HypnoFanfics

Red Anger

Série : The Mentalist
Création : 25.10.2010 à 09h53
Auteur : Totallyfan 
Statut : Terminée

« Je publie ma première fan fic et j'espère qu'elle vous plaira ^^ Je l'ai déjà terminé alors j'aimerais bien que personne n'ajoute de paragraphe » Totallyfan 

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Près de la rivière de Sacramento

 

La banderole de sécurité jaune délimitait déjà le périmètre lorsque l’équipe de Lisbon arriva. Alors que tous se rendaient directement sur la scène du crime, Jane resta en arrière, un petit sourire sur les lèvres. Remarquant son absence, sa supérieure se retourna et se retint de lever les yeux au ciel.

- Jane ! appela-t-elle. C’est par ici que ça se passe.

Voyant qu’il ne réagissait pas, elle se montra plus autoritaire. « Jane !! ». Sortant enfin de sa contemplation, l’intéressé se retourna avec nonchalance comme si il était tout à fait naturel et habituel que Lisbon lui crie dessus. Ce qui était peut être vrai d’ailleurs…

- Ah, Lisbon.

- On nous attend là-bas, dit l’agent en lui faisant les gros yeux – elle s’était assez faite remarquée comme ça.

- Ne soyez pas rabat joie, profitez un peu du spectacle.

La supérieure jeta quand même un regard circulaire : le ciel grisâtre, le terrain boueux, la rivière de la même couleur… Hmm, ils ne devaient pas regarder le même paysage. Quand son regard revint au consultant, elle remarqua qu’il l’observait, sans se départir de son sourire.

- Vous n’aimez pas la poésie.

- Je ne vois pas ce que vous trouvez de beau à ce lieu et non, je n’aime pas la poésie.

- Ça se voit. Vous devez préférer danser sur les Spice Girls.

- Bon sang Jane, qu’est-ce que vous allez inventer ? répliqua Lisbon en soupirant. Bon. Si vous voulez bien venir maintenant, ça m’arrangerais.

Sur ce, elle tourna les talons et Jane se résolus à la suivre mais en sifflotant pour ne pas perdre une occasion d’embêter la jeune femme.

 

  Lorsqu’ils arrivèrent, tout le monde était déjà affairé et Lisbon regarda Jane d’un air qui voulait tout dire. La victime, un homme d’une cinquantaine d’années, était étendue juste à côté de l’eau. La seule blessure apparente et sans aucun doute possible, la cause de la mort, était un trou dans la tête : une balle tirée à bout portant. Dès que Jane vit le corps, il s’arrêta de siffloter et afficha une grimace dégoûtée.

- Ouh ! C’est pas joli joli tout ça ! s’exclama-t-il.

- Aucun meurtre n’est « joli joli », répliqua Cho en mimant les guillemets.

- Oui et nous sommes sur une scène de crime, Jane, pas dans une cour de récréation, renchérit Lisbon.

Pendant que l’équipe relevait les indices, commençaient à émettre des hypothèses… bref, pendant que les autres travaillaient, Jane s’éloigna, les mains dans les poches. Il s’arrêta à la limite de la rive, se pencha vers la rivière, revint vers le corps, puis s’éloigna encore… Cho et Lisbon observaient son petit manège du coin de l’œil ; Rigsby et Van Pelt étaient bien trop occupés à se jeter de petits regards qu’ils voulaient discrets mais qui ne l’étaient pas du tout pour les autres.

- Vous avez trouvé quelque chose Jane ?

Il se retourna en haussant les épaules, une moue apparemment déçue sur le visage. Puis, pendant qu’il revenait vers eux, il leur demanda ce qu’ils avaient trouvé.

- Lawrence Smith, 56 ans, tué d’une balle dans la tête. Tous ses papiers sont sur lui, il a presque 200 dollars dans son portefeuille plus trois cartes de crédit, son téléphone est là aussi, débita Van Pelt qui s’était détachée des yeux de Rigsby.

- Qu’en déduisez vous ? demanda Jane au moment où Lisbon allait le faire, s’attirant un drôle de regard.

- Une affaire de vengeance. La balle dans la tête et les effets personnels intacts le prouvent.

- Presque parfait Van Pelt, s’exclama le mentaliste très enjoué par la réussite de la jeune femme.

- Pourquoi presque ? interrogea Lisbon, qui avait appris à écouter attentivement chaque remarque de Jane.

- Parce qu’elle a oublié ça, dit-il en s’accroupissant à côté du corps, désignant le poignet du mort.

Dans un même élan, les quatre agents se penchèrent vers lui et il ne put s’empêcher de s’esclaffer, s’attirant un regard désapprobateur de la part de Lisbon. Qu’avait-il encore vu qui avait échappé à leur attention ? De toute façon, c’était une vraie fouine et il arrivait même à créer des preuves et des mobiles.

 

Ce qu’il avait trouvé était une marque de bronzage plus pâle sur le poignet gauche de la victime. Il portait une montre à l’évidence et quotidiennement. Jane sourit fier de lui. Les autres se redressèrent et Lisbon regarda autour d’elle, comme si la montre pouvait être quelque part dans l’herbe boueuse. Tout sauf admettre que Jane avait raison !

- Alors Lisbon ? Vous avez trouvé le moyen de me contredire ? interrogea le consultant, ironique.

- Alors Jane ? Vous avez ENCORE trouvé le moyen de me contrarier ? répliqua l’agent en retour – elle détestait qu’il devine à quoi elle pense.

- Je pense que Lawrence a été tué par sa femme bafouée qui a appris qu’il avait une maîtresse – il faudra donc s’en méfier quand on ira la voir tout à l’heure. Quant à la montre, je suppose qu’il y avait quelque chose d’important dedans mais je ne sais pas encore quoi et c’est bien ce qui me chagrine. En tout cas, ce n’est pas le tueur qui l’a volé, il était bien trop enragé pour voir quoi que soit d’autre que la mort de ce pauvre Lawrence. Il n’a même pas pris le temps de jeter le corps dans la rivière, ce qui prouve qu’il a paniqué.

- J’espère que vous n’avez pas l’intention de dire ça devant la famille.

- Oh, ça dépendra de leur réaction.

- Je suis sérieuse Jane ! l’agressa Lisbon.

- Mais moi aussi ! se récria Jane avec un grand sourire.

La jeune femme roula des yeux et détourna le regard pour ne pas avoir affaire à son sourire effronté. Mais en faisant cela, un objet retint son attention. Jane fronça les sourcils lorsqu’il vit un sourire triomphant apparaître sur son visage.

- Je suis profondément désolée de vous décevoir, dit Lisbon qui ne le semblait pas du tout. Elle se pencha et tira une montre en cuir marron de la poche de l’homme. Je viens de retrouver votre montre.

Malheureusement, cette découverte n’eut pas l’effet escompté. En effet, alors qu’elle donnait le nouvel indice à Rigsby pour qu’il le place sous poche plastique, Jane s’était relevé et affichait sa mine réjouie des mauvais jours.

- Quoi encore ?

- C’est super, on vient de tomber sur une affaire de vengeance avec en prime un trafic bizarre de montres.

- Un trafic ? répéta Rigsby sans comprendre.

