HypnoFanfics

Made by Torchwood

Série : Torchwood
Création : 08.07.2010 à 14h02
Auteur : Arianrhod 
Statut : Terminée

« après la bataille de Canary Wharf, Jack et son équipe arrivent sur les lieux ... Quels étaient les secrets d'Yvone ? Que va découvrir Jack dans cette tour qui va changer sa vie ? » Arianrhod 

COMMENTER CETTE FANFIC

Cette fanfic compte déjà 218 paragraphes

Afficher la fanfic

Suzie, Tosh et Owen avaient déposés sur mon bureau les comptes rendus des missions effectuées en mon absence, le colonel Mace avait déjà saturé ma messagerie de messages, de dossiers, protocoles … à cinq heures du matin, j'avais mon compte de sommeil et tout cela à éplucher. Les dossiers de mes agents me passionnaient bien plus que tout le reste, je commençais par eux. Vers six heures trente, du bruit me tira de ma lecture assidue. Ce que je vis me ravit, Ianto tel que je l'avais vu se coucher dans la cuisine du Hub. Je réalisais que j'avais une faim de loup et que j'allais avoir un café, un café divin pour commencer cette journée. J'avais envie d'y aller en courant mais je pris mon temps pour le rejoindre. Il me tendit mon mug, je n'en revenais pas de le voir ainsi. Il ne semblait pas gêné d'être ainsi torse nu devant moi, je trouvais tout à coup que je portais beaucoup trop de vêtements … je saisis le mug en laissant mes doigts toucher les siens. Ce simple contact me parut bien agréable et … bien accepté. Je ne pouvais pas le laisser partir ainsi … tout en buvant mon café brûlant, que j'avalais par petites gorgées, je ne le quittais pas des yeux … je le dévorais littéralement en fait et j'appréciais ce que je voyais. J'aimais autant les jeunes personnes que celles plus mûres … mais là mon cœur penchait pour ces traits tout justes sortis de l'adolescence. C'était bien ce que j'avais estimé quand il s'était retrouvé sur moi pendant la capture de Myfanwy, il n'était pas maigre comme je l'avais pensé au début. Mince mais large d'épaules, il n'avait que vingt-trois ans, il allait encore se développer. Alors qu'il nettoyait nos tasses, je ne pus m'empêcher de le frôler … il le faisait exprès d'être torse nu, je ne voyais pas d'autre explication … il connaissait ma réputation puisqu'il avait lu mon dossier, c'était de la torture de se présenter ainsi devant moi. Je ne cachais pas mon intérêt mais lui conserva une attitude neutre.
- Monsieur, me dit-il me faisant quitter mon monde fantasmatique, vous ne m'avez pas montré les douches.
Ah, ben oui … les douches. Est-ce que cela voulait dire que je n'aurais plus droit à ce spectacle matinal ? Probablement … Je les lui montrais, il y en avait huit alignées simplement séparées par des cloisons. Il trouva les serviettes, brodées TW et je le laissais. J'avais mes douches privées refaites à neuf contrairement à celles-ci, mon domaine personnel était le seul endroit du Hub qui n'était pas sous surveillance. La tentation était grande mais je ne le regardais pas prendre sa douche, inutile de démarrer la journée par une telle frustration. Je repris la lecture des missions et délaissais volontairement les emails de Mace, il pouvait bien mariner un peu.

Il se présenta seulement vingt minutes plus tard, dans un costume noir et une chemise blanche, la porte était ouverte mais il resta à l'entrée de mon bureau après avoir frappé pour se manifester. Je lui fis signe d'entrer et il fit deux pas en avant, il était manifestement nerveux et cela me plaisait. Il n'avait aucune raison de l'être, il travaillait déjà pour moi depuis trois semaines, mais cela indiquait son intérêt pour son nouveau poste.
- Prends un siège Ianto, on va d'abord discuter de tes attributions, ensuite on fera un contrat de travail en bonne et due forme, enfin …
J'attendais quelques instants, pour voir un peu sa réaction.
- Je le ferais si vous voulez, proposa-t-il en hésitant, pas encore complètement certain de me lire correctement.
- Bonne initiative. Il me paraît évident de te confier mes archives et celles de Londres et un accès à notre réseau, limité pour le moment. Tu assureras notre support quand nous serons sur le terrain. Tosh m'a également demandé si tu pouvais lui donner un coup de main quand elle te le demande.
- Avec plaisir, fit-il en souriant. Tant que vous ne me demandez pas d'aider Owen …
- Non, non, on lui laisse les dissections. Il y a aussi le centre d'information là-haut. Je ne te l'ai pas montré mais il est à l'abandon. On n'a pas de couverture et évidement des tas de curieux sur le dos. Il faudra que tu t'en occupes, tu en fais ce que tu veux pourvu que cela donne le change. Ce sera suffisant pour commencer … et bien sûr faire ton excellent café, ton chocolat était pas mal aussi.
- Vous voulez que je le mette dans mes attributions ? fit-il en ouvrant des billes.
- Pourquoi pas ?
- Eh bien … c'est assez inhabituel …
- Ton badge, dis-je en lui tendant, je vais te montrer comment l'utiliser et puis … tout le reste.

Je passais la journée à tout lui expliquer, à lui révéler beaucoup des secrets du Hub, bien utiles pour y survivre et éviter de déclencher une catastrophe. Suzie, Owen et Tosh se mêlèrent à un moment où à un autre de la formation du nouveau. De temps en temps il notait des informations sur son calepin mais la plupart du temps, il m'écouta attentivement, posant parfois des questions. C'était avec Tosh qu'il passa le plus de temps, elle l'aida à se familiariser avec nos logiciels qui lui permettraient d'assurer un so utien quand nous serions sur le terrain. Je n'avais pas prévu de l'emmener, je doutais qu'il soit un bon agent de terrain même s'il avait eu une sacrée expérience de vie en milieu hostile pendant la bataille de Canary Wharf et qu'il avait, ma foi, survécu. Toute l'équipe resta le soir venu, un repas tous ensemble histoire de fêter son arrivée. Nous avions commandé chinois et tandis que Ianto prenait un siège en face de moi, Owen s'assit immédiatement à côté de lui. Je vis Tosh qui souriait devant cette attitude tout en s'asseyant à côté du médecin cher à son coeur. Suzie quant à elle était perdue dans ses pensées. On était mardi et c'était son jour off, mais elle était restée exceptionnellement. Cela ne semblait pas la réjouir et elle me rejoignit en face d'eux. Cela ne gâcha pas le repas qui fut joyeux, même la faille avait accueilli en douceur ce nouveau venu, elle s'était tenu à carreaux toute cette journée.


