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Série : Torchwood
Création : 13.08.2010 à 13h05
Auteur : Rhea01
Statut : Terminée
« Jack passe une très, très mauvaise journée. Comment et surtout pourquoi ? Serait-ce lié à Ianto, à son passé ou bien à un coup du sort ? Attention : se méfier des tendances sadiques de l'auteur^^ » Rhea01
Cette fanfic compte déjà 28 paragraphes
Jack courut plus vite, évitant, - oh miracle ! - un nouvel accident avec un camion Harwood. Nul doute que Rhys aurait été surpris d'entendre un de ses chauffeurs lui annoncer qu'il avait écrasé quelqu'un mais que celui-ci, ben, s'était relevé et était reparti en courant vers je ne sais où.
Il courait de plus en plus vite, il avait la sensation d'être arrivé au bout de ses poumons, à la limite de ses forces physiques, ses forces nerveuses elles n'existaient déjà plus depuis longtemps, depuis le début de cette fichue journée.
Deux cerbères à l'air plus sinistre que l'animal dont ils portaient le nom tentèrent de l'arrêter mais il était lancé, il se jeta sur l'un en le poussant violemment dans l'escalier. Leur corps volèrent, effectuèrent une arabesque fantastique, dans un effet ralenti du plus bel effet et Jack retomba sur les marches en premier, suivi du chien de garde qui lui écrasa cage thoracique, colonne vertébrale et viscères nécessaires à sa survie. Pour une fois, il eut de la chance. Il mourut sans trop souffrir.
Quand il se réveilla. Il était assis sur une chaise, attaché, en face de la petite fille qui lui avait prédit sa si longue attente. Il la salua de la tête. Elle fit signe à un de ses gardes de le détacher.
-attention avec le couteau, dit-il au cerbère qui s'approcha de lui, je t'en voudrais si tu me tuais encore une fois.
- Greg sera très attentionné, tu lui as sauvé la vie.
- Au péril de la mienne.
- bah, c'est souvent le prix à payer et tu n'en as été que trop souvent le mécène. Que viens-tu faire ici ?
-j'ai besoin d'aide.
- je m'en doute, à chaque fois que je te vois, c'est moi qui te viens en aide.
- je suis poursuivi par une malédiction, depuis ce matin, je suis mort, attends, je comptes…six fois. Pourquoi ?
- pour savoir pourquoi, tu es donc venu me voir. Qu'es-tu prêt à sacrifier pour cela ?
- moi.
- c'est trop et trop peu, tu ne t'appartiens pas à toi même.
- que veux-tu ?
- la même chose que toi.
- que cesse ma malédiction ? Pourquoi ?
- pour que tu cesses de mélanger mes cartes et mes prédictions. Ça en devient impossible, insupportable. Depuis ce matin, ça n'arrête pas. Tu as généré plus de dégâts en mourant qu'en vivant et pourtant tu peux être agaçant.
- d'ou vient cette malédiction ?
- ce n'est pas une malédiction dit la petite fille en retournant des cartes, c'est une vengeance…
- Une vengeance ? Jack fronça des sourcils. Je ne vois pas qui pourrait m'en vouloir ? Surtout en ce moment. Tu es sûre de toi ?
- Ce que je vois, c'est une carte maîtresse, l'Impératrice, qui par son pouvoir, cherche à te faire du mal. Elle est venue de très loin pour assouvir sa vengeance. Et tu ne peux lui échapper.
Elle posa deux cartes, l'une à coté de l'autre, une femme trônait sur l'une d'elle, la main sur une épée, ressemblant à s'y méprendre à la reine Victoria et sur l'autre, le Pendu, un homme attaché par un pied se balançant au gré du vent.
- c'est étrange, fit-elle en fronçant à son tour des sourcils et sortant une nouvelle carte, un enfant nu dansant sous le soleil.
- Quoi ?
- Cette vengeance … est passée, mais aussi future. Jack Harkness, tu es une impossibilité ! Tu brouilles mon jeu.
Elle reprit ses cartes et les battit violemment en le regardant avec suspicion. Elle soupira et lui décocha un sourire moqueur.
- Si ce n'est pas cela, ce sont des actes manqués, tu n'arrêtes pas de te tuer pour prouver quelque chose.
- Hein ? fit Jack sans comprendre, elle passait d'une explication à une autre avec une facilité déconcertante.
- je ne vois que ce que me révèlent les cartes, dit-elle d'un ton impatient, la vengeance, une femme puissante et ta propre volonté. Laquelle est responsable de tes morts ? A toi de choisir.
- Mais comment, je ne comprends pas.
- depuis ce matin, soupira la jeune fille en secouant la tête d'un air las, tu agis à contre-cœur, quelque chose te ronge et te désespère. C'est pourquoi tu forces le destin à te punir !
- je ne vois pas, dit Jack en secouant la tête.
