Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Série : NCIS : Los Angeles
Création : 17.07.2012 à 16h42
Auteur : KensyDeeks
Statut : Terminée
« Quand le souvenir de Diminic Vail vient à frapper et que la sécurité de l'OSP est remise en question, l'équipe va devoir se surpasser. Chaque personnage est présent, le couple Kensi/Deeks au » KensyDeeks
Cette fanfic compte déjà 11 paragraphes
J'aimerai faire cette fiction seule, s'il vous plaît. J'espère qu'elle vous plaira.
Le soleil se levait. Le cimetière baignait dans un halo de lumière qui ne lui correspondait pas. Un lieux de tristesse ne devrait pas être aussi beau. Certaines tombes étaient fleuries. D'autres, entretenues mais dégarnies. Les autres étaient abandonnées. Les personnes qui les visitaient avaient du rejoindre leurs occupants. Le cimetière était silencieux. Presque désert. Presque. Une silhouette se tenait debout devant une tombe. Elle déposa des roses blanches sur la pierre tombale en murmurant quelques mots. Les larmes tombaient de son visage mais elle ne s'en souciait pas. Son regard restait fixé sur les inscriptions qui étaient gravées depuis maintenant trois ans.
-Je suis désolée Dom, ça n'aurait pas du t'arriver.
Les larmes continuaient de tomber sur les joues de la jeune femme. Elle s'éloigna lentement. Sur la tombe, on pouvait lire "A mon enfant que le renouveau ne peut pas sauver" et plus bas "A notre ami Dominic Vail qui est mort en héros"
*** ***
Kensi se gara sur sa place de parking. Elle se regarda dans le rétroviseur. Tout était parfait ! Pas qu'elle se souciait de sa tenue plus qu'un autre jour mais arriver à centre de commandement de l'OSP avec les yeux rouges lui vaudrait des tas de questions auxquelles elle ne veut pas répondre.
Elle rentra avec énergie et posa ses affaires sur son bureau comme chaque matin. Elle était la première arrivée. Ce n'était ni étrange ni exceptionnel. Il lui arrivait d'arriver avant Callen et Sam même si elle arrivait souvent après eux. Ce qui aurait été anormal c'est que Deek soit déjà là. Elle aurait été très en retard ! Hetty n'était pas là mais elle devait être quelque par dans les bureaux de l'OSP. Une rumeur disait qu'elle dormait dans les bureaux. Cette pensée fit sourire Kensi. Callen et Sam entrèrent à ce moment.
- Qu'est-ce que te fait sourir comme ça, Kensi ? fut le "bonjour" de Sam
- Bonjour à toi aussi Sam ! répondit-elle avec un grand sourire.
G secoua la tête. Comme tous les matins, Sam et Kensi se provoquaient. C'était un petit jeu entre eux.
- Bonjour Kensi, qu'est-ce qui te fait sourire comme ça ? recommença l'agent Hanna.
- Hetty ! fut la seule réponse de la brune.
Sam fit une drôle de tête et Callen se stoppa dans ses mouvements.
- Hetty ? questionna G comme si ce simple mot pouvait déclencher une explosion.
Kensi fit un grand sourire et s'assit sur son bureau comme si elle venait de gagner un combat particulièrement dur sans difficultés. Les deux garçons firent le même mouvement de tête et un roulement des yeux pour signifier qu'ils laissaient tomber.
-Vous vous êtes encore fait battre ? demanda Deeks en rentrant bruyamment.
Les garçons ouvrirent la bouche pour protester mais se ravisèrent. Kensi pourrait en profiter ! A ce moment là Hetty apparut à la manière d'un ninja : silencieusement.
- Bonjour messieurs, bonjour mademoiselle Bly ! chantonna-t-elle.
- Bonjour Hetty, répondirent-ils en coeur.
- Bien, très bien ! En voilà une cohésion comme il en faudrait dans toutes les équipes ! Comme à son habitude, Hetty semblait applaudir du regard.
- Nous avons une affaire ? demanda Callen.
- Pourquoi ? Sous entendez-vous que je ne peux pas venir saluer mes agents s'il n'y a pas une affaire à résoudre ?
- Je... Heu... Parce que...
- Tu t'enfonces mon pote, se moqua Deeks.
Kensi riait derrière ses mains, Deeks avait un grand sourire et Sam regardait son coéquipier de l'air de se demander "Comment tu vas faire pour te sortir de là ?". Le téléphone de Kensi sonna. Un numéro qu'elle ne connaissait pas.
- Alo ? Qui est-ce ? demanda la brune.
Les garçon et Hetty la regardèrent. G était plutôt content et reconnaissant. Kensi lui faisait une diversion qui, il espérait, le sortirait de se mauvais pas. A son habitude, Kensi s'était retournée pour recevoir son coup de fil mais les garçons et leur directrice se doutaient que quelque chose n'allait pas. Kensi parlait peu, elle venait de s'assoir et posait des questions avec une voix rauque. Elle semblait vouloir calmer son correspondant mais elle se tortillait comme si elle était gênée. Deeks s'était levé pour se reprocher de sa coéquipière, il était inquiet. Sam et Callen étaient eux aussi debout mais toujours à leur bureau. Kensi racrocha en promettant de venir le plus vite possible. C'est Hetty qui lui posa la question :
- Mademoiselle Bly ? Y a-t-il un problème ?
Kensi leur faisait maintenant face. Elle évitait leur regard et s'adressa à Hetty. Elle prit une grande inspiration.
- Quand Dom à été porté disparu, j'ai appris qu'il avait une petite amie. Je ne l'ai dit à personne. Je pensais qu'il avait le droit à sa vie privée et qu'il... qu'il l'annoncerait lui même.
La jeune femme souffla. Il fallait qu'elle se maîtrise. Callen et Sam la regardaient. Ils ne parlaient pas souvent de Dom et cette conversation était si... soudaine ! Deeks semblait mal à l'aise. Il n'avait jamais parlé de Dom avec Kensi et elle ne voulait toujours pas discuter de Renko, mort déjà depuis plusieurs mois.
- Je pensais qu'il reviendrait, reprit la brune, puis je n'ai pas eu le courage de vous l'annoncer. Je me sentais si mal quand il est mort... Je ne voulais pas que ce soit pareil pour vous, c'était déjà assez dur. Elle s'appelle Karine Thorne. Elle a 22 ans. Dom et elle voulait fonder une famille. Il lui avait dit qu'il était coursier en bourse. Je me suis présentée comme une cliente devenue amie avec Dominic. Je m'appelle Jennyfer Lenox pour elle. On s'est vu plusieurs fois après la mort de Dom et on n'a échangé nos numéros. Jusque là elle ne m'avait pas appeler. Je passais la voir pour prendre des ses nouvelles mais ça fait deux ans que je n'y suis pas allée. La gêne, la honte et la culpabilité...
Kensi s'arrêta une nouvelle fois. Elle semblait perdue dans ses pensées.
- Hey, Kensi, murmura Deeks.
- C'était elle, recommença-t-elle comme si les mots de Deeks avaient provoquaient une décharge. On... Une personne lui à téléphoné en lui disant la vérité sur Dom et moi. Il voulait qu'elle me passe un message aussi... Il connaît tout de nous et va le rendre publique.
L'équipe était effaré. Hetty regarda Sam, Callen, Deeks puis Kensi. Elle était visiblement soucieuse.
A SUIVRE
Le début de ce chapitre est un peu lent mais lisez et vous aurez une petite surprise ;) .
- Tout le monde au centre de commandement, mettez Eric et Nell au courant, furent les seuls mots d'Hetty.
L'équipe monta les escaliers. Sam et Callen les montaient quatre a quatre. Deeks suivait Kensi. Elle marchait lentement. Comme si elle avait des poids aux chevilles.
- Ken... commença Deeks.
- Je vais bien, c'est bon, coupa la brune.
-D'accord, si tu le dis, murmura le blond plus pour lui même que pour sa coéquipière.
Kensi et Deeks pénétrèrent dans la salle. Sam finissait d'expliquer la situation. Eric était stupéfait.
- Il ne m'avait jamais parlé d'une petite amie, dit-il.
Il était visiblement vexé.
- A moi non plus Eric, et je suis... J'étais sa coéquipière.
Kensi évitait le regard de ses amis. Et semblait absorbée par le grand écran. Personne ne parlait, visiblement gêné par la situation. Le souvenir de la mort de Dominic était plus présent en ce moment qu'un autre jour. Même en ayant fait leur deuil, c'était une situation difficile. Nell et Deeks ne savait pas trop quoi faire, ni quoi dire. Ils étaient arrivé après la mort de l'agent.
- Eric, tu peux afficher le contenu des caméras de surveillance de Allen Avenue ?
- Je vais essayer, il faut qu'il y ait une caméra... commença-t-il en pianotant sur sa tablette. Bingo ! Ce n'est pas une caméra de la route mais une caméra de particulier. Le numéro 12 c'est fait cambrioler récemment, expliqua Eric, fière de sa découverte. Tu cherches quelque chose de particulier Kensi ?
- Karine habite au numéro 11, on a des images récentes ? demanda Kensi le regard fixé sur l'écrant géant.
Eric en Nell s'activaient pour trouver une réponse.
- Et voilà ! finit de dire Nell.
Eric fit une tête mis amusé mi exaspéré comme à chaque fois que Nell trouvait avant lui. Sur le plasma, l'équipe pouvait voir une jeune femme noire. Une queue de cheval et chargée de courses. La date indiquait hier après-midi. Karine rentra ses courses en deux fois.
- Reviens en arrière Eric, commanda Deeks. Eric fit la manipulation mais avant qu'il ne demande quoi que ce soit Deeks intervient.
- Stop ! Là, regardez, montra le blond.
- Elle a vu quelque chose, elle lève la tête pendant qu'elle range ses courses, désigna Sam. Eric ?
- Je suis désolé, il n'y a pas d'autre caméra dans les parages.
L'équipe soupira d'énervement. Callen ne cessait pas de triturer la table, Sam examinait une fois encore la vidéo qui tournait de nouveau. Kensi regardait ses pieds et Deeks sa coéquipière.
- Ses appels, Eric, ses appels, vérifie-les, s'il te plaît, demanda Callen.
- Waouw, que me vaut se relent de politesse ? demanda le concerné tout en cherchant les informations qu'on lui demandait. Et voilà ! Rien d'extraordinaire. Pressing, vidéo club, club de sport, ses parents et une dizaine d'autres numéros qui doivent être des amis, ils sont récurrents.
- Donc ce qui a attiré son attention ce doit être l'homme qui nous a vendu... Mais qu'est-ce qu'il a pu lui dire ? Que connaît-il de nous ? Comment a t-il eu ses renseignements ? Elle connaissait nos noms mais pas celui de Deeks donc ses informations datent d'avant la mort de Dom, mais comment peut-on en être sur ? Et elle connaît nos identités mais est-ce qu'elle connaît vos visages ? Je suis grillée, mais vous jusqu'à quel point ? Et que veut cet homme ? Et...
- KENSI ! Tu te mets à parler plus que moi, coupa Deeks avec un sourire.
- Deeks, commença le jeune femme, furibonde, si...
- Mademoiselle Blye, j'ai une question pour vous. Qui est cet homme ?
Hetty était rentrée dans la salle, personne n'avait entendu les portes s'ouvrire ni se refermer. Elle gardait ses mains derrière son dos et attendait calmement la réponse de Kensi.
- Je ne sais pas, Hetty, avoua la jeune femme.
- Bien, monsieur Callen je vous laisse distribuer les devoirs.
La directrice de l'OSP repartie comme elle était venue.
- Deeks, on va tenter le coup. Tu vas te présenter comme vendeur a domicile. Nous trois, nous serons à l'écoute. Si Karine ne te grille pas, ça veut dire que les informations que cet homme à, datent de trois ans. Et on avisera ensuite. Allez, au boulot ! commanda Callen.
*** ***
Callen, Sam et Kensi sont dans la Challenger de Sam.
- Vous m'entendez, les amis ?
Deeks se trouvait devant la maison de celle qui avait été la petite amie de Dominic Vail. Il était vêtu d'un costume en polystyrène bleu et d'un noeud papillon assorti. Pour ne pas cacher son visage, il n'avait pas mis de casquette. Si l'homme qui avait informé Karine connaissait leur visage ou même son existence, elle devrait tout de suite le reconnaître.
- Oui Deeks, on reste attentifs, tu peux y aller, répondit Kensi pour son oreillette qui la reliait à son partenaire.
L'agent sonna au numéro 11 de Allen Avenue. Karine Thorne lui ouvrit.
- Oui, c'est pourquoi ? demanda-t-elle avec gentillesse.
- Snoopy Lionel, madame ! Je suis vendeur d'assurance maladie à domicile. Je viens vous proposer...
- Je vous remercie mais je n'ai pas les moyens, de...
- C'est le "plus" de notre société, madame, reprit Deeks.
- Non, je vous assure... commença la jeune femme.
- Ce n'est pas grave madame, je vous souhaite une très bonne journée ! remercia le jeune homme blond avec un grand sourire.