- Je parie que cette montre est une fausse.

Tous se regardèrent en fronçant les sourcils. Après tout, c’était Jane. Si jamais il ne sortait pas une théorie étrange dans la journée, c’était cela qui serait bizarre.

- Voyons Jane, je veux bien croire à la vendetta mais pas au vol de montre.

- J’imagine que sur la face de cette montre, Lawrence a gravé le nom de sa femme ou une date, celle de son mariage dans ce cas. Je me trompe ?

Rigsby tourna la montre et l’approcha de son visage. Lisbon impatiente, attendait la réponse car du haut de sa petite taille, il lui était impossible de voir quoi que se soit. Le consultant sourit en la voyant ainsi et Cho lui jeta un drôle de regard. Au bout d’un moment qui sembla durer une éternité, Rigsby releva enfin la tête.

- Je suis désolé patron, mais il a raison – Lisbon soupira. Il y a écrit 14.09.82.

- 28 ans de mariage, ça c’est un score ! Madame Smith devait vraiment être en rogne. Donc, puisque il y a bien une gravure et que cette montre est une fausse, le coupable est donc une personne de l’entourage proche de la victime. Que c’est excitant ! Bon Lisbon, on y va ?

- Je me demande plutôt si je ne vais pas vous laisser là, répliqua l’intéressée en haussant les sourcils d’un air excédé. Un peu de vacances ne me feraient pas de mal.

 

Elle se détourna et Jane lui emboîta le pas comme si de rien n’était. Il savait reconnaître quand elle était vraiment en colère. En l’occurrence, elle ne l’était pas. Du moins, pas encore mais elle était fatiguée et donc, plus irritable qu’à l’ordinaire. Il faut dire qu’il ne faisait rien pour la ménager.

- Rigsby, Van Pelt, vous fouillez la voiture. Cho, vous venez avec moi, ordonna Lisbon.

- Vous ne pensez pas que c’est dangereux de laisser ces deux là ensemble ? demanda Jane, espiègle.

La jeune femme fit mine de ne pas voir Van Pelt rougir et Rigsby se tortiller comme si il avait envie d’aller aux toilettes et se retourna pour jeter un regard noir à son consultant.

- Je peux toujours vous abandonner sur le bas côté si vous préférez, menaça-t-elle.

- Oh non Lisbon, s’il vous plaît ! supplia Jane avec des airs d’enfant malheureux. Je serai sage, c’est promis.

A peine avait-il terminé sa phrase que son sourire à la fois malicieux et charmeur réapparaissait sur son visage. Lisbon ne sut pas très bien pourquoi, peut être était-ce ce qu’il venait de dire ou son visage à cet instant ou encore la combinaison des deux raisons, mais elle ne put s’empêcher de sourire.


Totallyfan  (25.10.2010 à 10:02)

Chez les Smith

Donna Smith avait accueillit l’équipe dans son salon. Lisbon était assise sur le canapé et Cho était resté debout, les bras croisés et affichant sa mine patibulaire. Jane, comme à son habitude, rôdait dans la pièce. Madame Smith, une femme d’environ 45 ans, était assise les mains serrées sur ses genoux, ne bougeant que pour tamponner ses yeux avec un mouchoir en papier de temps à autre.

Au moment où Lisbon interrogea l’épouse sur d’éventuels ennemis de son mari, Jane tendit l’oreille mais Donna assura l’agent qu’elle ne voyait personne. Son mari était un homme très apprécié. Bien sûr, songea Jane. Soit on accusait des gens à tort et à travers, ce qui en général réjouissait Lisbon – des pistes, des suspects, des coupables ! – soit on ne comprenait pas qui aurait pu vouloir du mal à la victime, qui avait toujours été aimée et respectée. Bla bla bla. Dans les deux cas, il y avait à chaque fois anguille sous roche.

- Quand j’ai vu qu’il ne rentrait pas hier soir…

- Votre mari avait une maîtresse ? questionna brusquement Jane, s’attirant un regard outré de la part de la chef d’équipe.

Madame Smith hoqueta en entendant cette question et ces yeux affolés cherchèrent ceux de Lisbon, censés être apaisants mais pour l’instant trop occupés à foudroyer son consultant du regard.

- Mon mari a toujours…

- Oui je sais, coupa Jane impatiemment. Vous cherchez toutes les choses plus gentilles les unes que les autres à dire sur votre mari parce que vous l’aimez. Pourtant, il vous a déjà trahi. Donna ouvrit la bouche comme un poisson pour tenter de dire quelque chose. Non, pas besoin de dire quoi que se soit, j’ai compris. Vous lui avez pardonné il y a bien longtemps mais il n’empêche que vous y repensez parfois. Le pardon et l’oubli sont différents.

La veuve, totalement déboussolée regardait tour à tour les trois personnes présentes, semblant chercher une réponse qui ne devait très certainement exister que dans la tête de Jane. Ce dernier sourit, totalement inconscient de ce qu’il pouvait dire.

- Un consultant, tenta Lisbon avec des airs de petite fille confuse.

 

Quelques instants plus tard, on sonnait à la porte. Donna Smith s’excusa et se leva, encore toute tremblante de sa première – mais pas dernière – rencontre avec Patrick Jane. L’invité impromptu se révéla être un grand homme brun d’une quarantaine d’années. Des yeux bleu turquoise, une mâchoire carrée, une barbe mal rasée… tout cela habillé simplement d’un tee shirt à col v gris et d’un jean foncé. Immédiatement après avoir détaillé l’inconnu, Jane tourna la tête vers Lisbon. Lui d’habitude si nonchalant, faillit attraper un torticolis tellement son geste fut brusque.

Son intuition ne l’avait pas trompé. En effet, Lisbon paraissait totalement perdue dans la contemplation de l’inconnu, comme happée par sa présence. Et voilà, le stéréotype du beau gosse arrivait et elle tombait directement entre ses griffes. Lisbon… Il se retint de soupirer et offrit à la place un large sourire au nouvel arrivant.

- Bonjour, vous êtes ? demanda-t-il comme s’il était le maître de maison.

- David Lockhart, le frère de Donna. Et vous ?

-Oh, un consultant, répondit Jane en balayant la question d’un revers de main.

Un regard à Lisbon lui apprit qu’elle avait repris contenance et ce n’était pas trop tôt d’ailleurs ! Mais elle devait encore être toute chose car elle ne fit aucun commentaire sur son impolitesse. D’ordinaire, elle l’aurait fusillé du regard puis se serait excusée à sa place. D’ordinaire, mais Super David la mettait dans tous ses états. Il devina que Cho l’avait remarqué aussi car c’est lui qui interrogea la famille.

Quand Lisbon remarqua les yeux de Jane posés sur elle, elle haussa les sourcils, sa manière habituelle de dire : « Quoi ? ». En temps normal, voir cette expression sur son visage suffisait à le faire sourire, mais aujourd’hui, il se contenta de secouer la tête et de se détourner. Il écouta la conversation sans vraiment y faire attention et ne revint réellement à lui que quand Lisbon sortit le sachet enveloppant la montre du défunt.

- Est-ce que vous reconnaissez cette montre ?