- moi je le vois très bien, fit la jeune fille en soulevant une carte. Le valet d'épée, à ton service, proche de toi par le cœur – elle abattit une carte montrant une coupe remplie de roses, inutile de t'expliquer de qui il s'agit, il t'accompagnes à chaque pas.
- Ianto.
- je ne sais pas quel nom tu lui donnes, mais c'est en partie à cause de lui, que tu te tues depuis ce matin. Ça ou cette vengeance d'un autre temps. Maintenant vas-t-en et reviens quand tu auras vraiment besoin de moi. Cela ne tardera pas.
Elle souleva une nouvelle carte, le mat. Jack se leva et sans se retourner prit le chemin du retour, perdu dans ses pensées. Les cerbères le laissèrent passer, sans rien dire. La fillette le regardait d'un air concentré, manipulant une carte sur laquelle une faux brillait.
Cette carte l'accompagnerait toujours, où qu'il aille, elle symbolisait sa plus vieille ennemie, celle qui pourtant toujours se refusait à lui.
oOoOo
Jack marchait comme un automate, réfléchissant à plein boulon, pourquoi, selon cette pythie si typique, il se suicidait, serait-ce un acte manqué à cause de Ianto ? à cause de ce qu'il voulait faire, les rejoindre sur le terrain ?
Jack avait refusé, arguant que c'était trop dangereux et qu'il n'était pas suffisamment formé pour aller en mission. Ianto faisait ce qu'il pouvait appeler la tête depuis ce moment-là. Bah, il savait pertinemment que si Ianto le rejoignait sur le terrain, il ne pourrait jamais garder la tête suffisamment claire pour éviter de se faire tuer, tous les deux.
Serait-ce la raison pour laquelle il subissait ce sort guère enviable depuis le début de la journée ? une sorte d'acte manqué afin de lui prouver qu'il avait raison de protéger son amant ?
Il n'était pas spécialement branché psychologie, bien qu'il ait rencontré le Bon Docteur Freud lors de son exil à Londres en 1933, fuyant les Nazis au pouvoir. Il y avait beaucoup à dire sur le vieux professeur, qui était beaucoup plus drôle en réalité que le souvenir gardé par la postérité.
Non, cela devait être autre chose, elle avait parlé de vengeance. Qui pourrait lui en vouloir ? Le temps avait fait le tri dans ses amis et ses ennemis. Personne ne savait qu'il se trouvait sur cette terre en ce XXIème siècle qu'il tentait de préparer au pire depuis son arrivée ici.
Qui aurait pu venir le chercher ici pour lui faire rendre gorge d'une broutille qu'il avait sûrement oubliée ? Il en avait tant fait, depuis le jour où il s'était échappé de la péninsule Beoshane jusqu'à l'Agence du temps. Puis il y avait eu ses frasques en tant qu'arnaqueur à plein temps pendant quelques années, pendant lesquelles il avait fait des choses dont il n'était pas très fier. Il avait eu tellement de rencontres, d'expérience dans sa longue vie, qu'il ne savait pas par quel bout commencer.
Autant rentrer au Hub, pour se creuser la mémoire en compagnie d'un bon café, en espérant que Ianto aurait pitié de lui cette fois et qu’il lui offre son meilleur nectar, celui avec de la caféine dedans. Et pourquoi pas un peu plus de soutien que ce matin...
Perdu dans ses pensées, il ne vit pas arriver le bus fou dans sa direction. Mais un cri perçant le tira juste à temps de sa rêverie. Une vieille dame qui traversait la rue à ses côtés hurla en voyant le bus foncer sur eux. Il parvint à éviter le long véhicule et sauva par la même occasion la vieille dame qui l'avait alerté.
Elle se retrouva toute retournée de se retrouver entre les bras de cet homme jeune et attirant. Elle en eut le dentier tout chancelant quand il lui décocha son plus ravissant sourire. Il modéra son ardeur en sentant son cœur s'emballer et la laissa repartir toute chamboulée. Il disparut dans un éclair, et la vieille dame crut avoir rêvé, un rêve qui prenait pourtant toutes les couleurs du réel.
Jack observa la jolie vieille dame qui souriait réveusement tandis qu'il se tenait sur la dalle matérialisant l'ascenseur invisible. Au moins, aujourd'hui, il avait fait plaisir à quelqu'un. La pierre s'ébranla sous ses pieds et se mit à descendre. A descendre beaucoup trop vite à son goût. Trop rapide !
Il n'eut que le temps de sauter hors de la plateforme, avant qu'elle ne s'écrase sur le sol, soulevant une gerbe d'eau et de gravats impressionnante. Jack atterrit en un roulé-boulé parfait dans l'eau qui avait visiblement envahi le Hub durant son absence. Inondation ? Etrange, se dit-il en se relevant, l'eau lui arrivait à mi-mollet. Ce n'était pas possible ! Il n'avait pas plu à Cardiff depuis deux jours, un miracle ! Quelle pouvait être la cause de toute cette eau qui montait à l'assaut des précieux ordinateurs de Toshiko. Heureusement qu'elle avait insisté pour ceux-ci soient en hauteur. Il salua la perspicacité de la jeune femme.
