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Série : The Mentalist
Création : 07.02.2013 à 20h40
Auteur : Mentalove
Statut : Abandonnée
« Attention, crossover The Mentalist - Castle ! Une enquête commune réunit le CBI à la team de la NYPD.... Incontrôlablement Jisbon et Caskett ^^ » Mentalove
Cette fanfic compte déjà 8 paragraphes
1. Taquinerie
Beckett composa un numéro sur le téléphone posé sur son bureau. Il était 10 heures du matin, et elle espérait que Castle ne viendrai pas la déranger. Elle devait passer un coup de fil important.
-Allô?
-Bonjour, vous êtes l'Agent Lisbon du CBI ?
-Oui.
-Ici Lieutenant Beckett de la NYPD.
-Ah, bonjour Lieutenant.
-Nous avons enfin l'heure d'arrivée de mon équipe et moi. Nous serons là vers 18 heures, ça vous convient ?
-Oui, c'est parfait. Où logerez-vous ?
-Un appartement appartenant à la NYPD nous attend près de vos bureaux.
-Ok.
-Ecoutez Agent Lisbon, je tiens à vous prévenir que mon collègue le consultant Richard Castle est légèrement... hum... enfin il est parfois assez dérangeant, et il ne faut pas que vous preniez Castle pour vous représenter la NYPD.
-Oh, ne vous inquiétez pas, nous avons à peu près le même cas au CBI, répondit Lisbon en voyant Jane qui fabriquait un avion en papier sur son divan.
-Je suis impatiente de voir ça !
-Ne le soyez pas trop...
-Bon, et bien je vous dit à ce soir ?
-Bon voyage, Lieutenant Beckett.
-Merci, Agent Lisbon.
Beckett raccrocha. Alors comme ça, il y a avait le double de Castle au CBI ? Les deux ensembles, ça promettait... Justement, celui-ci s'avançait, deux tasses de café à la main et un grand sourire aux lèvres.
-Bonjour ! Alors, c'est le grand jour ? On part quand ? Vous avez des photos de l'appartement où nous serons ?
-Merci, dit-elle en prenant ne des tasses. Castle, on ne part pas en vacances... Castle poursuivi sans l'écouter:
-Et est-ce qu'on partagera la même chambre ?
-Même pas en rêve.
-Mince..., dit-il, la mine déconfite.
-Castle, on travaillera sur une enquête, on n'y va pas pour s'amuser !
-Et surtout, question super-importante: est-ce qu'il y a un magasin de souvenir ?
-Castle ! fit Beckett avec un ton qui ne rigolait plus et un regard sévère. Vous avez fini ?
-Voilà comment vous me remerciez alors que je vous ai apporté un délicieux café ?
Kate leva les yeux au ciel.
-Ok, j'arrête, dit Castle en levant les mains en signe de soumission avec un grand sourire. Alors dites-moi un peu pourquoi on va là-bas ?
-A cause de l'affaire "Vengeance". Un crime a été commis à Sacramento et le mode opératoire porte à croire que c'est lui. Et comme c'est nous avons le dossier, nous les retrouvons pour enquêter ensemble.
2. Trouble
-Aïe! Jane ! Vous avez fini vos gamineries? dit Lisbon d'un ton exaspéré.
-Lisbon, vous savez bien que je n'y peux rien si mon avion vous a confondu avec la piste d'atterrissage !
Teresa soupira. Ce n'était pas la première fois qu'un avion de Jane lui attarissait en pleine figure.
-Jane, s'il vous plaît.
-Quoi ? dit l'intéressé en se levant de son divan.
-A votre avis?
-Ok, j'arrête, dit Jane en levant les mains en signe de soumission avec un grand sourire. Alors, quand est-ce qu'ils arrivent ?
-Ce soir à 18 heures.
-On va faire ce qui est prévu ?
-Je ne sais pas encore.
-Allez, s'il vous plaît Lisbon !
-Si vous nous foutez la honte devant eux, ça sera hors de question!
-Je promets de ne pas vous foutre la honte.
La belle brune soupira.
-Lisbon! Il leur faut un accueil chaleureux! Vous ne voudriez pas qu'ils considèrent le CBI, ou encore la Californie comme des endroits froids et solitaires! La perception de notre pays est entre vos mains Lisbon !
Lisbon se détendit en l'entendant dramatiser les choses. Elle roula les yeux. En voyant sa patronne Jane sourit à nouveau. Il la trouvait tellement belle avec ses grands yeux verts et ses cheveux ébène. Teresa commença à rougir quand elle se rendit compte que Jane la fixait.
-Ok, on la fera cette petite fête, dit-elle pour briser le silence.
-Merci Lisbon !! Il profita de l'occasion pour la faire rougir un peu plus en la prenant dans ses bras. Elle eut le souffle coupé, puis se remit et eu un petit rire amusé. Jane quant à lui la serrait très fort et attendait qu'elle lui dise de la lâcher. Elle ne se fit pas attendre:
-Jane ! Je n'arrive plus à respirer! Il se retira. Lisbon secoua sa tête:
-Non mais vraiment, Jane...
Ce qui dessina, une fois encore, un énorme sourire sur son visage.
