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Série : NCIS : Los Angeles
Création : 02.05.2014 à 19h37
Auteur : Neferete
Statut : Terminée
« une vision différante du retour de Kensi (peut contenir des spoilers saison 5) » Neferete
Cette fanfic compte déjà 18 paragraphes
Chapitre 11
Malgré la condition physique de Sanchez, Sam et Callen se rapprochaient dangereusement de lui. Il se dirigea vers une ruelle, mais il fut bien vite stoppé par un mur de brique. Il se retourna et sortit son arme, visant les deux agents. Malheureusement les deux hommes les avaient sorties avant lui.
« Fais pas le con Sanchez ! Lâche ton arme » Hurla Sam en le visant. «Tu as deux armes pointées sur toi, alors baisses ton flingue et rends-toi ! »
Carlos analysa la situation, de toute façon, il avait déjà prévenu sa patronne de la situation. Se rendre lui permettrait d’avoir un peu plus de temps pour pouvoir finir le travail. Il baissa donc son arme et l’envoya aux deux agents, puis leva ses mains au-dessus de sa tête. Callen arriva derrière lui toujours couvert par son équipier, et lui menotta les mains dans le dos. Callen et Sam n’avaient qu’une envie de rejoindre leurs amis à l’hôpital, mais un connard en avait décidé autrement…
Ce fut donc Hetty qui rejoignit Deeks et Kensi à l’hôpital. Elle était là à attendre d’avoir des nouvelles de son ancien agent de liaison et de son ancienne coéquipière. Nell était restée au bureau pour superviser l’enquête en cours. Sa jeune employée devenait de plus en plus compétente dans la gérance de l’OSP et était devenue une aide non négligeable.
« Vous êtes Hetty Lange ? » Une jeune interne se présenta à Hetty. « Une de vos collègues nous a prévenus de votre arrivée »
« Très bien, avez-vous des nouvelles de mes agents ? »
« Mademoiselle Blye a perdu beaucoup de sang, mais nous avons réussi à stopper l’hémorragie. Mes collègues sont en train de lui donner les derniers soins. Elle sera placée rapidement dans une chambre. Nous vous préviendrons dès qu’elle y serra. »
Hetty fut en partie soulagée d’entendre cela, mais elle avait un mauvais pressentiment, concernant l’état de santé du lieutenant.
« Et en ce qui concerne Monsieur Deeks ? »
L’interne hésita « et bien… c’est plus délicat, il a eu deux côtes de casser. L’une a perforée son poumon, provoquant un pneumothorax, quand à la deuxième côte, elle a perforée la rate, provoquant une hémorragie interne. Il souffre aussi d’une infection. Il est au bloc, son état est critique et je ne peux pas vous en dire plus pour le moment.
« Très bien, je vous remercie Docteur ».
Carlos avait était placé dans la salle d’interrogatoire du hangar à bateaux, attendant que les deux agents lui fassent l’honneur de leurs présences. Même si la technique du « poirotage » de suspect était relativement efficace, leurs patiences ne leur permirent pas de l’effectuer. Ils entrèrent dans la pièce, alors que Sanchez n’y était que depuis dix minutes.
Callen débuta l’interrogatoire« Très bien Sanchez, on a pas mal de question à te poser… »
«Avocat ! »
« Quoi ? Sérieux ? Tu veux vraiment commencer par-là ? »
« Avocat ! »
« G., j’ai l’impression qu’il ne parle pas notre langue. » dit Sam ironiquement.
« Je parle très bien « notre » langue, je suis autant américain que vous et…AVOCAT »
« Tu n’as plus d’avocat Sanchez ! Le premier est en prison et le deuxième est sur une table d’opération à l’heure qu’il est… »
«A.V.O.C.A.T. !!! »
Sam et Callen se regardèrent, puis sortirent de la pièce. Une fois la porte fermée, Sam prit la parole « Il essaye de gagner du temps, rien de plus… »
« Oui, je sais bien, mais on n’a pas le choix, il est clair qu’il ne dira rien sans un avocat !»
« Il sait très bien qu’il ne pourra pas en avoir un avant demain matin !»
« La nuit porte conseil Sam… »
Hetty était assise près du lit de Kensi où celle-ci se réveillait de son intervention. Cela faisait plus d’une heure qu’elle y avait été installée, quand elle finit par ouvrir les yeux. Hetty se leva et s’approcha de son agent.
« Bienvenue parmi nous, Mademoiselle Blye ! »
« Hetty ? » Kensi essaya de se redresser, mais fut vite stoppée par de violentes douleurs à l’épaule et à la jambe.
« Vous ne devriez pas bouger, ma chère. Je vais demander à une infirmière qu’elle vous redonne des antalgiques » Hetty se dirigea vers la porte, mais fut retenue par le bras par la jeune femme.
« Attendez ! Hetty !... Vous avez des nouvelles de Deeks ? »
Hetty se retourna vers elle « Monsieur Deeks est sorti du bloc, il y a une vingtaine de minutes, son état est critique mais stable. Les médecins ont préféré le sédater pour soulager la douleur, il ne devrait pas reprendre connaissance avant demain. »
« Je dois le voir… s’il vous plais Hetty… »
« Vous devez avant tout vous reposer, Mademoiselle Blye… »
« Hetty… »
« Non Kensi, vous avez eu aussi de graves liaisons et vous avez perdu beaucoup de sang. Vous avez besoin de repos. De plus, Monsieur Deeks est encore dans l’unité de soin intensif, où il n’accepte aucune visite. » Même si ses paroles étaient strictes, elle y déversa tout la compassion nécessaire pour faire comprendre à Kensi qu’elle serait prête à tout pour la rassurer. « Je vous promets de vous donner toutes les informations que je pourrais obtenir. »
Kensi s’avoua vaincue « Merci Hetty »
Hetty sortit de la chambre.
Si elle avait été en état, elle serait sûrement sortie de ce lit pour pouvoir prendre d’elle-même des nouvelles de son partenaire. Mais Hetty avait raison, elle n’était sûrement pas en état de le faire. Même si son épaule était maintenue avec un gilet GSI, le moindre mouvement la faisait souffrir. Quant à sa jambe, certes elle n’était pas cassée, mais une entaille de plus de dix centimètres et profonde de presque autant, même avec les plus grands soins donnés par des médecins compétant, était affreusement douloureuse. Et à en juger par sa fatigue et ses vertiges, alors qu’elle n’était qu’allongée, lui indiqua bien qu’elle avait perdu pas mal de sang, ce qui lui valut d’ailleurs d’être accrochée à une perfusion, lui servant à remédier rapidement à ce souci.
Elle n’arrivait pas à trouver le sommeil et il était presque vingt-trois heures. Quand quelqu’un frappa à la porte, Julia y glissa la tête, voyant que sa fille ne dormait pas, elle ouvrit la porte et entra.
« Hey ! Comment vas-tu ma chérie ? » La question était stupide, mais nécessaire pour Julia.
« Maman ! Euh… malgré ce que tu peux voir ça va ! »
« Je suis désolée de n’être pas arrivée plus tôt, mais je n’étais pas en ville. Les infirmières ont été sympa de me laisser te voir, mais je ne peux pas rester trop longtemps… »
« Merci Maman. Ça fait du bien de te voir. » Voyant que sa fille commençait à avoir les larmes aux yeux, elle s’approcha et s’assit auprès de sa fille, la prenant dans les bras.
Kensi pleura sur son épaule « Ce n’est pas ce que tu crois Maman, je vais bien, c’est juste que… »
« Oui, je sais, Mademoiselle Lange m’a téléphoné tout à l’heure. Mais elle m’a aussi dit qu’il devrait s’en sortir…» Elle prit la tête de sa fille entre ses deux mains « Ça va aller Kensi, je suis sûre de cela ! Compris ? »
Kensi essuya ses larmes « il a intérêt… » Un léger sourire se dessina sur ses lèvres. Julia reprit sa fille dans ses bras, pour un câlin réparateur…
Chapitre 12
Déborah Grant était une avocate commise d’office. Non pas qu’elle ne soit pas douée, mais si elle avait choisi ce métier et ce domaine, c’était pour aider les gens qui n’ont pas les moyens de se défendre. Pourtant, comme dans tout métier, il y avait des côtés négatifs. Toutes personnes avaient le droit de se défendre, mais quand il s’agissait de mauvaises personnes, cela ne lui plaisait absolument pas. Mais il fallait bien passer par là pour aider son prochain. Elle ne pouvait pas uniquement accepter que les bons côtés de son métier. Aussi quand son bureau lui envoya le dossier de Carlos Sanchez, elle avait tout de suite vu qu’elle n’allait pas apprécier cette affaire. Dès que cela touchait à des trafiquants ou des cartels, elle était réticente à devoir les « défendre », de plus, il ne s’agissait apparemment pas d’un simple dealer, mais un homme de main, d’une des plus dangereuses « familles » de la côte ouest. Remarquez, on ne pouvait pas dire qu’il avait de la chance, perdre ses deux avocats en moins d’un mois… Qu’allait-il donc lui arriver ? »
Il était huit heures quand elle arriva à l’adresse qu’on lui avait indiquée.