Deeks s'éloigna de la maison en passant tous près de la boite aux lettres et de la voiture . Lorsqu'il entendit la porte se fermer derrière lui, il accéléra le pas. A quelques mètres de là, ils rejoint ses amis. Avant qu'il n'ait pu dire quoi que ce soit Kensi prit la parole :
- Elle ne t'a pas reconnu.
Deeks tenta de parler.
- Ce qui veut dire que les informations de notre type datent d'il y a trois ans, continua Sam sans laisser le faut agent d'assurance parler.
Deeks rouvrit la bouche mais une fois de plus,il fut couper dans son élant.
- Il faut savoir qui c'est, maintenant. Tu as posé les caméras et le traceur ? demanda Callen en se tournant vers Deeks.
- Oui, répondit-il en roulant les yeux. Il n'aimait pas du tout quand Sam, Kensi et Callen s'amusaient à ses dépends. Une sur la boite aux lettres et une autre sur la voiture. Le traceur près des roues, elle ne pourra pas le remarquer.
- Kensi, tu... commença Sam.
- J'y vais et je vais lui poser des questions, coupa la brune.
Callen et Sam échangèrent un regard signifiant "on ne peut rien y faire, elle est entraînée pour savoir ce qu'il y a à faire". Deeks, lui, semblait plutôt inquiet. Il aurait voulu lui parler mais elle était déjà sorti de la voiture et se dirigeait vers les maison de Karine Thorne. En quelques secondes, elle sonnait à la porte. Une nouvelle fois l'occupante ouvrit la porte mais cette fois-ci son sourire disparut. Elle ne tenta pas de fermer la porte mais recula doucement a l'intérieu. Elle était visiblement furieuse. Kensi la suivit dans la maison. Karine la fixait du regard.
- Il faut que nous parlons, commença l'agent.
La jeune femme noire s'arrêta près d'une table dans le couloir où toutes deux se trouvaient en continuant de fixer le femme qui se trouvait à quelques mètres devant elle.
- Dom est mort par TA faute ! hurla Karine en ouvrant un tiroir.
Elle sortit un révolver et braqua Kensi qui n'eut pas le temps de réagir.
- Karine pose cette arme s'il te plaît, supplia Kensi.
Elle savait que de cette manière les garçons interviendraient. Mais tout se passa vite. Elle reçut une balle dans l'épaule gauche. Karine s'enfuit par derrière. La brune voyait Deeks lui hurler de rester avec elle, Sam et Callen courir après Karine puis le trou noir.
A SUIVRE
Un petit chapitre de transition, j'espère qu'il vous plaira quand même !
faisait les cent pas. Callen regardait par le fenêtre. Sam était assis, la tête entre les mains. Hetty buvait son cinquième café d'un air décontracté mais personne ne s'y trompait. Personne n'avait le coeur à travailler. Kensi avait une balle dans l'épaule gauche. Un petit calibre. Mais qui lui avait ouvert l'artère. Pas grand chose cependant. Juste assez pour la mettre en danger. Quatre heures maintenant qu'elle était au bloc.
- Quand c'était moi, je n'avais pas tout ce monde ! essaya de plaisanter Deeks.
- L'enquête est au poids mort. Eric et Nell sont en train d'éplucher les vidéos prisent par les caméras que tu as posé juste avant que la fusillade n'éclate. Nous n'avons qu'à attendre. Alors, nous attendons ici.
Sam Hanna avait libéré les mots comme s'ils lui brûlaient la bouche. Ils avaient tous l'air épuisés même si l'après-midi finissait a peine. Une porte s'ouvrit. Tout le monde sursauta. Kensi était allongée sur un lit. Elle était blanche... Trop blanche... Les infirmière s'activaient autour d'elle. Le chirurgien qui avait pratiqué ses soins s'approcha de la bande que formait les agents.
- Mademoiselle Blye est une femme impressionnante. Elle à perdu beaucoup de sang. On avait peur qu'elle parte pendant l'opération mais tout c'est très bien déroulé. A croire que c'était une opération de routine. Cependant, elle est très touchée. Elle se réveillera certainement assez vite mais il ne faudra pas que sa tension monte ou qu'elle s'énerve. Ça pourrait entraîner des complications et l'artère pourrait s'ouvrir de nouveau. Vous pourrez lui parler dès qu'elle se réveillera mais il se peut que sa mémoire soit défaillante.
L'homme leur sourit, visiblement heureux de leur soulagement. Il prit congé en serrant la main d'Hetty. Cette dernière avait les larmes aux yeux mais avant de se retourner pour faire face à ses agents elle reprit le contrôle d'elle même. Tout à son habitude, elle pivota lentement. Elle trouva un spectacle qui lui fit chaud au coeur. Deeks, le beau blond "je m'en foutiste" de l'équipe était assit et les larmes lui piquaient les yeux. Les deux autres se congratulaient avec des grands éclats de rires.
- Messieurs, je vous prie ! Un peu de tenue ! s'écria Hetty faussement choquée. Maintenant que nous savons que Kensi est hors de tous dangers, je vous propose d'aller aider Eric et Nell dans leurs investigations.
Sam et G acquiescèrent de concert.
- Je reste ici.
C'était plus une affirmation qu'une question de la part de Deeks mais Hetty ne s'en formalisa pas.
- Tenez-nous au courant, monsieur Deeks, dit-elle simplement.
Hetty partie devant suivie de ses deux agents. Deeks entra dans la chambre qui était réservée à sa coéquipière. Elle ressemblait à toutes les autres chambres d'hôpitale. Blanche. Pleine de machine. Et ce "BIP-BIP" incessant de l'électrocardiographe. Mais au milieu de tout ça, dans le lit à barreaux, Kensi était allongée, inconsciente. Elle avait le visage pale. Elle semblait si fragile, avec ses bandages qui lui couvraient toute la poitrine. Ses cheveux étaient en pagaille. Deeks s'approcha lentement. Il fixa sa coéquipière longtemps. Avec précaution, il remonta la couverture blanche jusqu'aux épaules de la jeune femme. Il dégagea de son front les cheveux bruns et s'assit sur le siège qui se trouvait à côté du lit sans la quitter des yeux. Les tuyaux qui la desservait en oxygène et en anti-douleur était visibles tant la brune était devenue pale. Le blond, affalé sur son siège repassa pour la centième fois le film de ce qui s'était passé.
Kensi les avait prévenue qu'elle se sentait en danger en prononçant le mot "arme". Sam, Callen et lui avaient bondi de la voiture et étaient arrivée a la maison de Karine en quelques secondes mais la jeune femme avait déjà tiré sur Kensi. Deeks était resté auprès de sa coéquipière pour enrayer l'émoragie. Elle se vidait de son sang à une vitesse effroyable ! Des coups de feu avaient retenti plus loin, mais pas seulement des armes de Sam et de Callen, il y avait des armes automatiques ! Le blond ne pouvait pas aller prêter main forte au reste de l'équipe, il devait maintenir la brune en vie. Jusqu'à l'arrivée des secours... Les deux garçons étaient revenus quelques minutes plus tard, l'air furieux. Sam expliqua à Deeks que des hommes étaient présents, armés jusqu'aux dents. Des armes automatiques. Des hommes avec des cagoules. On les attendait. Deeks n'était pas connu de cette bande donc les informations dataient d'il y a au moins trois ans. Sinon c'était Kensi qui était visée. Les deux possibilités étaient envisageables... Ça ne les avançaient pas a grand chose.
Callen avait appelé Hetty pour la mettre au courant et tous les trois s'étaient dirigés vers l'hopitale. Sam avait demandait à Eric et a Nell de travailler sur les vidéos. Les trois agents ne savaient pas grand chose. Ils avaient besoin de l'aide de Kensi pour mettre les choses au clair. Le plus important étant qu'elle s'en sorte, ils avaient décidé d'attendre qu'elle sorte de bloc avant de prendre une quelconque décision concernant l'enquête.
Deeks secoua la tête. Epuisé, furieux et agité, il ne cessait de se poser des questions qui en amenaient d'autres sans apporter une once de réponse.
Il reporta son attention sur sa partenaire. Sa respiration était régulière mais sa pâleur faisait peur. Il osa lui prendre la main. Il fut surpris de la trouver si chaude. Il s'attendait à la sentir glacée. Des doigts fins et des ongles soignés... Kensi pouvait se montrer garçon manqué mais en même temps si féminine... C'en était déconcertant. Le blond s'assoupi, la tête sur les jambes de la jeune femme et sa main toujours emprisonnée dans la sienne.
Quelques petites surpises dans ce chapitre, si vous ne comprenez pas la fin allez voir le résumée long de l'épisode 8 de la saison 1 ! =)
- Deeks, réveilles-toi, murmura une vois lointaine. Deeks ! répéta-t-elle plus fort.
Le concerné se réveilla en sursaut. Il venait de faire un rêve. Kensi était allongée à côté de lui, dans un lit très dur, mais ils se sentaient bien, l'un, comme l'autre. Mais elle s'était mise à lui chuchoter de se réveiller, lui ne voulait pas. Il était si bien... Il leva la tête difficilement. Ah... C'est vrai, il était à l'hôpital... Kensi avait été blessée. Kensi ! Il se leva d'un bond. La jeune femme le regardait. Elle était visiblement mal en point. Elle avait un air contrarié aussi.
- Désolé. Je me suis... assoupi, s'excusa le blond. Comment tu te sens ?
- Comme si j'avais pris une balle dans l'épaule, soupira Kensi.
Elle voulu se lever mais la douleur l'en empêcha. La grimace qu'elle fit peina Deeks.
- Ton sens de l'humour par contre est intact, lui, plaisanta-t-il.
La brune le fixa du regard. Ils ne parlèrent pas pendant un long moment.
- Tu es resté depuis que je suis sortie du bloc ? demanda Kensi.
Deeks approuva de la tête en lui disant:
- Tu en as fait autant pour moi, non ?
Les deux agents se regardèrent. Deeks était visiblement épuisé mais content. Quant à Kensi elle souffrait et était elle aussi épuisée. Elle n'admettrait jamais devant son coéquipier que son épaule était affreusement douloureuse. Deeks pris le bouton a pression qui délivrait la morphine et appuya dessus pour la brune. Elle soupira de soulagement. Il passa la main dans ses cheveux pour lui dégager du front et lui caressa la joue. Elle avait le yeux mi-clos. Visiblement elle avait moins mal.
- Dors, princesse, je serai la quand tu te réveilleras, murmura le jeune homme.
Avant de s'endormir, Kensi eu la force de chuchoter quelques mots qui laissèrent un large sourire sur le visage du blond :
- C'est bien ce qui me fait peur.
*** ***
Callen, Sam, Eric et Nell visionnaient pour le centième fois les vidéos prises par les caméras posées par Deeks. On voyait seulement le tire de Karine, son arme et Kensi s'écrouler. Les hommes en cagoules n'étaient visibles sur aucunes des bandes. Sam et Callen avaient donné une description de la voiture dans laquelle ils avaient fuit mais Eric ne les avait pas retrouvé sur le caléidoscope. Un mandat d'arrêt avait été déposé contre Karine Thorne pour avoir tiré sur un agent fédéral. Son arme était légale, le numéro de série était visible et correspondait.
Les agents avaient visionnés les vidéos des caméras de surveillances d'un périmètre mesurant un kilomètre autour du quartier de Karine. Ils avaient espéré trouver des anomalies comme des personnes qui n'habitaient pas par là mais qui se trouvaient souvent dans les parages ou des personnes louches peut être même la voiture qu'ils cherchaient. Mais un kilomètre c'était énorme à quadriller et à analyser. Faire le trie entre les habitants, les amis des résidents qui viennent rendre visite, la famille des résidents, les voitures qui se perdent, les voitures prêtées... Il y avait 2 939 habitants au kilomètre² à Los Angeles. Le travail était Titanesque.
Le téléphone portable de Callen sonna.
- Salut Deeks, comment va Kensi ? demanda-t-il un peu inquiet. Bien, on va pas tarder. Reste vigilant, on ne sait pas ce qui peut se passer.
G raccrocha et regarda Sam et les deux autres.
- Kensi s'est réveillée. Sam et moi, nous allons rejoindre Deeks pour essayer de tirer certains points au clair quand Kensi se réveillera de nouveau. Eric et Nell...
- On continus d'éplucher les vidéos..., coupa Nell.
- Et on vous tiens au courant, finit Eric.
Sam et Callen quittèrent l'OSP amusés tandis que Nell et Eric se remettaient au travail, soulagés de savoir Kensi sortie de tous dangers. Ils s'avaient tous qu'une opération n'était pas gagnée tant que la personne ne s'était pas réveillée.
*** ***
Une fois de retour a l'hôpital, les garçons se dirigèrent vers la chambre de Kensi. Ils trouvèrent Deeks près d'elle. Il la regardait et n'avait manifestement pas remarqué la présence des deux agents. Enfin, c'est ce qu'ils croyaient jusqu'à :
- Elle dort encore.
Le blond se leva. Courbatu et fatigué, il se plaça au pied du lit blanc.
