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Métro, nouvelle ligne

Série : The Vampire Diaries
Création : 13.06.2016 à 20h54
Auteur : Sherwood 
Statut : Terminée

« Quatrième et dernier volet de la saga Métro. J'écris seule, merci. » Sherwood 

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CHAPITRE 1 : Ligne à grande vitesse

La voiture fonça à toute vitesse dans les rues de New York, manquant de renverser quelques passants, buttant deux ou trois poubelles, cramant les feux rouges qui se trouvaient sur sa route. Le moteur vrombissait tellement fort qu’on l’entendait à des kilomètres. Les sirènes à fond, le pied à terre, le véhicule fila dans une impasse. Un flingue à la main, doigt sur la gâchette, le chauffard sortit en crachant quelques jurons. Il leva ensuite la tête et scruta les immeubles qui se dressaient autour de lui. Aucun signe du suspect. Exaspéré, l’homme se passa une main dans ses cheveux longs, aussi noir qu’un corbeau. Soudain, sa radio émit un bip sonore.

-Salvatore. Tu me reçois ? Fit une voix à l’autre bout de la ligne.

Damon décrocha, le visage fermé.

-Ouais, Ric. Dis-moi que vous l’avez attrapé ce salopard.

-On le poursuit. Il se dirige droit sur la prochaine avenue.

L’ex-vampire raccrocha aussitôt, entra dans son véhicule et redémarra. Depuis qu’il dirigeait une unité d’élite au FBI, chargée de poursuivre et d’arrêter les vampires meurtriers, il menait une vie folle. Deux ans se sont déroulés depuis la guerre avec les hérétiques. Plus rien n’était pareil depuis. Entre ses aller-retours à la maison blanche, ses week-ends avec Elena et son boulot au FBI, sa vie était devenue une ligne à grande vitesse. En effet, après les évènements tragiques qui ont secoué New York, Damon Salvatore était à présent l’homme le plus important et le plus respectable de la ville.

-Tourne à gauche ! Hurla Alaric dans la radio.

Damon fit un virage serré et s’engagea dans une ruelle. Le suspect était là, coincé entre son équipe et lui.

-Verveine. Maintenant. Ordonna Damon en sortant de la voiture.

Caroline lui sourit, ravie d’avoir attrapé le vampire qui transformait des jeunes filles comme elle depuis maintenant trois mois. Elle s’empara de son flingue et, d’une main ferme, tira une fléchette dans la nuque du vampire qui tomba inconscient sur le béton, la tête la première. Satisfait, Damon adressa un signe de tête à son équipe, formée de Katherine, Enzo, Bonnie, son meilleur ami et la petite-amie de son frère. Chacun avait trouvé à présent leur place dans cette société, ainsi qu’un but grâce à ce travail. Damon eut à peine le temps de les féliciter que son portable vibra. C’était la maison blanche. Il devait se rendre au bureau ovale au plus vite.

-Je dois y aller, dit-il d’un ton froid, emmenez cet idiot au labo, je vous rejoindrai.

Katherine fronça les sourcils. Cependant elle se contenta de la fermer et d’exécuter les ordres de l’ex-vampire. Une fois derrière le volant, Damon envoya un message à sa petite-amie qui était désormais sénatrice au Sénat. Mais elle non plus ne savait pas pourquoi il était convoqué dans le bureau du président. Arrivé au grand portail, Damon présenta sa carte à George, le gardien. Ce grand homme à la peau noir était un brave type. Il était très reconnaissant et admiratif de Salvatore, qui avait sauvé sa petite fille d’un vampire.

-Bonjour monsieur. Encore une nouvelle affaire surnaturelle top secrète ? Plaisanta-t-il en appuyant sur le bouton.

-J’imagine, George. Passez une bonne journée.

-Vous aussi, monsieur.

Damon avait dû s’habituer à cette nouvelle vie, à ce costume noir et serré, à porter une arme, ou encore à donner des conférences de presse. Certains vampires pensaient qu’il trahissait son ancienne communauté, d’autres avaient trop peur de lui pour le contester et d’autres encore, comme sa famille du sous-sol, le soutenaient.

-Bonjour monsieur Salvatore, monsieur le président vous attend. Fit Janine, la secrétaire du bureau ovale.

Les mains dans les poches, un air concentré et sérieux sur le visage, Damon entra. Le président se tenait là, assis derrière son bureau, en train de discuter avec la vice-présente et le sous-secrétaire.

-Monsieur ? Dit-il en présentant une main amicale.

-Salvatore, vous êtes là ! S’exclama le président en se levant pour aller le saluer.

-Oui et je me demande bien pourquoi, monsieur. Répondit Damon en jetant un regard aux ministres qui étaient réunis dans la pièce.

-En effet. Et bien, je ne vais pas tourner autour du pot, Whitmore est revenu.

Salvatore fixa le président pendant un moment avant de se reprendre.

-Whitmore ? Répéta-t-il, la gorge sèche.

-Exacte. Nos renseignements nous affirment qu’il est ici, en ville.

-Mais comment est-ce possible ? S’énerva-t-il en oubliant qu’il s’adressait au dirigeant des Etats-Unis.

-On ne le sait pas encore. Tout ce qu’on sait c’est qu’il est revenu et qu’on a besoin de vous.

-Besoin de moi ? Et que suis-je censé faire ? Demanda Damon qui tentait de garder néanmoins une voix calme.

-Pour l’instant, le surveiller. On doit savoir s’il s’apprête à passer une nouvelle fois à l’attaque, s’il prévoit de faire d’autres…expériences. Vous le connaissez mieux que quiconque, et vous connaissez la ville et ses habitants par cœur. On a besoin des vampires sur le coup, Salvatore. J’ai besoin de savoir si vous êtes avec moi.

Damon regarda les ministres, la vice-présidente et le sous-secrétaire qui attendaient sa réponse. A vrai dire, il hésitait. Whitmore l’avait tellement affecté qu’il doutait être capable de l’affronter à nouveau. Puis il repensa à ce qu’il avait subi dans son laboratoire, comment il n’arrivait pas à distinguer le faux de la réalité, comment il n’avait pas pu reconnaître Elena, tout ça à cause de ses drogues. Ce fut alors d’un air affirmé qu’il accepta la mission.

-Je l’arrêterai, monsieur le président.

-Bien. Je veux un rapport complet sur ses activités.

Damon hocha la tête, serra sa main une derrière fois et quitta le bureau. Cependant, il ne prit guère le chemin du retour, il décida plutôt de rejoindre son équipe au labo, ce même labo où Whitmore l’avait torturé des années. Le Centre avait été fermé après la guerre des hérétiques, ce n’était plus qu’un vieux bâtiment abandonné, l’endroit parfait pour se cacher. Damon descendit une à une les marches qui menaient au sous-sol, dans l’ancien laboratoire de Whitmore. Son équipe était là, autour du vampire qu’ils avaient capturé ce matin. Ce dernier était attaché par des cordes trempées de verveine à une chaise, battu et ensanglanté. A côté de lui, Alaric essuyait le sang noir de ses mains avec un vieux torchon.

-Il a parlé ? Demanda Damon en s’approchant du suspect.

-Non. Il nie toute transformation. Répondit froidement Caroline.

-Pour l’instant. Intervint Katherine, un sourire machiavélique sur les lèvres.

Damon s’approcha lentement du vampire qui tremblait à présent de peur.

-Tu sais qui je suis. Affirma Damon en s’accroupissant devant lui.

-Evi…évidemment. Balbutia-t-il.

-Bien. Alors tu sais ce qui arrive aux vampires délinquants. Continua l’agent du FBI en se redressant.

Le vampire l’observa mettre un cd dans le poste qui était posé devant eux, sur une petite table en fer. David Bowie se mit alors à chanter dans la pièce à peine éclairée. Damon augmenta le volume et retourna auprès de son prisonnier. Il sortit une photo de sa poche et la montra au vampire attaché.

-Rose Smithfork. Dix ans. Elle aimait la danse classique et le patinage.

Le suspect demeura stoïque devant l’image de la petite fille, seul sa pomme d’Adam tremblait d’inquiétude.

-Elle a été mordue la semaine dernière. Et tout porte à croire que c’était toi.

-Non ! C’est faux ! Je n’ai rien avoir avec ça ! Je ne l’ai pas touchée la gamine ! S’exclama-t-il en tirant sur ses liens.

Damon esquissa un étrange sourire.

-C’est ce qu’ils disent tous.

Puis il s’approcha brusquement du vampire, son arme pointée directement sur son cœur. Il le regarda droit dans les yeux avant d’appuyer sur la détente. Le bruit résonna dans la bâtiment vide. Son équipe demeura immobile, à présent habituée.

-Un connard de moins dans cette ville. Fit Enzo, une main posée sur l’épaule de son ami.

Damon se releva, l’arme pendante au bout de son bras. Ça faisait deux ans qu’il attrapait des vampires, qu’il les torturait dans le labo de Whitmore jusqu’à la mort. Certes, peut-être qu’il avait été l’un deux auparavant, mais il ne pouvait se permettre d’avoir une nouvelle guerre dans cette ville. Ils avaient assez souffert, ils avaient déjà tellement perdu…Elena, bien sûr, ne savait rien de tout ça. Elle serait contre. Mais il devait le faire. Maintenant, il avait un nouvel objectif. Il devait mettre Whitmore sur cette chaise. Fatigué par cette journée, il décida qu’il était temps de rentrer à la maison. Il laissa Bonnie se débarrasser du corps et prit la direction de leur appartement. Il avait emménagé chez sa copine depuis qu’il était humain. C’était elle qui l’éduquait, qui l’aidait à redevenir ce qu’il avait été il y a très longtemps. Depuis qu’il était humain, avait dû redécouvrir le besoin de respirer, de se nourrir et de se reposer. Ses journées étaient de plus en plus éreintantes et il s’était rendu compte qu’un bon canapé avec un verre de bourbon était le bonheur ultime. Il inséra les clés dans la serrure et entra. Leur appartement avait une immense vue sur les toits de la ville. Il était juste en face du métro, en particulier de l’arrêt qui donnait au sous-sol.

-Elena ?

Il s’avança dans leur chambre et sourit. Elle était là, enroulée dans les draps, lisant tranquillement un bouquin. Lorsqu’elle le vit, son visage s’illumina. Puis elle se mit à rire.

-Quoi ? Demanda-t-il, le sourire toujours aux lèvres, enlevant sa veste et sa chemise.

-Rien, c’est juste que tes cheveux deviennent tellement longs ! Il serait temps de les couper, tu ne penses pas ? Répondit-elle en gloussant.

-Si tu veux. Répondit-il en se glissant auprès d’elle.

Il la ramena sur sa poitrine nue et l’enlaça tendrement, profitant du moment.

-Tu as passé une bonne journée ? Demanda-t-elle tout en caressant lentement son bras.

-Oh tu sais, tout ce qui a de plus normal. Je suis juste crevé.

-Tu devrais faire attention, tu n’es plus un vampire, Damon.

-Je le sais, ma belle. Mais c’est mon travail maintenant.

Elle poussa un long soupire, ce qui inquiéta son compagnon.

-Tout va bien ? Elena ?

-Oui, c’est juste que…Tu penses à l’avenir ? Je veux dire, à toi et à moi…Je suis un vampire et tu es un humain alors…

-Je te rappelle que les rôles étaient inversés avant. Plaisanta-t-il.

