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Série : The Mentalist
Création : 21.02.2011 à 12h08
Auteur : Chris2004
Statut : Abandonnée
« N'oubliez pas de vous inscrire dans le topic. Bonne écriture à tous ! » Chris2004
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Dans un bureau qui semblait grouiller de monde, un homme était allongé dans un canapé à l’aspect défoncé mais, plutôt confortable.
Les cheveux blonds, les yeux bleus profonds, l’homme possédait un charme évident. Il avait une main posée sur son ventre, sa tête reposait sur son autre bras. Les yeux dans le vague, il semblait réfléchir.
Dans le bureau, d’autres personnes semblaient, elles aussi, faire une pause.
Une jeune femme rousse avait la tête dans son ordinateur. Rien ne la dérangeait, même pas le bruit que faisaient les autres personnes qui étaient présentes dans les locaux.
Un jeune homme costaud mangeait un gâteau assis à son bureau en regardant la jeune femme l’air de rien.
Un autre homme d’origine asiatique lisait un bouquin énorme, les pieds croisés sur son bureau, se fichant totalement de ce qu’il pouvait se passer autour de lui.
Plus loin, dans un bureau personnel, on pouvait voir une femme brune qui remplissait de la paperasse.
On se trouve dans le CBI, le bureau californien d’investigations et les personnes sont toutes des agents. Toutes sauf une, l’homme allongé sur le canapé. Il était un consultant. D’ailleurs, on pouvait voir au premier coup d’œil qu’il était différent des autres et qu’il essayait de cultiver cette différence.
Patrick Jane, ancien faux médium était aujourd’hui au service du CBI dans l’équipe de l’agent Lisbon. A moins que ce ne soit le contraire… Enfin, toujours est-il que Jane travaillait avec trois autres agents, Rigsby, Cho et Van Pelt. Entre eux s’étaient créés une relation amicale.
L’agent Lisbon fit apparition dans l’endroit où se trouvait son équipe. Sa démarche était autoritaire.
« - On a une nouvelle enquête ! »
Ecrit par Arween
La chaleur était étouffante dans le désert de Mohave. Jane se plaignait. Il demanda à Lisbon s’il pouvait rester dans la voiture à se reposer avec la climatisation.
- Vous n’aurez qu’à me faire un topo de la situation. Je vous fais confiance lança-t-il à Lisbon.
Arween
- Non mais oh ça ne va pas. Vous n’êtes pas payé à vous reposer. Bougez-vous et sortez vos fesses de cette voiture répliqua-t-elle.
Jane sortit de la voiture en grommelant.
Sur place, l’équipe fut accueillie par une jeune policière. Elle leur montra le corps d’une femme allongée face contre terre. Elle avait été tuée par derrière. Son dos présentait deux entrées de balles. Le médecin légiste s’apprêtait à retourner le corps. Jane qui s’était accroupi pour observer la morte lui demanda de patienter quelques instants.
- C’est typique d’un assassin qui n’a pas envie de voir la mort en face, ou alors il n’a aucune considération pour la morte dit-il.
Jane fit ensuite un signe au légiste qui retourna le corps.
La femme devait avoir une trentaine d’année. Elle était blonde avec de longs cheveux. Elle était maquillée d’une façon très discrète. C’était une belle femme.
Le légiste pris la température du foie et dit que la mort devait se situer entre 4 et 6h00 du matin. Cela faisait donc à peu près 4 heures que le corps gisait là. Il avait été découvert par un couple de touristes qui avait projeté une marche dans le désert. Leur marche s’était vite arrêtée.
Lisbon demanda à Rigsby de fouiller les poches de la morte. Il en retira un portefeuille. La femme s’appelait Nancy Drew. Elle avait 35 ans. Elle habitait à Palm Springs.
Lisbon dit à Jane qu’ils devaient se rendre au domicile de Nancy. Avant de remonter en voiture, Lisbon demanda à Cho et Rigsby de faire des relevés des empreintes de pas et de voiture. La jeune femme policier les assisterait et les raccompagnerait ensuite au CBI.
Lisbon appela ensuite Van Pelt au téléphone et lui demanda de faire des recherches sur Nancy Drew et sur son entourage.
Ecrit par Chris2004
« Lisbon » lança l’agent en décrochant son téléphone alors qu’elle conduisait en direction de chez Nancy Drew, Jane à ses côtés.
