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Série : Torchwood
Création : 08.07.2010 à 14h02
Auteur : Arianrhod
Statut : Terminée
« après la bataille de Canary Wharf, Jack et son équipe arrivent sur les lieux ... Quels étaient les secrets d'Yvone ? Que va découvrir Jack dans cette tour qui va changer sa vie ? » Arianrhod
Cette fanfic compte déjà 218 paragraphes
Suzie avait apporté un chariot qui nous fut très utile car simplement y placer le dinosaure fut compliqué.
- Suzie tu le mets dans une cellule ? Je vais faire visiter le Hub à Ianto. Mon petit plaisir, pensais-je.
- Bien sûr Jack, répondit-elle sans se déparer de son sourire en coin qui m'agaça.
- Ianto sera notre archiviste, nous récupérons toutes les archives de Torchwood 1, toutes leurs données et tous les artefacts.
Elle se figea prenant conscience de l'ampleur de la tâche, comprenant mon recrutement. Enfin, me dis-je.
- Ah, oui … waouh ! Heureusement que tu seras là Ianto, les archives … ne sont pas vraiment notre point fort, conclue-t-elle alors que je lui faisais les gros yeux ce qui la fit sourire de plus belle.
Je craignais franchement la réaction de Ianto face à ma salle des archives. A part moi, personne ne s'en était approché … Petit à petit je me disais qu'avec la montagne d'objets que nous allions récupérer, un archiviste ne serait vraiment pas de trop. Les mots du colonel me revinrent en mémoire sur la difficulté de recruter puis de former une personne. Ianto arrivait plus que prêt à travailler, une aubaine. Je n'avais pas envie qu'il me lâche maintenant.
- On y va monsieur ? me dit-il me tirant de mes pensées.
Je n'étais peut être pas obligé de lui faire visiter tout de suite nos archives ... d'abord le contrat de travail, après la salle des archives.
- J'aimerais voir vos archives mais ne vous inquiétez pas, j'ai compris que c'était à l'abandon.
Carrément ! Lisait-il dans mes pensées ? Je commençais sérieusement à me le demander.
- Bon on y va, dis-je un peu brusquement en entendant Suzie pouffer de rire.
Je l'amenais dans la salle principale. Je me postais contre un poteau, les bras croisés et je le laissais se promener. Les superlatifs ne manquèrent pas, il disait adorer la base.
- Ta base Ianto, lui fis-je remarquer un sourire aux lèvres devant son émerveillement.
- Oui … je ne me suis pas encore habitué …c'est si différent des locaux immaculés de Londres … définitivement mieux, conclu-t-il les yeux brillants, visiblement fasciné.
Je continuais la visite, la baie médicale, la cuisine, mon bureau, la salle de réunion, la morgue … Il semblait charmé, j'étais obligé de l'entraîner de pièce en pièce. Je n'étais pas peu fier, en même temps c'était bien normal. Nombreux étaient ceux qui voulaient savoir à quoi ma base secrète ressemblait et ils ne seraient pas déçus. Je terminais par les cellules où Suzie avait installé le ptérodactyle. Ianto resta un long moment devant un weevil que nous gardions pour les expérimentations d'Owen. Sa joie semblait s'être envolée instantanément. Je le rassurais en lui expliquant comment nous le traitions, je n'avais pas envie de lui laisser supposer ne serait-ce qu'un instant que je faisais comme Yvonne. Mais son regard pendant que je m'expliquais … à nouveau ce regard qui me scrutait que je n'arrivais pas à déchiffrer. Il me laissait une drôle d'impression, comme s'il voyait à travers moi me tirant malgré moi des frissons … étrange impression.
Suzie l'observa elle aussi avant de remonter et de nous laisser continuer notre visite. Je terminais à contre-cœur par la salle des archives. Grande et poussiéreuse, remplie de dossiers sortis de leurs casiers et jamais remis en place … Les dossiers remontaient loin, j'y avais consciencieusement ajouté les miens sans jamais prendre le temps de les classer. Il s'attarda sur un meuble de l'époque d'Alice et Emily, un meuble d'antiquaire qu'il trouva à son goût.
- Merci pour la visite et … merci de m'avoir engagé, j'en serais digne déclara-t-il avec une voix mal assurée qui trahissait son émoi.
J'allais lui rétorquer qu'il n'avait pas besoin de me remercier, touché par son émotion que je ne comprenais pas bien quand la sirène se mit en marche nous indiquant une activité de la faille. Je remontais en courant, talonné par Ianto.
- Qu'est-ce que ça donne Suzie ?
- Une ouverture, pas loin mais le pic est important, je suis contente que tu sois là !
- Oui, moi aussi. On va aller voir, Ianto tu restes là et surtout tu ne touches à rien, c'est clair ?
- Oui monsieur.
Suzie me regardait m'interrogeant du regard.
- On y va.
Nous regagnâmes le garage.
