HypnoFanfics

The Show Must Go On

Série : Glee
Création : 01.11.2011 à 13h33
Auteur : PicsAddict 
Statut : Terminée

« Ma Fanfiction est finie, mais je vais vous laissez languir pour que vous puissiez la lire.  » PicsAddict 

COMMENTER CETTE FANFIC

Cette fanfic compte déjà 20 paragraphes

Afficher la fanfic

Note de l’auteur : La grande majorité de cette fanfiction réside d’un rêve que j’ai fait. Dans mon rêve, je n’ai vu que la partie de l’hôpital et de l’accident de voiture. Tout le reste je l’ai inventé en écrivant pour embellir le rêve et en me réveillant j’avais cette chanson de Placebo « Infra Red » dans la tête. Le personnage de Laura est issue de ma meilleure amie, Laura. Autant dire que c’est une personne réelle. Bien sûr les membres du Glee Club ainsi que Emma, Will, Shannon, Sue et Figgins ne m’appartiennent pas, ils sont à Ryan Murphy je ne fais que les emprunter pour cette fanfiction et je ne touche pas d’argent sur ce que j’écris.

Head it !


PicsAddict  (01.11.2011 à 13:34)

Je me trouvais dans l’hôpital de Lima dans l’Ohio, une de mes amis avait glissé sur une plaque de verglas en rentrant à la maison et j’attendais patiemment son retour dans la salle d’attente.  La dernière fois que je l’avais vue, c’était il y a un quart d’heure, la petite mais néanmoins cassure dont je ne mesurais pas totalement les conséquences n’était peut-être pas si petite. Etait-elle en salle d’opération ? Je n’en savais rien. Elle avait voulu courir pour se cacher de mes boules de neige et elle avait glissé sur cette plaque de verglas dans la rue. C’est très sournois la glace. Et j’avais dit pour rire « Allez chochotte, lèves-toi et marche. » Seulement elle l’avait fait et s’était écroulée sous son poids. C’est à ce moment que je compris qu’elle ne reviendrait jamais à la maison dans cet état, j’ai donc appelé les secours qui sont arrivés dans les vingt minutes. J’étais montée dans l’ambulance avec elle et à l’hôpital on me demanda de bien vouloir attendre dans la salle d’attente.

Je n’aimais pas beaucoup attendre, et je me levais de ma chaise pour faire le tour du rez-de-chaussée. Rares étaient les chambres situées à cet étage, mais dans ces rares chambres on trouvait des patients plutôt mal en point et qu’il fallait surveiller de prêt. Ainsi j’ai pu voir, observer un petit papy avec un gros bandage au front et qui dormait, sans doute une commotion cérébrale assez importante. Dans une autre, un bébé dans une couveuse ; à la vue des machines auxquelles le nourrisson était relié, je pensais qu’il avait une insuffisance respiratoire ou qu’il n’était pas en mesure de respirer seul pour l’instant, un prématuré pourquoi pas. Et dans la dernière chambre que je vis, j’observais une jeune femme, la trentaine, toute vêtue de jaune, un bonnet noir sur ses cheveux bouclés, le visage fin, la première chose que l’on remarquait c’était ses grands yeux ronds, puis ses larmes qui coulaient naturellement le long de ses joues légèrement rosées par la température du dehors. Elle se pinçait la lèvre inférieure et tenait la main du patient. Je la remarquais elle, la première, je l’avais rencontrée le matin même, elle semblait tellement bouleversée à présent. En premier lieu je ne fis même pas attention aux jeunes gens présents dans la salle, il y avait un tout grand portant un jeans et une veste « moumoutte » sans manche. Une jeune fille le tenait par la hanche et le serrait fort contre elle en ayant sa tête posée contre son bras. A côté d’elle il y avait une fille de la même taille, les cheveux courts, coupés au carré et blonds qui tenait la main d’un garçon plus petit que le précédent avec une crête ornant sa tête. Une brune et une blonde se tenaient la main, des lesbiennes et alors ?, à côté un autre garçon en fauteuil roulant pour sa part, il était au bout du lit et de profil par rapport à ma position, je pouvais voir qu’il portait des lunettes mais qu’il les avait enlevées pour pleurer. A côté de lui, un couple de gays, ils se tenaient mutuellement par les hanches, un à la peau pâle, pleurait à chaudes larmes en regardant en direction du lit. Je perdis la scène de vue, lorsqu’une personne me poussa violement, c’était une femme assez grande, blonde en survêtement et qui cria en entrant dans la salle, faisant sursauter le couple d’asiatiques posté au pied du lit, elle ne semblait pas beaucoup aimer les jeunes présents ici. Peut-être la tante détestée de la famille. Je les avais déjà vus. Mais la femme qui venait d’entrer en hurlant un nom qui fit pleurer la plupart des jeunes qui n’étaient pas en train de le faire, me surprit, et ce nom résonna dans ma tête comme si je devais encore m’en souvenir, comme si j’allais en entendre parler plus tard. Comme si je l’avais déjà entendu quelque part.

