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Série : The Mentalist
Création : 14.04.2014 à 17h54
Auteur : JessBones
Statut : Terminée
« Mon premier épisode Mentalist, que j'écrirais seul merci » JessBones
Cette fanfic compte déjà 9 paragraphes
Titre : Vengeance démesurée
Auteur : JessBones
Saison : cet épisode se situe dans la saison 6, il contient des spoilers pour celle et/ou ceux qui n'aurait pas vu la saison.
Résumé: L'équipe enquête sur une explosion au sein d'une entreprise mais l'affaire pourrait ne pas être si compliquée qu'elle n'y parait. Quant à Lisbon, elle apprend quelque chose qui pourrait changer le cours de sa vie, il en est de même pour Jane...
Note de l'auteur: que dire à part que c'est mon premier épisode de mentalist. Je l'ai commencé le 31 Mars et je l'ai fini mardi 8 avril mais j'ai mis un temps fou à tout relire et à corriger les fautes. Je suis d'ailleurs désolé par avance pour celle qui aurait pu rester. Après ma correction, je l'ai ensuite passé à Scribens. J'accepte toute les critiques, mais par pitié, qu'elles soient constructives s'il vous plait. De plus, c'est la première fois que j'écris de cette manière d'habitude je fais dans une genre sénario style : Jane: blablabla
PS de l'auteur : Je posterais des paragraphes mais l'EP est déjà terminé ^^ . Je n'ai plus qu'à vous souhaiter une bonne lecture
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Des sirènes... Voilà ce que l'on pouvait entendre au loin. L'agent Lisbon toujours à moitié endormi fronça les sourcils et entrouvrit les yeux. Elle posa ses yeux sur le réveil, il était 5h du matin, elle était rentrée il y a à peine 4h et alors qu'elle s'apprêtait à repartir dans les bras de Morphée, son téléphone se mit à sonner. Elle soupira, étendit le bras et attrapa le portable posé sur sa table de chevet.
- Lisbon ? [...] Très bien Monsieur, j'arrive tout de suite. Répondit-elle
En moins de temps qu'il faut pour le dire, elle se leva, attrapa des vêtements dans l'armoire, s'habilla et 10 minutes plus tard elle était sur la route pour rejoindre les bureaux du FBI. Si Abbott lui demandait de venir à cette heure, c'est que cela devait être grave, il était rare qu'elle soit appelée si tôt le matin.
Quand elle arriva sur le parking, elle remarqua la voiture de l'agent Fisher, de Cho ainsi que celle d'autres agents. Tout cela ne lui disait rien qui vaille. Elle descendit de la voiture et s'empressa de rejoindre l'open space où déjà pas mal de monde attendais.
- Un café ?
Lisbon se retourna et tomba nez à nez avec Jane qui lui tendait une tasse.
- Merci Jane.
- Vous n'avez pas beaucoup dormi, je me trompe ? L'interrogea-t-il doucement
- Non pas beaucoup, lui dit-elle. Vous savez pourquoi nous sommes là ?
- Pas la moindre idée.
La salle était remplie d'agent dont certains que Lisbon ne connaissait même pas. Elle se demandait pourquoi on avait fait venir tout ce petit monde. Les chuchotements et discussions s'arrêtèrent nettes dans la pièce quand Abbott passa la porte, tout le monde se tut.
- Merci à toutes et à tous d'être venu aussi vite, dit-il d'un ton grave. Vous êtes ici, car il y a 30 minutes environ une bombe a explosé dans le quartier des affaires.
Des chuchotements émanèrent de part et d'autre de la pièce et quelqu'un prit la parole
- Est-ce qu'il y a des victimes ? Demanda l'un des agents.
- À l'heure actuelle, on déplore 2 victimes.
Lisbon regarda Jane qui semblait mal à l'aise.
- Ça ne va pas Jane ?
- Non ça va.
Lisbon sentait bien qu'il lui cachait quelque chose.
- Je vois bien que non. Qu'est-ce qu'il y a ? Insista-t-elle.
- J'ai survécu à deux explosions. La première a failli me rendre aveugle et la seconde me tuer.
Lisbon le regarda. Elle aurait presque oublié ces enquêtes. Elle n'avait pas été blessée, du moins physiquement, mais elle s'était inquiétée énormément pour Jane.
- Je suis désolé Jane.
- Je m'en suis remis.
À cet instant précis, il semblait vraiment inquiet par ce qu'il se passait.
- Quelqu'un a revendiqué l'explosion ? Demanda un autre agent
- Pas pour le moment, mais les équipes de déminage sont sur place pour être sûr que c'est le seul engin présent. Selon leurs premières impressions, la bombe est artisanale ?
- Se serait un groupe terroriste ? Demanda Cho
Un silence encore plus pesant s'installa suite à sa question, chacun retenait son souffle et malgré le fait que tous espéraient une réponse négative chacun savait ce qu'Abbott allait répondre.
- ça se pourrait.