- Il faut la réveiller, dit Callen
- Quoi ? Elle vient de se prendre une balle ! Elle était a deux doigts de... commença à protester Deeks.
- Hey ! Tu aurais pu me laisser dormir, Deeks. Je viens de me prendre une balle, rala Kensi.
Sam et Callen furent amusés. Deeks,mi-figue mi-raisin, soupira. La blessée se souleva lentement. Elle regarda tour a tour les agents :
- Des questions ou c'est juste une visite de courtoisie ? demanda-t-elle.
- Est-ce que tu crois qu'on t'aurai suivie ? répondit soudainement Sam.
Deeks fut surpris, mais le fait qu'il ne se soit pas fait tiré dessus mais reconnu tout de même lui avait effleuré l'esprit mais dans ce cas ça voudrait dire que Kensi était la cible. Il n'aurait jamais du dormir, il aurait du monter la garde. Quel paresseux !
- Non, même si c'étaient des pros je les aurai remarqué. Je ne crois pas que je sois visée. Deeks ne pas connu de notre homme. Mais je n'ai toujours pas la moindre idée qui cela peur être. Un dommage collatérale de l'une de nos enquête avant que Dom ne meut peut être ? Mais je ne vois pas quand. Ou peut être une personne qu'on a coincé avec Dom... débita Kensi
- Elle parle de nouveau plus que moi, se moqua Deeks.
Sam et Callen, cependant, méditaient les paroles de la brune. Elle commençait à s'assoupir de nouveau mais visiblement se battait pour rester éveillée.
- Vous pourriez apporter des dossier ici, je les examinerai avec Deeks et vous ferrez pareil de votre côté, proposa Kensi.
- Tu est sure que tu en seras capables ? questionna Sam.
- Si Deeks me laisse dormir un peu, je pense que oui, approuva la blessée avec un petit sourire.
Sam et Callen acceptèrent l'idée de la brune et s'en allèrent en lui demandant de se reposer avant qu'ils ne reviennent. Elle les remercia avec un sourire. Deeks la fixait.
- Tu as besoin de quelque chose ? s'inquit-il soudainement sans la lâcher du regard.
- Non, ça ira Deeks, sourit-elle.
- Tu leurs caches quelque chose.
C'était une nouvelle fois plus une affirmation qu'un question. Le blond regardait toujours sa coéquipière. Elle évitait son regard. Elle était agent du NCIS. Elle faisait des missions d'infiltrations qui reposaient sur le mensonge et pourtant quand il s'agissait de Deeks, elle n'arrivait pas à être convaincante. Elle soupira et lui avoua :
- Il ya déjà deux ans... commença-t-elle. J'ai cru voir Dominic. Je sais qu'il est mort ! Ne t'imagines pas que le chagrin m'a fait perdre la tête. Il est bien mort. C'était bien lui qui est mort. Hetty... Ce n'était pas une mission. Hetty ne nous aurait pas fait ça. Mais, j'ai cru le voir. Et maintenant, je me demande si ça n'a pas un lien.
Deeks, toujours les yeux rivés sur elle, lui fit un sourire carnassier.
- Tu deviens folle, princesse !
Kensi qui avait les yeux embués se mit a rire mais s'étrangla vite à cause de la douleur.
- Je t'interdis de m'apeller une fois de plus comme ça, menaça le brune.
- Qu'est-ce que tu comptes me faire dans ton état ? ria son coéquipier.
La porte s'ouvrit et une infirmière rentra.
- Vos papier s'il vous plaît belle demoiselle, demanda Deeks.
Kensi leva les yeux au ciel. Marty Deeks restera Maty Deeks dans toutes les situations. Une fois l'identitée vérifiée, l'infirmière commença les soins. Galant, l'agent alla attendre dans le couloir. Quand l'infirmière sortie, il retourna dans la chambre. Kensi était en train de lire une lettre. Elle leva la tête vers lui, les yeux remplis de larmes. Deeks s'approcha et lut le papier qu'elle tenait.
<< Tu as tué la personne a laquelle je tenais les plus au monde. Tu as froidement abattue Dominic. Il me mentait pour me protéger. Je te ferais souffrir.
PS : Ta mère est une femme charmante.>>
Deeks croisa le regard de Kensi.
-Ils ont ma mère, gémit-elle.
Elle avait voulu se lever en même temps. Mais sa blessure s'ouvrit. La sang commença a tacher son bandage et elle s'écroula en sanglot. Deeks décrocha son téléphone pour prévenir Sam et Callen. Il sorti de la chambre pour trouver l'infirmière. Par chance, elle sortait de celle d'à côté.
- Excusez-moi, le billet que vous avez donné a ma collègue, qui vous l'a remis ? demanda poliment le blond en proi à une grande agitation.
L'infirmière parût déconcertée.
- Je ne sais pas, il m'a dit qu'il était le petit ami de l'occupante de la chambre ou est votre amie. Il disait qu'ils s'étaient disputés et que ce billet lui demandais pardon.Mais j'ai trouvé ça étrange car il est tout de suite parti, se rappela-t-elle. Il y a peut être trente minutes, je pense mais je devais commencer mes rondes...
Deeks remerci l'infirmière et appela Eric.
- Eric, visionne les caméras de surveillance de l'hopitale. Un homme qui parle à l'infirmère Denise Crowler il y a trente minutes environ.
Quelques instants plus tard Eric rappela. Il avait fait un triple appel entre les téléphones de Callen, celui de Deeks et le sien.
- Les gars ? apella Eric.
- On t'écoute, déclara Sam.
- Je suis là aussi, avertit Deeks.
- Sam, Callen, vous allez pas en revenir, prévient la grosse tête.
- Eric arrête de nous faire attendre, on arrive chez la mère de Kensi dans quelques instants, râla Callen.
- L'homme sur la vidéo est Malcom Tallridge, notre bon vieux chef de milice.
Une surprise que j'espère vous ferra hurler ! :p Bonne lecture ! ♥
Kensi était dans son lit d'hôpital. On venait de lui changer ses bandages. Deeks était à côté d'elle. Il avait essayé de lui parler plusieurs fois, mais le jeune femme ne répondait jamais. Elle se contentait d'attendre. Après lui avoir dit que leur homme était Tallridge, elle avait cessé de parler. Elle avait seulement dit :
- Il ne connaissait pas l'existance de Dom, ça n'a pas de sens.
*** ***
Sam et Callen, après s'être remis de leur surprise avaient décidé de faire une chose à la fois. D'abord, ils iraient voir la mère de Kensi. Ensuite, direction la maison de Karine Thorne. Il fallait qu'il trouve le lien entre la jeune femme et Tallridge.
La maison de la mère de Kensi était superbe. Son remariage lui avait valu une bonne situation. Cependant, la porte était grande ouverte.
- Ça ne se présente pas très bien, remarqua Sam.
Les deux agents sortirent prudemment de la Challenger. G fit un mouvement circulaire de sa main avec son index levé. Sam, fit le tour de la propriété. Callen, arme au point, pénétra dans la maison. Des signes de luttes évidentes étaient visibles. Les fauteuils étaient renversés et le canapé de travers. L'ancienne madame Blye avait du se défendre. Les vitres étaient cassées, les vases en miettes. G ramassa un cadre cassé. Une photo de Kensi étant petite s'y trouvais encore. Mais elle était tachée de sang. Un détail qu'il ne faudrait pas révéler à Kensi. Enfin, pas tant que ce ne sera pas nécessaire. Il continua de parcourir la pièce du regard. Sam le rejoint quelques minutes après.
- Il y a des douilles dehors sur la terrasse. La mère de Kensi c'est débattue. Il y a du sang. Soit elle est blessée, soit... commença Sam.
- Elle a blessé l'un des hommes, finit Callen.
- Kensi va être furieuse, prévient l'agent.
- Je sais, pauvre Deeks, compatit G
Les deux agents prirent leur téléphone. Sam appela Hetty pour la prévenir des avancés de l'enquête et Callen demanda à Eric de visionner les vidéos relatives à la rue et aux alentours de chez madame Feldman. Eric et Nell, à cran a cause de l'enquête, s'énervèrent pour trouver des réponses mais comme elles tardaient à venir Eric de mauvaise humeur leur dit :
- Je vous préviens quand on a du nouveaux, les gars, et il racrocha, de mauvaise humeur.
Nell qui était près de lui essaya de le rassurer.
- Tu ne peux pas tout trouver en quelques secondes à chaque fois, Eric, dit-elle gentillement.
- Dit la fille qui trouve tout ce qu'on lui demande en une fraction de seconde, répliqua-t-il assez méchamment.
La jeune femme vexée, lui tourna le dos.
*** ***
Sam et Callen faisaient part de leur découvertes à Kensi et à Deeks en oubliant les passages avec le sang et les douilles. Quand ils arrivèrent à la perquisition de la maison de Karine Thorne, les deux agents parurent gênés.
- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda Kensi, inquiète.
- On a rien trouvé qui reliait Tallridge mais on il y avait des photos de filature chez Thorne, commença Sam.
- Toutes de toi, termina Callen.
L'agent donna les photographies à Kensi. Sur l'une d'elle, on ne voyait que le visage de la brune baignée de larmes. Sur une autre, elle avait un bouquet de fleur dans les bras. Un bouquet de roses blanches. Sur une troisième elle retournait à sa voiture, on pouvait voir des tombes. Visiblement, elle était dans un cimetière. Les photos dataient toutes d'hier matin.
- Depuis trois ans hier, je vais chaque années sur la tombe de Dom. Une seule fois. Trois fois en tout. Je ne pensais pas que se serait si dangereux ! clama le jeune femme. Elles ont toutes étaient prises hier matin. Je suis désolée, les gars, soupira Kensi.
Sam et Callen étaient visiblement aux prises avec plusieurs réponses. Fallait-il la blâmer ... ? Ce n'était pas une faute grave, d'autant plus qu'elle s'était faite prendre en photo une seule foi. Mais une de trop. Pourtant, y aller une seule fois par ans... le risque n'était pas grand.
- Ce qui est fait est fait, pas la peine de revenir dessus. Maintenant, il faut trouver des solutions et des réponses, déclara Deeks.
Kensi le remercia du regard et Sam et Callen hochèrent la tête d'un même mouvement pour montrer leur accord. Le brune se leva. Elle ne tangua pas. Elle ne gémit pas. Elle attrapa au vol ses affaires qui consistaient en un seul pantalon. On avait du lui couper son T-Shirt pour l'opérer en urgence. Elle s'enferma dans la salle de bain. Quelques minutes plus tard elle ressortie. Elle s'était habillée mais avait gardé la chemise de l'hôpital. Elle avait une queue de cheval un peu mal fichue mais les garçons ne firent pas de remarques.
- Deeks et moi allons me cherche de quoi m'habiller, ensuite j'irai voir Hetty et j'aiderai Nell et Eric a visionner les vidéos. Peut être que j'y verrai une personne qui ne devrait pas être là. En plus de Tallridge.
Comme les trois hommes la regardaient avec un drôle d'air, elle reprit :
- S'il vous plaît ! C'est ma mère qui est en danger ! Je veux pouvoir aider ! supplia-t-elle les larmes aux yeux.
- Je signe ton bon de sortie et j'en prend la responsabilité, soupira Deeks.
Une fois de plus, la brune le remercia des yeux. Sam et Callen ne purent qu'accepter. Il sortirent en leur disant qu'ils se retrouveraient dans une heure maximum a l'OSP sinon Kensi devrait retourner a l'hopital se soigner. La brune avait promis et les avait regardé s'éloigner.
- Je ne te quitte pas d'une semelle, quoi que tu dises ! prévint Deeks.
Kensi souffla.
- Deeks, tu as raison et je veux bien de ton aide. Quoi que je veuille vous faire croire, ma blessure me fait mal et j'ai besoin de ton aide, concéda la jeune femme.
Les deux agents se mirent en route, lentement. Kensi avait mal à la tête. Le monde autour d'elle tanguait. Sa blessure recommençait à saigner. Ils signèrent les papiers pour la sortie de la jeune femme. La voiture de Deeks n'était pas garé loin. Kensi en était secrètement ravie. Étonnamment, la voiture du blond était très propre !
- J'avais un rendez-vous hier, se justifia Deeks.
Kensi secoua la tête, exaspérée. Deeks n'avait pas de rendez-vous hier soir. Il était resté a l'hopital ! Mais sa vie privée ne la regardait pas et Kensi ne lui fit pas remarquer l'étrangeté de sa déclaration. Deeks démarra la voiture et alla en direction de chez sa coéquipière. Après une vingtaine de minutes de route, ils se garèrent devant la porte. Kensi ouvrit la bouche mais Deeks l'intérompit :
- Je viens avec toi, déclara Deeks avec force.
Kensi ouvra sa portière en souriant. Qu'est-ce qu'il pouvait être charmeur ! Une fois chez elle, elle s'assit sur son canapé pour reprendre son souffle. Son partenaire fit comme si de rien était. La brune se leva et pénétra dans sa chambre. Elle prit le premier T-Shirt qu'elle vit et repartie dans le salon. Deeks était figé sur place, aux aguets.