- Est-ce que c'est prudent de le laisser seul dans le Hub ?
- Ce n'est pas un novice, c'était un agent de Torchwwod 1.
- Justement, je croyais que c'était l'ennemi ? Je comprends pourquoi tu l'as engagé mais est-ce qu'on peut lui faire confiance ? Si vite ?
Je m'arrêtais et Suzie qui me suivait de près faillit me rentrer dedans.
- Il était prisonnier à Torchwood 1, on ne peut pas dire qu'il était comme eux et oui, je lui fais confiance.
- Je comprends mieux sa réaction devant nos cellules ... Bon, ça me va Jack. Je me fie à ton jugement.
Il nous fallu quelques heures pour venir à bout d'une bande de weevils particulièrement enragés. Ils pullulaient dangereusement en ce moment. Qu'est-ce qui les attirait ici ? Chaque époque avait ses espèces préférées mais pourquoi, je n'en avais aucune idée. Il faudrait que je soumette le problème à Tosh et Owen.
Quand nous revînmes, j'appelais Ianto que nous avions abandonné plusieurs heures.
- Il a pris les jambes à son cou, oui ! fit Suzie en riant alors que nous n'obtenions aucune réponse.
Mais moi je ne riais pas.
- Montre-moi les caméras de surveillance, tout de suite !
Suzie s'exécuta nullement impressionnée par mon ton autoritaire mais elle n'eut pas même pas le temps d'accéder au fichier que nous entendions les pas de Ianto qui remontait du garage.
- Je ne connais que ce passage, expliqua-t-il en voyant nos mines, il s'était arrêté net alors que nous le dévisagions. Vous ne m'avez pas expliqué comment entrer et sortir …
Mon expression se détendit et il reprit son chemin vers le canapé.
- J'ai acheté des viennoiseries pour le petit déjeuner et je pense que le café a finit de couler. Installez-vous, je vous l'amène. Oh, j'ai aussi acheté du poisson. Monsieur, si on a le temps j'irais m'occuper de Myfanwy.
J'hochais la tête tandis qu'il partait vers la cuisine.
Suzie me regarda en écarquillant les yeux.
- Vraiment Jack, je suis très impressionnée par tes dons de recruteur, déclara-t-elle visiblement ravie de ce petit déjeuner tout à fait inespéré. Je suis crevée …
- Attends, tu n'as pas encore goûté son café.
Je pris place à côté d'elle en fouillant dans le sac que Ianto avait apporté, le bonheur après une telle nuit.
Oui j'étais doué.
Chapitre 12 : London, again ...
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Suzie apprécia autant que moi ce petit déjeuner concocté par Ianto avec un timing impeccable. Elle ne tarit pas d'éloges sur son café comme je m'y attendais. Je me demandais tout à coup …
- Tu as fait fonctionner le percolateur ? dis-je en me redressant un peu.
En grand amateur de café, j'avais fait l'acquisition d'un modèle sophistiqué fonctionnant avec du café en grains qui devait donner le meilleur café possible. C'était ce qu'avait prétendu le vendeur mais il ne m'avait jamais obéi l'animal … et je n'avais jamais eu assez de patience pour en venir à bout.
- Oui, très belle machine monsieur. J'ai acheté ce qu'il fallait et de nouvelles tasses … je vais m'occuper du ptérodactyle, j'imagine que vous êtes pressé de repartir ?
En fait, en cet instant j'avais plutôt envie de ne plus bouger voire de dormir et je crois que Suzie était dans le même état que moi.
- Oui, bien sûr, Ianto vas-y … mais sois prudent, ok ?
Je pensais au médecin, Owen pouvait être pénible quand il s'y mettait et si Ianto se blessait avec le dinosaure, j'étais certain qu'il m'en tiendrait pour responsable.
Ianto partit et je restais avachi sur le canapé, chez moi. Repartir allait être difficile ... Suzie se leva avant moi, je la rejoignis en me faisant violence au bout de quelques minutes.
- Le prédicteur n'indique rien pour les prochaines heures, je vais rentrer chez moi.
- Oui, vas-y Suzie, je fermerais le Hub si tu veux.
- Hey, regarde ça.
Elle agrandit les images de la caméra de surveillance des cellules et je vis Ianto à côté du ptérodactyle. Mon sang ne fit qu'un tour et je lâchais un « putain » bien senti en me précipitant vers les cellules.
- Attends Jack ! me cria Suzie. Regarde.
Je revins sur mes pas et reportais mon attention sur l'écran et ce que je vis me cloua sur place. Ianto toujours dans la cellule nourrissait le ptérodactyle qui, tout en mangeant, se laissait caresser. Ça alors, c'était bizarre … passé l'étonnement, je trouvais que les coups de bec de l'animal pour attraper le poisson étaient vifs, c'était vraiment dangereux. Je repartis vers les cellules.