Voyant qu’elle était vraiment inquiète, il déposa un doux baiser dans ses cheveux, afin de la rassurer. Elle se détendit alors auprès de lui, mais l’inquiétude était toujours présente. Soudain leur moment fut interrompu par une sonnerie.

-Oh non…Pas encore ! Se lamenta Damon.

Il attrapa son portable et fronça les sourcils en s’apercevant que c’était un numéro masqué.

-Allo ? Fit-il en décrochant.

-Bonjour Damon.

L’ex-vampire se figea net.

-Whitmore…


Sherwood  (13.06.2016 à 21:08)

CHAPITRE 2 : A better future

Comme la plupart des gens de cette ville, Damon attendait le métro. Seulement, la moitié allait s’arrêter au même arrêt fantôme que lui. Depuis la guerre des hérétiques, le Sous-Sol n’était plus le repère secret pour les vampires qui fuyaient le Centre. C’était devenu le plus grand et célèbre bar de la ville. Les humains et les vampires s’y mélangeaient, les bouteilles l’alcool étaient placées derrière le comptoir à côté des poches de sang. C’était à présent un lieu de paix, d’échange et de partage. Ainsi, une fois que le métro eut défilé sur les rails, Damon emprunta le même escalier que les humains, qui menait jusqu’au Sous-Sol. C’était l’une des choses qu’il regrettait depuis sa transformation. Ne plus sentir l’adrénaline, le frisson du saut en plein course, l’aventure de l’interdit, qui lui manquait. Mais il s’était résigné. A peine il entra dans la salle bourrée de monde, que des centaines de visages se tournèrent vers lui. Il tenta de les ignorer humblement et se dirigea vers le comptoir où Alaric buvait, comme à son habitude, un verre de bourbon.

-Ça va, mon pote ? Salua le professeur, un sourire sur les lèvres.

Damon ne répondit pas. Il gardait le même air froid et sérieux depuis qu’il était parti de chez Elena. Alaric sut alors que quelque chose n’allait pas.

-Qu’est-ce qu’il y a ? Demanda-t-il à l’ex-vampire.

Ce dernier ne répliqua pas tout de suite. Il prit le temps de boire une gorgée de son verre, avant de confesser :

-Whitmore.

Alaric attendit la suite, puis ne la voyant pas venir, insista :

-Et bien quoi Whitmore ?

-Il est de retour. Lâcha enfin Damon, les yeux rivés sur son alcool sombre.

Alaric ne dit rien et Damon sourit. Il le connaissait décidément par cœur. Ils demeurèrent ainsi silencieux pendant une minute ou deux, jusqu’à ce que l’humain se réveille.

-Il a trouvé un remède, Ric. Et pour cela, il a massacré des gens. Pas forcément des vampires, mais aussi des êtres humains, des pères de famille, des enfants ! J’ai failli y passer, tu le sais ! On doit l’arrêter.

-Tu n’as pas besoin de te justifier, Damon. Je te suis.

L’agent du FBI leva alors la tête pour la première fois et lui adressa un regard plein de reconnaissance.

-Qu’en pense Elena ? Demanda le professeur.

-Elle est d’accord. On a trop souffert à cause de lui.

Alaric hocha la tête.

-Dans ce cas, par où commence-t-on ?

Damon lui parla alors de Rayna, l’ex-femme de Whitmore.

-Elle habite toujours New York, dit-il, ils se sont séparés à la mort de leur fils.

-Et tu penses qu’elle pourrait savoir où il se cache ?

-Whitmore était fou de cette femme. Bien sûr qu’elle le sait.

Il n’en fallut guère plus, les deux coéquipiers étaient déjà en route. Damon utilisa ses nouvelles fonctions au FBI afin de traquer Rayna. Ils la trouvèrent non loin de la mairie, à quelques pâtés de maisons. C’était une rue tranquille, sans trop d’évènements pouvant perturber le quotidien. Ils s’avancèrent sur la terrasse finement décorée et sonnèrent. Lorsque Rayna ouvrit la porte, elle reconnut immédiatement Damon.

-Salvatore…Dit-elle avec un doux sourire nostalgique.

-Vous…me connaissez ? Fit l’ex-vampire, intrigué.

-Bien sûr, entrez !

Rayna était une femme âgée maintenant, mais bien conservée. Elle gardait une forte vitalité et le teint rose qui lui était propre.

-Charles gardait toujours une photo de toi dans son portefeuille. Tu étais comme un fils pour lui.

A cette affirmation, Damon grimaça. Rayna se tourna alors vers lui et soupira :

-Je sais ce qu’il t’a fait.

-Alors dîtes-nous où il est.

Rayna poussa un nouveau soupire. Elle jeta ensuite un œil à sa commode. Damon suivit son regard et aperçut une photo d’elle, de Charles et de leur fils Josef.

-Il avait de bonnes attentions avant. Dit-elle.

-Je n’en doute pas ! Répliqua sèchement Damon avant de sentir la main apaisante d’Alaric sur son épaule.

Rayna les observa un instant, puis finit par le leur dire :

-Il y a une cave dans un campus, aux portes de la ville. C’est là-bas que ses recherches ont commencé.

Damon tourna alors les talons et s’empressa de sortir. Seul Alaric adressa un faible remerciement à la vieille femme, avant de sortir à son tour. Le trajet sur la route fut silencieux.

-Ça va ? Fit Alaric, les yeux rivés sur son ami.

Celui-ci hocha la tête, le regard fixé sur la route.

-On va le trouver.

Soudain, le téléphone de Damon sonna. S’attendant à Elena, il décrocha.

-Bonjour, fils.

L’ex-vampire blêmit.

-Whitmore.

-Tu dois sûrement me chercher à l’heure qu’il est, mais je tenais à te dire certaines choses avant.

-Je m’en contre-fou, Whitmore. Répliqua Damon, les traits tendus.

-Attends deux secondes, fiston. Ce que j’ai fait, c’était pour toi. Je voulais te donner le présent d’une vie, d’une simple vie, tellement belle…Je voulais te donner une famille, un avenir, un retour réel des choses !

-Arrêtez votre baratin. Ça ne marche pas sur moi.

Il entendit Whitmore se racler la gorge avant de continuer :

-J’ai trouvé la solution, l’équation exacte pour transformer un vampire en humain. Je peux te donner un meilleur futur ! Je peux le donner à des milliers d’autres personnes qui méritent une vie, une vraie ! Il faut juste que tu me fasses conf…

Damon raccrocha. Il en avait marre, il avait atteint ce point de rupture où rien d’autre ne comptait à part la mort du scientifique. Certes, il avait changé. Mais ce n’était en rien grâce à lui. Sa gratitude va et ira toujours envers la femme qu’il aime. Alaric lui jeta un coup d’œil septique.

-On est arrivé. Fit calmement l’ex-vampire.

Le campus était immense. Il leur était impossible de trouver une cave cachée dans ces bâtiments, surtout avec la disparition des sens vampiriques de Damon. Néanmoins, celui-ci demeurait encore un agent du FBI. Il réquisitionna la sécurité de l’établissement et se mit à la recherche de cette cave.

-Que comptes-tu y trouver ? Demanda Alaric alors qu’ils déambulaient dans les couloirs de l’université.

-Je ne sais pas, Whitmore ce serait bien.

-Et s’il n’est pas là ?

Damon ne répondit pas. Il venait de remarquer qu’Elena avait tenté de le contacter à plusieurs reprises dans la journée.

-Tout va bien ?

-Hein ? Heu…ouais.

Ils tournèrent vers la bibliothèque où les étudiants révisaient pour leurs examens. Damon avait fait quelques recherches. Il se trouvait que la famille Whitmore avait possédé le campus dans le temps. Ils fouillèrent le lieu d’étude de fonds en comble jusqu’à trouver une petite porte hors service derrière une section interdite. Les agents de sécurité ouvrirent la porte avec un pied-de-biche et ils tombèrent sur un escalier qui descendaient sous les tuyaux du bâtiment.

-Tu penses que c’est ça ? Demanda Alaric, les sourcils froncés.

-Je ne pense pas, j’en suis sûr. Affirma catégoriquement son partenaire.

Ils descendirent quatre à quatre les marches et, une fois arrivée en bas, se figèrent. Pas de Whitmore, juste un enchevêtrement de cadavres, entassés les uns sur les autres dans des cages minuscules. C’était des vampires, des humains, des enfants mais surtout beaucoup de femmes. Des femmes apparemment enceintes. Face à cette horreur, Damon remonta. Il avait de plus en plus du mal à respirer, comme si sa cage thoracique rétrécissait. Non, il ne pouvait pas avoir une crise d’angoisse. Il était peut-être humain, mais il n’en était pas plus vulnérable. Il essaya de se reprendre, cependant les souvenirs du Centre et son traitement avec Whitmore ne cessaient de le hanter. Il devait mettre fin à ce cauchemar, tout de suite et maintenant.

Pendant ce temps, Elena tentait toujours de contacter son petit-ami. Ce que Matt venait de lui apprendre était impossible. Pourtant, son ami travaillait désormais au sein de la police de New-York. Puis, après des heures de réflexion, elle décida de passer un appel.

-Bureau du FBI, j’écoute.

-Bonjour, c’est la sénatrice Elena Gilbert. J’appelle au sujet de l’un de vos agents, Damon Salvatore. La police vient de me signaler des disparitions suspectes auprès des vampires arrêtés par son équipe. Et…J’exige une enquête.


Sherwood  (15.06.2016 à 11:20)

CHAPITRE 3 : L’été

-Il était temps ! Ça commençait à descendre jusqu’aux épaules ! S’écria Elena en donnant un nouveau coup de ciseaux dans les cheveux de son petit-ami.

Damon esquissa un sourire, amusé. Il était trop occupé en ce moment pour se préoccuper de la longueur de ses cheveux. Cependant, ce moment seul avec Elena était un pur plaisir. Les instants où ils étaient uniquement tout les deux étaient de plus en plus rares, et ils en avaient besoin. Ainsi, il ferma les yeux, appréciant chaque geste, chaque caresse.

-Dis-moi, commença-t-elle en passant une main sur sa nuque, comment ça se passe avec l’équipe ?

Damon broncha à peine.

-Ça va. Caroline est vraiment douée, elle a arrêté le vampire de Manhattan la semaine dernière, celui qui se nourrissait d’infirmières.

Elena hocha la tête. Elle continua la coupe de cheveux, en faisant néanmoins des gestes plus lents.

-Et les vampires que vous arrêtez, vous en faîtes quoi ?

-Je te l’ai déjà dit, soupira-t-il, ils sont envoyés en exile à l’autre bout du monde. Ils ne feront jamais plus de mal à personne. Pourquoi ? Tu es inquiète ?

-Hein ? Non, c’est juste que…Je me posais la question, c’est tout. Mentit-elle.

Damon se tourna vers elle, les sourcils froncés. La jeune femme, les ciseaux en l’air, lui adressa un sourire avant de passer une main tendre sur sa joue et de l’embrasser. Puis elle reprit son travaille avec application.

-Et sinon, tes recherches sur Whitmore ?

-Plus rien depuis la découverte de la cave. Il sait qu’on se rapproche, il devient de plus en plus prudent. Mais on l’aura. Ce qui est bizarre, c’est qu’il ne s’attaque plus qu’aux vampires désormais. Il capture aussi des femmes, des femmes enceintes.

-Des femmes enceintes ? Répéta Elena, horrifiée.

-Je ne sais plus quoi faire. Il est dehors en ce moment même et moi je reste planté là !