« Sérieux ! Un hangar à bateaux ? Je pensais avoir tout vu… »
C’est vrai qu’elle en avait vu des endroits et des rendez-vous des plus loufoques, là où à trente-quatre ans, certains avocats commençaient à grimper les échelons et bénéficiaient des plus beaux hôtels et des bureaux dans les plus beaux gratte-ciels de Los Angeles. Elle, avait droit, aux commissariats de quartier, au central de la police, aux vieux appartements miteux de la ville, des caravanes et même des boites à striptease. Une fois, elle s’était même retrouvée dans une cave et pas en bonne compagnie. Fort heureusement pour elle, elle avait un permis de port d’arme, et savait donc parfaitement se servir d’une arme à feu.
Elle entra dans le fameux hangar, elle confia son arme au gardien et se présenta aux deux agents chargés du dossier de son client.
Elle se présenta, en premier à l’homme blond et lui fit d’ailleurs l’un de ses plus beaux sourires « Bonjour, je suis Déborah Grant, l’avocate chargée du dossier de Monsieur Sanchez »
L’agent principal se présenta à son tour en lui serrant la main « Bonjour, moi je suis l’Agent Callen et voici mon partenaire, l’agent Hanna.» Sam lui serra la main à son tour.
Non seulement l’agent Callen avait de beaux yeux, mais il avait aussi le sourire qui allait avec.
Après quelques secondes de blanc, elle reprit.
« Euh… Bien, où est mon client ? »
Sam lui indiqua la salle d’interrogatoire. Elle s’y dirigea, mais elle fut vite rattrapée par Callen.
« J’aimerai que l’on parle avant… »
« Je vous écoute… »
« Votre client a enlevé deux de nos amis et a tenté de les tuer en faisant exploser le bâtiment où ils étaient enfermés. Autant dire qu’il est dans la merde. Mais, il travaille pour le compte d’une personne, Emmy Molinaro, et si il nous dit où elle se trouve, nous serons peut-être en mesure de négocier avec lui… »
« J’ai eu le temps de feuilleter le dossier agent Callen. Je comprends parfaitement la situation. Mais, je suis quand même là pour défendre au mieux mon client. Et pour avoir déjà travaillé avec des gens comme Sanchez, je peux vous dire qu’il ne crachera pas le morceau comme ça. Vous n’êtes pas à en train de négocier avec un simple dealer ! Ces gens-là savent très bien ce qui les attend s’ils se mettent à parler. Il préféra de loin une vie derrière les barreaux à se faire passer pour des petits caïds, qu’un coup de couteau donné dans les douches d’une prison. D’autant que les Molinaro ont beaucoup des leurs dans les prisons de l’Etat… Mais je suis à peu près certaine, que si vous lui offrez une place dans une prison sécurisée, avec peut-être, une nouvelle identité et bien entendu des compagnons de cellule, plutôt calmes, je pourrai essayer de le convaincre… »
« Quoi ? Vous voulez qu’on le mette avec des petits fraudeurs et hackeurs ? Il va les terroriser !!! »
« S’il ne se tient pas à carreau, il sera à quoi s’en tenir… »
Bien que l’idée que Sanchez puisse couler des jours heureux dans une prison version « ClubMed » ne l’enchante guère. C’était malheureusement le seul moyen de pouvoir choper la « Marraine »…
Carlos et Déborah étaient en train de discuter dans la salle d’interrogatoire, les deux agents les observaient grâce au store vénitien.
« Alors tu en dis quoi G. ? »
« J’en dis que si elle arrive à le convaincre, je suis prêt à faire ce que tu veux… »
« Ce que je veux ? Tu es sûr de toi ? » Sourit son coéquipier.
« Elle n’y arrivera pas, tu as vu le monstre. Elle doit peser à tout casser moins de soixante kilos et il mesure près de deux mètres et elle a au moins trente centimètres de moins que lui. »
Sam observa l’avocate et son client « Je ne trouve pas qu’elle a l’air impressionné… Elle a même plutôt l’air d’être sûre d’elle. Mais je te suis…»
« De quoi tu parles ?»
« Tu as dit que tu étais prêt à faire ce que je veux, alors… »
Callen sourira et leva les mains résigné à accepter ce « gage » « Ok, je fais quoi si je perds ? »
Sam regarda l’avocate en souriant «elle… »
« Quoi ? Elle ? »
« Si je gagne, tu l’invites à un rendez-vous, j’ai vu comment tu la regardais quand elle est rentrée»
« Ho, non, tu ne peux pas m’obliger à sortir avec une femme comme ça, Sam ! »
« Tu as accepté G. tu dois le faire! »
« C’est l’avocate d’un suspect Sam, il y a conflit d’intérêt, impossible ! »
« Arrêtes… Je ne te dis pas de sortir avec elle dès qu’elle sort de là-dedans, mais dès qu’on aura résolu cette affaire… »
Sur ce dernier mot G. perdit son sourire et changea de sujet « Oui, il faut en finir avec cette affaire, Emmy Molinaro ne doit pas s’en sortir Sam… »
Sam reprit aussi son sérieux « oui, on va l’avoir, pour Deeks et pour Kensi… »
Cela faisait plus d’une heure que Déborah parlait avec Sanchez, quand elle sortit de la pièce et elle se dirigea vers Callen et Sam.
« Très bien, je lui ai parlé de votre proposition, et il est d’accord pour vous aider »
Callen fut surpris « Quoi ? Comment avez-vous fait ? »
« Ho ! Je peux être persuasive quand je veux … » et elle lui sourit. « En fait je tiens ce mérite à mes cours de psychologie criminelle. Quand j’étais étudiante à Chicago, avant de choisir le droit, je voulais être Profiler, … enfin bref… quoi qu’il en soit, ça me sert de temps en temps… Mais je dois me rendre aussi à l’évidence… il cache quelque chose… »
« Comment ça… ? »
« Et bien je dois dire que j’y suis arrivée bien trop facilement à mon goût, mais je ne suis que l’avocate, à vous de trouver ce qu’il ne va pas. »
« Très bien, je vous remercie. Alors allons-y » et ils se dirigèrent tous les trois vers la salle d’interrogatoire.
Callen s’installa sur la chaise face à Carlos « très bien Sanchez, on vous écoute… »
Carlos se redressa sur sa chaise « Emmy a un chalet à côté du lac Castias, pas loin du barrage … » Il réclama un papier et un stylo pour y noter les coordonnées exactes, puis le tendit à Callen.
« C’est à plus d’une heure de route de Los Angeles… »
« Ouais ! Et à cette heure-ci, vous allez avoir des bouchons … » sourit-il.
« Tu trouves ça drôle ? »
« Quoi ? J’ai passé la nuit dans une cellule qui put le bois pourris et la marée, j’ai bien le droit de rire un peu »
« Monsieur Sanchez, je vous conseille de prendre au sérieux cet entretien… » Carlos regarda son avocate d’un mauvais œil.
Sam reprit la parole « J’espère pour toi qu’on trouvera Emmy Molinaro, si non, notre accord sera caduc et tu pourras dire bonjour à tes amis en prison… »
Callen et Sam sortirent de la salle d’interrogatoire.
« G. Je n’aime pas ça, je trouve ça trop facile. Ce mec a été le garde du corps d’Esteban Molinaro pendant près de huit ans avant d’être celui d’Emmy, il devrait avoir une fidélité aveugle envers cette famille »
« Je suis d’accord avec toi Sam, mais pour le moment nous n’avons que ça. Je vais demander à Nell et Eric de faire une recherche sur ce chalet » Callen prit son téléphone et demanda à Nell de faire le nécessaire et au plus vite. Elle le rappela moins de cinq minutes plus tard.
«Callen, le chalet, qui est plutôt une version luxueuse d’une cabane de pêcheur, appartenait à l’oncle d’Emmy, Jackson Davenport, décédé il y a cinq ans, sans femme ni enfant, c’est Emmy qui a hérité du bien, mais elle l’a mise au nom d’une certaine Helley Danton… »
« Et qui est cette Helley Danton ? »
« Et bien il s’emblerait que cette Helley n’existe pas et en fouillant bien, Éric a trouvé qu’elle n’était qu’une de ses nombreuses couvertures quand elle était dans la police, c’est pour cette raison qu’on ne l’a pas vu tout de suite… »
« Et vous avez trouvé ça en cinq minutes ? Bon boulot ! Merci » Il raccrocha et se retourna vers Sam « Bien, ce chalet appartient bien à Emmy… »
« Alors, on fait quoi ? »
« Vas-y, prend une équipe avec toi, je reste ici, j’ai un mauvais pressentiment… »
« Je suis d’accord, tiens moi au courant… » Sam partit pour planifier son Raid.
