réveiller un peu plus. Pendant ce temps, dans la cuisine, Jack débarrassa la nourriture et lava les tasses avant de nettoyer un peu la pièce. Il se rendit dans le salon pour retirer les draps du clic-clac et le remonter si jamais ils voulaient s’y asseoir dans la journée.

Plus tard, la jeune femme sortit de la salle de bain et Jack prit la place pour prendre aussi sa douche. Sam avait enfilé un pantacourt beige et un tee-shirt noir à manches courtes. Malgré la pluie en extérieur, il faisait très chaud. Elle mit des petites ballerines noires aux pieds et se rendit dans la chambre afin de faire le lit. Jack enfila un bermuda noir et un tee-shirt gris, puis des claquettes avant de sortir de la salle de bain. Il mit ses papiers dans la poche arrière de son bermuda et Sam le rejoignit quelques instants plus tard en prenant son sac à main. Ils quittèrent le chalet sous la pluie pour rejoindre la voiture en courant après avoir verrouillé la porte.

Après avoir fait les courses, être rentrés les ranger et avoir mangé, le couple d’amis avait repris la voiture pour retourner en ville. Jack gara le véhicule sur le parking et ils en sortirent pour se diriger vers l’entrée. Ils regardèrent les affiches et optèrent pour un film d’action sachant qu’ils aimaient tous les deux cela. Jack paya les places afin que Sam n’ait pas à utiliser sa carte de crédit pour permettre à Pete de la retrouver. La jeune femme n’avait pas été très contente de l’excuse qu’avait utilisée le militaire, mais il fallait bien qu’elle se l’avoue, il avait raison.

Ils entrèrent dans la salle et trouvèrent des places en face de l’écran, mais assez éloignées des enceintes. Sam croisa ses bras contre elle alors que le fait d’avoir les vêtements légèrement mouillés de la pluie en plus de la climatisation, elle avait froid. Jack tourna la tête vers elle en mettant le pot de pop-corn entre eux dans le trou prévu à cet effet, lorsqu’il la vit faire et trembloter légèrement.

-« Sam ? » Appela le militaire en fronçant les sourcils.

-« Oui ! » Répondit-elle en tournant la tête vers lui.

-« Qu’est-ce que vous avez ? »

-« Rien ! »

-« Vous tremblez ! » Rétorqua le militaire mécontent qu’elle puisse lui mentir.

-« C’est juste qu’e


Angelgym34  (04.12.2012 à 13:08)


Chapitre 1

Enfin ! Voilà ce que pensait Sam en fermant sa valise. Dans moins d’une heure, elle prendrait l’avion et s’envolerait pour des vacances bien méritées. Elle avait décidé de faire un break après ces nombreuses années de combat. La menace Goa’uld était enfin derrière eux et tous ses amis avaient décidé de quitter la base durant deux mois, pour se ressourcer. Sam se mit à sourire au souvenir du dernier briefing qu’ils avaient eu avec le Général O’Neill trois semaines plus tôt.

Flashback

Ils étaient tous heureux de cette belle victoire qui concluait huit longues années de combat contre la menace Goa’uld ainsi que celle des Réplicateurs. Les jaffas étaient enfin libres et leur peuple commençait à former leur toute jeune nation.

–        Alors, qu’avez-vous décidé de faire ces deux prochains mois ? lança Jack.

En effet, le président avait laissé aux membres du SGC un peu de répit et leur avait accordé juillet et aout pour faire ce que bon leur semblait. Les hommes étaient libres de rester à la base et continuer les explorations ou partir en vacances, profiter de leur famille.

–        Je vais me joindre à Bra’tac et Rya’c afin d’aider à la construction de la nation Jaffa, répondit Teal’c en croisant les mains sur son ventre.

–        Je m’en doutais, sourit Jack alors qu’il se tournait maintenant vers Daniel.

Celui-ci remonta ses lunettes sur son nez et se redressa. Tout le monde pouvait lire la fatigue sur le visage de l’archéologue.

–        Et vous Daniel ? L’Égypte vous attend ? demanda Jack.

–        Oui. Au moins pendant un mois. Ensuite, je rentrerai et mettrai de l’ordre dans ce que m’a légué Catherine.

–        Et vous avez fort à faire, se moqua Jack.

En effet le bureau de l’archéologue était jonché de cartons pas encore déballés.

–        Et vous Carter ? demanda Jack. Je suppose que vous allez jouer avec vos petits joujoux, dit-il le regard moqueur.

–        Non.

–        Quoi ! Vous allez sortir vos f… enfin vous allez partir ?

–        Oui, j’ai décidé de partir en vacances pour une fois, répondit-elle en souriant à son supérieur.

–        Et où comptez-vous aller ?

–        Je ne sais pas encore, mais j’ai besoin de me ressourcer.

–        Je suis content. J’avais peur de devoir vous interdire l’accès à la base pendant au moins une semaine.

–        Pas cette fois-ci, mon Général.

Daniel et Teal’c échangèrent un sourire face au comportement de leurs deux amis. Ils avaient repris leur jeu du chat et la souris depuis que Sam avait mis fin à ses fiançailles. Pendant leur week-end, rien ne s’était passé entre eux, mais l’archéologue et le Jaffa avaient bien remarqué le rapprochement, et les regards plus appuyés que d’ordinaire.

–        Et vous, mon général ?

–        Malheureusement, du travail m’attend à Washington, soupira-t-il en faisant la moue.

–        Le président ne vous a pas donné de vacances, Jack ?

–        Non, nous avons encore beaucoup de réunions pour ma prise de poste. Bon ce n’est pas tout ça, mais j’ai encore des briefings. Je vous souhaite à tous de bonnes vacances. Teal’c, dès que vous êtes prêt, dites-le-moi.

Tout le monde se leva, et Teal’c et Daniel partirent les premiers, laissant les deux militaires seuls. Sam ramassait ses papiers sous le regard appuyé de Jack.

–        Reposez-vous, Sam, dit-il après un moment.

–        Je vais le faire, je vous le promets.

–        Vous m’enverrez une petite carte ? demanda Jack avec une mine de chien battue

Sam rit doucement en affirmant de la tête.

–        Même plusieurs !

–        Merci, je pourrai rêver des vacances, comme ça.

Fin du Flashback

Sam fut sortie de ses pensées par le klaxon de son taxi. Elle releva sa valise et attrapa la poignée afin de la faire rouler derrière elle. Elle attrapa son sac à main ainsi que ses clés et sortit de chez elle. Elle verrouilla la porte et se dirigea vers le taxi.

Le chauffeur sortit de sa voiture et ouvrit le coffre. Il prit la valise des mains de Sam et la mit à l’intérieur pendant que Sam s’installait sur le siège arrière. L’homme s’installa derrière le volant et mit le contact pour rejoindre l’aéroport.

 

Chapitre 2

Le taxi la déposa à l’aéroport de Colorado Springs et elle passa les portes au pas de course. Elle regarda sa montre et vit qu’il était déjà six heures quarante. Il lui restait une demi-heure avant d’embarquer. Ayant pris son billet en ligne, elle se dirigea vers les postes de contrôle et tendit son passeport à la jeune femme derrière le guichet. Celle-ci lui rendit et Sam avança. Elle fit enregistrer ses bagages et se dirigea ensuite vers le poste de contrôle des bagages à mains. Un homme charmant attrapa son sac en lui souriant. Sam lui répondit d’un sourire.

Une fois son sac contrôlé, elle le récupéra et se dirigea en salle d’embarquement. Elle s’installa sur un siège et prit son téléphone portable afin de regarder ses mails avant de monter dans l’avion.

Elle ouvrit plusieurs mails sans importance avant de sourire en remarquant un mail avec un expéditeur bien connu. Elle se hâta de l’ouvrir et elle lut les quelques mots.

De : J.O’[email protected]

To : [email protected]

Bonjour Sam,

Juste un petit coucou pour vous souhaiter de bonnes vacances. Surtout reposez-vous le plus possible. J’espère que vous n’avez pas emmené de travail, sinon, gare à vos fesses !

Bon j’espère que vous penserez quand même à votre pauvre général, coincé à DC, enfermé dans un bureau sinistre avec des politiciens grincheux…. Rien que de l’écrire, ça fait froid dans le dos.

Bon, voila je suis en retard. A bientôt.

Jack.

 

Sam commença à lui envoyer sa réponse.

De : [email protected]

To : J.O’[email protected]

 

Jack,

Je monte dans mon avion dans moins de cinq minutes. Et rassurez-vous, je n’ai pas pris mon ordinateur. Je vous l’ai dit, je pars me reposer au vert. Les grands espaces me feront beaucoup de bien, je pense.

Je suis vraiment désolé que vous ne puissiez pas partir vous aussi. Vous en avez aussi besoin. Même si vous ne le monterez pas.

J’essaierai de vous appeler dès que j’atterris.

A plus tard,

Sam

 

La militaire entendit l’annonce pour l’embarquement de son vol. Elle se leva et récupéra son sac de cabine et se dirigea vers la porte d’embarquement. Elle fit la queue en éteignant son portable. Elle tendit son billet à l’hôtesse et entra dans le couloir. Elle monta dans l’avion et s’installa à sa place.

La jeune femme avait pris un billet en première classe afin de passer un bon vol. Après tout, elle avait assez d’argent de côté pour se permettre ce petit luxe.

 

Sam pris ses écouteurs afin de se détendre pendant les cinq heures trente que durerait son vol. Elle ferma les yeux à peine l’avion décollé.

–        Une couverture, madame ? demanda l’hôtesse en posant sa main sur l’épaule de Sam.

La militaire ouvrit les yeux rapidement et enleva l’une des ses oreillettes.

–        Excusez-moi !

–        Ce n’est pas grave. Vous désirez une couverture et un oreiller ?

–        Oui, merci, accepta Sam avec un sourire.

Quelques minutes plus tard, l’hôtesse les lui donna et Sam s’installa confortablement, la couverture sur elle et la tête posée sur l’oreiller qu’elle avait posé à côté du hublot. Elle remit son écouteur et ferma les yeux. Elle ne tarda pas à s’endormir, bercée par les notes de piano qu’elle écoutait.

Les secousses de l’avion qui commençait sa descente réveillèrent la militaire. Elle émergea le temps que l’appareil se pose et une fois au sol, elle se dirigea vers la sortie. Elle avait hâte de sortir de l’aéroport. Un sourire flottait sur les lèvres de Sam. Elle passa les différents points de contrôle avec impatience et sortit enfin de l’aéroport. Elle attrapa son téléphone et le ralluma. Elle composa le numéro qu’elle connaissait par cœur et attendit patiemment.

–        O’Neill ! grogna le général.

–        Bonjour, mon gén…

–        Sam, l’interrompit-il avec une voix plus gaie.

–        Bonjour, Jack.

–        Sam, alors vous êtes arrivée dans votre lieu de villégiature ? demanda Jack.

–        Non, c’est la première escale.

–        Oh, et combien il y en a ? demanda Jack.

–        Encore une et ensuite, je serai arrivée.

–        Et combien de temps avez-vous ?

–        En fait, je reprends un vol à 18 h 49.

–        Oh, qu’allez vous faire alors ? se renseigna Jack.

–        En fait, je pensais demander à un ami s’il avait le temps pour un déjeuner.

Un moment de silence flotta avant que le général reprenne la parole.

–        Un ami ?

–        Oui un très cher ami.

–        Oh…

Sam sourit à la réaction de Jack. Elle décida ne pas jouer avec lui aujourd’hui. Elle voulait juste le voir.

–        Vous ne m’avez même pas demandé où je me trouvais !

–        Oh, oui alors où vous trouvez-vous ? demanda Jack.

–        A Washington.

–        Oh ! Ohhh, dit Jack comprenant enfin qu’il devait être l’ami en question.

–        Alors, Jack ? Avez-vous le temps pour un déjeuner ? rigola Sam espérant une réponse positive.

–        Ce sera avec grand plaisir Sam. On se retrouve chez moi dans trente minutes ?

–        Pas de problème. Ne soyez pas en retard, se moqua gentiment Sam.

–        Jamais pour vous, répondit sérieusement Jack avant de raccrocher.

Sam sentit son ventre se serrer de bonheur rien que par ce tout petit bout de phrase. Elle héla un taxi et s’engouffra à l’intérieur. Elle avait hâte de le retrouver.

 

Chapitre 3

Jack était arrivé depuis cinq bonnes minutes. N’ayant pas de quoi faire un repas chez lui, il avait, avant de quitter son bureau, appelé le traiteur qui se trouvait au bas de chez lui et avait commandé de quoi déjeuner pour deux ainsi qu’une bouteille de vin Chardonnay dont raffolait, il le savait, Sam.