Elle s’arrêta une nouvelle fois, le retourna, s’assit sur ses genoux et caressa ses cheveux avec douceur.

-Peut-être, mais tu es planté là…avec moi.

Damon sourit en lui plantant un profond baiser sur les lèvres. C’était vrai. Il était à la maison, humain, profitant d’une bonne coupe de cheveux par la femme qu’il aimait.

-Tu as raison. Chuchota-t-il à son oreille.

Il se mit alors à la porter dans ses bras. Il la jeta sur le lit et grimpa aussitôt au-dessus d’elle, picorant continuellement sa peau de baisers, sous le rire de la jeune femme. Il commençait à lui ôter ses vêtements quand son portable sonna. Ils gémirent tous les deux, déçus et frustrés.

-Une prochaine fois j’imagine. Soupira Elena en se rhabillant.

Damon se redressa vivement et attrapa l’appareil.

-Quoi ? Aboya-t-il.

-Damon, c’est Bonnie. On a un nouveau vampire sur Brooklyn qui transforment des étudiants sans raison.

-D’accord, j’arrive.

Il quitta Elena avec regret et grimpa dans sa voiture. En arrivant sur les lieux, son humeur grimpa en flèche. Il ne savait pas ce qu’il se passait avec lui, peut-être le fait de redevenir humain l’avait rendu davantage émotif mais cette histoire avec Whitmore commençait à le changer véritablement. Son équipe le remarqua également.

-Tout va bien ? Demanda Caroline, inquiète.

Depuis la guerre des hérétiques, elle considérait l’ex-vampire comme un ami, un père protecteur. Avec Stefan, c’était lui qui lui avait appris comment vivre une vie de vampire saine dans cette ville, à éviter tous les vices de son nouvel état. Puis il lui avait surtout donner ce travail au FBI qui lui apportait désormais un but et le sentiment de se sentir utile. Elle lui en revaudrait toujours pour ça. Et aujourd’hui, son mentor n’allait pas bien. Il ne lui répondit pas, gardant son habituel air froid sur le visage.

-Nouvelle coupe de cheveux ? Taquina Enzo, histoire de détendre l’atmosphère.

Damon grogna et s’avança vers la victime qui, dans l’ambulance, était en état de choc.

-C’est le troisième étudiant en vingt-quatre heures. Informa Bonnie.

Durand l’interrogatoire, Damon demeura bizarre. Il avait dans ses yeux cette même lueur que Katherine connaissait chez lui…avant de tuer quelqu’un.

-A quoi ressemblait-il ? Demanda-t-il au jeune homme tremblant.

-Heu…Je n’ai pas bien vu son visage…Il avait des cheveux roux…Je crois…

A la mention des cheveux, les traits de l’agent se tendirent. Il laissa les ambulanciers s’occuper du jeune vampire et rejoignit son équipe.

-C’est Vincent Nelson. Un vampire qui a été arrêté trois fois par le Centre. Il a dû s’échapper quand on a attaqué le bâtiment pour libérer Kai.

-Tu es sûr ? Fit Alaric.

-Evidemment ! Je connais tous les vampires de cette ville je te rappelle ! Répliqua-t-il sèchement avant de se détacher.

L’équipe s’échangea un regard, prise au dépourvu. Jamais il n’avait agressé Alaric de la sorte. Ce dernier préféra laisser tomber et se pencher sur l’enquête. Grâce à Damon et ses contacts, ils le retrouvèrent rapidement, caché dans un vieil entrepôt à Brooklyn.

-Ce n’est pas moi ! Je te le jure Salvatore ! Paniqua Nelson, attaché à une chaise trempée de verveine.

Mais ces supplications furent veines. Damon sortit son arme chargée de balles en bois et tira, exécutant le vampire.

-T’es malade ou quoi ?! S’écria Bonnie.

-Pourquoi t’as fait ça ? On ne l’a même pas interrogé ! On n’était pas sûr que c’était lui ! Renchérit Enzo, estomaqué.

-On n’est pas comme ça ! On n’est pas comme eux ! Ajouta Caroline, les crocs sortants.

Seuls Alaric et Katherine ne disaient rien. Ils observaient silencieusement Damon. Celui-ci ne rétorqua pas. Il abaissa son arme et s’en alla.

-Je vais lui parler. Fit Katherine aux autres avant de le suivre.

Elle aperçut son ancien amant assis sur les marches du bâtiment, le regard creux et vide. Elle décida finalement de s’approcher et de s’assoir à ses côtés. Damon était tendu, la tête ailleurs et surtout très émotif. Elle savait ce qui pouvait le rendre comme ça, ou plutôt qui. Elle préféra alors ne pas aborder le sujet défendu et opta pour un autre genre de conversation, ce genre qui avait le don de détendre l’ex-vampire.

-Tu te souviens de cet été qu’on avait passé tous les deux ? On passait nos nuits à boire et à danser dans les bars en oubliant le monde entier. Puis tu me ramenais chez moi et tu me racontais des histoires, ce que tu avais vu, entendu et vécu. Ensuite je m’endormais. Et même si tu étais parti, je savais que tu étais encore là, quelque part dehors, à l’affut du moindre bruit suspect dans ma chambre.

Un sourire nostalgique se dessina sur les lèvres de Damon.

-C’était nos moments à nous. Dit-elle, le regard quelque part dans ses souvenirs.

Il se passa un silence. Pendant ce temps de mutisme, les deux partenaires se soutenaient, juste par la présence de l’autre.

-On faisait quand même un beau couple.

Damon pouffa de rire, suivi par Katherine. Leur histoire aurait pu être un véritablement roman. Elle sortait tellement de l’ordinaire qu’elle en devenait irréelle. Pourtant, les deux la regrettaient. Après avoir ris jusqu’à en avoir mal aux côtes, ils se calmèrent. Katherine redevint sérieuse et lâcha :

-Crois-le ou non, mais je t’ai vraiment aimé Damon. Je sais que ce que je t’ai fait est impardonnable mais…Je tiens à toujours à toi.

Il eut un nouveau silence. A présent, Damon se sentait serein. Elle avait raison. Katherine fera toujours partie de lui. Elle seule le comprenait. Il s’était tout de même donné à elle il y a des années. Désormais, il avait oublié Whitmore, les vampires et le reste de ses problèmes. Il n’y avait plus que lui et celle qu’il avait jadis aimé de toute son âme. Puis Katherine brisa à nouveau le silence :

-Ce fut le meilleur été de ma vie.

Soudain, Caroline, Bonnie et Alaric débarquèrent en courant.

-Quoi ? Fit Damon en alerte, debout sur ses pieds.

-C’est Enzo ! Il a disparu ! S’écria Caroline en panique.

-Comment ça « il a disparu » ?!

-Et bien on s’occupait du…du corps et quand on s’est retourné, il avait disparu ! On a cherché à le joindre mais on a retrouvé son portable dans une benne à ordure à deux rues d’ici !

Cette fois, Damon crut qu’il allait encore tuer quelqu’un. Whitmore venait de s’en prendre à l’un des siens…


Sherwood  (17.06.2016 à 17:55)

CHAPITRE 4 : The treatment

Enzo crut tout d’abord que tout ceci n’était qu’un rêve et qu’en réalité, il venait d’être capturé par le Centre. Puis il se rappela de la guerre et de Whitmore. Il leva faiblement la tête et s’aperçut qu’il était attaché à un table en fer par des liens de verveine. Tout d’abord, il scuta les alentours, cherchant un quelconque indice qui pourrait lui indiquer le lieu où il se trouvait. Mais en vain. Tout ce qu’il voyait était une pièce sombre, munie d’une unique fenêtre et des instruments scientifiques disposés soigneusement à ses côtés.

-Qu’est-ce qu’il se passe ? Haleta-t-il, sentant une sueur froide lui parcourir le corps.

-Bonjour Lorenzo. Fit Whitmore en entrant dans la pièce.

-Tu ferais mieux de me détacher vieillard ou…

-Ou quoi ? L’interrompit-il tout en nettoyant ses précieux instruments.

Enzo commença à paniquer. Il avait vu l’œuvre du scientifique fou mainte et mainte fois. Et il ne voulait pas finir comme ça. Il ferma les yeux un instant, priant pour que l’équipe le retrouve au plus vite.

-Tu sais, poursuivit Whitmore, cela me fend vraiment le cœur. Je sais que Damon est très attaché à toi. Mais tout ce que je fais, c’est pour lui. Dis-toi que…d’une manière ou d’une autre, tu l’aides aussi.

Enzo l’écoutait à peine. Ses yeux étaient pour l’instant fixé sur l’aiguille que le médecin tenait. Il avala difficilement avant de demander :

-Peux-tu au moins m’expliquer ce que tu vas me faire exactement ?

-Bien sûr ! S’exclama le vieil homme, ravi que le vampire lui pose la question. Vois-tu, continua-t-il, j’explore en ce moment une théorie. Tu as sûrement dû remarquer la mort de ces pauvres femmes enceintes dans mon laboratoire.

-Alors premièrement ce n’était pas une mort mais une tuerie, enfin deuxièmement ce n’était pas un laboratoire mais une cave carrément flippante !

Whitmore réprima un léger rire.

-Si tu veux. Bref, j’ai enfin compris que pour sauver l’humanité, je devais me tourner vers ses origines. Il se trouve que les femmes enceintes développent une certaine molécule pendant leur grossesse qui agressent la chimie magique ou scientifique selon les points de vue, dans le corps d’un vampire.

-C’est pourquoi vous avez massacré toutes ces femmes ?

-Cadeau pour la science, non un massacre. Mais ceci est encore une différence de point de vue. Bon, es-tu prêt ? Rétorqua Whitmore, un étrange sourire sur le visage, l’aiguille levée.

-Prêt pour quoi ?! Qu’est-ce que tu vas me faire ?! S’écria Enzo en tentant d’arracher ses liens.

-Oh pas grand-chose, je vais juste d’injecter cette fameuse molécule dans ton organisme. Seulement il me manque la découverte d’une dernière protéine afin de parfaire le traitement. Cela risque donc d’être un peu douloureux…

Whitmore s’approcha et, sans prévenir, injecta le produit. Enzo sentit alors une brûlure naître de sa poitrine, puis de ses bras, de ses jambes, pour finalement gagner le corps entier. Il se mit à hurler, luttant contre la substance étrangère qui le tuait de l’intérieur. Soudain, il put entendre le bip de l’électrocardiogramme qui indiquait que son cœur cessait de battre. Ce fut le dernier bruit qu’il entendit. Whitmore demeura un instant immobile, observant le cadavre du vampire. Enfin il sourit en voyant apparaître les résultats de ses recherches sur son ordinateur portable. Il venait  de découvrir la protéine manquante au traitement. Il avait désormais la clé contre le vampirisme…

-Il n’a pas pu se volatiliser comme ça ! Explosa Damon après avoir frappé violemment le volant.

-Concentre-toi sur la route, Damon. Répliqua Alaric, lui aussi inquiet.

L’ex-vampire expira et obéit. Puis, au bout d’un long silence, il dit :

-Je suis désolé.

Alaric se tourna vers lui, un air grave sur le visage. Il savait que son meilleur ami était sincère, que ces derniers temps n’ont pas été faciles pour lui. Et c’était la première fois qu’il s’excusait.

-T’en fais pas, mon pote. Je comprends.

Puis il ajouta :

-On va le retrouver. Je te le promets.

-Ouais mais la question est : vivant ou mort ? Fit Damon d’une voix légèrement tremblante.