- Ianto, dis-je en arrivant devant eux doucement pour n'effrayer personne, il me semble que je t'avais demandé d'être prudent.
- Oui, désolé monsieur …
Il recula lentement en lui laissant le poisson et sortit de la cellule. Le volatile émit quelques cris puis retourna à son festin.
- Elle sera bien ici, me dit-il avec un petit sourire.
Être attaché à un ptérodactyle vorace, étais-ce bien raisonnable ? J'allais lui donner mon point de vue mais j'étais fatigué et la route était longue jusqu'à Londres. Il voulait faire ami-ami avec un dinosaure ? Tant qu'il ne servait pas de repas, ça m'allait. Owen décréterait probablement que ce n'était pas normal et il aurait raison. Mais bon, c'était Torchwood, comment prévoir la réaction de certaines personnes à des rencontres qui ne devraient jamais avoir lieu ? Cela donnait Ianto Jones attaché à un dinosaure. Et puis pour une fois, il semblait content, je n'avais pas le courage ni l'envie de gâcher cela, c'était plutôt agréable à voir … enfin, encore plus que d'habitude.
- Allez Ianto, Suzie est rentrée se reposer. On ferme le Hub et on y retourne.
Il soupira et je partageais sa démotivation. Revenir à Cardiff était bien agréable et repartir dans ma tente remplie de dossiers au pied de la tour ne m'enchantait pas, mais alors pas du tout.
- Monsieur, est-ce que je pourrais annoncer moi-même au colonel mon affectation ici ?
Le colonel, je l'avais presque oublié.
- Si tu veux, moins je le vois mieux je me porte.
Ianto m'observa pendant que j'effectuais la procédure de fermeture et nous repartîmes vers le SUV.
- Vous voulez que je conduise monsieur ? Vous n'avez pas dormi depuis plus de vingt-quatre heures.
- Je dors très peu et sache qu'il n'y a que moi qui conduis le SUV.
- C'est noté monsieur.
Il me suivait dans le couloir mal éclairé qui menait au garage, je me retournais pour le regarder en souriant. Un sourire bienveillant pour adoucir mes paroles. Il paraissait très sérieux et me rendit un sourire un peu étonné par mon attitude. Le retour ressembla à s'y méprendre à l'aller, Ianto s'endormit vite me laissant seul avec mes pensées qui s'envolèrent vers les étoiles et un certain Docteur.
Owen nous accueillit à notre arrivée, j'espérais qu'il n'y avait rien de grave.
- Vous en avez mis du temps !
- Une ouverture de la faille, j'ai aidé Suzie.
- C'est que Tosh n'en a que pour ses serveurs, elle n'a pas dormi une seule minute et moi non plus ... Surtout qu'elle a un problème et elle me casse les oreilles depuis au moins trois heures. Ianto, tu es attendu ! Et au pas de course s'il te plaît.
- Mais je ne suis pas sûr d'avoir la solution …
- Alors, là, si tu savais comme je m'en fous ! Moi je ne l'ai pas, ça c'est certain, et j'ai quand même écouté. Chacun son tour, mec. Tu fais partie de l'équipe maintenant, pas de veine !
- Ça ne me dérange pas d'écouter Tosh mais elle est si brillante, cela m'étonnerait que je puisse l'aider.
- N'essaie pas de te défiler ! Je vais dormir.
- Merci Owen pour cet accueil, fis-je en baillant, moi aussi je vais dormir.
- Monsieur, est-ce que je peux aller voir le colonel Mace avant Tosh ?
- Oui, oui, vas-y. Allez, bonne nuit !
Pas besoin de beaucoup dormir certes mais là j'étais vraiment au bout du rouleau. Je saluais mon garde à l'entrée de ma tente, quel boulot inintéressant quand même. Je me déshabillais et je n'eus pas à chercher le sommeil, il vint me happer aussitôt mes paupières closes.
Une bonne odeur de café me réveilla en douceur. Une tasse était posée sur la table mais il n'y avait personne dans les parages. Je réalisais que le nombre de dossiers avait encore augmenté en mon absence, pourquoi étais-je revenu ? Pour parachever le boulot et clore définitivement l'affaire me dis-je en cherchant à me remotiver. Je m'habillais en réalisant que Ianto était probablement entré avec le café et que je ne l'avais même pas entendu, je devais être bien fatigué. Où était-il ? Il me fallait son aide, je ne m'attaquerais pas cette montagne de dossiers tout seul. J'avais mon café, certes, mais ce n'était pas assez. Il devait être avec Tosh, elle allait me le rendre, j'en avais plus besoin qu'elle.
Effectivement il était assis avec elle en pleine discussion, chacun un mug en main, je m'approchais.
- Ah Jack, me dit Tosh en souriant.
Elle avait une mine épouvantable.
- Ianto était en train de m'expliquer les subtilités de l'entrepôt de données.
- C'est quoi ce sourire Ianto ?