La sonnerie de la porte se fit entendre à travers la maison. Jack posa sa cuillère en bois et s’essuya les mains avant de s’élancer vers la porte d’entrée. Il ouvrit et tomba sur le sourire de Sam. Il se retint de ne pas la prendre toute de suite dans ses bras.

–        Entrez, l’invita Jack en lui cédant le passage.

Sam entra dans la maison et se retourna vers le militaire alors que celui-ci fermait la porte. Il lui fit face et pendant quelques secondes, ils se regardèrent ou plutôt se dévorèrent des yeux.

Jack se racla la gorge pour essayer de faire redescendre la tension qui régnait et invita Sam à se joindre à lui. Ils arrivèrent  dans la cuisine et Jack ouvrit son réfrigérateur afin de prendre la bouteille de vin. Il servit deux verres et tendit l’un d’eux à la jeune femme.

–        Humm parfait, dit Sam après une gorgée de vin.

–        Ravi que ça vous plaise.

–        Toujours, répondit-elle en souriant.

Jack éteignit le feu sous leur repas. Ils s’installèrent à table et commencèrent à manger. Ils restèrent silencieux, mais ce n’était pas un silence pesant. Ils profitaient simplement de la présence de l’autre.

–        Un café ? demanda Jack en finissant de débarrasser la table.

–        Oui, merci, répondit Sam en aidant le général.

–        Allez dans le salon, je vous apporte ça, l’invita-t-il.

–        Non, je vais vous aider.

–        Saamm.

–        A vos ordres, rigola Sam avant de s’exécuter.

Sam entra dans le salon et s’installa sur le canapé. Elle attrapa le cadre où se trouvait SG-1.

–        La belle époque.

–        Oui. Ça va me manquer.

–        Allez n’y pensez pas, dit Jack en lui donnant sa tasse de café.

–        Oui, vous avez raison.

Sam but une gorgée de son café et posa sa tasse sur la table basse, imité par Jack. Celui-ci se tourna légèrement vers la militaire afin de lui parler, mais il resta muet, plongé dans les yeux de Sam.

La jeune femme ouvrit la bouche, mais dans la seconde qui suivit, elle se retrouva avec celle de Jack collée à ses lèvres. D’abord surprise, elle resta impassible.

Jack, se méprenant du manque de réaction de Sam, se recula, mais il fut arrêté par la main de la militaire qui se posa sur sa nuque. Ils restèrent ainsi, se regardant en souriant. Leurs visages se rapprochèrent lentement jusqu’à ce que leurs lèvres se frôlent de nouveau. Ils prirent le temps de s’apprivoiser avant d’approfondir leur baiser. Leurs corps se touchèrent enfin et Jack allongea avec douceur Sam sur le canapé. Les caresses s’intensifiaient au rythme de leurs respirations devenues plus rapides et moins régulières.

–        Au temps… j’adore ce que… l’on fait, dit-Jack en se soutenant sur ses avant-bras.

–        Humm, et qu'est-ce qu’on fait ? demanda Sam en souriant et levant la tête pour l’embrasser à nouveau.

Jack grogna en se relevant et tira les mains de Sam pour la mettre debout. Il l’embrassa passionnément et l’attira derrière lui. Ils entrèrent dans la chambre du général en claquant la porte. Leurs corps, leurs souffles, leur sens se mêlèrent. Ils ne faisaient plus qu’un. Enfin.

 

Chapitre 4

–        Hey, Sam, appela Jack en embrassant la peau exposée de la nuque de la jeune femme.

–        Humm,

–        Réveille-toi.

–        Non

Jack se mit à rigoler de la voir agir ainsi, mais bien qu’il aurait préféré la garder près de lui, elle devait prendre son vol dans une heure trente.

Après s’être donnés l’un à l’autre avec passion et douceur mêlées, ils s’étaient endormis tous les deux, blottis l’un contre l’autre. Jack s’était éveillé une heure plutôt et avait constaté l’heure déjà avancée de l’après-midi. Heureusement pour lui, il avait pris toute son après-midi, en ayant terminé avec les réunions. Il devait partir pour le Minnesota le lendemain afin de se ressourcer lui aussi.

–        Sam, réveille-toi, ma douce.

–        Humm, s’étira Sam en se tournant vers lui.

Quand Jack vit le visage de sa compagne, son cœur se réchauffa. Elle avait l’air paisible et heureuse au vu du sourire béat qui trônait sur son visage. Mais cela ne fut rien quand elle ouvrit les yeux et que le militaire lut le bonheur qu’il n’avait finalement jamais vu dans le regard de la jeune femme.

–        Ma douce ? demanda Sam en se blottissant un peu plus contre lui.

–        Oui. Au moins, tu as ouvert les yeux, répondit-il en déposant un baiser sur le nez de Sam.

Sam commença à redessiner les traits de Jack avec ses lèvres et caresser le torse de son amant avant d’être basculée sur le lit, coincée sous le poids de Jack qui l’embrassait à perdre haleine.

–        Il faut se lever.

–        Déjà ? demanda Sam déçue.

–        Ton vol est dans une heure et demie.

–        Oh, déjà.

–        Oui.

–        Je n’ai plus trop envie de partir, se plaignit-elle.

–        Sam, tu as besoin de vacances.

–        Oui et j’ai réservé, mais on a enfin… enfin tu vois. Je ne veux pas partir tout de suite.

–        Où devais-tu te rendre ? demanda Jack en s’asseyant contre la tête de lit.

Sam se tourna pour se retrouver sur le ventre, en appui sur les avant-bras.

–        J’ai réservé un chalet à Knock.

–        Knock, en Irlande ?

–        Oui, j’avais envie de découvrir le pays. J’ai trouvé un chalet à Ballinrobe.

–        C’est un bon plan, dit Jack en attrapant son ordinateur portable sur sa table de nuit.

Sam se mit à rire en voyant faire Jack, ce qui fit froncer les sourcils du général.

–        Quoi ?

–        Rien, répondit-elle tout en continuant à rire.

–        Sammmm, gronda Jack.

–        Rien, c’est juste que je n’aurai jamais cru que tu gardais ton ordinateur à portée du lit !

–        Oh, mais ce n’est pas depuis longtemps. Juste depuis qu’une belle blonde m’envoie des mails pour prendre de mes nouvelles.

 

Sam observa Jack alors que celui-ci avait pianoté sur son clavier. Après quelques minutes, Jack reprit la parole.

 

–        Tu prends quel vol ?

–        Celui de 18 h 49 pour Londres puis demain soir celui pour Knock à 14h50. Pourquoi ?

Il y eut de nouveau quelques minutes de silence, avant que Jack ne lâche son écran pour regarder la militaire.

–        Il reste des places. Je pourrai t’accompagner !

–        Quoi ? demanda la jeune femme alors qu’elle s’asseyait sur le lit, oubliant par la même qu’elle était nue.

Jack, quant à lui, n’en perdit pas une miette et Sam vit le regard de l’homme changer, s’emplir de désir.

–        Tu es sérieux ? Je croyais que tu ne pouvais pas partir ?

–        On fait tous un break d’une semaine. Alors, ça te dit ? redemanda Jack.

–        Oui, bien sûr. Rien ne pourrait me faire plus plaisir.

Jack reprit son ordinateur et réserva son billet afin de partir. Il posa son ordinateur, embrassa passionnément la jeune femme et se leva rapidement afin de ne pas se laisser aveugler par son désir.

–        Jack, gémit de frustration Sam.

–        Hey, nous devons prendre une douche, et il faut que je prépare mes affaires.

–        Ok, dit Sam en se levant  à son tour, mais tu ne perds rien pour attendre.

–        Tu me rends dingue, grogna Jack alors que Sam passait devant lui pour rejoindre la salle de bain.

 

Chapitre 5

Le lendemain à 16h40, le nouveau couple atterrir à l’aéroport de Knock. Sam ayant réservé une voiture pour la durée du séjour, ils se dirigèrent vers la concession.

–        Je t’attends, là.

–        OK, lui répondit Sam en l’embrassant.

Jack la regarda s’éloigner, la démarche joyeuse. Il la trouvait tout simplement magnifique, même après sept heures de vol et habillée simplement d’un jean noir et d’un chemisier cintré blanc.

Sam ressortit quinze minutes plus tard, les clés de leur voiture en main.

–        On y va ?

–        Oui, la voiture est là-bas, lui apprit Sam en montrant une Focus noire.

Jack et Sam prirent leurs valises et les mirent dans le coffre de la voiture.

–        Ok, alors je conduis, dit-il en lui attrapant les clés des mains.

Une demi-heure après leur départ de l’aéroport, ils arrivèrent au petit chalet loué par la militaire. La propriétaire des lieux était déjà là. Elle les accueillit chaleureusement et leur fit faire le tour de leur domaine de vacances.

–        Voilà, je vous souhaite un bon séjour.

–        Merci beaucoup Mme O’Donnell, répondit Sam en raccompagnant la vieille dame jusqu’à sa voiture.

Elle regarda la voiture disparaitre et Sam refit le tour de la maison, puis s’avança dans le dos de Jack. Elle passa ses mains de chaque côté de lui et posa sa tête sur son épaule. Jack serra les mains de Sam avant de l’attirer afin qu’elle se retrouve dos à son torse.

Devant eux, un lac splendide s’étirait à perte de vue. La vue était tout simplement à couper le souffle. Le calme régnait, seuls les oiseaux chantaient aux alentours, nichés dans les arbres qui entouraient agréablement la maison.

–        C’est magnifique, s’extasia Sam.

–        Oui. Ça ressemble à chez moi.

–        Sauf qu’ici, il y a des poissons, se moqua Sam.

–        Hey !

Jack se mit à chatouiller la jeune femme en représailles. Celle-ci se trouva prise d’un fou rire.

–        Jack, arrête.

Jack la laissa tranquille et l’attira à lui pour l’embrasser. Ils restèrent enlacés afin de profiter de leur environnement.

La semaine passa très rapidement et l’heure du départ approchait. Ils avaient profité de chaque moments ici pour faire des balades en forêts, des parties de pêches et surtout, ils avaient profité d’être seuls pour apprendre à vraiment se connaitre, autrement, plus intimement.

–        Le vol est à quelle heure demain ? demanda Jack en resserrant son étreinte sur Sam.

Ils étaient allongés sur un bain de soleil regardant le coucher du soleil une dernière fois.

–        Euh, 10h30. Je serai bien restée ici.

–        Moi aussi, mais mes vacances sont terminées. Que vas-tu faire en rentrant ?

–        Je devais rentrer chez moi, mais je me disais que peut-être je pourrais passer le reste de mes vacances à Washington.

–        Parfait.

Ils profitèrent de leur soirée avant d’aller se coucher.

–        Sam, appela Jack en lui caressant le bras.

–        Humm.

–        Je ne le dirai pas souvent, tu sais, mais je veux que tu l’entendes au moins une fois.

–        Quoi ? demanda Sam en tournant son visage vers lui.

–        Je t’aime.

–        Moi aussi, je t’aime.

 

Epilogue.

Trois semaines après leur retour d’Irlande, Sam vivait toujours avec Jack. Elle avait décidé de rester travailler au pôle scientifique de Washington, afin de vivre avec son général. Le Président avait eu vent de cette situation et après une très longue conversation avec Jack, Hayes avait accordé aux deux militaires de s’unir officiellement, quand ils le désireraient. Il appréciait d’ailleurs que les deux membres de l’ancienne SG-1 soient ici, en cas de crise.

Leurs amis avaient été très heureux d’apprendre pour eux, comprenant pourquoi Sam avait décidé de s’éloigner du SGC.

Leur séjour en Irlande avait fini de les convaincre qu’ils ne pouvaient pas vivre loin de l’autre. Ils s’aimaient depuis des années et ils comptaient bien en profiter.


Angelgym34  (04.12.2012 à 13:08)

Le ciel est bleu, sans aucun nuage à l’horizon, il fait chaud et je suis au paradis. Allongée sur un transat, sur une magnifique plage de sable fin, sous un soleil rayonnant de mille feux, je porte un chapeau et mon mari m’a mit de la crème solaire, que dire de plus. Il y a très peu de monde autour de nous, c’est normal puisque nous sommes début juin et hors vacances scolaires, les touristes sont là mais en petit nombre dans ce petit coin de la terre, qu’est Bora-Bora.

A ma droite, se trouve l’homme le plus magnifique de la planète, Jack O’Neill. Il est allongé sur le transat, juste à côté de moi, il me tient la main comme preuve que je suis bien à ses côtés.