Jack se précipita sur la commande coupant l'énergie de toute la base. Inutile de chercher à se faire électrocuter. Il fallait qu'il fasse plus attention, il en avait assez de toutes ses morts inutiles.
L'obscurité tomba, à peine troublée par la lueur rouge des éclairages de secours. Il regarda autour de lui, alors que son environnement habituel devenait soudain angoissant, terrifiant. Il entendit les ailes de Myfawny battre lentement au-dessus de lui, ainsi que des sons d'animaux. Etrange, mais qu’est-ce qui ne l’était pas aujourd’hui ?
Il soupira, il détestait quand il ne comprenait pas quelque chose et cela commençait à être de plus en plus bizarre, de plus en plus agaçant. D'autant qu'avec les bruits qui tendaient à ressembler à des grognements porcins, vint une odeur qui lui agressa violemment les narines, l'odeur indubitable de cochons dans le Hub !
Jamais il n'avait autorisé quiconque à monter une ferme dans le Hub ! Qui s'était permis ? Non, cela devait être autre chose. Il avançait lentement, gêné par la masse liquide. Tout ici pouvait devenir mortel à plus ou moins longue échéance, en dépit des efforts de rangement de Ianto. D'ailleurs, où pouvait-il se cacher, celui-ci, ainsi que les autres membres de l'équipe ?
Jack les appela doucement, le hub ainsi plongé dans le silence et l'obscurité avait tendance à le rendre méfiant.
- Ianto, Gwen, Owen, Toshiko ? Il y a quelqu'un ? Qui a inondé le Hub ? Si c'est une blague, ça n'amuse personne !
Seul un gémissement déchirant lui répondit, suivi de grognements plus distincts et d'un roucoulement de tourterelle. En direction de son bureau. Dans son bureau. Il s'approcha et entendit un grattement frénétique. Sa porte était fermée, inhabituel cela aussi. Il ne distinguait pas les formes mouvantes dans le bureau, mais en dénombrait quatre. Il posa la main avec prudence sur la clenche de la porte vitrée et reçut en récompense un choc brutal dans le dos.
- que ...
Il comprit en entendant le claquement sec des ailes de cuir que Myfawny l'avait attaqué. Ses griffes s'enfoncèrent dans son manteau, lui griffant seulement la peau. Jack ne s'attarda pas à comprendre ce qu'il se passait dans la tête de son gardien. Il déboucla à toute vitesse son lourd pardessus et l'abandonna à la vindicte du ptérodactyle. Il roula hors de portée, l'eau jaillissant sous ses mouvements soudain plus libres.
Il se rétablit aussitôt, cherchant quelque chose pour se défendre. Mais rien ne lui tomba sous la main, d'autant plus qu'il n'avait pas la moindre envie de le blesser. Les ailes claquèrent à nouveau alors que le ptérodactyle fondait sur lui. Jack suivant son instinct et son oreille, esquiva l'attaque et plongea dans l'eau. Il se réfugia près de son bureau. Il entendit un jappement joyeux et un poids lourd lui coupa la respiration.
Il se dégagea, repoussant le chien qui visiblement était heureux de le voir. Et sans s'interroger outre mesure sur la présence inhabituelle d'un tel animal dans ses murs, il recula et se colla le dos contre un des murs de brique du Hub. Cela évitera les assauts par-derrière.
Un cri d'attaque strident retentit à son oreille. Le ptérodactyle, qui lui évidement était nyctalope, n'avait visiblement pas lâché l'affaire et remontait à l'assaut du Capitaine.
Jack se redressa prêt à l'affronter, ses muscles tendus pour l'effort. Une masse sombre suivie par deux autres plus claires se matérialisa devant lui. Il entendit un grondement infernal, digne d'un cerbère gardant les portes des enfers, accompagné du grognement de suidés mécontents. Jack était trop occupé par l'inquiétant comportement de Myfawny pour se poser d'autres questions. Il aurait tout le temps de s'interroger une fois le danger écarté.
Il fallait attirer le ptérodactyle vers un endroit où il pourrait l'enfermer. Il tentait désespérément de mettre au point ce plan d'urgence, lorsque le chien se mit à aboyer et gronder furieusement. Myfawny répondait sur un mode strident, mais il lui semblait que l'animal perdait de sa hargne et de son mordant. Il perçut des mâchoires claquer de manière menaçante et l'envol du ptérodactyle piaillant son dépit, vers les hauteurs inviolées du Hub. Il battait retraite.
Jack souffla légèrement, mais les questions profitèrent de ce moment de répit pour assaillir son pauvre crâne déjà en ébullition. Que se passe-t-il donc ici ?