- Ce ne va pas ? demanda Kensi.
- Est-ce que tu as un minuteur ? questionna le blond.
Le regard de sa coéquipière lui donna la réponse. Deeks réagit vite. Il prit Kensi dans ses bras et se mit a courir aussi vite qu'il put. Une fois sur le perron, il ne s'arrêta pas, il alla de l'autre côté de la rue et déposa Kensi sur le sol. Son épaule lui faisait mal. Ils se retournèrent au même moment, juste à temps pour voir la maison de Kensi voler en éclat. La voiture de Deeks ne fut pas en reste. Elle fut engloutie par les flammes. Son T-Shirt an main, Kensi gémit et s'évanouie. Les flammes créées par la bombent montaient de plus en plus haut dans le soleil couchant. Deeks composa le numéro de Callen.
A SUIVRE
Kensi s'éveilla difficilement. L'angoisse commença à la tenailler dès qu'elle ouvrit les yeux. Elle ignorait où elle était : la pièce dans laquelle elle se trouvait était visiblement une chambre. Les murs étaient gris et nus mais respiraient la rénovation. Le lit était grand et partageait l'espace avec une petite commode qui disparaissait sous les cadres. La brune se leva lentement. Mais la douleur qu'elle attendait ne se fit pas ressentir. Son épaule n'était plus autant douloureuse mais sa tête … ! On avait du lui injecter de la morphine et d'autres produits pour apaiser la douleur pendant son sommeil. D'ailleurs, ses pansements avaient été changés. Les quelques pas qu'elle fit pour atteindre le meuble lui parurent cependant infinis. Son corps était lourd et le monde tanguait. La jeune femme prit l'un des cadres et le regarda attentivement. Une photo d'elle et Deeks ornait l'encadrement. Elle se souvenait d'avoir pris cette photo. C'était peu après la mort de Renko. Dans un photomaton. Deeks avait prévu une sortie dans une fête foraine pour toute l'équipe, histoire de se changer les idées. Kensi reposa la pièce de bois et en pris une autre. La encore elle vit Deeks mais il était accompagné de Callen et de Sam mi-grognons mi-rieurs. Sur une autre photo, la brune pouvait voir Nell et Éric ensemble, puis Éric et Deeks, Deeks et Nell, Deeks et... Hetty ! Devant toutes les autres, on pouvait cependant voir un cadre en forme de médaillon. La photo comportait tous les membres de l'équipe... C'était une très belle photographie. Ils souriaient tous. Ils avaient l'air heureux. Ils étaient tous ensemble. Kensi fut émue. Il n'y avait aucune autres photos qui pouvait être témoins d'autres amitiés ou d'une famille. La brune comprit que son coéquipier considérait l'équipe comme sa famille. D'une certaine manière c'était vrai pour chacun d'entre eux.
- Tu as finis de fouiller, dit une voix derrière elle.
Kensi se retourna et remarqua Deeks. Vu son air, il devait être là depuis un moment.
- Tu aimes ma collection ? demanda-t-il en s'asseyant sur son lit.
Il avait apporter un plateau repas. Un sandwich fromage, salade, ton, tomates, épices fortes avec un verre d'eau avec quelques comprimés. La brune vint s'assoir à côté de lui et commença a grignoter son repas. Les deux agents ne parlèrent pas jusqu'à ce que Kensi eu finis d'avaler son sandwich. Elle mangeait lentement. Elle ne voulait pas forcer son estomac et qu'il y ait un risque de rejet. Sa blessure l'avait affaiblie, elle n'avait pas faim mais pour reprendre des forces et être utile il fallait qu'elle se force à manger.
- Merci, Deeks.
La jeune femme avait remercier son coéquipier sur un ton doux. Il avait un petit sourire gêné. Il ne disait toujours rien.
- J'en ais des comme ça moi aussi, recommença-t-elle en désignant les photos.
Ravi qu'elle ne se moque pas de lui, Deeks la regarda son amie.
- Les autres nous attendent à l'OSP. Je viens de raccrocher avec Callen. Il y a du nouveau... commença le blond.
Mais il n'eut pas le temps de finir sa phrase que Kensi était déjà à la porte.
- Hey ! Kensi, attends ! Tu pourrais prendre le temps de prendre une douche ou au moins de te changer, proposa-t-il.
La brune voulait lui hurler dessus. Lui dire qu'ils n'avaient pas de temps pour ce genre de chose. Que sa mère était en danger. Que sa maison avait explosé ! Qu'elle n'avait plus rien à se mettre sur le dos à part ce qu'elle portait puisque tout avait été anéanti dans l'explosion. Le blond se leva et la prit par les épaules. Il voyait bien qu'elle était en proie à une grande agitation.
- Hey, répéta-t-il plus doucement. Tu n'es pas seule et si tu mets cinq minutes de plus pour aller a l'OSP personne ne t'en voudra. Il avait un sourire... Et c'était comme s'il lisait dans ses pensés. Et j'ai des fringues pour toi, reprit-il. Enfin... Tu te rappelles quand j'avais bousillé ton jean et ton haut, il y a trois mois … ?
En disant ça, Deeks lui avait sorti ses vêtements. Kensi s'en rappelait, oui. Mais elle n'aurait jamais pensé qu'il les aurait gardé ! C'était mignon... Mais également très étrange ! Son jean était délavé et parsemé de tache rouge. Son haut qui était censé être bleu marine était devenu bleu... pale très douteux.
- Je t'attends... dehors, dit-il en désignant la porte avec un petit sourire moqueur. Sa phrase pouvait être une affirmation comme une question.
Kensi lui jeta un de ses regards "tire toi sinon je te tue" et le jeune homme partit dans un grand éclat de rire.
- On te t'a jamais dit que tu était craquant quand tu était en colère ? demanda-t-il en riant.
*** ***
Sam et Callen étaient à leurs bureaux. Ils attendaient Deeks et Kensi. L'agent de liaison les avait appelé il y a 20 minutes en disant qu'ils arrivaient. En haut, Nell et Éric mettaient au point les informations qu'ils avaient réunis. Comme ça, leur exposé aux agents sera fluide et précis. Ils n'auront plus qu'a déduire et agir. Nell ne parlait plus à Éric mais ça ne freinait en rien leurs investigations. Le jeune femme avait travaillé sur les vidéo de la fusillade pendant qu'Éric, lui, travaillait sur celle de la maison de madame Feldman. Il avait procédé de la même manière: déduire un périmètre et faire le tri. Mais il y avait eu quelques pépins : les images étaient vérolées. C'était la raison pour laquelle il n'avait pas pu donner d'informations à Callen et à Sam hier. Et la raison de sa dispute avec Nell. Il n'aimait pas échouer ou ralentir ou ne pas avoir de réponse ou... Bon ! Il avait mal réagit envers Nell quand elle voulait le réconforter alors qu'il était en train d'échouer. Mais maintenant, il s'en voulait. Il n'était pas macho mais il avait quand même sa fierté. Mais Nell était son amie...
- Je suis désolé Nell, je n'aurai pas du te parler comme ça hier, dit-il sans se retourner.
La jeune femme ne semblait pas avoir entendu. Éric se retourna et trouva Nell en grande réflexion. En plus d'être intelligente, elle était belle. Une combinaison diabolique … !
- On a déjà comparé les visages des deux vidéos mais ces hommes... Ils ont bien du arriver par quelque part, non ? Je veux dire... S'ils sont avec Tallridge, ils doivent avoir des activités pas très légales.
Nell donnait l'impression de parle au mur pour faire avancer sa réflexion mais elle se tourna vers Éric et le questionna du regard.
- On devrait comparer les visages qu'on a pu tirer des vidéos avec celle de différentes gares et aéroport. Nell tu es un génie ! s'écria le blond.
Le technicien opérateur tendit sa main a l'analyste. Ils firent leur poignet de main et Éric fut content qu'elle l'eut pardonné. Après plusieurs manipulations sur deux ordinateurs, les deux "informaticiens" eurent une touche.
- Ils vont adorer... commença Éric avec un sourire.
- Et détester, continua Nell.
*** ***
Deeks conduisant le plus prudemment possible tout en roulant vite. Kensi était à cran : pas la peine de la faire attendre plus longtemps. Elle ne cessait de lui demander si Éric et les autres ne lui avait vraiment rient dit, s'il disait ça pour ne pas qu'elle ne...
- Kensi ! Tais-toi ! Tu vas me rendre dingue ! hurla Deeks.
La concernée se renfrogna mais ne dit rien jusqu'à leur arrivé à l'OSP. Quand elle vit Callen et Sam, les deux agents n'eurent pas le temps de lui demander de ses nouvelles qu'elle leur demandait ce qu'il y avait de nouveau dans l'enquête. Les deux garçons ne purent que lui indiquer la porte du centre de commandement.
- On a qu'à le demander à Nell et à Éric, dit simplement Callen.
Les quatre agents montèrent les escaliers. Une fois dans la salle, Sam lança le traditionnel "Du nouveau Éric ?"
- Nell et moi avons bien avancé. On a comparé les vidéos de la fusillade de Kensi et celle de madame Feldman...
- La fusillade ? demanda Kensi prête à exploser.
On pu entendre le "oups" d'Eric juste avant que le jeune femme n'explose.
- Quand est-ce que vous contiez me dire que ma mère à essuyé des tires ? Elle se retourna vers Deeks. Et toi ! Tu m'avais dis que tu ne me cachais rien ! Deeks essaya de se défendre mais il n'en eu pas le temps. Comment pouvez vous...
- Deeks n'en savait rien Kensi et on ne te l'a pas dit parce qu'on avait peur que ça complique ta blessure. Le docteur nous a bien spécifié... commença Sam.
- Oui, c'est bon, coupa la brune à bout de souffle. Sans le vouloir, elle venait de donner raison au bon docteur. Continu Éric, finit-elle par dire.
Éric ne se le fit pas redire deux fois.
- Donc, notre idée était que les hommes de Tallridge, ceux qui étaient chez Karine Thorne étaient les même que ceux de chez la mère de Kensi. On a comparé les visage sur un périmètre de un kilomètre autour des deux maisons. On a comparé les visage et on a relevé cinq hommes qui revenaient dans les deux vidéos. On en a identifié trois mais on cherche toujours pour les deux autres, enchaîna Éric.
- Si ils sont tous là, ça veut dire qu'avec Tallridge ils sont six, continua Nell.
- Qui sont les hommes que vous avez identifié ? demanda Kensi.
Éric afficha le visage d'un homme blond, la quarantaine. Il était ridé et une cicatrice lui barrait le visage. Ses cheveux lui arrivait jusqu'au cou. Les yeux d'un noir violent, il n'inspirait pas confiance.
- On vous présente Sidonin Crolin, désigna Nell.
- Et voici, Michael Liburth, montra Éric.
C'était un homme de haute stature. Musclé et au visage rapiécé. Le cheveux aussi noir que ses yeux et la peau blanche là où il n'y avait pas de cicatrices.
- Et enfin, Lionel Thorne, afficha Éric.
La ressemblance avec Karine était surprenante. C'était une version masculine de la demoiselle. Les trais fins, un beau visage et une force douce.
- Les deux premiers sont des mercenaires qui sont interdit de visite en Amérique, précisa Nell.
- Et Lionel Thorne était un étudiant en physique supérieure... Il peut amorcer n'importe quelle bombe, prévint Éric.
Les quatre agents se fixèrent un moment. Callen allait distribuer les choses à faire mais :
- Ce n'est pas tout, les gars, dit Éric.
- Un corps à été retrouvé au Lincoln Park, continua Nell.
- Celui de... Karine Thorne, finit le blond à lunette en affichant les photos de la scène de crime. Une exécution.
Kensi laissa échapper une plainte. Évidemment tout le monde pensait comme elle. Ils avait supprimé Karine et bientôt se serait peut être le tour de la mère de Kensi.
A SUIVRE
Un épisode très calme mais nécessaire pour mettre en place la suite. Je reviens sur plusieurs éléments pour clarifier certains points. J'espère que vous lirez ce chapitre avec autant de plaisir que les précédents. Et attendez vous que le chapitre suivant soit... haletant !
Callen réfléchissait à ce que tout ça signifiait. Les trois autres agents aussi. Mais quand Nell les interrompis, se fut pour leur redonner un peu espoir.
- Les gars ! Écoutez-ça. J'ai des contactes aux renseignements et ils sont surs que nos hommes ne connaissent pas vos visages, seulement celui de Kensi. Car Tallridge était surveillé sous un faux nom. Brandon Bieler. Je leur ais aussi demandé les lieux où il allait, avec qui il y allait et les différentes informations qu'ils pourraient nous servir. Alors ! On sait que Tallridge va dans un bar, toujours le même. Le DirtyLoveClub, l'adresse est déjà sur vos mobiles. Ensuite, ils confirment que les trois hommes qu'on a remarqué sur les vidéos sont les hommes de mains de Tallridge. Ils ne sont jamais séparé. L'ancien chef de milice est devenu un peu plus paranoïaque qu'il ne l'était déjà. Il veut garder ses hommes près de lui autant que possible. Donc, notre bande compte bien cinq membres dont Lionel Thorne, Sidonin Crolin et Michael Liburth ainsi que nos deux hommes mystère. Et leur chef : Tallridge Malcom. Ils n'ont pas d'hôtel fixe. Ils en changent tous les deux jours sans schéma assez précis pour pouvoir prévoir leurs déplacements. Des portables prépayés, bien sur, qu'ils changent aussi souvent. Ils sont in-traçable mais approchable seulement par le club. Ce que je ne comprends pas c'est pourquoi ce club ? termina Nell.