-          Alors, madame O’Neill, comment vous trouvez ces vacances ? Demanda-t-il en souriant.

-          Eh bien, je dirais qu’elles sont merveilleuses. Je suis bien tranquille avec mon mari que j’aime. Répondis-je.

Depuis quelques jours, maintenant, mon nom a changé. Je me rappellerais toujours comment tout cela a commencé, plutôt mal d’ailleurs.

 

Neuf mois plus tôt

 

Il était environ dix-neuf heures, je travaillais encore dans mon laboratoire. J’étais plongée dans mes recherches. Après une mission chargée en action, où l’on avait une fois de plus repoussé une attaque des goa’ulds, sg 1 avait eu quelques jours de repos. J’étais la seule à être revenue à la base pour continuer mes travaux, que je n’avais plus le temps de faire car les missions s’enchaînaient à toute vitesse. Après avoir eu enfin, les résultats d’une expérience que j’avais faite durant la journée, j’ai décidé de tout éteindre et de rentrer chez moi. Je suis passée par le vestiaire et j’ai pris le chemin pour retrouver ma maison… vide.

 

Depuis quelques temps, j’ai commencé à réfléchir sur ma vie, à faire le bilan et le résultat des courses, il n’y a rien à part mon travail. Je ne sais pas ce qui a déclenché cette envie de faire le point. Enfin peut-être, ma meilleure amie Janet Fraiser est décédée lors d’une mission de secours, voilà de cela deux mois. Jamais je n’aurais pensé devoir assister à ses funérailles. Je pensais plus que ce serait pour un des membres des autres équipes sg car une fois la porte des étoiles passée, tout peut nous arriver. Nous ne sommes jamais sûrs à cent pour cent de revenir à la base. Alors depuis deux mois, je pense à ma vie.

 

Dès que je rentre chez moi c’est le néant et le vide, personne ne m’y attends. Je suis toute seule, je n’ai même pas d’animal de compagnie. Lorsque je pars en mission, je ne sais jamais quand je rentrerais. Il peut y avoir des imprévus et alors qui s’occupera de ce compagnon. La réponse est personne. Je commence à penser que j’ai raté quelque chose, quand je regarde autour de moi, toutes mes amies sont en couple et ont des enfants pour la plupart. Je sens un vide s’installer en moi. Je commence à comprendre que le travail ne fait pas tout, j’ai tellement été concentrée pour arriver là où j’en suis, que j’ai oublié le reste. Le reste c’est la vie privée ou personnelle, avoir quelqu’un qui m’attend, qui s’inquiète pour moi et avec qui je pourrais partager ma vie.

 

Seulement maintenant, je ressens un manque et je me sens terriblement seule. Bien sûr, j’ai encore ma famille mais je ne les vois pas régulièrement. Mon père est quasiment toujours en mission pour la Tok’Ra, je le vois très peu et jamais assez longtemps pour profiter de moments avec lui. Quand il vient me voir c’est pratiquement toujours en coup de vent pour un ou deux jours maximum. Je le comprends mais parfois j’aimerais pouvoir passer plus de deux jours en sa présence. Depuis plus de trois ans, nous nous sommes rapprochés et je découvre une nouvelle partie de mon père que je ne connaissais pas avant.

 

Mon frère, Mark est à San Diego avec sa femme et ses deux enfants, je les vois parfois mais jamais longtemps non plus. Il m’aime, je le sais mais on s’est éloigné avec le temps. Il s’est marié, puis il a eu des enfants. Nous sommes en contact mais ce ne sera jamais plus comme lorsque nous étions enfants. Je le regrette parfois.

 

Et enfin, Maman n’est plus là, elle me manque terriblement, même encore aujourd’hui. Je n’ai personne sur qui me reposer de temps en temps ou partager les petits moments du quotidien. En fait, si, il y a bien quelqu’un avec qui je pourrais faire tout cela mais…tout rapprochement est interdit pour nous, sous peine de graves problèmes avec l’armée. Alors, on fait semblant de n’être que des amis mais je ne le supporte plus, j’en veux plus.

 

Je suis rentrée chez moi et je me suis mise à l’aise. J’ai enlevé mes chaussures et  posé ma veste sur le porte manteau situé près de l’entrée. Je n’ai pas envie de cuisinier pour moi seule, je ne vois pas l’intérêt. Donc j’ai sorti un plat préparé du frigo et je l’ai mis au micro-onde. Pendant ce temps, je me suis servie à boire. Une fois le bip retenti, j’ai sorti le plat et je me suis installée à table. Mon repas terminé, je suis montée dans la salle de bain et j’ai pris un bain. Je suis allée me déshabillée pendant que l’eau coulait et je suis rentrée dans l’eau qui était parsemée de mousse due au bain moussant. J’ai senti quelque chose de mouillé sur ma joue, je me suis rendue compte que ce sont des larmes. Je ne sais pas pourquoi elles sont là, mais je ne peux pas m’arrêter. Elles coulent le long de mes joues jusqu’à mon menton et elles tombent. Je ne prends même pas la peine de les essuyer, je n’en peux plus. Je me sens tellement pathétique, je suis une pathétique célibataire. Je suis le cliché même de la femme carriériste, qui a sacrifié son bonheur pour parvenir à s’imposer dans un monde où les hommes règnent. C’est un bonheur mais en même temps une malédiction. Je dois tout le temps montrer que je sais faire aussi bien que les autres soldats masculins. Ma vie, depuis l’école militaire n’est qu’une succession de combats pour montrer que je suis aussi capable que mes homologues de l’autre sexe. 

 

Soudain, j’entends la sonnette de la porte d’entrée. Je maudis celui qui me dérange. Je sors de la baignoire, j’enfile mon peignoir. Mes cheveux sont mouillés mais je n’ai pas le temps de les essuyer. Du coup, ils dégoulinent sur mon cou. Mes yeux sont rougis par mes pleurs. Tant pis, je descends comme cela. Après les quelques dizaines de marches qui me séparent du rez-de-chaussée, j’ouvre la porte en rage et je m’écris :

-          J’espère que vous avez une bonne raison pour venir me déranger ! !

 

Mon regard se pose sur la personne qui a sonné et c’est… le colonel O’Neill, qui est au pas de ma porte. Je mets ma main sur ma bouche car je suis étonnée de le trouver là. Jamais je n’aurais cru que c’était lui. Il me sourit et je fonds littéralement devant lui. Il a le plus beau sourire que je n’ai jamais vu.

-          Je suis désolé, mon colonel. Je ne savais pas que c’était vous.

-           Ce n’est pas grave. J’aurais dû vous prévenir avant de débarquer comme ça, à cette heure-ci.

-          Entrez, je vous prie.

-          Merci.

 

Jack est entré et j’ai refermé la porte. Je me suis retournée vers lui et tout à coup, je ne pouvais plus rester là. Il était si beau, il portait un jean, qui faisait ressortir ses belles fesses, un t-shirt noir ainsi qu’une veste en jean noir.

 

-          Vous vouliez me parler de quelque chose ? Lui dis-je.

-          Je suis passé comme ça. J’ai remarqué que depuis quelques temps, vous êtes triste. Je sais que vous pensez encore à Janet, cela se comprend. Elle était votre meilleure amie et un très bon médecin, le meilleur que nous avons eu au sein de la base. Je l’estimais beaucoup. Alors, ce que j’essaye de vous dire c’est que c’est normal d’avoir de la peine et du chagrin. Sa mort est arrivée si brutalement. Je suis là pour vous si vous avez envie de parler. Me répondit-il.

-          C’est vrai que je ne suis plus tout à fait comme avant. Je dois me faire à l’idée qu’elle ne viendra plus. C’est dur et puis, cela me fait réfléchir sur le fait que la vie est courte et qu’à tout moment, on peut disparaître. Nous savons les risques que nous prenons en traversant la porte des étoiles mais j’essaye de ne pas y penser sinon je ne tiendrais pas le coup. Désolée de vous ennuyer avec tout cela. Avouai-je. 

-          Vous ne m’ennuyez pas du tout au contraire, nous sommes amis Sam. C’est normal que nous nous soutenions dans des épreuves difficiles comme celle-ci. Me dit-il.

 

Nos regards se sont fixés quelques instants. Il était devant moi et il était encore plus magnifique que d’habitude. Malgré moi, j’ai passé ma langue sur mes lèvres sous ce spectacle d’une telle beauté. Son regard a changé, il a vu mon geste.

 

J’ai senti alors monter en moi un immense désir. J’ai décidé de me laisser aller, rien qu’une fois et tant pis pour les conséquences, j’aurais largement le temps d’y penser plus tard. La vie est trop courte c’est ce que m’a fait réaliser la mort de Janet. Je regardais Jack, qui me fixait aussi. Je ne comprenais pas pourquoi et j’ai fini par le comprendre, quelques secondes plus tard. J’étais en peignoir, mes cheveux étaient mouillés. Je le voyais, qui déglutissait avec difficulté, sous ce spectacle que je lui donnais sans le vouloir. Je me suis rapprochée de lui et sans lui laisser le temps de réagir, je l’ai embrassé.

 

A peine mes lèvres avaient touché les siennes, que j’ai senti un feu envahir mes veines. Jack répondit à mon baiser et mit ses bras autour de ma taille. Il accentua le baiser qui devint plus sauvage, tant le désir et la passion étaient intenses. Mes mains se mirent à le caresser sous son t-shirt, il fit de même et défit la ceinture de mon peignoir. Lorsque ses mains se déposèrent sur ma taille, je n’arrivais plus à respirer. Sous ses mains, je me sentais brûlante. J’ai enlevé son haut après avoir retiré sa veste et il n’a pas protesté. Il m’a prit par la taille et m’a soulevé, j’ai mis mes jambes autour de son bassin et il m’a porté jusqu’à ma chambre.

 

Une fois sur le lit, toute barrière nous empêchant de sentir la peau nue de l’autre, se retrouva sur le sol. Jack s’allongea sur moi et se mit à explorer mon corps par des baisers brûlants et des caresses divines. Je fis de même. Chacun montrait à l’autre son désir. Ne tenant plus, je gémis de plaisir sous ses assauts. Il comprit et je le sentis enfin en moi. L’explosion de plaisir était déjà là, sans qu’il ne fasse rien d’autre. Il bougea et je me sentis sur un nuage. Plus il accélérait le rythme, plus j’en voulais. Cela continua jusqu’à ce qu’on atteigne tous les deux le septième ciel.

 

Il resta quelques minutes en moi, puis s’installa à mes côtés. Je me suis sentie parfaitement bien. Quelques instants plus tard, la main de Jack se posa sur mes fesses et nous avons refait l’amour. Quelques heures après, j’ai été allongée sur le lit à côté de lui et je lui ai dis :

-          Ne dis rien, je t’en prie. J’ai cédé à mes pulsions pour une fois, j’ai laissé mon cœur prendre une décision sans réfléchir. Tu n’as pas à dire quoi que se soit. Tu n’y es pour rien.

-          Mais…

-          Non, ne dis rien. Ne gâche pas ce merveilleux moment. Je sais nous n’aurions pas dû mais, je t’en prie, laisse-moi ce moment magique gravé dans ma mémoire pour toujours, sans le tâcher de regrets.

 

Ses mots sont sortis de ma bouche tout seul, je savais que nous aurions des ennuis si l’on venait à apprendre ce qui s’était passé. Les larmes repartirent de nouveau, je me suis levée et je suis allée m’enfermer dans la salle de bain. Jack ne comprenait pas ce qui se passait, il se leva à son tour et tambourina à la porte.

-          Sam, ouvre-moi. Nous devons parler.

-          Non,…va-t’en. Ne dis…rien. Criais-je à travers la porte.

Je ne voulais pas discuter pour le moment. Je ne supportais pas de savoir qu’il regrettait ce que nous avions partagé ensemble quelques instants plutôt. La loi de non-fraternisation était toujours en vigueur au sein de la base. Les officiers n’avaient pas le droit d’avoir des relations amoureuses entre eux. Je ne pourrais plus le regarder comme avant après avoir été dans ses bras. Je ne veux plus être son amie mais je veux être sa compagne, son amante et sa femme. Mais cela est impossible et je le savais. Je préférais qu’il parte, sans rien dire.

-          Sam… .

-          Va-t’en, je te dis. Hurlais-je, en pleurant.

 

Je n’entendis plus rien, seulement des pas, j’ai compris qu’il ramassait ses vêtements. Je l’entendis descendre les escaliers, puis la porte a claqué. J’étais effondrée. Il me maquait déjà, ses bras, sa chaleur, ses baisers. Je suis restée là comme ça sur le carrelage froid.