Callen observa Sanchez qui était en train de parler avec Déborah… « Trop facile… »
Chapitre 13
Bien que la fatigue fût présente, Kensi ne dormit pratiquement pas de la nuit. C’est un peu après Huit heures et demie qu’Hetty se présenta :
« Bonjour Mademoiselle Blye. A en juger par votre tête, vous n’avez pas bien dormis… "
« Non, pas vraiment c’est vrai. Mais ça va mieux, je n’ai plus de vertige »
Hetty donna à Kensi un petit sac de voyage. « J’ai pris la peine de passer chez vous et vous prendre des affaires. Je pense que la chemise d’hôpital que vous portez, ne sera pas convenable si vous vous levez… »
Kensi sourit à l’idée qu’effectivement cela serait peu convenable « Merci Hetty…Avez-vous des nouvelles de Deeks ? »
Mais à ce moment-là une infirmière entra et regarda la vieille femme « je suis désolée Madame mais ce n’est pas encore l’heure des visites et je dois effectuer quelques soins sur ma patiente »
« Je suis seulement venue pour déposer des affaires à Mademoiselle Blye, je ne serai pas longue et puis j’ai l’aval de votre chef de service »
« Ho ! Excusez-moi alors, mais je dois quand même vous demander de sortir, le temps de changer les bandages de votre amie … »
Hetty se dirigea vers la sortie, mais Kensi la stoppa dans son élan « Hetty ! Pourriez-vous prendre des nouvelles de… »
« … c’est comme si c’était fait Kensi »
« Merci… » Et Hetty sortit de la chambre.
Une demi-heure après, elle avait pu prendre une douche avec l’aide de l’infirmière et put enfin passer quelque chose de plus convenable, un pantalon, un sweat de yoga noir et un t-shirt blanc.
Hetty rentra à nouveau dans sa chambre.
« Et bien vous avez l’air beaucoup mieux comme ça » lui sourit sa patronne.
« Merci Hetty… » Kensi hésita à continuer…
« J’ai parlé au médecin de Monsieur Deeks… » Comprenant où Kensi voulait en venir « Il va beaucoup mieux, ils sont en train de le sortir des soins intensifs. Il devrait avoir une chambre dans ce service, non loin de la vôtre. Ils ont arrêté de le sédater. Il ne devrait pas tarder à se réveiller… »
Kensi fut soulagée « Quand pourrais-je le voir ? »
« Dès qu’il sera installé dans sa chambre… Une infirmière viendra vous prévenir dès que ça sera le cas… »
« Ok, merci Hetty » apaisée, elle changea de sujet « et quand n’est-il de l’enquête ? »
« Et bien Monsieur Hanna et Monsieur Callen ont réussi à faire parler Sanchez. L’agent Hanna est en route pour interpeler Madame Molinaro »
« Callen n’est pas avec lui ?… »
« Il semblerait que son instinct lui est dicté de rester à Los Angeles… »
« Comment ça ?... »
« Même si l’adresse donnée par Monsieur Sanchez à l’air bonne, il doute qu’elle y soit encore présente, c’est pourquoi il préfère rester à proximité de la ville… ».
Une infirmière entra, apportant avec elle un fauteuil roulant « Mademoiselle Blye, votre ami a enfin rejoint sa chambre, je peux vous y conduire si vous le désirez ? »
Kensi regarda le fauteuil « je n’ai pas besoin de cela, je peux marcher »
« Il faut que vous évitiez de trop solliciter votre jambe pendant quelque jours. Pour éviter de ré-ouvrir les sutures… »
Kensi s’avoua vaincue, après tout le plus important était d’être rapidement auprès de son partenaire.
Effectivement seules deux chambres séparaient la sienne de celle de Deeks, quand elle entra, elle le vit allongé et branché à plusieurs E.V et électrocardiogrammes. L’infirmière l’installa près de son compagnon.
« N’hésitez pas à nous appeler, si vous avez besoin de quoi que ce soit » elle lui montra le petit bouton rouge sur la commande d’appel.
« Je vous remercie… » Et l’infirmière sortit laissant la jeune femme ainsi que Hetty qui était entrée après elle.
Hetty s’approcha de Kensi et posa une main bienveillante sur son épaule. « Je vais vous laisser Kensi, rester auprès de lui… »
« Oui c’est ce que je vais faire. Merci Hetty »
Hetty sourit « et bien je ne me lasserai jamais de vos remerciements ma chère… Tenez nous au courant… »
« Promis… » Elle attendit que sa patronne sorte, pour pouvoir, enfin prendre la main de l’homme qu’elle aimait.
« Hey ! La marmotte, je suis là ! Je ne te laisserai pas cette fois » elle se leva du fauteuil, pour pouvoir déposer un léger baiser sur les lèvres de son amant, toujours inconscient. Ce contact lui fit un bien fou, même si il était inconscient…
Au hangar à bateaux, Callen était toujours à observer les deux personnes présentes dans la salle d’interrogatoire. Apparemment la discussion entre Carlos et son avocate était en train de tourner au vinaigre.
« Je suis là pour vous défendre Monsieur Sanchez, Si vous mentez au NCIS, votre accord ne se fera pas ! Vous comprenez ?!! »
« T’es mignonne, mais un peu conne, qui te dis que je tiens à cet accord ? »
« Je vous demande pardon ? » dit-elle surprise.
« Laisses tomber ma grande, ton affaire tombe à l’eau…»
Déborah se leva précipitamment de sa chaise et se dirigea vers la porte.
« Quoi ? J’ai choqué ton petit amour propre d’avocate ??? »
Déborah se retourna « non, vous avez juste confirmé ce que je redoutais… »Elle sortit.
Elle s’approcha du chef d’équipe « Agent Callen, je crois que vos amis sont en danger, Sanchez nous a mené en bateau. Même si l’adresse est sûrement bonne, il ne vous la donnée, que pour faire gagner du temps à sa patronne… »
A ce moment le téléphone de Callen sonna.
« G. elle n’est pas au chalet ! Elle y était sûrement, encore ce matin, mais elle n’y est plus. Nous avons fouillé tout la baraque, la seule chose qu’on est vu c’est qu’elle a surement changé d’apparence. Dans la salle de bain, nous avons trouvé des cheveux et une boîte de décolorant dans une poubelle… »
« Merci Sam » Il raccrocha, pour appeler directement l’OSP.
« Salut Éric, peux-tu me trouver tous les appels émis depuis le chalet d’Emmy Molinaro et rapidement ! »
« C’est comme si c’était fait… » Callen entendit Éric pianoter frénétiquement sur le clavier de son ordinateur. «Il s’emblerait, qu’elle ait fait le tour de tous les hôpitaux de la ville… »
« Et le dernier appel ?... »
« Euh… Callen, c’est l’hôpital où Kensi et Deeks sont enregistrés… »
« Je veux que tu envoies tout de suite une équipe sur place ! Appelles aussi Bates, je m’y rends le plus vite possible …»
À l’OSP, Éric s’efforça d’appeler toute l’aide nécessaire que Callen aurait besoin. Hetty entra à ce moment.
« Monsieur Beal ! Que se passe-t-il ? »
« Il semblerait, d’après Callen, qu’Emmy Molinaro pourrait vouloir s’en prendre à Kensi et Deeks… Nell se rend sur place »
Hetty prit son téléphone pour appeler sa jeune agent de terrain, mais il semblerait que Kensi n’avait pas pris le téléphone qu’elle lui avait ramené un peu plus tôt dans la matinée avec ses affaires.
« Monsieur Beal, appelez l’hôpital pour qu’il puisse prévenir mademoiselle Blye… »
« J’ai essayé plusieurs fois mais le service ne répond pas et l’accueil n’est pas encore ouvert … »
« Je m’en fiche appelez le directeur si il le faut, il faut vite la mettre au courant !!! »
« Très bien… »Éric s’exécuta.