- Oui, bien sûr, affirma Donna, qui était à présent épaulée par son frère protecteur. Lawrence la portait tout le temps. Il lui arrivait même d’oublier de l’enlever avant de dormir le soir.

Hmm… Voilà qui était intéressant. Qu’est-ce que cette montre pouvait bien avoir de si précieux aux yeux de la victime ?

- Et est-ce que cette montre est d’une quelconque valeur ? continua Lisbon.

- Oh non, c’est une vieille montre qu’il a acheté pour trois fois rien lorsqu’il a monté son entreprise. Mais elle avait une grande valeur sentimentale pour lui. Elle représentait le début de son affaire.

- Tiens donc, une montre sans valeur matérielle, mais très importante émotionnellement ? Allons Donna, ne me dites pas que vous y croyez ? lança Jane.

- Mais qu’est-ce que – ? commença la veuve.

- Votre frère n’y crois pas, lui, poursuivit Jane imperturbable en désignant Lockhart du regard. Je le sais parce qu’il s’est raidi quand Lisbon a posé la question.

 

Lockhart semblait avoir été métamorphosé en Bernard l’Hermite, ce qui le rendait beaucoup moins charmant. Jane s’en félicita intérieurement. Il se réjouit également que Super David – qui avait perdu de sa superbe ! – mette du temps à se remettre de ses émotions.

- Alors Su… David, se reprit Jane, vous vous donnez du temps pour inventer un mensonge ? Je commence à me demander si vous ne l’avez pas tué. Est-ce que vous l’avez fait ?

- Jane ! s’écria Lisbon pendant que Lockhart balbutiait quelque chose qui ressemblait à un « non ».

- Et vous Donna ? Vous l’avez tué ? enchaîna le consultant sans se soucier de la jeune femme.

- Jane ! Dehors !

Lisbon était dans une colère noire. Même Cho paraissait… non. Cho était Cho. On n’arrivait jamais a discerner un changement d’expression chez lui, sauf lorsqu’il souriait. Et encore… En tout cas, Sainte Teresa semblait prête à commettre un meurtre. Effrayant, songea Jane. Pour une fois, il ne chercha pas à compliquer les choses – qui l’étaient bien assez comme cela – et sortit sans esclandre. Enfin, après une scène pareille, tout est relatif.


Totallyfan  (26.10.2010 à 03:39)

Chez les Smith

 

  Jane était appuyé contre la barrière de la véranda, attendant que les agents du CBI sortent de la maison. De temps en temps, il se retournait et regardait par la fenêtre mais ne voyait que Cho, qui semblait figé dans la même position depuis qu’ils étaient arrivés.

  Au bout d’au moins un siècle, Cho et Lisbon sortirent de la maison. Le fait qu’ils ne lui accordent aucun regard, du moins le fait que Lisbon l’ignore, le fit sourire. Cela n’empêcha pas le consultant de faire un signe d’au revoir à Donna et Super David et de trottiner pour rattraper sa supérieure.

- Alors ? demanda la jeune femme à voix basse alors même qu’ils étaient assez éloignés de la maison.

- Hmm ?

- Qu’avez-vous appris ?

- Que Donna est innocente et Super David aussi. Enfin, en ce qui concerne le meurtre. Pour la montre j’ai des doutes.

- Et c’est tout ? interrogea Cho.

- Pourquoi appelez vous Lockhart Super David ? questionna Lisbon presque en même temps.

  Jane s’arrêta et improvisa un plouf-plouf pour savoir à qui répondre en premier. Il tomba sur Cho. « Non, ce n’est pas tout, » déclara-t-il sans donner plus de détails. Puis, se tournant vers une Lisbon éberluée il lui dit avec un grand sourire :

- J’ai bien vu qu’il vous avait tapé dans l’œil.

- Pas du tout ! s’exclama Lisbon en s’empourprant.

  Ce rougissement en était clairement la preuve. Jane sentit quelque chose d’étrange se passer dans ses tripes. Il refoula cette impression et fit comme si de rien n’était.

- Vous l’avez regardé une seule fois et vous l’avez évité tout le reste du temps. Avouez-le, vous êtes attirée par lui.

- Je le regardais comme un suspect, Jane !

- Il était carrément coupable, alors !

  Ils se rapprochèrent, Lisbon fixant son consultant d’un regard furibond, Jane avec un immense sourire, apparemment très amusé par la situation. Oh seigneur ! Ce qu’il pouvait être agaçant parfois ! Surtout pour ce genre de sujets d’ailleurs…

- Alors, est-ce que j’ai raison ? demanda le jeune homme.

- Bien sûr que non, rétorqua sa supérieure comme si c’était une évidence.

  Mais ce qui était surtout évident, c’était que toutes ses réactions prouvaient le contraire. Et Jane comptait bien continuer de l’embêter avec cela pour un bon bout de temps.  Teresa Lisbon qui avait le béguin pour quelqu’un, ça n’arrivait quand même pas tous les jours ! Pour bien montrer ses intentions de ne pas lâcher l’affaire, il lui fit un clin d’œil avant de répliquer :

- On va demander à Cho.

  « Cho ! » appelèrent-ils en même temps. Un bruit de moteur leur répondit. Ils avaient totalement oublié où ils se trouvaient et Lisbon rosit en songeant que la veuve était peut-être encore en train de les observer, là-bas, derrière un rideau. Avec David Lockhart…

  L’agent chassa cette pensée de son esprit et repartit d’un même pas que le consultant vers la voiture. Le trajet se fit en silence. Pourtant, Jane avait l’air particulièrement d’humeur à badiner aujourd’hui. Ce qui signifiait à tous les coups qu’il cherchait activement un moyen de l’embêter. En attendant, son silence était reposant. Malheureusement pour elle, Jane se réveilla bien vite.

- Lisbon ?

  Soupir de l’intéressée.

- Vous ne voulez pas savoir ce que je pense de tout ça ?

- Ah, parce que vous avez changé de théorie ? Allez-y, je vous écoute.

- Nan ! Pas avant que vous ne m’ayez tout dit, fit Jane d’un ton espiègle.

- Tant pis alors, ça peut attendre, répliqua l’agent, indifférente.

  Ils montèrent dans le véhicule et elle eut à peine le temps d’attacher sa ceinture que déjà, Jane revenait à la charge.

- Vous ne voulez même pas –

- Non.

- Mais si –

- Non.

- Pff…

  Comme en écho, Cho soupira lui aussi. Cependant, ce n’était pas pour la même raison. « Le trajet promet d’être long, » marmonna-t-il. Pour seule réponse, sa supérieure lui jeta un regard qui voulait tout dire.

 


Totallyfan  (26.10.2010 à 10:48)

En route vers le CBI

  Lisbon ferma les yeux et répéta pour la énième fois « Silence Jane ! ». Le trajet avait été horrible car le consultant ne lâchait pas l’affaire. Il n’avait pas arrêté de la harceler malgré toutes les menaces qu’elle avait pu sortir. Elle avait même allumé la radio, elle qui ne le faisait jamais mais il se mettait alors à parler encore plus fort. Le pire c’était que Cho savait tout aussi et qu’il le laissait tranquille. Il aurait été plus facile de tout lui dire et elle aurait été débarrassée de lui, mais il s’agissait également d’une affaire de fierté : qui allait craquer le premier ? Et elle était persuadée que Jane devait bien s’amuser à maintenir la pression ainsi.

