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Série : NCIS : Los Angeles
Création : 20.02.2011 à 20h10
Auteur : atchoum
Statut : Terminée
« Drole de rencontre pour la team » atchoum
Cette fanfic compte déjà 17 paragraphes
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Hello, voici une petite fic. Elle est terminée, donc j'apprécierai que personne d'autre n'insère de paragraphe. Evidemment, rien ne m'appartient, seule Lucy est à moi. Je vous livre le prologue. Bonne lecture! NB : il pourrait y avoir quelques spoilers |
- Ma petite fille...
L’homme, un solide quadragénaire, semblait frêle malgré sa haute stature. ALlongé dans son lit d’hopital, branché et perfusé, il était pâle, si pâle...
La jeune fille, une petite brune d’environ 18 ans ravala ses larmes avant de s’approcher du lit.
- Papa...
Elle tenta d’esquisser un pauvre sourire, mais peine perdue. Elle savait qu’il était perdue, et que malgré tous leurs effeorts les médecins n’avaient pu que retarder l’inévitable, et lui permettre de faire ses adieux.
- Lucy, chérie... Après la mort de ta mère, j’ai fait de mon mieux pour faire de toi quelqu’un de bien. Sache que je suis fier de toi, et de ce que tu es devenue.
L’homme s‘interrompit, et déglutit avec difficulté, avant de reprendre.
- J’espère t’avoir donné tous les outils pour affronter la vie, parce que... je ne pourrais pas t’accompagner plus loin. Sois heureuse ma chérie, et trouve toi quelqu’un de bien. Peu... peu importe son age, son sexe, je suis sur qu’il y a dehors quelqu’un qui sera ... ce que ta mère a été pour moi. Je vais la rejoindre...Je … je t’aime.
La voix qui n’était plus qu’un murmure s’était faite souffle, et la main qui serrait la sienne se détendit. Elle sut alors que c’était fini.
- Non... Papa... Papa!
Un an plus tard...
- Seb c’est Lucy. Rappelle moi, ça m’nquiète là.
La jeune femme raccrocha son téléphone avec violence, avant de composer un autre numéro.
- Ramon, s’il te plait rappelle moi...
Elle raccrocha, et balança son téléphone de frustration. A cet instant, on sonna à la porte.
- Bonjour Lucy...
Deux militaires en uniforme se tenaient devant elle.
- Oh non...
- Je suis désolé... Ils ont été assassinés, tous les deux...
- Non...Non!
Les deux hommes échangèrent un regard avant que le plus âgé n’enlace la jeune fille.
Quelques mois plus tard...
Elle ouvrit le coffre enchassé dans le mur et en sortit un permis de conduire, avant de déposer une liasse de documents.
Elle verrouilla l’objet, et entreprit de fermer toute la maison. Elle la verrouilla et enfourcha une moto flambant neuve.
Je ne connaîtrai pas la peur car la peur tue l'esprit. La peur est la petite mort qui conduit à l'oblitération totale. J'affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu'elle sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur son chemin. Et là où elle sera passée, il n'y aura plus rien. Rien que moi.
Devant le restaurant, elle souffla profondément, et assura la courroie de sa sacoche.
Pour vous les gars...
Et elle entra.
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Hello. Comme promis, la suite ! Bonne lecture ! |
Callen et Sam, embusqués dans leur voiture, regardèrent leur collègue entrer dans le bar. Ils attendirent qu’Eric leur confirme le retour son, puis ils démarrèrent, pour retourner au bureau. Ces gars-là étaient très malins, ils auraient été capable de les repérer.
- Alors messieurs ?
- Il est en place, répondit Callen à Hetty.
- Bien.
Les deux agents, le blond, et le métis, rejoignirent Eric à l’étage.
- Eric?
- Tout est net. Bon, on a rien de neuf : ce sont bien les gars auxquels on pensait, ils sont là, tous les trois. Pas d’infos, mais apparemment tout est ok. On est sur la bonne voie, les gars.
Callen soupira de soulagement. Voilà trois semaines qu’ils enquêtaient.
Une bande de miliciens paramilitaire, passaient à tabac les gamins des gangs des quartiers chauds de LA. Utiliser la force contre ces gangs ne posait aucun problème en soi aux agents,mais c’était illégal, et ils s’en prenaient aux plus faibles, non aux leaders.