Soudain le portable de l’ancien professeur sonna.

-Oui Caroline ? D’accord, on arrive.

Alaric raccrocha et soupira avant de se tourner vers le conducteur.

-Alors ? S’exclama celui-ci.

-Et bien…Certains riverains ont entendu des cris provenant du sous-sol de leur immeuble.

-Adresse ? Demanda Damon qui essayait de garder son calme.

-253w 28th street. Répondit Alaric.

Le véhicule fonça, gyrophares allumés, vers la scène de crime. Quand ils arrivèrent sur place, Alaric crut qu’il allait devoir soutenir Damon qui menaçait de perdre pied.

-Assis-toi. Ordonna-t-il, inquiet.

-Lâche-moi ! S’énerva l’ex-vampire.

Ce dernier ne quittait pas le cadavre de son ami des yeux. Enzo, le regard figé, pendait lamentablement sur une table d’opération. Ils remarquèrent alors du sang noir qui sortait de sa bouche. Caroline sortit en trombe de la pièce, les larmes aux yeux. Katherine, elle, se cacha dans un coin, silencieuse. Enfin Bonnie pleurait. Alaric mit lentement une main sur l’épaule de leur chef en guise de réconfort. Celui-ci luttait avec cette colère qui le consumait à petit feu. Lorsqu’il était vampire, cette même colère se manifestait par les veines et les crocs. Désormais humains, c’étaient des larmes qui menaçaient de sortir.

-Emmène-moi dehors. Maintenant. Dit-il à Alaric.

Son partenaire ne tarda pas à réagir, il le prit par la taille et le guida à l’extérieur où Damon s’écroula par terre, vomissant son petit-déjeuner.

-Ça va ? Demanda-t-il, inquiet.

-Ouais. Répliqua Salvatore en se relevant.

Puis son portable sonna. C’était Jordan, la directrice du FBI. Il ferma les yeux un instant avant finalement de décrocher.

-Bonjour patron. Dit-il d’un air faussement jovial.

-Salvatore. Dans mon bureau. Tout de suite.

Puis elle raccrocha. Il savait que Sofia Jordan avait tendance à être très exigeante envers ses agents mais il ne voyait absolument pas ce qu’il avait fait de mal, hormis peut-être…

-C’était qui ?

Damon se tourna vers Alaric.

-Jordan.

-Jordan ? Qu’est-ce qu’elle veut ?

-Je n’en sais rien. J’y vais. Je te rejoindrai au Sous-Sol.

Il se dirigea aussitôt vers son véhicule sans se préoccuper de ton partenaire, et arriva rapidement au QG. En y entrant, il remarqua les regards inquiets, préoccupés, méfiants et désolés de ses collègues.

-Quoi ? Cracha-t-il, excédé.

-Elle est énervée, mon pote. Répondit Mason, un gars de l’informatique.

L’ex-vampire soupira puis entra dans le bureau de son patron. La silhouette tendue de la petite femme noire suffit à Damon pour comprendre que la situation était sérieuse. Elle lui indiqua de fermer la porte d’un geste de la main avant d’exploser :

-Salvatore ! Pouvez-vous m’expliquer pourquoi la sénatrice Elena Gilbert exige une enquête sur vous et votre équipe ?!

Damon écarquilla les yeux. Elena ? Pourquoi ferait-elle une chose pareille ?

-Quoi ?! S’exclama-t-il.

-Apparemment, madame la sénatrice est inquiète quant au sort que vous accordez aux vampires arrêtés.

L’ex-vampire se figea. Toutes ces questions…Il se souvint de ses inquiétudes aux sujets des vampires qu’ils arrêtaient. Oui il avait menti à tout le monde mais c’était pour le bien de tous ! Maintenant il se retrouvait à deux doigts de perdre son badge et son boulot à cause de cette enquête !

-Salvatore, je suis dans l’obligation de vous suspendre le temps de l’enquête. Badge et arme maintenant. Exigea Jordan.

Toujours sonné par la nouvelle, Damon prit lentement son arme et son badge, puis les déposa sur le bureau.

-Dehors. Ordonna-t-elle.

L’agent sortit alors de la pièce, la tête baissée. Il n’arrivait pas à croire qu’Elena lui avait fait un coup pareil. Histoire de se changer les idées, il décida de retrouver les autres au Sous-Sol pour un verre. Il évita le sujet de sa suspension avec son équipe, préférant profiter d’un moment de paix et d’un verre de bourbon. Mais son moment fut interrompu par l’arrivée d’Andie, une vieille amie vampire de Damon, journaliste à la télévision locale.

-Andie ? Tout va bien ? Demanda-t-il après s’être aperçue qu’elle avait pleuré.

-Damon…Fit-elle d’une voix chevrotante.

-Oui ?

-Je suis humaine.

L’équipe se figea, échangeant un regard incrédule.

-Quoi ? Qu’est-ce que tu racontes Andy ? Ricana Damon en pensant qu’il s’agissait d’une blague.

-C’est Whitmore.

Au nom du scientifique, son sourire disparut.

-Il a un message pour toi. Il a dit : un petit pas pour l’homme, un grand pour l’humanité…


Sherwood  (19.06.2016 à 15:55)

CHAPITRE 5 : Chaos Again

-Qu’est-ce qui t’as pris d’enquêter sur moi ? Hein ?! J’ai été suspendu Elena !

Cela faisait déjà vingt minutes que le couple se disputait. Les murs de l’appartement tremblaient sous les éclats de colère. Elena tentait en vain d’expliquer à Damon pourquoi elle avait fait ça mais celui-ci ne voulait rien écouter, il était furieux.

-Ecoute, je suis désolée pour ta suspension mais…Dit Elena en essayant d’intervenir.

-Tu es désolée ?! Tu croyais sérieusement pouvoir exiger une enquête sur moi et mon équipe sans qu’il y ait de conséquences ?! Je n’ai plus de travail Elena ! A cause de toi ! Tu aurais pu venir me parler, ou me poser les questions franchement mais non ! Tu as préférée exercer ton nouveau pouvoir de sénatrice, c’est tellement plus marrant !

-Damon ! S’exclama-t-elle, à bout.

L’ex-vampire se tut. Il ne la reconnaissait plus. C’était toujours la femme qu’il aimait mais c’était aussi une femme froide, ferme et fière de ses agissements. Comment avait-elle pu le trahir à ce point ?

-Quoi ? Vas-y ! Parle ! Cracha-t-il avec dédain.

La jeune femme soupira. C’était le moment.

-Ça faisait déjà un moment que je recevais des observations étranges de mes contacts au FBI et…

-Tu as des contacts au FBI ?! L’interrompit-il ahuris.

Il avait désormais l’impression d’avoir couché davantage avec une espionne qu’avec sa petite-amie.

-Damon laisse-moi parler ! S’écria-t-elle, excédée.

Il se tut à nouveau, les mains sur les hanches.

-Bon, continua-t-elle, j’avais des doutes. Mais je n’ai rien fait. Pas avant d’avoir eu des preuves, jusqu’au jour où Matt m’a appelé pour me signaler les disparitions de tes vampires.

-Matt ? Comme Matt Donovan ? Tu fais plus confiance à un pauvre type qui a le béguin pour toi plutôt qu’à moi ?!

-Ce pauvre type est de la police ! Et je le connais depuis plus longtemps que toi alors oui, je lui fais confiance ! Répliqua-t-elle, les bras croisés, les talons encrés dans le sol.

-Et moi qu’est-ce que je suis ?! Hurla-t-il en s’approchant d’elle.

-Toujours un vampire !!! S’écria-t-elle, rouge de colère.

Puis elle s’aperçut qu’elle avait été trop loin. Le visage de Damon se décomposa et sa peau pâlit.

-Damon…Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire…

-Si, affirma-t-il d’un ton ferme, c’est très bien ce que tu as voulu dire. Vampire un jour, vampire toujours. Je ne suis qu’un monstre, Elena. Tu as raison.

-Damon…

A ce moment, le portable de l’ex-vampire sonna. C’était son partenaire.

-Désolé Elena, je dois décrocher. J’ai un monde à détruire.

Sur ce, il prit sa veste et sortit sans un mot.

-Qu’est-ce qu’il y a Ric ? Demanda-t-il en décrochant.

-Il faut que tu te ramènes ! La rumeur du remède s’est répandu, c’est le chaos en ville mec ! Entre les vampires qui veulent redevenir humain, entre ceux qui ont peur de le redevenir et les humains qui sont effrayés, c’est l’apocalypse ! On a besoin de toi !

-J’arrive.

Il raccrocha et grimpa aussitôt dans sa voiture, direction le centre-ville. Une fois arrivé sur place, il vit qu’Alaric n’avait pas mentit. Les rues étaient en feu, les vampires les plus terribles agressaient les humains qui passaient par là, des familles entières courraient pour sauver leur vie, pendant que d’autres vampires faisaient tout pour obtenir des informations sur Whitmore et le remède.

-Qu’est-ce qu’on peut faire ? Fit-il à Alaric qui se dirigeait vers lui en courant.

-Leur parler. Répondit-il, essoufflé.

-Leur parler ?! T’es sérieux ? Tu crois qu’ils sont rationnels en ce moment, Ric ?

-Pas nous mais toi, précisa l’ancien professeur, tu restes leur leader Damon ! Humains et vampires, tout le monde te connait et te respecte ! Je te dis seulement d’essayer. Ça pourrait marcher.

Damon soupira. Il détestait cette position qu’il avait auprès de la population. Puis il reçut un message sur son portable.

-C’est le président. Il veut que je fasse une conférence de presse télévisée à la maison blanche. Dit-il à son meilleur ami.

-Tu vois ?! Ils t’écouteront, mon pote !

-J’espère…ou bientôt cette ville finira en cendres…

Il n’attendit plus et s’achemina vers la maison blanche. Là-bas, Georges le gardien l’accueillit à bras ouverts.

-Enfin quelqu’un qui va contrôler la situation ! S’il-vous-plaît monsieur Salvatore, ma fille est là-bas ! Vous devez arrêter ce chaos !

Damon hocha la tête, serra la main de l’homme et continua sa route. Il arriva bien vite dans la salle de conférence où des journalistes se disputaient les premiers sièges.

-Salvatore ! L’homme de la situation ! S’écria Abby, la directrice du cabinet.

-Abby, je ne sais même pas ce que je dois dire !

-Oh, sois juste toi-même. Tu verras, tu seras parfait ! Comme toujours !

Damon avait déjà remarqué qu’elle lui faisait de l’œil depuis un moment. Maintenant qu’il se sentait blessé par Elena, il ne savait plus que penser. La belle rousse était là, devant lui, en train de se recoiffer dans le but de lui montrer sa nuque si finement parfaite. Tout d’un coup Damon cligna des yeux. Non, il était amoureux d’Elena, tout ça n’était juste qu’une passade, ça arrivait à tous les couples, non ?

-Salvatore, en scène ! Fit Abby en le sortant de ses pensées.

Elle s’approcha de lui, ajusta sa cravate et le poussa gentiment vers la porte. Quand il entra, il fut aveuglé par les flash des appareils photos et assourdis par la multitude de questions qu’on lui hurlait sauvagement dans les oreilles. Il se mit à sa place habituelle, sur l’estrade, et commença son discours.