  « Lisbon, Lisbon, Lisbon, » répétait-il depuis un moment déjà. Bon sang, ce qu’il était insupportable parfois ! La jeune femme se retourna brusquement – heureusement, elle ne  s’emmêla pas dans la ceinture, ce qui aurait gâché l’effet – et le fusilla du regard.

- Pour la dernière fois, silence !

  Jane lui offrit un sourire effronté.

- On est bientôt arrivés. Vous ne pouvez pas attendre cinq minutes ? dit-elle en montrant le bâtiment du CBI à quelques mètres.

- Mais je veux le savoir avant les autres ! geignit le consultant.

  Lisbon leva les yeux au ciel et se rassit correctement.

- Lisbon…

- Non !

- Ce que vous êtes têtue ! s’exclama Jane en se renfrognant dans son siège.

 

  Cho se gara et Lisbon descendit de la voiture en poussant un soupir de soulagement. Jane lui, marmonna quelque chose dans sa barbe et fourra les mains dans ses poches, grognon. L’agent n’y fit pas attention et entra dans le bâtiment.

  L’ascenseur les mena jusqu’à leur étage où Rigsby et Van Pelt attendaient dans l’espace de travail. L’équipe se réunit autour de la salle de réunion.

- Du nouveau ? commença Lisbon.

- Le légiste a trouvé des hématomes sur le corps de la victime, qui laissent à penser qu’elle s’est battue avec le meurtrier. Des empreintes ont aussi été trouvées, elles sont en cours d’analyse.

- Et vous qu’avez-vous appris, patron ? demanda Van Pelt.

  Au moment où Lisbon ouvrait la bouche pour répondre, Jane la devança.

- Lockhart, le frère de la veuve a révélé qu’un code ou le numéro d’un compte offshore était dissimulé dans le bracelet de la montre. C’est donc pour cela qu’elle a été volée, mais remplacée car Lawrence n’était pas censé mourir. Le tueur n’est donc pas le voleur.

- M… mais comment savez vous ça ? demanda Lisbon, qui avait presque perdu l’usage de la parole.

  Même Cho paraissait totalement ahuri. Rigsby et Van Pelt faisaient la navette entre Lisbon et Jane, comprenant bien que quelque chose se passait de travers. Quant au consultant, il affichait son sourire habituel.

- Vous avez écouté aux portes ! l’accusa Lisbon, qui avait repris ses esprits.

- Moi ? fit Jane innocemment. Je n’ai pas bougé !

- C’est vrai, il est resté à côté de la barrière, confirma Cho.

 

  Cette fois, ce fut au tour de Lisbon de scruter Jane d’un air inquisiteur. Alors il savait vraiment tout depuis le début ? Puis, une autre pensée lui vint. Il l’avait harcelé pendant plus d’une demi-heure alors qu’il avait toutes les réponses ?

  Jane comprit à l’expression de son visage qu’elle était très énervée. Il s’éloigna et se retrouva à moitié caché derrière Rigsby, regardant la jeune femme par-dessus l’épaule de l’agent.

- Vous voulez dire que vous m’avez enquiquiné pendant tout le trajet pour rien ? fit Lisbon en détachant soigneusement chaque mot.

- Pas exactement. A vrai dire, je n’en étais pas sûr, répliqua précipitamment Jane en voyant la jeune femme s’avancer vers lui. Cho ! Qu’est-ce qu’on a appris d’autre ?

- La date gravée sur l’arrière de la montre correspond bien à leur mariage. Mais d’après sa femme, le verre était fêlé depuis peu, répondit l’intéressé. Et elle n’a pas souvenir qu’il l’ait réparée.

- Mais la montre qu’on a trouvée était intacte, dit Rigsby.

- Et donc, j’ai raison. Quelqu’un de l’entourage a remplacé la montre par une réplique exacte. Enfin, presque, puisque le voleur n’avait pas prévu que le verre serait fêlé.

- Je ne ferai pas le malin si j’étais toi, commenta Cho.

  Lisbon haussa les sourcils pour marquer son approbation et jeta un regard noir au consultant. Elle donna ensuite quelques directives : « Van Pelt, cherchez si la victime a été faire réparer sa montre et vérifiez les antécédents de la famille. Rigsby, Cho, allez interroger les employés de Smith. Et prévenez-moi quand vous aurez du nouveau. ».

- Et vous, finit l’agent en pointant Jane d’un doigt menaçant, je ne veux plus vous voir dans le paysage.

  Sur ce, elle sortit à grands pas pour rejoindre son bureau. Ils se regardèrent tour à tour, puis Cho s’en alla, suivit de Rigsby, qui au passage, regarda Jane d’un air significatif. Il ne restait plus que Van Pelt et le consultant.

- Vous croyez qu’elle était sérieuse ? demanda Jane sans se départir de son sourire.

- Je pense qu’il vaut mieux la laisser respirer un peu.

- Vous devez avoir raison.


Totallyfan  (26.10.2010 à 10:53)

Dans les locaux du CBI

 

  Jane sifflotait d’un air guilleret tandis qu’il remplissait une tasse de café chaud. Il quitta la cafétéria avec un grand sourire aux lèvres et croisa en chemin Van Pelt, qui le regarda avec curiosité.

- Qu’est-ce que vous faites ?

- Je vais désamorcer la bombe Lisbon.

- Oh… Bonne chance alors.

  Alors que la jeune femme lui délivrait un regard digne d’une marche funèbre, il se rendit jusqu’au bureau de sa supérieure et toqua à la porte avant d’entrer. Lisbon était assise derrière son bureau, occupée à taper il ne savait quoi sur son ordinateur. Elle leva simplement les yeux vers lui et se re-concentra sur son écran.

- C’est moi.

- Hmm hmm.

- Je viens m’excuser et enterrer la hache de guerre, dit Jane pour entamer la conversation.

  Il déposa la tasse sur le bureau et recula d’un pas. Il ne supporta pas longtemps d’être les bras ballants, ni d’être silencieux aussi longtemps.

- Est-ce que je dois vous faire une autre démonstration de claquettes ?

- Sûrement pas. Une fois mais pas deux, rétorqua Lisbon en le regardant enfin.

  Jane décocha son plus beau sourire et vit avec plaisir que sa supérieure ne pouvait pas s’empêcher de faire de même. En fait, Lisbon faisait souvent semblant d’être en colère. Enfin, parfois elle l’était vraiment, mais la plupart du temps, elle le faisait simplement parce que c’était son rôle de chef d’équipe d’avoir l’air méchant lorsque les choses ne se passaient pas comme prévu. Et il adorait réussir à la faire sourire dans ces moments là et voir les réactions de la vraie Teresa.

 

C’est le moment que choisit Hightower pour faire irruption dans la pièce. Voyant les deux collègues se sourire mutuellement, son regard se fit inquisiteur et elle demanda :

- Je vous dérange ?

- Non, répondirent les deux autres en cœur.

  Jane se composa un visage un peu plus sérieux et Lisbon passa en mode « jeune fille sage ».