Un frisson parcouru, la pièce. Abbott regarda tous les Agents, ils parlaient entre eux les uns avec les autres et alors que tout le monde parlaient, Jane s'éclipsa pour aller s'installer sur son canapé suivit par Térésa du regard. Fisher qui était là fronça les sourcils, mais ne dit rien, car Abbott repris la parole
- Pour le moment, nous n'avons pas confirmation que se soit réellement une attaque terroriste soyons prudent dans nos propos. La presse en ferait leur chou gras. Leur dit Abbott
- Pourquoi ne pas faire un communiqué ? Cela inciterait peut-être la cellule où quelqu'un à réagir. Dit l'un des agents.
La salle semblait partagée par cette idée.
- La réponse est simple, la terreur. Faite, ça et se sera la panique.
Cette fois-ci, ce ne fut pas Abbott qui prit la parole, mais Jane. Tous les agents se tournèrent vers lui.
- Jane a raison, si on commence à parler d'attaque terroriste la population va s'affoler et cela ne ferait qu'empirer les choses. Soutint Lisbon.
- Quelle est la marche à suivre Monsieur, demanda Cho.
Abbott se mordit la joue, il fit un tour de salle et reprit de plus belle
- Parler a tous vos indics , à tout ceux qui vous doivent un service, faites ce qu'il faut mais je veux des informations et rapidement.
À la fin de ces paroles, il ne fallut pas longtemps à la salle pour qu'elle se vide de l'intégralité de ses occupants, Abbott rejoignit Lisbon et s'adressa à elle
- Agent Lisbon, je veux que vous gardiez un œil sur Jane, cette affaire a l'air de le perturber.
- Très bien Monsieur, je le ferais.
Abbott passa devant elle et rejoignit sans plus tarder son bureau ou déjà le téléphone commençait à sonner. Fisher s'adressa alors à Lisbon.
- Ça ne va pas Jane ?
- Mauvais souvenirs.
- De quel genre ?
Lisbon soupira, par moment Fisher lui tapait vraiment sur les nerfs...
- C'était il y a longtemps, la première année où Jane était avec nous. Nous étions tous au CBI quand Jane à reçu un SMS qui lui disait qu'il y avait une bombe toute proche et l'homme l'a défier de la trouver.
Elle regardait Jane de coté tout en racontant l'histoire.
- Vous avez réussi, interrogea Fisher.
- Oui, on l'a trouvée à l'intérieur d'un van, mais trop tard. Il y avait un homme attaché à l'intérieur, il était attaché, terrifié. La bombe allait exploser, on s'est enfui et le van a explosé quelques secondes plus tard. Jane a été blessé dans l'explosion.
- À quel point ?
- Il a perdu la vue pendant quelques jours.
Fisher ne savait pas quoi dire, elle paraissait en mode pause alors que Teresa reprenait son récit tout en posant un regard triste vers Jane.
- Jane l'a très mal vécu.
- Je me doute. Je comprends mieux sa réaction. Je vous laisse, j'ai des coups de fil à passer.
Teresa resta là elle ne savait pas quoi faire, Jane avait le regard perdu dans le vide, mais en même temps, il semblait fou de rage près à exploser. Elle s'en alla vers son bureau et s'installa quand son téléphone se mit à sonner.
- Agent Lisbon.
- Térésa, c'est moi ?
- Oh Marcus. Ça va ? Dit-elle
- ça va. J'ai entendu dire que vous êtes sur l'affaire de la bombe ?
- Les nouvelles vont vite.
- Il en parle déjà à la télévision. Écoute, je sais que ce n'est pas le bon moment, mais je voudrais te parler de quelque chose. On peut déjeuner ensemble.
- Je ne sais pas. Répondit-elle
- Allez juste une demi-heure. Implora-t-il
- Ok où ? Demanda-t-elle
- 12h30, chez "Papacotta" ?
- Ok
Abbott sortit alors de son bureau et s'approcha d'elle. Lisbon raccrocha s'en prendre le temps de dire au revoir.
- Lisbon, Jane ?
Tous les deux se levèrent et s'approchèrent d'Abbott.
- Je veux que vous alliez chez Mr William Proctor.
- Qui est-ce Monsieur ? Demanda Térésa
- Le directeur de l'entreprise dont le bâtiment a été soufflé. De plus, on connait l'identité des deux victimes. L'une est Mr Jeff Amirez et l'autre victime se trouve être la femme de Mr Proctor.
- L'identification a été rapide.
- Les deux corps n'ont pas été calcinés, c'est le souffle de l'explosion et l'effondrement des murs qui les ont tués Répondit Abbott
- Très bien, nous y allons.
Jane suivit Lisbon jusqu'à la voiture, tous les deux étaient très silencieux. Alors que Lisbon conduisait Jane regardait au-dehors.
- Jane ?
- Oui Lisbon?
- Parlez-moi.
- De quoi ?
- Vous avez raison fait comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes. Je ne sais même pas pourquoi je m'inquiète pour vous. S'énerva-t-elle.
Lisbon bouillonnait à cet instant, elle aurait voulu freiner d'un coup, descendre de la voiture et abandonner Jane là comme il l'avait fait avec elle au bord de cette falaise. Elle se contenta de se morde l'intérieur de la joue et d'empoigné le volant encore plus fort pour ne pas le frapper.
- Vous n'avez pas à vous inquiéter, je vais bien. C'est juste toute cette affaire.
Il se tourna vers Lisbon et il posa la main sur son bras
- ça va aller Térésa. On va faire comme toute les autres enquêtes. On va la résoudre ensemble et tout ira pour le mieux.