Et ce qui était prévisible avait fini par arriver : deux gamins étaient morts d’hémorragie interne.
L’organisation de la bande et leur équipement avait fini par mettre la puce à l’oreille du LAPD, qui avait alerté le directeur Vance, qui avait lui même confié l’affaire à l’OSP.
L’opinion publique ne faisait pas la différence entre des militaires, des ex militaires, ou des faux militaires, tant que leur uniforme était le même. Et en ces temps de réduction de budget, il valait mieux garder profil bas.
C’est pourquoi, après plusieurs semaines de travail, Deeks avait été chargé d’infiltrer la pseudo
milice pour récolter des preuves qui allaient étayer leurs théories.
Il partait sous l’identité de Jason Pierce, un jeune lieutenant de 28 ans, renvoyé après avoir refusé d’employer la torture sur des civils irakiens. Dégoûté par l’attitude de sa hiérarchie, il adhérait au mouvement. Recruté par le biais d’un forum qu’utilisait la bande, on lui avait finalement fixé un rendez-vous.
A quelques kilomètres de là, une jeune femme brune pianotait comme une furie sur son ordinateur. Elle finit par copier le contenu de certains dossier sur une carte mémoire, qu’elle glissa à l’intérieur de son téléphone portable.
Elle prit quelques instants pour se calmer, et une fois détendue, effaça toutes ses traces, avant d’éteindre les ordinateurs, et de quitter la pièce.
Filant dans le dédale de ruelles sombres qu’elle avait appris à connaître, elle se figea.
Lucy arrêta son bolide devant la maison de sa jeune passagère et dut réprimer un sifflement.
Dans cette banlieue aisée, les maisons ressemblaient plus à des manoirs, avec piscine, et cours de tennis.
La jeune fille descendit maladroitement et lui rendit le casque dont Lucy l’avait affublé pour le voyage.
A cet instant, la porte de la maison s’ouvrit, et une femme en sortit en courant.
- Jessica! Tu m’as fait peur! Ne t’enfuis plus jamais comme ça.
La jeune fille fut enlacée par sa mère.
- Merci, merci mademoiselle! On s’est séparées dans la foule et...
- Pas de problèmes, Madame. C’était normal.
Lucy avisa le couple qui attendait sur le pas de la porte, accompagné d’un homme d’environ trente ans, dont le costume cachait mal le holster qu’il avait à la hanche.
Lucy fouilla son blouson, et en sortit un petit carton qu’elle tendit à Jessica.
- Si tu changes d’avis, ou si tu veux à nouveau te promener dans ce quartier, préviens moi, je t’escorterai. lui dit-elle avec un sourire.
La jeune fille glissa le carton dans la poche de son léger pantalon de lin.
- Merci, Lucy.
- Pas de quoi. Allez, mange léger, et va te reposer, ça ira mieux demain.
Lucy renfila son casque, elle ne tenait pas vraiment à avoir affaire à des policiers maintenant. Le moteur vrombit, et Lucy disparut comme elle était venue.
La femme était si heureuse de retrouver sa fille qu’elle n’avait pas songé à la retenir pour que les policiers discutent avec elle.
Une demi heure plus tard, la moto bifurquait vers la foret. Arrivée à son appartement, Lucy prit le temps de contrôler ses vidéos, puis se laissa tomber sur son canapé, un verre à la main.
- Bien, on se revoit dans trois jours. décréta l’homme brun qui faisait figure de leader. Enchanté de t’avoir rencontré Jason, je sens qu’on va faire du bon boulot ensemble.
Les deux armoires à glace qui l’accompagnaient renchérirent et saluèrent Deeks. Il salua à son tour et se leva, direction la sortie.
Pour les tomates ou louanges, c'est par ici
NA : SNif, hier soir, ai eu droit au mega gros spoiler de la mort qui tue avant même d'avoir regardé l'épiqode. Re Snif! Bonne lecture
Chapitre 4
Une heure plus tard il était de retour au QG pour un rapide débriefing.
- Il y en a un du groupe de tête que j’ai pas encore rencontré. Un certain Flame. Je dois les revoirs dans trois jours, en dehors de la ville.