Chapitre 14
Cela fessait plus d’une demis heure que Kensi tenait la main de Deeks, même si quelque léger spasmes le secoué parfois, signe que le réveille approchait, il était toujours encré dans ses rêves. Kensi observa l’homme qu’elle aimait, oui, qu’elle aimait, si elle ne savait pas quoi mettre sur leur relation avant ces évènements. Là, elle était sûr de ce qu’elle ressentait, elle avait failli perdre son partenaire, meilleur amie et bien plus encore à présent. Elle n’avait jamais ressentis ça avant, même avec Jack, qu’elle avait comme même aimer au point d’accepter sa demande en mariage, mais ils étaient jeune à ce moment-là, elle n’avait pas fini ses étude et lui s’apprêter à partir en Afghanistan…son premier amour, sa première déception.
Une infirmière entra dans la chambre.
« Excusez-moi mademoiselle, mais je dois vérifier les pansements de votre amis»
« Euh ! Oui je comprends »Kensi embrassa Deeks sur le front et sortie de la chambre assise dans son fauteuil roulant.
« Je ne devrais pas en avoir pour plus de dix minutes… Voulez-vous de l’aide ? »
« Non merci ça ira, je dois retourner dans ma chambre pour récupérer mon téléphone, je crois l’avoir entendus plusieurs fois sonner…»
Elle sorti de la chambre, croisa une autre infirmière qui entra dans la chambre de Deeks, surement pour aider sa collègue…
Une fois dans sa chambre elle s’efforça de trouver son téléphone coincé au font du sac.
« Whaaa !dix appel en absence et sept messages vocaux! » elle appuya sur la touche de raccourci de sa boite vocal, les trois premiers messages, correspondait au appel que Sam et Callen avaient du passer hier matin, surement quand ils se sont aperçus du retard de leur collègue.
Le quatrième, sa mère, qui lui indiquait qu’elle ne serait pas présente, pour leur virée entre fille prévus le soir même, car elle devait passer toute la journée à San Diego et n’était pas sûr de l’heure à laquelle elle allait rentrer.
Mais quand elle écouta le sixième message, son sang ne fit qu’un tour, c’était Callen qui lui demander d’être méfiante et de ne surtout pas quitter Deeks des yeux, car Emmy était censé se rendre à l’hôpital. Il lui précisait aussi qu’elle avait probablement changé d’apparence.
Soudain Kensi pris conscience qu’elle avait probablement laissé passer Emmy lorsqu’elle était sorti de sa chambre, elle n’avait pas reconnus Emmy dans cette fausse infirmière allant aider sa collègue… « La pétasse !!! » Kensi se leva de son fauteuil, elle ira bien plus vite sans, elle sorti de sa chambre en hurlant « DEEKS !!! » elle bouscula toutes les personnes se trouvant sur son chemin, même si sa jambes lui fessait atrocement mal, elle n’hésita pas dans ses gestes, elle se trouva face à la chambre de son petit amis et ouvris la porte avec violence.
Ce qu’elle vit la glaça d’effroi, l’infirmière qui c’était présenté à elle, pour les soins de Deeks, était allongé au sol dans son propre sang et surement morte, mais le plus dure fut de voir Emmy essayer d’étouffer Deeks avec son propre oreiller.
« Éloigne toi de là SALOPE !!! » Kensi se ruât vers Emmy et la plaqua au mur, son bras pressant sur la gorge d’Emmy, même si Emmy fut surprise par son assaillante, elle avait un avantage sur Kensi, elle était en pleine possession de ses forces et ce dégagea du cout facilement de son emprise, en donnant un simple coup de point sur la jambe blessée de Kensi, ce qui eut pour effet de lui faire perdre l’équilibre, Kensi s’effondra au sol. Emmy s’éloigna d’elle pour récupérer le couteau qu’elle avait laissé tomber, quand elle avait tué l’infirmière.
« Tu crois vraiment que tu peux faire le poids ? Regarde-toi, ta jambe pisse le sang et un de tes bras ne te sert plus à rien ! Tu veux vraiment jouer à ça ? »
« Si tu le touche encore, je te tue … »menaça Kensi.
« Mhmm ! J’ai eu pas mal d’occasion de le toucher ma belle et se fut à chaque fois avec plaisir … »
Le sang de Kensi commença à bouillir « ne rentre pas dans son jeu » elle finit par sourire « Sache qu’à chaque fois qu’il t’a touché, il pensait à moi et à personne d’autre, alors tu as beau balancer ton venin, rien ne me touchera venant de toi… » Elle se redressa « alors ? Tu attends quoi »
Emmy se jeta sur Kensi avec son couteau, mais ce qu’elle ne savait pas, c’est que même blaisé Kensi savais parfaitement ce défendre avec ce genre d’attaque, elle esquiva un coup, puis un autre et tous les autres qui suivait, Emmy commença à perdre patience et s’énerva, elle s’élança une dernière fois sur Kensi, mais elle fut surprise par cette dernière, qui esquiva une fois de plus, mais contre toute attente arriva à la désarmer, Kensi récupéra enfin son couteau et en profita pour lui trancher la gorge. Emmy s’effondra au sol morte avant même d’avoir atteint le sol.
Elle se précipita sur Deeks, retira l’oreiller, mais déjà sa ligne de vie biper sans interruption, une infirmière arriva à ce moment-là, alerté par l’alarme de Deeks. Mais au moment où elle découvrit les deux corps elle poussa un hurlement.
« Calmer vous, je suis agent fédéral, il faut que vous alliez chercher un médecin mon ami s’enfonce »
Même si l’infirmière était pétrifié devants les corps sans vie et tout ce sang elle se dirigea vers le couloir pour donner l’alerte.
« Code rouge, j’ai besoin d’une équipe de réa sur le champs… » Hurlât elle dans le couloir.
Callen arriva à ce moment-là et ce dirigea vers la chambre de Deeks.
« Monsieur vous ne pouvez pas entrer » l’infirmière l’arrêta.
Callen regarda à l’intérieur et y vie une scène digne du film de Stephen King « Carrie ». il vit Kensi à coter du lit de Deeks
« Kensi ! Qu’es qu’il se passe ? » Criât il a son équipière.
Elle fut vite chassée de la chambre par l’équipe de réa et rejoignit donc Callen, elle était en êtas de choc.
« Kensi ça vas ? » s’inquiétât-il
« Dee…Deeks, il est… »
« Non, Kens, je suis sûr que ça va aller, que s’est-il passé ? »
« J’…j’ai écouté ton message quand je suis rentré dans ma chambre et… j’ai courus dans sa chambre…mais…mais elle était déjà là… »
Vus les deux corps qu’il avait vus avant. L’un des deux devait être celui d’Emmy… Pourquoi n’était-il même pas étonné que même avec un bras en moins et une jambe branlante, son amie avait comme même pu venir à bout de cette Femme… il sourit a cette pensé.
Il prit Kensi dans les bras voyant bien qu’elle n’aller pas bien, elle s’y glissa volontiers, peut-être même un peu trop…beaucoup trop, il dut la soutenir de plus en plus. Elle était en train de perdre connaissance.
« Vite ! Aidez-moi » lança-t-il dans le couloir vide, pratiquement tout le service devait s’occuper de Deeks.
Un infirmier arriva d’une chambre et ce dirigea vers Callen « allongez là au sol… » Il regarda Callen « vous êtes blessé ? »
Callen regarda sur lui et vis effectivement du sang sur son pantalon puis regarda Kensi « Sa jambe, indiquât-il à l’homme… »
L’infirmier souleva le pantalon de Kensi et vis que son bandage était imbibé de sang « sa blessure s’est ré ouverte, il se leva et pris des draps propre sur un chariot, pressez lui la jambe avec ça, je vais chercher de l’aide » l’infirmier ce leva et parti chercher des secours, il revint à peine deux minute plus tard, avec une collègue, un médecin et un brancard…
Le médecin ausculta Kensi « Sa suture c’est déchiré et c’est beaucoup trop important pour être pris en charge ici. » il se tourna vers l’infirmière « Moly, appelez le bloc, rapidement, elle a besoin des sons urgent… » En moins de deux minutes Kensi fut emmené au bloc, laissant Callen au sol, choqué par ce qui venait de se passer…
« Callen ! »Nell débarque par le couloir derrière lui elle l’observa et voyant tout se sang « mon dieu, tu ais blaisé ? »
Callen regarda sa jeune collègue marché vers lui, il se redressa « Non, ça va, ce n’est pas mon sang… »
« Que s’est-il passé ? »
« Kensi vient d’être emmené au bloc et Deeks… »Il se dirigea vers la chambre de son ami et ce plaça devant la porte close « … ils sont en train de le réanimer… »
Voyant que son ami avait l’aire choqué elle hausa lui demander « Callen ça va ? »
« Moi, oui… mais pas eux… »
Chapitre 15
Sam était déjà arrivé au hangar quand Callen revint.