Jane tourna de nouveau la tête et retourna à sa contemplation, quelques minutes plus tard, ils arrivèrent chez Proctor. Il habitait une somptueuse maison. Lisbon coupa le contact et Jane ouvrit la porte et sortit. Lisbon ferma les yeux expira un bon coup et détacha sa ceinture. Elle sortit de la voiture avec une mine déconfite, elle n'aimait pas cette partie-là de son travail, annoncé à quelqu'un qu'une personne qu'il aime n'était plus de ce monde. Ils se retrouvèrent devant une immense bâtisse, ils montèrent les marches et arrivèrent enfin devant l'immense porte. Ils sonnèrent et une femme d'un certain âge vint leur ouvrir.
- Bonjour puis je vous aider ?
- Nous sommes du FBI, je suis l'agent Lisbon et voici Patrick Jane. Pouvons-nous rentrer ?
- Faite les rentrer Martha dit une voix d'homme derrière, elle.
La femme s'écarta et les laissa rentrer. Jane fit signe à Lisbon de passer devant comme à son habitude. La femme referma la porte derrière eux et s'éclipsa. Ils se retrouvèrent dans le vestibule et ils furent rejoints par un homme qui devait être sans doute Mr Proctor. Il s'approcha d'eux.
- Suivez-moi, je vous en prie.
Il leur indiqua le chemin et ils se retrouvèrent dans un grand salon. Il leur indiqua les canapés et Jane et Lisbon s'installèrent.
- Mr Proctor, je suis l'agent Lisbon et voici Patrick Jane.
- Vous savez qui a fait ça ?
- Non pas encore, mais l'enquête ne fait que commencer.
- Mr Proctor, je ne sais pas si vous avez été informé, mais il se trouve qu'il y a eu deux victimes dans l'explosion.
- On me l'a dit oui.
- Je suis désolé, mais l'une des victimes est votre femme.
L'homme mit sa tête entre ses mains, il se mit alors a pleurer et il releva son regard vers eux.
- Qui est l'autre victime ?
- L'autre victime est Jeff Ramirez. Continua Lisbon.
L'homme hocha la tête. Il était désemparé, comme si tout son univers venait de disparaitre en un claquement de doigts. Lisbon continua
- J'ai quelques questions à vous poser, mais si vous voulez nous pouvons revenir plus tard ?
- Non allez s-y.
- Que faisait votre femme si tôt le matin au travail.
- Elle avait une vidéo conférence avec nos collaborateurs de Tokyo, avec le décalage horaires, il faut s'adapter.
- Je comprends compatit Lisbon. Et Monsieur Ramirez.
- Jeff était agoraphobe, il travaillait dans l'entreprise la nuit quand il n'y avait personne. J'encourage l'intégration des personnes qui ont un handicap.
- C'est tout à votre honneur. Excusez moi puis je utiliser votre salle de bains? Demanda Jane.
Lisbon fronça les sourcils.
- Oui en haut des escaliers première porte à droite.
- Merci répondit Jane.
Jane se leva, monta les escaliers et arriva à l'étage. Il alla dans la salle de bains, il regarda, observa un peu partout puis il ressortit. Il regarda discrètement en bas et se dirigea vers ce qu'il semblait être une chambre. Jane fit de même que la salle de bains, il observa les murs avant de se diriger vers l'armoire, il l'ouvrit et l'examina également. Il sortit ensuite et se dirigea vers la seconde dans laquelle il fit le même travail d'investigation. Il redescendit ensuite en bas comme si de rien était et se rassit à côté de Lisbon.
- est-ce que vous avez des ennemis ou un ancien employé qui pourrait vous en vouloir ? Demanda Lisbon
- Non, je ne vois pas.
- Tout ce que vous pourrez nous dire pourra nous aider, l'encouragea Lisbon.
- Il y a un an environ, j'ai renvoyé un employé, Joseph Ripers. Il mettait son nez dans des dossiers qui ne le regardait pas et nous pensions qu'il faisait de l'espionnage industriel.
- Très bien, nous allons vous laisser lui dit Lisbon.
Lisbon et Jane sortir de chez Monsieur Proctor et Lisbon prit son téléphone. Il lui fallait des informations sur Joseph Ripers et elle savait qui elle allait appeler.
- Oui allô ?
- Wylie. C'est l'agent Lisbon.
- Oh bonjour Madame. Dit-il
- Il me faut des informations sur Joseph Ripers.
Wylie calla le téléphone contre son épaule et commença à taper frénétiquement sur son clavier.
- Très bien, je lance la recherche.
L'ordinateur émit un bip.
- Son casier est vierge à part quelques contraventions pour excès de vitesse.
- Il me faut son adresse.
- Très bien. 256 Beford Avenue à Galveston.
- Galveston ? C'est à 80 kms.
- En partant maintenant et en passant par la 45, vous arriverez là-bas vers 10h30. Profitez du bord de mer répondit Jason en rigolant.
Wylie sentit quelqu'un lui tapoter l'épaule. Il releva la tête et avait Abbott juste à côté de lui, lui faisant signe de lui passer son interlocutrice.
- Euh, l'Agent Abbott veut vous parler. Dit-il précipitamment.