-Bonsoir. Je suis Damon Salvatore, agent au sein du FBI et leader de la communauté vampirique auprès de la Maison Blanche. Ce soir une rumeur, comme quoi un possible remède contre le vampirisme existait, a circulé. Je tiens à souligner et à affirmer que cette rumeur est fausse, fondée sur des inepties. Je demande donc à tous de reprendre son calme, vampires et humains, ou des mesures nécessaires et déplaisantes seront prises. Merci.

A peine il descendit les marches de l’estrade que des journalistes se jetèrent sur lui.

-Agent Salvatore, où en sommes-nous avec la poursuite du Dr Whitmore ?

-Monsieur Salvatore, est-ce vrai que vous êtes redevenu humain grâce à un traitement fabriqué par le Dr Whitmore ?

-Damon Salvatore, la rumeur court que vous avez été suspendu du FBI, pouvez-vous confirmer ?

-Monsieur, il paraît qu’un membre de votre équipe a été assassiné par Charles Whitmore, est-ce vrai ?

Il sentit alors Abby l’agripper et le guider vers la sortie.

-Merci…Soupira-t-il en se pinçant l’arête du nez.

-Quand tu veux ! S’écria-t-elle, le sourire aux lèvres.

-Où en sommes-nous dehors ? Demanda-t-il à Alaric qui venait d’arriver.

-C’est pas joli. Grimaça-t-il.

-Vraiment ?! Mais qu’est-ce qu’ils ont à la fin ?!

Soudain ils eurent Caroline en ligne.

-Forbes ? Qu’est-ce qu’il se passe ? S’alarma Alaric.

-C’est…Besoin…Maintenant…

-Forbes, parle plus fort ! On n’entend rien !

Caroline s’isola après avoir arraché le cœur d’un vampire fou.

-On a besoin d’aide ici ! Hurla-t-elle.

-D’accord on arrive.

-Damon ?

-Oui ?

-Regarde les infos.

Sur ce, elle raccrocha. L’ex-vampire fronça les sourcils. Il se dirigea vers le bureau d’Abby où il alluma la télévision.

-Il y a dix minutes, l’agent spécial Damon Salvatore a donné une conférence de presse, affirmant ainsi qu’aucun remède contre le vampirisme n’existait et que la tension devait se calmer. Seulement, il est difficile à croire de telles paroles venant d’un homme qui vient d’être suspendu du FBI. Une source nous a dit en effet que Damon Salvatore a rendu son badge et son arme cet après-midi même. Alors, pouvons-nous croire les paroles d’un ex-vampire renvoyé de son travail ?

Pris d’une colère folle et d’un profond sentiment d’impuissance, Damon balança la télécommande à travers la pièce.

-C’est n’importe quoi !

-Attends, fit Alaric, tu as été suspendu ? Depuis quand ?

Soudain le sang de Damon se glaça. On pouvait à présent voir à l’écran Charles Whitmore, penché sur une nouvelle victime. Il avait apparemment piraté le système informatique de la ville. Seulement ce n’était pas tout. Dès que la caméra se tourna vers le visage de sa victime, Damon reconnut Elena…


Sherwood  (22.06.2016 à 19:42)

CHAPITRE 6 : Génétique

Cela faisait une heure qu’Alaric et Damon faisaient des recherches sur Whitmore dans le but de le retrouver, lui et Elena. Une heure depuis que la vidéo a été postée en direct à la télévision pour le scientifique fou. Une heure qu’ils avançaient à l’aveugle, dans le désespoir le plus total.

-C’est perdu d’avance ! On ne la retrouvera jamais ! Se lamenta Damon après avoir fermé violemment son ordinateur.

Alaric ne dit rien. Il ne pouvait imaginer ce que traversait son meilleur ami en ce moment même. Être impuissant en sachant que la femme qu’on aime est en danger de mort devait sûrement être la plus terrible des épreuves. Soudain, Alaric fronça les sourcils. Il venait de recevoir un e-mail des archives gouvernementales à propos du Centre, à l’époque où Whitmore exerçait là-bas. Ne voulant pas s’alarmer trop vite, il le parcourut et son sang ne fit qu’un tour. Le nom de Rayna Whitmore était aussi inscrit sur le registre.

-Heu…Damon ?

-Ouais ?

-Savais-tu que Rayna avait aussi travaillé au Centre ?

-Quoi ?! Damon, interloqué, s’approcha et lut par-dessus l’épaule de l’ancien professeur.

-Je ne l’ai jamais vu là-bas ! S’écria-t-il, surpris.

-Apparemment elle travaillait avec son mari sur l’infertilité des femmes. Indiqua Alaric, aussi perplexe que son partenaire.

-Et devine qui supervisait ses recherches ?

-Charles Whitmore…

-Je crois qu’on a besoin d’une petite conversation avec Madame je-cache-bien-mon-jeu. Répliqua l’ex-vampire, une étrange lueur dans le regard.

Une fois dans la voiture, Alaric demanda :

-Tu crois que c’est elle qui est à l’origine du remède contre le vampirisme ?

-On va bientôt le savoir…

Arrivés devant chez elle, ils enfoncèrent la porte et déboulèrent dans le salon où Rayna préparait ses valises.

-On prévoit de partir ? Demanda Damon, glissant les mains dans ses poches.

La vieille femme se figea net, abandonna ses affaires et les toisa du regard.

-On aurait quelques petites questions pour vous. Précisa Alaric en lui montrant le canapé d’un geste de la main.

Rayna y prit place, ainsi que les deux agents.

-C’est vous qui avez trouvé le remède contre le vampirisme, n’est-ce pas ? Commença Damon d’une voix grave.

Un fin sourire se dessina sur les lèvres de la scientifique. Puis elle répondit :

-Après la mort de mon fils, je voulais accomplir quelque chose, quelque chose de grand, comme…sauver l’humanité par exemple ! Un jour, une jeune femme enceinte de sept mois s’est présentée à moi. Elle venait de se faire mordre par un vampire. En effectuant quelques recherches, j’ai remarqué une certaine protéine chez elle, tout à fait nouvelle. Vous savez quoi ? C’était la clé ! Comme votre charmante Elena !

Le visage de Damon blêmit.

-Elena ? Que voulez-vous dire ?

-Mon cher ami, à votre avis, comment une humaine peut-elle se transformer en vampire sans avoir eu de sang de vampire dans les veines juste avant ? Hein ?

L’ex-vampire fronça les sourcils. C’est vrai qu’il s’était toujours posé la question depuis. Apparemment, Rayna avait ses réponses.

-La jeune Elena a une biologie plutôt intéressante, poursuivit la femme de Whitmore, en réalité elle est dotée d’une unique protéine qui s’est déclenchée lorsqu’elle s’est poignardée, suite à une haute dose d’adrénaline. Et c’est cette même protéine qui peut soigner les vampires. Mère Nature n’est pas fabuleuse ?

Damon n’en croyait pas ses oreilles. Désormais le vampirisme ne serait plus qu’une simple science ?

-J’imagine que c’est vous qui avez fourni les femmes enceintes à Charles, c’est ça ? Demanda Alaric, dégouté.

-Toutes ces charmantes femmes étaient condamnées d’avance. Personne ne peut survivre dans le monde d’aujourd’hui, messieurs. Répondit-elle, un semblant d’humanité dans le regard.

-Vous avez raison. Répondit Damon.

Sur ce, il se leva, s’empara de l’arme d’Alaric et tira. Trois fois.

-Qu’est-ce que…Mais t’es dingue ou quoi ?! S’écria Alaric en regardant le cadavre de Rayna tomber à terre.

-On doit retrouver, Elena maintenant ! Si ce que dis Rayna est vrai, Whitmore aura alors besoin de beaucoup de protéine pour développer le traitement…

Pendant ce temps, Elena luttait contre les liens qui l’immobilisaient.

-Whitmore libérez-moi ! Damon va venir et il vous renverra en enfer !

-Oh…J’y compte bien. Répondit le scientifique en caressant l’arme qui reposait sur son bureau.

-Pourquoi vous faites ça ?! Je veux dire, trop de gens sont morts…Cela n’en vaut plus la peine !

-Mon fils en valait la peine ! S’écria brusquement Whitmore, rouge de colère.

Elena se tut, s’enfonçant dans son siège.

-Lorsqu’il a été mortellement mordu par un vampire, personne ne pouvait l’aider ! Mon fils a été tué par l’un de ses monstres ! Je voulais aider, je voulais…les éduquer ! Mais ça n’a pas marché. Alors je dois les soigner, les éradiquer, les faire disparaître ! Et pour ça, ma jolie, tu vas m’aider…

-Damon n’aurait pas voulu ça ! Paniqua Elena qui luttait toujours contre la verveine dans son système.

-Damon n’est pas là, ma jolie.

-Mais il le sera ! Il était…il était comme un fils pour vous ! Tout le monde peut voir l’affection que vous avez pour lui !

Soudain, les yeux de Whitmore s’éteignirent. On pouvait voir le vieil homme disparaître dans ses sentiments, se noyer dans un passé révolu. Alors Elena continua :

-Il tient à vous aussi ! Vous…Vous l’avez tellement aidé…Vous avez été là pour lui ! Et croyez-moi, il n’aime pas se battre contre vous ! Lui aussi aimerait changer les choses ! Mais pas en tuant des gens…

-Vraiment ?! S’écria le scientifique en revenant à la réalité. Crois-tu vraiment qu’il envoie les vampires qu’il arrête en exile ? Il les exécute, Elena ! Damon est et sera toujours un monstre ! Seulement, il est mon monstre…

Whitmore ne voulait plus parler. Il s’empara d’une aiguille et s’avança vers sa patiente. Il expliqua cependant :

-Tu es spéciale, Elena Gilbert. Je comprends maintenant pourquoi Damon est tellement fou de toi. Tu es magnifique, telle une déesse. Et c’est avec ta magie que tu vas guérir ce monde…

Et il planta l’aiguille. Elena voulut hurler de toutes ses forces mais ces dernières avaient disparu. Elle sentit ses muscles se détendre, sa respiration ralentir, son sang s’arrêter. Tout était finit. Puis un souvenir lui revint. Elle se revoyait, penchée contre la vitre, regardant l’amour de sa vie mourir…

Une larme perla et s’écoula le long de sa joue. Elle l’aimait. Un dernier regard et il ferma les yeux. L’obscurité l’entoura immédiatement. Elena vit le médecin prendre le pieu. La jeune fille était complètement catatonique. C’était fini. Elle ne pouvait rien faire de plus.

-Je t’aime…

-Je t’aime…Murmura Damon, les yeux concentrés sur la route.

Il regrettait tellement sa dispute avec Elena maintenant. Tout ce qu’il voulait lui dire désormais était qu’il l’aimait, qu’il voulait l’épouser, passer le reste de sa vie avec elle. Jamais il ne se lasserait de son beau visage, de la douceur de ses gestes, de l’odeur de son parfum, de ses grands yeux sombres et de sa force.

-Ça va ? S’inquiéta Alaric.

-Franchement mon pote, si je peux te donner un conseil, quand tu trouveras l’amour de ta vie, de la quitte pas des yeux !

-Ecoute, ce n’est pas de ta faute.

-Bien sûr que si ! Whitmore, ma suspension, Enzo…tout est de ma faute !

-Heu…Damon ?

-J’aurais dû partir ! On aurait dû partir ! Ailleurs ! Dès qu’on a su pour Whitmore, on aura dû se tailler et…

-Damon !

-Quoi ?

L’ex-vampire s’aperçut alors que des voitures du FBI les suivait, leur ordonnant de s’arrêter. Il soupira et se gara sur le côté.