- Ok. Callen réfléchissait. Cette fois ci, tu seras probablement fouillé, et scanné, donc pas de micros. Et vu qu’ils ont du matériel militaire, faudra être prudent, pas d’héroisme, ok?
Deeks acquiesça.
Le briefing prit rapidement fin, chacun devant vaquer a ses occupations. Une enquête restait encore à boucler, et chacun des agents avait quelques jours de paperasses en retard. Les harceler pour les leur réclamer était un des jeux préférés d’Hetty même si jamais elle ne l’avouerait.
Les deux jours passèrent lentement, en paperasses et préparation? Deeks n’avait aucune idée du lieu où ils allaient l’emmener, aussi avait-il étudié les plans de chaque bâtiment connu pour abriter des activités de la milice.
On était jeudi soir, et l’heure de son rendez vous approchait à grand pas. On l’avait recontacté pour lui signaler un changement de plan : il devait retrouver son contact dans un bar et suivre ses instructions.
- Bon, ben autant pour la filature... avait commenté Callen en apprenant la nouvelle.
Vêtu d’un simple jean et d’un blouson de cuir, Deeks passa la porte du bar, attirant les regards. Pas qu’il fasse tache dans la clientèle, mais ses cheveux ébouriffés et sa barbe naissante le paraient d’un charme animal qui fit se retourner pas mal des femmes présentes.
Lucy était là, accoudée au comptoir, surveillant du coin de l’oeil son “boss” et le nouveau qu’il comptait recruter. Quand elle en eut assez vu, elle quitta le bar, casque en main, direction l’énorme maison retapée, puis mise à disposition par Gordon.
- Salut Flame!
- Salut Baba!
Baba était un gigantesque afro américain, aussi doux qu’un agneau, ancien marine, cuisinier de formation. Rendu à la vie civile après avoir perdu une jambe, Gordon l’avait recruté pour nourrir les troupes, en échange d’un toit et d’une maigre rétribution financière. L’homme avait aussi accepté, tout était mieux que de continuer à dormir dans la rue. En outre,Gordon avait toujours fait en sorte de le tenir éloigné de leurs actions, de sorte qu’il ne risque rien si jamais eux venaient à avoir des soucis.
- Tu as faim ?
Il vit Flame hausser un sourcil, intéressée. Il avait appris à connaître ce petit bout de femme, et la savait particulièrement gourmande.
- Tu as quelques choses à proposer ? demanda-t-elle, se pourléchant d’avance les babines.
- Viens par ici, pitchoune.
Tournant les talons, il entendit Lucy poser son casque et le suivre. La demi heure suivante se passa entre rires et dégustation. Lily retrouvait en Baba un peu de son oncle décédé sous les balles de la milice, et s’était promis de le tirer d’affaire si elle arrivait a mener la mission qu’elle s’était choisie à bien.
- Pfou, j’en peux plus. Tu auras la peau de ma garde robe, Baba.
- Tu parles, avec les calories que tu brûles, tu as bien besoin de te remplumer un peu.
Lucy sourit et secoua la tête : Médicalement, elle était déjà trop lourde, mais cela était plus du à ses heures d'entrainement qu'à ses kilos en trop ...
- Y a du monde ce soir ?
- Non. Toi,moi, Fierce, Gordon, et peut-être une nouvelle recrue.
- Ah ouais, il l’amène déjà ?
- Faut croire.
- ‘Kay. Je suppose qu’il faut les attendre ?
Baba acquiesça, se mettant à rire en voyant le grognement de Lucy. C’était l’une des règles de Gordon qui agaçait le plus l’impétueuse "gamine" de la troupe : comme une vraie famille, on dînait tous ensemble. Et interdiction de ne pas dîner avec le groupe si on se trouvait dans la maison.
Lucy quitta Baba, qui se mettait à la préparation du dîner, et se dirigea vers le salon, armée d’un grand verre de soda. Fouillant dans sa poche, elle en sortit une des clefs usb dont elle ne se séparait jamais et l'enclencha dans le home cinéma flambant neuf qui trônait, vestige de la dernière participation de la jeune femme à de multiples concours par internet.
Une série fantastique, un soda, une cheminée chaleureuse, que demande le peuple? Ah, un thé peut-être. Mais thé et soda ça se mélange pas. On verra après dîner.
Hello, voilà la suite! Bonne lecture!
