Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Série : The Mentalist
Création : 18.11.2014 à 12h33
Auteur : sanct08
Statut : Terminée
« Fanfiction centrée sur Jisbon (pas de spoilers) » sanct08
Cette fanfic compte déjà 17 paragraphes
Chapitre 12 :
Lisbon les regarda tour à tour. Elle avait été habitué à tout un tas de choses durant sa longue carrière dans la police mais elle n’avait jamais rien entendu de tel : les morts ressuscitaient !
« Vous en êtes bien certains ?
- Plus que certain ! lui répondit Jane. J’étais dans la même voiture que lui le jour de sa mort.
- Vous étiez avec lui ?
- Effectivement, j’étais alors à San Francisco avec ma famille chez des amis. Je souhaitais faire une surprise à Angela en lui achetant l’un des bijoux qu’elle avait remarqué dans une boutique. Tonio Maladrez, qui était notre hôte, avait donc proposé de m’accompagner. Nous nous trouvions alors sur le pont de Dumbarton quand nous avons ressenti une forte secousse : il y avait un tremblement de terre. Nous n’avons pas eu le temps de sortir de la voiture qu’une partie du pont s’effondrait nous précipitant dans l’eau. D’habitude, l’endroit est peu profond mais il avait beaucoup plu les deux derniers jours et de violentes précipitations s’abattaient encore sur la ville ce jour-là ce qui avait augmenté le niveau de l’eau. La voiture avait donc été projetée dans le courant. Ma ceinture de sécurité s’était cassée et j’ai été propulsé hors de l’automobile par le pare-brise. J’ai tenté de rejoindre la voiture pour en extraire Tonio mais lorsque j’y suis parvenu, elle était vide. J’ai alors plongé pour voir s’il n’était pas en train de couler mais je n’ai rien vu. Alors je suis remonté à la surface et j’ai regagné la rive. Un vieil homme et sa femme, qui avaient vu l’accident, se sont précipités à mon secours. Nous avons alors immédiatement lancé un appel à l’aide à la police qui a agi très rapidement. Moins d’une demi-heure après mon appel, des plongeurs professionnels sondaient les eaux boueuses mais ils n’ont retrouvé qu’une partie de son bras. Tout le monde a alors supposé qu’il avait dû dériver, assez loin de la voiture, et se retrouver happé par une des immenses pâles du barrage en construction qui se trouvait plus bas. Nous l’avons donc considéré comme mort et jamais rien n’est venu prouver le contraire jusqu’à ce soir ! »
Claude regarda son ami avec tristesse. Ce jour-là les deux hommes avaient perdu un de leurs plus proches amis et son évocation les rendaient toujours malheureux. Surtout Claude qui, à chaque fois, se disait qu’il aurait également pu perdre ce jour-ci son meilleur ami.
« Attendez une minute, réagit Claude, si Tonio est vivant comment a-t-il pu arriver jusqu’ici ? Et où est-il ? L’île n’est pas grande et je la connais très bien, je ne vois pas du tout où il pourrait se cacher ! Et puis pourquoi serait-il subitement devenu un assassin ?
- Malheureusement, nous ne pouvons pas encore répondre à ces questions Mr Gavlon. Il est néanmoins urgent de le trouver avant qu’il ne commette d’autres crimes à supposer, évidemment, que ce soit bien lui.
- Qui voudriez-vous que ce soit ? La description que vous nous en avait faite lui correspond traits pour traits, exception faite du fait que vous n’ayez pas mentionné l’absence d’un bras.
- La chirurgie et la technologie font des miracles de nos jours. Il a très bien pu se faire greffer ou implanter un nouveau bras. Ce qui serait fort problématique d’ailleurs.
- Pourquoi ?