-Que me vaut ce plaisir, agent Wood ? Demanda-t-il.

-Je suis désolé Salvatore mais tu es en état d’arrestation.


Sherwood  (24.06.2016 à 19:44)

CHAPITRE 7 : Départ

-Cela fait une heure que vous l’interrogez ! Damon n’a rien fait ! S’écria Alaric, excédé, à l’encontre de sa patronne.

-Il a travaillé en tant qu’agent alors qu’il était suspendu. Cela reste un délit, agent Saltzman. Répliqua Jordan qui continuait de fixer le miroir synthétique.

Damon était là, menotté à une chaise, silencieux. Devant lui, un agent des affaires internes l’interrogeait.

-Vous saviez que vous étiez suspendu quand vous avez fait cette conférence, agent Salvatore, n’est-ce pas ? Demanda-t-il en manipulant son stylo dans tous les sens.

Damon afficha un sourire moqueur sur son visage.

-Qu’est-ce qui vous fait rire, Salvatore ?

-Oh, rien…Seulement le fait qu’un jour, j’ai été un vampire pendant plus d’une décennie, mon cher…Donald. Je ne cède pas.

L’agent soupira, se tourna vers la vitre et interrogea Jordan d’un hochement de sourcil. Celle-ci poussa un long soupire et entra dans la pièce.

-Salvatore, commença-t-elle, si vous ne coopérez pas, on sera dans l’obligation de vous envoyer en prison. C’est ce que vous voulez ?

-Encore une fois, répondit Damon, j’ai été un vampire. Après ce que le Centre m’a fait, vous croyez vraiment que la prison me fait peur ?

Jordan échangea un regard avec l’autre agent. Elle connaissait Salvatore et il venait de marquer un point. Soudain, on toqua contre la vitre. C’était Alaric. Il voulait entrer. La patronne l’invita d’un geste de la main, résignée.

-Vous avez cinq minutes. Dit-elle avant de quitter la pièce, en compagnie des affaires internes.

-A quoi tu joues, Damon ?! Explosa Alaric.

-A quoi je joue ?! Elena est dehors avec Whitmore. Elle pourrait être morte en ce moment même et moi je suis coincé ici !

L’ancien professeur se calma. Ses traits se détendirent en voyant bien le désespoir et l’inquiétude sur le visage de son partenaire.

-D’accord. Que veux-tu faire ? Demanda-t-il, les mains sur les hanches.

Damon savait que les agents écoutaient de l’autre côté. Il décida alors de la jouer codée.

-Rentre à la maison. Parle à la presse. Dis que je ne peux pas venir.

Alaric fronça les sourcils. De quoi il parlait ? Maison ? Presse ? C’était quoi ce délire ? Il essaya de faire comprendre à Damon qu’il ne pigeait rien mais celui-ci soutint son regard. Puis l’esprit du professeur s’éclaira.

-D’accord. Dit-il.

Et il sortit. Aussitôt dehors, il prit son portable. Maison pour Maison Blanche, et enfin presse pour Abby Whelan. Pendant ce temps, Caroline était rentrée chez elle.

-Stefan ? Fit-elle en voyant le vampire préparer ses valises.

-Caroline, tu es là.

-Evidemment que je suis là mais que…qu’est-ce que tu fais ?

Stefan s’arrêta et la regarda.

-Je pars. Répondit-il enfin, en baissant les yeux.

-Tu pars ? Comment ça tu pars ?! Répéta-t-elle, incrédule.

-Ecoute…

-Non, l’interrompit-elle, il n’y a pas de « écoute » ! Tu ne pars pas, tu peux pas me laisser. Damon est en ce moment même arrêté par le FBI, il ira peut-être en prison, et Elena est avec un fou furieux, quelque part dans la ville, luttant pour sa vie ! Donc non, encore une fois, tu ne peux pas partir ! On a besoin de toi ici, j’ai…j’ai besoin de toi.

-Caroline…

Il s’approcha et la pris dans ses bras. La pauvre femme était morte de trouille. Ses amis étaient en danger et son petit-ami était sur le point de la quitter.

-Je sais que tu es inquiète pour eux, dit-il alors, mais je connais mon frère. C’est un battant. Humain ou vampire, il ne se laissera jamais faire. Quant à Elena, on va la retrouver. Promis.

Puis il s’écarta, releva le visage de la jeune vampire par le menton et se perdit dans ses yeux bleus. Caroline, elle, était hypnotisée. Alors lentement, tout en délicatesse, il posa ses lèvres contre les siennes. Ils n’étaient plus que deux, deux contre le monde entier. Ils venaient à présent d’oublier tous leurs problèmes. Seul le contact de l’autre les réconfortait dans cette tornade qu’étaient leurs vies.

-Viens avec moi…Souffla-t-il.

-Quoi ?

-Viens avec moi. C’est possible. Je ne veux pas te perdre Caroline, mais je ne peux pas rester dans cette ville. Viens avec moi, je t’en prie.

Caroline n’eut qu’à le regarder un instant pour comprendre. Oui, elle voulait partir avec lui. A ce moment même, Alaric revint dans la salle d’interrogatoire.

-Abby ne les tiendra pas longtemps. Dit-il en détachant son partenaire.

-Qu’est-ce qu’elle a fait ?

-Oh, elle a juste répandu la rumeur d’une agression sexuelle dans le service. La moitié de la presse de la ville se tient devant les portes.

Damon se mit à rire, amusé par la situation. Une fois libre, il reprit son sérieux. Il se dirigea vers la salle des pièces à conviction, pris son portable et une arme, avant de sortir par l’arrière.

-Et maintenant ? Fit Alaric.

-Maintenant, on va retrouver ma copine et tuer ce salopard…

De l’autre côté de la ville, réfugié dans un bâtiment abandonné, Whitmore effectuait ses derniers tests avant de les injecter à sa patiente. Cette dernière venait tout juste de se réveiller. Le sédatif qu’il lui avait donné était fort.

-Tu devrais y aller doucement, ma jolie. Dit-il tout en tapotant sur son ordinateur.

-Qu’est-ce…Qu’est-ce que vous…m’avez fait… ? Demanda Elena, encore groggy.

-Tu me remercieras plus tard, Elena. Mais maintenant que j’ai tout ce qu’il me faut, on peut passer à la dernière étape.

-Dernière étape ? Murmura-t-elle.

A ce moment, elle aurait tout donné pour que Damon soit là, avec elle.

-Oui. Tu es exceptionnelle, Elena. Personne ne te l’a dit ? Tu es vraiment remarquable. Tellement incroyable, que c’est avec ta moelle osseuse que je vais pouvoir développer le monde et ainsi guérir l’humanité.

-Incroyable ? Pourquoi ? Questionna-t-elle, encore légèrement dans les vapes.

-Et bien, a-t-on avis, pourquoi t’es tu transformée en vampire sans avoir eu de sang de vampire dans les veines ? Hein ?

Au même moment, Damon venait de raccrocher avec son frère.

-Je l’ai envoyé à l’ancien laboratoire de Whitmore, dans les décombres du Centre. Peut-être qu’il trouvera quelque chose…Soupira-t-il.

Alaric posa une main chaleureuse sur l’épaule de son partenaire. Au moins, il n’avait pas à traverser ça tout seul. Puis il remarqua rapidement que quelque chose d’autre clochait.

-Qu’est-ce qu’il se passe ?

-C’est Stefan. Il…Il part. Avec Caroline, ils…ils quittent la ville. Pour de bon. Répondit Damon d’une voix rauque.

Alaric serra un peu plus sa prise réconfortante sur l’ex-vampire. Même s’il avait eu des hauts et des bas, Stefan demeurait son petit frère, et il l’aimait. Au fond, il ne voulait pas qu’il parte. Soudain, le portable d’Alaric sonna.

-Oui Bonnie, fit-il en décrochant, vraiment ? D’accord, je lui dis. On arrive.

Il se tourna ensuite vers son meilleur ami, une lueur d’espoir dans le regard.

-Ils ont trouvé Elena.

Pendant ce temps, Whitmore expliquait à Elena en quoi sa biologie était si particulière.

-Donc…toutes ces femmes enceintes…

-Exactement. Mais toi, tu es spéciale. En revanche, j’ai besoin de tout chez toi.

-De tout ?! S’écria-t-elle, effrayée.

-Oui. De tout.

Il s’empara alors d’une perceuse afin d’extraire la moelle osseuse de sa victime. Elena se mit à paniquer. Elle peut être un vampire mais s’il lui prenait toute sa moelle osseuse, c’est-à-dire son sang, elle doutait de survivre. Elle chercha du regard un moyen de s’échapper mais en vain. Whitmore était à présent jusqu’à côté d’elle.

-Ne t’en fais pas, ma jolie. Je t’ai donné un sédatif. Tu ne sentiras pratiquement rien.

Le bout de la perceuse était maintenant posée sur sa hanche. Elena ferma les yeux. Elle ne pouvait plus rien faire. A ce moment, elle ne pensait qu’à Damon, à quel point elle regrettait leur dispute. Elle aurait dû lui dire tout ce qu’elle aimerait lui dire, là, à cet instant précis. Le bruit de la perceuse s’enclencha et…

-Whitmore ! Lève tes mains ! Maintenant !

-Da…Damon ? Balbutia Elena, tellement soulagée de le voir.

Soudain, la peur la gagne à nouveau. Il était seul. Où étaient donc tous les autres ? Seul et humain…Ses chances étaient minces.

-Fiston ? Pose cette arme. S’il-te-plait. Dit Whitmore d’un ton calme.

-Ne m’appelle pas comme ça ! Ragea l’ex-vampire dont le doigt tremblait sur la gâchette.

-Damon, voyons, sois raisonnable. Tu ne vas pas me tirer dessus.

-Libère Elena. Tout de suite.

-Bien. Tu ne me laisses donc pas le choix. Fit Whitmore, toujours aussi calme.

Elena s’aperçut alors avec horreur qu’il cachait une arme dans la poche de sa blouse. Soudain, elle vit l’arme se brandir et la gâchette s’enclencher. Tout ce qu’elle entendit avant de s’évanouir était le coup feu, l’arrivée de l’équipe et enfin, la voix de Katherine…

-DAMON !


Sherwood  (26.06.2016 à 18:57)

CHAPITRE 8 : Talons aiguilles

Katherine arpentait les quais du métro, comme à son habitude, pour rentrer chez elle après la fac de médecine. Elle poussa un long soupire. C’était la première fois que le métro sur sa ligne était en retard. Soudain, en levant la tête, elle s’aperçut qu’elle était toute seule. Ce n’était jamais rassurant pour une humaine d’être seule dans le métro avec les vampires qui rodaient autour. Elle s’empara secrètement de son couteau suisse dans sa poche et attendit. Brusquement, elle sentit une main sur sa bouche et quelqu’un la tirer en arrière. Elle tenta d’hurla mais la pression était trop forte. C’est là qu’elle aperçut deux énergumènes qui la narguaient avec leurs crocs. Oh mon dieu, c’était des vampires. Elle avait toujours son couteau dans la main. Elle essaya de s’en servir mais le deuxième agresseur para le coup.

-Bien essayé, ma belle. Ria-t-il.

-T’y vas en premier ou c’est moi ? Demanda son comparse qui souriait de toutes ses dents en tenant fermement la jeune fille.

-J’irais bien en premier. Celle-ci à l’air…délicieuse.

Il s’approcha dangereusement d’elle et sortit alors les crocs. Il allait les planter dans sa gorge quand un bruit les firent sursauter.