Le chien bondissait autour de lui, avide de caresses. Jack lui gratta l'oreille, reconnaissant tandis que deux porcs se frottaient amicalement à ses jambes, pataugeant dans l'eau peu profonde. La lumière s'alluma soudainement, illuminant cette scène surréaliste, de Jack dans la position de Saint François d'Assise, ami des animaux.
Une tourterelle qui s'était tenue cachée tout ce temps, se nicha sur son épaule. Elle était étonnamment amicale, bécotant ses cheveux pour attirer son attention. Jack comprit obscurément ce qu'étaient ces animaux et un souvenir tenta l'escalade du puits sans fond de sa mémoire, jusqu'au siège de sa conscience.
Le chien, un chien aux yeux bleus et à la fourrure blanche et noire, un husky crut-il se rappeler, grogna à nouveau, en direction cette fois de la galerie supérieure. Le dragon gallois peint sur la paroi semblait briller de mille feux sous les spots lumineux qui éclairaient l'occupante des lieux.
Jack entouré de chien, cochons et oiseau se faisait dévisager par une femme impressionnante, aussi grande que lui, d'une beauté grecque à couper le souffle, des cheveux noirs qui ruisselaient jusqu'à ses reins. Elle portait une combinaison à l'androgynie toute relative, l'étroitesse avec laquelle elle était moulée ne laissait aucun doute sur son appartenance au genre féminin.
- Circé, murmura-t-il, alors que tous les souvenirs remontaient le glacier de sa mémoire, accroché à la même cordée que ce nom oublié.
- Je vois que la mémoire ne te fait pas défaut, à défaut de mourir.
- Je vois que tu aimes toujours tes petits tours de magie physiogénétique. Rends leur apparence normale.
- Non !
- Non ? demanda-t-il doucereusement, posant une main caressante sur l'encolure du chien. La dernière fois que tu as fait cela, les journalistes de l'époque en ont fait des gros titres, gros succès d'édition, d’ailleurs. On peut dire que tu as sérieusement impressionné Homère. Allez rend-leur leur apparence habituelle.
- Non, je n'en ai pas envie.
- De quoi as-tu envie, que veux-tu alors, fit Jack en affectant de bailler, s'avançant vers son actuelle Némésis.
- Me venger de toi, t'achever, te tuer, te terminer, te finir, t'anéantir, t'occire…
- Abrège ! fit sèchement Jack, ça ne marche pas ! Peu importe la manière dont tu t'y prendras, tu ne peux me tuer, quel qu'en soit ton besoin, ton envie.
- Je sais, fit la jeune femme en secouant ses longs cheveux noirs qui semblèrent se mouvoir comme une mèche de fouet, j'ai tenté à 3 reprises de te tuer aujourd’hui mais rien y fait, tu ressuscitais toujours. Comment fais-tu cela ? C'est un talent que tu n'avais pas à l'époque.
- Evidemment, je n'avais pas besoin de te démontrer tous mes talents, tu étais suffisamment subjuguée par le peu que je te montrais. Tu as toujours été si facile à éblouir.
- Plus maintenant, Jack, mon chagrin, ma rage de me venger de toi m'a endurcie. Tu n'auras plus cette même facilité, d'autant que l'âge te guette et que tu as vieilli. C'est nouveau toutes ces rides ?
- Attaquer le physique, que c'est bas ! Rends leur apparence ! dit-il à nouveau tout en s'avançant vers les escaliers.
- Non, j'ai compris en te voyant survivre à cette pauvre araignée, que je ne pourrais rien faire contre toi, mais contre eux, c'est autre chose, ils sont vulnérables, tu peux souffrir de les perdre. Ne bouges plus, dit-elle alors que Jack s'avançait vers elle.
- Tu aimais que je bouge pourtant, dit-il en dardant une œillade infernale, se rappelant les chaudes journées partagées au creux d'un lit.
- Nous ne sommes plus en Grèce, ni dans l'Antiquité de cette pitoyable planète. Enfin, Jack, tu es à ma merci, exulta-t-elle, tu vas faire ce que je te dis.
- Sans doute, fit Jack en croisant les bras dans son dos, et touchant de mémoire les boutons de son bracelet temporel. Mais pourquoi es-tu ici ?
- Quelle question, s'insurgea-t-elle, mais pour me venger !
Elle frappa du pied et des étincelles jaillirent de ses semelles métalliques.
- pourquoi te venger ? fit Jack d'un ton qui excita la colère de la jeune femme, il se faisait provoquant pour gagner du temps. Le chien gronda à nouveau dans son dos.
- Parce que tu m'as humiliée, que tu t'es caché sur cette misérable Terre, pendant des années et que par ta faute, je n'ai plus jamais aimé.