Arianrhod  (03.08.2010 à 14:33)

Chapitre 15 : Une certaine routine

-----------------------------------------------------------------------------------------

Comme pour fêter notre retour, la faille nous renvoya pendant plusieurs jours différents spécimens avec lesquels il fallut composer. Nous ramenâmes au Hub en particulier une espèce ressemblant énormément aux loups-garous tels que décrits dans les contes terriens. Ou peut être étais-ce l'inverse ? Probablement.
Enfin, l'énergumène nous donna du fil à retordre et Ianto assura pour la première fois notre support. J'appréciais d'avoir une personne de plus dans l'équipe et nous réussîmes finalement à le capturer. Il était dans nos cellules, testant la solidité de nos installations en attendant d'être récupéré par l'Unit. La chasse avait été longue et éprouvante, nous étions tous éreintés.

Pas vraiment le temps de récupérer, nous eûmes à gérer une recrudescence d'attaque de weevils pendant plusieurs jours. Pour une raison inconnue non seulement leur nombre grandissait dangereusement mais ils semblaient bien plus hargneux qu'à leur habitude. Lors d'une chasse je dus, en tuer plusieurs ce qui ne m'était encore jamais arrivé. Là encore, nous remplîmes les cellules. Ianto s'occupa des transferts vers l'Unit, à l'exception d'un weevil qu'Owen garda pour ses expériences.

Et bien entendu, qui dit activité de la faille dit trafic d'objets. Ianto avait repéré différentes ventes très privées d'objets aliens sur internet. Des objets que nous n'avions pas eu le temps de chercher ou qui tout simplement nous avaient échappés, nous ne pouvions pas être partout à la fois. Là aussi la traque fut longue et compliquée. Il nous fallut toute l'ingéniosité de Tosh pour remonter la piste des trafiquants qui étaient bien organisés et nombreux. Le commerce était très lucratif éparpillant dans le monde les objets rejetés par la faille de Cardiff. Nous passâmes plusieurs soirées en planque à surveiller leur base. Avec les plans du bâtiment et après avoir mis au point une stratégie, nous pénétrâmes armes au poing pour arrêter les trafiquants et récupérer les objets. Ianto avait suggéré l'aide de l'Unit mais j'avais refusé. Alors que nous rencontrions des difficultés pour maîtriser tout ce petit monde j'eus la bonne surprise de voir débarquer les renforts de la police de Cardiff. Une initiative de Ianto qui les avait appelés sans me demander, connaissant déjà ma réponse ... car j'étais certain que nous en serions venus à bout mais cela aurait été probablement plus long et plus dangereux. J'étais vraiment satisfait de cette opération, les trafiquants furent immédiatement livrés à la police et nous ramenèrent les objets au Hub. Je les confiais à Ianto pour expertise et classement.

Tosh avait réinstallé les systèmes complexes de Torchwood 1 mais elle n'était pas encore complètement à l'aise. Elle avait des tas de choses à découvrir et comme un gosse à Noël, elle voulait tout essayer. Mais cela lui demandait beaucoup de temps, même avec l'aide ponctuelle de Ianto. Pour le moment je n'en voyais pas les bénéfices mais je m'étais laissé convaincre par ses arguments et je l'avais autorisée à déléguer certaines de ses tâches à Ianto. Cela concernait en particulier la surveillance des sites internet puisqu'elle ne pouvait plus assurer cette veille pourtant nécessaire.


Arianrhod  (05.08.2010 à 14:34)

Avec autant de travail, je négligeais tout le côté administratif qui avait pris de l'ampleur depuis que toute nos missions devaient être supervisées par l'Unit. Je laissais Ianto tout gérer, Suzie n'ayant pas souhaité s'y investir. J'avais un peu mauvaise conscience, surtout en phase de démarrage où il y avait beaucoup à faire. J'avais malgré tout pris le colonel Mace au téléphone une paire de fois et il ne semblait pas s'offusquer de travailler avec un subalterne, ce que moi je n'aurais jamais accepté. Mais puisque cela ne le dérangeait pas … je laissais Ianto mettre au point avec lui tous les protocoles entre nos deux entités. C'était un énorme travail, en particulier de définition des documents que nous allions échanger. Il y passait de nombreuses heures dans la salle de réunion en vidéoconférence avec Mace. Nous les avions interrompus quelques fois pour nos missions et revoir la mine patibulaire de Mace ne m'avait pas rappelé de bons souvenirs. Mais cela semblait faire le même effet à Ianto dont le visage et l'attitude semblaient plus fermés que jamais. Je le gardais à la fin de notre réunion.

- Comment ça se passe avec Mace ?
- Bien monsieur, nous avons quasiment terminé de définir toutes nos règles de communication.
- Et les premiers documents envoyés ?
- Refusés bien sûr … mais je les aie corrigés.
- Rien que je ne doive savoir Ianto ?
- Qu'est-ce que vous voulez dire ?
Il me regarda bizarrement, comme s'il craignait ce que j'allais dire. Manifestement nerveux, tous les petits signes étaient là pour le trahir. Mace devait lui en faire baver et il devait vouloir réussir cette première mission.
- Est-ce qu'il y a des tensions ? Est-ce que tu as besoin de moi ?
- Non, merci monsieur … j'ai déposé sur votre bureau les documents validés, j'espère qu'ils vous conviendront.
- Je les lirais. Comment ça va ?
- C'est-à-dire ?
- Eh bien, ton travail ici, l'équipe …
- J'ai tâtonné un peu au début mais maintenant ça va mieux. C'est si différent de Londres … beaucoup mieux. Je crois que ça va … Owen et Tosh m'ont beaucoup aidé.
Il est vrai que je l'avais vu quelques fois leur demander des renseignements mais je ne crois pas qu'il les ait beaucoup dérangés, en revanche j'avais remarqué qu'il délaissait Suzie qui ne s'en plaignait pas. Non, ses débuts étaient vraiment très satisfaisants et il ne le devait qu'à lui-même.
- Je suis satisfait en tout cas, tu as pris en charge beaucoup de choses … mais j'y pense, est-ce que tu as signé ton contrat ?
- Oui, fit-il en souriant, il est sur votre bureau.
- Perdu sous des tas d'autres choses … je le retrouverais pour y apposer ma signature. Bien ! Tu es donc à moi … je peux te faire les pires outrages maintenant !
J'avais dit cela en riant et en me frottant les mains, mais je le regardais de manière gourmande, la faille ne m'avait pas encore laissé le temps de flirter avec lui et je comptais bien rattraper le temps perdu.
- A votre service monsieur, répondit-il sans me quitter des yeux en haussant un sourcil.