-C’était quoi ça ? Paniqua l’autre.

-Me regarde pas ! J’en sais rien !

Soudain une silhouette sombre se dessina sur le quai. Il fonça sur les agresseurs et les balança sur les rails au moment où le métro passait. Katherine mit ses mains sur ses oreilles, tentant d’oublier le bruit de leurs os brouillés par le véhicule. Puis elle frémit en sentant une main douce se poser sur son bras.

-Tu vas bien ?

L’inconnu avait enlevé sa capuche. Il avait des cheveux noirs en bataille et des yeux d’un bleu éclatant.

-Je crois…Murmura-t-elle, encore sous le choc.

-Je m’appelle Damon. Damon Salvatore. Se présenta-t-il en pensait qu’un nom sur un visage la rassurerait.

-Heu…Enchanté. Moi c’est Katherine. Pierce.

-Et bien enchanté, Katherine. Pierce…

Damon avait l’impression d’être plongé dans un immense aquarium. Tout ce qu’il entendait faisait échos dans sa tête, comme si on s’amusait à jouer au football dans son crâne. Il aperçut le visage de Katherine, morte d’inquiétude, penché au-dessus du sien. Qu’est-ce qu’il se passait ? Puis l’obscurité l’envahit encore une fois. Il n’entendait plus que des cris autour de lui, des supplications, des sirènes…Lorsqu’il ouvrit les yeux une seconde fois, il vit la main de Katherine posée sur sa poitrine. Elle était ensanglantée. Est-ce son sang ou le sien ? Tout était confus.

-Damon, tu m’entends ? Reste avec moi ! Hé, garde les yeux ouverts, Salvatore ! Une ambulance arrive ! S’écria Katherine.

Il pouvait sentir ses longs cheveux noirs caresser sa joue, ses grands yeux sombres posés sur lui.

-Elena, donne-lui ton sang. Fit la voix d’Alaric.

-Non, protesta Katherine, il a reçu le traitement de Whitmore, tu te souviens ? Si on lui donne du sang de vampire, ça pourrait le tuer !

Il comprit alors. Whitmore lui avait tiré dessus. Puis il sentit encore une fois l’obscurité l’emporter.

-Non ! Salvatore, reste avec nous ! Ouvre les yeux, connard ! Ne me fais pas ça !

-Salvatore ? Que fais-tu ici ? Demanda Katherine en sortant de l’hôpital, blouse à la main, le sourire aux lèvres.

-Quoi, je n’ai pas le droit de me promener ? Répliqua-t-il, haussant les sourcils, souriant.

-Pas dans les parages, je veux dire, avec ça du moins. Précisa-t-elle en lui montrant son bracelet d’un coup d’œil.

-Ça te gène de te montrer en public avec un vampire ? Demanda-t-il alors.

Katherine remarqua qu’il s’était dangereusement approché d’elle.

-Tout dépend du vampire en question…Répondit-elle.

Elle sentit les doigts de Damon se resserrer lentement autour des siens.

-Qu’est-ce que tu fais Salvatore ? Fit-elle, amusée.

-Moi ? Oh, trois fois rien.

Son visage était à présent à quelques centimètres du sien. Elle pouvait sentir l’odeur de son eau de Cologne et la chaleur qui émanait de sa peau.

-Est-ce que je peux te faire confiance ? Demanda-t-il d’un ton étrangement sérieux.

-A ton avis ? Rétorqua-t-elle.

Elle se haussa sur ses talons aiguilles et faillit défaillir en sentant les lèvres du vampire sur les siennes. Ce n’était pas censé arriver, ceci n’était pas sur le contrat. Elle n’était pas supposée tomber amoureuse de lui…

Damon rouvrit les yeux. A présent, il se trouvait balloter dans une ambulance à toute vitesse. Il remarqua Katherine, assise à ses côtés, en train d’essuyer les larmes qui ruisselaient sur ses joues. Puis il se rendit compte du masque à oxygène, des bandages sur sa poitrine, et de l’IV inséré dans son bras droit. Ses vêtements étaient recouverts de sang, tout comme les mains magnifiquement manucurées de Katherine. Cette dernière venait enfin de s’apercevoir qu’il avait retrouvé connaissance.

-Damon ! Tout va bien, Elena va bien. Elle est avec Alaric en ce moment. Il s’occupe d’elle. Salvatore ! Reste avec moi ! Damon !

Mais l’ex-vampire était trop fatigué. Il était de nouveau inconscient. Soudain, des bips inquiétants commencèrent à résonner dans le véhicule.

-Qu’est-ce qu’il se passe ? S’écria Katherine.

-Il fait un arrêt cardiaque. Répondit l’ambulancier qui plaçait des palettes de chaque côté de la poitrine de Damon.

Le portable de Katherine sonna. C’était Stefan.

-J’espère que c’est important, ton frère n’arrivera peut-être pas vivant à l’hôpital ! S’écria la jeune femme en décrochant.

-Pierce, je faisais des recherches sur Whitmore et…j’ai découvert quelque chose.

-Quoi ?! Dis-moi ! Paniqua-t-elle

-Le seul moyen de le sauver est de le transformer, Katherine.

A cette nouvelle, le visage de Katherine blanchit. Elle connaissait Damon mieux que quiconque. Elle ne pouvait pas faire ça, trouver un vampire pour le mordre. A l’époque, tout était différent. Elle était humaine, il était un vampire. Maintenant il avait rejoint le monde des humains avec elle. Elle ne voulait pas être la femme qu’il lui enlevait un avenir. Pourtant, Damon avait souffert de cette transformation, de sa perte d’identité, Damon Salvatore a toujours été connu en tant que vampire. Mais aujourd’hui ? Que voulait-il ?

-Katherine ? T’es toujours là ? Fit la voix de Stefan à l’autre bout de la ligne.

La jeune femme mit alors le portable à son oreille et dit :

-Non. Je refuse. C’est trop risqué.

Puis elle raccrocha. Pendant ce temps, les ambulanciers n’avaient pas encore retrouvé de pouls…

-Dis-moi que ce n’est pas vrai, que tout est faux. Dis-le-moi, je t’en prie.

Katherine et Damon étaient dans un coin du loft, sous les toits, là où les vampires se cachaient du Centre. Le vampire venait de découvrir que sa petite-amie humaine n’était autre qu’une espionne du gouvernement. Katherine sentit son âme se fendre en deux à la vue de Salvatore blessé. Elle pouvait voir le sentiment de trahison qui naissait sur son visage. Celui-ci ne cessait de se décomposer au fur et à mesure de son silence.

-Katherine ! Cria Damon, faisant sursauter les vampires autour d’eux.

La jeune femme, les larmes aux yeux, demeura silencieuse. Damon crut que le monde allait s’écrouler. Ce n’était pas possible, Katherine ne lui ferait jamais une chose pareille. Elle ne pouvait pas le trahir. Soudain, une explosion retentit et des hommes en uniformes, armés jusqu’aux dents, déboulèrent dans la pièce. Ils activèrent un à un les bracelets pour les vampires qui en portaient. Quant aux autres, ils leur tirèrent dessus à coup de balles en bois.

-Parfait, agent Pierce. Dit le capitaine à l’adresse de la jeune femme qui regardait, impuissante, Salvatore chanceler et tomber à terre.

-Katherine…S’il-te-plait…Supplia ce dernier en sentant ses forces l’abandonner.

-Je suis désolée…Dit-elle, laissant les larmes s’écouler sur ses joues.

Les gardes du Centre commencèrent à s’emparer des vampires, les tuant un par un. Damon, paralysé par la verveine, dû assister à la mort de tous ces amis. Soudain, un garde se dirigea vers lui.

-Non ! Pas lui ! S’écria Katherine.

-Mais…Agent Pierce, on a reçu l’ordre de tous les tuer.

-Je sais. Mais j’ai dit : pas lui. Compris ?! Répondit-elle d’un ton sec et autoritaire.

-Bien. Comme vous voulez.

Le garde s’éloigna. Katherine s’approcha de Damon, toujours immobile. Il allait perdre connaissance. Mais juste avant, il sentit les douces lèvres de sa petite-amie se déposer délicatement sur sa joue. Et tout devint noir…


Sherwood  (29.06.2016 à 19:32)

CHAPITRE 9 : Nine Months

Damon se sentit flotter dans les airs. Complètement détendu, il ne se préoccupait de rien désormais. Il voulait juste se laisser porter par le vent. Allongé dans son lit, il profita de la brise du matin qui arrivait jusqu’à lui, par la fenêtre ouverte. Il ouvrit enfin un œil et sourit en voyant la forme nue de sa petite-amie, endormie dans ses bras. Il l’embrassa sur les paupières, sur ses cheveux, sur sa joie, et picora le reste de son corps de doux et chatoyants baisers.

-Hum…Gémit-elle en bougeant un peu.

-Il est temps de se lever ma beauté. Dit-il, amusé.

Elena ouvrit enfin les yeux. Qu’elle est belle, se dit-il.

-Tu vas bien ? Demanda-t-il en voyant son petit nez se froisser.

-Hum…Je veux dormir. Dit-elle en enfonçant son visage dans sa poitrine.

-Je sais, ma belle. Tu sais quoi ? Et si tu appelais la maison blanche pour leur dire que tu es malade ? Et moi, j’appellerai aussi mon équipe.

-Avec la même excuse, ils vont se douter de quelque chose. Répondit-elle, à présent bien réveillée.

-Tu crois ?

Mais il ne lui laissa pas le temps de répondre et se jeta sur elle. Il chercha ses lèvres et l’embrassa avec passion, pendant qu’il laissait sa main se balader sur sa cuisse.

-J’ai juste envie de profiter de ma matinée, dans mon lit, avec ma copine. Dit-il, le sourire aux lèvres.

Elena sourit. Elle le regarda longuement avant de dire :

-Je t’aime.

Le sourire de Damon s’élargit et il répondit :

-Je t’aime aussi.

Il allait l’embrasser à nouveau quand, subitement, des pleurs l’interrompit. Ses yeux s’agrandirent lorsqu’il reconnut les pleurs d’un bébé.

-Heu…Elena…

-Chut, s’écria-t-elle, Damon regarde-moi.

Elle avait pris son visage dans ses mains et elle le regardait droit dans les yeux.

-Elena, qu’est-ce qu’il se passe ? Paniqua-t-il.

-Ce n’est rien, mon chéri. Juste, promet-moi de te réveiller.

-Quoi ?!

-Damon, regarde-moi. Tu dois te réveiller. Je ne peux pas le faire toute seule. Je t’en prie, réveille-toi.

-De toi tu parles ? Je suis réveillé ! Qu’est-ce que…

-Damon, réveille-toi !!!

 

Damon ouvrit lentement les yeux. Il mit plusieurs minutes à s’habituer à la lumière éclatante de sa chambre d’hôpital. Tout était flou et confus. Que lui était-il arrivé ? Progressivement, des souvenirs lui revinrent. Elena…Whitmore…le coup de feu…l’ambulance…Katherine…Il tourna la tête et aperçut la jeune femme assise sur une chaise, à ses côtés, endormie. Derrière elle, Alaric était affalé sur un fauteuil, dormant la bouche ouverte, en train de baver sur son oreiller. Génial, se dit-il. Il passa une main sur sa poitrine et découvrit avec surprise qu’il n’y avait aucun bandage. C’était bizarre, on lui avait pourtant tiré dessus. Il se redressa lentement. Comme il avait soif, il se servit avec la carafe qui était posé sur sa table de chevet.