- Ahahh, parce que tu as su aimer un jour ? persifla Jack qui appuya sur une séquence qui fit tomber le lourd filet de protection sur elle. Circé s'empêtra dans le filet composé de mailles de métal à la fois solide et légères.
Jack bondit sur la galerie accompagné du chien pour l'assommer proprement.
- je n'ai pas pour habitude de frapper une femme, mais toi, je te connais. Alors au dodo !
Il la débarrassa d'un bracelet en tout point identique au sien et de diverses armes cachés sur sa personne, et ce malgré le coté très ajusté de son costume, tendance Catwoman. Il mit enfin la main sur ce qu'il cherchait, un appareil, long et fin, semblable à une baguette magique.
- ouf, c'est bien le même appareil que dans le temps, murmura-t-il. Le chien profita de sa position pour le mettre à terre et lui lécher la figure avec application et ferveur.
- Couché Ianto !
Le chien obtempéra avec un petit gémissement. Jack se releva et redescendit vers les autres animaux qui tournaient leur museau vers lui, comme s'il était le messie. D'un certain point de vue, il tenait leur salut entre ses mains.
Il appuya sur l'appareil et comme des siècles auparavant, ses compagnons retrouvèrent leur aspect originel, aussi nus qu'au premier jour de leur vie.
- joli tatouage, Owen, le félicita-t-il, alors que tous s'égayaient dans la base à la recherche d'intimité et accessoirement de vêtements.
Ianto fut le seul à affronter le regard largement égrillard de Jack. Il se releva et poing sur les hanches, d'un ton qui ne souffrait aucune échappatoire à la Harknesss, il réclama des explications.
- va mettre un caleçon d'abord, sinon, je ne réponds de rien, dit Jack en riant, et prépare-nous une bonne dose de café, j'ai encore une histoire à vous raconter.
- Wouaf !
- Oh, ça va bien ! S'il te plait Ianto, va t'habiller ou bien je vais te faire comprendre combien je te préfère en humain.
- N'empêche que tu as un très bon goût, ça reste en bouche.
Jack eut un sourire indéfinissable, promesse de folie au fond d’un lit, bien qu’un tel meuble ne soit pas forcément nécessaire. Ianto n'avait pas l'air perturbé par ce qui venait de se passer, il faisait preuve d'un sang-froid diabolique. Il avait plus de nerfs qu'on ne le pensait. Jack l'avait soupçonné au premier regard dans ce petit parc isolé le jour de leur première rencontre. Il le lui avait confirmé par son harcèlement entêté et sa réaction face au ptérodactyle. Il subissait le stress et y puisait de nouvelles forces, courageux face au danger, fort dans l’adversité et digne malgré l'absence de vêtements.
- Capitaine, fit une voix timide derrière eux, je peux rentrer ? Ils vont m'attendre à l'Unit.
Onizuka se tenait à genoux dans l'eau, tentant de cacher ce qu'il pouvait dans l'eau envahissante mais miséricordieuse.
- Je l'avais oublié, celui-ci, murmura Ianto.
- Il était transformé en quoi, celui-ci fit Jack sur le même mode.
- Une souris, j'ai essayé de le croquer, je crois.
- Ianto, dit Jack en secouant la tête.
- J'avais faim et je m'ennuyais.
- S'il te plait, va t'habiller, occupe-toi de notre souriceau, je me charge de Circé.
oOoOo
Ianto une fois un peu plus vêtu pour le salut de la santé mentale de son Capitaine mit en marche les pompes d'évacuation des eaux et raccompagna le comptable accablé vers la sortie, non sans lui faire promettre le silence. Il n'avait pas menti, une escouade de l'Unit se tenait prêt à intervenir, juste au-dehors de la réception. Jack avait parfois mauvaise réputation.
Celui-ci entreposa le corps de la jeune femme dans une cellule bien fermée, regrettant qu'elle ne soit pas plus capitonnée et remonta vaillamment dans la salle de conférence, fatigué par cette longue journée, dont il ne voyait toujours pas la fin.
Il retrouva son équipe ragaillardie par l'arôme du café de Ianto, qu'il ne commença à servir à ses amis avides que lorsque Jack daigna apparaître.
- Jack, que s'est-il passé ? attaqua d'emblée la plus jeune membre de l'équipe. On n'a rien compris à ce qui est arrivé, on est rentré avec Owen et l'araignée, merci d'ailleurs de ton aide, ajouta-t-elle aigrement, l'alarme s'est déclenchée et l'instant d'après, on était des cochons.
- J'aime pas les cochons, fit Owen, sauf en bacon, en saucisse, en jambon, en sauce …
- Ça va, j'ai compris Owen, dit Jack, et après ?
- Ben, elle est apparue et nous a enfermés comme des bêtes dans ton bureau.
- Techniquement, vous en étiez. D'ailleurs, vous étiez de très jolis cochons. Surtout la petite queue rose en tire-bouchon.