Wylie tendit sa petite oreillette à Abbott qui la regarda étrangement.
- Vous pouvez prendre le téléphone, dit-il hésitant.
- Se serait judicieux.
Wylie fit une manipulation et tendit le combiné du téléphone à Abbott.
- Agent Lisbon?
- Oui Monsieur.
- Qu'avez vous appris ?
- Pas grand chose pour le moment. La femme de Mr Proctor était à l'entreprise pour une vidéo conférence avec le Japon ce matin.
- Et la seconde victime ?
- L'homme était agoraphobe et travaillait exclusivement la nuit.
- Qui est ...
Il se pencha vers l'écran de Wylie.
- Joseph Ripers? Demanda-t-il
- Une piste à suivre Monsieur, c'est un ancien employé. Qu'on donné les recherches.
- Pour le moment, mes indics n'ont aucune info, personnes n'a revendiqué cette explosion, dit Cho.
- Personne ne serait assez fou pour ça. COntinua Lisbon.
- Continuer vos recherches Agent Lisbon.
Il donna le combiné à Wylie et de son côté, Lisbon raccrocha.
- On part à Galveston. Dit-elle a Jane.
- Très bien allons s-y.
Tous les deux montèrent dans la voiture et le voyage commença. Un silence pesant se faisait sentir, Lisbon paraissait légèrement irritée et Jane ni ne prêta pas attention. Le silence devint pesant et Lisbon prit la parole.
- Bon Jane, vous me dîtes tout où je dois vous supplier ?
- Je ne comprends pas.
Lisbon leva les yeux au ciel.
- Ne faite pas l'innocent. Je vous connais par cœur, vous avez trouvé quoi à l'étage.
Jane sourit, à force de travailler avec lui elle avait appris à le connaître.
- Dans la salle de bains, la brosse à dents de Madame et de Monsieur ne sont pas dans le même gobelet, ils sont à chaque bout de l'étagère chacun dans un gobelet. Dans une salle de bains conjugale on trouve un unique gobelet avec les deux brosses a dents dedans.
- c'est peut-être pour une question d'hygiène.
- Lisbon dit t-il d'un ton taquin
Lisbon rigola.
- Ok.
- En allant dans la chambre conjugale, j'ai pu remarquer que des cadres avaient été retirés du mur, il a des traces à peine visible vraiment minim. En allant dans l'armoire, j'ai remarqué qu'il n'y avait que des vêtements d'homme pas de femme.
- Ils avaient des problèmes conjugaux.
Il tendit le doigt vers Lisbon signe d'approbation qu'elle marquait un point.
- Mon hypothèse s'est confirmée quand j'ai été dans la seconde chambre et j'y ai trouvé l'armoire de Madame.
- Le mari ne nous a rien dits.
- Il fallait tromper le monde entier. Qu'aurait pensé les investisseurs et employés si le patron et sa femme étaient en mauvais termes ça fait vilain.
Lisbon sourit.
- Allons voir ce que va nous raconter Mr Ripers.
La route se passait sans encombre à cette heure, il y avait peu d'embouteillage et encore moins sur cette voie. Nos deux protagonistes roulaient déjà depuis près de 40 minutes et le soleil tapait fort. Lisbon commençait à être courbaturée, elle porta sa main à sa nuque qui commençait à la faire souffrir.
- On pourrait s'arrêter 5 minutes. Proposa Jane.
- Quoi ?
- Vous êtes fatigué et mes jambes sont tellement engourdies qu'elles vont finir par tomber.
- D'accord.
Elle s'arrêta le long de la route une centaine de mètres plus loin, ils étaient au bord d'une falaise qui surplombait la mer. La voiture s'arrêta et Jane est descendit, il fit quelques pas et s'étira. Il se tourna alors vers la voiture.
- Vous ne descendez pas ?
- Eh bien la dernière fois que je me suis retrouvée sur une falaise comme celle-ci vous m'avez manipulée et laisser sur place.
Jane eut un regard coupable.
- Oui, mais s'était pour vous protéger. Je vous promets Lisbon que ça n'arrivera plus jamais.
Elle le regarda de travers.
- Et aujourd'hui, c'est vous qui avez les clés.
Jane ponctua sa phrase avec un sourire dont il avait le secret. Lisbon se força à ne pas sourire et elle sortit de la voiture. L'air du bord de mer était revigorant. Elle se sentait bien ici.
- Lisbon ? J'ai quelque chose à vous dire.
- Quand vous prenez un ton sérieux comme ça...
Jane eu un léger sourire.
- Je voulais vous dire que je suis vraiment désolé.
- Désolé ? Pourquoi ?
- Quand j'ai tué John le Rouge, ma vie a basculé et malheureusement, vous avez été entrainée malgré vous là dedans.
Jane baissa la tête et la releva en regardant l'horizon.
- À cause de moi, vous avez perdu votre travail, et vous avez été pendant deux ans a vivre dans une ville que vous n'aimiez pas et à faire un boulot qui ne vous méritait pas. Tout sa est ma faute et je m'en excuse.
Jane resta silencieux mais Lisbon n'avait pas dit ce qu'elle avait sur le cœur.