-Patron, on a du nouveau. La voisine de la victime dit qu'elle n'a pas entendu de coup de feu à l'heure du crime…
C'était Cho qui venait de faire irruption. "Est-ce qu'il nous a vu ?" se demanda Lisbon immédiatement. "Enfin, après tout, on a rien fait de mal..." une question lui vint à l'esprit: "Mais qu'est-ce que j'entends par faire quelque chose de mal ?" et là, bien-sûr, elle se remit à rosir.
-Patron? demanda Cho, qui attendait une réponse.
-Heu, oui, interrogez les autres personnes du voisinage. Lisbon jeta instinctivement un regard vers Jane. Il savait sûrement ce qu'elle avait pensé quand Cho était arrivé, et s'attendait à ce qu'il se moque. Quand elle croisa son regard, il s'approcha d'elle et lui chuchota.
-Il s'en est fallu de peu...
Cho haussa les sourcils, il n'avait pas entendu. Puis il tourna les talons. Lisbon regarda Jane, secoua de nouveau la tête d’un air exaspéré et sortit de la pièce.
3. Rencontres
4 heures plus tard
-Castle, arrêtez de gigoter! dit Beckett dans le taxi qui les emmenait vers l'appartement.
-Je suis nerveux, répondit Castle qui se regardait dans un petit miroir.
-Essayez d'être correct, quand nous serons là-bas.
-Je ne vous promets rien, lieutenant Beckett.
-Je savais bien que j'aurais dû monter avec Esposito... soupira-t-elle.
-Alors, c'est quoi le programme de la soirée?
-Le programme? Quel programme? Il n'y a pas de programme. On dépose nos affaires à l'appart et on rencontre l'agent Lisbon et son équipe. Ensuite on rentre, on mange une pizza et on va se coucher.
-J'avais donc raison.
-A propos de quoi?
-Il y avait bien un programme.
-Oh, arrêtez avec vos programmes! dit Beckett.
Castle l'observa un moment chercher un résumé de l'affaire dans son sac, comme il aimait tant le faire. Elle se plongea dans sa lecture. Tout à coup, il murmura à l'oreille de sa muse:
-Vous croyez que les lits sont doubles?
Beckett sursauta:
-Castle! cria-t-elle, exaspérée par son partenaire.
-Je plaisantais! rétorqua-t-il, amusé.
Le téléphone de Beckett vibra, indiquant qu'un message était parvenu. Elle le consulta.
-C'est l'agent Lisbon.
-Qu'est-ce qui est marqué? demanda Castle en se penchant pour pouvoir lire.
-"Changement de programme, retrouvez-nous au 14, rue de Malibu, à Sacramento. A bientôt, Lisbon." Kate indiqua l'adresse au chauffeur du taxi qui grogna.
-Mais ce ne sont pas les bureaux du CBI! s'exclama Castle.
-Quelle perspicacité, fit Beckett en haussant un sourcil.
-Ooooh, j'adore quand vous faites ça! dit Castle en souriant.
-Quand je fais quoi? demanda Beckett, intriguée.
-Quand vous prenez votre air supérieur!
Beckett ne trouva rien à répondre.
A quelques kilomètres de là, Jane, Lisbon, Van Pelt, Rigsby et Cho attendaient impatiemment dans la grande maison de Jane, superbement décorée, avec une grande table pour accueillir ses invités et une banderole "Welcome in California" attaché au-dessus. Lisbon avait été assez bluffée en voyant ça. Cela faisait maintenant 2 ans que Jane avait définitivement fait le deuil de sa famille, après la mort de John Le Rouge. Le début avait été difficile mais maintenant, Teresa voyait bien qu'il était heureux de profiter de la vie. Il avait effacé le smiley dans la chambre et l'avait repeinte. Il avait enlevé toutes les photos de sa famille, sauf une seule, qui représentait Angela et Charlotte, qu'il avait laissé sur le bord de la cheminée. Il profitait désormais du présent.
-Lisbon, ils arrivent quaaand??
-Bientôt Jane...
-Ils sont en retard.
-J'espère que ce n'est pas la phrase de bienvenue que vous voulez leur donner?
-Je pensais que les New-Yorkais n'étaient jamais en retard!
-Qu'est-ce qui vous fait dire ça?
-Mon instinct.
-Bien-sûr... répondit Lisbon, ironique.
DING DONG!
-C'est eux! s'exclama Jane.
-Merci on avait compris, répliqua Cho sur un ton neutre.
Lisbon s'avança vers la porte d'entrée, et avant d'ouvrir regarda Jane d'un œil sévère. Celui-ci chuchota:
-Je tiens toujours mes promesses. Enfin, presque toujours, ajouta-t-il avec un clin d'oeil.
Et c'est avec une grimace désespérée que Lisbon tourna la poignée.
-Souris, Cho, murmura Van Pelt en lui donnant un coup de coude, ce qui n'eut aucun effet sur lui. Rigsby remit sa cravate en place.
-Bonsoir et bienvenue! annonça Lisbon en ouvrant.
Les quatre collègues se tenaient devant la porte, étonnés par la déco qu'ils apercevaient derrière les agents.
-Merci! Je suis le lieutenant Kate Beckett!
-Agent Lisbon, répondit celle-ci en lui tendant la main. Après une poignée de mains, elle invita l'équipe à entrer, leur serrant tour à tour la main. Elle referma la porte.