Ce n'était pas vraiment habituel. D'habitude on pouvait croire que toutes les peines du monde pesaient sur ses épaules.
- Rien … vous dormiez bien tout à l'heure.
- Et ? …
- Rien monsieur.
Il avait toujours ce petit air qui en disait long, quoi je ronflais ? Je bavais ? Ou peut être pire …
- Bon au boulot Ianto, il y a une montagne de dossiers dans mon bureau qui attendent qu'on les étudie, dis-je sur le ton de la réprimande même si je n'avais rien à lui reprocher.
- J'y vais monsieur, dit-il en partant précipitamment.
Tosh me regardait sévèrement.
- Quoi ? J'ai encore de l'autorité sur lui j'en profite … tu trouves que j'abuse ?
- Oui, parce que nous étions en pleine discussion au cas où tu ne l'aurais pas remarqué.
- Tu as besoin de lui ? Lui était certain que non.
- Il connaît parfaitement les systèmes, il me fait gagner un temps précieux. Il n'est pas mauvais, Jack ... il est même bon, oui j'ai besoin de lui. Et puis il n'y a pas qu'Owen qui ait envie de rentrer. Je suis la seule femme ici …
- C'est vrai, quel macho ce Mace quand même …
- Dès que je sors de cette tente, je sens les regards sur moi, je me fais siffler Jack !
- Et alors ? Ignore-les.
- C'est ce que je fais, la plupart du temps … j'en ai calmé un et depuis, c'est pire.
- Qu'est-ce que tu lui as fait ? dis-je en riant.
- Une bonne claque après une main aux fesses … c'est l'Unit Jack, je n'ai pas spécialement envie de me faire remarquer. Mais là, je n'en peux plus.
- Ok, ok, j'ai compris … je te le renvoie en fin d'après-midi, ça va ?
J'étais le boss quand même, il fallait vraiment que j'avance … je voyais déjà le colonel arriver avec ses rangers pour me botter les fesses avec mes dossiers pas signés … drôle à imaginer mais probablement pas à vivre.
- Puisque je ne peux pas avoir mieux, marmonna-t-elle en chaussant ses lunettes, l'air mécontente.
Elle reporta son attention sur l'écran où défilaient des données.
- Repose-toi Tosh, dis-je ne posant ma main sur son épaule, dès que tu as toutes tes réponses tu t'en vas.
- Tu as raison … pardon, je suis crevée et sur les nerfs.
- Pas grave, on a bientôt fini cette mission et on va rentrer chez nous.
Elle acquiesça, je vis ses épaules s'affaisser et enfin elle quitta ses ordinateurs pour son lit de camp qu'elle avait plutôt délaissé ces derniers jours.
L'après-midi passa vite, nous travaillâmes en continu sur les dossiers, Ianto avait arrêté l'analyse des dossiers concernant les artefacts pour lire avec moi les dossiers les plus urgents. Il y avait un dossier en particulier qui accapara notre attention plusieurs heures. La Reine m'avait adressé un projet de budget pour Torchwood 3. Elle ne semblait pas se rendre compte de la situation ici et de tout ce que nous avions à faire ... j'aurais bien examiné ce dossier à Cardiff, à tête reposée mais je ne pouvais pas la faire attendre et il me fallait être très vigilant, ce budget revu à la baisse allait conditionner toute une année de travail. Il y avait du boulot et des justifications à élaborer. Ianto s'absenta pour me ramener un sandwich et à nouveau un thermos de café. Il avait compris à quoi je carburais et il me fallait bien cela, en plus de son aide et peut être aussi ... de sa présence. Je n'étais pas insensible au charme qui se dégageait de lui, son attitude était stricte mais ses yeux révélaient tout autre chose. Malgré ma forte emprise sur lui, à force de me côtoyer il commençait à être plus détendu en ma présence. Je découvrais un esprit critique et un sens de l'humour que je n'avais pas soupçonné. A nouveau son calme et son attitude posée, un peu mélancolique me furent d'un grand secours ... oui, j'appréciais définitivement sa présence constante et réconfortante.
Il me quitta en fin d'après-midi pour aller rejoindre Tosh. Peu de temps après, Owen passa me voir. Il avait terminé son travail, rangé ses affaires et venait quémander son billet de retour pour Cardiff. Je lui autorisais bien sûr soulagé que Suzie ne soit plus seule pour tout gérer. Je me mis à réfléchir à la suite des opérations ici ... Tosh avait récupéré ses données et Ianto lui expliquait probablement comment tout réinstaller à Cardiff. Elle aussi allait partir.
Je décidais de garder Ianto avec moi, il ne pouvait pas rejoindre l'équipe en mon absence. Si nécessaire je ferais quelques allers-retours jusqu'à Cardiff. Il y avait encore de nombreux jours de travail et je ne voulais pas laisser le colonel superviser seul la fin des opérations ... cela le ferait probablement enrager, ce qui n'était pas pour me déplaire et on ne sait jamais ... le Docteur pouvait repasser, je ne comptais pas le louper cette fois.