-Damon ?! S’écria une voix derrière lui.

C’était Katherine. Elle était réveillée.

-Salut. Dit-il après avoir bu quelques gorgées.

-Mais…Tu…tu te sens bien ?! Balbutia-t-elle en s’approchant de lui.

-Oui. Pourquoi ? Fit-il, amusé par sa détresse.

-Parce que ça fait neuf mois que tu es sur ce lit. Répondit une voix sombre derrière la jeune femme.

Les deux se retournèrent. C’était Alaric. Le professeur se leva, étirant ses muscles au passage et alla s’assoir sur le lit d’hôpital. Damon fronça les sourcils.

-Heu…Je pense que t’es trompé, mon pote. Neuf mois, c’est pas possible.

Il regarda tour à tour Katherine, puis Alaric. Seulement, les deux arboraient la même mine, un visage grave.

-Vous me faites vraiment flipper, les gars. C’est pas drôle. Dit-il d’une voix légèrement tremblante.

-C’est la vérité Damon, intervint Katherine, tu as été dans le coma pendant neuf mois.

Le visage de Damon perdit alors toutes ses couleurs.

-Quand on t’a amené à l’hôpital, ton état était grave, continua la jeune femme, on pouvait te transformer en vampire mais j’ai refusé. Ton cœur s’est arrêté plusieurs fois. Les médecins ont dû t’emmener au bloc. Mais tu as fait une embolie sur la table. Verdict : coma. On ne savait pas quand tu allais te réveiller.

Damon crut qu’il allait vomir. C’était beaucoup trop d’information d’un coup. Il sentit sa gorge devenir sèche à nouveau. Il fit à Alaric qui lui apporta un verre d’eau. Après s’être désaltéré, il demanda :

-Et Whitmore ?

-Tu lui as tiré dessus, avant…bref, il est mort. Tu l’as tué. Balle en pleine tête. Fatale. Répondit Alaric, les mains dans les poches.

Damon sentit des larmes lui monter aux yeux. Il ne savait pas pourquoi. La mort de Whitmore devrait être une bonne nouvelle. Il secoua la tête et finalement, demanda :

-Et Elena ? Où est-elle ? Elle va bien ?

Katherine et Alaric échangèrent un regard.

-Quoi ?! Dîtes-moi ! S’écria-t-il.

-Elle est ici. Répondit la jeune femme.

-Quoi ? Pourquoi ? Elle…Elle est blessée ?!

Finalement, après un silence gêné, Alaric lui avoua :

-Elle est enceinte Damon. Et elle est sur le point d’accoucher…

L’ex-vampire n’entendit pas plus. Il se leva, s’habilla et courut dans le couloir à la recherche de la femme qu’il aimait.

-Damon ! Attends ! S’écrièrent les deux autres, qui couraient à sa poursuite.

Puis il s’arrêta net, reconnaissant la voix d’Elena dans l’une des salles. Il l’ouvrit à la volée et découvrir sa petite-amie, allongée sur un lit, les jambes soulevées, en sueur, prête à donner la vie à leur bébé. Katherine arriva à sa suite et lui expliqua :

-Avant que tu n’arrives, Whitmore a eu le temps d’injecter un sérum à Elena. Apparemment, ce sérum l’aurait mise enceinte. Science ou magie…Peu importe, le fait est...

-Damon ! S’écria Elena, pleurant de joie à la vue de l’homme qui partageait sa vie.

-Je suis là…Je suis là, ma chérie. Dit-il, tremblant comme une feuille, tandis qu’il se plaçait à ses côtés.

-Tu es réveillé ! S’écria-t-elle, un sanglot coincé de la gorge.

-Ouais…Je suis là, maintenant. Tout va bien se passer.

Il ne savait pas pourquoi il disait toutes ces choses. Peut-être que secrètement, dans son subconscient, il s’y était préparé, ou il le voulait tellement que…ça se produisait enfin. Damon ne sut comment gérer ses émotions. Lui aussi pleurait à présent. Il était humain et la femme qu’il aimait plus que tout était sur le point d’accoucher de leur bébé. C’était irréel.

-Vous êtes prête, madame Gilbert ? Demanda le médecin.

-Salvatore, intervint Damon, c’est madame Salvatore.

Il sentit le regard surpris et heureux d’Elena se poser sur lui.

-Très bien. Madame Salvatore, vous devez pousser maintenant. Poussez.

Tout se passa très vite. A peine le bébé fut sorti que les infirmières le mirent dans ses bras.

-Hey…Salut toi. Dit-il, le visage ravagé par les larmes.

Le petit humain tout fragile, regardait Damon de ses grands yeux bleus, comme les siens…

-Madame Salvatore ? Madame ?

Damon se retourna.

-Qu’est-ce qu’il se passe ? Paniqua-t-il à la vue de sa femme, inconsciente.

-Monsieur, vous devez sortir. On s’occupe de votre bébé et de votre femme. Ordonna une infirmière en prenant son fils de ses bras.

Mais Damon ne voulait pas sortir. Il voulait rester auprès de sa femme. Soudain, il crut qu’il allait s’évanouir. Le sol était recouvert entièrement du sang d’Elena. Celle-ci était aussi livide qu’un cadavre. Ce n’était pas normal. Qu’est-ce que Whitmore lui avait fait ? Quelques temps plus tard, le médecin arriva dans la salle d’attente. Elena était morte.


Sherwood  (02.07.2016 à 19:26)

CHAPITRE 10 : Isaac et Abraham

Damon soupira. Il se prit un autre verre et sortit sur son balcon. Katherine, l’apercevant, le suivit. Les deux anciens amants restèrent un moment silencieux, observant les toits de la ville. Derrière eux, tous leurs amis étaient réunis, une coupe de champagne à la main, riant aux éclats.

-Qui l’aurait cru, commença Katherine, Damon Salvatore papa.

-Ouais.

Damon prit une gorgée de son bourbon, profitant de la chaleur de l’alcool qui s’écoulait dans sa gorge. C’était bon.

-Tu as l’a fait. Toi et Elena, vous vous en êtes sortis.

Damon se retourna pour admirer sa femme, assise sur leur canapé, berçant leur enfant. Elle était magnifique. Elle portait une robe bleue ainsi qu’un chignon légèrement décoiffé et ses yeux ne cessaient de fixer leur fils avec amour.

-Quoiqu’on dise, il faut quand même l’avouer. La science de Whitmore a tout de même fait des miracles. Dit-elle, un sourire aux lèvres.

-Ce malade avait tout prévu…Souffla Damon.

Il serait son verre avec force. A une époque, il l’aurait brisé.

-Ouais. Il est doué. Prévoir un traitement spécial pour Elena, qui la mettrait enceinte et qui à sa mort, la retransformerait en humaine…fallait y penser.

Damon ne dit rien. Il reste un moment posé là, à admirer sa nouvelle famille.

-Et maintenant, qu’allez-vous faire ? Demanda-t-elle.

-On déménage. Elena veut aller à Tribeca. Cela a toujours été son rêve. Elle a déjà repéré un loft dans lequel on pourrait s’installer avec le petit bonhomme. De plus, on ne sera pas loin de l’appartement de Ric. Je pense…Je pense que je vais acheter un bar. Elena, elle, veut rester à la maison avec le petit. Elle veut devenir écrivain, écrire notre histoire. Répondit-il, le regard dans le vide.

Katherine hocha la tête.

-Bonne idée.

Puis Damon posa son verre en voyant sa femme s’avancer avec leur fils dans ses bras.

-Tu peux le prendre, s’il-te-plait, Bonnie veut que je lui montre les photos du loft. Dit-elle en lui tendant le petit garçon.

-Hey toi. Viens voir Papa.

Katherine sourit. Jamais elle n’avait vu Damon aussi rayonnant. Une fois dans les bras de son père, le petit se mit à faire des gazouillis de bonheur et agita ses bras dans le but d’attraper sa chemise. Elena sourit avant de retourner auprès de son amie. Katherine osa alors s’approcher afin de faire la rencontre du petit Salvatore.

-Bonjour Isaac. Salua-t-elle en agitant une main en l’air.

Le bébé lui répondit par un rire joyeux, les yeux pétillants de malice.

-Au fait, fit-elle, pourquoi Isaac ?

Damon esquissa un sourire et répondit :

-La mère d’Elena a toujours été très croyante. Dans la bible, la mère d’Isaac, la femme d’Abraham ne pouvait pas avoir d’enfant. Mais Dieu est venu et leur a prédit la naissance d’Isaac, qui est venu au monde un an plus tard. Enfin de compte, Isaac est aussi notre petit miracle à nous.

Katherine essuya une larme.

-Vous avez raison.

Les deux levèrent la tête et virent Alaric.

-Hey toi. Fit-il, complètement gaga du bébé. C’est dingue à quel point il te ressemble.

-Je sais. C’est mon fils. Répondit Damon en caressant les quelques cheveux d’Isaac, possessif.

-Au fait, des nouvelles de Stefan et Caroline ? Demanda le professeur.

-Juste une lettre. Ils sont bien installés, quelque part à la Nouvelle Orléans, je crois.

-Voilà, s’écria Elena en accourant vers eux, maintenant rends-moi mon fils.

Elle tendit les bras et accueillit Isaac d’un grand sourire.

-Heu, figures-toi que c’est le mien aussi ! Plaisanta Damon, le lui rendant néanmoins.

-Je sais. Mais c’est moi qui ai accouché.

-Hey, j’étais dans le coma ! Répliqua-t-il en faisant mine d’être offensé.

Elena s’approcha, un air amusé dans le regard, et l’embrassa chastement. Puis elle retourna auprès de leurs amis.

-T’es chanceux, mec. Dit Alaric.

-Oh t’en fait pas pour toi. J’ai invité le Dr Jo Laughlin. Elle a aidé Elena pendant l’accouchement et en plus, elle est jolie. Répondit son meilleur ami en lui faisant un clin d’œil.

Alaric hésita. Finalement, Damon le poussa pratiquement de force et il se trouva nez à nez avec Jo.

-Bonjour. Dit-elle.

-Heu…Bonjour. Je suis Alaric Saltzman, un ami de Damon.

-Je sais. Je vous ai vu à l’hôpital.

Katherine se tourna vers l’ex-vampire, les bras croisés.

-Tu crois qu’il va s’en sortir ?

-Mais oui ! Comme un chef !

Et Damon reprit son verre de bourbon. Il fronça alors les sourcils en remarquant qu’Elena avec disparu. Il la chercha partout mais en vain. Elle était peut-être aller aux toilettes. Il trouva son fils, jouant dans les bras de Bonnie.

-Bonnie, tu sais où est Elena ? Demanda-t-il.

-Je crois qu’elle est allée dans votre chambre.

-Merci.

Il se dirigea vers la pièce avec empressement et trouva effectivement sa femme, penchée sur un manuscrit. Il s’assit à ses côtés, sur le lit, intrigué.

-Qu’est-ce que c’est ?

Elena rougit de timidité en lui tendant le dossier. Damon tourna les pages et sourit. C’était le début d’un livre.

-Je m’ennuyais pendant ma grossesse alors, j’ai commencé à écrire quelques lignes. Que penses-tu du titre ?

Damon ouvrit la première page et sourit.

-C’est parfait.

 

 

 

Métro

Elena Gilbert

 

 

 

 

 

FIN


Sherwood  (04.07.2016 à 19:02)

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