-Je vous présente l'agent Kimball Cho (petit signe de tête), l'agent Grace Van Pelt (grand sourire et "bonsoir"), l'agent Wayne Rigsby (petit sourire timide) et...
-Le consultant Patrick Jane! dit l'intéressé en s'avançant. Ravi de vous rencontrer. Lisbon ferma les yeux, s'attendant à un désastre.
-Vous devez être Kate Beckett? Et vous Richard... Castle? Hé mais je vous ait vu à la télé!
-Jane, c'est un écrivain célèbre, fit Lisbon.
-Oui, en effet, vous avez dû me voir à ma dernière interview avec Rose Shampik, non? dit avec fierté Castle, ce qui provoqua un coup de coude de la part de Beckett.
-Lisbon, il me semble que vous en savez beaucoup sur Monsieur Castle! dit Jane.
-Quoi? Vous voulez savoir si je lis ses livres? Et bien oui, c'est vrai!
-Vous voulez que je vous en dédicace un? demanda avec intérêt Castle.
-Castle! répliqua Beckett.
-Monsieur Castle! fit Van Pelt qui s'avançait vers eux. J'ai lu tous vos livres! Je les ait tous dévorés, ils sont géniaux! Oh, et vous, lieutenant Beckett, vous êtes la femme dont il s'est inspiré pour Nikki Hard, n'est-ce pas?
-Oui, c'est ça, répondit Castle, qui faisait le paon. Vous avez lu le dernier, "Vague de Chaleur"?
-Bien-sûr! J'ai beaucoup aimé le passage avec la fusillade! C'était très entraînant! poursuivait Van Pelt en s'éloignant avec Castle. Jane, Lisbon et Beckett les regardèrent rejoindre Esposito et Rigsby, tandis que Cho et Ryan discutaient dans un coin.
-Et vous, vous êtes le médium, non? demanda Beckett.
Jane sourit:
-Je ne suis pas médium. Juste observateur.
-Ne me dites pas que vous arrivez à résoudre des affaires juste en observant les gens?
-Si, en quelque sorte, répondit le mentaliste, tout fier.
-Non Jane, parfois vous les reniflez aussi, ajouta Lisbon sur un ton ironique.
Sa fierté en prit un coup. Mais il resta digne en expliquant:
-Ma chère Lisbon, comme vous avez pu le constater, mon travail aide à résoudre de nombreux crimes, donc ne le critiquez pas. De plus, sachez mesdames que l'odorat des gens révèle souvent leur personnalité. Il n'y pas que cela bien-sûr...
Amusée, Beckett lui demanda:
-Vous sauriez ma personnalité comme ça? Juste en me regardant et en me... heu... sentant? Question qu'elle regretta aussitôt en voyant Castle revenir vers eux.
-Evidemment. Lieutenant Beckett...
-Vous pouvez m'appeler Beckett ou Kate.
-Très bien. Kate, vous ressemblez beaucoup à Lisbon. Vous êtes froide et dure à l'extérieur mais en vérité vous cachez une blessure liée à la famille. Vous détestez mélanger vie privée et vie professionnelle et quand vous étiez ado vous vous êtes rebellée maintes fois contre les injustices de la vie, et c'est comme ça que vous êtes devenu flic.
Beckett eut l'air étonnée et fit une tête qui voulait dire: "Mmh, bravo, vous avez réussi". Jane continua à exposer ses talents, au grand dam de Lisbon qui, une fois de plus, leva les yeux au ciel.
-Vous, Richard Castle, vous êtes rempli de vanité et de fierté, et vous adorez être le centre d'attention. Vous avez sûrement des enfants qui sont tout pour vous, et... vous multipliez les conquêtes. J'ai raison?
A la dernière phrase de Jane, Castle et Beckett s'étaient jeté un coup d'œil, ce que Jane et Lisbon eurent vite fait de noter. "Pourvu qu'il garde ça pour lui! "pria-t-elle. Heureusement, pour une fois et pour une raison inconnue, Jane se tut.
-Bon, pour vous accueillir, nous avons eu l'idée... commença Lisbon.
-J'AI eu l'idée! la coupa Jane.
-Oui, bon, Jane a eu l'idée d'organiser une petite fête...
-Oh, il ne fallait pas! fit Beckett avec un sourire.
-Et à qui est cette magnifique maison? demanda Castle.
-A moi! répondit Jane. Les deux consultants s'éloignèrent en discutant. Lisbon secoua la tête. Jane n'avait en rien du tout changé ses habitudes.
-Mon Dieu, agent Lisbon.... commença Beckett.
-Vous pouvez enlever "agent", interrompit Lisbon. Kate sourit.
-Lisbon, comment est-on censé survivre avec deux Castle?
-Ou deux Jane... je n'en ait aucune idée. Heureusement qu'on est deux Beckett! dit celle-ci en souriant. Kate lui renvoya son sourire. Elle aimait déjà cette femme qui lui ressemblait tellement!
-Alors, quand est-ce qu'on mange? demanda Rigsby au groupe.
4. Discussions
Le petit groupe était assis autour de plusieurs pizzas choisies avec soin selon les goûts des flics. Ils discutaient de leur vie privée: l'affaire en cours pourrait bien attendre demain.