- Je suppose que vous travaillez à l’enquête, continua leur supérieure sur sa lancée.

- Je vois mal ce qu’on peut faire d’autre qu’attendre de nouveaux indices pour le moment, répliqua Jane avec justesse.

  Devant l’expression du visage d’Hightower, un mélange d’incrédulité et d’agacement contenu, Lisbon se sentit obligée d’intervenir.

- J’ai envoyé Rigsby et Cho interroger les employés et Van Pelt fait des recherches de son côté. Et nous avons rencontré la famille ce matin.

- Et tout s’est bien passé ? questionna Hightower avec un regard appuyé à Jane.

- Bien sûr, répondit celui-ci avec un sourire tout à fait trompeur.

  Mais Hightower, qui commençait à le connaître un peu, sembla brusquement très inquiète, se demandant quels soucis il leur avait encore causés. Si jamais elle apprenait ce qui était réellement arrivé… ils seraient dans de beaux draps !

- Je confirme ! s’exclama Lisbon avec empressement. Jane s’est bien comporté.

  Elle n’avait pas réussi à gommer toute trace d’anxiété sur son visage mais la boss sembla satisfaite par l’affirmation de son agent. Après les avoir encouragé à poursuivre l’enquête, elle sortit.

 

Immédiatement, les deux compères se tournèrent l’un vers l’autre, le consultant avec une innocence feinte et Lisbon d’un air accusateur.

- Un jour je finirai virée par votre faute, dit-elle mais sans paraître énervée pour autant. Je vous rappelle que Hightower a menacé de me remplacer si jamais j’étais incapable de vous gérer.

- Voyons Lisbon, Madeleine sait très bien que si vous ne pouvez pas me gérer, alors personne ne le peut. Rassurez-vous, tout ira bien.

  La jeune femme parut surprise par la remarque. Il faut dire que dès l’arrivée d’Hightower au CBI, elle avait été très inquiète – et continuait toujours de l’être un peu – car elle savait qu’elle n’aurait pas le même traitement qu’avec Minelli. Les choses étaient tellement plus faciles à l’époque… Bon sang ! Etait-elle en train de râler intérieurement parce qu’il y avait trop de règles ? Elle, Teresa Lisbon ? Quelle ironie…

- Vous étiez occupée ? demanda le consultant, qui l’observait toujours.

- Hmm… pas vraiment, non.

- Tant mieux ! Je vous emmène déjeuner, alors.

  La requête pris Lisbon au dépourvu et elle balaya son bureau du regard avant de répondre.

- D’accord, mais on fait vite. Il faut qu’on avance sur cette affaire.

  Jane poussa un soupir à fendre l’âme devant cette dernière réplique et aida sa supérieure à mettre sa veste. Il lui tint également la porte quand elle sortit, tel un vrai gentleman. La jeune femme prévint Van Pelt qu’ils sortaient déjeuner – sans l’inviter pour autant, ce qui fit plaisir au consultant – et ils montèrent dans l’ascenseur.


Totallyfan  (28.10.2010 à 04:07)

A la terrasse d’un café


  Un petit vent frais soufflait, rafraîchissant pendant cette chaude journée d’été. Lisbon chassa les mèches de cheveux qui venaient danser sur son visage et observa son consultant. Il regardait le paysage en souriant, l’air totalement détendu et heureux. Elle adorait son sourire à la fois charmeur et malicieux. Oh, jamais elle ne lui dirait cela, bien sûr, mais cela ne l’empêchait pas de le penser dès qu’elle le voyait.

- Oooh Lisbon ! C’est un sourire que je vois là ?

  Oh bon sang ! Elle était en train de sourire sans s’en rendre compte. Devant Patrick Jane. En regardant Patrick Jane. Seigneur !

- Je ne souriais pas.

- Vous souriez. Lisbon hocha négativement la tête. Vous souriez en me regardant.

  Lisbon lui jeta le regard qu’elle réservait à ses bêtises et leva les yeux au ciel.

- Dans vos rêves !

- Vous aimez nier en bloc. Je suis sûr que ça a un rapport avec une certaine personne dont je ne citerai pas le non et à qui vous deviez certainement être en train de penser avant que je ne fasse irruption dans votre bureau. Allez, vous me dîtes tout ou vous voulez que je le lise dans vos pensées ?

  Lire dans ses pensées ? Il essayait toujours de lui faire peur en disant ça. Et le pire, c’était que ça marchait à chaque fois.

 

Dans le bureau de Lisbon, un peu plus tôt


  Un crayon entre les mains, l’agent Lisbon faisait tourner sa chaise pendant qu’elle réfléchissait. Mais elle ne pensait pas à l’enquête pourtant. Oh oui… elle était bien loin de penser à l’enquête… A vrai dire, elle repensait à David Lockhart et à ce que Jane avait dit de lui. Qu’il lui avait tapé dans l’œil. Oui, il avait raison. Bien sûr qu’il avait raison. Il avait un sixième sens pour ce genre de chose. Lorsqu’elle l’avait vu entrer, si grand, si brun… ses grands yeux bleus… elle s’était sentie attirée par lui, sans savoir vraiment pour quelle raison. Et elle avait perdu toutes ses capacités. Jane l’avait bien vu. Et d’après lui, Cho, également. Aïe, c’était gênant.

  Dans son bureau, la jeune femme soupira et s’arrêta de tourner. Jane n’allait pas arrêter de la narguer avec cela, il s’en donnerait à cœur joie. Machinalement, elle regarda vers la salle de travail et ne vit que Van Pelt à son bureau. Jane devait être sur son canapé. Elle l’imaginait d’ici, allongé sur le dos, les mains croisées sur le ventre, endormi… La seule fois où il réussissait à être silencieux apparemment. D’ici elle ne le voyait pas, mais étant donné le peu de matière qu’ils avaient, il devait être resté au CBI. Et de toute façon, Van Pelt serait venue rapporter s’il était parti en vadrouille. Du moins, elle l’espérait car elle avait eu tellement d’ennuis à cause de lui… Mais elle l’appréciait. Un peu. Bon ok, beaucoup, mais uniquement dans ses bons jours. Il était tellement imprévisible – même si elle savait à présent déceler ses mensonges – et totalement hors de contrôle ! Mais il pouvait aussi se révéler gentil, attentionné et doux… Plein d’humour également, et elle adorait répondre à ses piques. C’était ce tout qu’elle aimait chez lui. Elle lui faisait confiance et l’appréciait.

  Au même moment, on frappa à la porte. Lisbon lâcha son crayon et pianota sur son clavier tandis que le nouvel arrivant entrait dans la pièce. Elle leva les yeux vers lui et les baissa rapidement vers son écran. Oh non, pas lui ! Après avoir aussi mûrement médité, il devait bien être paré à lui lancer quelques piques.

 

Au café


Jane avait toujours cet air espiègle qui lui allait si bien et comme beaucoup d’autres fois, elle se demanda si effectivement il était capable de lire dans les pensées. Et au vu de tout ce qui se passait dans son esprit en ce moment, elle espérait de toutes ses forces que non.

-  Alors ? relança le jeune homme. Je devine ?