- Ça c'est à nous de trouver, merci Nell, tu as fait du beau travail, remercia Kensi.
Éric n'avait suivit que d'une oreille les renseignements de l'analyste. Il tapotait sur son ordinateur et des dizaines de pages défilaient devant lui.
- Les amis, regardez-ça, dit-il. J'ai découvert l'identité des deux autres hommes, montra-t-il pas peu fière de lui. Celui là, c'est John Slawin et l'autre c'est son frère : Joshua Slawin. Tous deux membres de l'IRA mais exclut pour des raisons psychiatrique. Ils n'avaient pas le droit de porter une arme car jugés trop dangereux. Eux aussi ne sont pas censé être sur notre territoire. Ils portaient des cagoules mais avec les donnée biométriques j'ai pu comparer les images avec les vidéo de la boite, de la maison de Karine Thorne et celle de madame Feldman.
Tout le monde était pensif mais :
- Qui était dans la voiture qui a fait des tonneaux et qui a explosé dans ce cas ? demanda innocemment Deeks.
- Éric et Nell, découvraient pourquoi Tallridge et ses hommes fréquentent ce club en particulier. Je veux les antécédents de tout le monde : ceux qui y travaillent et ceux qui y ont travaillé, demanda Callen. Kensi et Deeks allez voir le légiste qui a pratiqué les examens sur le prétendu corps de Malcom. Je veux savoir pourquoi il y a eu cette bavure. Sam et moi nous allons faire un tour dans au DirtyLoveClub. Allez au boulot les amis ! commanda Callen.
Éric et Nell se mirent à taper le plus vite possible sur leur clavier pour engranger un maximum d'informations en un temps limité. Callen et Sam étaient déjà en bas. Kensi hésitait. Deeks ne l'avait pas remarqué mais arrivé au pas de la porte il se retourna et vit l'agent faire face aux deux autres.
- Merci, les amis, souffla Kensi.
L'analyste et l'opérateur lui sourirent et la brune partie. Deeks ne disait rien: ça agaçait prodigieusement l'agent qui savait que son cerveau bouillonnait. Il devait avoir des dizaines de répliques à lui sortir mais compte tenu des évènements il préférait ne rien dire et Kensi l'en remerciait... Intérieurement seulement !
*** ***
Sam et Callen essayaient des costumes. D'après les informations d'Eric, le club dans lequel il se rendaient était "huppé". Même s'ils ne savaient pas ce qui les attendaient et la raison pour laquelle Tallridge avait choisit ce club, aller sur place les rendrait plus crédibles. Ils auraient le temps de se faire une réputation. Callen choisit un costume marron à double boutonnière. C'est à se moment là qu'Hetty arriva. Elle s'écria que le pauvre homme n'aurait jamais assez de bon goût pour s'habiller correctement seul. Callen murmura un "Pardon maman" à peine audible qui lui valu des remontrance de la dame et quelques coups d'épingles a nourrice pendant qu'elle réajustait son nouveau costume. Il était noir et à la coupe simple. Une chemise blanche en cachemire faisait ressortir le noir pimpant du lin du complet. C'était délicat, discret mais tape à l'œil pour ceux qui s'y connaissait : les riches. Sam avait opté pour un costume gris confectionné dans la même matière qu'il rehaussa avec quelques bijoux "bling-bling". Ils virent passer Kensi et Deeks qui se rendaient à la morgue. Callen échangea un coup d'oeil avec le blond qui lui répondit par un hochement de tête. La brune n'avait rien vu. Callen donna une petite tape sur l'épaule de son coéquipier. Les deux hommes se séparèrent. Hetty leur avait prêté deux voitures. Deux voitures très chères. Elle avait bien insisté. Pas de course poursuite. Pas d'éraflure. Pas de rayure. Pas de tâche sur les sièges. Pas de déchirure. Pas la moindre marque ! Sinon... Elle n'avait pas finis sa phrase que les deux agents avaient juré de prendre soin des voitures. Callen avait rajouté "comme à la prunelle de mes yeux" mais Hetty lui avait répondu "Vu ce que vous faite de votre corps, je ne suis pas très rassurée monsieur Callen", ce qui avait déclencher un éclat de rire chez Sam.
*** ***
Deeks et Kensi étaient arrivés à la morgue. Ce n'était pas "leur" morgue. Le corps de Malcom avait été pris en charge par la police locale. C'était donc le service de la morgue de la police de Los Angeles qui avait fait les examens. Kensi pensait que si Rose avait eu son mot a dire,une telle bavure ne se serait jamais produite. Elle était méticuleuse. Elle faisait attention au moindre détail. La jeune femme inspira profondément pour se calmer. Il y avait bien des réponses à ses questions, il fallait qu'elle soit patiente et professionnelle et tout finirait bien. Mais qu'est-ce qu'elle était fatiguée ! Son bras recommençait à lui faire mal et sa tête n'avait pas cessée de tambouriner. Deeks ne faisait pas de réflexion sur la lenteur de son pas mais il ne faisait rien pour cacher le fait qu'il la tenait à l'oeil. Il fallait qu'elle s'asseye. Et rapidement. Mais Deeks semblait attendre qu'elle le lui demande. Soit pour prouver qu'elle avait vraiment besoin de se reposer soit parce qu'il ne voulait pas risquer une crise de colère de la brune. Dans la voiture, quand il lui avait proposé de s'arrêter manger un morceau parce que la pâleur de son visage lui faisait peur, elle l'avait assassiné du regard. Il n'avait plus quitté la route des yeux et le voyage se termina en silence.
- Salut Ern ! s'écria Deeks en entrant en trombe dans la salle de travail du légiste.
Le dénommé Ern se leva d'un bond et vint serrer Deeks dans ses bras.
- Deeks ! Quelle bonne surprise ! Qu'est-ce qui t'amène ici, mon vieux ? demanda l'homme.
- Est-ce que c'est toi qui a fait les analyses pour Malcom Tallridge. C'est une affaire qui date d'il y a plus de trois ans...
Deeks n'avait pas finit sa phrase que Ern se retourna à la volé et se précipita dans ses archives. Les meubles croulaient sous des tas de papiers. Mais en quelques secondes le vieille homme dégarnit trouva le dossier qui l'intéressait. Il le mit dans les mains de Deeks. Il était hystérique.
- Je savais que cette histoire viendrait me hanter. Je n'avais même pas fait un prélèvement que cette femme est arrivée pour me dire que le corps devait être transféré au NCIS ! Je savais que ce n'était pas normal. Aucun papier. Trop de petits détailles qui ne collaient pas... affirma Ern. Et quand j'ai appelé à la morgue pour savoir si le corps été bien arrivé on m'a dit qu'aucun cadavre ne devait arriver ! J'ai remplit un rapport bien sur.
Les deux agents étaient perplexes. Ils remercièrent le légiste avec force de poignet de main. Il n'avait pas remarqué la blessure de Kensi. La jeune femme du presque courir pour échapper à un énième au revoir.
- Les vidéos de surveillance sont gardées combien de temps ? demanda la brune une fois dans le couloir.
Le blond haussa les épaules et ouvrit une porte devant laquelle ils venaient de s'arrêter. C'était le locale de surveillance. Vide. Marty pianota sur quelques touches et la joie l'envahit.
- Il est marqué que les vidéos ne sont gardées qu'un mois, dit-il.
- Qu'est-ce qui te fait sourire alors, demanda Kensi en se laissant tomber sur une chaise. L'affaire date d'il y a plus de trois ans ! Pas de moins d'un mois.
- Si un rapport est rédigé, ils gardent la vidéo jusqu'à enquête ! Elle doit être par là, assura-t-il en montrant les étagères.
Des centaines de cassettes s'entassaient. Sur une colonne qui comprenait seulement une cinquantaine d'enregistrements il était marqué "Vidéos – Affaires Classées" sur toutes les autres on pouvait lire "Vidéos – Affaire Non Classées". Sur chacune il y avait un numéro qui correspondait à la date de l'enregistrement. Deeks eut vite fait de trouver la vidéo qui les intéressait. Il vérifia tout de même en l'insérant dans le magnétoscope. C'était bien la bonne. Il se retourna pour mettre Kensi au courant. Il fut surpris de la voir endormie sur la chaise. Il ne pouvait pas la porter à travers les couloirs du LAPD. Il était obligé de la réveiller. Quand il murmura son prénom pour qu'elle s'éveille doucement, elle ouvrit lentement ses yeux. Elle comprit ce qu'il se passait mais prit son temps pour se remettre les idées en place. Elle tituba plus qu'elle ne marcha jusqu'à la voiture. Une fois à l'OSP Deeks remit la vidéo à Éric qui commença la lecture. Juste au moment ou ils crurent voir le visage de la femme mystérieuse, il n'y eut plus que de la neige. Deeks poussa un grognement et Éric sortit son jargon mais après plusieurs secondes d'aparté il leur affirma :
… et donc il me faudra toute la nuit pour reconstruire la vidéo. Ce sont des pros nos gars, finit-il.
Et des assassins ainsi que des kidnappeurs, Éric, rappela Kensi de mauvaise humeur.
- Oui, je sais et c'est pour ça que nous allons les attraper, ria-t-il. Vous êtes les plus fort.
Kensi remercia Éric du regard. Elle avait été désagréable sans aucune raison et il lui donnait une porte de sortie gratuite. Nell et l'opérateur promirent de les tenir au courant de chaque avancé de l'enquête, fusillade ou pas. Les deux agents de terrains redescendirent à leurs bureaux. Il était déjà 17h... Ils étaient arrivés en milieu de matinée et entre les trajets en voitures, les briefings et les questions, la journée était bien avancée. Cependant, il n'y avait plus grand chose à faire. Sam et Callen étaient en mission d'infiltration, surveillés par Éric et Nell. C'était juste un repérage et non une recherche de preuve. Ils n'avaient pas à se mettre en danger et avoir du renfort sur place pourrait les faire découvrir. Les deux agents n'avait plus qu'à attendre les différents résultats. Mais dans le soucis de ne rien laisser au hasard, ils décidèrent de rester à l'OSP jusqu'à ce que Callen et Sam reviennent. Kensi alla s'allonger sur le canapé. Quelque chose l'a chiffonné depuis qu'ils étaient sortis du LAPD. Mais elle n'arrivait pas à déterminer ce que c'était. Deeks était lui aussi préoccupé... Il y avait décidément quelque chose qui ne collait pas dans cette histoire !
A SUIVRE
Callen et Sam n'auraient pas du aller en infiltration dans le club. Tallridge connaissait leurs visages. Ils avaient infiltrés la milice du paranoïaque il y a plus de trois ans. Et vu ce que cela avait coûté à Malcom, il n'avait pas du oublier leurs visages. Cependant, il était peu probable que le autres membres les reconnaissent. D'abord parce que Tallridge n'avait aucun moyen de posséder une de leur photo et après parce que même s'il l'ancien chef de milice avait donné une description des deux agents à ses hommes, tout le monde ressemblait à tout le monde à Los Angeles. Des hommes noirs, bien bâtit, sportif et rasé, il y en avait des tas. Tout comme les blancs … ressemblant à Callen. Ensuite, parce que quand les agents prenaient une autre identité, ils changeaient du tout au tout. Les modifications étaient non seulement intérieurs mais aussi extérieurs ! Leurs caractère... Leurs réactions... Et tout ce qui faisait qu'ils étaient eux étaient façonnés. Mais ils gardaient toujours une espèce de porte de secours pour redevenir eux même quand ils le voulaient. Et c'était pour cela qu'ils étaient de très bons agents.
D'après les informations de Nell, Tallridge et ses hommes n'arrivaient au club qu'à partir de la nuit tombée. Ce qui voulait dire que Sam et Callen avaient plus de trois heures devant eux pour glaner des informations et se faire une place. Pour limiter les risques et parce que c'était obligatoire, cette mission était suivie par Éric et Nell. Les deux agents avaient des oreillettes et des mini-caméras.
*** ***
Une Lamborghini noir se gara devant le DirtyLoveClub. Sam donna ses clefs au voiturier et parada d'un air fière jusqu'à l'hôtesse qui l'accueillit avec un large sourire.
- Que puis-je faire pour vous, monsieur, demanda-t-elle aimablement.
- Je suis Steven Grennier. Ca se pronnonce "Grénier", fit-il remarquer. J'ai récemment fait la connaissance d'un homme qui fréquente ce club et il me l'a très chaudement recommandé, annonça Sam de son air le plus impérieux.