-Alexis rentrera à l'Université l'année prochaine. C'est vraiment l'enfant la plus sage que j'ai jamais connue! Sa pire bêtise, c'est d'avoir passé au-dessus du tourniquet du métro. A mon avis, elle ne tient pas de moi... J'en ait fait des bien pire!
-Par exemple? demanda Exposito.
-Vous voulez vraiment savoir? OK. Un jour, avec des amis, on a fait chauffer la poignée de la porte avec un briquet. Vous auriez dû voir la tête du prof quand il a ouvert la porte!
-Vous avez vraiment fait ça? questionna Beckett avec un petit rire.
-J'aurais dû faire une liste... répondit celui-ci. Et vous Jane? Vous avez fait des conneries quand vous étiez jeune?
-Parce-que vous n'en faites plus peut-être? rétorqua Beckett.
-Oh, pas vraiment... j'ai vécu toute ma jeunesse dans les fêtes foraines... répondit Jane
-C'est vrai? Montrez-nous un de vos tours! demanda Ryan.
-Oh non non non non! s'écria Lisbon. C'est une très mauvaise idée!
-Oh, détendez-vous Lisbon! Je n'ai jamais mis le feu à une maison, n'est-ce pas?
-Heu.... non, c'est vrai mais...
-Alors il n'y a vraiment pas de quoi s'en faire!
Une demi-heure après, le groupe avait débarassé la table. Lisbon et Beckett parlaient, assise sur le canapé.
-Ils sont insupportables, pas vrai? demanda Beckett.
-Exact. Je ne sais pas ce qui m'a pris de signer son contrat...
-Et bien, si c'est comme moi, je suppose qu'il a de très bonnes remarques qui aident dans les enquêtes...
-Oui.
Il y un silence. Lisbon reprit:
-Et puis, il y a des fois où il n'est pas si pénible que ça, heureusement.
-Ouai... dit pensivement Beckett. Les deux femmes étaient en train d'observer leurs consultants qui faisaient leurs malins auprès de Van Pelt, Esposito, Rigsby, Ryan et Cho. Quand ils se retournèrent et qu'ils virent que Beckett et Lisbon les regardaient, elles détournèrent immédiatement le regard. Puis, Beckett se leva.
-Bon, Castle, Esposito, Ryan, on va y aller! Merci tout le monde d'avoir organisé cette fête, c'était plutôt sympa.
-Allez Beckett, on peut rester encore un peu? supplia Castle.
-En tout cas, je vais y aller aussi, fit Rigsby, suivit par Cho. Van Pelt ne tarda pas à les rejoindre. Après avoir salué tout le monde, Lisbon et Jane furent les seuls dans la maison. Lisbon aida Jane à enlever les décos.
-Vous avez mis des guirlandes de Noël? S’étonna-t-elle.
-Ben oui, Noël n'est que dans deux semaines.
-C'est ce que j'allais dire.
-En parlant de Noël... vous savez déjà quel cadeau vous allez m'offrir? Lisbon s'arrêta de chipoter aux guirlandes et le regarda droit dans les yeux.
-Un cadeau?
-Oui, un cadeau, vous savez, une surprise qu'on offre lors des grandes occasions...
-Merci, je sais ce que c'est un cadeau. Le fait de savoir vous supporter tout les jours est sûrement le plus beau cadeau que je pourrais vous offrir, Jane!
-Oh, je sais que votre présence est déjà un cadeau, mais je ne vous savais pas si égoïste!
-Moi je suis égoïste?
-Oui, vous êtes égoïste... Sauf si vous m'offrez un cadeau. Moi, je vais vous en offrir un en tout cas. Lisbon eut un petit sourire.
-C'est vrai?
-Oui, ça vous étonne?
-Heu... bon, de toute façon quoi que je dise ça sera la mauvaise réponse... Bon, je vais y aller. Elle se dirigea vers le porte-manteau.
-Hé, vous êtes pas obligée de partir tout de suite! Vous voulez pas rester boire un dernier verre?
-Oui, c'est ça, et après vous allez m'hypnotiser et me faire faire tout ce que vous voulez!
-Non, il n'y aura pas besoin, le meilleur hypnotisant est l'alcool.
-Non merci Jane. Bonsoir, dit-elle en ouvrant la porte.
-Merci pour l'aide, Lisbon! Bonne nuit.
Et elle disparut dans la nuit.
5. Contrariété
Beckett ferma les yeux pour résister à la tentation de ne pas piquer une crise. Castle avait décidé de lui pourrir sa fin de soirée. Il avait trouvé son pyjama sur son lit et lui avait piqué. Elle ne savait pas quoi faire entre se ridiculiser à courir après lui et essayer de l'attraper alors qu'il était plus grand qu'elle ou attendre qu'il se rende alors qu'elle était crevée. Esposito et Ryan avaient tellement de chance d'être déjà couchés!
-Castle...
-Ouiii?
-S'il vous plaît.
-Quoi?
-Je suis exténuée.
-Et alors?
-Et alors rendez-moi mon pyjama.
-Non.
-Je vais devoir attendre toute la nuit, c'est ça? Ou alors vous allez me proposer de faire quelque chose que je refuserai catégoriquement de faire? Et je vous le dit d'avance, il est hors de question que je passe la nuit dans votre chambre!