 

A l’aube, j’étais toujours sur le sol de la salle de bain. J’avais tellement versé de larmes que mes yeux m’irritaient. J’ai réfléchi à cette situation et je ne vois d’une seule solution après ce fabuleux moment d’intimité que j’avais partagé avec Jack. C’était la fuite, j’ai pris la décision de partir très loin. Je ne pourrais plus travailler, partir en mission et redevenir simplement amis. C’est quelque chose qui était au-dessus de mes forces. C’est la seule chose que je pouvais faire. Puisque nous ne pouvions pas être au-dessus de la loi et si cela se savait, nous risquions notre carrière et peut-être plus.

Je me suis habillée. Puis, j’ai pris le téléphone et j’ai appelé le général Hammond pour lui dire que je ne viendrais pas aujourd’hui. Une fois cela fait, je pris une valise J’ai mis quelques vêtement dedans et je suis partie en direction de l’aéroport.

 

J’ai pris le premier vol en partance pour Bora Bora. Je ne sais pas pourquoi j’ai choisi cette destination, c’est la première que j’ai vu. J’ai besoin d’aller loin et il doit faire très beau là-bas.

Personne ne penserait à me chercher là-bas, j’ai payé mon billet en liquide pour ne pas que l’on me retrouve. J’ai retiré pas mal d’argent en liquide, j’ai laissé ma carte de crédit et mon téléphone portable chez moi pour ne pas que l’on me retrouve. Pendant le vol, j’ai pu enfin souffler. J’ai pris la meilleure décision depuis longtemps, j'allais pouvoir reprendre ma vie à zéro.

 

Une fois arrivée, après avoir récupéré ma valise, je suis sortie du petit l’aéroport de l’île. J’ai regardé le paysage, qui était littéralement à couper le souffle. Je pense avoir pris la meilleure décision de ma vie. Le soleil brillait haut dans le ciel, celui-ci était d’un superbe bleu sans aucun nuage. J’ai respiré un bon coup, je me sentais déjà mieux. Après avoir contemplé le paysage pendant un petit moment, je suis partie à la recherche d’un hôtel.

 

J’ai pris une petite navette, qui se trouvait juste devant l’aéroport. J’ai demandé au chauffeur de m’amener dans un hôtel calme et paisible. Il m’a déposé devant un hôtel en me disant que ce serait l’endroit idéal pour moi. Je l’ai remercié et je lui ai payé la course. Ensuite, je me suis rendue à la réception où j’ai été accueillie par une jeune fille attentionnée et souriante. Cet hôtel n’était pas un bâtiment unique et très haut comme la plupart des hôtels, les plus normaux. Celui-ci était composé d’une trentaine de bungalow assez éloigné les uns des autres pour que les clients puissent se reposer et apprécier le calme. J’ai été ravie et j’ai trouvé ce lieu isolé et tranquille. C’est exactement ce que je recherchais. Il était situé à deux pas de la mer et de la plage. De là où j’étais, on voyait la mer et l’étendue de sable blanc. Il y avait des transats avec un parasol en bois. On m’avait donné le bungalow numéro 10. Après avoir rempli les formalités administratives très courtes, je me suis rendue à ma chambre.

 

 

Le bungalow avait une belle apparence extérieure. Il était en bois, on y accédait après avoir gravit quelques marches. Il y avait une terrasse avec une table, des chaises et un parasol, protégé par un petit toit en bois accolé au bungalow. J’ai ouvert la porte et j’ai été agréablement surprise par la modernité et la sobriété de la chambre. La décoration était chaleureuse et classe en même temps. Il y avait une petite entrée qui débouchait sur plusieurs pièces. A droite, il y avait une petite cuisine équipée. Tout droit, le lit trônait au milieu de la chambre qui était spacieuse et lumineuse.

 

Le soleil entrait dans la pièce et l’éclairait d’une belle lumière. Le lit était grand et moelleux. Dans un petit coin de la pièce, il y avait une sorte de petit salon avec deux canapés trois places puis au milieu, on trouvait une table basse. Un meuble était contre le mur et un écran plat était posé dessus. Puis, en face du lit, il y avait une grande baie vitré, protégé par des rideaux avec deux portes coulissantes. Elle donnait directement accès à la plage et la mer n’était qu’à quelques mètres. Je suis allée dehors et j’ai entendu le bruit des vagues. Tout ce décor était incroyable.

 

Dans cette pièce, je me sentais revivre. Jamais je n’aurais fait quelque chose comme cela dans mon… ancienne vie. Je me suis résolue à être quelqu’un de nouveau pour mon bien être et me sentir enfin moi. Il me fallait du temps pour moi, pour réfléchir.

 

J’ai rangé mes affaires dans la commande puis je suis allée faire un tour sur la plage. Le temps était magnifique avec un soleil radieux et une mer d’un bleu turquoise où l’on voyait le fond, tellement l’eau était claire. J’ai pu réfléchir enfin à mon avenir, sans que personne ne vienne m’interrompre. J’étais comme hors du temps et cela me plaisait.

 

Je suis partie manger au restaurant de l’hôtel, seule mais sans ce poids sur mes épaules. Puis, j’ai envoyé un mail au général Hammond, afin de lui donner ma démission. Pour cela, je m’étais rendue en ville qui se trouvait à quelques kilomètres de mon lieu provisoire de résidence. Il y avait un cybercafé avec tout l’équipement nécessaire. Il était temps de m’y mettre.

Puis, j’ai écris un courrier pour que cela devienne officiel et une lettre à mon père. Il avait bien le droit à des explications, je ne coupais pas définitivement les ponts mais j’avais besoin d’espace et de temps. Une fois cela fais, avec beaucoup de difficultés et de larmes car c’est une page de ma vie qui se tournait, je me suis rendue à la réception.

 

-          Bonjour, je voudrais envoyer ces lettres mais je me veux pas que l’on sache qu’elles sont parties d’ici, est-ce que c’est possible ?

-          Bien sûr, madame. Je vais faire le nécessaire. Me répondit un employé de l’hôtel.

 

 

Une semaine plus tard, le général m’a envoyé un mail en me disant qu’il avait convoqué sg 1 et qu’il leur avait dévoilé ma démission. Personne n’en croyait ses oreilles, jamais ils n’auraient pensé que je n’allais pas bien à ce point. Le général ne pouvait rien faire, la démission avait été acceptée, même le président ne pouvait rien faire. Personne ne savait où j’étais. Jack s’en voulait. Depuis ma disparition, il était venu chez moi, mais sans succès. Il était comme un lion en cage et la mauvaise humeur ne le quittait plus désormais. Sg 1 devait continuer à explorer les différentes planètes mais personne n’y allait de bon cœur. Le président avait envoyé à la base un nouvel expert de la porte des étoiles, afin de me remplacer.

 

J’avais pris contact par téléphone avec une agence immobilière pour vendre ma maison à Colorado Springs. J’avais demandé à une entreprise de faire les cartons et d’expédier tout cela chez mon frère. Je l’avais prévenu et il était d’accord. Il me comprenait et me laissait tout le temps de réfléchir. Chaque nuit, je faisais des cauchemars. Je me sentais coupable de ne pas m’être expliqué et de n’avoir rien dit à Jack. Mais, j’avais besoin de faire le point sur mes sentiments.

 

Les jours défilaient les uns après les autres, j’avais enfin du temps pour moi. Je passais le plus clair de mon temps à me balader sur la plage, à regarder l’océan. Je marchais beaucoup et cela me faisait le plus grand bien. Les employés de l’hôtel étaient gentils et ils étaient devenus un peu comme des amis. On parlait lorsque je prenais mes repas et je les aidais parfois. J’avais besoin de faire quelque chose. Le directeur de l’hôtel était aussi gentil et il avait accepté mon aide. Je ne voulais pas d’argent alors pour me remercier, il ne me faisait pas payer la location du bungalow.

C’est comme cela que je m’occupais. Il y avait toujours une petite partie de mon esprit qui pensait à Jack. Comment l’oublier ? C’était quasiment impossible, je l’avais dans la peau depuis sept ans alors ce n’était pas trois semaines loin de lui qui allait l’effacer de mes pensées. Je m’efforçais de prendre les jours comme ils venaient sans faire de grands projets. Je vivais au jour le jour et je me sentais de mieux en mieux. La vie continuait et j’étais libre.

 

 

Un mois plus tard, j’étais la plus heureuse des femmes. Des larmes coulaient mais c’étaient des larmes de joie. En effet, un long bâtonnet avec une croix rose avait changé ma vie. J’avais fais un test de grossesse et il s’était révélé positif. J’avais des nausées matinales depuis quelques temps et j’avais pensé à cette éventualité. Alors, j’ai réussi à trouver une pharmacie en ville et j’ai acheté un test pour savoir. Maintenant que j’y pensais, pendant cette unique et fabuleuse nuit, nous n’avions pris aucune précaution. Je voyais cela comme un signe du destin, qui me faisait comprendre la direction de ma nouvelle vie. J’avais toujours voulu une famille et des enfants. Je savais qu’un jour je réaliserais ce rêve mais pas si tôt. J’ai très bien pris la nouvelle. Ce n’était pas comme cela que j’avais imaginé apprendre cette nouvelle. Je pensais que je me serais mariée avec un homme que j’aimais puis après avoir passé un an ou deux, seule avec lui, nous aurions pris la décision ensemble d’avoir un enfant. Mais parfois la vie nous réserve des surprises.

 

J’ai pris contact avec un médecin de l’île, afin d’en être certaine. Le rendez-vous est arrivé quelques jours plus tard et il m’a confirmé ma grossesse. Je me suis sentie différente même si physiquement, rien n’avait changé. J’avais de petites nausées matinales, mais rien de plus. Le diagnostic était très bon, j’étais en bonne santé et tout se déroulait parfaitement bien. J’ai mis la main sur mon ventre en pensant que ma vie ne serait plus jamais la même.

 

Le temps passait très vite, j’avais trouvé un emploi à mi-temps dans la petite boutique de souvenirs. Le directeur me l’avait proposé et j’ai accepté. C’était une nouvelle expérience et j’appréciais de m’essayer à la vente même si je n’avais aucune connaissance dans ce domaine. On m’a formé pendant deux jours, ce n’était pas très compliqué, je m’en sortais plutôt bien. 

Je faisais quelque chose de totalement différent de mon ancienne vie et j’aimais cela. Bien sûr, j’étais toujours astrophysicienne et j’en étais encore passionnée mais pour un moment, cela me faisait du bien de me pas penser à sauver le monde ou à déjouer une quelconque attaque d’un ennemi. J’en étais à mon quatrième mois de grossesse et tout allait bien. Mon ventre s’était un peu arrondi. C’était une petite Lizzie qui allait venir au monde, j’en avais eu la confirmation hier. Cela m’a fait penser à ma mère, elle aurait été plus que ravie d’avoir une petite-fille.

 

Deux semaines plus tard, et oui, le temps s’écoulait trop vite dans ce petit bout de paradis. Je n’avais aucune nouvelle de la base ou de Jack. J’avais un pincement au cœur en pensant à lui. Il serait toujours présent dans mes pensées et à fortiori dans ma vie. La petite Lizzie était une part de lui. Je savais qu’il fallait lui dire mais je redoutais de le faire. Donc, pour le moment, je faisais l’autruche.

 

Je me sentais à ma place dans cet endroit. C’était un sentiment nouveau et merveilleux. J’étais dans l’arrière boutique en train de ranger quand j’ai entendu la clochette, signifiant que quelqu’un était entré. Arrivant au comptoir, j’ai eu un choc. Jack se tenait devant moi, il était là en chair et en os.

Il avait l’air d’aller mal. Sa barbe avait poussé, il avait maigri et son visage était marqué par la fatigue.

-          Sam, te voilà enfin. Dit-il comme si j’étais un mirage.

-          Jack…Réussis-je à prononcer. 

 

Il s’est précipité vers moi et m’a prit dans ses bras.

-          Je suis désolé. Je t’aime. J’aurais dû te le dire beaucoup plus tôt. Pardonne-moi.

-          C’est…moi qui suis désolée, je suis partie sans dire un mot. Pardonne-moi. Dis-je contre son oreille.

Il a reculé et m’a regardé dans les yeux.

-          Je te pardonne, ne t’en fais pas. Je suis venu pour être avec toi. Je t’aime, si tu savais à quel point.

-          Je t’aime, aussi. Avouai-je en l’embrassant.