« Comment vont Kensi et Deeks ? »
« Pas, bien, mais ça devrais aller…Kensi est restée seulement une heure au bloc, afin de réparer les dégâts sur sa cuisse, mais cette fois si, ils lui ont mis une attelle pour l’empêché de bougé sa jambes. Elle risque de ne pas être heureuse en voyant ça, à son réveil... Quant à Deeks, la réanimation c’est bien passé, mais subir des électrochocs quand on a déjà deux côte de cassés, ce n’est pas le mieux, ils l’ont, donc plongé dans un coma artificielle, il y restera pendant au moins deux à trois jours… »
Une petite voix se fit entendre derrière eux.
« Je suis désolé pour vos amis agent Callen »
G. ce retourna vers Déborah.
« Vous n’avez pas à vous excusez Mademoiselle Grant, bien au contraire, sans vous, ils seraient probablement mort, vous nous avez prévenus à temps… »
« Merci, mais c’est normal, si j’avais laissé faire ça, mon client s’en serais mal sorti. Bien que là, ça sera le cas comme même… et puis j’avoue, que cela m’a fait plaisir de vous aider » dit-elle en souriant.
« On a rarement eu affaire à des avocats comme vous… »Dit Callen sur le même ton que la jeune femme.
« J’en doute pas… Bien… je dois accompagner mon client en prison…donc, je vais devoir vous laisser… » Elle tendit la main à Sam, puis à Callen.
« Au revoir agents Callen »
« Bon courage pour la suite mademoiselle Grant »
« Vous pouvez m’appeler Deborah… »
« Si vous m’appelez G. … » Ils se firent un signe de tête et Déborah suivi son client, qui était entouré de deux officier du NCIS.
Quand elle fut sortie, Callen se retourna vers son ami, qui le regardait en souriant.
« Quoi ? »
« Rien… absolument rien… » Il s’approcha de lui et lui tendis la carte de l’avocate. « N’oublie pas ce que tu dois faire… »
Julia veillait sur sa fille depuis déjà six heures, quand celle-ci se réveilla, elle eut du mal à ouvrir les yeux et à analyser la situation, apparemment elle était à nouveau dans a chambre, elle tourna la tête pour voir sa mère lui sourire.
« Et bien ma grande, on peut dire que tu m’as encore fait une grand peur… »
« Maman... haaaa ma jambe…. » Grimasse-t-elle.
« Ce n’est pas la peine d’essayé de la bouger, ils l’ont immobilisés, pour éviter que la blessure ne se ré-ouvre encore une fois, tu risques d’avoir une belle cicatrice… »
Bien que Kensi écouta attentivement sa mère, une partie d’elle ce mis à paniquer.
« Deeks ! Comment va-t-il ? »
« Calme toi Kensi, il va bien rassure toi… »
« Comment ça « rassure toi ? » la dernier fois que je l’ai vus il ne respiré plus… »
« Il va bien, je te promets, tu es arrivé à temps pour lui ma chérie. Il n’a pas était privé d’oxygène trop longtemps…mais la réanimation lui a fêlé une autre cote… ils l’ont plongé dans un coma artificielle, pour éviter qu’il ne soufre trop »
« Dans le comas ???... »
« C’est un coma maitrisé par les médecins, ça va aller… »
Mais elle ne fut tout de même pas soulager pour autant « je dois le voir Maman… »
« Oui, je comprends et les médecins aussi l’ont compris aussi, c’est pourquoi dès demain vous serez installés dans la même chambre. Mais pour le moment tu dois te reposer… »
« Mais maman… »
« Ne discute pas, tu as encore perdus pas mal de sang, tu ne seras pas en êtas de te lever, alors on verra ça demain !
Une nouvelle voix fit son apparition « les mamans son toujours de bon conseil ne l’oubliez jamais Kensi »
« Hetty ! »
« Et bien ma chère, je dois dire que vous revenez de loin encore une fois… Je reviens de la chambre de monsieur Deeks, et votre maman à raison, il va bien. Donc… jusqu’à demain je veux que vous vous préoccupé de vous, je me charge de lui pour la nuit. Il ne sera pas seul… »
Kensi se résigna à faire confiance en sa patronne, de toute façon elle était tellement épuisée qu’elle ne mis pas longtemps à se rendormir…
Quand elle se réveilla, le lendemain matin, elle était seul dans sa chambre, en même temps, le temps des visites ne commençais qu’a treize heure trente, mais une aide-soignante lui apporta son petit déjeuné. Elle n’avait rien mangé la veille et elle mourait littéralement de faim, elle dévora ses œufs brouillé et bus son jus d’orange, Hetty entra à ce moment-là :
« Ha ! Vous êtes réveillez, comment allez-vous ? »
« Bonjour Hetty, ça va mieux avec le ventre plein… »Sourit-elle « comment va-t-il ? »
Hetty sourit à son tour « il va bien mademoiselle Blye, aussi bien que la belle au bois pouvait l’être lors de son sommeil… »
Kensi ne put s’empêché de lâcher un petit rire « et quand pourrais-je voir la belle au bois dormant ?... »
« Vous ne perdez pas le nord ma chère. Ils vont venir vous chercher après vos soins… »
« Merci Hetty… »
Effectivement une fois qu’on lui avait refait son pansement, un brancardier vint la chercher et il l’installa directement dans la chambre de son compagnon. Elle le revit enfin et effectivement il avait l’aire bien, serein même. Un immense soulagement la submergea. Le brancardier l’installa à coter du lit.
« Pourriez-vous nous rapprocher un peu plus… ? »
« Je suis désolé, mais ce n’est pas possible il faut laisser de l’espace pour l’équipe de soins »
Pourquoi sa question devenait-elle d’un coup si ridicule ? « Euh ! Oui… désolé … »dit-elle tristement. L’homme quitta la pièce.
Hetty l’avait suivie dans sa nouvelle chambre. Kensi regardait son partenaire et elle commença à pleurer.
« Et bien, et bien, mademoiselle Blye qu’es qui ne va pas ? »
« Il est là, je peux le voir, mais je ne peux même pas le toucher !!! Parce qu’on m’oblige à rester dans ce putain de lit, il est juste à coter, merde !!! … » Dit-elle frustré.
« Vous en avez, pour trois jours d’immobilisation, après vous pourrez vous déplacer en béquille… et je vous conseil d’écouter vos médecin si vous ne voulez pas prolonger votre alitement »
Kensi se calma, après tout elle était comme même auprès de lui…
Durant deux jours leurs chambre fut que très rarement vide, arrivé la fin des visites, l’équipe hospitalière, était même obligé de mettre les derniers visiteurs à la porte. Même si elle apprécié leur visite, elle chérissait les moments où elle pouvait être seule avec Deeks. Demain elle Pourrat enfin ce levé, demain ils vont enfin le sortir de ce coma et demain elle pourra enfin le toucher… c’est sur ces dernières pensés qu’elle s’endormi.
Le lendemain elle fut réveillée par l’odeur du café que la jeune aide-soignant lui apporta.
« Je suis désolé mademoiselle Blye de vous réveiller, mais le kiné ma demander que vous mangiez de bonheur pour qu’il puisse vous faire marcher… »
« Ce n’est rien Julie, bien au contraire c’est une bonne nouvelle… » La jeune femme sorti de la chambre et Kensi mangea rapidement. Quinze minutes plus tard le Kiné entra dans la chambre
« Bonjour mademoiselle Blye, je m’appelle Tom…alors ! Nous allons pouvoir nous mettre au travail… »
« Je n’ai pas besoin de vous, j’ai juste une grand plais qui recouvre à présent la moitié de ma cuisse… rien qui demande de rééducation »
« Je suis là plus pour vous faire voir comment vous devriez marcher pour éviter d’abimer vos sutures »
« Je pense que mon atèle devrais m’aider à le comprendre puisque je ne dois pas la quitter… »
Le kiné souri à la situation « je vois que j’ai affaire à une dure cuire… je veux bien vous laisser faire, mais si vous me dite dans deux jours que vous avez mal au dos, j’y serais pour rien et puis je dois aussi voire pour votre épaule, car là il y’aura de la vrais rééducation à faire… »
Kensi regarda le kiné ainsi que la béquille qu’il avait apporté avec lui « ok ! Du moment que je peux me déplacer… »
« Alors allons-y… » Il aida sa patiente à se lever et lui apprit à bien équilibrer sa marche pour éviter de trop sollicité son dos et aussi évité de transférer la douleur dans son épaule. Ils firent plusieurs allers et retour dans le couloir de l’étage, quand ils revinrent dans la chambre un médecin était en train d’ausculter Deeks.