- Si votre ami est bien vivant et qu’il soit bien le responsable de ces meurtres, il y a de fortes chances qu’il ait utilisé son bras de rechange pour les commettre ce qui signifie que nous n’aurons aucune empreinte nous permettant de l’identifier et de le retrouver. Et, si tel est le cas, nous n’aurons plus qu’à espérer qu’il commette une erreur. »
Le silence s’abattit de nouveau sur la salle. Le silence semblait acquérir une place prépondérante dans leur vie ces dernières heures. Les deux amis étaient en train d’essayer d’assimiler l’idée selon laquelle un de leurs amis, qu’il croyait décédé, était peut-être encore en vie et qu’il ait pu devenir un tueur. Lisbon, de son côté, commençait ou plutôt recommençait à se demander pourquoi elle avait accepté de suivre Jane : depuis qu’elle était ici, elle avait été rejetée, traitée avec indifférence et elle se trouvait maintenant empêtrée dans une spirale meurtrière d’où elle craignait de ne pas ressortir vivante vu la tournure que prenait les évènements.
« Il faut absolument réparer cette radio au plus vite ! déclara-t-elle
- Dylan, un de mes invités, est quelque peu bricoleur, si vous êtes d’accord je pourrais la lui laisser un moment pour qu’il y jette un œil.
- Je n’y vois aucun inconvénient et de toute façon nous n’avons guère le choix. Conduisez-nous à lui je vous prie. »
Chapitre 13 :
Claude toqua à la porte dudit Dylan qui vient ouvrir de suite.
« Bonsoir Dylan, excuse-moi de te déranger mais pourrais-tu nous rendre service s’il te plait ?
- Bien sûr ! Entrez je vous en prie ! »
Il s’effaça pour les laisser passer. La chambre dans laquelle ils pénétrèrent était impeccable : aucune valise, aucun vêtement, pas même un papier ne trainait par terre. Cela plut à Lisbon, qui était quelqu’un de très ordonné, mais fit grincer Jane des dents. Il n’avait jamais compris la fixette de son entourage, qui était celle de son amie mais également de sa femme, de vouloir que tout soit en ordre : le désordre qui régnait dans son grenier en disait, selon Lisbon, long sur sa personnalité mais il n’y avait que dans son désordre qu’il retrouvait ce qu’il cherchait !
« En quoi puis-je vous être utile ?
- Nous avons cru comprendre que vous possédiez des connaissances dans le domaine de l’électronique ?
- Oui, pourquoi ?
- Nous aimerions savoir si vous pouviez réparer ceci. »
Claude lui tendit alors le vieux poste de radio. Dylan l’attrapa, l’examina silencieusement pendant quelques minutes puis se mit à le tourner dans tous les sens avant de déclarer qu’il pensait pouvoir faire quelque chose mais que cela risquait de lui prendre un peu de temps. Il demanda alors à Claude de lui apporter une pince, du cuivre et un micro. Une fois la liste du matériel nécessaire dressée et déchargée, ils prirent congé de Dylan en priant de toutes leurs forces pour qu’il réussisse à « ressusciter » le vieil appareil.
Chapitre 14 :
La nuit était tombée. Tous les invités dormaient. Profitant de ce silence, une ombre s’introduisit dans la demeure. Elle gravit une à une les marches conduisant à l’étage réservé aux chambres et entreprit d’ouvrir tour à tour chacune des portes. Lorsqu’elle eut trouvé celle de la personne qu’elle cherchait, elle se faufila dans la pièce, s’approcha le plus silencieusement possible du lit et de son occupant.
Un bruit de verre réveilla Jane. Encore tout ensommeillé, il ouvrit les yeux, regarda autour de lui et son regard se posa sur une ombre près de son lit. Il s’apprêtait à crier lorsque l’ombre lui plaqua sa main valide, l’autre étant un simple morceau de métal, sur la bouche et lui intima de faire silence. Un éclair zébra alors le ciel et sa lumière se propagea dans la chambre éclairant le visage de l’ombre : Tonio Maladrez !