- Jack, ce n'est pas le moment, fit Toshiko en retirant ses lunettes, comme pour évacuer le souvenir.
- Bien sûr, j'oubliais mon adorable tourterelle et mon cher toutou.
- Jack, ça suffit, fit Ianto en lui resservant une tasse de café, explique-nous qui est-elle et pourquoi est-elle venu ici ? J'avoue que sous cette forme canine, je n'ai pas compris ce que vous vous racontiez.
- Vous voulez la version pour enfant ou pour adulte ?
- Comme si tu savais raconter des histoires pour enfants, jeta Owen, s'attirant un regard amusé de Jack.
- Je pourrais te surprendre, tu sais.
- Ok, Jack, répondit le médecin, c'est juste que la plupart du temps, on ne sait jamais si tu racontes la vérité.
- Cela fait partie de mon charme ! s'offusqua Jack.
- Moi, je ne te crois jamais, dit Toshiko, la plupart de tes histoires ne sont que le prétexte à montrer combien tu es intéressant et combien de conquêtes tu as eu. Tu es impossible !
- Moi, je le crois toujours, fit Ianto en le regardant intensément, attendant le fin mot de l'histoire.
Jack sourit, il aimait savoir qu'il le croyait, après tout chacune de ses histoires avaient un fond de vérité. Il rassembla ses souvenirs, cela faisait tellement loin et cela avait été un tel fiasco, qu'il avait véritablement refoulé cette femme dans les méandres de sa mémoire. Il attendit que chacun ait terminé de donner son avis sur la façon d'interpréter les contes de tonton Jack.
- bien, maintenant que j'ai toute votre attention, je vais commencer.
- Pas trop tôt, fit Owen, qui se mit à l'abri des regards courroucés de ses amis, hé, je plaisante.
- Bon, cette femme, c'est Circé.
- Circé, comme la Circé d'Ulysse ? demanda Gwen en prenant des notes.
- Oui, c'est elle, parfois les mythes recouvrent des vérités.
- Comme tes contes à dormir debout, fit Ianto en refaisant le plein à tout le monde, il sortit de plus des petits gâteaux, qui se trouvèrent particulièrement appréciés par l'équipe affamée. Ça creuse les émotions !
- Exactement, fit Gwen qui partageait l'avis de Ianto sur les élucubrations de leur capitaine, il y a toujours un fond de vérité.
- Sauf que Circé est une enchanteresse, dit Owen, comment tu expliques qu'elle débarque dans notre monde ?
- Circé n'est pas une magicienne ou une enchanteresse, c'est un Agent du temps comme moi. Enfin un ancien agent.
- un ancien agent ? demanda Owen, qui avait beaucoup de mal à croire ce que disait son cher leader.
- Oui, dit Jack en le foudroyant du regard, elle faisait partie de mon équipe. On était chargé de surveiller l'Antiquité grecque et romaine afin d'éviter le tourisme temporel. Vous ne pouvez pas imaginer combien l'époque est appréciée, je ne sais vraiment pas pourquoi ...
- Menteur, murmura Ianto en roulant des yeux.
- Comment ?
- Je demandais l'heure, répéta le jeune homme en ouvrant des mirettes innocentes.
- Mais bien sûr ! Si tu n'es pas attentif, tu n'as qu'à aller t'occuper de Myfawny, tu as dû lui faire peur tout à l'heure.
- Je t'écoute, Jack, comme d'habitude, je bois tes paroles.
- J'aime mieux ça… encore que ta bouche pourrait…
- Euh, si cela ne te dérange pas, l'interrompit Owen, moi, j'aimerais entendre la fin de cette histoire avant d'aller me coucher, ça n'intéresse personne de savoir comment vous vous occupez l'un de l'autre.
- Parle pour toi, Owen, moi, je me pose encore des questions, dit Gwen, qui mène la danse entre vous ?
- Gwen ! s'écria Toshiko en rougissant alors que Jack, gouailleur, se tournait vers l'ancienne policière qui attendait sa réponse impatiemment.
- Ce sont des dossiers secrets, Gwen, mais un jour, ils seront déclassifiés, dit Jack en souriant de toutes ses dents, revenons à l'histoire. Donc, je disais que l'Antiquité fut une période très prisée et que nous tentions d'empêcher des touristes de manipuler le passé en déambulant dans les couloirs du temps. Certains événements ne doivent absolument pas être changés, ce sont des points fixes, des repères temporels en quelque sorte. Le créateur de l'Agence du Temps, Face de Boe, était très strict sur ce point. Il faisait passer des mémos très incisifs à ce sujet. L'action sur le Temps est soumis à un champ très restreint de modifications, toutes répertoriées par notre chef. Cependant dans ce cas, nous avons été obligés d'intervenir, nous recherchions un touriste qui s'était mis en tête d'assister à l'épopée d'Ulysse. C'était un petit malin, il avait embarqué ni vu ni connu sur le navire d'Ulysse, après la destruction de Troie et l'a suivi pendant plus de cinq ans dans toutes ses aventures. Cependant on ne pouvait pas le laisser faire. Sur les ordres de notre chef, nous avons monté une opération pour le récupérer sans trop altérer le cours des événements. Ce fut Circé qui tint le rôle principal. Il fallait qu'elle attire Ulysse et ses compagnons sur une île, les endorme et on aurait fait disparaître le touriste. Bref, une mission tout à fait simple sauf que rien ne s'est passé comme prévu.