« Mademoiselle Blye ! Et bien je suis ravis de vous voir debout »
« Comment va-t-il aujourd’hui ? »
« Très bien »sourit-il « je viens de lui retirer l’IV de sédation, il devrait se réveiller dans la journée… »
Kensi sourit à la nouvelle « merci Docteur ! »
« Je vous en prie… » Le médecin quitta la chambre
« Et bien mademoiselle Blye, que de bonne nouvelles aujourd’hui… »
« Effectivement Tom, merci… »Dit-elle en se rasseyant sur son lit.
« hoooo ne croyez pas que j’en es fini avec vous, même si vous m’avez prouvé que vous étiez capable de vous déplacer comme il le faut, il faut que je m’occupe de votre épaule et là sa risque de ne pas vous plaire »
« Sérieux ?... ha ! Vous voulez ma mort … »dit-elle sans sérieux.
« …non ! croyez-moi ce n’est pas le cas… » Rigolât-il.
« J’ai juste besoin de rester auprès mon ami… » Dit-elle suppliante.
« J’en ai pas pour longtemps, dix minutes maximum… » Kensi se résigna et du subir dix minute de pure torture… »
« Et bien mademoiselle Blye vous avez bien travaillé… »
« Dit le bourreau… vous pouvez m’appeler Kensi… »
« Très bien… Kensi, je vous laisse à présent profitez bien de votre ami… »
« Merci Tom ! »
Enfin elle put s’assoir à coter de son petit ami, certes elle devait surélever sa jambe pour éviter de tirer sur sa blessure, mais au moins elle était proche de lui, elle lui prit la main pour ne plus la quitter de la journée…
Chapitre 16
Quand Callen entra dans la chambre vers quatorze heures, Kensi s’était endormie en tenant la main de Deeks. Bien qu’il n’avait jamais douté des sentiments qu’ils éprouvaient l’un envers l’autre, avant même que les intéressés soient eux même au courant. Il ne les avait pas encore vu exprimer un geste tendre l’un vers l’autre, surtout venant de Kensi. Certes, il avait vu des inquiétudes démesurées pour des coéquipiers, mais il s’avoua qu’il aura du mal à s’y habituer et il sourit à cette pensée.
Il s’approcha de sa jeune collègue et lui toucha l’épaule.
« Hey ! Kens’… »
Kensi se réveilla en sursaut « Hein ? Ha ! Callen, tu cherches à me faire faire une crise cardiaque ?
« Au moins tu es déjà sur place… » Plaisanta-t-il.
« Ha, ha !!! Tu ne changes pas avec ton humour… »
« On ne se refait pas… » Sourit-il « je viens te ramener ça… » Il lui tendit un sachet en papier kraft. Elle déballa le petit paquet et se retrouva avec son couteau dans les mains.
« La scientifique en a fini avec, donc, j’ai pensé que tu en aurais envie… »
Elle regarda ce couteau qu’elle avait confié à Deeks, il y a déjà plusieurs mois de ça. Ce couteau qui l’avait blessé, mais qui lui avait aussi, sauvé la vie. Un couteau ne pouvait pas tuer son propriétaire ! Non ? Elle s’amusa de sa remarque…
« Ça va ? » demanda Callen en voyant son amie plonger dans ses pensées.
« Ouais, merci Callen … Alors ? C’est fini ? »
« Oui Kens’ c’est fini… Sanchez est en prison à attendre son jugement et avec ce que l’on a, il n’en sortira probablement pas… »
Elle regarda son chef d’équipe avec attention « tu me dis pas tout… »
Il sourit « non, c’est vrai… et bien… nous avons laissé penser, qu’il avait balancé Emmy Molinaro, ce qui n’est pas entièrement faux, puisqu’il nous a révélé sa planque… »
Kensi sourit à cette remarque,rigola même…
« Quoi ? … »
« Je pensais à ce que Sam m’a dit hier… »
Il la regarda soupçonneux « Sam ?... il t’a dit quoi ? »
« Mademoiselle Déborah Grant !!! Une super avocate il parait… »
« Ha c’est pas vrai ! Je vais le tuer !.... » Dit-il en jurant.
« Alors ?... »
« Alors… elle a été relevée du dossier Sanchez, on lui aurait reproché de prendre parti pour le NCIS … »
« Ho ! Vraiment ? et quel parti ? »
« Ha, ha ! Très drôle Kensi… »
Kensi reprit son sérieux « tu sais G., on a un boulot qui nous laisse peu de temps pour notre « vie » privée…Si elle te plaît alors fonces et arrêtes de te poser des questions à la con, je sais que tu traines des valises un peu trop lourde, sur tes épaules. Mais à trop te concentrer sur ton boulot, tu vas t’y perdre et finir comme… »
« Hetty ?... »
« Oula !! Ce n’est pas moi qui l’ai dit » dit-elle en rigolant « Je suis sérieuse G., je me suis prise la tête avec ça pendant des années mais maintenant il est hors de question que je passe à côté… »
« Whaaaa qu’avez-vous fait de Kensi ??? »
« Haha… »
« Ça à l’air cool… » Dit-il en regardant les mains jointes de ses amis…
« Et bien j’ai pas vraiment eu le temps d’en profiter… mais je suis sûre que c’est le cas… »
« Je l’espère pour vous… Mais tout ça risque d’être difficile à gérer. Je ne veux pas casser ton moral Kens’, mais… crois-moi, y’a rien de simple quand on travaille ensemble… »
Kensi baissa la tête « Oui, je sais, mais…on doit quand même essayer… je sais que tu as déjà eu une mauvaise expérience et que même Sam et Michelle ont dû faire des concessions, mais je me dis qu’il est possible de faire avec… et si ce n’est pas le cas, alors on trouvera une solution, je ne veux pas passer à côté de ça Callen… »
« Je comprends… alors je vous souhaite de faire en sorte que ça marche.»
« Oui… mais avant, on va d’abord attendre que la belle au bois dormant se réveille… »
« Il ne devrait pas tarder ? »
« Non, logiquement… Mais c’est Deeks, il ne fait jamais rien comme les autres… »
Callen sourit à sa collègue « je vais vous laisser… tiens nous au courant… » Il s’apprêta à sortir.
« Toi aussi… » Il se retourna le questionnant du regard.
« De quoi ?... »
« Déborah… »
« Haha bien joué Kens ! À plus » et il sortit de la chambre.
Il fallut deux heures de plus à Deeks pour que des signes de réveil se fassent ressentir, et une heure encore en plus, pour qu’il puisse enfin ouvrir les yeux, mais il fut vite ébloui par la lumière et essaya de mettre sa main devant ses yeux pour en cacher les rayons agressifs de la lumière artificielle. Mais quelque chose l’en empêcha, il regarda sa main et vit qu’elle était prise, par une autre main…
« Kens’ ?... »
Elle sursauta « encore » à la voix de son coéquipier, puis se leva, tant bien que mal « Deeks ! Hey ! Il t’en a fallut du temps » elle lui caressa les cheveux.
« whaaaa c’est le plus beau des réveils auquel j’ai eu droit !»
« Tu es encore un peu drogué, tu risques de planer un peu… »
« C’est clair, car j’ai vraiment l’impression d’être au paradis…dis ? On n’est pas mort ?… »
Kensi sourit à sa remarque « Non, on est bien vivant » mais elle abaissa son regard.
« Kens ? Ça va ? »
« Tu as failli mourir deux fois, en moins de vingt-quatre heures de temps Deeks. Une fois en arrivant ici sur la table d’opération et une deuxième fois… » Elle se perdit dans ses pensées.
« Kens… »
« …Emmy… elle est venue pour finir le travail, quand je l’ai vu penchée sur toi…j’étais…terrorisée… »
« Mais… je suis là, j’ai mal partout et j’ai l’impression d’avoir été piétinée par une douzaine d’éléphants…mais… » Il serra sa main « … je suis sûr que c’est grâce à toi… »
Kensi embrassa son petit ami puis elle lui sourit « elle nous embêtera plus… »
Même si Deeks avait été heureux de ce geste de tendresse, il ne put rendre un sourire à Kensi.
« Ça va ? » s’inquiéta-t-elle.
« Elle… Elle n’était pas… comme cela… J’ai du mal à croire qu’elle se disait être elle-même. Je sais qu’avec ce que je partageais avec elle, j’ai pu ne pas remarquer qui elle était vraiment, mais… »
« Chut !!! Tu n’as pas à te poser ces questions Deeks, ce n’est pas toi, mais elle….Emmy a bien caché son jeu et tu en étais au début de ta carrière et… tu étais probablement amoureux et… »
« Non, Kens… je veux dire… je tenais vraiment à elle, peut-être que même à l’époque, je pensais être amoureux, mais…» il la regarda dans les yeux « je sais à présent que c’était loin d’être le cas… »
Ils étaient tellement pris dans le regard l’un de l’autre, qu’ils n’entendirent pas la porte s’ouvrir.