Chapitre 5
Comme un écho à ses pensées, la lourde porte d’entrée claqua.
- Baba!
- Bonsoir Gordon!
Il ne fallut que quelques minutes pour que les quelques personnes présentes soient rassemblées dans le salon.
Flame repartit avec Baba, à charge pour eux de ramener de quoi grignoter : c’était l’heure de l’apero, et Lucy se fit la réflexion qu’ainsi, ils ressemblaient vraiment à une famille. Pas une seule fois leur “combat” ne fut abordé, comme ces gens qui se font un point d'honneur à ne pas mentionner le travail une fois rentrés chez eux.
- Flame excuse-moi je manque de savoir vivre. Voici Jason, notre nouvelle recrue. Jay, voici Flame, notre tête chercheuse.
Avec curiosité Deeks observa le petit bout de femme qui venait se présenter devant eux. A peine 1m70, une chevelure sombre parsemée de mèches rouge feu, un peu potelée la jeune femme arborait un regard fier, et pétillant d’intelligence. Il se laissa scanner de haut en bas, croisant les doigts pour qu’Eric ait bétonné sa fausse identité.
Cette fois, il n’avait pas affaire aux malfaiteurs habituels : il se souvenait avoir vu la jeune femme dans le bar, et les multiples ordinateurs installés à l’autre bout de la pièce lui prouvaient que quelqu’un ici était un expert en informatique. Et la logique voudrait qu’il ait cet expert juste en face de lui.
D’ailleurs, si sa supposition se vérifiait, il avait devant lui le plus sexy des geeks qu’il ait jamais rencontré. Lucy portait fièrement ses rondeurs, et il devait avouer qu’elles lui allaient très bien.
Il se secoua mentalement : ne pas laisser sa frustration prendre le dessus. Mais Baba avait capté le regard appréciateur du blond sur sa protégée. Il envoya les trois hommes mettre la table, et prit Flame avec lui pour mettre la dernière main au dîner.
- Tu devrais tenter ta chance.
- De quoi tu parles ?
- Le nouveau. Il te regardait comme un athlète regarde sa bouteille de powerade.
Lucy sourit : c’est vrai qu’il était charmant. Mais le but qu’elle s’était fixé exigeait une totale concentration.
- Allez gamine, à table!
Quelques jours passèrent ainsi. Lucy se rapprochait de Jay: après tout, il était le seul membre du groupe sous les quarante ans, et avec son tempérament de chien fou, on lui en aurait plus donné 25 que 30 passés. Néanmoins, elle continuait à fouiller son passé. Mais elle devait avouer que le temps passant, il lui plaisait de plus en plus.
Hello. Une petite suite ?
Chapitre 6
Elle devait donner son verdict à Gordon dans la journée du lendemain. C’est pourquoi, à une heure avancée de la nuit, elle était encore debout, surveillant d’un oeil attentif le défilement de ses écrans. La maison était silencieuse, et ses écrans tournés vers le mur n’étaient pas visibles. En outre, sa position dans la pièce lui permettait de garder un oeil sur les portes.
Elle commençait à somnoler, le nez dans son tumbler de thé, quand son écran bippa.
Une photo s’afficha. Elle pianota quelques secondes, puis un dossier succéda à l’image.
A nous deux, Marty Deeks.
Elle récupéra le contenu de deux fichiers, effaça avec soin ses traces, et éteignit tout son système. Elle gagna avec peine son lit, et s’endormit dès que sa tête eut touché l’oreiller.
Le lendemain...
Deeks allait se coucher lorsqu’on frappa. Vérifiant que rien dans ses affaires apparentes ne pouvait le trahir, il alla ouvrir la porte. Flame pénétra dans la pièce et referma derrière elle
- Hey.
- Salut Jay. Tu as une seconde?
- Oui, bien sur.
Lucy s’appuya contre la porte et souffla doucement. On y était. Soit elle avait raison, et cela se terminerait bien comme elle le voulait. Soit elle avait tort, et elle était fichue.
- J’ai un service à te demander. Enfin, j’ai un service à demander à Marty Deeks, du LAPD détaché à l’OSP...
Le coeur de Deeks manqua un battement.
- Je vois pas de quoi tu parles .