- Je suis désolée monsieur Grennier, mais si vous n'êtes pas sur le liste ou si un membre du club ne vous a pas personnellement recommandé à nous, nous ne pouvons pas vous permettre d'entrer, s'excusa la femme, faussement confuse.
Sam prit son air le plus outré et hurla presque :
- Comment osez-vous ? Avez-vous bien compris qui j'étais ? Je viens de quitter Paul Draper ! Cet établissement...
- Puis-je vous aider monsieur... ? demanda un homme arrivé derrière l'hôtesse.
- Monsieur Grennier. Steve Grennier, se présenta Sam. Et vous êtes … ?
- Josh Cramber. Le directeur de cet établissement que vous alliez qualifier de … ? s'amusa Cramber.
- De négligé ! assena Grennier sans se démonter devant le directeur. Paul que je viens de quitter m'avait assuré que je trouverai du "réconfort" ici. Mais il me semble...
- Que si ce que vous dîtes est juste, c'est un malentendu, finit Josh Cramber.
Ce qui suivit avait été prémédité par l'agent. Le directeur du DirtyLoveClub allait téléphoner à Paul Draper. Il était vrai qu'il fréquentait ce club. Mais Éric était prêt. Il coupa l'appel du mobile du directeur à deux reprise. Ce dernier téléphona à la secrétaire du viticulteur. Pour que tout le monde attende les propos de la femme, Cramber mit le haut parleur.
- Bureau de monsieur Cramber je vous écoute, dit la voix de Nell à l'autre bout du fil.
- C'est Josh, Josh Cramber mademoiselle. Je ne pense pas vous connaître, votre voix m'ait inconnue. ..
- Je viens de remplacer la secrétaire de monsieur Draper. Stéphanie est tombée malade, coupa Nell. Que puis-je faire pour vous aider ?
- J'aurai voulu m'adresser à mon ami Paul, voyez-vous, mademoiselle, lança Cramber visiblement excédé.
- Monsieur ne veut pas être dérangé, s'excusa la fausse secrétaire.
- Pouvez-vous me confirmer un rendez-vous que votre patron viendrait d'avoir dans ce cas ? demanda le directeur.
- Ce n'est pas autorisé mais cela semble si important pour vous monsieur que je ferai une exception, minauda Nell. L'homme du rendez-vous en question se nomme... Steve Grennier, renseigna-t-elle.
Le directeur remercia la secrétaire d'un simple "merci" et raccrocha. Sam imaginait bien Éric et Nell faire leur poignet de main et se remettre au travail. Cramber ne fit pas d'excuse à Sam mais dénoua lui même le cordon qui empêchait quiconque de pénétrer plus loin. Il demanda à une serveuse blonde, grande et bien faite d'accompagner "monsieur" dans la carré VIP. Sam se laissa entraîner par la jeune femme. La pièce dans laquelle il fut installé était somptueuse. Les murs étaient fait de cuire lustré. Les fauteuils avaient la largesse de banc de cantine. Un mini bar était cassé dans un coin de la pièce et bien remplit. Derrière on pouvait voir plusieurs vitrines qui contenaient des verres et des alcools de différentes formes, de différentes couleurs. Un grand écran ornée un pan du mur qu'il partageait avec un chaîne stéréo qui semblait très puissante. Au centre de la pièce, une table basse en verre brillait. Dessus, il y avait plusieurs boites. Sam en ouvrit une et senti un cigarre.
- Mmmmh, premier choix, huma-t-il.
- Mettez vous a l'aise, une serveuse viendra dans quelques instants pour vous servir. Elle sera à votre disposition, susurra la blonde.
Sam n'accorda pas un regard vers la femme et s'assit pour attendre. Quelques minutes plus tard Callen entra, fou de rage et se jeta sur lui. Sam riposta et envoya valser son partenaire contre le mur sous les cris de deux serveuses. A ce moment là Cramber entra visiblement aussi furieux que Callen.
- Monsieur Slickvak ! Protesta le directeur.
Callen regarda l'homme avec toute la hargne dont il pouvait.
- Cet espèce de cancrelat puant m'a volé dix million de dollar ! hurla-t-il.
- Non, je les ais gagné, corrigea Sam calmement.
- Je me fiche de vos antécédents personnels, dit calmement Cramber. Dans mon club je ne veux pas de bagarre, suis-je bien clair ? demanda le directeur. Monsieur Grennier vous offrira quelques rafraîchissements pour se faire pardonner d'avoir visiblement était plus malin que vous. Étant donné que c'est son premier jour au sein de notre club et qu'il en ait de même pour vous, je vous conseille de faire "copain-copain", termina Cramber.
Et sans un mot de plus, il partit. Sam et Callen étaient figés sur place. En même temps que d'avoir évité que deux hommes se battent dans son club, cette homme venait de les menacer, de les insulter et de les réconcilier en se moquant d'eux. Il faisait fort. Il était fort. Mais les deux agents ne se démontèrent pas. Ils continuèrent à jouer leur rôles. Il y avait des caméras et Cramber devait les espionner. D'abord avec prudence, comme deux hommes qui n'avaient pas confiance l'un envers l'autre, il engagèrent une conversation. Sam s'excusa que leur pari d'hier soir n'était pas très "légal". Mais il ne pouvait pas revenir dessus. Ses "acheteurs" avaient déjà livré la marchandises à quelqu'un d'autre. Callen à son tour, lui avait dit qu'écouter un espèce de terroriste à la manque qui lui disait qu'un homme de confiance pouvait lui avoir des papiers pour faire rentrer quelqu'un aux Etats-Unis avait été stupide de sa pat. Et qu'il l'avait été encore plus quand il avait proposé de jouer l'ensemble des papiers commandé aux cartes. Après quelques secondes de silence Callen soupira et tendit la main à Sam :
- Vous êtes un sacré joueur, monsieur ...? Pardonnez-moi mais je vous ais reconnu mais je ne me souviens plus de votre nom.
- Steve Grennier, monsieur … ? demanda a son tour Sam.
- Slickvak. James Slickvak, Slick pour les amis, se présenta Callen.
Les deux hommes se serrèrent la main. Signe que le passé était révolu et qu'ils pouvaient commencer à jouer la carte de l'amitié. Si ce mot là existait entre deux escroc. Callen questionna Sam sur ses "activités professionnelles". Sam bomba le torse et raconta à son nouvel ami qu'il venait de se faire un place sur la marché du vin. Il rajouta quelques détails que lui souffla Éric dans son oreillette. Sam parla longuement du vin, de sa culture et des "avantages" qu'il apportait. Comme par hasard, une jeune serveuse leur apportèrent du vin : "cadeau de la maison", avait-elle dit. Les deux agents en infiltration échangèrent un discret regard. C'était un teste de la part de leur hôte. Éric avait du leur confectionner des identité en béton qui avait résister aux vérifications du directeur Cramber mais il voulait quand même vérifier. Sam n'hésita cependant pas a prendre le verre d'alcool. Il en huma les parfums et décrit le mieux possible les différentes odeurs. Il repoussa quelque peu son verre, assez pour qu'il rentre dans le champ de sa mini-caméra pour qu'Eric ait une image de la couleur. Ensuite il en goûta quelque gorgés. Il en décrit minutieusement les saveurs.
- C'est un Cheval-Blanc de 1947, un vin très rare et coûteux Sam, prévit Nell.
Sam récita ce que lui disait Nell et Éric à propos de ce fameux vin. Vint ensuite le tour de Callen d'être interrogé. Il se présenta comme un marchant d'arme Russe, immigré avec sa famille dès son plus jeune âge. Il était retourné dans son pays et avait repris la société de son grand-père en la faisant fructifier avec des méthodes "si conventionnelles de nos jours". Les deux hommes se sourirent d'une façon assez équivoque : ils étaient véritablement ce qu'on pouvait appeler des criminels aux yeux de la loi. Cependant, le temps avait filé. Il devenait urgent qu'ils fassent leurs sorties. Après quelques verres, Sam prétexta la rencontre avec un client. Il prit congé de Callen en lui promettant de refaire bientôt "affaire" ensemble. Callen s'attarda dans la pièce. Il regarda attentivement le bar. En négligeant de manière consciente qu'il était filmé et surveillé, il subtilisa une petite bouteille d'alcool. En sortant du club, il croisa Cramber. Il le remercia mille fois et se montrait très démonstratif. C'était évident qu'il avait quelque chose à cacher : il avait gardé sa main dans la poche qui contenait le flacon de whisky !
*** ***
A l'OSP, Kensi se réveilla en sursaut. Deeks, qui s'était endormi dans le fauteuil d'à côté se réveilla d'un bond, groggy. La brune se mit à parler vite et d'une manière incompréhensible. Deeks, surpris par tant de véhémence, ne comprit pas tout de suite qu'elle parlait de l'enquête. Il était amusé et laissa Kensi parler. Enfin, jusqu'à ce qu'elle lui mit un coup dans l'épaule. Consciente qu'il ne comprenait rien de ce qu'elle disait, Kensi reprit son souffle et recommença d'une voix calme qui se voulait calme et posée :
- Il y avait quelque chose qui me tracassait depuis pas mal de temps et je viens de trouver ce que c'est, expliqua-t-elle.
Malheureusement, elle fut coupée par un coup de fil d'Éric. Deeks décrocha mais ce fut la jeune femme qui parla :
- Si ce n'est pas vital, Éric, je te tue ! dit-elle a cran.
- On a retrouve un corps chez toi Kensi, sous les débris, répondit le concerné hésitant. On est en multiples conversations, les gars vous m'entendez ? Vérifia-t-il.
- Je suis là, annonça Callen.
- Moi aussi Éric, confirma Sam.
- Éric, dis-moi que ce n'est pas... commença Kensi en agrippant la main de Deeks.
Elle serrait tellement, que le blond du se mordre la langue pour ne pas hurler de douleur.
- Non, ce n'est pas ta mère, coupa Éric. C'est Lionel Thorne.
Kensi hésitait entre être rassurée pour sa mère, elle devait toujours être vivante, ou horrifiée, une mort pouvait en entraîner une autre... Elle lâcha la main de son coéquipier et se massa les tempes. La douleur de son bras s'était atténué mais pas tout a fait, et combiné a celle de sa tête...
- Je n'ai pas finis, prévint Éric. Il avait du latex modifié sur le visage.
Deeks et Kensi montèrent en haut pour retrouver Nell et Éric. Il était stupide de rester an bas alors qu'ils pouvaient voir des photos qui les aideraient peut être. Sur le grand écran, le corps de Karine pris en photo prenait toute la place. Kensi eut un mouvement de recul. Le dernier qu'elle avait eu a la vu d'un cadavre avait été lors de sa troisième enquête en tant qu'agent du NCIS de Los Angeles. Cela remontait à longtemps. Une éternité.
- De quoi pourrait provenir ce "latex modifié" ? demanda Deeks.
Pendant qu'Éric pianotait sur son clavier, Nell donna un comprimé à Kensi avec un peu d'eau. L'agent la remercia et reporta toute son attention sur l'enquête.
- D'après les informations que j'ai pu trouver, la formule de ce latex n'est utilisé pour qu'une seule confection, informa Éric.
Deeks s'était retenu de faire des blagues douteuses sur le sujet mais il était visible que ça le démangeait alors le blond coupa court :
- On l'utilise pour faire des masques.
- Heu... Tu veux dire comme dans les films de Mission Impossible ? demanda Deeks, en voyant défiler les photos que téléchargeait Éric sur les société qui fabriqués ces masques.
- Oui, tout à fait, affirma Nell.
- Je croyais que ce n'était que des effets spéciaux, intervint Callen.
- Non, pas du tout, les soldat qui font des missions à très hauts risques utilisent ces masques mais c'est rare et très chère, intervint Sam.
- Lionel Thorne à donc prit l'apparence de quelqu'un ces dernières 24h, récita Deeks. Et les hommes de Tallridge n'ont peut être pas les visages qu'on a trouvé. Et Tallridge n'est peut être pas Tallridge, soupira Deeks.
- Une histoire très alambiquée mes amis !
Hetty était apparue dans la salle. Kensi, Deeks, Nell et Éric se retournèrent, surpris. Pourquoi ces diables de portes ne faisaient-elles jamais de bruit quand Hetty les emprunté ?!
- Nous avons un cadavre qui a disparu, deux autres sur les bras, six hommes qui ne son peut être pas ceux qu'on croit, un kidnapping, un agent blessé, une maison détruite et... pas de réponses, résuma la directrice.
- En bref, oui, confirma Deeks.
- Je crois que j'ai une réponse, intervint Kensi. Ern, le légiste du LAPD je veux dire, sa main était colorée de vert sous les ongles quand nous sommes allés le voir avec Deeks.
- Je croyais que c'était du aux nombreux produits qu'il devait utiliser, avoua le coéquipier de la jeune femme.
- Oui et non, une coloration de ce type... commença Kensi.
- Peut être le résultat de certains produits qu'on aurait mélangé pour fabriquer... continua Sam.
- Une bombe, finit Callen.
Au même moment, Éric eut un "bip" sur son ordinateur. Il s'assit en vainqueur sur sa chaise et se retourna vers les autres. Callen et Sam pénétrèrent dans la salle au même instant.