A nouveau cet accent gallois terriblement sexy, je crois qu'il n'existait que pour ce mot.
Mon sourire s'agrandit tandis que mon imagination prenait le relais.
- Nous examinerons les dossiers ensemble ce soir, qu'en dis-tu ?
- Bien monsieur, dit-il en se levant et me laissant.
Je le regardais quitter la salle de réunion avec son flegme habituel certain que ma soirée serait intéressante.


Arianrhod  (05.08.2010 à 14:35)

Mais comme souvent la faille se chargea de la réorganiser et je ne le retrouvais que tard, après avoir chassé avec Owen un alien au sang froid, un espèce de reptile que je dus abattre. Owen m'avait aidé dans cette chasse et je l'avais déposé devant une boîte de nuit un peu déçu qu'il ne rejoigne pas Tosh. Lui avait encore de l'énergie … il faut dire qu'il avait joué le rôle de rabatteur, c'était moi qui lui avais couru après. Pour finalement l'abattre …
Ianto était assis sur le sofa, ses écouteurs sur les oreilles et un livre entre les mains. Je m'effondrais à côté de lui.
- Faim ? me demanda-t-il en éteignant son ipod.
- Yeah …
- Fatigué ?
- Yep …
- Un nouveau pensionnaire ?
- Na … j'ai dû l'abattre, fis-je déçu par l'issue finale que je tentais d'éviter aussi souvent que possible.
- C'est que vous n'avez pas pu faire autrement.
Je hochais la tête, je savais au ton et à son regard que ce n'était pas une phrase banale. Il faisait référence à Yvonne qui avait pour mauvaise habitude de tuer les aliens qui avaient eu la malchance de croiser son chemin. Cela me faisait plaisir qu'il l'ait compris, j'espérais ainsi racheter la conduite de son ancien chef. Un jour, le Docteur reviendrait faire le plein ici et je voulais qu'il soit fier de ce que je faisais.
- C'est mieux lui que vous, fit-il en souriant en posant sa main sur ma cuisse, l'air concerné.
- Inquiet ? questionnais-je étonné.
- Eh, bien … oui.
Il se leva et partit en cuisine, je l'aurais bien suivi mais j'étais momentanément épuisé. Intéressant comme conversation … pas très éloquent mais définitivement constructif. Il revint avec un plateau contenant mon repas réchauffé accompagné d'une tasse de café dont je ne pouvais plus me passer. Il me sourit et me tint compagnie pendant mon repas. J'avais repris des forces, je lui proposais d'examiner les dossiers pour l'Unit. Nous y passâmes deux bonnes heures, il m'expliqua tout le processus et à part quelques points de détails que je lui fis modifier, tout me convenait parfaitement. Il avait longuement travaillé sur les premiers rapports, ils étaient succincts mais avec suffisamment de détails pour les satisfaire tout en cachant l'essentiel, très intelligemment fait. Je le félicitais pour son travail et comme d'habitude il le minimisa mais je vis que cela lui faisais plaisir. Nous échangeâmes des sourires et il me laissa pour aller dormir. Moi, je partis sur les toits de Cardiff, c'était beau une ville la nuit.

Je rentrais vite et comme d'habitude je vérifiais les caméras de surveillance avant d'aller me coucher. Ce que je vis n'était pas tout à fait normal, je rejoignis les cellules en me pressant.
- Ianto, qu'est-ce que tu fais ?
Le garçon était assis sur le sol, en face de la cellule d'un weevil, il fut manifestement surpris de me voir.
- Déjà rentré monsieur ? dit-il en se levant.
Il se tenait au courant de mes sorties … Le weevil ne dormait pas, il grognait en nous regardant. J'attendais toujours sa réponse et il le comprit.
- Je n'arrivais pas à dormir … je suis juste venu l'observer.
Je l'avais moi-même déjà fait, mais je ne savais pour quelle raison cela ne me semblait pas être la même chose. Et puis cela sonnait beaucoup trop comme Torchwood Londres, je le renvoyais se coucher manu militari. Mais je fus abasourdi quand il déposa un rapide baiser sur mes lèvres avant de quasiment s'enfuir dans sa chambre. Je passais le reste de la nuit à y penser.


Arianrhod  (05.08.2010 à 14:35)

Owen, Suzie et moi-même étions avachis sur le sofa. Il était treize heures et nous avions passé la matinée à courir après un hoix dans un entrepôt heureusement désaffecté. Tosh nous avait guidés à distance et nous avions réussi à le ramener, un exploit dont je n'étais pas peu fier. Ianto avait commandé des pizzas et il attendait le livreur à l'étage dans ce qui allait devenir une antenne officielle de l'office de tourisme de Cardiff, il était en train de s'en occuper.
- Alors Jack, tu te l'es déjà fait ?
- De quoi parles-tu, Suzie ?
- De Ianto.
Owen me regarda, j'attendais une quelconque remarque acide ou un sourire complice mais rien ne vint.
- Pas encore mais c'est en bonne voie.
Nos activités incessantes m'avaient empêché de déployer mes artifices habituels mais mon charme n'en avait pas vraiment besoin. J'en avais eu la preuve hier soir.

Ianto nous rejoignit avec les pizzas et je m'y jetais dessus, tout comme Owen.
- Qu'est-ce que ça mange un hoix ? demanda Ianto en attrapant un morceau, deux fois plus petit que le mien.
- Tout et n'importe quoi à mon avis, répondit Suzie.
- Il nous aurait bien bouffé ou plutôt toi Jack, il a bien failli t'avoir !
- Il a de la force … répondis-je en sentant le regard de Ianto sur moi.
Je vis qu'il reposait sa pizza.
- Il va falloir le nourrir combien de fois par jour ? demanda-t-il à Suzie doucement.
- Deux fois je dirais.
Je les regardais discuter tous les deux et tout à coup je compris.
- Ianto, est-ce que par hasard tu ne nourrirais pas les pensionnaires ?
C'était le travail de Suzie mais j'eus ma réponse simplement en le regardant. Il se pinça ses lèvres en se demandant comme il allait s'en sortir. Je regardais Suzie qui haussa les épaules ne voyant pas où était le problème.
- C'est lui qui l'a proposé, il habite ici c'est pratique.
- Cela ne fait pas partie de ses attributions !
Surtout que je lui avais dit quelques jours avant ma déception face à des archives toujours dans le même état.
- Cela ne me dérange pas monsieur.
Tosh nous avait rejoint et je vis du coin de l'œil qu'elle n'était pas à son aise, elle ne savait pas cacher ce genre de choses.
- Quelque chose à ajouter Tosh ? dis-je avec autorité.
- Avec tout le travail que nous avons eu ces derniers temps, il s'est chargé de beaucoup de choses … y compris mes rapports de mission …
Je n'en revenais pas, je n'avais aucune autorité sur mon équipe, ils faisaient ce qu'ils voulaient.
- Owen ? suggère-je en me tournant vers le médecin qui s'empiffrait toujours.
J'étais énervé et je ne faisais rien pour le cacher.
- Ouais, il m'a aidé à nettoyer après les autopsies.
- Ianto dans mon bureau.
La pizza attendrait.