« Boss, on a un problème ici » dit Van Pelt depuis le CBI, « y’a une panne de courant généralisée dans toute la ville, les ordinateurs sont inutilisables. J’ai juste eu le temps de trouver que Nancy Drew travaillait à l’hôpital et qu’elle était mère de deux enfants. »
« Dès que Rigsby et Cho reviennent, allez à l’hôpital et cherchez à en savoir plus sur elle. Interrogez ses collègues, et même ses patients s’il le faut. » Ordonna la chef d’équipe avant de raccrocher. Elle gara la voiture devant une maison assez coquette. La bâtisse était petite mais très bien entretenue.
« Joli » commenta Jane en sortant de la voiture.
Lisbon acquiesça avant d’aller sonner. Une grande dame rondelette, au type hispanique ouvrit quelques secondes après.
« Ha ! Vous êtes les réparateurs de l’électricité ! » s’exclama-t-elle avec un fort accent mexicain.
« CBI Madame » répliqua Lisbon en brandissant sa plaque
« C… »bafouilla-t-elle, visiblement paniquée
« Vous en faites pas, on n’est pas l’immigration » dit Jane
« On vient vous parlez de Mme Drew. On peut entrer ? »
Un cri de bébé retenti dans la maison à ce moment là.
« Entrez ! » lanca la jeune femme en se précipitant vers une chambre.
Jane et Lisbon entrèrent dans la maison qui, comme le jardin, était très bien entretenue. Tout y était propre et seuls quelques jouets d’enfants trainaient sur le sol. Au salon, une petite blondinette à couette était assise par terre et jouait avec une barbie. Jane s’approcha d’elle et commença a lui parler de sa barbie tandis que Lisbon faisait le tour, observant les photos disposées ça et là. La jeune femme revint dans la pièce, un bébé dans les bras.
« Il lui arrive quoi à Nancy ? » demanda-t-elle en s’asseyant sur le canapé avant de donner le biberon à l’enfant qu’elle tenait.
« On a retrouvé son corps dans le désert ce matin » Répondit Jane en se levant.
« Jane ! »
Les yeux de la jeune latine se remplirent de larmes mais elle ne dit rien., serrant un peu plus contre elle le bébé.
« Vous êtes sa nounou ? » demanda Lisbon
« Oui…j’habite ici. Nancy m’a recueillie il y a longtemps, alors que je m’enfuyais de chez mon mari. C’est une très bonne personne vous savez. »
« Pourquoi vous sentez vous obligée de le préciser ? » demanda Jane
« Elle…elle a des ennemis vous savez. Elle a aidé beaucoup de femmes comme moi, elle est bénévole au refuge. Et…et les maris ne l’aiment pas. Ils vont m’enlever les enfants et me renvoyer maintenant »
« On ne va pas vous emmener au poste, vous allez rester ici. On va être obligé d’appeler le service de protection de l’enfance. » dit Lisbon en se levant.
«Mais on vous les ramènera. Je vous le promet » ajouta Jane.
Ils n’avaient pas l’habitude de faire ce genre de promesses, mais la détresse de cette femme les avait touchés tous les deux. L’agent et son consultant sortirent de la maison et regagnèrent la voiture sans échanger un mot. Chacun était plongé dans des souvenirs douloureux.
« Va au refuge » dit Lisbon à Van Pelt qu’elle venait d’appeler, avant de démarrer la voiture.
Ecrit par Kateanddin
Van Pelt ressentait une joie immense. Faut dire que ce n’était pas souvent qu’elle pouvait sortir des locaux du CBI pour aller enquêter sur le terrain.
Elle avait une démarche autoritaire, sure d’elle. Bon, ce n’était pas forcément, ce qu’elle ressentait à l’intérieur d’elle-même, mais il fallait que les autres le croient. C’était ça le plus important.
Grace inspectait les lieux extérieurs. Le refuge était dans un endroit assez isolé, entouré de champs, à l’abri des regards. Une clôture électrique faisait le tour de la propriété qui était assez grande.
Derrière le portail, Van Pelt apercevait des jeux pour enfants, des balançoires, un bac à sable, des vélos… Le jardin avait été utilisé exclusivement pour eux. A cette heure-ci,il était vide, les petits devaient sûrement la sieste, mais elle imaginait bien l’effervescence qui pouvait y avoir en ce lieux d’habitude.