Chapitre 13 : Back Home
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Après Owen ce fut Tosh qui rembarqua tous ses ordinateurs, les artefacts de stockages des données de Torchwood 1 et qui reprit la direction de Cardiff avec un chauffeur de l'Unit qui n'irait pas au-delà des portes du garage du Hub. Elle ne cachait pas son bonheur de quitter ces installations précaires qui à la longue étaient, il est vrai, peu confortables.
Les hommes du colonel Mace continuaient à vider la tour de ses objets. Ianto dormait toujours dans une des tentes communes et il y passait souvent ses soirées me laissant seul avec mes pensées, mes bien tristes pensées ... Je l'avais parfois rejoint pour jouer aux cartes ou simplement discuter avec les soldats des objets singuliers qu'ils avaient trouvés dans la journée. Il avait sympathisé avec un petit groupe d'hommes et les relations qu'il avait avec eux m'indiquaient qu'il s'intégrerait très bien à notre petite équipe. C'est ainsi qu'il apprit que le colonel s'était permis des remarques sur mon budget et qu'il avait demandé à être mon interlocuteur privilégié à l'Unit. Ce que je pressentais était en train de se réaliser …
Sans vraiment nous en rendre compte, nous fonctionnions par roulement. Il était inhumain pour moi de passer mes journées à traiter des dossiers, je faisais donc régulièrement des pauses pour aller vérifier le travail des soldats et Ianto faisait de même en alternance avec moi, bien que moins régulièrement. A deux, il nous fallut quelques jours pour rattraper mon retard et être parfaitement à jour. Il me demanda alors si je souhaitais récupérer les archives secrètes d'Yvonne dont il s'était occupé pendant ces cinq dernières années. Des archives papier certes mais la tentation était trop grande. Je n'avais pas le temps maintenant, mais je comptais bien percer à jour tous les secrets d'Yvonne. Je le chargeais de coordonner le déménagement de ces documents qui rejoindraient les artefacts dans le semi-remorque direction Cardiff. Le colonel Mace tenta bien entendu d'en récupérer des copies, arguant que cela était lié à la sécurité internationale. Après une discussion houleuse des plus désagréables, l'arbitrage de la Reine tomba en ma faveur. J'en étais certain, les secrets de Torchwood étaient liés à ceux de la Grande Bretagne et resteraient sur le territoire, entre mes mains.
Notre départ approchait et je pressais de plus en plus les hommes pour qu'ils terminent les opérations. Plus on approchait de la fin plus mon désir d'en terminer devenait impérieux, j'étais tendu, exigeant et bien souvent désagréable. Mais je reconnais que mon enfer était adouci par la présence souvent silencieuse mais ô combien précieuse de ma nouvelle recrue. Il était devenu mon assistant personnel, je n'en avais jamais eu mais je pensais ne jamais plus pouvoir m'en passer. Je ne faisais rien pour cacher mon exaspération et il avait bien souvent son remède … parfois c'était simplement un remontant comme un café ou un regard compréhensif et compatissant mais quelques fois c'était LA solution à mon problème épineux. Il désamorçait les situations de conflit avec le colonel Mace, ce qui arrivait de plus en plus régulièrement. De mon côté, j'apprenais à mieux le connaître et à apprécier cette personnalité toute ténébreuse, compagnon silencieux mais attentionné de mes longues journées. Il ne semblait pas beaucoup dormir lui non plus, je lui avais demandé s'il prenait des somnifères, s'il éprouvait toujours des difficultés à trouver le sommeil. Je le sentis se crisper à cette question certes personnelle mais banale et me répondre que tout allait bien.
En passant nos journées ensemble, sans souvent d'autre distraction que sa présence, je m'amusais à l'observer. J'en venais à penser qu'Owen avait raison, il cachait à la perfection ses émotions. C'était d'ailleurs un bon joueur de poker et je passais de plus en plus de soirées à jouer aux cartes avec eux. J'étais moi-même un excellent joueur, j'alliais une bonne mémoire, un instinct redoutable et une lecture aisée des personnes et donc des cartes. J'avais appris à reconnaître sa nervosité quand par exemple il revenait de la tente du colonel où je l'avais envoyé négocier un point. A son regard, sa manière de se tenir un brin plus crispée ou de réajuster sa cravate, je savais que cela avait été difficile. Ces petits gestes le trahissaient et me servaient le soir venu pour le battre aux cartes.