- Tu ne pouvais pas me le dire quand nous étions dans les archives ? fis-je remarquer en entrant dans le bureau. Il avait eu une occasion de me parler de tout cela.
- Je vais mieux m'organiser … je voulais aider.
Bon dieu, il était craquant quand il était ennuyé. Il était appuyé contre la porte de mon bureau, les mains dans les poches, il avait les yeux baissés … mais quand il les releva, je faillis me précipiter pour prendre son visage entre mes mains et l'embrasser sauvagement.
- C'est moi qui décide des attributions de mon équipe c'est clair ?
- Bien sûr monsieur. Mais …
- Mais quoi ?
- Est-ce que je pourrais continuer à nourrir les pensionnaires ?
Je levais les yeux au ciel, je doutais d'y arriver avec lui. Toujours cette envie, apparemment irrépressible, d'aider. Je me levais pour m'approcher de lui.
- Si tu te concentres sur les archives et que tu me tiens au courant, finis-je en me collant beaucoup plus prés que nécessaire. Ça avance ta recherche d'appartement ?
- Pas vraiment … non.
Je fis la moue pas franchement déçu, ni de sa réponse ni de son attitude. A cette distance je pouvais sentir son souffle sur mes lèvres quand il parlait.
- Je t'ai autorisé à vivre ici mais pas à travailler vingt-quatre heures sur vingt-quatre à des tâches qu'en plus je ne t'ai même pas attribuées.
- C'est clair, monsieur.

Aussi clair que ses yeux, ils n'étaient pas vraiment bleus, plutôt gris et toujours si tristes … je déposais à mon tour un baiser sur ses lèvres en le regardant dans les yeux. A mon tour de jouer … Il me fixait lui aussi, j'espérais qu'il lisait dans mon regard tout le désir que j'avais pour lui. Il sortit sans un mot, je pensais qu'il rejoindrait les autres mais il partit en cuisine.
Je descendis, Suzie et Owen discutaient de la prise du matin, pas vraiment conscients de mes sentiments. Je tenais à mon autorité et à organiser le travail au sein de mon équipe. Les choses m'avaient un peu échappées … voire dépassées. Je ne le tolérerais plus. Ils ne le savaient pas encore mais j'allais être plus strict, au moins pendant un moment. J'allais en cuisine où Ianto préparait sa prochaine tournée de café et en passant prendre une bouteille d'eau, je laissais ma main frôler la sienne, mon corps toucher le sien. Puisque les hostilités avaient commencées … j'adorais ce jeu de séduction, où de simples contacts faisaient battre les cœurs plus vite, où des regards étaient plus éloquents que de longs discours. Il me tendit la première tasse avec un sourire en coin qui me ravit avant de faire les autres. L'arôme exquis chatouillait mes narines mais c'est lui qui avait toute mon attention. Apparemment l'attirance était réciproque et ce n'était plus qu'une question de temps pour qu'il se retrouve dans mon lit …


Arianrhod  (05.08.2010 à 14:37)

Chapitre 16 : Un anniversaire ...

-----------------------------------------------------------------------------------------

- Jack ? appela Toshiko.
J'étais dans mon bureau, je sortis.
- On va boire un verre, tu viens ?
Suzie était partie depuis un moment, Owen et Tosh avaient mis leur veste, Ianto était avec eux. Je n'avais pas envie d'y aller, je hurlais intérieurement à Ianto de ne pas les suivre. Ce soir je fêtais mon 110ème anniversaire d'attente du Docteur. Un anniversaire, pour lequel j'avais plutôt envie de me foutre une balle dans la tête et de mourir cette fois, mourir pour de bon. Mais je n'avais pas cette liberté, celle de choisir de mourir. J'avais juste l'obligation de vivre et me jeter éperdument dans les bras d'un jeune gallois sexy pouvait me rappeler que ma vie avait toujours un sens.

Non ce soir je ne sortais pas, je m'apitoyais sur mon sort et je n'aurais personne à qui en parler.
- Na, plein de lectures en retard. Amusez-vous bien, les encouragèrent en fixant Ianto.
Il allait ajouter quelque chose mais les paroles parurent mourir dans sa bouche. Il les suivit et je me retrouvais seul dans le Hub, je me sentais tellement abandonné de tous …
Je sortis de vieilles photos jaunies, tout ce temps à attendre … je me faisais du mal, je devais aller de l'avant. Je ne pouvais pas vivre dans le passé, je faisais tout pour oublier toutes mes vies et tenter si cela était possible de ne pas devenir fou. Mais ce soir, je faisais une entorse à ma règle de survie.

Moins d'une heure après leur départ, j'entendis la sonnerie de la porte du Hub et j'eus la bonne surprise de voir Ianto revenir … trempé, il pleuvait apparemment. Je le regardais depuis mon bureau, il semblait m'attendre dans la pièce centrale. Il me regardait.
- Tu aurais mieux fait de prendre une veste, dis-je en sortant de mon bureau. Un problème ?
- Non aucun. Enfin … j'ai fait semblant de recevoir un appel de l'Unit et de devoir rentrer.
Ils avaient sa ligne directe et elle sonnait plus souvent de la mienne. Ils avaient compris que de toute manière je lui transférais les appels.
- Et pourquoi ce mensonge Monsieur Jones ?
- Owen a invité Tosh à danser …
- Pas envie de tenir la chandelle alors ?
- On n'en est pas là … mais qui sait, répliqua-t-il en me faisant un clin d'œil. Et puis …