« Schuester ! »


PicsAddict  (01.11.2011 à 13:34)

Douze heures auparavant.

Je venais d’arriver aux Etats Unis avec une amie et nous avions décidé de trouver du travail rapidement.

Françaises toutes les deux et bilingues, nous voulions instruire le français aux jeunes américains. Ce n’était pas Los Angeles ni New York mais nous avions quitté notre pays pour les States et nous nous trouvions dans l’Ohio. Dans la ville de Lima et nous avions entendu parler du Lycée McKinley High School. Là-bas il y avait trois postes libres pour enseigner le français. Nous nous sommes rendues là-bas. En marchant dans les couloirs, nous nous sommes aperçus du comportement des élèves et avons compris que cela n’allait pas être facile. Mais nous n’avions rien et nous avions une chance. Il faut savoir la tenter. Nous toquâmes à la porte du principal, un indien. Figgins si je me souviens bien. Il nous avait accueillies avec gentillesse et nous avait expliqué comment fonctionnait son lycée ainsi que certains comportements, c’est avec un sourire radieux que Laura avait dit que nous nous en étions rendu compte.  Il allait commencer une autre phrase quand il stoppa pour regarder derrière nous, à travers les baies vitrées. Une grande femme en survêtement faisait valser les cours des élèves par terre, renversant les slushees par la même occasion, elle était suivie de prês par un homme qui portait un veston et lui criait après.

« Ces deux là… Je me demande encore s’ils sont aussi matures que les élèves de ce lycée. »

Nous avions ri, car la situation là nous l’avions vécue en quelque sorte. Il nous demanda nos CV, les regarda brièvement et nous demanda de parler en français pour s’assurer que nous n’étions pas des américaines, que nous n’avions pas falsifié nos papiers, que nous n’étions pas non plus des clandestines. C’était assez bizarre à vrai dire. Nous lui avons parlé en français, il n’a bien sûr rien compris mais il savait que c’était du français. Il nous engagea toutes les deux et nous pouvions commencer notre travail dès le lendemain. Il nous invita à rester dans le lycée pour nous familiariser avec l’établissement et avant de sortir, je lui posais une question assez pertinente, nous étions en plein milieu de l’année scolaire et il avait besoin de trois enseignants en français.

« Pourquoi les autres professeurs n’occupent plus leur poste ?

« Ils sont tombés tous les deux en dépression suite aux comportements de nos élèves. »


PicsAddict  (01.11.2011 à 13:35)

Nous comprenions mieux à présent. D’un commun accord, le premier lieu où nous voulions nous rendre était nos salles de classe, et en effet, il y avait de quoi avoir peur. Nous avions à peine entr’ouvert la porte que quelqu’un nous tira par les vestes en arrière.

« Je pousserais d’abord la porte si j’étais vous.

-Pourquoi ? S’enquit Laura. »

C’était un grand garçon qui était tout dégoulinant de slushy, un élève le lui avait sûrement jeté en pleine poire. Mais il s’avança, ouvrit la porte et reçut un saut d’eau sur la tête. Nous ne pûmes retenir un rire. Il retira le saut de sa tête et sourit.

« Vous êtes les nouvelles profs de français n’est-ce pas ? »

Nous répondîmes d’un simple acquiescement de la tête. Et il s’en alla dans les couloirs du lycée. Enfin nous pouvions rentrer. La salle était d’une saleté inimaginable. Nous voulions tout préparer pour le lendemain, mais sans outils de nettoyage, c’était quasiment impossible. Nous nous rendîmes dans la salle des profs, nous avons fait la connaissance de Shannon Beiste, une femme assez forte, Coach pour les footeux. Elle était très gentille et nous a même dit qu’elle serait là pour nous si l’un des élèves nous cherchait des noises. Nous avons rencontré les profs de sciences, et est arrivée dans sa robe jaune, une rousse aux grands yeux verts avec un nœud au niveau de la poitrine. Elle se dirigea vers nous et gentiment nous demanda si on avait besoin d’aide.

« Puis-je vous aider mesdemoiselles ? Je me présente, Emma.

-Oh, bonjour, nous sommes Laura, et moi-même, Cécile. On est les..

-Les nouvelles profs de français, vous allez en baver.

-Vous voulez nous foutre la trouille comme tout le monde dans cette école ou bien c’est juste de la prévention pour nous faire la remarque par la suite ‘on vous l’avait bien dit’ ? S’emporta Laura.

-Mais calme-toi enfin. T’es pas possible toi alors. Eh bien, Emma, nous voudrions nettoyer notre salle mais nous ne savons pas où se trouvent les outils, vous savez…

-Ne vous en faites pas, Will m’a fait un double des clés. Je suis très maniaque, j’ai des TOCs en fait.