- Pas de panique beau gosse. J’ai un truc pour toi. Je t’aide à les coincer, si tu me sors de là..
A cet instant, on frappa à la porte.
- Jay? T’as pas vu Lucy ?
Merde!
- Laisse moi faire... chuchota Lucy.
La jeune femme détacha ses cheveux, ouvrit un peu sa chemise, dévoilant à un Deeks ahuri un décolleté des plus appétissants, et l’attira soudain à elle pour un baiser enflammé.
Malgré son professionalisme, il avait perdu le contrôle de la situation, à cause d’une petite geekette d’à peine plus de 20 ans.
- Voilà, comme ça t’as du gloss sur les lèvres
Il était temps. Dehors, on s’impatientait.
- Jay je rentre!
Orson fit irruption dans la pièce, pour se trouver face à une Lucy furieuse.
- Putain Gordon, on peut jamais avoir la paix dans cette baraque. La prochaine fois je rentre chez moi!
L’armoire à glace jeta un oeil suspicieux dans la pièce. Jay était assis sur le lit, vaguement gêné, les lèvres gonflées, et barbouillées du rouge à lèvres de Lucy. La rouquine avait quant à elle le chemisier à demi déboutonnée, la crinière ébouriffée et les lèvres bien plus roses qu’une demi heure auparavant. Il comprit soudain qu’il les avait surpris en pleine séance et ne put réprimer un rire.
- Ah ben bravo, on s’inquiète et mademoiselle se prend du bon temps. Désolée, Flame. Je te cherchais, t’étais introuvable et ta moto est dehors alors...
- Ouais, ben maintenant que je suis là, j’ai pas l’intention d’en bouger, alors dégage!
Il sortit sans demander son reste.
- Je vais faire en sorte qu’on vous dérange pas.
Lucy s’était déjà retournée vers Jay avant même qu’il ne quitte la pièce.
Chapitre 7
Une fois la porte fermée, Lucy souffla doucement.
- Désolée, j’ai pas été assez discrète quand je suis montée.
- Pas de problèmes. T’as bien rattrapé le coup.
Ils parlaient à voix basse, peu désireux de se faire prendre.
- Quelle brigade?
- Quoi? Oh non, je suis pas flic. J’ai juste décidé de faire ce qu’il fallait pour les arrêter. La seule faille de mon plan, c’était de me sortir de là...Alors, je t’aide, et tu me tires de là.
- Faut que j’en parle à mon contact mais il ne devrait pas y avoir de problèmes.
- Maintenant, viens ici.
Elle le poussa sur le lit et s’allongea près de lui. Le matelas grinça affreusement, assez pour que les deux hommes qui étaient en haut de l’escalier redescendent en gloussant comme des collégiennes.
- T’es confortable en fait. sourit Lucy, en s’installant plus confortablement contre lui.
Deeks ferma les yeux, tentant de contrôler la chaleur qui montait en lui. C’était impromptu, inattendu, et même carrément gênant. mais il y avait un peu trop longtemps qu’il n’avait pu soulager sa frustration lancinante et...
Lucy le tira de ses pensées.
- Hey, Jay... Pas de problèmes de mon côté, j’ai ajuste envie d’un peu de chaleur humaine. C’est pas avec les gars qu’il y a ici que je vais en trouver.
Deeks haussa un sourcil: jamais il n’avait entendu une femme parler de cette manière, même Kensi qui était plutôt libérée et indépendante n’était pas aussi détachée...Mais elle n’avait pas tort. Où était le mal ? Et puis, par certains cotés, elle lui rappelait Kensi.
Lucy était loin de ses canons de beauté habituels, mais elle avait un charme tel qu’il savait qu’il allait succomber.
Les ongles qui flattaient ses abdominaux allaient et venaient, lui arrachant des frissons. Il ferma les yeux et savoura la sensation.
Tu veux jouer ? Ok...
Prenant la directions des opérations, il plongea sur ses lèvres. Nulle douceur dans ses gestes, juste un désir brutalement éveillé.
Merci pour vos comms! Bonne lecture
Chapitre 8
Lucy ouvrit grand les yeux et s’étira langoureusement. Voilà longtemps qu’elle n’avait pas aussi bien dormi : rien de tel que le sexe sans prise de tête pour se détendre...Elle soupira de contentement.