  Cela devait faire depuis longtemps qu’il avait deviné. Elle était certaine qu’il prenait comme une victoire personnelle le fait qu’elle l’avoue tout haut. En fait, elle était perdante dès le départ puisque que monsieur Jane avait déjà tout découvert.

- Il a l’air gentil, lâcha-t-elle à contrecœur.

- En gros, il vous plaît. Je le savais bien, triompha le consultant. Et que comptez vous faire ?

- Comment ça ?

- Et bien, vous allez lui dire ?

- Lui dire quoi ?

- Lisbon, commença Jane comme si il parlait à une enfant, ne faites pas semblant avec moi. Vous devez lui dire qu’il vous plaît. C’est ce que font les gens en général. Une personne leur plaît, il leur dise et ils sortent ensemble. Regardez Rigsby et Van Pelt. Certes, ça n’a pas duré mais au moins, ils ont essayé.

Lisbon grimaça. Penser que ces deux là avaient formé un couple la gênait toujours un peu, même si elle les avait couverts. Mais il allait bien falloir qu’elle s’y habitue puisqu’elle ne doutait pas une seconde que ces deux là remettent le couvert un jour ou l'autre. Quant à dire quoi que se soit à Lockhart, il en était hors de question !

- David Lockhart est un suspect dans cette affaire, répliqua l’agent.

- Suspect dans l’affaire de montre peut-être, mais je ne pense pas. Mais en tout cas, il n’a pas tué son beau-frère.

- Oh, laissez moi deviner, vous le savez parce qu’il vous l’a dit, ironisa la jeune femme.

- Tout à fait. Vous devriez l’inviter à prendre un café. Pas ici, bien entendu, c’est NOTRE café, fit Jane en insistant sur le mot et en la gratifiant d’un clin d’œil complice.

  La jeune femme ne put s’empêcher de sourire. C’était ici que Jane l’avait emmené il n’y a pas si longtemps quand il avait proposé de l’aider à ce souvenir de ce qu’elle avait fait en l’hypnotisant alors qu’elle était suspectée de meurtre. Elle n’accepterait plus jamais de faire confiance à un psy !

- Il serait quand même préférable de patienter jusqu’à la fin de l’enquête parce que je ne suis pas sûr qu’Hightower apprécie, ajouta Jane, décidément très taquin.

  Lisbon lui jeta son regard spécial bêtise au moment où son téléphone portable sonnait. Elle décrocha sous le regard attentif de son consultant : « Lisbon… Hmm hmm… Ok, on arrive. ». Puis, elle se tourna vers Jane avec un air désolé et lui annonça qu’ils devaient rentrer au plus vite.

-  Mais on n’a même pas eu le temps de manger, geignit l’autre.

-  Je vous achèterai une glace ! lança Lisbon qui était déjà partie.

 


Totallyfan  (28.10.2010 à 04:35)

Locaux du CBI

 

  Van Pelt se précipita sur Jane et Lisbon dès qu’ils arrivèrent. Le consultant sourit devant cette expression d’excitation nerveuse qu’elle affichait inévitablement dans ces circonstances.

- Patron, les analyses sur les empreintes sont terminées et on a un nom : Jason Miller. La jeune femme donna quelques papiers à sa supérieure dont une photo. Il a été arrêté il y a 8 ans pour possession de drogue, puis il y a 5 ans pour détournement de fonds.

- Tiens donc, il est passé dans la cours des grands, commenta Lisbon.

- Et le plus intéressant, c’est qu’il a travaillé dans l’entreprise de Lawrence Smith, continua Van Pelt.

  Lisbon haussa les sourcils de surprise et un air de contentement passa sur son visage.

- Ce n’est pas le tueur, simplement le voleur, déclara Jane.

- Je suis d’accord. Si le vol avait mal tourné, Jason aurait tiré autre part que dans la tête de la victime. Mais sans preuve tangible, on ne peut pas écarter cette hypothèse.

  Jane et Lisbon hochèrent la tête de concert, pour une fois accordés sur leurs théories. Les deux derniers agents de l’équipe arrivèrent à leur tour.

- Qu’est-ce que ça a donné ?

- Jason Miller a bien travaillé chez Smith. Il s’est fait viré officiellement parce qu’ils n’avaient plus besoin de personnel et officieusement parce qu’il avait détourné de l’argent. Presque 10 000 dollars.

- Mmh… Sacré somme. Et Lawrence n’a jamais porté plainte ? s’étonna Lisbon.

- Non m’dame. Il disait que certaines personnes avaient plus besoin d’argent que lui. Ses employés ont été surpris par cette décision puisque Lawrence vit modestement.

- Il devait penser à son compte offshore quand il disait ça… Et Miller ? Est-ce qu’ils ont entendu parler de lui depuis ?

  Cho secouant la tête, Lisbon se tourna vers Van Pelt et lui demanda si elle avait obtenu une adresse, ce qui était le cas. Immédiatement, l’équipe se prépara à partir.

 

  Dans le parking, Jane se rapprocha de façon peu subtile de Lisbon. Cette dernière lui sourit néanmoins.

- Oui ?

- Je me demandais juste où vous emmèneriez Super David pour votre premier rendez-vous, chuchota le consultant pour ne pas être entendu des oreilles indiscrètes.

- Jane ! s’exclama en retour sa supérieure, faisant sursauter les trois autres. Vous n’allez pas me harceler avec ça, j’espère !

  Voyant l’intéressé hausser les épaules d’un air indécis, elle pilla net et tout le monde suivit le mouvement. Après un regard assassin à Jane, elle s’adressa aux autres : « Débrouillez vous comme vous voulez mais je vous préviens, je refuse qu’il monte avec moi ! ».


Totallyfan  (29.10.2010 à 16:21)

Pendant le trajet

 

  Finalement, Lisbon était partie avec Van Pelt, laissant les garçons entre eux. Cela n’enchantait pas vraiment Rigsby, qui ne pouvait plus lorgner sur la jolie Grace, ni d’ailleurs Cho, qui serait obligé de supporter le babillage de Jane. Heureusement, ce dernier ne s’était pas trop fait remarquer.

  Ils arrivaient presque à destination lorsque Cho conseilla au consultant d’éviter de chercher leur supérieure cette fois. Ce à quoi l’intéressé répondit par un grand sourire. De son côté, Rigsby frissonna.

- Brrr, elle me fait peur.

- Qui ça ? Lisbon ou Van Pelt ?

- Ou Hightower, renchérit Jane à l’arrière.

- Non, Lisbon.

- Quoi ? Lisbon, si petite et si chétive fait peur au géant Rigsby ? se moqua Jane.

  Cho s’esclaffa pendant que Rigsby grognait quelque chose. Devant eux, la voiture des filles tourna et se gara devant un vieil immeuble aux briques bordeaux. « Allez Rigsby, n’aies pas peur, » le charia Jane avant de descendre de la voiture.

 

  Le jeune homme se dirigea tout sourire vers l’objet de la frayeur du grand agent. Mais Lisbon qui se souvenait toujours de sa dernière remarque le regarda d’un air soupçonneux. Jane le savait bien et se contenta de son badinage habituel.

- Toujours grognon ?

- Ça dépendra de ce que vous direz.