Il semblait toujours être dans les environs quand j'avais besoin de lui, un compagnon de galère qui ne m'avait jamais vraiment quitté depuis le jour où je l'avais trouvé dans ces sous-sols lugubres. C'est en cela que sa compagnie était fidèle, ma confiance en lui grandissait tandis que je le côtoyais. Pourtant je n'avais pas cette impression d'étouffement que je ressentais si souvent quand j'étais trop entouré, ce besoin viscéral de rejoindre les toits de Cardiff pour retrouver ce sentiment de liberté qui m'était si cher. Ici, où plus que jamais je me sentais enfermé, sa présence pourtant constante ne me pesait pas, bien au contraire. Parce qu'il savait me laisser tranquille quand j'en avais besoin, sans même que j'ai à lui dire. Cela dénotait un esprit fin que j'appréciais. Et puis, je me rendais compte qu'en sa présence que je me sentais bien, libre. Je ne me l'expliquais pas bien moi-même … Il était à mes ordres, un membre de mon équipe, toujours attentif pour répondre au mieux à mes demandes … il était le seul paramètre que je semblais maîtriser. La mutuelle confiance et l'entente que nous avions dans le travail compensaient les à-côtés de cette mission. Il avait un charme désuet et une mélancolie habillée en costume qui parlait à mon cœur … Ah ces costumes … je commençais à m'imaginer lui retirer cette cravate et à lui trouver d'autres usages bien plus intéressants … biens plus excitants. Et le soir venu, le reste du costume y passait … l'immense tristesse que je ressentais était toujours là mais Ianto Jones et ses costumes offraient une alternative que j'envisageais de plus en plus sérieusement. Malgré mes déshabillages nocturnes, il réapparaissait tous les matins, tiré à quatre épingles … comment faisait-il pour avoir des chemises aussi bien repassées ? Évidemment cela me dépassait, mais j'appréciais l'effort et le style. Même si c'étaient des costumes Top shop. Il semblait attaché à son apparence, la seule et unique fois où je l'ai entendu râler, c'était en allant chercher ses archives secrètes dans le bâtiment, il avait abîmé irrémédiablement un costume. Pas une fois auparavant il ne s'était plaint sur quelque sujet que ce soit … je mettais cela sur le compte de son éducation et d'une certaine timidité. Pourtant les sujets ne manquaient pas, je n'étais pas toujours facile, compréhensif ou même juste. Énervé par la lourde administration de l'Unit, je passais mes nerfs sur la première personne venue et cela tombait souvent sur lui …
Un soir je dus partir à Cardiff en catastrophe. L'équipe gérait une série de crimes inexpliqués et la solution tardait à venir alors que les victimes s'accumulaient. Je décidais de partir en laissant Ianto gérer à ma place les affaires courantes. Son visage ne révéla aucune émotion mais certains gestes dévoilèrent sa contrariété, dès la fin de mon appel jusqu'à mon départ, il avait été plus silencieux que d'habitude. Il me suivit jusqu'au SUV je ne sais pour quelle raison, peut-être espérait-il que je l'emmène avec lui ? Il avait la mâchoire serrée dans une attitude qui me rappela le jour où je lui avais refusé son entrée dans l'équipe. Moi, j'étais égoïstement heureux de quitter le campement pour une chasse mais je fus à deux doigts de me perdre dans ses beaux yeux bleus où je lisais une tristesse bien réelle et nullement surjouée. Ce n'était ni le lieu ni le moment de flirter avec lui, je le rassurais en lui expliquant que j'allais trouver la solution facilement alors que les autres tâtonnaient depuis plusieurs jours, accompagnant mes paroles de mon sourire conquérant. Il baissa ses yeux, marmonna quelques encouragements et me laissa.
Je mis deux jours à élucider cette affaire, deux jours de bonheur où j'oubliais la tour de One Canada Square, certain que Ianto assurerait à la perfection l'intérim en mon absence. Tosh l'appela à deux reprises au téléphone pour s'assurer que tout allait bien, ce qui semblait être le cas. Elle lui parla de Myfanwy, je devinais qu'il lui avait demandé de ses nouvelles. Elle l'avait contactée de son propre chef, me laissant perplexe devant ce côté maternel que je n'avais jamais vu auparavant. Je l'avais observée … Owen s'était alors approché pour avoir des nouvelles et ils avaient discuté un moment ensemble. J'avais deviné depuis longtemps que Tosh était secrètement amoureuse du médecin, secrètement et malheureusement pour elle, très discrètement. Nous n'en avions jamais parlé mais j'avais un sixième sens pour détecter ce genre d'attirance. Ou peut-être tout simplement que j'y étais attentif … peu importe, moi je le savais mais ce mufle d'Owen ne voyait rien, il lui fallait des signes clairs et Tosh était subtile. Les voir discuter ensemble, rire des anecdotes que Ianto avait racontées me faisait vraiment plaisir. J'espérais que c'était le début d'une relation entre eux. J'avais un peu charrié Tosh au sujet de Ianto et elle m'avait demandé en souriant si c'était chasse gardée. Je fis semblant de prendre quelques secondes de réflexion à ce sujet pour lui répondre en riant que oui. Mais elle m'avoua plus tard à demi-mot et cette fois très sérieusement, que nous l'avions sauvé de sa prison de Londres et que nous en étions responsables. Tosh comme Owen se voyaient en lui, il était vrai qu'il avait vécu les mêmes expériences douloureuses que mes deux agents.