Et en plus, c’est un bon coup...
Elle allait se glisser hors du lit lorsqu’une main la rattrapa , se crocha dans la peau élastique de sa hanche. Elle sentit attirée contre le corps ferme de son amant et sourit en le sentant l’embrasser dans le cou.
- Hmm.... Ca va ?
Deeks étouffa un rire.
- C’est à moi de te demander ça, non?
- Serais-tu macho ?
Lucy se forçait à éviter d’employer son nom, elle avait trop peur de se tromper.
-Hm... Non, juste protecteur. Ecoute, je veux pas te blesser, mais j’ai une mission à remplir avant tout, alors...
- Pas de problèmes. Je t’aide à la remplir, et tu me sors de là. Ensuite ce sera chacun de son côté. Le reste, …
Elle s’interrompit et fit courir une main légère sur le torse de son amant qui émit un léger bruit, à mi-chemin entre le grondement et le ronronnement.
Elle eut un petit rire.
- Je rêve ou tu viens de ronronner là ?
- Je … ne … ronronne … pas!
Et il entreprit de chatouiller Lucy qui se mit à hurler de rire.
- Je disais donc, le reste, c’est que bonus... très agréable je te rassure. finit elle une fois qu’elle eut repris son souffle.
- Tu sais quoi ? J’ai faim...
Sitôt dit, sitôt fait, elle s’était extirpée des bras de Deeks et avait disparu, vêtue de sa chemise.
Oh le cliché...Deeks soupira.
Si au moins on était seul dans la maison...
Sauf que jamais il n’avait envisagé un second round lors de ses aventures habituelles. Il se secoua, se reconcentrant brièvement, avant de se préparer.
Show time...
- Mais quoi? Purée, Baba, je serais un mec tu me ferais pas tout ce cinéma!
- Mais non, mais je m’inquiète pour toi. Tu nous as jamais présenté un homme et là, …
- Et là, quoi?
- Tu couches avec un homme que tu connais depuis deux jours...
- Et ? Je te rappelle que tu m’y as encouragé !
- Je voudrais pas que tu souffres... Après tout, il est bien plus vieux que toi et...
Les hurlements furent distincts dès le palier du premier étage. Deeks ouvrit de grands yeux et souffla un bon coup, avant d’entendre une petit rire.
- Je serais toi, je ferai gaffe à mon assiette. Baba déteste qu’on touche à son “feu de joie”.
- Son feu de joie ?
- Le dernier de nos frères qui a fait des allusions déplacées à Flame s’est retrouvé avec un petit dej’ assaisonné aux laxatif pendant deux semaines...
Deeks grimaça sous la perspective. A cet instant, la porte claqua. On entendit quelques secondes plus tard le vrombissement d’une moto.
- Euh, je vais peut-être aller faire un tour...
Même s’il espérait que cet éclat de Lucy ne soit qu’une excuse pour qu’ils puissent s’éclipser de la maison, il préférait éviter de croiser le géant Baba pour le moment.
- Ok. Reste joignable.
- Pas de problèmes. Faut que j’aille récupérer mon dernier chèque...
- A plus tard.
Gordon semblait détendu, voire même amusé. Deeks ne se posa pas plus de questions et fila vers LA. Il s’arreta en chemin, appela Kensi qui lui fixa un point de contact.
Chapitre 9 : bonne lecture !
- Alors ?
- Pour l’instant tout va bien. Mais je suis tombé sur une drôle de nana. Elle poursuivrait le même but que nous.
- Quelle agence ?
- Aucune. Apparemment, son plan c’était de les faire tomber, mais elle avait aucun moyen de se tirer de là.
- T’es sur de toi ? Tu la connais à peine ! s’exclama Kensi, furieuse que le coeur d’artichaut de son partenaire ait encore frappé.
Deeks soupira mais ne répondit rien. Il se doutait que plaider la cause de Lucy ne serait pas chose facile. Et pour le coup, il espérait vraiment qu’elle était sincère, parce que sinon, Kensi et Callen ne le rateraient pas. Mais il n’avait décelé nulle trace de duplicité - enfin, envers lui - de la part de la jeune femme.
Kensi avait les sourcils froncés, le regard fixé sur son équipier. Elle finit par comprendre.
- Me dis pas que … Deeks!