-Ok, Ok! Je vous le rends à une condition.
-C'est bien ce que je pensais...
-J'ai droit à un bisou.
-Quoi?
-Ce n'est pas négociable. Castle commença à s'éloigner vers la cuisine. Beckett s'asseya. Elle ne savait pas que choisir. Castle revint sur ses pas pour lui lancer joyeusement:
-Et je ne suis pas fatigué. Je suis prêt à attendre toooooouuuute la nuit!!
Alors, par surprise, en colère, Beckett fonça sur lui pour avoir l'avantage. Elle le plaqua à terre et essaya de lui arracher son pyjama. Mais il bougeait dans tous les sens.
-Woohohoho! On se calme! Je parlais juste d'un bisou! Enfin, si vous voulez allez plus loin..
-Arrêtez avec vos conneries et DON-NEZ-MOI-ÇA! dit Beckett, assise à califourchon sur le bas de son ventre, énervée comme jamais à cause de ce gamin qui s'amusait. Celui-ci fit quelque chose d'innatendu: il se retourna et poussa Beckett sur le côté. Du coup, c'était la belle brune qui se retrouvait coincée en-dessous de lui. Il agitait le pyjama au-dessus d'elle, et elle levait les bras pour essayer de l'attraper, tel un bébé qui s'amusait avec son hochet.
-Ca-stle! Vous... m'étouffez!
-Vous, voulez ça, dit-il en désignant le pyjama, qu'il tenait bien haut. Et moi, je veux ça, continua-t-il en tapotant sa joue. C'est clair non? Beckett commençait à devenir rouge.
-Castle! Des étincelles de colère brillaient dans ses yeux. Elle soupira, puis cria:
-Ok, marché conclu!
Castle se releva et lui tendit une main, qu'elle ne prit pas. En revanche, une fois debout, c'est elle qui tendit la main.
-Mon pyjama.
-Et, mais d'abord...
-MON PYJAMA! TOUT DE SUITE!
Il lui rendit. Elle lui arracha, furieuse, et tourna les talons. Castle courra après elle.
-Beckett, on avait un marché!! Elle s'arrêta, et le regarda dans les yeux. Elle attendit quelques instants. Castle la dévora des yeux. Elle s'approcha de son visage. Il eut le souffle coupé. Et juste avant que leurs lèvres ne se frôlent, elle murmura:
-Même les emmerdeurs ont le droit de rêver. Ce qui coupa instantannément le sourire de Castle. Elle s'en alla à grands pas et claqua la porte de sa chambre.
Pendant ce temps, dans sa voiture, Teresa Lisbon était tourmentée. Elle se demandait si elle allait oui ou non offrir un cadeau à son consultant. Il ne le méritait pas vraiment. Enfin bon, c'est vrai qu'à côté de son caractère borné, de ses actes imprudents et de son arrogance, il était le seul qui savait vraiment lui rendre son sourire. Le seul qu'elle était vraiment heureuse de voir le matin. Le seul qui savait faire régner la bonne humeur au bureau. Et puis, sans vouloir se l'avouer, elle était contente et impatiente de recevoir son cadeau. "Quoique, c'est peut-être encore une blague" se dit-elle. Mais c'était vrai qu'elle en avait reçu un à chaque occasion. Des boucles d'oreilles, un faux détecteur de mensonge, une petite radio, et elle en passait. Elle les conservait précieusement dans un tiroir chez elle. Quant à elle, c'est vrai qu'elle était égoïste. Alors que Jane sautait sur chaque occasion pour lui offrir un cadeau, Lisbon ne lui en offrait qu'à son anniversaire. "Il faut vraiment que je trouve quelque chose", se dit-elle.
Jane était en pleine réflexion lorqu'il monta les escaliers. Son cadeau allait être parfait. Il avait tellement hâte de lui offrir...
6. Enquête
-Lisbooon! Où ils sont?? Lisbon soupira. Il n'allait pas recommencer!
-Je n'en sais rien! Ça fait un quart d'heure que vous me cassez les pieds! C'est vous le médium ici!
-Je ne suis....
-Oui, je sais, vous n'êtes pas médium. Mais vous savez lire dans les pensées des gens et tout le tralala, donc...
-Donc je vois que vous avez réfléchi à une idée de cadeau.
-Vraiment? demanda-t-elle avec une pointe d'ironie.
L'ascenseur s'ouvrit avec son petit dring habituel.
-Excusez-nous du retard, Castle est resté planté pendant 10 minutes devant la vitrine du magasin du coin, celui qui présente déjà des articles de Noël. Encore heureux qu'il n'est pas entré dedans! lança Beckett.
-Mais Beckett, vous les avez vus comme moi! Comment ne pas rester scotché devant la beauté technologique du... Il soupira d'extase:
-Tout dernier Laser SupraXtreme?? Avec son objectif, son kit mains libres, son....
-On a compris.
-C'est la pointe de la technologie!
-Castle! Grogna Beckett.
Lisbon les accueilli.
-Bonjour! Bienvenus dans les bureaux du CBI! Suivez-moi. Elle les mena vers leur coin. Van Pelt arriva:
-Bonjour tout le monde! On vous a préparé des tables et des chaises ici. Installez-vous!
-Merci, répondit Beckett avec un sourire aimable.