Je le rejoignais deux jours plus tard pour clore définitivement le triste chapitre de Canary Wharf. Comme je l'espérais, il m'accueillit avec un café … il me tendit le mug sans un mot. Comment faisait-il pour avoir un tel timing ? Ça s'appelait de l'organisation et j'étais tout sauf organisé, brillant mais pas structuré comme il pouvait l'être … j'avais quand même des excuses en tant que naufragé temporel. Je retrouvais avec plaisir Ianto qui serait mon ancre temporelle dans ce siècle et qui, je n'en doutais pas, deviendrais mon soutien administratif. Il semblait bien fatigué et il me fit un résumé des opérations qui s'étaient déroulées en mon absence. Le colonel en avait bien sûr profité pour tenter une ingérence dans nos affaires …
Euphorique, je finalisais les derniers travaux, signais les ultimes décharges et nous repartîmes sur Cardiff suivi par un semi-remorque rempli d'artefacts parfois inoffensifs mais souvent d'une technologie avancée dangereuse si elle tombait dans de mauvaises mains. Ianto avait déposé ses affaires dans le SUV, il n'emportait que peu de choses de son passé. Il rejoignait mon équipe, nous allions enfin reprendre nos activités normales, si tant est qu'il existait des activités normales à Torchwood … ce qui était certain c'est que nous étions de retour, back home … at least !
Chapitre 14 : Débuts à Torchwood 3
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Notre arrivée au Hub fut mouvementée. Les sous-sols regorgeaient de grandes pièces inutilisées, aucun problème donc pour stocker les artefacts de Torchwood Londres mais il y en avait tellement … Les soldats de l'Unit jouèrent aux manœuvres plusieurs heures sous mon contrôle, Ianto m'avait abandonné pour retrouver l'équipe. Personne ne daigna descendre pour venir m'aider … je n'eus que la visite furtive de l'archiviste avec fort heureusement une tasse de café. Quand enfin les soldats repartirent après de longues heures de manutention, je remontais aux étages supérieurs et je fus franchement déçu de constater que le Hub s'était lui aussi vidé de ses occupants. Mais je réalisais qu'il était minuit et qu'ils avaient dû m'attendre de longues heures avant de rentrer chez eux.
J'étais enfin rentré, mon chez moi … mais pas tout à vide finalement. Ianto dormait sur le sofa, la veste de son costume lui servant de couverture, son bras d'oreiller. Apparemment les cris de Myfanwy ne l'avaient pas dérangé, il dormait du sommeil du juste. Tosh s'était occupée de la commande du filet métallique comme l'avait suggéré Ianto et le ptérodactyle volait dans les hauteurs du Hub sans danger pour nous autres. Je n'avais pas même pas soupé trop inquiet d'avoir ces hommes dans mes sous-sol mais à cette heure, la faim m'avait quittée. J'attrapais une bouteille d'eau et je regardais un long moment le vol du ptérodactyle, spectacle nouveau pour moi et fascinant. C'est bien ce que je pensais, c'était parfait pour une base souterraine secrète. Je l'observais jusqu'à ce que j'entende Ianto s'agiter dans son sommeil, il gémissait, se tortillait … Je m'approchais, posais ma bouteille d'eau sur la table et m'agenouillais près de lui. Il marmonnait mais je n'arrivais pas à comprendre, il rêvait et n'articulait pas bien. J'avais ma réponse à ma question sur son sommeil bien plus éloquente que sa réponse évasive et … mensongère. Je posais ma main sur son épaule, pour essayer de l'apaiser tout en faisant de « pss » censés le calmer … il s'arrêta un instant, puis ses gémissements reprirent à nouveau. Je passais ma main dans ses cheveux, tout en continuant à lui parler espérant que cela suffirait. Mais il s'agitait de plus en plus et mes paroles et caresses ne le calmaient pas du tout. Après quelques minutes alors qu'il semblait vraiment souffrir, je me décidais à le réveiller. J'y allais d'abord doucement mais rien n'y faisait, je finis par le secouer en l'appelant par son nom. Il se redressa subitement, les yeux hagards, regardant autour de lui ne sachant manifestement plus où il était.
- Ianto, tu es à Cardiff … est-ce que tout va bien ?
- Oui … et vous ?
- Oui, fis-je en riant à cette question impromptue venue si vite après son cauchemar.
Il s'assit sur le sofa et étira ses bras, il passa les mains sur son visage essayant probablement de chasser ses mauvais rêves.
- Je vais préparer un chocolat chaud, vous en voulez un ?
- Pourquoi pas ?