- Quoi?
- On t’a jamais dit que se lier avec un suspect était contraire à tout protocole ?
- Un, elle est seulement témoin. Attends qu’Eric ait examiné la clef avant de la changer de liste. Et deux ça assoit ma couverture.
- Tu vas encore briser le coeur d’une pauvre fille...Et si tu dois l’arrêter ? Et si elle essaie de s’en prendre à toi ou de te balancer?
Le blond lui fit un sourire éblouissant.
- Mais je compte sur toi pour couvrir mes arrières, mon chou.
Lucy avait traversé la foret et approchait maintenant de LA. La moto filait sur la piste ouest, et elle rejoignit bientot la route. Elle s’arreta avant de s’engager et sortit son téléphone. En quelques secondes, elle accéda à la page qu’elle cherchait et on vit sur son écran un point immobile.
- Je te tiens.
Elle gara sa moto de l’autre coté du pâté de maisons, sur un parking.
Inutile de se faire remarquer...
Elle sortit son téléphone et composa le numéro de Deeks, enfin, celui de Jay Pierce.
- Pierce.
- C’est Lucy. J’espère que t’as profité de mon coup d’éclat pour retrouver ta partenaire. T’inquiète pas pour Baba, il a l’habitude que je le renvoie bouler quand il est trop paternel...
- T’es où ?
- Pas loin.
A cet instant, le téléphone de Kensi vibra.
- Un motard armé dans le parking juste derrière, se dirige vers vous par la sortie de secours du parking.
- Ok.
Kensi avait déjà la main sur son arme. Deeks lui fit signe de ne pas bouger. Il coupa le micro de son téléphone et prit celui de Kensi.
- Callen c’est Deeks. La moto, y a des flammes violettes dessus ?
- Yeap.
- Laisse tomber c’est Flame.
- Oui, je viens de te dire qu’il y a des flammes.
- Non. C’est Flame. le dernier membre du groupe de tête est une membre. C’est Lucy.
Il rendit le téléphone et reprit le sien.
- Flame, sourit , t’es repérée. Mon chef te fait dire que tu portes tes jeans trop bas.
- Petit con.
L’exclamation ne venait pas du téléphone mais de la palissade. Une seconde plus tard. Lucy apparaissait. Elle ota son casque et Kensi vit apparaitre avec surprise la “taupe” de la milice.
Elle braqua son arme.
- Ne bouges plus!
Obligemment, Lucy obéit.
- Kensi!
- C’est pas parce qu’elle te tient par les couilles que moi je dois oublier de réfléchir.
- Laisses Deeks. C’est normal.
Lucy ne bougea pas, laissant Kensi la fouiller.
- T’es armée ?
- Oui : un KABAR à ma cheville droite, un Beretta, coté gauche. Kensi tiqua à la dénomination KABAR. Mais Lucy était membre d’une milice para militaire, alors qu’elle connaisse ce vocabulaire n’était pas si étonnant.
Une fois Lucy délestée de ses armes, Kensi se détendit. Un peu.
- Raconte.
Lucy déballa son histoire. La version était la même qu’hier, sauf qu’elle ajouta quelques détails que Deeks ne connaissait pas : il avait été un peu occupé, la nuit précédente, pour lui faire raconter sa vie en détail.
- Qu’est-ce qui fait qu’on devrait te faire confiance?
Lucy sortit un carnet de sa poche arrière, ainsi qu’un tube de baume à lèvres. Elle s’en enduit les doigts qu’elle appliqua l’un après l’autre sur la feuille.
- Avec ça, vous devriez avoir quelques réponses.
A cet instant, son téléphone bippa.
- Merde! Orson est dans le coin.
- Comment tu sais ça ?
Lucy tourna l’écran de son téléphone. Deeks ouvrit de grands yeux.
- Hackeuse, tu te rappelles ?
- Deeks je te tiens au courant.
Kensi disparut en quelques secondes, par là ou Lucy était arrivée.
- Prête poupée ?
Lucy eut un sourire en coin.
- Show time!
- Il est ou ? murmura Deeks, déjà le nez dans son cou.
- Il arrive dans trois secondes. Quelqu’un a du lui dire que j’étais dans le coin. Ma moto...
- let’s go...