- Jane vous vous entendez si vous n'aviez pas tuer John le Rouge, il aurait continué à tuer, on aurait passé notre vie à tenter de l'attraper. Sans votre fichue obstination, on ne l'aurait jamais débusqué et on n'aurait jamais démantelé l'association Blake. J'ai passé deux ans de ma vie, c'est vrai à détester ce que je faisais, mais le jeu en valait la chandelle. Et puis regarder nous aujourd'hui. C'est grâce à vous qu'on en est là.
Pour toute réponse, Jane la prit dans ses bras et au début elle fut surprise mais elle répondit à son étreinte. Ils se séparèrent et Lisbon reprit.
- Allons s-y.
Tous les deux remontèrent en voiture. 20 minutes plus tard, ils arrivèrent à destination.Leur homme habitait un petit quartier résidentiel, le genre de quartier ou tout le monde se connait et ou l'ont fait de grands barbecues entre voisins.
Ils descendirent du SUV et se dirigèrent vers la maison qui les intéressaient. Lisbon frappa à la porte. Celle-ci s'ouvrit quelques secondes plus tard sur une petite tête brune. Lisbon s'agenouilla devant l'enfant qui devait avoir 6 ou 7 ans.
- Bonjour, toi, tes parents sont là ? Demanda Lisbon
- Tara, je t'ai déjà dit de ne pas ouvrir la porte ma puce.
Le père de l'enfant apparue sur le seuil de la porte.
- Ton papa a raison. Il ne faut pas ouvrir la porte aux inconnus. Lui dit Jane.
La petite se mordit la lèvre et partie en courant vers l'intérieur de la maison.
- Est-ce que je peux vous aider ?
- Bonjour Mr Ripers, je suis Térésa Lisbon du FBI et voici Patrick Jane.
- Le FBI ?
- Pouvons-nous rentrer ?
Monsieur Ripers s'écarta et leur fit signe de rentrer. Il les installa autour de la table de salle à manger. Ils s'installèrent et Lisbon reprit la parole.
- Mr Ripers, il y a eu une explosion dans l'entreprise de William Proctor.
L'homme eu, un sourire narquois.
- Oui et je suis sûr que William vous a dit que j'étais un employé en colère et que je fourrais mon nez-là ou je ne devais pas, c'est ça ?
- En gros oui, dit Lisbon en fronçant les sourcils.
- Vous avez eu sa version, laissez-moi vous donner la mienne. J'étais conseillé financier, un jour je suis tombé sur un virement sur un compte étrange pas grand chose, 2000 dollars. Je n'y est pas prêter attention. Puis se sont ajouté d'autre virement toujours entre 1000 et 5000 dollars pas de quoi attirer l'attention.
- Qu'a fait Monsieur Proctor ? Demanda Lisbon
- Quand je lui en ai parlé, il m'a dit de m'occuper de mes affaires. J'ai donc été voir Lydia sa femme. Elle semblait tombée des nues, elle a été voir William et ils se sont disputés.
- Vous avez continué ?
- Exact. Quand j'ai été "forcé" à partir le cumul arrivait à presque 100 000 dollars.
- une belle somme dit Jane.
- Oui peu avant mon départ Lydia et William se sont séparés.
- Comment le savez-vous ? Demanda Lisbon.
- Lydia me l'a dit et je l'ai surprise un soir avec Jeff.
- Jeff ? Jeff Ramirez ?
- Oui exact, vous l'avez vu aussi ?
Lisbon et Jane échangèrent un regard.
- Jeff Ramirez et Lydia Proctor sont tous les deux morts dans l'explosion.
L'homme ouvrit grand les yeux de surprise.
- Pourquoi êtes-vous parti, vous n'aviez rien à vous reprocher. Dit Lisbon.
- J'ai préféré partir. William a financé des campagnes politiques et il connait des dizaines d'avocats. J'aurais dû faire quoi ? L'attaquer pour licenciement abusif. Il aurait traîné mon nom dans la boue et ma famille aurait été détruit.
Le silence s'installa.
- Tout ça parait futile aujourd'hui.
- Futile ? Répéta Lisbon.
L'homme se tourna vers eux.
- J'ai perdu ma femme dans un accident de voiture il y a deux mois. Elle est morte sur le coup et ma petite Tara a perdu son foie. Elle a eu rapidement un greffe, mais les traitements sont lourds. Elle s'est complètement refermée après ça.
Jane et Lisbon jetèrent un coup d'œil sur la petite qui dessinait par terre.
- Nous allons vous laisser Mr Ripers, merci pour votre aide. Lui dit Lisbon.
Jane et Lisbon quittèrent la maison de Ripers et Lisbon prit son téléphone.
- Ici Wylie.
- Wylie ici Lisbon, je veux que vous me fassiez des recherches sur William Proctor, ces amis, sa famille, son passé trouver moi un maximum de chose.
- Bien Madame.
Lisbon raccrocha et Jane prit la parole.
- Vous pensez comme moi ? l'interrogea Jane
- À quoi vous pensez ?
- Que Proctor est notre homme.
- Je le pense, mais il nous faut des preuves, les convictions ne suffisent pas.
- Vous avez raison, pourquoi utiliser une bombe plutôt que de les tuer simplement ? Demanda Jane.
- Pour brouiller les pistes bien sûr.