Chapitre 15 :
« Je t’en prie Patrick, ne hurle pas. Je ne te veux aucun mal ! »
Jane, peu rassuré mais que la main de Tonio empêchait de respirer correctement, acquiesça. Tonio laissa retomber sa main sur le lit et s’assit face à Jane. Les deux hommes se dévisagèrent, tant bien que mal dans le noir, pendant quelques minutes avant de se jeter dans les bras l’un de l’autre.
« Tonio ! Bon sang ! Que fais-tu ici ? Comment as-tu survécu ?!
- Pas si vite ! Je ne peux pas tout te raconter maintenant. Je ne suis ici que pour une seule et unique raison : faire en sorte que tout le monde quitte l’île vivant !
- Que veux-tu dire ? Tu n’es donc pas le responsable de ces meurtres ? »
Un air déçu et vexé se peint alors sur le visage de Tonio.
« Je ne voulais pas te faire de peine.
- Il n’y a pas de mal. Je pensais agir en douce mais une flic m’a aperçu !
- La flic s’appelle Lisbon !
- Tu la connais ?!
- Je bosse avec elle depuis 10 ans.
- Toi ?! Bosser avec les flics ?! Eh ben si je m’attendais à ça ! John le Rouge t’as complètement détraqué le cerveau ! »
Tonio remarqua alors l’air malheureux et furieux qui se peint sur le visage de Jane.
« Je suis désolé. Pardonne-moi. Je ne voulais pas faire remonter de douloureux souvenirs à la surface.
- J’accepte tes excuses. J’ai mis du temps mais aujourd’hui je reconnais mes torts. Bref, revenons plutôt à toi. Tu disais n’avoir qu’un seul but : faire en sorte que nous sortions tous vivants d’ici. Que voulais-tu dire ?
- Que je suis innocent ! Je n’ai pas commis un seul de ces meurtres ! Après l’accident, j’ai dérivé pendant longtemps avant d’être récupéré par un bateau de plaisance français. J’étais amnésique jusqu’à l’an dernier, c’est pourquoi je n’ai jamais rejoint les USA et ma famille. Je ne savais plus qui j’étais ni quoi faire de ma vie. Alors, une fois soigné, j’ai décidé de faire le tour du monde puis l’an dernier, alors que j’étais en expédition en Amérique Latine, j’ai glissé et suis tombé dans un fossé. Le coup que j’ai reçu à ce moment-là a débloqué ma mémoire et je me suis alors souvenu de tout. J’ai décidé de rentrer au pays, de présenter mes excuses et surtout de revoir ma famille. Cependant, en arrivant, j’ai trouvé ma femme mariée à un autre homme. Mon fils grandissait désormais avec de nouveaux frères et sœurs. Je suis devenu fou de rage et, sur un coup de tête, j’ai décidé de me retirer de nouveau du monde. Avant de repartir en Amérique Latine, je suis allé boire dans le but d’oublier ce que j’avais vu et c’est alors que j’ai entendu parler d’un complot visant Claude et Hannah. Je voulais me signaler auprès d’eux lorsque, parmi la liste des invités, j’ai reconnu le nom de l’instigateur du complot. Je ne sais pourquoi on leur en veut mais… »
Il s’interrompit soudain, tendit l’oreille et se cacha précipitamment sous le lit. La porte s’entrouvrit alors sur Henriette qui alluma la lumière.
« Henriette ? Que fais-tu ici ?
- Je n’arrive pas à dormir. Puis-je rester un moment ? »
Jane en resta cloué sur place et, sans qu’il sache bien pourquoi, le visage furieux de Lisbon s’imposa à son esprit.
« Ce serait avec joie mais je crois bien que je suis un peu malade. J’ai mal au ventre.
- Oh, ce n’est pas bien grave ! »
Elle s’approcha du lit et s’installa sous les couettes, près de Patrick. La nuisette qu’elle portait était tellement fine que, lorsqu’elle s’allongea près de Jane, celui-ci put sentir le grain de sa peau. Tonio dut prendre sur lui pour ne pas se mettre à rire de l’embarras dans lequel il savait son ami et s’apprêtait à lui porter secours lorsque la porte se rouvrit. Lisbon entra alors dans la pièce.