- Vous savez quelle est la plus grande peur de Rigsby ? demanda Jane à voix basse.

- Je ne sais pas. Les reptiles ? tenta la supérieure, jouant le jeu.

- Non, ça c’est des peluches à côté. Il a peur de… vous.

- Moi ? répéta la jeune femme en haussant les sourcils.

  Les deux collègues se regardèrent d’un air complice, comme si ils se demandaient comment elle pouvait bien effrayer ce pauvre Rigsby.

- On essaye ? proposa Lisbon avec un sourire espiègle.

  Jane lui répondit par son plus beau sourire et ils se tournèrent tous deux vers leur victime, en pleine conversation avec Cho et Van Pelt.

- Rigsby ! interpella la jeune femme d’un ton autoritaire. Rigsby sursauta, terrorisé, et Jane essaya de rester impassible même si l’envie de rire le démangeait. Allez voir si le bâtiment à une porte à l’arrière. Van Pelt, vous l’accompagnez.

- Tortionnaire, fit Jane en plaçant sa main devant la bouche pour que personne d’autre n’entende.

- Il ne fallait pas me le dire, répliqua Lisbon entre ses dents.

  Ils se retournèrent d’un même mouvement et se dirigèrent vers l’entrée, Cho sur les talons. Jason Miller habitait au deuxième étage. Sans avoir besoin de se concerter, Cho et Lisbon se mirent de chaque côté de la porte pendant que Jane se plaçait en retrait. Lisbon tapa à la porte en criant : « CBI, ouvrez ! ». Il faut croire que cette formule était plus efficace que le légendaire « Sésame ! Ouvre-toi ! » car la porte s’ouvrit toute seule. La jeune femme fit un signe à Cho et il entra en premier. Le jeune consultant resta à l’extérieur, tendant l’oreille pour entendre les « Personne ! » que les deux agents lançaient dès qu’ils entraient dans une pièce. Finalement, Lisbon réapparut, son téléphone portable à la main, et lui fit signe d’entrer.

 

L’appartement n’avait pas du voir de balai depuis un bon bout de temps et Jane poussa un grognement dégoûté en voyant un tas de tissus non identifiés, ni identifiables, d’ailleurs. Un cendrier plein traînait sur la table, un menora juif doré gisait sur le canapé – qui ne ressemblait même pas à un canapé – bref, c’était répugnant. Lisbon grimaça de même mais en voyant une grosse poupée en porcelaine abandonnée dans un coin de la pièce. Cho aussi. Rigsby et Van Pelt, qui venaient d’arriver – suite à un appel de leur supérieure – eurent la même réaction. Oui oui, tout le monde grimaçait. Mais c’était Lisbon qui détenait le pouvoir et elle en profita bien.

- Bon les garçons, je vous laisse… fouiller tout ça. Van Pelt et moi on va interroger les voisins.

Sur ce, elle sortit et la rousse Grace la suivit avec l’air mi-soulagé, mi-désolée pour ses homologues. Jane, qui ne se sentait pas concerné par la directive fit également demi tour, mais Rigsby l’interpella sur le pas de la porte.

- Hey ! Vous ne restez pas ?

- Moi ? répondit l’autre innocemment. Mais c’est le boulot des flics ça. Et puis, avec mon nom de famille, je passerais presque pour une fille...

  Sur un grand sourire malicieux, le consultant déguerpit. Il retrouva Lisbon à l’étage, qui frappait à la porte de l’appartement voisin. Elle se retourna en le voyant, mais ne chercha même pas à savoir ce qu’il avait encore bien pu faire.

  Jane enfouit les mains dans ses poches et observa d’un œil critique le pallier, miteux également mais quand même beaucoup plus agréable que l’appartement de Jason Miller. C’est en flânant dans le coin – pendant que Lisbon s’acharnait toujours sur la même porte – que, ô hasard, il découvrit la personne qu’ils cherchaient en train de monter les escaliers.

  Un blondinet d’environ 30 ans, un bouc peu soigné, des yeux aux  paupières tombantes… c’était leur homme : Jason Miller. En essayant de rester nonchalant, Jane tapota l’épaule de Lisbon. Seuls les yeux de la jeune femme bougèrent lorsqu’elle regarda derrière le consultant. Immédiatement, elle s’avança vers leur suspect en sortant sa plaque : « Jason Miller nous… ». Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase que l’homme dévalait déjà les escaliers pour s’enfuir. Lisbon jura et s’élança à sa poursuite, Van Pelt sur les talons.

- Jane ! Dites à Cho de le rattraper en voiture ! cria la supérieure alors qu’elle était déjà presque en bas.

-  Ok ! cria Jane en retour. Cho ? appela-t-il en revenant vers l’appartement. On va s’amuser un peu !

 


Totallyfan  (29.10.2010 à 16:26)

Dans la rue


  A l’extérieur, Lisbon courait à en perdre haleine. Pourquoi fallait-il justement qu’elle ait mis des talons aujourd’hui ? Et pourquoi Jason s’était-il enfui à travers ces ruelles étroites derrière son immeuble ? Comment les garçons allaient-ils savoir où le coincer ? Elle entendait la course de Van Pelt à quelques mètres derrière. Au moins, elle n’était pas seule. Mais elle n’avait pas eu le temps de voir si Jason avait une arme. Si c’était le cas, il pouvait tout aussi bien les attendre dans un coin sombre, prêt à tirer. Elle devrait faire appel à ses meilleurs réflexes mais elle restait anxieuse. Hors de question qu’un membre de son équipe se fasse blesser !

  Pour le moment, elle voyait toujours Jason devant elle. Il courait comme si il avait le diable à ses trousses mais les deux agents le suivaient de prêt. A une intersection, la jeune femme indiqua une ruelle adjacente à sa jeune recrue et continua sur sa lancée. Elle espérait que Van Pelt n’allait pas se retrouver bloquée dans un cul de sac.

  Au bout du boyau – qui s’étendait encore bien loin : est-ce que cette succession d’immeubles allait s’arrêter ? – le fugitif tourna sur la droite. Parfait, songea Lisbon, il va tomber pile sur Van Pelt. Malheureusement ce nouveau crochet allait surtout être la porte de sortie de Miller. Il se dirigeait droit vers la rue. Lisbon accéléra… et ne comprit pas bien ce qui se passa ensuite. Van Pelt déboula de nulle part, Jason l’évita de justesse mais ralentit assez pour que Lisbon lui saute dessus et le mette à terre. Au même moment, une sirène hurla et des pneus crissèrent juste à la sortie de la ruelle.

La jeune femme maîtrisa Miller, lui passa les menottes et le releva, à bout de souffle. Penchée en avant, les mains appuyées sur les genoux, Van Pelt paraissait dans le même état, les joues écarlates en plus. En face, Rigsby et Cho se précipitèrent vers elle et la débarrassèrent du suspect. Lisbon posa ses mains sur les hanches et tenta de reprendre une respiration régulière. Bon sang, ce mec l’avait fait courir !

- Ouh ! Lisbon assure ! s’exclama Jane qui venait de descendre du 4x4.

  L’intéressée lui sourit et le jeune homme s’avança vers elle, arborant la même mine joyeuse.