Jane sourit.
- C'était une question piège, c'est ça ?
Jane ne dit rien et retourna à la voiture. Il était presque 11h30, Lisbon réalisa alors qu'elle avait rendez-vous dans une heure avec Marcus, il ne fallait pas trainer. Le chemin du retour se passa sans encombre. Seule la radio évitait le silence, Jane somnolait dans la voiture et bientôt le panneau de Houston apparu. Jane se réveilla alors.
- On va déjeuner ? Demanda Jane
- Hum j'ai déjà quelque chose de prévu. Dit-elle déçue et gênée
- Oh ce n'est pas grave vous me déposer alors ?
- Oui pas de soucis.
Lisbon déposa Jane et rejoignit la terrasse de "Papacotta" où Marcus l'attendait.
- Excuse-moi, je reviens de Galveston.
- Non aucun problème.
Un silence s'installa et Lisbon avait l'impression que Marcus voulait dire quelque chose, mais qu'il ne savait pas comment aborder cela.
- Tu m'as dit au téléphone que tu avais quelque chose à me dire?
- Oui effectivement.
Marcus regardait son verre.
- Tu me fais peur. Qu'est-ce qu'il y a ?
- Hum voilà, on me propose de diriger une équipe.
- C'est génial félicitation. Dit-elle enthousiaste.
- Le poste est basé à Miami.
L'engouement de Lisbon retomba quelque peu
- Térésa, je sais qu'on n'est pas ensemble depuis très longtemps, mais je veux que tu viennes avec moi. Je suis sûr qu'on est fait pour être ensemble. Tu pourrais déménager et faire partie de mon équipe et on pourrait continuer à être ensemble.
Lisbon tentait de digérer la nouvelle. Elle paraissait à la fois étonnée et complètement perdue.
- Marcus, je ne sais pas.
- Écoute, je sais que ça te fait peur et à moi aussi, mais je veux que tu viennes.
Lisbon ouvrit la bouche, mais il l'interrompit.
- Ne dis rien pour le moment. Je pars ce soir pour aller chercher un logement et je veux que tu sois là. J'aurais deux billets d'avion.
Le téléphone de Lisbon vibra alors et elle le prit. Un sms venait d'arriver. Elle regarda son écran " De Wylie : recherches terminées"
- Désolé, je dois y aller.
- Ok, on remet le déjeuner à une prochaine fois.
Lisbon se leva et partie. Elle était perdue, Marcus lui demandait de le suivre à Miami. Cette idée était folle et en même temps lui plaisait cependant quelque chose l'attristait. C'est comme si ça raison lui disait de partir et son cœur de rester. Elle arriva vite au FBI, elle passa la porte et s'assit à son bureau, ou du moins, elle le pensait. Elle se releva remarquant en effet que ce n'était pas le sien, elle espérait que personne ne l'ai remarqué mais Jane l'avait bien vu..
À ce moment précis Abbott lui fit signe. Térésa alla dans son bureau. Elle s'installa en face de lui.
- Où en êtes-vous ?
- Nous avons interrogé Mr Ripers, l'ancien employé de Mr Proctor et se qu'il nous a raconté était intéressant.
- Dites-moi.
- Selon lui Mr Proctor détournait des fonds et sa femme n'était pas au courant. De plus, Jane a découvert que Mr Proctor et sa femme avaient des problèmes conjugaux.
- Notre victime ressemble de plus en plus a un suspect.
- J'ai demandé à Wylie d'enquêter sur lui et de trouver tout ce qu'il pouvait .
- Je vois que vous avez la situation bien en main. Continuez et tenez moi au courant.
- Bien Monsieur.
Alors qu'elle sortait du bureau d'Abbott, Wylie arrivait également et elle le rejoignit à son bureau.
- Wylie, vous avez trouvé quoi ?
- Eh bien en cherchant bien, Mr Proctor n'a pas de famille. Pas de parents, ne de frère ni de sœur. En fait jusqu'a il y a 8 ans. Le nom de Proctor n'existait pas.
- Quoi ? Il a usurpé une identité ?
- Non pas exactement, est-ce qu'Eddy Varanne vous dit quelque chose ?
Lisbon réfléchis, il est vrai que ce nom lui disait quelque chose... et pas en bien.
- Il y a 9 ans environ Eddy Varanne a tué plusieurs dizaines d'enfants dans une école. Lui raconta Wylie
- Oui, la fusillade, un coup de folie, il n'a jamais expliqué pourquoi répondit Lisbon.
- En fait Proctor à demander à changer de nom pour ne pas être associé à celui de son frère.
- C'est du bon boulot Wylie.
- Je n'ai pas fini Agent Lisbon. Avant qu'il ne soit transféré à la prison où il est actuellement, son compagnon de cellule était Baxton Patt.
- Baxton Patt ?
- Oui, il était en prison à Sacramento, libéré il y a un mois .
- C 'est moi qui l'ai envoyé derrière les barreaux. Il attaquait des lieux de cultes, des explosions, mais jamais de victime. Il est ressorti ?
- Oui libéré sur parole pour bonne conduite. Vous croyez aux coïncidences.
- Non jamais. Faites le venir.