Les 9 adultes se réunirent pour parler de ce qu’ils savaient sur l’affaire. Ensuite, Lisbon et Beckett donnèrent diverses tâches à leurs équipes, et il ne resta plus que les consultants et les boss.
Absorbée par leur travail, les deux femmes laissèrent en plan leurs consultants. Jane s'installa au fond de son siège comme si il allait passer un long moment-là, et s'appuya sur un de ses coudes, sa main soutenant son menton. Castle était à côté de lui. Ils se lancèrent dans la contemplation de leurs patronnes.
7. Complotations
Après quelques minutes de silence, Jane dit à son acolyte:
-Parfois, je me dis que Lisbon est trop stressée. C'est vrai, elle est tout le temps le nez dans sa paperasse. Le soir, c'est à peine si elle sait encore tenir debout et elle continue de travailler. Parfois, le matin, je la retrouve en train de dormir sur son bureau.
-C'est vrai? Moi je trouve que Beckett devrait un peu se détendre. Elle ne fait pas grand chose de ses journées à part donner des ordres! La même idée vint traverser l'esprit des deux hommes lorsqu'ils se redressèrent.
-Il faudrait qu'on arrange ça, dit Jane d'un air malicieux.
-Oh que oui. Mais, j'y pense... Noël approche à grands pas, non?
-Ça serait l'occasion... Les consultants se mirent alors à définir un plan à voix basse. Quand ils eurent fini, un grand sourire se dessina sur leurs lèvres.
-Qu'est-ce que vous faites? demanda Beckett en s'approchant d'eux les mains sur les hanches. Sans attendre de réponse, elle continua.
-Lequel veut venir avec moi interroger le personnel de l'hôpital? Castle et Jane se regardèrent.
-Je te la laisse, fit Castle. Jane se leva tout sourire.
-Bon, et bien... allons-y!
Beckett pris son manteau en même temps que Jane. La jeune femme lança à Lisbon:
-On va parler avec les gens qui travaillent dans l'hôpital du chirurgien, Gustave Metin.
-Hé, Jane! Pas de fricotage, hein! Ça c'est mon rôle! lança Castle.
-J'essayerai de me retenir, répondit-il sur le même ton en lançant un regard à Lisbon. Celle-ci l'interrogea du regard, et quand il fut parti, elle fit la même chose avec Castle. Il suivait la scène amusé. Si c'est deux-là n'avaient rien à se cacher, il ne connaissait rien à l'amour! Et Dieu sait s'il s'y connaissait...
Alors qu'ils avançaient vers le parking, Jane demanda à Beckett:
-Je croyais que Metin habitait à Seattle?
-En effet.
-On va à Seattle alors?
-Bravo. Jane fit un petit sourire.
-Merci. Il ouvrit la portière. Quand Beckett commença à rouler il la regarda un moment, pour voir si elle ressemblait à Lisbon autant que Castle lui ressemblait. Après un moment, il engagea la conversation:
-Je parie que Castle vous pourri la vie.
-Je parie que vous pourrissez celle de Lisbon.
-Exact.
-Pourquoi est-ce que vous vous entêtez à nous prendre la tête? C'est quoi, un jeu? Un concours du consultant le plus énervant?
-Bien-sûr que non. C'est un concours du consultant le plus énervant et du consultant le mieux coiffé.
-Très drôle.
-Vous savez que vous ressemblez beaucoup à Lisbon?
-En fait, je suppose que vous nous considérez un peu comme des miroirs. Mais vous aussi vous êtes presque le même que Castle.
-C'est censé être un compliment? Beckett se posa la même question, et ne répondit pas.
Lisbon, elle, relisait les documents à propos de l'accident de voiture du patient commun des docteurs, John Mistard. "C'est bizarre..." se dit-elle. "Apparemment, l'autre conducteur de la voiture a disparu après l'accident...". Sur les documents, il était écrit que tout portait à croire que le deuxième conducteur qui se sentait coupable s'était enfui, emportant avec lui sa voiture qui ne devait plus très bien marcher. On avait fait des recherches sur lui mais personne ne l'avait retrouvé. "Il faut que je mette ça au clair" pensa Lisbon. Elle jeta un coup d'oeil aux dessins que Beckett avait fait sur le tableau.
Elle décida d'aller voir les policiers qui s'étaient occupés de l'affaire de l'accident. Ça tombait bien, c'était juste à côté de Sacramento.
-Ja... Heu... Castle? Vous voulez venir avec moi? Je dois aller voir la police qui était chargée de l'enquête sur l'accient de voiture de Mistard. L'autre chauffeur a disparu et je compte bien le retrouver.
-Je viens avec plaisir! fit Castle.
Après une série d’interrogatoires, Jane et Beckett étaient assis l’un à côté de l’autre dans la voiture de la jeune femme.
-Moi, je dis que l’infirmière ne nous a pas tout dit, fit Jane.
-Qu’est-ce qui vous fait dire ça ?
-Sa voix, sa démarche, son regard fuyant, ses gestes rapides, on voit tout de suite qu’elle se sent coupable et qu’elle a quelque chose à cacher. Elle dit qu’elle n’aime pas sa famille mais la broche qu’elle portait était vieille et valait sûrement beaucoup, or il est évident qu’elle n’est pas très aidée niveau budget. J’en conclus donc que c’est un bijou venant de sa grand-mère ou quelque chose dans le genre. Et elle n’a pas répondu à ma question.