- Alors ? Sainte Teresa la justicière a encore attrapé un dangereux fugitif !

- Un suspect, Jane, corrigea Lisbon toute essoufflée.

- Un voleur, oui ! Je trouve que pour quelqu’un qui vit dans un dépotoir, il a pas mal d’objets de valeur.

  La jeune femme haussa les sourcils pour marquer sa curiosité et Jane ne se fit pas prier.

- Un cendrier en crystal, un chandelier en or… et je suis sûr que toute sa saleté cache encore bien des trésors. C’est notre voleur, Lisbon. Lisbon ?

 

  La chef d’équipe, au teint très pâle d’habitude, avait encore perdu des couleurs. Jane passa un bras autour de sa taille pour prévenir toute chute. Il n’aurait plus manqué qu’elle tombe à ses pieds ! La jeune femme avait les yeux fermés mais restait consciente et Jane hésita sur la conduite à tenir. Devait-il lui tapoter les joues pour qu’elle revienne à elle ? Il n’en savait rien.

  Lisbon ne s’était rendu compte de rien. Elle avait juste sentit le sang refluer de ses joues, son écoute se voiler et avait fermé les yeux, pensant que ça passerait. Elle n’entendait plus rien, ne sentait plus rien. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’elle rouvrit les yeux et que, à quelques centimètres du sien, le visage inquiet de Patrick Jane lui apparut ?! Il avait l’air tellement anxieux et le regard si pénétrant qu’elle sentit son cœur manquer un battement. Puis, en se rendant compte qu’il la tenait étroitement serrée contre lui, elle recula précipitamment, les joues en feu. Elle attendit d’avoir mis de la distance avec lui – au moins trois mètres – avant d’oser relever la tête. Il avait une expression étrange, mélange de surprise et d’autre chose qu’elle n’arrivait pas à identifier. Son bras droit était toujours en l’air, à l’endroit où elle se tenait quelques instants plus tôt.

- Lisbon ?

  C’était Jane. Il avait le regard de quelqu’un qui vient de se  réveiller et qui ne sait plus où il se trouve. Il essaya de s’approcher d’elle mais elle secoua la tête et recula encore de quelques pas.

- Lisbon, est-ce que ça va ? insista-t-il.

- Je suis désolée, je ne comprends pas ce qui m’est arrivé.

Le reste de l’équipe se tenait derrière le consultant et ils semblaient tout aussi mortifiés que lui. Lisbon détestait être le centre de l’attention. Elle détestait qu’on la voie dans ses états de faiblesse. Et c’était le cas aujourd’hui. Il suffisait qu’elle poursuive un suspect pour qu’elle tombe presque dans les pommes ensuite ! Merde ! Mais pourquoi fallait-il que cela lui arrive à elle ?

 


Totallyfan  (29.10.2010 à 16:31)

Quelques minutes plus tard


-  Elle a dû faire de l’hypoglycémie, supposa Van Pelt. 

-  Sûrement. Elle n’a pas mangé ce midi. Et en plus, elle a couru après ce type…

  Van Pelt approuva d’un hochement de tête et avança dans la file d’attente. Rigsby et elle s’étaient proposés pour aller chercher quelque chose à manger pour leur patron. Pendant ce temps, Cho surveillait Jason Miller dans la voiture et Lisbon reprenait un peu ses esprits, épaulée par Jane.

-  On lui prend un café ou une bouteille d’eau ? demanda Rigsby alors qu’ils se rapprochaient de la caisse.

-  Je ne sais pas. Je pense que l’eau serait mieux mais comme elle carbure au café…

-  OK, je vais prendre les deux. Je prendrai ce qu’elle ne boira pas. Je plaisante, ajouta-t-il devant l’expression presque outrée de sa collègue.

  Finalement, la jeune femme ne put s’empêcher de lui sourire et son homologue parut comblé. Ce fut leur tour et ils achetèrent une bouteille d’eau, un cappuccino et un muffin à la myrtille – sur les conseils de Jane.

 

-  Tu as remarqué comme Jane était inquiet ? questionna la jolie rousse sur le chemin du retour.

-  Je ne sais pas. Comme nous tous, je suppose, répondit Rigsby. Il jeta un regard en coin à son amie. Pourquoi ?

  Van Pelt grimaça, un peu réticente à dire ce qu’elle pensait. Cela aurait peut-être été plus facile avec Cho, qui avait un meilleur sens de l’observation. Mais d’un autre côté, elle s’entendait mieux avec Rigsby. C’était même un peu plus qu’une simple entente… Hmm.

-  J’ai déjà remarqué que Jane était toujours aux petits soins avec Lisbon. Il lui apporte son café, ils déjeunent ensemble, ils sont toujours ensemble pour les enquêtes…

-  C’est pour mieux le surveiller. Il la met totalement hors d’elle les trois quarts du temps ! T’as vu ce qui s’est passé ce matin…

  Oh les hommes ! Ils n’arrivaient même pas à se comprendre entre eux ! Ou alors, c’était elle qui se faisait trop d’idées…

-  Il l’embête amicalement, Wayne. Et les trois quarts du temps, Lisbon apprécie ça.

-  Quoi, tu veux dire que ça te plairait que je te mette en colère ?

  Van Pelt grimaça de plus belle et son ami sembla plonger dans l’incompréhension.

-  Ce n’est pas ce que je veux dire. Lisbon et Jane adorent se taquiner. Leur relation est basée sur ça.

-  Leur relation… Tu penses qu’eux aussi sont en couple ?! s’exclama Rigbsy après un grand hoquet alors qu’ils traversaient la route.

  La jeune femme sursauta à cette réaction. D’un, il avait à moitié hurlé et elle ne s’y attendait pas. De deux, le « eux aussi » l’avait surprise puisque Rigsby et elle n’était plus en couple donc ce « aussi » n’avait plus lieu d’être.

-  Non, ils ne peuvent pas être ensemble, c’est contraire au règlement, rétorqua Van Pelt le cœur encore palpitant. Lisbon serait incapable d’agir contre le règlement sur ce point là.

 

  Elle s’attira un regard non équivoque de Rigsby et comprit immédiatement le message : si ils avaient dérogé aux règlements en se mettant ensemble, il était possible que n’importe qui fasse comme eux, y compris Lisbon. Sans compter qu’elle les avait couverts et qu’elle aurait continué si Hightower n’avait pas tout découvert.

-  Mais tu penses qu’il y a plus qu’une simple amitié entre eux, reprit l’agent.

-  Oui et non. Ils ont l’air à la fois très proches et pourtant juste amis mais… parfois ils s’échangent des petits regards et sourires... Ils ne se comportent pas de la même façon lorsqu’ils sont ensemble.

  Rigsby leva les yeux vers le ciel bleu, comme si une réponse rationnelle allait lui tomber dessus par l’opération du Saint-Esprit.

-  En tout cas, pas un mot là-dessus, pas d’allusion ni quoi que se soit d’autre, le prévint Van Pelt avec un regard très appuyé alors qu’ils arrivaient à destination.

-  Je serai naturel, la rassura l’autre.

  Cependant, cette promesse eut surtout l’effet contraire sur la jeune femme.


Totallyfan  (02.11.2010 à 13:31)

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