Chapitre 16 :
Jane était certain de se trouver alors dans la situation la plus embarrassante de sa vie. Lisbon regarda tour à tour Jane puis Henriette ne sachant pas trop comment elle devait réagir. Henriette, elle, regardait Teresa avec un air victorieux.
« Je suis navrée de vous déranger Jane mais je voulais vous informer qu’un nouveau meurtre avait eu lieu. Cependant, si vous préférez rester avec Mme Dringpot, je ne vous en voudrais pas de ne pas venir examiner le cadavre avec moi. »
Elle tourna alors les talons et quitta la pièce. Son ton acide avait blessé Jane qui, mu par une force nouvelle, jeta à terre les couvertures de son lit, attrapa Henriette par le bras et la mit à la porte qu’il claqua derrière elle. Tonio sortit alors de sa cachette.
« Eh ben mon vieux, t’es dans de beaux draps ! Ta nana vient de te voir au lit avec une autre femme, t’as intérêt d’avoir une bonne explication à lui fournir !
- Lisbon n’est pas ma nana ! Elle est juste une amie !
- Juste une amie ? Alors dans ce cas pourquoi te mets-tu dans de tels états ? »
Jane ne sut que répondre.
« Ecoutes mon pote, je suis peut-être le plus mal placé pour te donner des conseils sur l’amour mais je crois qu’il serait peut-être temps pour toi de tourner la page. Cette femme a des sentiments pour toi, c’est évident ! Je vous observe depuis votre arrivée ici, bon d’accord à ce moment-là je ne savais pas qu’elle était flic ce qui explique ma réaction de de tout à l’heure, et je vois bien la façon dont tu la regardes ! Alors fonces ! Ouvre-lui ton cœur !
-Pour l’instant, je dois résoudre un meurtre. Ne bouge pas d’ici et attends mon retour. »
Et il quitta la pièce à son tour. Il rejoint l’attroupement qui se formait devant la chambre de Dylan : ce que Lisbon redoutait le plus était arrivé. Dylan était mort et avec lui disparaissait leur dernier espoir de contacter le continent. Il entra dans la pièce et se posta près de sa collègue qui ne lui accorda pas un regard. Ses déductions furent identiques aux siennes : Dylan avait été poignardé pendant qu’il réparait la radio dont les morceaux gisaient maintenant sur le tapis. Il n’y avait plus aucune chance de les réassembler sans l’aide d’un professionnel. Comme lors des meurtres précédents, il fut impossible de trouver le moindre indice pouvant mener au tueur et tout le monde regagna sa chambre.
Quelques minutes après avoir rejoint la sienne, Teresa entendit frapper à sa porte.
« Lisbon, c’est moi. Puis-je entrer ? »
Elle ronchonna en entendant la voix de Jane mais se leva quand même et lui ouvrit la porte. Quelle ne fut alors pas sa surprise de voir l’homme à la cicatrice qu’elle avait aperçu plus tôt à ses côtés !
Une heure plus tard, le dernier acte de cette comédie macabre était mis en place….
Chapitre 17 :
La silhouette se dirigea vers la remise derrière la villa. Elle avait l’intention d’en finir une bonne fois pour toutes et, pour ce faire, avait besoin de la pelle qui se trouvait dans la remise. Elle en poussa donc la porte et fut très surprise lorsqu’en y pénétrant, elle tomba nez à nez avec un homme en train de boire une tasse de thé.
« Ah Monsieur Duman, je commençais à avoir froid à force de vous attendre ! »
Il amorça un mouvement de recul mais le canon d’un revolver vint se planter entre ses omoplates.
« Ne bougez plus et mettez les mains en l’air.