Le revoir me faisais comprendre à quel point il m’avait manqué pendant tout ce temps. La joie et un immense bonheur m’envahissent. Il a répondu à mon baiser et m’a caressé. Il s’est arrêté net quand il a posé ses mains sur mon ventre. Il n’avait rien remarqué jusqu’à présent puisque le comptoir cachait cette partie de mon corps. Il m’a regardé dans les yeux avec un grand sourire et m’a demandé :

-          C’est bien ce que je crois ?

-           Oui, j’attends notre bébé. Tu vas être papa.

Il m’a pris par la taille et m’a fait tourner. Il était heureux et cela se voyait.

-          Tu fais de moi le plus heureux des hommes. Jamais, je n’aurais cru à un tel bonheur. Depuis quelques mois, je ne suis plus moi-même, tu es partie avec un morceau de moi. Maintenant que je t’ai retrouvé, tout va bien.

 

Un bien être résonna à l’intérieur de moi, il n’était ni en colère, ni fâché contre le fait que je me sois enfuie.

-          Viens, on va se promener sur la plage. Me dit-il. 

 

J’ai appelé la réception pour leur demander d’envoyer quelqu’un me remplacer. Un employé vint me relever rapidement. Jack m’a pris par la main et nous nous sommes dirigés vers la plage. Le silence s’est installé entre nous. Je me suis décidée à m’expliquer la première.

 

-          Je voudrais t’expliquer pourquoi je me suis enfuie. Depuis un moment, je n’avais pas le moral. La mort de Janet a été le déclencheur de ma remise en question. J’ai fais le bilan de ma vie et il n’était pas très glorieux, à part mon travail je n’avais rien. Lorsque tu es venu chez moi, je me suis laissée aller. Je n’en pouvais plus de lutter contre mes sentiments, cela faisait trop longtemps que je les réprimais. Cette nuit-là a été la plus formidable de toute ma vie. J’avais l’impression d’être enfin moi-même dans tes bras. Et puis, j’ai réalisé que nous ne pourrions jamais être ensemble à cause de la loi, je ne voulais pas que tu regrettes ce qui s’était passé car c’était merveilleux. Je sais que je t’ai fais du mal en partant sans rien te dire et je suis profondément désolé. Mais, il le fallait pour moi. J’ai été égoïste et je m’en excuse. Je suis partie et quand je suis arrivée ici, je me sentais libre, sans contrainte c’était la première fois depuis longtemps. Je n’étais pas sous pression pour sauver le monde ou pour trouver une solution. Le temps a passé et j’ai découvert que j’étais enceinte et là, ça a été le deuxième moment le plus magique de toute ma vie. J’ai tout de suite voulu de lui. Je savais qu’il fallait te le dire mais je ne savais pas comment te l’annoncer. Le bébé va très bien.

-          C’est…?

-          Une fille, je voulais l’appeler Lizzie. Cela te dérange?

-          Non, pas du tout. J’aime ce prénom. J’aurais la chance d’avoir un mini toi.

 

Nous avons continué à marcher et j’ai demandé :

-          Comment m’as-tu retrouvée ?

-          J’ai fait appel à un détective privé et j’ai d’anciens amis qui se sont reconvertis dans la recherche de personnes disparues, alors je leur ai demandé ce petit service. Ils ont mis du temps à retrouver le chemin des courriers que tu as envoyé, mais ils ont réussi quand même. Cela a pris du temps et je désespérais de te revoir un jour. En comprenant que tu ne reviendrais plus, j’ai compris à tel point je tenais à toi. Mes sentiments n’ont pas changé depuis le test Zartarc. Je suis toujours fou amoureux de toi. Je voulais te dire que je t’aime et que je comprends pourquoi tu es partie. Mais, j’ai besoin de toi. Ces derniers mois ont été insupportables, je ne dormais plus, je mangeais à peine. Sans toi, ma vie n’est rien.

 

Tout mon visage respirait le bonheur, il voulait encore de moi à ses côtés malgré ma fuite.

-          Merci. Dis-je, en souriant.

-          Je voudrais te demander de m’épouser, pas à cause du bébé mais parce que je t’aime et que je veux passer ma vie avec toi et le bébé est le plus beau cadeau de mariage que tu pouvais me faire.

J’ai sauté de joie.

-          Oui, je veux devenir ta femme, rien ne me ferais plus plaisir au monde.

 

Nous nous sommes embrassés pour sceller cette promesse. Nous avons continué à marcher le long de la plage, puis nous nous sommes arrêtés pour nous asseoir. Jack me regardait et hésitait à poser la main sur mon ventre. J’ai soulevé mon t-shirt et j’ai pris sa main pour la poser sur le petit arrondi de mon ventre, le bébé grandissait bien. Mon corps avait changé. Comme si elle reconnaissait son père, Lizzie donna un coup de pied. Jack a été très étonné et s’est exclamé :

-          C’est elle qui a fait cela.

-          Oui, c’est bien elle. Elle bouge beaucoup mais elle a dû sentir que son papa était auprès d’elle maintenant. Elle te dit bonjour.

Jack s’est penché, a fait un baiser sur mon ventre et m’a dit :

-          Coucou, c’est bien moi ton papa. Je suis désolé si je ne suis pas venu avant mais à présent, je suis là et je serais toujours là. Je te le promets.

 

Il a relevé la tête et m’a regardé droit dans les yeux, en répétant :

-          Je serais là pour toujours.

-          Merci. Je m’en veux que tu n’ais pas assisté au début de ma grossesse.

-          Rassure-toi, ce qui compte c’est que je sois là et puis, il reste encore quelques mois avant que Lizzie vienne au monde. Je vais me rattraper.

 

Nous avons profité de quelques jours ensemble au calme. Nous avons pris le temps de fêter nos retrouvailles. Nous passions notre temps sur la plage à marcher et à parler. Nous avons fait du tourisme aussi. Nous avons exploré l’île. Et chaque nuit, nous faisions l’amour avec tendresse et amour. Au premier abord, Jack avait hésité du fait que j’étais enceinte. Lorsque je lui ai dis que nous pouvons avoir, sans aucun danger pour Lizzie, des moments d’intimité, il m’a soulevé et m’a emporté dans le lit. Jamais je n’oublierai ce moment.

 

Puis, j’ai pris la décision de repartir à Colorado Springs pour vivre avec Jack. J’ai dis au revoir à tout le personnel de l’hôtel, qui m’avait accueilli et aidé pendant cette période difficile de ma vie. Je me suis installée dans la maison de Jack, cela nous parut naturel et évident.

De plus, ma maison avait été vendue. J’ai fais une demande pour revenir travailler à la base de Cheyenne Moutain mais en tant que civile et pour travailler en laboratoire. La loi ne s’appliquait plus à nous car je ne faisais plus partie de l’armée, nous pouvions être ensemble. Je ne voulais plus risquer ma vie en mission maintenant que Lizzie allait arriver.

 

Ma demande avait été acceptée, j’ai pris alors la direction des recherches à la base et tout le monde fut content de me revoir. Personne ne me tint rigueur de mon absence de ces quelques mois. Jack reprit les missions avec Teal’c et Daniel, personne ne vint me remplacer. Je préparais le mariage, qui avait lieu dans un mois et dans la plus stricte intimité, ainsi que l’arrivée de notre petit trésor. Sa chambre était prête.

 

Le jour J, tous nos amis étaient présents, Daniel, Teal’c ainsi que le général Hammond et nos familles respectives. Papa avait bien pris la nouvelle et il était ravi de me voir de retour et heureuse. Il savait que Jack et moi, nous nous aimions depuis longtemps. Mark et sa famille étaient là aussi, tout comme la famille de Jack. Ils m’avaient accepté tout de suite et ils étaient contents d’avoir une nouvelle petite-fille. Nous avons fait la cérémonie dans le Minnesota et nous avons fait la fête dans le chalet de Jack. Comme voyage de noce, nous avons décidé de retourner à Bora Bora. C’est là que nous nous étions retrouvés et c’est là que nous voulions aller fêter en amoureux notre mariage.

 

 

Je reviens à la réalité, après cette plongée dans mes souvenirs car je sentais quelque chose m’arriver.

-          Jack, je crois que nous allons devoir aller à l’hôpital.

En effet, j’avais perdu les eaux sur le transat.

Il parut étonné et s’écria :

-          Lizzie arrive ?

-          Oui, elle a décidé d’arriver un peu en avance.

Il restait encore une quinzaine de jour avant la date du terme.

-          Elle sait que nous avons hâte de la rencontrer.

 

Jack est resté calme malgré son enthousiasme, il m’a aidé à me lever. Il est allé chercher mon sac que j’avais préparé au cas où et il m’a emmené à l’hôpital.

 

 

A mon arrivée à l’hôpital, j’ai vite été prise en charge. Le personnel de l’hôpital était gentil et agréable. Jack est resté à mes côtés pendant cette longue attente. Il m’a pris la main et m’a soutenu. Dix heures plus tard, après tant d’effort, Lizzie est venue au monde à vingt heures et quatre minutes. Elle est si petite mais en parfaite santé et elle a déjà mes cheveux blonds. Je suis tellement contente de la voir après tous ces mois. J’ai explosé en pleurs, Jack a versé aussi quelques larmes.

-          Merci, mon amour. Tu as été géniale et je suis si fière de toi. Me dit-il en m’embrassant.

-          Merci à toi aussi d’avoir été là à mes côtés. Lui dis-je.

-          Ce fut un plaisir et c’est toi qui as fait tout le boulot. Elle te ressemble, elle est si belle.

 

Nous la contemplions, c’était une merveille. Enfin, je sais c’est ce que disent tous les parents, mais pour nous c’est vrai.

Maintenant, nous étions trois. Notre nouvelle vie ensemble allait commencer. Nous étions heureux et toujours autant amoureux l’un de l’autre. Ces vacances ont été les plus belles de toute ma vie.


Angelgym34  (04.12.2012 à 13:09)