- Quoi Circé a pété les plombs et a tué tout le monde ?
- Presque, Owen, pire, elle est tombée amoureuse d'Ulysse au premier regard et a décidé de n'en faire qu'à sa tête. Alors que j'attendais qu'Ulysse débarque avec ses compagnons, elle a transformé toute l'équipe en animaux de compagnie à l'aide de cet appareil, ce n'est pas une baguette magique, c'est un psychorganogènèse, cela transforme les êtres humains en la forme qui lui correspond le plus psychologiquement.
- Ça marche comment, demanda Toshiko, très intéressée, et surtout pourquoi cela a été inventé ?
- Parce qu'on pouvait le faire, je pense… ça n'a pas beaucoup d'utilité. Je ne sais pas concrètement comment cela fonctionne. Mais j'ai toujours trouvé cette méthode assez pratique pour se débarrasser d'ennemis de façon douce.
- C'est un jouet, avoue, dit Owen, c'est marrant de découvrir quel animal est caché en nous.
- Tu ne disais pas cela tout à l'heure. Surtout que ton animal intérieur est un cochon. Cela soulève beaucoup de questions.
- Ah non, pas pour moi, je sais que j'aime la bouffe, la baise et les bains de boue… c'est à Gwen que tu devrais poser des questions ou Ianto.
- Bon, on revient à ton histoire, Jack, fit précipitamment Gwen qui n'a pas envie d'entendre Jack s'appesantir sur les raison profondes qui l'ont transformée en porc.
- Très bien ! Après avoir transformé tout l'équipe, elle a attiré les compagnons d'Ulysse à l'aide d'un subterfuge. Après les avoir rassasiés, elle les a transformés en pourceaux. Le touriste a compris tout de suite que quelque chose ne tournait pas rond. Quelque chose qu'il ne connaissait pas se déroulait sous ses yeux. Tremblant pour sa vie car un événement qu'il ne maîtrisait pas survenait, il courut prévenir Ulysse. Il tenta de le faire fuir mais celui-ci qui était aussi courageux que malin, refusa de partir sans son équipage. J'aurais fait la même chose, d'ailleurs. Il se rendit au palais de Circé et succomba à son charme. Faut avouer qu'elle ne manque pas d'arguments percutants, dit-il d'un ton rêveur.
- Jack, le morigéna Ianto d'un ton sec, le ramenant à la réalité toute galloise. La suite !
- J'y arrive, répondit Jack avec un regard noir, accélérant tout de même le débit. Enfin, je suis arrivé et j'ai mis un terme à cette folle histoire. J'ai ramené le touriste et toute l'équipe à la maison, dans notre temps. Circé a été dégradée et renvoyée dans ses pénates sans bracelet, ni indemnité. Je me demande d'ailleurs à qui elle a bien pu le voler ... Enfin, ce n'est pas tout, il se fait tard et il faut encore ranger et assécher le hub, dit-il en se levant, désireux d'échapper aux questions qui ne manqueraient pas de fuser.
Il ne se déplaça pas assez vite, la salve retentit, pire qu'une séance de presse.
- mais pourquoi est-elle ici ? Rien à faire ici, celle-là ! Comme si on n'avait que cela à faire ?
- pourquoi nous-a-t-elle transformé en porc, on ne lui a rien fait.
- Comment a-t-elle pu passer nos défenses ? Rien ne passe sans que je le sache, il faut que je mette à jour mes ordinateurs.
- Pourquoi veut-elle te tuer ?
- Ok, ok, dit Jack en levant les bras, devant la porte ouverte qui l'appelait en vain vers la liberté, Circé est venue ici pour se venger de moi. Apparemment, elle me cherche depuis longtemps et seule sa volonté de vengeance l'a poussée à venir. On travaillera sur cet aspect pour que cela n'arrive plus, Tosh. Même si je doute que cela recommence, John Hart, puis Circé, qui d'autre pourrait bien venir me chercher jusqu'ici ?
- C'est quoi l'Agence du Temps, pourquoi tu en es parti, demanda Gwen alors que Jack s'esquivait dans le couloir. Il revint sur ses pas.
- C'est une autre histoire ! Ianto, avec moi, on va lui faire oublier Torchwood et cette rencontre avec Ulysse, c'est ce qu'on aurait dû faire depuis longtemps à l'Agence du Temps. Les autres, au boulot, ce n'est pas ça qui manque !