Alors qu'il se dirigeait vers la cuisine, je le rappelais.
- Hey ! N'utilise pas ce qu'il y a dans le frigo.
Il allait mourir empoisonné … aucun de nous n'était vraiment à cheval sur le ménage, quant au réfrigérateur il n'était pas l'exception, il était plutôt à l'abandon.
- J'ai fait quelques courses hier soir, me répond-il en souriant.
- Qu'est-ce que tu fais ici Ianto ? demandais-je en le rejoignant en cuisine.
- C'est que … je voulais savoir si … je pouvais rester ici le temps de trouver un appartement, me dit-il hésitant, attendant ma réponse, apparemment embarrassé.
Cela ne m'ennuyait pas, bien au contraire cela me donnerait l'occasion de l'avoir pour moi, définitivement pratique pour flirter. En revanche cela m'obligeait à lui révéler un petit secret …
- Je vis ici.
- Je sais monsieur.
- Comment le sais-tu ? Les autres ne l'ont même pas découvert !
- Yvonne le savait, c'est dans votre dossier.
- Archives secrètes ?
Il hocha la tête.
- Je commencerais par lire mon dossier, ça risque d'être drôle. Surtout, s'il y avait la liste de mes conquêtes, pensais-je. Tu peux rester ici si c'est que tu veux Ianto … il y a une salle de repos avec des lits, tu peux en prendre un. Il parut soulagé et repris la préparation de nos boissons sous mon regard, cela faisait une éternité que je n'en n'avais pas bue. Je remarquais que la petite cuisine et la machine à café avaient été nettoyées … j'ouvris le frigo pour constater que lui aussi avait été astiqué, il n'y avait que lui pour avoir fait ça. Il n'était pas juste propre sur lui, peut-être un brin maniaque ?
- Tu es certain que tu pourras vivre ici ? Même momentanément ?
Le Hub était loin d'être un modèle de propreté …
- Oui, oui … sans problème, merci monsieur.
J'appréciais finalement l'apport énergétique de la boisson que nous dégustâmes en silence, un de ces silences dont j'avais pris l'habitude. Cela me fit une drôle d'impression, j'avais passé quasiment toutes mes soirées avec lui depuis trois semaines, mais cette fois nous étions dans le Hub. Je crois que c'était à cet instant que je réalisais qu'il intégrait mon équipe. Je l'avais ramené … et avec lui nos habitudes, l'intimité qui s'était crée. Finalement j'étais bien content qu'au début au moins, il vive ici … cela m'occuperait l'esprit et m'évitait de penser à Rose ou au Docteur.
- Bon, on va te préparer un lit correct ? Demain, tu rentres officiellement dans mon équipe. J'ai beaucoup de choses à te montrer, tu as intérêt à être en forme, je n'ai pas l'habitude de me répéter.
- J'avais remarqué monsieur, répond-il en mettant nos tasses toutes neuves dans l'évier qui avait retrouvé une seconde jeunesse que je pensais perdue à tout jamais.
Stoïque le jeune homme ? Il ne savait pas ce qui l'attendait, demain serait une durée journée pour lui. Il pouvait compter sur moi pour cela.
Je souris ostensiblement, les bras sur mon torse.
- Je vous suis monsieur.
Bien sûr, j'en avais presque oublié le lit.
Nous déménageâmes un lit de la salle de repos dans une pièce juste à côté qui était quasiment vide. Je réussis à trouver des draps propres ce qui était un exploit. Il alla chercher ses affaires et les déposa dans la pièce, nous y déplaçâmes quelques objets utiles, une petite armoire en métal qui lui permettrait de ranger ses vêtements, une chaise et un vieux bureau tout simple. C'était vraiment basique, tous les meubles étaient vieux mais en bon état.
- Ce n'est pas le luxe … commençais-je en repensant à sa chambre immaculée dans la tour.
- C'est parfait, vraiment je n'ai pas besoin de plus.
- C'est temporaire. Tu as les cachets d'Owen ?
- Oui, oui … bonne nuit monsieur.
Une manière courtoise de me demander de partir.
- Bonne nuit Ianto.
Je remontais à mon bureau et allumais le moniteur pour l'observer sur les caméras de surveillance. Il y en avait partout comme dans les locaux de Londres, je ne lui avais pas rappelé mais il le savait. Si cela le dérangeait il serait allé à l'hôtel, donc je pouvais le regarder.
Il se déshabilla en arrangeant avec soin ses affaires, oui probablement maniaque … ce qui était un plus. Je constatais qu'il avait du mal à enlever sa chemise, à défaire ses chaussures. Ses côtes devaient toujours le faire souffrir, j'avais oublié qu'il était encore blessé. Il enfila un pantalon de pyjama ce qui me parut plutôt étrange voire exotique, je n'en avais jamais porté. En revanche, il resta torse nu pour dormir. Il éteint les lumières et moi le moniteur, il était une heure du matin.