Apres une énième mission périlleuse, SG1 était enfin en vacances. Une fois le débriefing terminé, Teal’c partit pour Chulak et Daniel pour l’Angleterre.
Sam, elle, était d’humeur mitigée. Certes, elle était ravie de partir en vacances mais l’idée de les passer avec Pete l’enchantait moins. Avant de quitter la base, elle prit la direction du bureau du général afin de lui souhaiter de bonnes vacances, le général s’étant lui aussi accordé le droit de partir en congés. Arrivée non loin de la vitre de séparation du bureau, elle eut la désagréable vision de voir Jack occupé avec un visiteur.
Elle eut le cœur brisé lorsqu’elle vit l’agent Johnson serrer Jack dans ses bras. Aussi elle se résigna à partir en congé sans lui dire au revoir et s’éloigna avant de se faire remarquer. Elle ne vit pas que Kerry était rapidement sortie du bureau après cette étreinte et que celle-ci écrasa une larme avant d’avancer dans les couloirs de la base.
Sam se dirigea vers les vestiaires afin de passer sa tenue civile. Bon sang qu’elle n’avait pas envie de partir en vacances avec Pete mais elle n’avait pas le choix. L’homme qu’elle désirait était inaccessible de par la loi de non fraternisation mais aussi parce qu’il avait une femme dans sa vie maintenant.
Alors qu’elle enfilait son jean bleu, elle eut la surprise de voir l’agent Johnson entrer dans les vestiaires.
-« Bonjour Colonel Carter. »
-« Bonjour Agent Johnson. » répondit la militaire. « Vous cherchez quelqu’un ? »
-« Oui, vous. » lui répondit l’agent de la CIA.
-« Moi ? Et pourquoi donc ? » demanda Sam tout en continuant de s’habiller.
-« En fait, je suis venue vous dire que je partais. » déclara Kerry. « Définitivement. Je repars à Washington. »
-« Oh. Et bien, au revoir dans ce cas. »
-« Je suis venue aussi vous dire que vous êtes vraiment des imbéciles tous les deux. » asséna Kerry tout en s’approchant de la jeune femme.
-« Je vous demande pardon ? » répondit Sam en sentant la colère monter en elle.
-« Ne le prenez pas mal. Mais j’ai vu les liens qui vous unissent à Jack et je sais les sentiments que vous éprouvez l’un pour l’autre. Je trouve simplement dommage que vous ne fassiez pas tout en sorte pour vivre cet amour. » lui dit Kerry en parlant bas.
-« Nous sommes simplement amis, rien de plus. Et je suis avec quelqu’un, ne l’oubliez pas. Tout comme il est avec vous. »
-« Nous ne sommes plus ensemble. Son cœur bat pour vous et il n’y avait pas de place pour moi. » avoua Kerry. « Quant à ce crétin que vous fréquentez, j’espère que vous finirez par vous rendre compte à temps que vous ne pouvez être heureuse qu’avec Jack. »
-« Pete n’est pas un crétin et je n’ai pas de compte à vous rendre ! » ragea Sam avant de quitter les vestiaires très en colère.
Sam prit l’ascenseur pour rejoindre la surface et se dirigea vers sa voiture. Elle était folle de rage. Traiter son petit-ami de crétin l’avait mise hors d’elle. Sur la route menant vers chez elle, elle se rappela une phrase que sa mère lui disait souvent
-« Seule la vérité peut nous mettre en colère. » pensa la militaire. « C’est un crétin, je le sais, mais il est ma seule chance de fonder une famille maman. Pardonne-moi. »
Une fois arrivée devant sa maison, elle gara sa voiture dans l’allée puis quitta le véhicule en verrouillant les portières. Sam souffla un bon coup, se recomposant le visage de la parfaite petite-amie et rentra chez elle.
-« Je suis rentrée. » dit-elle sachant que Pete voulait qu’elle fasse ça à chaque fois qu’elle arrivait.
-« Tu en as mis du temps pour rentrer. On va être en retard pour le départ. » la sermonna Pete. « Tu aurais pu faire un effort quand même. »
-« Pete, j’avais du travail que je devais impérativement terminer avant de partir en congé. Tu peux comprendre ca non ? » râla la jeune femme. « Et d’ailleurs, quel départ ? »
-« Nous partons en vacances loin de Colorado Springs. J’ai fait les valises. Maintenant hop, en voiture, on file. » répondit le policier.
-« Pardon ? Tu as tout planifié sans juger bon de m’en parler ? Tu as fait ma valise en plus ? »
-« Oui. C’est une surprise que je te fais. Je suis sûr que tu vas trouver le cadre paradisiaque. »
-« Bon d’accord, je passe pour cette fois alors. Je te suis. » abdiqua-t-elle.
Le couple sortit de la demeure et monta dans la voiture de l’homme. Sam n’était pas contente du tout de la tournure que les choses prenaient. Le trajet fut des plus silencieux étant donné que Pete n’aimait pas qu’on lui adresse la parole pendant qu’il conduisait. Au bout que 5h de route, ils arrivèrent à destination.
-« C’est notre hôtel. Il est classe n’est-ce pas ? » sourit Pete, fier de lui en rentrant dans la chambre.
-« Tu te moques de moi c’est ça ? Tu appelles ça un hôtel classe ? » s’énerva Sam « Moi, j’appelle ça un motel miteux. »
-« C’est que pour dormir de toute façon. Allez, allons diner et ensuite, nous viendrons nous coucher. Une bonne journée nous attend demain. » argumenta le policier.
-« Et quel est le programme ? » demanda Sam en levant les yeux au ciel.
-« Surprise. Tu vas voir, ça va être super. » lui répondit Pete.
-« Si tu le dis »
Ils quittèrent ainsi leur chambre et Pete la conduisit dans un petit restaurant très mignon et intimiste.
-« Alors, ça te plait ? » demanda le policier.
-« C’est ravissant. Merci. » sourit Sam.
Lorsque le serveur vint à leur table, il n’eut pas le temps de leur donner les menus que déjà Pete prenait la parole.
-« Ce sera 2 plats du jour, une demi carafe de rosé et 2 cafés. » commanda Pete.
-« Bien monsieur. » répondit le serveur en s’éloignant rapidement de la table, n’ayant pas raté le regard furieux de la jeune femme.
-« Tu commandes à ma place maintenant ? » ragea Sam.
-« C’est le plat le moins cher et ça suffit pour un repas. » lui répondit le policier en regardant la jolie brune de la table d’à côté.
-« Ben la prochaine fois, abstiens toi de commander à ma place. » ordonna Sam, préférant ne pas relever le matage de son compagnon.
Le repas se déroula dans le plus grand silence. Sam n’avait déjà pas eu envie de partir en vacances avec lui mais si en plus, il la conduisait dans un hôtel miteux et commandait à sa place, elle ne resterait pas très longtemps avec lui.
Pete paya l’addition et ils sortirent du restaurant pour rentrer à l’hôtel. Arrivés, Sam alla se changer dans la salle de bain et fut ravie de constater que la pièce n’était pas trop sale. Certes, ça ne brillait pas mais ce n’était pas immonde.
Une fois en pyjama, elle laissa la place au policier afin qu’il puisse se changer lui aussi. Elle en profita pour ouvrir le lit et ce qu’elle vit la rendit furieuse. En effet, les draps étaient plein de tâches et même troués par endroit.
-« Je refuse de dormir dans ce lit. Les draps sont dégueulasses et troués. » ragea Sam.
-« Mais non, il est très bien ce lit. Ça ne change pas du mien. » répondit le policier sans honte.
-« Et ben, dors la dedans si tu veux mais moi, je dormirai dans le fauteuil. » râla Sam. « Et je suis bien contente de ne pas avoir été chez toi dans ce cas.»
Sam écarquilla les yeux de stupeur lorsqu’elle vit Pete se coucher dans le lit et lui souhaiter une bonne nuit. Elle commençait à se rendre compte qu’il n’était pas du tout comme il le prétendait et surtout comme son frère lui avait dit.
Sam s’assit donc dans le fauteuil et attendit que la nuit passe en somnolant. Juste avant de s’endormir, elle pensa que si elle avait été avec Jack, rien ne se serait passé de cette façon. Néanmoins, elle décida de voir ce que donnerait la journée du lendemain. Peut-être que Pete avait réellement prévu une journée merveilleuse.
Le lendemain matin, Sam se réveilla en même temps que le soleil se leva. De toute façon, vu le confort du fauteuil, se réveiller n’avait pas été trop dur. Voyant que Pete dormait toujours, elle en profita pour aller faire sa toilette. Elle retira son pyjama, se brossa les dents puis ouvrit le rideau pour entrer dans la douche.
Elle se figea devant la scène. La douche était immonde. Les joints étaient noirs et moisis, le bac était plein de cheveux et de poils et le pommeau de douche avaient des taches de couleur suspecte. Elle frémit d’horreur et décida de faire la toilette au lavabo avec un gant.
Une fois habillée et coiffée, elle choisit de refermer le rideau de douche et de ne rien dire à Pete. Ainsi elle verrait bien sa réaction. Lorsqu’elle sortit de la salle de bain, elle constata que son compagnon était réveillé et attendait pour faire sa toilette.
-« Tu peux y aller, la place est libre. » fit Sam en rangeant sa trousse de toilette et son pyjama dans sa valise.
-« Ok, je me dépêche. Après, à nous la journée de rêve. »
Pour patienter, Sam prit place sur le fauteuil et attendit tranquillement. Qu’elle ne fut pas sa stupéfaction d’entendre l’eau de la douche couler et Pete chantonner.
-« Mon dieu, mais cet homme est vraiment un porc pour prendre sa douche dans cette saleté. » pensa-t-elle, dégoutée.
Pete sortit à peine quelque minutes plus tard de la pièce, prit ses papiers et intima à sa compagne de le suivre. Ils prirent place dans la voiture et Pete mit le contact.
-« Pas de petit-déjeuner ? » s’étonna Sam.
-« Non, c’est mauvais pour la santé. On mangera sur place. » lui répondit l’homme.
Au bout d’une quinzaine de minutes de route, Pete se gara sur le parking qui se trouvait en fait être un énorme pâturage. Des centaines d’autres véhicules étaient également garés. Sam ne dit rien mais se demandait en quoi la journée allait être paradisiaque.
-« Euh, Pete, on est où ? »
-« Ben à la foire annuelle d’Amarillo. Tu vas voir, ça va être génial. Il va y avoir des rodéos, des spectacles de taureaux, des ribbs grillés et des frites. Ça va être extra !! » répondit-il fier de lui. « Il va y en avoir pour la semaine pour faire le tour. »
-« Pardon ? Tu me traines dans le Texas pour voir du rodéo et manger des ribbs grillés ? » hurla Sam. « Non mais tu te fous de moi c’est ça ? »
-« Mais non, arrête de faire ta rabat-joie. Faut te décoincer ma belle. » fit Pete en s’éloignant vers les premiers spectacles.
Sam resta figée sur place en le regardant s’éloigner. Et dire qu’elle avait pensé faire sa vie avec ce type, elle avait vraiment perdu la tête. Une larme roula sur sa joue avant même qu’elle ne s’en rende compte.
-« Hum, excusez-moi Madame. » fit un homme sur sa gauche.
-« Que voulez-vous ? » fit Sam assez méchamment.
-« Je suis désolé mais j’ai entendu votre conversation avec votre compagnon. Et comme je redescend en centre-ville, j’ai pensé que vous voudriez peut-être que je vous y dépose. »
-« Vous me prenez pour une idiote qui va monter dans la voiture d’un inconnu, c’est ça ? »
-« Vous voyez, la vieille dame là-bas près du 4x4, c’est ma mère. Elle est fatiguée alors je la ramène chez elle. De plus, je suis marié et j’aime profondément ma femme alors vous n’avez rien à craindre de moi. Promis. » fit l’homme en tout sincérité.
-« Très bien. Je vous suis dans ce cas. » accepta Sam tout en restant méfiante.
Elle suivit l’homme pour rejoindre la vieille dame et ils montèrent tous les trois dans le véhicule. Le retour en centre-ville fut plus rapide et l’homme déposa Sam près du motel.
-« Je vous remercie Monsieur. C’est vraiment gentil à vous de m’avoir proposé de me ramener. Au revoir. »
-« Au revoir Mademoiselle et bonne chance. « firent l’homme et la vieille dame.
Sam leur fit un sourire et se dirigea vers le motel et fut ravie d’avoir la clé de la chambre dans son sac. Elle entra dans la pièce et s’assit sur le fauteuil. Elle sortit son téléphone portable de son sac à main et le fixa un bon moment avec de souffler un bon coup.
Elle composa le numéro de Jack et attendit patiemment qu’il décroche. Elle est certaine qu’il l’avait sur lui car, en étant général, il se devait d’être joignable à tout moment.
-« Y a intérêt que ce soit grave pour me déranger !! » répondit Jack sans faire attention au nom qui s’était affiché sur l’écran.
-« Mon général, c’est … » commença la jeune femme.
-« Carter ? Que se passe-t-il ? Vous n’êtes pas censée être en vacances avec le policier ? » s’inquiéta Jack tout de suite.
-« Si si, nous sommes en vacances dans le Texas. »
-« Dans le Texas, que diable êtes-vous allée faire la bas ? Il n’y a que des rodéos à cette période de l’année et vous avez horreur de ce genre de spectacle. »