- Attends Jack, tu veux lui faire oublier son amour, son histoire avec Ulysse, lui demanda Gwen choquée. On ne peut pas tout simplement la renvoyer dans son époque ?
- Non !
- Pourquoi ?
Jack soupira et posa les mains sur la table extra-terrestre, suppliant pour qu'elle lui donne de la force. Comme si un objet inanimé, même apparue à travers la faille pour meubler son institut pouvait le faire ! Il était tendu, il n'aimait pas du tout quand son équipe faisait cette tête-là, choquée par son attitude, son comportement, ses choix.
Sa tête lui faisait un mal de chien, ses trop nombreuses morts aujourd'hui avaient irrité ses nerfs, ébranlé ses certitudes. Il savait que s'il la renvoyait d'où elle venait, elle reviendrait, encore et encore pour lui faire subir la pire journée de sa vie. Enfin, une des nombreuses pires journées de sa vie ! Ce n'était pas franchement une partie de plaisir de mourir et de revenir à la vie, sans cesse, sans le moindre répit.
- on ne peut pas la laisser partir, avec toutes ces informations sur Torchwood, sur ce monde, sur ma présence ici. Elle n'en souffrira pas, elle ne se rappellera plus pourquoi elle avait tant désiré me retrouver. D'autant qu'elle pourra sûrement refaire sa vie, sans se souvenir de cet amour trop dangereux. Encore heureux que l'accès à l'Antiquité soit bloqué maintenant. Impossible de savoir sans cela ce qu'elle aurait pu changer pour le monde. Avec tout ce qu'elle connaît sur un plan technologique !
- Mais Jack, dit Toshiko, restée silencieuse, n'a-t-elle pas droit à un peu de bonheur ? Ne chercherais-tu pas, toi aussi, à savoir ce qui aurait pu se passer entre eux ? Si tu avais connu une telle passion, ne voudrais-tu pas en connaître la fin ?
Jack soupira à nouveau. Ils se liguaient contre lui pour défendre une femme qui les avait tout de même transformés en animaux. C'était aussi la raison pour laquelle il les aimait autant, leur humanité, leur sentiments, leurs raisons qui prenaient racine dans les liens du cœur.
Il se tourna vers Ianto qui le regardait intensément. Il lui semblait porter dans ses yeux une demande inquiète. Que ferait-il en effet s'il en venait à aimer aussi profondément ? Qui leur disait qu'il n'avait jamais aimé ainsi et souffert à cause de ses passions, de ses sentiments ? Il affectait trop souvent un comportement détaché, se coupant des relations humaines pour ne pas souffrir. Combien de fois avait-il souhaité mourir et oublier lorsque les passions s'éteignent ou disparaissent ? Jamais, il n'avait cédé à ce chant des sirènes, cet oubli assassin. Car les amours qu'il avait connu continuaient de vivre dans ses souvenirs. Pourquoi désirait-il faire subir ce sort à Circé ? Qui était-il pour décider de son sort ?
Il était Jack, le seul et unique, l'ultime point fixe de cet univers et il ne connaissait pas la fin. Il savait qu'un seul changement dans l'univers pouvait ébranler des mondes entiers, mais comment reconnaître les événements une fois qu'ils aient été changés ? Pourquoi ne pas lui laisser le choix ? Parce qu'il ne l'avait jamais eu ? Ce n'était pas suffisant.
- selon vous, que devrait-je faire ? Je ne peux pas la laisser interférer avec le temps, ni la laisser se venger de moi autant qu'elle le désire. J'en ai assez. Ianto avec moi, j'ai dit. On descend la voir.
Ils continuèrent à le défier du regard. Mais Jack ne broncha pas, il ne laissait rien filtrer de son état émotionnel en effervescence, profondément affecté par leurs regards méfiants. Cela lui rappela la quasi-mutinerie qu'il avait subie en laissant la petite Jazmine rejoindre les fées. Il allait à nouveau devoir serrer les boulons, pour ne pas les laisser le déborder.
Il n'avait aucune envie de faire du mal à Circé, il lui en avait déjà tant fait. Mais il ne pouvait pas non plus la laisser repartir vers son monde avec autant d'informations sur lui. Seul le Docteur et Hart - ah, quelle épine dans le pied ! - savaient exactement où il se trouvait et ses compagnons ne mesuraient pas à quel point cela ne devait sortir ni de ce temps ni de cet espace.
Il entraîna à sa suite, un Ianto qui le regardait aussi durement que les autres. Il ne disait rien, n'argumentait pas pour la défense de Circé, mais il sentait sourdre sa désapprobation de lui aussi violemment qu'une dispute.
Jack accéléra le pas, attrapa le bracelet temporel, dont il l'avait débarrassé. Il avait une idée. Non, Toshiko lui avait donné une idée.