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Série : Torchwood
Création : 28.10.2010 à 16h20
Auteur : tessa
Statut : Terminée
« Les personnages ne m'appartiennent pas : ils sont la création de la BBC et je ne fais que les emprunter. » tessa
Cette fanfic compte déjà 11 paragraphes
Epilogue en trois actes
Le Hub
— Jack ! Viens voir ! Clamait une Tosh, beaucoup plus excitée que d’habitude.
Elle était installée devant le clavier de l’ordinateur le plus puissant de la base et elle vérifiait le fonctionnement du détecteur d’activité de la faille. Il avait été très efficace lors de leur toute dernière aventure à Avebury, mais pendant quelques heures, il avait été utilisé par quelqu’un d’autre qu’elle et cela la tracassait un peu.
Jack l’ayant rejointe, elle put lui expliquer ce qui la préoccupait :
— Regarde, Jack ! J’ai coordonné le programme du détecteur avec celui de mon ordinateur. D’habitude, cela ne pose pas de problème : il y a correspondance entre les deux appareils. Or, aujourd’hui, ce n’est pas le cas. On a, jusqu’à présent, toujours pu localiser l’endroit où la faille allait s’activer à condition que cela soit à proximité, mais on n’est jamais arrivé à savoir où elle sévissait ensuite. Mais regarde les traces qu’a laissées la faille le 25 Décembre : tu vois, on la localise une première fois à Avebury – Normal ! Nous y étions ! – mais une seconde fois, tout de suite après, beaucoup plus loin. Et quand je dis plus loin, c’est nettement plus loin, dans l’espace : dans la Constellation de la Vierge, apparemment.
— La Constellation de la Vierge ? Fit Jack. Alors Richards aurait pu rentrer chez lui ?
— Peut-être ! Mais attend, je ne t’ai pas dit le plus beau ! Si j’en crois l’examen du détecteur, il aurait été – Comment dire ? – programmé pour relier Avebury et ce lieu mystérieux dans l’espace. Cela voudrait dire que Richards aurait réussi à maîtriser la faille !
— Comment est-ce possible ?
— Alors, ça, Jack, je l’ignore complètement !... A moins que Richards n’ait su plus de choses sur ce phénomène qu’il n’ait voulu le dire !
— Si c’est le cas, il a bien joué les innocents. Il a prétendu ignorer ce qui lui était arrivé. Et, si tu examinais ce fameux engin, tu crois que tu pourrais le « programmer » toi aussi ?
— J’en doute beaucoup ! Mais on peut toujours essayer !
— Tu imagines, Tosh ? Nous pourrions peut-être gommer les effets de cette faille, renvoyer les visiteurs indésirables chez eux – je pense aux weevils, par exemple - peut-être même visiter d’autres planètes.
— On peut toujours rêver, Jack !
Dans la Constellation de la Vierge, une planète inconnue de nous
Harold Marx et Pierce Wilfred gisaient l’un près de l’autre sur une plage de sable fin. La lumière du jour les tira de leur hébétement et ils se redressèrent péniblement. Dans un premier temps, la surprise les rendit muets. Le bruit de l’océan tout proche leur était familier, mais comment, diable, étaient-ils passés de l’obscurité froide d’une grotte à une plage chaude et odorante, d’une nuit glaciale à un jour lumineux et tiède ?
Etonnés, ahuris, ils regardaient autour d’eux. Et alors les mots se bousculèrent dans leur bouche :
— Mais on est où, là ? Ce n’est pas Avebury !
— On a du nous enlever ! Répondit le scientifique. Je ne vois que cette explication.
— Eh, Prof ! Vous avez vu la couleur de l’eau ?
De nouveau, ils se turent, interloqués par le violet sombre de l’eau de mer qui clapotait doucement à quelques mètres d’eux. Puis Marx couina de surprise :
— Nos ombres ! Regarde nos ombres !
Wilfred jeta un coup d’œil à ses pieds : deux ombres ! Il avait deux ombres ! Marx également ! Un coup d’œil vers le ciel donna l’explication : deux soleils se partageaient la voute céleste, l’un assez bas sur l’horizon et l’autre quasiment à son zénith. Explication logique, certes, mais qui déclencha une vague de panique chez les deux hommes.
— Où sommes-nous ?
Cette question, ils se l’étaient déjà posée, mais cette fois, ils ne pensaient ni à Avebury, ni à un quelconque endroit de leur Grande-Bretagne natale, mais plutôt à la planète où ils se trouvaient. Progressivement, leurs derniers instants sur Terre leur revenaient en mémoire :
— Un homme nous a empoignés ! Mais qui ? C’est sûrement lui qui nous a emmenés jusqu’ici.
— Regarde les traces dans le sable : il est parti dans cette direction !
— Suivons-les ! On finira bien par le retrouver et il faudra qu’il s’explique.
Les deux hommes gravirent une petite dune, les yeux fixés sur les traces. Mais arrivés au sommet de la butte, ils se trouvèrent face à une immense étendue sableuse : des centaines de dunes à perte de vue ! Pas de végétation ! Aucun signe de vie ! Les traces dans le sable s’interrompaient d’ailleurs à quelques mètres de là, près d’un fouillis d’empreintes où on distinguait nettement deux traces qui ressemblaient aux patins d’un hélicoptère.
— Notre bonhomme s’est envolé ici !
Ils étaient près de la vérité, mais ils ne le surent jamais, car le phénomène qui les avait amenés là se reproduisit et les emporta bien loin, au moment même où les secours arrivaient.
Avebury – Stonehenge le 8 janvier
Gwen et Rhys, qui avaient renoncé à leur virée parisienne, étaient revenus très provisoirement à Avebury récupérer leurs affaires abandonnées à l’hôtel et soigneusement conservées par la logeuse. Dans l’affolement du moment, ni Jack, ni Tosh n’avaient pensé à s’en occuper.
Le temps s’était considérablement radouci, même si des nuages lourds de pluie couvraient le ciel. Au moment de remonter dans la voiture, Gwen se tourna vers Rhys :
— Si tu permets, je voudrais faire un petit pèlerinage à Stonehenge.
Rhys hocha la tête et la jeune femme se précipita vers le fleuriste le plus proche. Elle choisit soigneusement quelques fleurs, les plus éclatantes de couleur qu’elle put trouver et revint son bouquet à la main. Rhys lui sourit : jamais il ne l’avait trouvé aussi belle. La maternité lui allait bien et les fleurs colorées mettaient en valeur ses cheveux bruns.
Quelques instants plus tard, ils étaient à Stonehenge, déserté par la police et par les touristes. Le couple se dirigea vers la pierre du sacrifice et marqua un temps de silence. Il n’y avait plus aucune trace des événements dramatiques qui s’y étaient déroulés. Gwen effleura la surface de la pierre, y déposa son bouquet et murmura :
— Pour toi, Carol !
Puis, plus fort :
— Merci de m’avoir sauvée, qui que vous soyez ! Merci, pour mon bébé et pour moi !
Seul, le cri d’un corbeau lui répondit. Mais lorsque le couple se fut éloigné, le vent se leva, un vent frais et léger, qui fit frissonner les pétales des fleurs, comme sous l’effet d’une caresse. En soufflant entre les pierres, il émit un petit bruit, comme un rire d’adolescente, et l’espace d’une seconde, les nuages prirent l’aspect d’un jeune visage auréolé de boucles, celui de la fille du forgeron, sacrifiée bien des siècles auparavant, et qui hantait désormais les lieux dont elle était la gardienne.
FIN
Les lieux où se déroule l’histoire existent vraiment, mais les personnages sont de pures inventions !