- Qu'est-ce qu'il y a Éric ? demanda Sam.
Avec un large sourire, le concerné expliqua :
- J'ai pu reconstruire la vidéo que m'ont apporté Kensi et Deeks.
- Celle du LAPD ? questionna Callen.
- Oui, confirma Éric. Et la femme qui est venue prendre le corps de Tallridge n'est autre qu'Amélia Sountrec. La copine d'un certain Rodolphe Rumier. J'ai comparé les données biométriques de cet homme avec celle du Tallridge de l'hôpital et il correspond parfaitement. Notre homme n'est pas Malcom Tallridge mais Rumier. Il est étroitement lié avec Sidonin Crolin, Michael Liburth et les Slawin, sourit Éric, fière de sa découverte.
- Tout ça est parfait, commença Hetty, mais...
- Pourquoi se donner tout se mal ? finit Callen.
- Les amis, je crois que j'ai la réponse, intervint Nell. Karine Thorne et son frère avait tous les deux accès à des produits chimiques spéciaux comme ceux utilisé dans la confection de bombes radioactifs, continua l'analyste. Nous n'avons rien pu lier Karine à nos hommes après autopsie, mais les analyses montrent qu'elle est très faiblement radioactif, plus que l'anomal mais pas d'assez pour que sa santé en souffre subitement.Et des produits manquent au lobat ou travailleit Karine.
- Ces hommes préparent une attaque à la bombe, et radioactif en plus de ça, sur le sol américain, conclut Callen.
A SUIVRE
Un chapitre dont je ne suis pas très fière. Je le trouve trop court mais il est nécessaire pour que je puisse écrire la suite. Une petite surprise tout de même à la fin ! Bonne lecture et merci de me lire =)
Les quatre agents étaient figés sur place. Éric et Nell affichaient les informations qu'ils détenaient sur l'écran géant pour faire un point. Il fallait trouver la rapport avec Kensi et Dominic au plus vite. La bande de Rumier préparait une attaque à la bombe. Il fallait retrouver le corps de Tallridge, retrouver Amélia, et savoir où et quand Rumier projetait de faire exploser l'engin ou se qu'il prévoyait d'en faire.
- Bon ! Je distribue les devoirs, soupira Callen. Sam et moi allons retourner au club pour essayer de trouver des renseignements. Cette après-midi nous avons pu seulement nous établir et enlever tous soupçons. Maintenant, il est temps de passer aux choses sérieuses. Deeks et Kensi vous retournez au LAPD. Je veux savoir tout ce que sait cet "Ern". Allez, tous au boulot !
Kensi et Deeks partirent presque en courants. Sam se retourna vers Éric et Nell.
- Avez-vous trouvé un lien entre la bande de Rumier et Cramber ? demanda-t-il.
- J'ai peut être quelque chose mais c'est très mince. La coïncidence est plus qu' étrange...
- Éric, explique nous, nous n'avons pas de temps à perdre ! coupa Callen.
- C'est simple. Cramber a été renvoyé de l'armée en 1981 pour manquement à l'honneur. Rumier faisait parti de l'armée de l'air Russe. Il a été renvoyé pour manquement à l'honneur en 1981.
- Éric, … commença Callen qui commençait à s'impatienter.
- Ils ont étés tous les deux soupçonnés d'avoir monté un réseaux de contrebande entre les bases américaines et les bases russes. L'enquête à duré plus de cinq années. Rumier et Cramber ont été vendu par un informateur anonyme, expliqua Éric.
- D'accord, on a notre lien mais Tallridge, Kensi et Dom, dans tout ça ? s'étonna Sam.
- Tallridge se rendait dans le club de Cramber assez souvent. Les services de renseignement pensent que son club n'est qu'une façade pour son réseau de contrebande : armes, drogues, prostitutions... Tallridge devait se fournir en armes auprès de Cramber. Quand il a été tué, il a contacté son vieil ami Rumier et ont monté le coup. Kensi et Dom n'était qu'une diversion. Ils ont enlevé madame Feldman dans le but de nous pousser à la rechercher plutôt que de courir après eux. Mais simple hypothèse, soupira Nell.
- Très bonne hypothèse, confirma Éric.
Sam et Callen hochèrent la tête pour montrer leur assentiment.
- Mais Rumier et Cramber ne sont pas des terroristes. Ils veulent juste se faire de l'argent. Il ne vont pas déclencher la bombe, … commença Callen.
- Ils vont la vendre ! Termina Sam.
*** ***
Deeks et Kensi étaient arrivés au LAPD. Il était déjà 20h passé mais le secrétariat leur avait annoncé que le légiste était de garde cette nuit. Kensi était furieuse contre elle même : elle aurait du faire le lien plus tôt ! Elle semblait prête à frapper quelqu'un. Elle avait se regard... Le noir... Il était terrifiant. A chaque fois qu'elle l'avait eu c'était en présence d'un "méchant" auquel elle avait donné une "petite correction". Deeks n'aimait pas la voir dans cet état. Avant qu'elle n'ouvre la porte, il en bloqua l'accès.
- Kensi, nous devons lui tirer les vers du nez, pas le tuer, essaya de plaisanter le blond.
- Qu'est-ce que tu crois ? Je ne vais pas le descendre ! s'indigna la jeune femme.
- Oui, mais, tu as ce regard, tu sais, celui que tu as avant de t'élancer dans un bottage de fesses en règle des méchants, hésita Deeks.
- Je suis agent de terrain du NCIS depuis plus longtemps que toi Deeks, siffla-t-elle. Je sais me contrôler et je le ferrai !
Deeks s'assombrit. La conversation prenait un mauvais tour, mais il devait en être sur.
- Il sait peut être où est ta mère et ce qu'ils en ont fait, souffla-t-il.
- Et tu crois que s'il ne me donne pas les renseignements que je veux, je vais lui tirer une balle dans la tête !? demanda Kensi d'une voix calme mais qui trahissait sa fureur.
Le fait qu'elle ait mimé sa phrase et qu'elle avait formé une arme avec sa main, ne rassura pas Deeks. Et encore moins quand elle tira sur la fausse détente.
- Oui, lâcha Deeks. Il ne te reste plus qu'elle...
- T'en fais pas. Il ne mourra que s'il m'attaque. Et comme tu dis, il ne me reste que ma mère alors tuer l'une des seule personnes qui pourrait me dire où elle se trouve serait stupide. Je le descendrais qu'en légitime défense, ça te va ? demanda Kensi.
Elle avait dit en se calmant et surtout avec son petit sourire d'excuse. Deeks fut rassuré et ouvrit la porte. Ce qu'ils virent les laissèrent bouches bées. La salle d'autopsie était sans dessus dessous. Les bocaux qui renfermaient les produits utilisés par le légiste étaient cassés et dégagés une forte odeur. La table qui portait les instruments était au sol et pleine de sang. Celle qui servait à découper les cadavres pour en faire sortir des réponses brillait elle aussi sous le liquide. Au sol, au fond de la salle, un cadavre qui commençait à dégager une odeur. Il avait une balle en pleine tête.
- Il ne t'a pas attaqué, pourtant, essaya de plaisanter le blond.
Mais quand il vit le visage indigné de Kensi il ravala son sourire et pénétra avec lenteur dans la pièce accompagné de la jeune femme.
- Une exécution, diagnostiqua Deeks. Mais c'est pas normal qu'il se soit dégradé aussi vite ! On l'a quitté il y a seulement un peu plus de trois heures !
- Il doit faire plus de quarante degrés dans cette pièce, considéra Kensi. Plus un milieu est chaud plus la décomposition du corps s'accélèrent. De plus, les produits qui nous entourent ont du accélérer la décomposition.
- Je vais appeler Callen pour le mettre au courant, soupira Deeks.
- Fait vite Deeks, nous allons faire notre entrée au club, prévint Callen.
- Je suis la aussi, annonça Sam.
- Ern est mort, informa le blond.
- Une exécution, précisa Kensi.
Après quelques instants de silences, Deeks et Kensi comprirent que Callen avait raccroché mettant un terme à la conversation qui avait du mettre a cran les deux agents sous couverture. Maintenant que le légiste était mort, ils était les seuls a pouvoir récolter des renseignements. Et la mort de l'homme pouvait entrainer la mort de la mère de Kensi, enfin, si elle n'était pas déjà morte. Car la mort des Thorne et du légiste signifiaient que Cramber et Rumier liquidaient les témoins. Deeks et Kensi avaient mis au courant le chef du blond. Il se présenta quelques minutes plus tard avec une dizaine d'agents. Il ne voulait pas que le NCIS emporte le corps mais il accordait aux deux agents une seule chose. A condition qu'ils le tienne au courant de leurs découvertes, ils pouvaient emmener les vidéos de surveillances. Kensi remercia le chef du LAPD et partit avec Deeks. Une fois dans la voiture Deeks essaya d'engager la conversation mais Kensi ne répondait que par monosyllabes. Il savait bien qu'elle pensait à sa mère mais il ne pouvait rien faire pour l'aider. Il enrageait intérieurement !
- Hey, princesse...
- Je t'ai déjà dit de ne pas m'appeler comme ça ! râla Kensi.
Deeks arrêta la voiture sur le bas côté. Il fixa sa coéquipière et attendit.
- On n'a pas toute la soirée Deeks, qu'est-ce que tu fais ?!
- Avant ça ne te dérangeait pas que je t'appelle comme ça déclara le concerné.
- Avant quoi ? Non ! Ne réponds pas, je veux juste qu'on avance, se récriât-t-elle mi-figue mi-raisin.
- Non je voudrais une réponse, s'entêta Deeks. Il ne semblait pas plaisanter.
- Je ne vois pas de quoi tu parles, soupira Kensi, fuyante.
- Bon ! Depuis que tu m'as embrassé pendant cette mission sous couverture, tu es plus distante ! Tu ne te confies plus autant qu'avant, on ne rigoles plus et...
- C'est bon j'ai compris ! affirma Kensi. Mais le baiser n'en était pas un puisque j'ai juste paniqué ! Est-ce qu'on pourrait en parler plus tard ?
Kensi n'était plus amusée du tout. Deeks avait raison sur toute la ligne et le baiser qu'elle lui avait donné était un vrai puisqu'elle avait prit un certain plaisir... Elle y avait repensé souvent depuis. Mais elle n'avait jamais eu le courage de tirer les choses au clair. Et cette conversation était si soudaine qu'elle en était désarmée ! Le blond de mauvaise humeur remit le contacte et ne dit plus un mot. Kensi savait qu'il était blessé mais elle ne pouvait vraiment pas parler de ça maintenant. Elle n'avait ni les idées clairs ni l'envie pour aborder ce sujet. Cependant, elle ne voulait pas qu'il fasse la tête. Elle allait lui présenter ses excuses en lui promettant d'en parler quand ça mère serait en sécurité mais au même instant Éric appela.
- Quoi ? demanda Deeks un peu trop fort.
- Kensi, on a reçu une vidéo...
- Et … ? questionna la concernée.
- Tu devrais plutôt la regarder, elle est sur ton téléphone.
Kensi chargea la vidéo, Deeks la regardait tout en conduisant, elle appuya sur "play". La jeune femme pouvait voir sa mère en sanglots. Attachée sur une chaise, elle avait des contusions au visages. Son œil droit était noir et gonflé. Sa lèvre inférieur, encore plus enflé, était ensanglantée. Des bleus parsemaient sont visage. Le coeur de Kensi se serra à cette vision. Mais la vidéo n'était pas terminée. Un homme encagoulé apparut derrière la femme et lui mit une balle dans la jambe. Un sous titre défila : "Si le NCIS ne dépose pas les corps des Thorne dans les bennes à ordures de la jeté avant deux heures, la femme sera exécutée. Si vous tardez trop, elle mourra d'hémorragie". La vidéo s'arrêtait là.
- Sam et Callen sont déjà au courant, fut les derniers mots d'Éric avant que Kensi ne raccroche.
Kensi semblait avoir perdu la faculté de respirer. Deeks appuya sur l'accélérateur.
A SUIVRE
Je ne sais pas quoi penser de ce chapitre donc je vous laisse juges ! =) Merci de me lire !
Elle ne savait plus vraiment comment elle avait regagné l'OSP. Elle avait des images floues en tête qu'elle n'arrivait pas à ordonner. Elle sentait son coéquipier tendu et inquiet mais elle n'avait pas le coeur à le réconforter. Éric ne cessait de débiter des flots de paroles que Kensi n'arrivait pas à comprendre. Les photos et les plans qui se succédaient sur le grand écran n'attiraient pas son attention. La jeune femme n'entendait que les sanglots de sa mère et voyait seulement les images de la vidéo Elle crut devenir folle quand Nell la mit sur l'écran géant. Elle sortit du centre de commandement mais arrivé au pied de l'escalier, elle ne sut où aller. Ses pas la conduisirent jusqu'au gymnase. Vide. Et les hautes sphère ne voulaient pas remettre les corps. Étouffante.