Il frissonna, il était trempé jusqu'aux os, il dégoulinait … moi ça me donnait envie de le réchauffer et ses yeux … ses yeux semblaient me le demander. Il ne disait rien tandis que je m'approchais, me laissant avancer plus que de raison jusqu'à me retrouver collé à lui, me laissant lui enlever sa veste, puis cette cravate … avec des gestes lents, je profitais pleinement du moment, j'en avais rêvé si souvent que cela me paraissait irréel. Nos deux regards étaient comme soudés, il ne faisait aucun geste, il se laissait faire. C'était apparemment ce qu'il voulait, ce pour quoi il les avait laissés. J'attrapais ses mains qui pendaient le long de son corps, il ne semblait pas oser me toucher, je soudais nos deux bassins et ce contact lui tira le petit gémissement de plaisir que j'attendais. Il avait le cœur qui battait vite, je pouvais le sentir à travers sa chemise. Nous étions toujours face à face, mêlant nos souffles, je mourrais d'envie de l'embrasser mais je prenais mon temps, faisant monter notre désir … Je tirais sa chemise hors de son pantalon, pour passer mes mains et enfin sentir sa peau. Ce contact m'électrisa, je ne pouvais plus me retenir et je vis que cela lui faisait le même effet. Il posa une main sur ma nuque caressant mes cheveux et l'autre dans mon dos. Je sentais son désir entre ses cuisses, ses yeux avaient quittés les miens pour se poser sur mes lèvres, il les convoitait et moi je découvrais sa peau, douce, mouillée et un peu froide. J'avais l'impression que le temps s'était arrêté pour nous laisser nous découvrir l'un l'autre. Je laissais mes mains se promener sur son dos, sur son ventre pour finalement venir attraper ses fesses pour nous rapprocher encore un peu plus. La nature était bien faite … je savais qu'il était prêt.
- Pas ici monsieur … murmura-t-il dans le creux de mon oreille.
Son souffle, sa voix grave me firent frissonner mais je souris en l'entendant encore m'appeler monsieur en cet instant.
- Ton endroit ou le mien ? répondis-je en adoptant sa sotto voce.
- Le vôtre.

Il me suivit jusqu'à mon bureau, descendit par la trappe pour découvrir mon couchage … pas vraiment spacieux, plutôt étrange de vivre dans un trou dans le sol … en un regard, il embrassa la pièce mais ne dit rien. Il s'approcha de moi et cette fois nos lèvres se soudèrent. Et c'était l'apothéose de tellement d'envie de désir que je sentais une certaine fièvre se diffuser en moi, des picotements hérisser ma peau. Je posais mes mains sur son visage pour accentuer la pression, c'était si bon, je voulais me perdre dans ce baiser, tout oublier, ne penser qu'à ce sexy gallois que j'allais déshabiller et peut être faire mien. Je sentis qu'il prenait une inspiration et que sa bouche s'ouvrait, je goûtais enfin à la saveur de ce garçon. Nos deux langues se mêlèrent dans un baiser langoureux qui devint vite un ballet fou, fou de désir pour nos corps. Je quittais ces lèvres charnues au goût exquis pour lui retirer ses vêtements. Il semblait habité par la même fièvre que moi, fini les mouvements lents, nous nous enlevions nos vêtements le plus vite possible. Bretelles, chemises, pantalons, chaussures, chaussettes … boxers. Je le poussais vers le lit, je voulais l'admirer, il était si parfait, si désirable … mais ce regard dévorant l'intimida. Je le rejoignis pour le rassurer de mes caresses, de mes baisers, j'aimais ce que je découvrais bien plus que je ne le pensais … je m'allongeais sur lui, lui tirant des sons exquis dont je savais que je ne me lasserais pas. Il me caressait évitant soigneusement mon entrejambe, peut être était-ce sa première expérience avec un autre homme. Moi, je promenais ma langue partout sans retenue, je voulais le goûter, lui donner du plaisir et j'y parvins vite … mais lui m'en donna aussi d'une manière qui me fit douter, peut être avait-il plus d'expérience que ce que je pensais …


Arianrhod  (07.08.2010 à 12:51)

Nous étions tous les deux allongés sur mon petit lit, collé l'un à l'autre transpirant, haletants … lui sur le ventre moi sur le dos. Il avait les oreilles rouges, je passais ma main dans ses cheveux, il avait les yeux fermés. Je déposais un baiser sur son épaule et je partis à la salle de bain qui donnait dans cette minuscule chambre. Je fus déçu de ne pas être rejoint et encore plus de retrouver ma chambre vide en revenant … Je me rhabillais en me demandant que faire. Ce départ précipité ne me plaisait pas … j'étais à nouveau seul et j'aspirais à un peu de compagnie. Devant mon bureau, j'hésitais encore mais je finis par allumer mon moniteur et me connecter aux vidéos de surveillance. Cela faisait plus d'un mois qu'il était parmi nous et sa chambre n'avait pas tellement changée. Comme à Torchwood 1, il n'avait rien ajouté de personnel, pas de posters, pas de photos, pas de bibelots … Cela pourrait être la chambre de n'importe qui … ou de personne. Il était assis sur son lit avec son pantalon de pyjama, la tête entre ses mains. Il y avait quelque chose qui n'allait pas.
- Ianto ? fis-je en me tenant à la porte de sa chambre.
Sa porte n'était pas fermée mais c'était son domaine personnel, je n'entrais pas sans son accord.
- Je suis désolé, me répondit-il sans me regarder en secouant la tête toujours entre ses mains.
J'entrais, puis je m'assis à côté de lui toujours hésitant sur l'attitude à adopter, je réfléchissais à ce qui pouvait causer ces sanglots que j'entendais maintenant. Il pouvait y avoir beaucoup de raisons … mais qu'est-ce qui se passait en ce moment dans sa tête, je n'en avais aucune idée. J'aurais pu le laisser comme je le faisais si souvent … mais Ianto n'était pas un étranger ramené dans un hôtel. Il comptait un peu plus, j'avais choisi de rentrer dans sa vie intime et si nous devions réitérer nos exploits, il fallait que je sache ce qui se passait … et puis j'étais un peu déçu, on ne me laissait pas de cette manière, c'était rude … en général on en redemandait et il y avait un second round. Pas un grand bavard … pas vraiment pratique pour aider. Je ne pouvais pas le forcer à me parler, j'étais venu à lui, j'attendais maintenant un signe de sa part. Mais il ne vint pas.
- Si tu as besoin de moi, tu sais où me trouver.
Je repartis dans mon antre un peu soucieux. Je le regardais un moment sur la caméra, jusqu'à ce qu'il se lève et éteigne sa lumière.