-« Ben vous, vous le savez. Apparemment, ce n’est pas le cas de Pete. » répondit Sam, une larme coulant sur sa joue. « Mais je constate que tout se passe bien pour vous alors je ne vais pas vous embêter plus longtemps. Désolée de vous avoir déranger. Au… »
-« Rahhhhh, Carter. Cessez de dire des âneries voyons. Vous savez très bien que vous ne me dérangez jamais. D’ailleurs, si vous m’appelez, ce n’est certainement pas que pour savoir si je vais bien. Alors, que vouliez-vous ? » râla Jack, ayant une petite idée ou du moins de l’espoir sur la raison de cet appel.
-« Ben euh, en fait, je … » bégaya la jeune femme. « Je me demandais si... vu que… enfin... »
-« Sam, vous voulez venir passer le restant de la semaine à mon chalet, c’est ça ? » demanda Jack, afin d’aller plus vite.
-« Ben euh… Je ne voudrai pas vous déranger… » répondit Sam, affreusement gênée.
-« Prenez le premier avion pour Minneapolis, je vous récupère à l’aéroport. » ordonna Jack. « Tenez-moi au courant de l’heure de votre arrivée. »
-« Merci beaucoup monsieur. Je n’aurai jamais pu rester ici dans ce motel et tout. » le remercia la jeune femme.
-« Je me doute bien Carter, sinon vous ne m’auriez pas appelé. Filez maintenant. A tout à l’heure. »
-« A tout à l’heure monsieur. » fit-elle en raccrochant.
Sam remit son téléphone dans son sac qu’elle mit sur son épaule, prit son sac de voyage et sortit de la chambre. En allant à la réception, elle constata que le réceptionniste était absent aussi elle se dépêcha de poser la clé sur le comptoir et ressortit en direction du bord de la route. À peine sur le trottoir, elle vit arriver un taxi et leva sa main pour l’appeler. Elle monta dans le véhicule et demanda au chauffeur de la conduire à l’aéroport. Il se remit en route sans tarder et se montra tres courtois.
-« Pouvez-vous me dire combien de temps de route il va y avoir pour arriver à l’aéroport ? »
-« Il faut compter environ 45 minutes vu la circulation à cette heure-ci, madame. »
-« D’accord, merci. »
Le trajet fut agréable car le chauffeur était peu bavard et respectait le silence de la militaire. En effet, celui-ci ne parlait que lorsque Sam ouvrait la discussion. Arrivés, le chauffeur s’arrêta sur le premier emplacement disponible.
-« Il vous faudra remonter sur 50m environ jusqu’à la porte. C’est bondé alors je ne peux pas me garer plus près. »
-« Très bien. Je vous remercie. C’est combien pour la course ? »
-« Pour vous, ce sera seulement 10 dollars. »
-« Tenez. Au revoir Monsieur. »
-« Au revoir Madame. »
Sam prit ses sacs et quitta le taxi. Elle remonta rapidement en direction de l’entrée de l’aéroport puis se dirigea vers le guichet afin de prendre un billet.
-« Bonjour Madame. Je voudrai un billet pour le premier vol disponible en partance pour Minneapolis s’il vous plait. »
-« Le premier vol disponible décolle dans 30 minutes. Vous avez encore le temps de le prendre. Cela vous convient-il ? » demanda l’hôtesse.
-« C’est parfait, je prends. »
-« Dans ce cas, cela vous fera 380 dollars, s’il vous plait. »
-« Je paie par chèque. » fit Sam tout en le remplissant. « Voici ».
-« Très bien. L’embarquement se fait Porte 5. Je préviens mes collègues que vous arrivez. »
-« Merci. » répondit Sam en prenant son billet et en filant directement vers la porte.
Arrivée, elle passa d’abord la barrière de sécurité puis se dirigea rapidement vers la porte. Elle présenta son billet et ses papiers d’identité. Elle monta à bord, mit son sac de voyage dans le compartiment prévu à cet effet et prit place sur son siège.
Le vol devant durer cinq heures, Sam estima qu’elle arriverait à Minneapolis vers 16h15. Elle envoya donc rapidement un message à son supérieur.
« Je suis dans l’avion. Arrivée prévue à 16h15.A tout à l’heure»
La réponse ne se fit pas attendre et Sam fut ravie qu’il n’ait pas changé d’avis.
« Très bien, je serai là. Bon vol et à tout à l’heure. »
Sam n’eut pas le temps de répondre que le commandant de bord annonça que le décollage était imminent et demanda ainsi à ce que tous les appareils électroniques soient éteints le temps du décollage.
Etant donnée la nuit qu’elle avait passée, Sam s’endormit rapidement avant même de penser à répondre à Jack. Elle dormit durant la totalité du vol et ce fut une hôtesse qui vint la réveiller juste avant la procédure d’atterrissage.
Une fois l’avion accroché au couloir, les passagers quittèrent l’appareil tranquillement. Sam laissa le plus gros flot sortir puis se leva, attrapa son sac dans le compartiment et mit son sac à main sur l’épaule. Elle longea l’allée et quitta à son tour l’avion.
Elle passa les douanes puis les portiques de sécurité. Comme elle n’avait pas mis de bagages en soute, elle se dirigea directement vers la sortie de la zone de sécurité. Elle fut un peu déçue de ne pas voir son supérieur mais il avait tout à fait le droit de ne plus vouloir d’elle chez lui.
-« Bonjour Carter. » fit Jack derrière elle.
-« Ahhh… Vous m’avez fait peur monsieur. » sursauta Sam. « J’ai horreur de quand vous faites ça. »
-« Pardon, ce n’était pas mon intention. »
-« Je me doute bien. Bonjour Monsieur. »
-« Vous avez fait bon vol ? » fit Jack en lui prenant son sac des mains et en se dirigeant vers la sortie.
-« Oui merci. Mais en fait, j’ai dormi pendant tout le vol. »
-« Nuit agitée ? »
-« Plutôt inconfortable monsieur. »
-« Vous me raconterez ça au chalet si vous le voulez. » fit Jack en mettant le sac dans le coffre.
Il intima à Sam de monter dans le véhicule puis il prit place derrière le volant. Il mit le contact et prit la route vers son chalet. Le trajet fut silencieux car Sam s’était de nouveau assoupie, bercée par le mouvement du 4X4.
Arrivés au chalet, Jack gara le 4x4 devant la bâtisse et coupa le contact. Il regarda tendrement la jeune femme assoupie sur le fauteuil passager. Après toutes ces années, il avait encore du mal à réaliser qu’elle était ici avec lui.
À contrecœur, il dût se résoudre à la réveiller malgré le fait qu’il savait qu’elle était fatiguée et qu’elle manquait de sommeil. Il ne pouvait quand même pas la laisser dormir dans la voiture.
-« Carter, on est arrivé. Réveillez-vous. » fit Jack le plus doucement possible.
Voyant qu’elle n’avait pas l’air d’émerger, il la secoua légèrement par l’épaule comme il le faisait à l’époque au cours de leurs missions.
-« Mmm. On est arrivé ? » demanda Sam, à moitié réveillée.
-« Oui. Nous allons rentrer dans le chalet pour que je vous fasse faire le tour du propriétaire et ensuite, on ira marcher près du lac si vous le voulez. »
-« D’accord. » fit Sam en sortant de la voiture et en le suivant vers le chalet.
Jack posa le sac de voyage de la jeune dans un coin de l’entrée et la laissa pénétrer dans le chalet. Sam fut subjuguée par la beauté de la pièce. Le salon était rustique et empreint d’une luminosité éclatante. Jack lui fit faire la visite des lieux et lui donna la chambre d’amis en y déposant ses affaires. Ils retournèrent ensemble dans le salon afin de pouvoir discuter tranquillement.
-« Alors, on va rapidement mettre les choses au point. Plus de grades ni de monsieur. On est en vacances alors on utilise nos prénoms. Ok Sam? » déclara Jack sur un ton très sérieux.
-« D’accord Jack. » sourit la jeune femme.
-« Parfait. Vous voulez boire quelque chose ? » demanda Jack.
-« Je veux bien un café s’il vous plait. »
Le militaire lui fit un sourire et se dirigea vers la cuisine afin de préparer du café. Alors qu’il s’éloignait de la jeune femme, il entendit une sorte de gargouillement.
-« Sam ? » fit Jack, surpris. « Vous avez faim ? »
-« Non, du tout. » grimaça Sam alors que son estomac gargouilla de nouveau.
-« Saaaaaam… Si vous avez faim, dites le moi, je ne vais quand même pas vous manger. » rala le militaire. « Par contre, je suis étonné. D’habitude, entre le petit-déjeuner et le repas du soir, vous n’avez que très rarement faim ainsi. Vous m’expliquez ? »
Sans attendre la réponse, Jack alla dans la cuisine afin de préparer le café et commença à sortir quelques petits gâteaux.
-« En fait, mon dernier repas remonte à hier soir et il était assez léger d’ailleurs. »dit-elle en baissant la tête de honte.
-« Comment ça léger ? Pas de petit-déjeuner ce matin ? » s’exclama Jack, en rangeant les gâteaux et sortant une assiette d’un placard.
-« Ben, en fait.. Hier soir, en arrivant au Texas, Pete m’a emmenée diner dans un petit restaurant et il a commandé le plat du jour. »
-« Et vous ? Vous avez pris quoi ? » demanda Jack, intéressé.
-« Ben il m’a commandé la même chose. Résultat, le plat du jour était un simple Steak-Frites. Suivi d’un café et terminé. »
-« Il a commandé pour vous ? » s’indigna Jack alors qu’il préparait finalement un sandwich au poulet et aux crudités pour son amie.
-« Oui. Et ce matin, en quittant l’hôtel, il n’y a pas eu de petit-déjeuner car selon lui, c’est mauvais pour la santé. » continua la jeune femme, en colère. « Du coup, je n’ai rien pu manger et je n’ai même pas eu droit à un café. »
-« Mais c’est vraiment un connard ce mec. » s’offusqua Jack. « Pardon, je ne voulais pas insulter votre petit-ami. »
-« Ex petit-ami. » sourit Sam. « Alors vous pouvez dire que c’est un connard si vous le voulez. Et je rajouterai doublé d’un gros porc. »
-« Comment ça ? » alors qu’il apportait sur la table basse un plateau avec les tasses de café et le sandwich. « Tenez votre café et mangez ça, ça vous fera du bien. »
-« Merci. » fit-elle en lui souriant et en prenant le sandwich afin de mordre dedans. « La chambre était vraiment horrible. Les draps du lit étaient plein de taches plus suspectes et troués par endroit. Quant à la salle de bain, la douche était vraiment dans le dernier des états. »
-« Vous avez dormi où dans ce cas ? Et votre toilette ?»
-« Ben, lui dans le lit. Moi dans le fauteuil. » répondit-elle tout en continuant de manger. « Pour la douche, je me suis contenté de la faire au lavabo. Lui par contre, ça ne l’a pas dérangé de prendre une douche. »
-« Beurk…. » fit Jack dégouté.
-« Et sa journée de rêve était en fait une journée à un festival de rodéo et manger des frites. Alors je suis partie. Un homme m’a gentiment raccompagnée en ville puis je vous ai appelé.»
-« Et Pete, il va s’inquiéter de ne pas vous trouver. »
-« Ben je suis partie depuis 7h et il ne m’a pas appelé sur mon portable, donc je pense qu’il ne s’est même pas rendu donc de mon absence. De plus, je lui ai laissé un mot dans la chambre lui disant que tout était terminé entre nous. » répondit-elle alors qu’elle venait de terminer le sandwich. « Puis j’ai pris l’avion et me voilà. »
-« Vous avez bien fait de m’appeler. Je suis ravi que vous soyez ici. » ajouta Jack, sincèrement.
-« Moi aussi, je suis contente d’être ici. » lui sourit-elle. « Me permettez-vous d’aller prendre une douche ? »
-« Bien sûr voyons. Venez, je vais vous donner une serviette. » fit Jack en se levant pour la conduire à la salle de bain.
Arrivés dans la pièce, il lui montra l’emplacement des serviettes et lui fit une place pour laisser sa trousse de toilette.
-« Prenez votre temps surtout. » voulut la rassurer Jack. « Ensuite, nous irons nous balader près du lac si ça vous dit. »
-« Ce sera parfait. Merci Jack. » répondit la jeune femme en lui faisant un magnifique sourire.
-« Je vais vous montrer ce que c’est des vacances merveilleuses. » rajouta le militaire en sortant de la pièce et refermant la porte derrière lui.
Sam sourit et commença à se déshabiller. Une fois nue, elle ouvrit sa trousse de toilette et constata que Pete ne lui avait pas mis son gel douche. Elle pesta contre lui et dût se résigner à appeler Jack.
-« Jack ? » dit Sam au travers de la porte.
-« Un problème Sam ? »
-« Non non. Pete ne m’a pas mis de gel douche dans ma trousse de toilette. Puis-je vous en emprunter un ? » demanda Sam, immensément gênée de lui demander une telle chose.
-« Bien sûr. Regarder dans le meuble à droite du lavabo. Vous devriez y trouver un gel douche à la vanille. C’est celui de Cassie la dernière fois qu’elle est venue. »
-« Merci Jack. » répondit Sam.
Elle se dirigea vers le dit placard, prit le gel douche et pénétra enfin dans la cabine de douche. La jeune femme ouvrit l’eau pour la régler à la bonne température puis se mit enfin sous le jet. Cela lui faisait un bien fou. Une fois bien mouillée, Sam coupa l’eau et se savonna vigoureusement. Elle se rinça ensuite puis sortie de la cabine pour se sécher. La militaire s’habilla de vêtement propre puis rangea la pièce.