Elle frappa Wylie sur l'épaule et s'en alla vers la cuisine. Jane se leva et la rejoignit. Lisbon était posté devant la bouilloire et attendait.
- Vous savez si vous n'enclencher pas le bouton, ça ne fonctionnera pas. Lui dit Jane.
Il passa à côté et enclencha lui-même la chose. Lisbon s'était assise sur les chaises hautes, Jane se mit face à elle.
- Bon, vous me dites ce qui ne va pas ou je lis en vous ? Demanda-t-il
Lisbon resta silencieuse puis prit la parole.
- Marcus est promu à la tête d'une équipe. dit-elle d'un ton neutre.
- C'est une belle opportunité bravo à lui.
- Le poste est à Miami. Lui continua Lisbon
- Et quel est le problème ?
- Marcus veut que je parte avec lui.
- Et ça vous pose un souci.
- Je ne sais pas. D'un coté je me dis pourquoi pas mais j'ai tellement de choses ici, mon travail, mes amis... Vous.
- Lisbon, je vais vous parler franchement. Faites, ce qui est le mieux pour vous. Si vous voulez rester, rester, SI vous voulez partir, partez. Peu importe la décision que vous prendrez, je vous soutiendrais. Même si plus de 1 500 kms nous séparent vous pourrez toujours compter sur moi, n'importe où n'importe quand. Votre bonheur est plusimportant que tous les jobs du monde.
Il descendit de la chaise haute posa sa main sur le bras de Lisbon, et il la laissa là encore plus perdue qu'avant.
Jane parcourut la distance qui le séparait de son canapé et s'y allongea, Lisbon sourit en le voyant faire. Il était vraiment unique. Elle resta là un moment réfléchir, peut être plus longtemps qu'elle le croyait car lorsqu'elle sortit enfin de ses propres pensées, il était presque 17 h et deux Agents escortaient Baxton Patt. Elle se leva, alla a son bureau pris le dossier de l'affaire et rejoignit leur suspect dans la salle d'interrogatoire. Elle ouvrit la porte et elle entra.
- Baxton Patt, on vous a laissé sortir.
- Térésa Lisbon qu'elle bonne surprise. Alors vous voilà Agent du FBI, quel avancement. Dit-il d'un ton ironique
- Où étiez-vous la nuit dernière entre 20h et 0h00 ? Demanda Térésa
- chez moi... Et seul malheureusement.
Lisbon n'aimait pas le ton sur lequel il parlait, elle aurait voulu l'attraper et lui faire avouer, mais elle se retint. Jane derrière la vitre regardait Térésa, il était fasciné par sa capacité de déduction, elle n'était pas mentaliste, mais en quelques mois Jane pourrait lui apprendre à le devenir. La porte s'ouvrit alors sur Abbott qui rejoignit Jane pour assister à l'interrogatoire.
- Alors Baxton vous recommencez à poser des bombes, à peine un mois et vous replongez déjà ?
- Je ne vois pas de quoi vous parlez.
Térésa eu un sourire en coin, elle sortit alors les photos du bâtiments qui avait explosé. L'homme les regardait et Térésa vu tout de suite une réaction, de la fierté, de l'excitation aussi. Elle n'arrivait pas à croire ce qu'elle voyait cependant sans aveux de leur suspect, il serait difficile de prouver qu'il était mêlé de prêt ou de loin à tout cela.
- Eh bien dis donc il y a eu du dégât.
- N'est-ce pas ? Plutôt du bon boulot. Encouragea Lisbon.
- Ouais dit t-il en souriant.
Lisbon changea alors d'attitude.
- On vous a proposé quoi en échange de faire exploser cette entreprise ? De l'argent ? Où était-ce un compromis?
- Je ne vois pas de quoi vous parlez.
- Ah oui ?
L'homme plissa les lèvres et haussa les épaules comme un enfant, il se fichait de Lisbon, mais elle n'avait pas abattu ses dernières cartes. Jane afficha un sourire satisfait.
- J'aimerais encore vous montrer quelques photos.
Elle vit alors dans les yeux de cet homme la même lueur d'excitation qu'elle avait vue plus tôt. Mais son petit sourire s'effaça quand Lisbon lui montra une photo d'abord de Jeff Ramirez.
- C'est quoi ça ?
- ça dit Lisbon en montrant la photo, c'est l'homme qui a été tué dans l'explosion et ça...
Lisbon posa ensuite une photo du cadavre de Mme Proctor.
- C'est la seconde victime. Ils sont tous les deux morts dans l'explosion que vous avez déclenchée.
- Non, c'est impossible.
- Vous avez le sang de deux personnes sur les mains. Cette fois, vous irez en prison et il n'y aura pas de libération cette fois.
Lisbon ramassa les photos, les rangea, fit demi-tour et alors qu'elle allait passer la porte, Baxton pris la parole.
- Le bâtiment aurait dû être vide. Il m'a dit que tout serait vide.
- Elle est forte dit alors Abbott.
- Elle est la meilleure. Dit Jane sur un ton admiratif
Lisbon sourit, elle se tourna et regarda Baxton qui ne semblait plus aussi fier. Lentement, elle alla se rasseoir et le regardait sans rien dire.
- il m'avait dit que le bâtiment serait vide.
- qui ça, il ?