Mais le lendemain, je le retrouvais égal à lui-même pour le petit déjeuner que nous prenions toujours ensemble, très tôt. Égal à lui-même … pas tout à fait. Dans la petite cuisine, torse nu, il me tendit mon mug rempli de son nectar. Le sien était en train de couler, j'étais toujours le premier servi privilège du chef je suppose. Je le pris avec un plaisir que je ne dissimulais jamais ce qui le faisait invariablement sourire. Il prit une gorgée du sien et dans ce que je pris pour un élan spontané, il m'embrassa. Un baiser qui ne resta pas longtemps sage et qui me rassura. Une bien belle manière de commencer la journée. Je le regardais un peu incrédule quand il me lâcha, j'aurais aimé quelques explications. Savoir où nous allions, accessoirement cela pouvait aider.
- Je voulais goûter un Jack au café, expliqua-t-il comprenant mon étonnement avec sa mine adorable qui bien sûr me fit craquer. Ses yeux, les yeux ne mentent pas et ils me désiraient. J'appréciais de l'entendre m'appeler par mon nom, enfin. Il avait également cessé de me vouvoyer.
- Ta place, dis-je en l'entraînant lui et ma tasse de café encore brûlante.
Pas la peine de perdre de temps.
- Les caméras … dit-il en regardant autour de lui.
- Je vais les désactiver.
- Comment ?
- Avec ceci, expliquais-je en désignant mon bracelet dont je ne me déparais jamais.
Il fit la moue.
- Tu as désactivé mon bracelet de détention avec ça … alien ?
- Définitivement oui. Indestructible.

Il y eut finalement un second round ce matin là et cette fois nous prîmes notre douche ensemble. Il était stressé pour les caméras de surveillance et me demanda un accès pour vérifier que tout était bien effacé. Je l'embêtais alors qu'il tentait de s'habiller, je n'avais pas envie de retourner travailler, il était encore tôt ... et nos jeux ne faisaient que commencer.
- Jack, que fait exactement Suzie ?
- C'est notre spécialiste en armes. Pourquoi ?
J'arrêtais mes bêtises intrigué par sa question, il semblait tout à coup si sérieux.
- Avec ce gant …
- Elle l'expérimente … il ne nous a pas encore été utile mais je pense qu'il peut l'être. Je n'étais pas très enthousiaste mais elle semble savoir ce qu'elle fait alors nous l'utilisons.
- J'ai fait un inventaire de la baie médicale …
- Quoi ?
- Un archiviste fait ce genre de choses Jack.
- Mouais, continue.
- Il manque 300 pilules de retcon.
- Tu te moques de moi !
- Non … Je n'en ai parlé à personne.
- Qu'est-ce qui te dit que c'est elle qui a pris les pilules et que ce n'est pas une erreur ?
- Je l'ai vue. C'est ce qui m'a donné l'idée de l'inventaire.
- Pas si normal finalement.
- Je comptais le faire … argumenta-t-il. En vivant ici, je vois certaines choses peut être mieux que d'autres et puis je suis nouveau …
- Un œil extérieur.
Il hocha la tête.
- Je crois que ses expériences avec le gant ont un effet sur elle, elle change … elle est nerveuse, secrète, totalement obnubilée … qu'est-ce qu'elle fait tous les mardi soirs ?
- Je ne sais pas. Mais nous allons le découvrir, ensemble.
Je le laissais s'habiller tout en réfléchissant, il m'avait définitivement mis la puce à l'oreille. Pourtant j'avais confiance en elle mais … jusqu'à quel point ?


Arianrhod  (07.08.2010 à 12:52)

Chapitre 17 : Une réunion à Londres

------------------------------------------------------------------------------------------

Suzie eut toute mon attention, discrète mais continue pendant plusieurs jours. Pris dans nos activités incessantes et captivantes, je ne passais pas beaucoup de temps à observer mes coéquipiers … un boss normal le ferait, mais je n'étais pas vraiment de cette trempe. Dommage car je me serais rendu compte beaucoup plus tôt de son irritabilité et de ses sautes d'humeur. Elle passait beaucoup de temps derrière son ordinateur à guetter les homicides … Ianto la connaissait peu et pourtant il avait perçu ce changement, pourquoi nous qui la connaissions mieux ne l'avions pas vu ?

La veille je l'avais laissée partir plus tôt comme tous les mardis mais Ianto et moi l'avions suivie. Nous avions alors découvert qu'elle fréquentait un groupe de discussion. En sortant, elle passa la soirée chez un certain Max Tresillian. Ianto faisait des recherches, j'attendais d'en savoir un peu plus pour agir. Ma ligne sécurisée sonna, le nom de Mace clignotait … il appelait au bon moment, celui-là. Quand je raccrochais, j'avais un nouveau problème sur le dos.
- Ianto ! criais-je depuis mon bureau au jeune archiviste qui était derrière son ordinateur.
Il passa d'abord par la cuisine ce qui me fit enrager, j'étais certain que mon ton indiquait clairement que j'étais pressé.
- Ianto maintenant !
Il prenait ses aises, ce n'était pas possible.
Quand enfin il entra dans mon bureau, il me tendit un mug de café. Je remarquais un dossier sous le bras.
- Je viens d'avoir Mace, on se voit demain chez sa Majesté.
Il hocha la tête en sirotant son café, apparemment il ne se rendait pas compte de la catastrophe.
- Comme si je n'avais que ça à faire, parler budgets, dossiers, protocoles … ça va être terrible !
- Je vous ai réservé une chambre d'hôtel, préparé tous les dossiers que vous devez lire. Je vous ai réservé un aller-retour en train, comme cela vous aurez le temps de lire les résumés.
- Je ne le crois pas Ianto Jones … tu savais pour ce rendez-vous ? Depuis combien de temps ?
- Trois jours monsieur.
- Mais pourquoi ne pas me l'avoir dit ? C'est quasiment de la trahison ! Je devrais te faire passer une nuit en cellule pour ça …
Il leva les yeux au ciel et je me mis à rire.
- C'est pire que la fin du monde, au moins je saurais quoi faire ...
Il leva un sourcil toujours aussi placide, il semblait attendre gentiment que l'orage s'éloigne.
- Bon alors, tu n'as pas répondu à mes questions ? fis-je exaspéré.
- Je ne vous l'ai pas dit parce que vous auriez été en colère pendant trois jours … et trois jours de plaintes c'est long, termina-t-il en prenant une gorgée de café.
- Je maintiens que c'est de la trahison …
Je pris le dossier des mains de l'archiviste, il y avait inscrit « kit de survie » en grosses lettres.
- Vous ne nous laissez qu'une journée …
Je levais les yeux des résumés condensés sensés me sauver pour le regarder. Il n'avait pas bien compris.
- Ah mais je n'y vais pas tout seul ! Il n'y a aucune raison pour que je sois le seul puni. Tu m'accompagnes Ianto Jones. Et tu peux annuler le train, sache que je ne prends jamais le train*.
- Non, non … je ne veux pas y aller ... fit-il soudain paniqué.
- Je ne te demande pas ton avis.