La demeure était bien entretenue et de toute évidence très grande.
En soufflant un bon coup, Grace appuya sur le bouton de la sonnette. Tout un système avait été mis en place pour la sécurité. Une caméra vous filmait pendant que vous attendiez que l’on vous ouvre.
« - C’est pour quoi ? »
Van Pelt entendit cette voix venir de nulle part et su que la personne derrière la porte d’entrée la regardait. Elle sorti sa plaque et la montra face à la caméra.
« - CBI, madame. Puis-je entrer ? »
Quelques secondes plus tard, les barrières s’ouvrirent et l’agent pu pénétrer dans le refuge.
La porte d’entrée s’ouvrit sur une femme, environ 50 ans, blonde, petite, ronde.
« - Que venez-vous faire ici ? »
Son ton n’était pas franchement amical.
Du haut de ses 1 mètres 72, et de plus perchée sur des talons aiguilles, Grace Van Pelt dominait largement la femme qui venait de lui ouvrir la porte. Pourtant, - était-ce son regard gris perçants qui la scrutaient de haut en bas ? - elle n'en menait pas large devant ce bout de femme qui semblait avoir vu au cours de sa vie plus de misère humaine que la limite supportable pour une seule personne. Un instant décontenancée, la rousse se reprit, toutefois moins sure d'elle qu'en arrivant.
« Agent Van Pelt, du CBI. Je voudrais parler à la directrice du refuge. »
« C'est moi. Répondit-elle. »
Puis après un soupir, elle tourna les talons et dit par dessus son épaule :
« Entrez. »
Van Pelt suivit la femme à travers un dédale de couloirs aux murs couverts d'affiches contre les violences domestiques. Elles croisèrent plusieurs femmes, certaines avec des enfants dans les bras, et plusieurs dont le visage ou les bras étaient marqués de bleus. Toutes dévisagèrent Grace d'un air grave, silencieusement, ce qui la mit encore plus mal à l'aise.
Elles débouchèrent enfin dans une pièce meublée d'une part d'un imposant bureau et de chaises d'un côté de la pièce, et de l'autre d'un coin détente composé d'un canapé et de fauteuils en cercle autour d'une table basse, où trônait un service à thé et une assiette de cookies.
Grace supposa que le bureau était là pour mettre de la distance avec les indésirables, tandis que le canapé et le coin détente devait servir à mettre à l'aise les femmes venues chercher du réconfort et de la protection au refuge.
Après avoir refermé la porte, la directrice se dirigea d'un pas décidé vers le bureau, et invita d'un mouvement de la main Grace à s'asseoir en face d'elle.
« Que venez vous faire ici ? Répéta la femme obstinément.
- J'aurai quelques questions à vous poser au sujet de Nancy Drew, Mme...
- Bloom. Heather Bloom. Qu'est-ce que vous lui voulez encore, à Nancy ? C'est une bonne femme, vous devriez avoir honte de vous acharner sur elle ainsi !
- Nous acharner ? De quoi parlez-vous ? Demanda Grace en fronçant les sourcils. »
La femme fut un instant décontenancée.
« Vous ne venez pas au sujet d'Andrew Denver ? Mais alors pourquoi ?
- Eh bien... »
La jeune femme se tortilla sur sa chaise, gênée. Elle n'avait pas l'habitude d'annoncer ce genre de nouvelle.
« Nancy Drew a été tuée cette nuit. Je suis désolée. »
Heather Bloom pâlit, et ses épaules s'affaissèrent légèrement.
« Oh mon Dieu... souffla t-elle. Ce n'est pas possible, pas Nancy ! Que lui est-il arrivé ?
On lui a tiré dessus. Qui pouvait lui en vouloir ? »
La vieille femme se redressa brusquement et, plantant son regard dans celui de Grace, elle reprit son ton méfiant et agressif.
« Vous rigolez ? Nancy était au moins autant aimée qu'elle était détestée ! La plupart des maris des femmes que nous avons recueillies la haïssait ! Sans parler de leurs avocats, à qui elle menait la vie dure ou des politiques qu'elle accusait de rester sans rien faire ! Je peux vous citer des dizaines de noms de personnes qui pouvaient lui en vouloir ! »
Grace Van Pelt soupira, et regretta finalement de ne pas être assise devant son bon vieil écran d'ordinateur. Cette enquête allait être longue !