Baxton était nerveux, il se mordait la lèvre, il hésitait. Lisbon le regardait attendit un peu, mais comme son homme ne disait rien, elle fit le tour et leva Baxton.
- Patt Baxton, vous êtes en état d'arrestation pour l'explosion d'un bâtiment ainsi que les meurtres de ...
- Non non attendez.
Lisbon stoppa son geste, elle attendait.
- William Proctor, il devait toucher l'argent de l'assurance et me donner 50 000 dollars. C'était le deal.
Abbott prit son téléphone, après deux sonneries, un agent répondit.
- Allez arrêter William Proctor.
Lisbon toujours dans la salle d'interrogatoire, ouvrit la porte. Baxton reprit la parole.
- Qu'est-ce qui va m'arriver ?
- Ce sera au juge et aux jurés d'en décider.
Lisbon passa la porte et elle vit alors Jane et Abbott sortirent. Abbott lui fit un signe de tête approbateur et il les laissa. L'affaire était terminée, au premier abord compliquée, elle s'était avérée bien plus simple que prévue, leur tueur était arrêté et le commanditaire de l'explosion également. Ils avaient fait un bon travail.
Lisbon était contente d'elle, mais elle fut ramenée à la réalité par son téléphone, elle avait reçu un sms de Pike, elle lui envoyait une photo de Miami. Elle devait être honnête, il fallait qu'elle aille à l'aéroport. Elle regarda Jane, son téléphone puis elle baissa les yeux, elle ne dit pas un mot, fit demi-tour, attrapa les clés de son véhicule et partie laissant Jane seul.
Il lui fallut 20 minutes pour arriver, elle gara sa voiture et rentra dans l'aéroport, elle alla regarder le tableau des départs et se dirigea vers la porte 6 ou devait avoir lieu l'embarquement de l'avion de Marcus. Elle le vit enfin, il semblait cherché quelqu'un ou du moins plutôt la chercher... Lisbon s'approcha de lui et Marcus l'aperçut enfin, il la rejoignit.
- Je suis content que tu sois...
Il la regarda, et vit bien entendu qu'elle n'avait aucune valise.
- Tu ne viens pas, c'est ça ?
Lisbon fit non de la tête, comment expliquer à Marcus sa décision. Comment lui dire que malgré le fait que Marcus voulait absolument qu'elle vienne que comparé à lui, Jane n'avait en aucune façon influencée son choix. Il lui avait simplement dit de faire ce qui était le mieux pour elle, qu'il lui importait peu que Lisbon reste ou parte du moment qu'elle soit heureuse. C'est cela qui l'avait décidée à rester. Jane voulait avant tout son bien et son bonheur, et en soit n'est-ce pas cela que l'on souhaite aux personnes que l'on aime, d'être heureuse ?
- Marcus, je ne partirais pas, je suis désolé.
- Je m'en doutais. Malgré le fait qu'on sortait ensemble, je voyais bien comment tu le regardais.
Mon dieu Pike l'avait percée à jour... Lisbon avait une larme qui roulait sur sa joue. Pike s'approcha d'elle et l'embrassa sur la joue. Il recula attrapa sa valise et avant de franchir la ligne de non-retour, il se retourna et lança à Térésa.
- J'espère qu'il se rend compte de la chance qu'il a ?
Lisbon sourit et regarda Pike disparaitre derrière le couloir qui le menait à son avion laissant Lisbon.
Elle attendit quelques secondes et retourna à sa voiture. Elle fit le chemin en sens inverse et elle retourna au FBI. Elle trouva Jane le regard perdu, assis sur son divan. Elle entra alors dans la pièce et il leva les yeux vers elle. Il n'arrivait pas à croire qu'elle était là. Lisbon s'approcha et s'assit sur le canapé.
- Marcus est parti.
Lisbon se tut et baissa les yeux.
- Je suis désolé Térésa.
Elle resta silencieuse un moment avant de reprendre les larmes aux yeux...
- Ce n'est pas grave, un de perdu, 10 de retrouver.
Lisbon avait dit ça sur un ton qui se voulait rassurer, mais sa voix tremblait tellement que Jane savait pertinemment qu'elle était triste.
- Ne vous inquiétez pas, ça ira. Je vous l'ai dit peut importe ce qui peut se passer, je serais toujours là pour vous.
Lisbon lui sourit et baissa les yeux et se rendit compte qu'elle était assise sur une lettre, elle regarda Jane qui lui fit signe qu'elle pouvait la lire. Lisbon la déplia et lut, elle ouvrit alors grand les yeux.
- Jane, libération pour service rendu ?
- Effectivement.
- c'est une bonne chose non ?
- Je ne sais pas, trouvé un logement, faire un carton, partir...
Lisbon réfléchit et eu alors une idée.
- Dans ce cas, la solution est simple, j'ai une chambre d'ami chez moi. Vous pourriez vous y installer en attendant de trouver un endroit qui vous plait moyennant un échange de bons procédés. Qu'est-ce que vous en dites ?
Jane la regarda, elle semblait sérieuse.
- Eh bien, je ne sais pas. Vous et moi colocataire ? Ça risque d'être explosif.
- Je vais courir le risque
THE END OF THE ESPISODE
Merci aux personnes l'ayant lu