Il me regarda comme si je l'avais souffleté, outré, il resta bouche bée puis sortit en emportant avec lui ma tasse de café à laquelle j'avais à peine goûtée. Je n'eus pas le temps de râler à la porte de mon bureau que son contenu était jeté dans l'évier et je le vis partir en colère vers les archives. Un sourire que l'on pouvait trouver démoniaque apparût sur mon visage, c'était bien de le voir en colère. Je n'avais pas envie d'avoir un serviteur à mes côtés. Tosh et Suzie me regardèrent et je haussais les épaules l'air de rien.


Arianrhod  (09.08.2010 à 12:45)

Avant de partir j'eus droit à un café instantané que je recrachais dans ma tasse sous l'œil amusé de toute la clique. Lui finit le sien en vitesse sous mon regard réprobateur. Peut-être pensais-t-il que j'allais lui piquer … Je distribuais mes consignes et nous partîmes. Il me fit la tête tout le trajet, répondant par des monosyllabes à mes questions. Il ne voulait pas me dire ce qui l'ennuyait et moi, j'étais certain que le moment venu il jouerait son rôle, je n'avais pas de doute là-dessus. Mon angoisse résidait dans la nuit. J'avais bien envie de l'avoir dans mon lit et j'avais comme un doute sur ses intentions. Bon dieu que tout cela m'amusait ! A la réception, mes doutes devinrent des certitudes, il demanda une chambre en plus de la mienne qu'il avait réservée. Après m'avoir souhaité bonne nuit très froidement, il intégra sa chambre et moi je le regardais en souriant. Tu ne m'échapperas pas, pensais-je. Nos chambres étaient côte à côte, j'attendis quelques minutes certain qu'il commencerait par prendre une douche avant de commander à manger. Je reconnus les chambres, Yvonne avait utilisé cet hôtel pour ses rendez-vous, j'avais participé à certains d'entre eux. Je crochetais sa porte en silence et aussi discrètement que possible. Comme je le pensais il était dans la salle de bain. Je dus aussi crocheter cette serrure, il s'y était enfermé. Je ne voulais pas l'effrayer, je l'appelais.
- Merde ! me répondit-il dans la cabine de douche.
J'étais certain qu'il m'attendait. S'il m'avait vu, je pense qu'il n'aurait pas aimé l'immense sourire qui flottait sur mes lèvres.
- Harkness, sort de cette chambre.
- J'ai un problème sur un dossier.
- Lequel ? Tu n'en as lu aucun, persifla-t-il toujours depuis la cabine de douche.
- Peut-être … mais je suis bon sur le terrain.
- Ça c'est certain …
J'avais à peine entendu ses paroles, j'étais en train de me déshabiller.
- Harkness, est-ce que tu es là ?
Ce n'était ni monsieur, ni Jack … marrant … la manière dont il m'appelait le trahissait. Il ouvrit la cabine de douche et en sortit la tête pour voir si j'étais toujours là, moi j'en profitais pour y entrer. Pas très spacieux mais ce serait suffisant. Bien évidement, il ne se laissa pas faire mais dans ce genre de combat un archiviste n'avait tout simplement aucune chance contre moi. C'en était suivi des ébats musclés comme il ne pouvait en exister qu'entre hommes et cette fois nous allâmes plus loin que les autres fois … nous terminâmes rapidement sur le lit, pas pratique une douche dans ces conditions. Il avait une confiance en lui qui contrastait avec son attitude habituelle plutôt discrète voire effacée. Et je ne m'en plaignais pas, il était tout simplement incroyablement doué en la matière …

J'étais dans sa chambre et pour le moment il ne m'avait pas encore congédié. Il avait la sale habitude de s'enfuir après nos ébats, l'animal était plutôt sauvage. Je n'étais pas moi-même une personne démonstrative mais après avoir fait l'amour j'aimais bien profiter de l'autre. Et ça je ne l'avais pas avec Ianto. Enfin pas encore. Il évitait dans la journée toutes mes tentatives de flirt, il n'y avait jamais de caresses non plus. Il n'avait été démonstratif qu'au tout début … et encore il était certainement allé contre sa personnalité. Il était allongé à côté de moi, nous avions mangé et il regardait la télé en boxers. Moi, j'avais son kit de survie entre les mains et je parcourrais les feuilles mais sa présence n'aidait pas à la concentration. Et puis il avait amené avec lui ses propres notes … J'aurais pu me débrouiller seul mais c'était tellement mieux avec lui que je n'avais même pas envisagé de ne pas l'amener avec moi. Il me faisait encore la tête mais j'avais eu ce que je voulais et j'espérais bien dormir dans sa chambre. Je passais ma main sur des plaques rouges qui se transformeraient en bleus dès le lendemain, mais je sentis très clairement qu'il n'aimait pas que je le touche, pas maintenant. Il finit par s'endormir devant la télé et j'éteignis doucement les lumières. Il s'en rendit compte car il s'enfonça dans le lit, tira la couverture et se tourna de mon côté opposé. Mais il ne me demanda pas de partir. Quand je fus certain qu'il dormait, je vins me coller à lui.


Arianrhod  (09.08.2010 à 12:46)