- Si j’étais vous, je ferais ce qu’elle dit. Elle s’est levée du mauvais pied ce matin ! »
L’homme obtempéra de mauvaise grâce, se fit menotter et fut contraint de suivre les policiers jusqu’au salon. Sur son passage des murmures d’étonnement et d’incompréhension s’élevaient de tous côtés. Son entrée dans le salon ne se fit pas sans encombre, tout le monde se pressant pour apercevoir le tueur. En le reconnaissant Claude et Hannah en eurent un haut le cœur.
« Bryce ! Mais que faites-vous ici ?! Comment est-ce possible ?!
- Je vais tout t’expliquer mon vieil ami ! »
L’arrivée de Tonio fut la goutte qui fit déborder le vase pour les Gavlon qui durent s’asseoir, une main sur le cœur, sous le choc.
« Tonio…
- Oui je suis bien vivant et oui je me trouvais sur l’île depuis le début. Je m’excuse de ne pas t’avoir prévenu mais il fallait que je reste discret pour atteindre mon but.
- Ton but ?
- Vous protéger des manigances de votre gardien.
- Je croyais qu’il avait une jambe cassée… marmonna Hannah.
- Non c’était un mensonge, il avait besoin que vous le sachiez souffrant et incapable de se déplacer afin que vous ne le soupçonniez pas. Son plan était très bien ficelé.
- Apparemment pas suffisamment vu que vous avez réussi à le démasquer ! contesta Claude
- Jane est parvenu à résoudre l’enquête, rectifia Lisbon »
Jane se tourna vers elle et vit un petit sourire apparaitre sur son visage. Elle semblait lui avoir pardonné mais cela ne signifiait pas pour autant qu’il allait échapper aux explications qu’il lui devait ou tout du moins qu’il pensait lui devoir.
« Comment avez-vous su que c’était moi ?
- Le nom que Tonio nous a donné était une anagramme de votre véritable identité. Mandy Bruce, qui était le nom que vous aviez fait inscrire sur la liste, se transforme aisément en Bryce Duman qui est votre véritable nom. J’avoue que c’était bien pensé de votre part. Effectivement qui aurait pensé à chercher un homme alors que le dernier invité, qui décommande la veille de la fête, était une femme ! Moi-même, je n’y aurais pas pensé si Tonio n’avait pas surpris votre conservation dans un bar avec votre complice Matthew Dringpot ou devrais-je dire Andreas Klopov.
- Qu’insinues-tu Patrick ?
- J’insinue, Henriette, que ton mari était un menteur. Il t’a caché sa véritable identité : il était en réalité d’origine russe et était recherché par la police pour fraude fiscale et meurtre. Il a en effet tué sa première épouse une fois que celle-ci, suite à des pertes considérables aux jeux, se soit retrouvée ruinée.
- Je suis peut-être stupide mais je ne vois aucun lien avec Matthew. Intervint Claude
- Dringpot était de mèche avec Bryce. Bien que marié à une femme riche, Mr Dringpot était avare et voulait avoir plus d’argent. Il a donc accepté de se joindre à Bryce et de l’aider à monter son plan.
- Mais où se cachait-il ?
- C’est vrai, c’est une bonne question. Où vous cachiez-vous Mr Duman ?
- Il faut connaître l’île comme le fond de sa poche pour savoir où se cacher et, cracha-t-il, ce n’est apparemment pas votre cas ! J’étais planqué dans une petite grotte dissimulée par les feuillages. Elle se situe juste sous la falaise.
- Mais pourquoi avez-vous fait ça Bryce ? demanda Claude d’un air effondré »
Bryce jeta un regard haineux à son patron et ne répondit pas.
« La jalousie. Il était jaloux de votre fortune et souhaitez se l’approprier étant donné que vous avez déshérité Scott. Cependant, ce qu’il ne savait pas c’est que vous êtes ruinés.
- Quoi ?! s’exclamèrent tous les invités, Lisbon et Bryce à l’unisson
- Eh oui ! Claude et Hannah ont fait de très mauvais investissements en bourse ces derniers temps et ils se sont retrouvés sur la paille. Ils ont dû tout vendre, exception faite de la villa, qui est un bien familial. »
La consternation tomba sur le salon. Tout le monde regardait Claude et Hannah avec un regard mi-déçu mi-vexé.