Kensi enleva son attelle. Elle s'approcha lentement du sac de boxe le plus dur de la salle. Elle se mit en garde. Appuies sur les pointes, mollets verrouillés, côté gauche du corps légèrement en avant, poing gauche plus haut que le droit, chevilles solide, visage couvert. Direct du droit. Position d'attaque. Uppercut du gauche. Elle ne put retenir un gémissement de douleur. Direct droit. Direct gauche. Uppercut droit. Retrait. Revers fouetté latéral. Position attaque. Direct droit. Direct gauche. Droit. Gauche. Droit, droit, gauche ! La douleur fut si insoutenable qu'elle se laissa tomber en arrière. Le choc attendu ne se fit pas sentir. Au lieu de ça, elle vit Deeks. Il devait avoir assisté à son défoulement. Quand il l'avait vu se laisser choir, il était accouru. Le blond était à genoux. Kensi était tout contre lui. Ils ne parlaient pas. Ils ne bougeaient pas. Deeks vérifia discrètement si les points de suture de la jeune femme avaient sauté à cause de l'effort. Ils n'en avaient pas l'air Le T-shirt de Kensi n'avait pas de marques : ni de sang, ni de sueur. Kensi ne bougeait toujours pas. Elle semblait... perdue, désorientée. Le blond remarqua qu'elle tremblait de plus en plus. Kensi ne s'était jamais laissé aller comme ça. Pas devant lui. Pas devant d'autres agents. Pas devant ses amis...
Brusquement, elle se redressa. Elle replia ses jambes. Son front sur les genoux et le dos courbé, elle laissa libre court aux larmes qui n'attendaient que ça depuis le début de cette enquête. D'abord silencieuse, elle laissa libre court à sa tristesse après quelques minutes. Deeks était toujours assis sur ses genoux, derrière elle. Il ne savait pas comment réagir. La consoler ? Comment ?! Les mots sonneraient vides et faux... Et s'il lui montrait trop d'affection, elle pourrait mal réagir mais... Mais rien. La jeune femme sentit les mains de son coéquipier. Il l'avait prise par les épaules. Peu à peu elle retrouva le contrôle de ses nerfs. Elle souffla à plusieurs reprises. Vider ses poumons et en même temps sa tête. Deeks s'en alla discrètement.
*** ***
Quand Kensi fit irruption dans le centre de commandement du NCIS, personne ne fit de remarque. Elle prit le train en marche. D'après ce qu'elle comprenait, Deeks, Nell et Éric suivaient les déplacement de Cramber grâce au GPS de son téléphone mais soit il avait passé toute la journée dans son club soit il avait laissé l'engin dans son bureau ou a quelqu'un qui était au club. C'était une impasse. Nell avait vérifié les bien immobilier que Cramber avait. Pas de garage, de garde-meuble ou autre pouvant servir à une séquestration...
- Repasse la vidéo, Éric, s'il te plait, demanda Deeks.
Éric ne se le fit pas répéter.
- Là ! Vous entendez ? questionna-t-il.
- Qu'on entende quoi ? s'impatienta Kensi.
- De l'eau ! cria presque le blond.
Éric repassa une nouvelle fois la vidéo en augmentant le volume. Il modifia la bande pour percevoir avec netteté le fond sonore. De l'eau ! Deeks avait raison ! On entendait de l'eau. Il fit une recherche rapide et découvrit que Cramber avait un bateau. Le problème c'est qu'il avait été saisit par la police, il y a deux semaines...
- Et les employés ? proposa Kensi.
Kensi retrouvait tout son aplomb. Elle était à coté de Deeks et le fait qu'un des employés détienne un bateau à la marina était sa seule chance de revoir sa mère en vie parce qu'il ne fallait pas se leurrer : pas de bandeau pour entraver la vue signifiait une exécution. Son seul espoir était celui-là. Convulsivement, elle attrapa, à deux mains, le bras du blond et le serra. Inquiet Deeks déposa une main sur celles de la brune. Ils attendirent le verdict.
- Six employés ont un bateau. Sur les six que nous avons, trois sont en mer depuis plusieurs jours, tous avant que l'enquête ne commence. Il nous reste trois possibilités, déclara Éric.
- Occupez-vous de ces trois mandats de perquisition, s'il vous plait, mademoiselle Jones.
Nell acquiesça. Hetty étaient arrivée sans bruits. Kensi trépignait d'impatience et Deeks ne la lâchait plus du regard. Éric quand à lui était en contact avec Callen.
- Nous avons un problème. Rumier était au club. Il a eu une conversation avec Cramber, assez animée. Callen me l'a envoyé, j'ai amélioré le son mais écoutez-ça :
<< - Je te dis que c'est un agent du NCIS. J'ai vu son visage sur une photo chez le fille quand je suis allé poser la bombe ! Et le noir aussi. Ils se moquent de toi ! prévint Rumier.
- Tu ne peux pas en être sur ! Tu peux très bien confondre, hurlait Cramber couvert par la musique. J'ai eu plusieurs confirmation d'identité par différentes sources très bien placé ! Tu es paranoïaque !
- Et toi pas assez prudent !
- Et même si tu disais vrai, on ne pourrait pas les tuer ! C'est la peine de mort qui nous attend, menaça Cramber.
- On a déjà posé des bombes, tué le légiste et les deux Thorne ! Même sans les meurtre des fédéraux on y passe déjà ! contrat Rumier.
- On ? Mais je n'ai rien fait ! Je n'ai pas les mains salles ! hurla Cramber toujours brouillé par la musique qui se révélait plus efficace que des murs en acier.
- Tu as finançais toute l'opération, mon ami, tu es autant dans la panade que moi et les autres !
- On liquide la femme, on vend la marchandise, puis on se tire tout de suite, programma le directeur. Smerthon aura une petite surprise ! >>
La conversation s'arrêta là.
- Smerthon est le nom inscrit sur le bail du second bateau sur la liste. Marina, emplacement 56, informa Éric.
Deeks et Kensi était partis en courant.
- Sam, Callen, vous avez entendu ? demanda Nell.
- On peut les coffrer, résuma Sam.
Callen s'approcha de Cramber et de Rumier. Les deux hommes prirent la fuite instantanément. Les deux agents qui avaient prévus leurs réaction, les poursuivirent.
Sam prit en chasse Rumier. Il était en forme et avait déjà monté les dix premières volés de marches mais l'agent du NCIS le talonnait. Pratiquement sur un nouveau palier, il se jeta en avant et s'agrippa aux chevilles du fugitif. Rumier lui envoya un uppercut au visage tandis que Sam le faisait voler jusqu'en bas des escaliers. L'homme gémit et ce fut son dernier son: il était inerte, assommé. En grognant, Sam lui mit les menottes. Il avait un mal de chien à la mâchoire maintenant !
Callen essuya un tir. Il réussit à éviter la balle en se couvrant derrière un mur. Cramber, visiblement affolé ne visait pas. Il tentait de fuir. Le plus loin possible. Le plus vite possible. Il profita du répit que le coup lui avait donné pour sorti dans la ruelle derrière le club. Callen lui couru après. Une fois dehors il ne vit plus Cramber. A peine un pas de plus et il fut a terre. Le directeur l'attendait. Il le visa de son arme mais tarda trop à tirer. Callen le fit basculer par la force d'un coup dans les jambes. Cramber s'affala au sol et Callen prit son arme.
*** ***
Callen et Sam avaient laissé les deux captifs aux mains du LAPD. Deux hommes avaient été envoyé à la demande d'Hetty pour permettre aux deux hommes d'aller rejoindre Kensi et Deeks.
"On est en route" fut les seuls et mêmes mots des deux agents quand Hetty leur donna l'emplacement du bateau.. Sans que Deeks l'eut demandé, Éric leur avait ouvert la route en faisant passer tous les feux rouges sur leur passage au vert. Kensi s'équipa d'un gilet par-balle. Un couteau à la cheville, se qui tira un sourire à son coéquipier, et deux armes avec plusieurs chargeurs. Une fois la voiture stoppé, Deeks en fit de même et prit une arme plus grosse. Kensi se préparait. Mais il voyait bien qu'elle n'était pas vraiment concentrée.
- Kensi qu'est-ce que ne va pas ? Tu as déjà fait des sauvetages !
- Oui mais le dernier qui concerné quelqu'un de proche... Dom est mort sans que je puisse rien faire, dit-elle tremblante.
A ce moment là Callen et Sam déboulèrent. Déjà dans leur gilet ils ouvrirent leur coffre et se chargèrent en munitions et en armes.
- Kensi, Deeks par l'avant, nous avons l'autorisation de tirer sans somations. Sam et moi passons par l'arrière. Contact radio triangulaire constant.
Les quatre agents se mirent en route. Un contact radio triangulaire signifiait que les trois équipes devaient pouvoir se joindre entre elles. Si l'une perdait le contact les deux autres pourraient agir. La première équipe était bien sur celle de Callen et de Sam, il y avait ensuite Kensi et Deeks et enfin Nell et Éric surveillés par Hetty. Avant que Callen n'ordonne l'assaut, Deeks, pour n'être entendu que de Kensi, lui souffla bas :
- Pour moi c'était un vrai baiser, il compte.
La brune n'eut pas le temps de réfléchir aux paroles de son compagnons, que l'ordre d'intervenir résonna à ses oreilles. Elle entra en mode "action-réaction" et elle n'en sortirai que lorsque sa mère serait auprès d'elle puisque cette fois-ci, c'était elle la victime. Le bateau avait une vue sur tous les alentours mais aucunes personnes n'étaient visibles. Kensi et Deeks s'approchèrent. La tension était palpable. La brune priait intérieurement que les points de suture tiennent le coup. Un homme monta sur le pont. Kensi le jugea; trois armes et une radio. A l'instant où Deeks allait crier l'habituel "Agent fédéral, tournez vous lentement, les mains en l'air, pas de mouvements brusques" L'homme se retourna et ils reconnurent Sidonin Crolin qui leva son arme. Deeks l'abattit d'une balle en plein coeur.
- Crolin maitrisé, plus que trois, annonça Kensi.
Avec son coéquipier, ils recommencèrent leur monté. D'abord Deeks puis Kensi. Ils arrivèrent dans la cabine quand il la vire. De l'autre côté de la vitre se trouvait une femme. La mère de Kensi jonchait au sol, inconsciente, peut être morte. Du sang l'entourait mais elle ne semblait pas blessé. Kensi ne se précipita pas. Lorsqu'elle entendit deux coups de feux, elle comprit avant que les garçons ne le disent:
- Les Slawin, maitrisés. Plus qu'un.
Les quatre agents ne pouvaient pas se voir. Le bateau était grand. Kensi et Deeks devaient faire un détour pour arriver jusqu'à madame Feldman. Quand la brune pénétra dans la pièce, une arme se colla contre sa tempe. Dans le couloir Deeks s'aperçut que quelque chose n'allait pas mais s'il se retournait il ne pourrait pas surveiller leurs arrières. Mais puisqu'il ne restait qu'une seule personne... Il n'aurait pas du se retourner. Une arme se fit sentir contre son dos.
- Avancez tous les deux, aboya l'homme qui pointait son arme sur Deeks.
Pour le plaisir celui qui commandait désormais mit une balle dans la jambe de Deeks qui poussa un hurlement. Kensi avait une folle envie de mettre cet homme en pièce mais il fallait qu'elle garde son calme.
L'agent apprit à la lumière que Michael Liburth le braquait tandis que Kensi était maitrisée par Amélia, la copine de Rumier. Le blond et sa coéquipière furent emmener sur le pont. Inconscient de la présence de Sam et de Callen.
Mais tout se déroula trop vite. Amélia poussa Kensi dans l'eau qui pu entrainer le femme avec elle par dessus bord. Au même instant Callen et Sam tirèrent à plusieurs reprises sur Liburth. Les deux femmes, dans l'eau menaient un combat auquel les garçons ne pouvaient pas se mêler: ils pourraient blesser Kensi. Mais quand, des coups de feu retenti, Deeks plongea sans plus réfléchir. Les deux femmes avaient cessé de bouger. Kensi ouvrait de grands yeux... Deeks fut près d'elle en quelques instants. Il avait beau la secouer, elle ne répondait pas. Il l'emmena jusqu'à la berge et Sam et Callen la sortirent de l'eau. Le corps d'Amélia se vidait de son sang plus loin. Kensi avait été touchée au niveau du ventre. Ses yeux commençaient à se fermer. L'intensité de son regard faiblissait... Sam apporta le corps de madame Feldman juste à côté et lui cria qu'elle était en vie, juste assommée, qu'il fallait qu'elle reste avec eux. Éric avait déjà envoyé deux ambulances. Kensi remua les lèvres. Deeks qui l'a tenait contre lui en la suppliant de na pas le laisser, approcha son oreille et il pu entendre :
- Moi... aussi. Vrai... Baiser, dans un murmure.
Sous le chant des sirène des ambulances, Marty Deeks criait toujours a Kensi de rester. Les larmes aux yeux, il essayait d'endiguer l'hémorragie. Kensi s'était évanouie et perdait beaucoup de sang, beaucoup trop.
A SUIVRE