-Mmm, si vous le dites...
-Je le dis !
Il y eut un silence.
-Dites-moi, vous faites quoi pour Noël, vous ?fit Jane. Cette question étonna Beckett.
-Moi ? Heu… rien je crois. Pourquoi ?
-Rien.
-Pourquoi ? insista-t-elle. C’est Castle qui vous demander de me le demander, c’est ça ?
-Absolument pas. Je me renseigne sur mes collègues, c’est tout ! se défendit Jane.
-Mm…
En pianotant sur le bureau de la secrétaire, Lisbon poussa un soupir d’exaspération. Ses collègues de Fresno étaient loin d’être rapides. Une heure qu’elle attendait que quelqu’un lui apporte le dossier d’un banal accident de voiture. Enfin, pas si banal que ça, d’après ses soupçons. Derrière elle, Castle observait l’affiche d’une fête de Noël qui se déroulait dans la ville.
-Si ils n’arrivent pas dans 5 minutes, je m’en vais, marmonna Lisbon.
-Patience, fit Castle. Teresa se retourna. Au même instant, son ventre grouilla. Elle soupira de plus belle et Castle eut un petit sourire.
-Si vous voulez, on peut aller manger quelque chose après. Il y a un café en face.
-Non merci, on a du travail. Lisbon s’apprêta à lui dire qu’il pouvait y aller, lui. Mais elle se ravisa en se disant que si Castle était vraiment pareil à Jane, il ne valait mieux pas le laisser seul. Soudain, un gros bonhomme à barbe qui aurait pu se déguiser en père Noël fit irruption.
-Agent Lisbon ?
-C’est moi, fit celle-ci en montrant son badge. Il posa le dossier devant en lisant par-dessus ses lunettes.
-Dossier 2402, Accident de la route.
-C’est ça, merci !
-Bonne journée. Le gars s’en alla sans demander son reste.
En ressortant, Lisbon vit le café dont Castle parlait et son ventre se remit à grouiller quand elle imagina un croissant.
-Allons-y ! Fit Castle qui semblait avoir lu dans ses pensées.
-Non, non, on a encore un tas de choses à faire ! Le GSM de Lisbon sonna.
-Agent Lisbon. Ha, du nouveau sur la petite amie de Tarrif ? Alice Pery c’est ça ? Mmh. Ok. Et pour l’oncle Mexicain et la voisine sourde ? Très bien. On arrive.
Pendant qu’elle parlait, Castle l’avait entraîné dans le café, malgré les grimaces de la jeune femme. Elle raccrocha.
-Castle, il faut qu’on y aille !
-Trop tard, j’ai déjà commandé deux croissants et deux cafés. Sur place. Lisbon soupira une fois de plus. Elle était énervée mais ne pouvait pas l’engueuler comme elle l’aurait fait avec Jane. Cependant, lorsque les croissants arrivèrent, elle oublia toute sa colère.
Jane et Beckett entrèrent dans les bureaux. Van Pelt et Ryan étaient assis derrière des ordis. Van Pelt se leva de son bureau pour aller à la rencontre de Beckett.
-Lieutenant, je viens de téléphoner à Lisbon pour lui dire que nous avons Alice Pery, la petite amie de Tarrif, Georgio Amani, l’oncle Mexicain de Tarrif et Joanne Kurtin, la voisine de Tarrif, en salle d’interrogatoire. Nous avons déjà interrogé la petite amie. Elle ne nie pas que Tarrif était un dealer, mais surtout, elle nous a appris qu’il avait été découvert. Quelqu’un l’a menacé de tout raconter à la police. Apparemment, Tarrif lui a mis quelques baffes et le gars n’a plus refait surface, en tout qu’à c’est ce qu’elle prétend.
-Et qui était celui qui l’a menacé ?
-Malheureusement, elle dit que Tarrif ne lui en a pas dit plus.
-Très bien, on va faire des recherches là-dessus. Il est fort probable que celui qui a menacé ait voulu se venger mais dans ce cas il faudra trouver le lien avec les médecins. Et pour la voisine et l’oncle ?
-On voulait attendre que vous soyez là, mais Cho, Rigsby et Esposito ont peut-être déjà commencé.
-D’accord. A part ça, Lisbon et Castle reviennent quand ?
-Je ne sais pas.
-Ok, Jane, vous… Beckett se retourna, mais Jane n’était plus là.
Lisbon consulta sa montre. Il était déjà 14h00, et il y avait encore tant de choses à faire !
-Lisbon, que faites-vous pour Noël ? demanda soudainement le consultant.
-Heu… Je vais voir ma famille pour le nouvel an.
-Et pour Noël ?
-Rien de prévu. Pourquoi ?
-Pour savoir, fit simplement Rick.
-Pour savoir ? Questionna-t-elle en haussant un sourcil.
-Oui. Teresa ne chercha pas plus loin.
8. Confusion
Le soir venu, les neuf collègues se dirent bonsoir. Enfin, pas tout-à-fait. Comme il en avait l’habitude, Jane resta dans le bureau de Lisbon et s’installa dans son canapé. Celle-ci ne tarda pas à entrer.