« Il est inutile de leur vouloir. Ils nous ont offert un superbe séjour, excepté le côté morbide imprévu, et ils restent nos amis. Leur mésaventure aurait pu arriver à n’importe lequel d’entre nous. »
L’homme qui venait de faire ce discours s’attira immédiatement les bonnes grâces des Gavlon. Bientôt, une fois l’étonnement passé, ce fut toute l’assemblée qui se rangea derrière lui. Bryce était dégoûté : son plan avait raté mais pire que tout, trois personnes étaient mortes pour rien.
Au même instant, des forces armées pénétrèrent dans la maison.
« CBI ! Les mains en l’air !
- Cho ?! Que faites-vous ici ?
- Nous sommes rentrés de stage. Hightower s’inquiétait de ne pas avoir de vos nouvelles. Vous ne répondiez à aucun de nos appels alors elle a envoyé une équipe pour voir ce qu’il se passait.
- Parfait ! Alors Cho, tu peux arrêter ce Monsieur s’il te plait ? »
Et c’est ainsi que, pour la seconde fois de la journée, Bryce fut arrêté et menotté.
Epilogue :
Le lendemain, Lisbon était en train de faire ses valises lorsqu’elle entendit frapper à sa porte.
« Entrez ! »
Elle se retourna au moment où Jane poussait la porte.
« Le bateau sera là dans 30 min. Je voulais juste vous prévenir.
- Merci. »
Elle retourna à ses vêtements sans prêter plus d’attention à Jane à qui elle en voulait toujours. Mais, pour la première fois depuis longtemps, Jane décida qu’il était temps de se montrer honnête. Surtout avec Lisbon qui en avait tant fait pour lui. Il ne savait pas vraiment pour quoi il allait s’excuser mais il en éprouvait le besoin. Aussi ne quitta-t-il pas la chambre. Lisbon, qui l’entendait respirer mais qui n’avait pas envie de lui parler, fit mine de ne pas s’en apercevoir jusqu’à ce qu’il se racle la gorge.
« Quoi ?!
- Je tenais à m’excuser.
- Pour quoi ?
- A dire vrai, je ne sais pas trop. Je crois que je voulais m’excuser pour hier soir.
- Vous n’avez pas à vous excuser. Ce serait plutôt à moi de le faire. Je n’avais pas à vous parler sur ce ton. Vous avez le droit de faire votre vie et c’est d’ailleurs ce que je vous souhaite. »
Jane était estomaqué. Comment Lisbon pouvait-elle penser, ne serait-ce qu’une seconde, qu’il se remettrait avec Henriette?!
« Je n’ai aucune relation avec qui que ce soit depuis longtemps. Et surtout pas avec Henriette !
- Que faites-vous de Lorelei alors ?
- C’est différent. Et puis il n’y a qu’une femme pour qui j’éprouve de réels sentiments. Et elle a raison lorsqu’elle dit que je ne sais pas comment m’y prendre pour avouer ce que je ressens. Et sans cette femme, à mes côtés nuit et jours depuis de nombreuses années, je ne serais pas ce que je suis aujourd’hui. Sans elle ma vie serait triste, enfin encore plus triste qu’elle ne l’est depuis que j’ai fait assassiné ma famille. »
Teresa était sous le choc et ne réagit pas de suite. Jane, pensant qu’il n’avait pas été assez clair et qui craignait de se mettre encore plus à nu, s’apprêtait à quitter la pièce quand il sentit une main se glisser dans la sienne. Il avait eu tort : elle avait parfaitement compris. L’espace d’un instant, le monde s’arrêta de tourner pour eux. Chacun savait, de façon tacite, ce que l’autre pensait mais ils n’étaient pas encore prêts. Cependant, l’avenir n’était pas encore écrit et puis, même s’il l’était, quand le moment serait venu ils le changeraient.
FIN