Elle quitta la salle de bain et rejoignit Jack qui l’attendait dans le salon.
-« La douche vous a fait du bien ? » sourit Jack.
-« Oh que oui. Ça m’a fait un bien fou. » avoua Sam, le sourire aux lèvres. « Merci. »
-« Sortons. Nous allons aller nous promener un peu histoire de nous dégourdir les jambes et ce soir, je vous emmène diner en ville. » fit Jack en se dirigeant vers l’extérieur du chalet.
-« En ville ? Pourquoi ? » demanda Sam, stupéfaite par ses dires.
-« Parce que ça me fait plaisir. » lui répondit le militaire en la regardant tendrement. « Et promis, je vous laisserai commander ce que vous voudrez. »
La jeune femme éclata de rire et lui donna un coup sur l’épaule.
-« Et tapez moins fort, ça fait mal. » grimaça Jack en se tenant l’épaule.
-« Oh pardon, je suis désolée. Pardon… »s’excusa Sam. « Je savais que j’aurai pas dû venir. J’le savais. »
Sam se retourna et se mit en direction du chalet pour récupérer ses affaires tout en marmonnant de plates excuses. Voyant cela, Jack se dépêcha de la rattraper.
-« Je plaisantais Sam. Je plaisantais. » la rassura Jack en la prenant dans ses bras. « Maintenant que vous êtes enfin ici, je n’ai pas envie de vous voir partir. »
Jack la serra encore un plus dans ses bras de façon à coller un peu plus son torse contre le dos de la jeune femme.
-« Restez s’il vous plait. » murmura Jack à l’oreille de Sam.
-« Heu, on continue le tour du lac ? » fit la jeune femme en se dégageant, gênée.
-« Bien sûr. Allons y. » lui répondit Jack en lui prenant la main.
Il sentit rapidement que Sam essayait de retirer sa main aussi la sera-t-il un peu plus et entrecroisa leurs doigts. La militaire fut stupéfaite par ce geste et regarda leurs mains liées tout en continuant de marcher. Jack remarqua rapidement la direction de son regard et se décida à enfoncer le clou.
-« Quoi ? C’est trop peut-être ? » fit Jack, un immense sourire sur les lèvres.
-« Hum. Pete ne m’a jamais tenue ainsi. »
-« Peut-être mais moi, je ne suis pas un connard doublé d’un gros porc. » répondit le militaire en tout sincérité.
La jeune femme se mit à glousser.
-« Ah non Sam. Je veux bien vous laisser choisir votre menu, même choisir le mien si vous voulez. Mais on ne glousse pas. » déclara Jack, faussement sérieux et agitant son doigt.
Ceci eut pour effet de faire éclater de rire la militaire. Elle mit un petit moment avant d’arriver à se calmer.
-« Je n’aurai jamais autant ri en cinq minutes avec vous qu’avec Pete en un an. » déclara-t-elle.
La jeune femme se figea et devint aussi blanche qu’un linge. Elle venait de réaliser qu’elle venait de passer une année avec ce gros porc et que peut-être, au vu de ses regards envers les autres femmes, il ait pu aller voir ailleurs.
-« Oh mon dieu. Il faut que j’aille en ville. J’ai besoin d’une prise de sang. » paniqua Sam.
-« On se calme Sam. Les laboratoires sont fermés à cette heure-ci. Et pourquoi vous auriez besoin d’une prise de sang d’abord ? »
-« Ben il a pas arrêté de regarder d’autres femmes, alors si jamais.. Oh mon dieu… » pleura la jeune femme.
-« Stop. Du calme, cool. Promis, je vous emmène dans un laboratoire d’analyse dès demain matin. » la calma Jack. « Pour le moment, vous vous détendez. On va passer une bonne soirée dans un petit restaurant, et ensuite, on avisera. Ok ? »
-« Ok. » fit Sam en séchant ses larmes.
-« Et s’il vous a refilé la moindre saloperie, je le raye de l’univers. » voulut la faire rire Jack. « De toute façon, même si vous n’avez rien, dès que je le croise, je le raye de l’univers quand même. Ça fera juste un gros porc en moins sur cette planète. »
Cette phrase eut le mérite de faire rire la jeune femme. Dieu qu’il aimait la voir rire et sourire.
-« Merci. » lui dit Sam, une fois calmée et le prenant dans ses bras.
-« Je savais bien que je vous plaisais. » répondit Jack en resserrant ses bras autour d’elle et profitant de l’instant.
-« Mais vous me plairez toujours Jack. » lui répondit-elle en s’éloignant légèrement de lui afin de pouvoir le regarder dans les yeux.
Jack fut stupéfait et ne sut que répondre à cette déclaration. Elle venait de le souffler avant même qu’il ait pu le voir venir.
-« Moi, je vais me promener. Vous venez ? » fit Sam en sortant des bras du militaire, un sourire éclatant sur le visage.
Jack secoua la tête face à la réplique de la jeune femme et se mit à la suivre tranquillement.
-« Vous ne perdez rien pour attendre Sam. »
-« Je sais. »
La promenade se continua jusqu’en début de soirée. Puis tranquillement, après s’être préparés, ils quittèrent le chalet à bord du 4x4 et se dirigèrent vers le centre-ville. Jack l’emmena dans un petit restaurant tout simple et choisit une table en terrasse. Le repas fut très agréable pour chacun d’eux. Ils parlèrent de tout et de rien puis décidèrent de terminer la soirée en allant marcher dans la jolie rue piétonne à proximité.
Il y avait beaucoup de monde dans cette rue. En effet, de nombreux bars accueillaient leurs clients en terrasse et il y avait même quelques petits spectacles de rue. Ils s’arrêtèrent pas loin d’un groupe d’homme afin de regarder un jongleur exécuter son numéro. Jack fut furieux de constater qu’un des hommes du groupe détaillait Sam du regard et la trouvait à son gout.
Afin de calmer les ardeurs de ce type, le militaire passa son bras autour des épaules de la jeune femme comme marquant sa propriété. Jack fixait l’homme du regard, le défiant de s’approcher de la militaire. Le gars choisit de détourner ses yeux et jeta son dévolu sur une autre jeune femme.
-« C’est juste pour éviter que ce type me drague, votre bras ? » demanda Sam, l’air de rien.
-« Non, juste pour éviter que je ne lui casse la gueule s’il vous approche de trop près. Je n’ai aucune envie de vous partager. J’ai déjà failli vous perdre une fois à cause de l’autre connard, alors, je n’vais pas laisser ça se reproduire. » avoua Jack, soudain très sérieux.
-« Jack, je … » fit Sam alors que quelques larmes coulaient le long de ses joues.
-« Oh... Pardon, je ne pensais pas que ce type vous intéressait. » articula difficilement le militaire en s’éloignant. « Je ne vous embêterai pas. »
-« Non, Jack attendez. Ce n’est pas du tout ça. » contra la jeune femme. « Mais vous savez bien que nous n’en avons pas le droit. »
-« Je vous propose de continuer cette conversation au chalet. » dit Jack puis ajouta en parlant doucement « Il y a trop d’oreilles ici. »
Sam se contenta d’acquiescer puis ils se dirigèrent tranquillement vers la voiture. Ca laissait le temps à chacun de repenser à leur début de conversation.
Sur le chemin, Jack vit un élément qui l’intéressa fortement.
-« Un instant Sam. J’en ai pour cinq minutes. » lui dit Jack en se dirigeant vers la devanture d’un magasin.
Quelle ne fut pas la surprise de la militaire en le voyant sortir son portefeuille devant un distributeur de préservatifs. Elle vit Jack récupérer la boite et la mettre dans sa poche.
Quant au militaire, fier de son idée, il se retourna pour rejoindre Sam. Il fut stupéfait de faire face à une Sam livide.
-« Sam, tout va bien ? » demanda Jack inquiet.
-« Vous … » répondit Sam en fermant les yeux. « En fait, c’est tout ce que vous voulez de moi alors ? »
-« Pardon ? » réagit Jack, se demandant de quoi Sam pouvait bien parler.
Il vit la jeune femme les larmes aux yeux et désemparée. Puis soudain la lumière se fit dans son esprit.
-« Non non pas du tout Sam. » voulut la rassurer Jack. « C’est juste au cas où. Promis ».
-« Vous êtes vraiment un mec tiens. On n’a pas fini notre conversation que vous pensez déjà à me mettre dans votre lit. » fit Sam en s’approchant du 4x4
-« Sam.. Je… »
-« Ramenez-moi. Demain je retourne à Colorado Springs. »
Jack déverrouilla la voiture et chacun prit sa place. Il mit le contact et les ramena au chalet. Le silence faisait rage dans la voiture. Jack essayait de trouver une idée sur la façon dont il pourrait s’expliquer avec la jeune femme. Ils arrivèrent bien vite devant le chalet et Jack coupa le contact. Il n’eut pas le temps de descendre du véhicule que Sam se trouvait déjà devant la porte du chalet à l’attendre.
Il sortit de la voiture, la verrouilla et alla ouvrir la porte d’entrée. Sam s’engouffra immédiatement à l’interieur et voulut se diriger vers sa chambre lorsque Jack lui attrapa le bras pour l’en empecher.
-« Sam, s’il vous plait, nous devons parler. » fit Jack, attristé.
-« Non, pas la peine. » tonna Sam.
-« S’il vous plait. Laissez-moi au moins vous expliquer. »
-« Très bien. » répondit la jeune femme en s’installant dans le canapé. « Je vous laisse dix minutes. »
-« Merci » souffla Jack en prenant place sur le canapé. « En fait, je sais pas trop comment commencer. »
-« Les préservatifs, pourquoi ? »
-« Ben en fait, vu que vous voulez faire des analyses de sang, c’est que vous avez peur qu’il vous ait refilé une saloperie. Alors je me suis dit que si, hum, on venait à faire l’amour tous les deux, vous voudriez utiliser des préservatifs. Alors voilà, j’en ai pris au cas où. Alors certes, je vous veux dans mon lit, mais certainement pas pour une seule nuit.»
-« Deux alors ? » rougit la jeune femme.
-« Non pas deux seulement non plus. » sourit Jack. « Toutes les nuits jusqu’à la fin de nos jours. »
-« J’aimerai beaucoup ca mais on en revient toujours au même point. Nous n’avons pas le droit » dit Sam, doucement.
-« En fait, si nous en avons le droit maintenant. » fit Jack, en prenant les mains de Sam dans les siennes.
-« Comment est-ce possible ? »
-« Hum, en fait, j’ai fait ce que Kerry m’a conseillé. » avoua Jack.
-« C’est-à-dire ? » demanda Sam, les sourcils froncés et le visage livide par le fait d’entendre le prénom de cette femme.
-« J’ai demandé ma mise à la retraite et le président a accepté. » répondit Jack en ajoutant rapidement « Mais je ne quitte pas le SGC. »
-« Je ne comprends pas. Qu’allez-vous faire ? » demanda Sam, confuse.
-« Je garde le commandement de la base mais désormais, je serai civil. » sourit Jack. « Ce qui veut dire que la loi ne s’applique plus à nous et que nous avons le droit de vivre une relation tous les deux. »
Sam sourit et entrelaça ses doigts à ceux de Jack. Leurs visages se rapprochèrent et leurs lèvres se soudèrent en un tendre baiser. Ils finirent par se séparer par manque d’air mais laissèrent leur front l’un contre l’autre.
-« Je vous aime Jack »
-« Oh mais moi aussi, je t’aime Sam.
Ils reprirent les baisers lorsque tout d’un coup, la jeune femme s’éloigna du militaire et se leva. Jack resta pantois, ne comprenant pas ce qu’il pouvait bien se passer dans la tête de sa compagne. Sam se dirigea vers la veste de son homme pour récupérer la boite de préservatifs.
-« Viens, on a de la marchandise à tester » fit Sam en tendant sa main vers Jack, un sourire aux lèvres.
-« Sam, tu es sûre ? Je ne les ai pas achetés pour que tu te sentes obligée. » hésita le militaire.
-« Je sais tout ça. Allez viens. » répondit Sam en le guidant vers la chambre.
La nuit fut magique pour le nouveau couple. Le lendemain, ils se rendirent en ville afin de permettre à Sam de faire les analyses de sang qu’elle voulait. Selon le laborantin, ils n’auraient les résultats que trois jours plus tard. Malgré son angoisse, Sam faisait en sorte de rester gaie et Jack faisait tout pour éviter de penser à ces fameux résultats.
Trois jours plus tard, la jeune femme alla récupérer les résultats alors que Jack, sous sa demande, l’attendait à l’extérieur du laboratoire. Lorsqu’elle sortit du bâtiment, c’est tout sourire qu’elle se jeta dans les bras de son homme.
-« Tout va bien alors ? » demanda Jack.
-« Tout est parfait. Je n’ai absolument rien. » répondit Sam, un sourire éclatant sur les lèvres.
-« Super, j’en suis très content. » dit Jack en la serrant dans ses bras. « J’avais prévu de faire un arrêt à la pharmacie pour racheter des préservatifs, mais on va même pouvoir jeter ceux qu’ils restent au chalet. Allez, rentrons, on a des résultats à fêter.»
Jack sourit, fier de lui et incita Sam à rejoindre la voiture. Maintenant ils savaient qu’ils seraient heureux toute leur vie.


Angelgym34  (04.12.2012 à 13:09)

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