-Alors, sympa comme nouveaux coéquipiers, hein ? fit Jane.
-Oui. J’aime beaucoup Beckett. Elle a l’air de… Comment dire… De comprendre mon immense exaspération du quotidien, fit Lisbon avec ironie.
-Haha. Eh bien, moi aussi je l’aime beaucoup, dit Jane alors que Lisbon s’asseyait sur son fauteuil. C’est une excellente coéquipière : gentille, drôle, intelligente… Lisbon avala sa salive. Non mais pour qui il se prenait ? Jane, lui, s’amusa de voir Lisbon refouler sa jalousie. Evidemment, même si il trouvait Kate très sympa, il préférait de loin Lisbon.
-Ah oui ? Moi, je trouve que Castle est bien moins chiant que vous. En plus il est galant, il m’a invité à prendre un café ! Oui, galant, calme, ne se mettant pas dans des situations improbables, c’est un vrai bonheur ! Contrairement à vous, en fait ! Jane ressentit alors la colère que Lisbon avait ressenti peu auparavant, et compris que c’était vraiment méchant de jouer avec les sentiments de quelqu’un. Il regarda Teresa qui griffonnait sur sa feuille. Il avait réussi à les mettre tous les deux en colère et se mit une gifle intérieurement. Il prit son courage à deux mains et se leva pour se mettre devant le bureau de Lisbon, mais celle-ci se leva au même moment pour rassembler ses affaires et mettre son manteau. Puis, elle se retrouva en face de Jane. Son regard était toujours animé d’une étincelle de colère. D’une voix calme, Jane demanda :
-Vous êtes fâchée ?
-Non.
Menteuse. Jane posa sa main sur son épaule. Lisbon haussa les sourcils un instant avant de les froncer à nouveau et de plonger son regard dans celui de Jane. Celui-ci prit la parole.
-Lisbon, écoutez. Vous devez savoir que jamais Hightower, Darcy, Beckett ou qui que ce soit n’arriveront à votre cheville. Vous êtes la meilleure équipière que je ne pourrais jamais avoir. Gardez toujours ça en tête, d’accord ? Lisbon avait le cœur qui battait à tout rompre. Elle fit un petit sourire qui voulait dire merci. Alors, la main de Jane quitta son épaule et descendit le long de son bras pour trouver sa main. Il la prit dans la sienne. Lisbon ne pouvant plus supporter ce regard qu’elle ne comprenait pas, elle contempla les deux mains liées en se demandant ce que cela voulait dire. Les doigts de Jane caressaient le dos de la main de Teresa. Elle aurait voulu que ce moment ne s’arrête jamais. Finalement, elle releva la tête et constata que Jane ne l’avais pas lâché du regard. Le cœur de Lisbon battait toujours plus vite. Puis Jane se détacha et s’en alla en murmurant « bonsoir ».
Lorsque les agents se réveillèrent le lendemain, des flocons de neige avaient commencé à tomber, ce qui créa une ambiance joyeuse. Ils avancèrent bien dans l’enquête les jours qui suivirent et pensèrent qu’ils l’auraient bouclée avant Noël. Lorsque le 22 décembre arriva, l’enquête se termina officiellement. C’était la femme de Mistard qui avait fait le coup, car son mari avait menacé de dénoncer les dealers, et Ractiff l’avait tué dans un faux accident de voiture. Elle avait donc tué les trois médecins qui avaient indirectement conduit Mistard en Californie (il était touché d’un cancer et le psychologue lui avait conseillé de changer d’air), ainsi que Ractiff.
Bref, le 22 décembre, les 6 coéquipiers rédigeaient des rapports de cette enquête compliquée, sauf bien-sûr les deux consultants qui avaient élu domicile dans le grenier du CBI.
-Bon alors, tout est en place ? demanda Castle.
-Oui, j’ai même commandé les bûches ! fit Jane.
-Parfait. Je sens qu’on va bien s’amuser ! s’exclama Castle en se frottant les mains.
-J’ai hâte de voir leurs têtes, répondit Jane.
-Mais qu’est-ce qu’ils font, encore ? questionna Lisbon.
-J’en sais rien, ça fait deux jours qu’on ne les voit plus, répondit Beckett, le nez sur une feuille.
Plus tard dans la journée, peu avant la fermeture des bureaux, Lisbon se préparait un café lorsque Castle surgit à côté d’elle.
-Hey, Teresa.
-Salut.
-Vous ne faites toujours rien pour Noël ?
-Non, pourquoi ? demanda-t-elle en trempant ses lèvres dans le café.
-Eh bien, je me demandais, si ça vous dit, vous pourriez venir le fêter avec moi ! Lisbon failli s’étrangler avec son café.
-Oh, heu, ah oui, mais… Euh… Beckett sera là ?
-Non, elle a déjà eu une invitation, au restaurant je crois.
-Ah d’accord, bon eh bien… Lisbon réfléchit un instant. C’était tellement bizarre ! Elle savait qu’elle s’amuserait sûrement bien avec Castle. Mais… Enfin, de toute façon, elle n’avait rien d’autre à faire alors…
-C’est d’accord. Un grand sourire illumina le visage de Castle.
-Super ! Je passe vous prendre à quelle heure ?