Nous avions rendez-vous à Thames House avec l'Unit pour faire un point, ensuite nous partirions pour Buckingham Palace. La première réunion avec le colonel Mace fut longue mais intéressante. Il avait été très impressionné par notre activité et ce que nous arrivions à gérer avec une si petite équipe. Lui-même avait eu quelques missions captivantes qu'il partagea. Il fut d'accord avec moi sur tous les points que Ianto exposa. Je voyais ses regards étonnés devant un Mace tout mielleux … je ne savais pas ce qu'il cachait et à vrai dire cela ne m'intéressait pas. Il appuierait ma demande d'augmentation de budget, c'était tout ce que je souhaitais entendre. A la fin de la réunion, Ianto me demanda la permission d'aller saluer une connaissance tandis que je discutais avec un agent d'Etat, Frobisher. Mace vint me tourner autour et dès que j'eus terminé, il engagea la conversation.
- Alors, on ne vous a pas souvent au bout du fil, Capitaine.
- C'est que j'ai beaucoup de travail.
- Oui, ça je dois reconnaître que je ne m'étais pas rendu compte de ce qui se passait à Cardiff … vraiment très impressionnant.
- Venez-en au but Colonel.
- Content de Jones ?
- Très et vous-même ?
- Cela fait longtemps que nous travaillons ensemble …
Il ne pouvait pas s'empêcher de glisser ce détail qui m'agaçait, cela ne lui avait pas échappé bien sûr, comme si travailler sur des dossiers vous permettait de connaître une personne !
- Il s'adapte bien à votre petite équipe ?
A nouveau cette manière de prononcer « petite équipe » déplaisante au plus au point. Si je pouvais, je me vanterais du nombre d'hommes que je dirigeais pendant la Seconde Guerre Mondiale, il n'en reviendrait pas. De mes exploits de guerre aussi, quoique il ne devait jamais avoir été au feu. Il ne se rendrait même pas compte.
- Capitaine ?
- Oui, oui, il s'adapte bien.
Je ne voyais pas où cette conversation pouvait bien nous mener, je fis mine de partir.
- Yvonne ne lui manque pas trop ?
- Pourquoi lui manquerait-elle ?
- Parce qu'ils étaient proches, ils passaient beaucoup de temps ensemble … en dehors du travail, je parle.
Je haussais les épaules.
- Un conseil Capitaine, fit-il soudain sérieux en s'approchant de moi, il ne faut pas croire les dossiers d'Yvonne. Ils sont faux. Demandez à Jones pourquoi il était aussi proche de sa chef.
Sur ce, il partit, satisfait je suppose de son effet. J'allais chercher Ianto.

L'entrevue avec la Reine fut rapide, je présentais un compte rendu de nos activités, préparé avec soin par Ianto, puis je lui fis part de nos difficultés et lui demandais une augmentation de budget, demande que Mace appuya. Elle signa les papiers et me réitéra quelques conseils, elle me demanda à nouveau des garanties que je lui donnais. La confiance n'était pas encore au rendez-vous.

Nous repartîmes en fin d'après-midi et cette fois Ianto fut beaucoup plus bavard. Heureux comme moi d'avoir passé cette étape avec succès, peut être que les compliments de la Reine sur ses rapports n'y étaient pas étrangers. Elle comprenait enfin concrètement nos activités, elle appréciait l'effort et la transparence salutaire qu'il en résultait. Elle avait encouragé Mace à adopter ces bonnes pratiques. Ianto buvait ses paroles comme du petit lait et cette dernière remarque renfrogna autant le colonel qu'elle ne réjouit visiblement l'archiviste.

- Le colonel Mace, commençais-je en fixant la route, m'a dit que tu étais très proche d'Yvonne. Que vous passiez du temps en dehors de Torchwood.
Je perçus son malaise immédiatement.
- C'est une langue de vipère, finit-il par lâcher.
- Certes, mais est-ce que c'est vrai ?
- Comme vous et moi nous passons du temps en dehors du travail. Enfin … je ne couchais pas avec elle, ajouta-t-il gêné.
- Ah, non ? Tu ne couches pas avec tous tes boss alors …
- Non ! fit-il outré.
- Je m'en fiche Ianto, tu pouvais bien coucher avec qui tu voulais, fis-je remarquer en souriant. Moi j'avais bien couché avec elle, pourtant elle n'était pas mon style, pensais-je.
- Je vivais dans les locaux et elle aussi.
- Rien que je devrais savoir Ianto ? Réfléchis bien, je n'aime pas les surprises.
Il était nerveux et il me rendait nerveux.
- Non monsieur.


Arianrhod  (09.08.2010 à 12:48)

Activité récente
Dernières audiences
Logo de la chaîne M6

NCIS, S23E03
Samedi 6 juin à 21:10
0.85m / 5.6% (Part)

Logo de la chaîne France 2

Haute saison, S01E04
Vendredi 5 juin à 22:00
2.82m / 20.3% (Part)

Logo de la chaîne France 2

Haute saison, S01E03
Vendredi 5 juin à 21:10
3.25m / 20.6% (Part)

Logo de la chaîne France 3

Un si grand Soleil, S08E199
Vendredi 5 juin à 20:40
1.47m / 9.7% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Demain nous appartient, S09E200
Vendredi 5 juin à 19:15
1.86m / 15.6% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Demain nous appartient, S09E199
Jeudi 4 juin à 19:15
2.08m / 15.0% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Grey's Anatomy, S22E16
Mercredi 3 juin à 22:00
1.49m / 10.1% (Part)

Logo de la chaîne France 2

L'or bleu, S01E06
Mercredi 3 juin à 22:00
2.29m / 15.0% (Part)

Toutes les audiences

Actualités
Joshua Jackson rejoint la saison 3 de Your Friends & Neighbors

Joshua Jackson rejoint la saison 3 de Your Friends & Neighbors
Après The Affair et plus récemment Doctor Odyssey, Joshua Jackson s'offre un nouveau projet télévisé...

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs anglophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs anglophones
Plusieurs nouvelles séries sont à découvrir cette semaine du côté des diffuseurs anglophones....

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones
Les diffuseurs francophones européens vous proposent une dizaine de nouvelles fictions. Lesquelles...

La Petite Maison dans la Prairie a recruté Nellie Oleson et deux personnages emblématiques

La Petite Maison dans la Prairie a recruté Nellie Oleson et deux personnages emblématiques
Alors que la saison 1 du reboot de La Petite Maison dans la Prairie n'arrivera sur Netflix que le 9...

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones
Sept séries sont à découvrir cette semaine du côté des diffuseurs francophones. Allez-vous regarder...

HypnoRooms

ShanInXYZ, 01.06.2026 à 20:39

Nouveau mois sur les quartiers Cat's Eyes et Doctor Who, n'hésitez pas à passer

CastleBeck, 02.06.2026 à 11:38

Bannières et thème en vote, si vous avez 30 secondes pour cliquer. Merci.

choup37, Hier à 12:26

Nouveaux sondages sur kaamelott et Doctor Who

ShanInXYZ, Aujourd'hui à 02:07

Nouveau sondage sur le quartier Cat's Eyes, pas besoin de connaître la série

Luna25, Aujourd'hui à 08:58

Nouveau mois sur les quartiers Legends of Tomorrow, Reign et Supernatural, n'hésitez pas à passer !

Viens chatter !

Newsletter

Les nouveautés des séries et de notre site une fois par mois dans ta boîte mail ?

Inscris-toi maintenant

Sondage

Un peu d’amour dans un monde de brutes. Parmi ces couples, lequel aviez-vous vu venir dès le départ ?

Plus d'infos / Commenter

Total : 58 votes
Tous les sondages