Kensi, toujours là, juste derrière la palissade, devina dans leur ton le changement d’attitude des deux jeunes gens, le professionnel, et sa suspecte/ témoin /faire-valoir. elle regarda une seconde la petite clef usb dans sa main.
Avec ça, elle ne savait plus comment considérer Lucy.
Bonne lecture ^^
Chapitre 10
- Flame ? Encore en train de prendre du bon temps ? Tonna la grosse voix de l’armoire à glace.
Lucy se détacha de deeks
- Putain, Orson...
- Oh, Jay... Ben décidément, on va pas arriver à vous décoller...
- C’est un problème ?
La voix de Lucy était devenu menaçante, et Orson ne s’y trompa pas. Après quelques salutations, il les laissa.
Lucy soupira et s’appuya contre le mur.
- Ca va aller ?
- T’inquiète, je flancherai pas.
- De toute façon ca devrait être rapide. Par contre, tu auras sûrement droit à un interrogatoire en règle.
- T’inquiète pas pour ça. Je dis la vérité, tu sais. Je m’en rends compte maintenant, c’est une idée stupide, mais sur le moment, ça me semblait une bonne chose a faire...
- Allez, viens, on va finir ça, ensuite tu seras libre...
Lucy acquiesça, ne résistant pas à l’envie de se pelotonner un peu plus contre le blondinet. Il restèrent là un moment, avant de repartir, chacun avec leur véhicule.
- Je vois pas pourquoi on devrait lui faire confiance. Après tout, c’est elle qui a trouvé l’identité de Deeks. tempeta Kensi.
- Oui, mais elle ne l’a pas balancé... nuança Sam.
- Pas encore. Objecta Kensi.
- Stop. On verra ce qu’Eric va dire de ça.
Les trois agents cessèrent tout échange, le temps d’arriver au QG.
- Alors, Eric?
- Deux minutes, c’est over crypté. Sans compter que je ne peux pas utiliser mon système au cas ou ce serait vérolé.
Les trois agents attendirent plus ou moins patiemment, rongeant leur frein.
Il fallut une heure, avant que le sifflement familier attire leur attention.
- C’est une mine d’or. on a des photos, les plans, les agendas, les listes, on a même de quoi faire plonger certains chefs de gangs. Et...
- Et?
- J’ai une porte ouverte sur leur système pour y pomper tout ce que je veux.
Callen et Sam échangèrent un regard entendu.
- Alors, chef ? Eric s’était retourné vers Callen.
- Je veux savoir qui elle est d’abord.
- Pour cela, Monsieur Callen, je vais pouvoir vous aider. Monsieur Beale, veuillez sortir ce dossier. Fit Hetty en lui déposant une feuille de référence.
- Lucy Earthridge. 23 ans, fille de Marine. Sa mère, Joanna Johnson, est décédée il y a treize ans d’un cancer. Son père est mort il y a deux ans, il ne s’est pas remis d’une blessure récoltée en Afghanistan.
- Elle a suivi tous les stages de prédestination, comme vous, Mademoiselle Blye.
Callen haussa un sourcil. Il était que Hetty fasse ce genre de reproche à peine voilés.
Eric poursuivit.
- Sa mère, Joanna Johnson, est morte d’un cancer quand elle avait dix ans.
- D’accord, elle aurait repris le nom de sa mère. Mais ça nous dit pas pourquoi elle nous aidait.
- Eric ?
- Lorsque son père est mort, elle a été confiée au meilleur ami de celui ci, un lieutenant des Marines nommé Ramon Santiago. Celui ci avait un fils de 21 ans. Et on peut dire que lui et Lucy étaient très proches. Ils ont été tué voici trois ans, alors qu’ils revenait d’un centre de redressement ou ils passaient du temps à éduquer et à tenter d’aider les pensionnaires à se réinsérer. La milice a été soupçonnée, mais on a jamais eu de preuves.
- On en a maintenant, il faut juste qu’on saisisse les armes.
Kensi devait se rendre à l’évidence, malgré sa méfiance presque physique à l’égard de Lucy, cette dernière semblait être une personne de confiance et poursuivre un but, qui bien que motivé par la vengeance, servait bien leurs intêrets.
- Bien. Je crois que la chose est entendue. reprit Hetty. Monsieur Callen, Je veux que vous l’interrogie