« Ha ! Je vois que vous êtes enfin réveillé, monsieur Deeks » Déclara le médecin, mais voyant qu’il n’obtient pas de réponse, il remarqua qu’il venait sûrement de déranger le petit couple « je suis désolé de vous dérangez, mais je vais devoir vous examinez monsieur Deeks »
Deeks et Kensi descendirent de leur petit nuage.
« Oui désolé Docteur, on ne vous a pas entendu entrer » s’excusa Kensi.
« Ce n’est rien, je comprends et c’est moi qui suis désolé, mais… je dois malheureusement vous obligez à faire une pause… » Sourit-il. « Très bien monsieur Deeks voyons comment vous allez… »
Chapitre 17
Cela faisait maintenant près de trois jours qu’il s’était réveillé, mais il n’avait pas encore pus se lever. Avant tout parce qu’il était encore branché par plusieurs fils et surtout parce que ses côtes ne l’auraient jamais laissé se lever, au risque de lui déclencher de violentes douleurs… La position assise était déjà dure à supporter, alors debout n’en parlons pas… Mais les médecins lui avaient déjà dit qu’ils ne tarderaient pas à le débrancher et il pourra ainsi commencer à se lever. Même s’il était ravi, il ne s’en réjouissait pas pour autant, car tout cela risquerait de résonner dans la douleur et la souffrance. Deux mots trop étroitement liés… Mais après plus d’une semaine d’alitement les médecins lui avaient dit que ses côtes pourraient supporter un peu de marche, dans la limite, bien entendu, du possible, ce serait bête de retomber et de s’abimer plus qu’il ne l’était déjà…
Hetty entra dans la chambre
« Bonjour Monsieur Deeks… »
« Hey ! Bonjour Hetty »
Elle regarda dans la chambre « Mademoiselle Blye n’est pas ici ? »
« Non, elle est en séance de torture avec son Kiné … »
« Bien, cela tombe bien, car je voulais vous parler… »
Deeks la regarda en sourcillent « Ah oui ? Je dois m’en inquiéter ? »
« Non Monsieur Deeks, rassurez-vous. Mais les différents événements de ces dernières semaines, m’ont fait réfléchir un peu… »
« Ok… Là je vais m’inquiéter… »
La vielle femme sourit à la remarque de son ancien employé « Bien… Je reprends… Je commence à réfléchir à l’avenir, Monsieur Deeks, et je dois dire qu’il était peut-être temps, mes jours aux seins du NCIS touchent bientôt à la fin et... »
« Euh Hetty ! Je ne suis pas sûr de vouloir entendre ce que vous voulez dire… Je veux dire vous et OSP sont deux choses qui ne peuvent pas être dissociées et… »
« Allez-vous me laisser finir monsieur Deeks !... Je n’ai pas dit que j’allais partir tout de suite, mais il est temps que j’y réfléchisse… Donc, il y a pas mal de chose que je dois « mettre au clair » avant de partir, car une fois partie, je ne pourrais aucunement prendre de décision au sein de notre agence, c’est pour cela que je vous ai apporté ceci… » Elle lui tendit un dossier, qu’il feuilleta.
« Vous avez fouillé dans mes affaires, Hetty… »
« Quand vous êtes parti, vous n’avez pas emporté grand-chose avec vous… il a bien fallu que je stocke certaines de vos affaires avant que vous les récupériez… »
« Ouais, cette mission s’est décidée un peu vite et… le reste aussi… » Dit-il en se grattant la nuque nerveusement.
« Bates a accepté votre retour avec nous… seulement moi, je ne veux plus avoir affaire avec la police… c’est pourquoi je vous demande de signer ces documents… »
« Hetty… on a déjà parlé… »
« Oui ! Il y a trois ans de cela… il est temps de prendre une décision Monsieur Deeks, car si vous voulez revenir au NCIS, ça sera en tant qu’agent… »
« Ça s’appelle du chantage ça, Hetty… »
« Non, plutôt un ultimatum, vous n’aurez pas d’autre chance, car quand je ne serai plus là, la seule façon de rejoindre le NCIS, ce sera par le chemin habituel et il vous faudra du temps pour rejoindre l’OSP après cela… »
« C’est du favoritisme c’est ça ? » sourit-il
« Disons que c’est une façon de passer par la grande porte… qu’est-ce qui vous retient Monsieur Deeks ? »
« Je ne sais pas vraiment à vrai dire… La police m’a beaucoup donné au début et… »
« Mais vous ne leur devez plus rien monsieur Deeks, vous êtes libre de choisir… voulez-vous que tout cela se reproduise ? Car à chaque que fois que vous partez pour la police, il y a toujours quelque chose qui cloche… »
« Avec le NCIS aussi… » S’amusa-t-il
« Ce n’est pas faux, mais au moins ici vous avez des amis… »
« Et bien plus… en effet… » Il feuilleta le dossier qu’Hetty lui avait déjà confié il y a trois ans « j’aurais une voiture de fonction ? » Plaisanta-t-il.
« Tous les avantages liés à votre fonction, oui ! »
Il réfléchit pendant deux minutes, c’est vrai qu’il n’y aurait que des avantages à devenir un agent, déjà plus de mission pour la LAPD, mais finit les blagues sur les flics…enfin, il aura sûrement droit à du « le bleu » ou autre nom de nouvelle recrue, mais peu importe, après tout… il prit le stylo qu’Hetty lui tendait et signa son nouveau contrat…
« Bienvenue parmi nous agents Deeks ! » félicita Hetty
« Agents Deeks… ça sonne bien »
« Qu’est-ce qu’il sonne bien ? » demanda Kensi en entrant dans la chambre.
« Euh ! Rien ! Comment ça s’est passé ? »
« Bien… » Elle se tourna vers sa patronne «Bonjour Hetty ! »
« Bonjour mademoiselle Blye » elle regarda son jeune Agent « et bien je vois que vous avez été libérée de vos atèles… »
« Effectivement, mon épaule va me faire souffrir pendant encore au moins deux semaines, mais je peux marcher librement… enfin… »
« J’en suis heureuse ma chère, très bien, je vais vous laisser. J’ai quelques paperasses à faire » elle donna un clin d’œil à Deeks « au revoir… »
Kensi et Deeks rendirent le salut à Hetty, puis la jeune femme se retourna vers son amant « c’était quoi ça ? »
« De quoi tu parles ? »
« Deeks, elle t’a fait un clin d’œil !!! Vous avez parlé de quoi ? »
« Ho ! Et bien j’aimerai qu’on attende pour ça, si ça ne te dérange pas »
Elle le regarda avec un mélange de doute et d’angoisse « qu’est-ce qu’il ne va pas ? »
« Rien, Kens’, je te jure, enfin… si mais rien de grave, bien au contraire… » Il se mit à sourire.
« Très bien… même si ça me rassure un peu je ne suis pas pour autant tranquille. Toi et Hetty faisant des cachoteries y’a de quoi s’inquiéter… Non ? »
« Non, franchement y’ a pas de quoi ! » et il lui donna un sourire auquel elle ne put résister…
Dès le lendemain les médecins avaient enfin « libéré » Deeks de ses « liens » et il lui fallut pas loin de dix minutes pour essayer de se lever, Kensi était à ses côtés, même si elle aurait déjà pu quitter l’hôpital elle avait préféré rester auprès de son partenaire. Les premiers pas de Deeks n’étaient pas très francs, mais en moins de deux heures, il avait su donner de très bon progrès. Suffisamment pour que les médecins pensent à le faire sortir dès le lendemain. Certes il ne pourra pas reprendre le travail avant au moins trois à quatre semaines, presque la même période que Kensi à une semaine près… Ils avaient décidé de rester ensemble pour s’entraider, enfin, pas seulement. Ils avaient quand même passé plus de quatre mois loin l’un de l’autre et les retrouvailles ne s’étaient pas vraiment passées comme ils auraient souhaité. Même si dans leurs états, ils ne pourraient pas vraiment profiter à fond de leur « relation ». Mais qu’importe, ils allaient enfin passer du temps ensemble, seuls…
Chapitre 18
Deeks et Kensi étaient enfin sortis de l’hôpital. Ils avaient décidé de passer leurs convalescences, chez Kensi, habitant un plein pied c’était plus logique… Nell les y avait accompagnés et elle avait même pensé à leur faire quelques courses avec Éric pour qu’ils soient tranquilles pour au moins trois jours. Même si, au fond, beaucoup de plats en livraison furent commandés… Si la vie commune ne fut pas dans leur habitude avant cela, ils y prirent goût, sûrement parce que, pour le moment, ils n’avaient pas à s’inquiéter de faire les courses et le ménage. et c’était surment grâce à la femme de ménage qu’Hetty leur avait attribué pour quelques jours. Ils étaient sur leurs petits nuages et ils ne comptaient pas en descendre rapidement.
La rééducation pour Kensi touchait à sa fin, même si le muscle de sa cuisse la faisait encore souffrir un peu, elle commença progressivement à reprendre une activité physique, même si elle ne pouvait pas courir plus de trois kilomètres, c’était déjà un bel effort. Quant à son épaule, elle arrivait à bien la bouger. Certes il faudrait encore qu’elle évite de porter quoi que ce soit, mais les progrès étaient là, ce qui la rassura au plus haut point, puisque dans une semaine elle devait reprendre le travail. Bien que ça ne l’étonnerait pas qu’Hetty lui interdise le terrain pour un moment.
Quant à Deeks que ça soit sa rééducation respiratoire ou physique cela prenait plus de temps, ce qui le frustrait car il ne pouvait pas faire plus de deux cents mètres sans être complétement épuisé. Il avait l’impression d’être un petit vieux, même sa démarche, parfois, pouvait y faire penser et de voir partir Kensi pour son footing quotidien sans pouvoir l’accompagner, le rendait dépressif au point de vouloir pousser Kensi à rester avec lui. Mais il n’eut droit qu’à des « pauvre Bébé » à chaque fois qu’il se plaignait, faut dire qu’il restait un homme avant tout et en tant que tel, il prenait le droit de se plaindre. Mais, là où certaines personnes seraient déjà agacées de ce comportement, Kensi fut plutôt étrangement patiente. Certes, elle ne se priverait pour rien au monde de sa petit activité sportive, mais elle prenait quand même plaisir à prendre soins de son petit-ami, même si parfois son côté bad-ass reprenait le dessus, pour pousser Deeks à bouger de son appartement. Et heureusement, car même s’il était à chaque fois trainé de force par Kensi pour leur « marche » quotidienne, il pouvait se rendre compte que tous les jours il arrivait à aller de plus en plus loin. Autant dire que sans Kensi il serait en train de trainer dans son appart’ maudissant tout sur son passage…
Malheureusement pour eux certaines activités dites « d’adulte » étaient encore difficile à entreprendre. Même si ils s’étaient essayés plusieurs fois à l’activité, ils n’ont jamais pu aller jusqu’au bout. Ce genre d’hobbies nécessitant un cœur et des poumons en bon état. De plus il ne pouvait ni supporter le poids de sa belle, ni le sien par la même occasion, bref de grands moments de frustration à chaque « essai ».
La veille de la reprise de Kensi, il voulut s’essayer au footing avec sa petite-amie, certes elle ne lui fera pas faire le même parcourt qu’elle, mais il put presque tenir deux kilomètres, un bon début, pour une première course. Autant dire qu’il pouvait être fier de lui. Mais son enthousiasme fut très vite remplacé par de l’appréhension, ce qui n’échappa pas à la jeune femme :
« Ça va Deeks ? »
« euh… ouais, si on veut… »
Kensi le regarda inquiète « Si on veut… quoi ? »
« Eh bien, tu reprends demain et… »
« Deeks on en a déjà parlé, je suis sûre que tout va très bien se… »
« C’est pas de ça que je parle… » Dit-il avec un peu trop de sérieux.
«Oh ! et de quoi tu veux parler ? »
Il s’approcha d’elle « on n’a pas vraiment pris le temps de parler du boulot… car ce qu’il nous est arrivé pourrait très bien recommencer et il faut en parler… »
« Oui, c’est vrai, je sais très bien qu’on devra à un certain moment prendre sur soi et ne pas laisser nos sentiments dictés notre conduite et je te cache pas que ça va être très dur… »
« … surtout si on doit se retrouver encore sous couverture… je veux dire… je sais même pas si je serais capable de faire encore quelque chose qui pourrait te blesser … ce qui s’est passé avec Emmy… »
« Deeks, je comprends ce que tu veux dire, mais tu as raison, le tout c’est de pouvoir en parler, de se faire confiance avant tout … » elle redevint moins sérieuse « …et d’éviter ce genre de désagrément »
Deeks sourit mais se fut loin d’être vraiment franc « et si on ne peut pas l’éviter ? … »
« Je suis persuadée qu’on trouvera une solution… »
« ouais… » Deeks n’était vraiment pas convaincu « … je veux dire que j’y pense souvent, trop souvent et à chaque fois que je t’imagine avec un autre gars ça me fout la gerbe… »
« Tu crois que ça me faisait quoi moi ? Et je ne te parle pas seulement d’Emmy… »
« Oui, et à chaque fois ça finissait par une crise de jalousie de ta part… »Dit-il en souriant.
« Je n’ai pas dit que ça serait facile ! Mais avant Emmy, on ne peut pas dire que la discussion était vraiment notre « truc »… donc, oui il faudra en discuter… à chaque fois !»
« Et si ça doit aller plus loin Kens’ ? »
« Ok ! Deeks, tu es carrément en train de te prendre la tête là ! Bon, je ne veux pas te dénigrer, mais en ce qui me concerne, même si il y a eu pour moi quelque moment plutôt inapproprié, ce n’est jamais allé aussi loin, car j’arrivais toujours à trouver une solution et au NCIS on ne te pousse pas à la prostitution !!! »
« Ouais, sauf que tu es une nana, une nana qui refuse de coucher ça ne parait pas « bizarre » mais un mec… je ne dis pas que ça devient obligatoire, mais on est obligé de faire certaines choses pour protéger au mieux sa couverture… »
« Je suis sûre que tu arriveras à trouver d’autres solutions Deeks. Tu n’avais rien dans la vie qui t’empêchait de faire ça, mais là c’est différent tu m’as, moi ! Et puis, si cela doit se passer, je serai très bien que ça sera par manque de choix. Je ne dis pas que je fermerais les yeux, au contraire ça sera surement difficile à accepter, mais je sais aussi que ça ne se fera pas de ton plein gré… »
« Kensi c’est pas ce que je veux… »
Elle s’approcha de lui pour le prendre dans ses bras « Deeks ! Je suis persuadée que ça n’arrivera pas avant un bon moment » Elle lui prit le visage entre les mains « je suis persuadée qu’Hetty ne laissera pas LAPD te récupérer de sitôt… »
Il sourit « ça c’est sûr il y a peu de chance… »
« Oui, Bates en a la trouille !!! » dit-elle en rigolant
« Non, ça n’a rien à voir avec ça… »
« Ah oui ? De quoi tu parles »
Deeks s’éloigna un peu d’elle pour aller récupérer une petite boite dans son sac et il lui tendit « un petit cadeau…enfin ce n’est pas vraiment un petit cadeau que tu pourras garder avec toi car je ne vais pas pouvoir m’en séparer, mais…enfin bref…ouvre le… »
Kensi prit le cadeau que lui tendit Deeks puis l’ouvrit et fut surprise de voir un insigne du NCIS flambant neuf à l’intérieur « C’est le tien ? »dit-elle surprise.
« Oui, Hetty m’a fait signer le contrat deux jours avant de sortir de l’hôpital et Sam m’a apporté l’insigne il y a deux jours quand tu étais avec le kiné… »
« Whaa, pou…pourquoi tu ne me l’as pas dit plus tôt ? »
« et bien déjà, je voulais avant tous, avoir mon insigne, ainsi que mes nouveaux papiers, et puis je voulais te faire la surprise mais je n’arrivais pas à trouver le bon moment, donc là, je pense que c’est le bon… »
Elle lui lança un sourire « made in Blye », celui qu’il aimait tant et qui l’avait plusieurs fois aidé à surmonter de mauvaise situation, mais elle changea rapidement de comportement pour laisser place à une femme, à l’allure fatale et féline « donc… Agent Deeks… vous ne verrez pas d’objection à ce que je vous dises ce que j’en pense » dit-elle d’une voix sensuelle.
« Tu es sur de vouloir le dire ? » dit-il sur le même ton.
« Non, pas vraiment, mais je vais te le faire comprendre » elle glissa ses doigts sur les abdos de son homme montant délicatement sur ses pectoraux, déviant vers les épaules, pour enfin atterrie sur sa nuque. Elle se colla à lui, s’approchant délicatement de ses lèvres, les effleurant à peine. Deeks n’avait qu’à faire le dernier pas. Si le baiser était doux au début il se transforma bien vite en un volcan de désirs. Bien qu’il eut quelques vagues de douleur, cette fois ci, il ne les laissera pas prendre le dessus, il comptait bien aller jusqu’au bout…