-Maniaque du ménage, je comprends, compatit Laura.

-Qui est ce Will ? Ne pus-je m’empêcher de demander.

-C’est… C’est le professeur d’Espagnol et du Glee Club.

-Le Glee Club ? Qu’est-ce que c’est ?

-La chorale du lycée. Répondit-elle, calmement.

-Les élèves sont assez matures pour comprendre le but et même pour ne pas se moquer du Glee Club ?

-Les deux premières années furent compliquées, très compliquées, mais les élèves s’y sont fait avec le temps. Ils ont bien l’intention de gagner les Nationales cette année. »

Puis nous sortîmes de la salle des profs en suivant Emma, qui nous mena au local. Emma l’ouvrit et ne trouva aucun ustensile. Elle était très embêtée, puis elle pensa longuement, ses sourcils se froncèrent et dans une rage elle explosa.

« Mais c’est pas possible, elle ne s’arrêtera dont jamais ?! »

Elle partit vers les couloirs principaux et nous la suivîmes. Et elle nous demanda si nous étions d’accord pour la laisser faire seule le ménage ? Il était seulement 9h15 et nous devions déjà quitter le lycée. Elle insistait tellement que nous acceptâmes. 


PicsAddict  (01.11.2011 à 13:36)

On se rendait à la voiture, et nous allumèrent la radio, c’était les infos et il disait qu’il y avait un grave accident dans le centre de la ville. Sans y prêter plus attention, Laura démarra et se rendit dans le centre pour faire quelques courses. Et nous sommes tombées sur l’accident en question. Une voiture bleue, complètement défoncée, un homme sortait de la fenêtre du côté conducteur, une autre voiture était encastrée dans la première. L’homme semblait aller bien, tandis que l’autre dans la voiture bleue, ne donnait plus aucun signe de vie. Je pris mon téléphone pour appeler le 911, mais ils arrivèrent quelques secondes plus tard. Le premier qu’ils secoururent fut l’homme en plutôt bonne santé, il devait être légèrement amoché dans tous les sens du terme. Et ils vérifièrent les constantes de l’autre homme. Il était jeune, il devait avoir la trentaine, il avait les cheveux ensanglantés, des contusions sur tout le visage, il saignait du nez, de la bouche, lorsqu’ils le sortirent complètement, son jeans était arraché à différents endroits et on pouvait voir les plaies béantes qui le recouvraient, et une assez importante puisqu’on pouvait voir : sans doute son tibia ressortir. Sa chemise blanche était devenue rouge vif, elle était également arrachée à l’emplacement de la ceinture, elle avait fait son travail, peut-être même un peu trop bien. Laura et moi étions horrifiées par la scène sous nos yeux. Le chauffard n’avait quasiment rien et l’autre conducteur était entre la vie et la mort. On pouvait même entendre un pompier demander en hurlant à ses collègues un défibrillateur. Nous étions spectatrices et nous ne pouvions rien faire. Nous fîmes demi-tour pour nous rendre en périphérique de la ville avec cette image dans la tête, que parfois la vie peut être injuste.

 

Toute la journée nous avions pensé à ça, nous avions fait les courses et les paroles de la chanson résonnaient dans ma tête.

« Someone call the ambulance, there’s gonna be an accident… »

Nous connaissions la chanson par cœur, mais nous n’avions pas le moral à la chanter. En sortant du magasin, trois heures plus tard. Nous pouvions enfin remarquer que l’hiver s’était bien installé dans l’Etat. Il y avait au moins cinq centimètres de neige et elle tombait encore abondamment. Nous montâmes dans la voiture et Laura démarra, elle put se dégager et roula prudemment. Arriver à notre appartement, on se mit à ranger les affaires, et comme il n’y avait rien à la télévision, il devait être seize heures trente, nous sommes sorties nous promener dans le parc de Lima. Sous la neige, cela nous semblait bizarre. En France nous avions connu la neige, c’était même très fréquent, et la voir ici nous rendait quelque peu nostalgique, mais un rêve est devenu vrai pour nous deux. Habiter aux Etats-Unis et trouver un boulot aussi rapidement c’était parfait. Pour notre première journée complète aux States, on s’en souviendra. Et dire que nous avions laissé Emma seule. La neige tombait toujours autant et bientôt la couche atteindrait dix centimètres. Nous avons marché dans le parc, nous avons même fait des anges dans la neige au sol. Certains américains nous ont regardés et nous ont demandé pourquoi nous faisions cela. Nous n’avions pas vraiment de raison mais Laura dit quelque chose de très juste et qui les toucha.

« On pense à une personne que nous aimions, ou quelqu’un qui nous a touché dans notre vie et qui n’est plus là et nous faisons un ange dans la neige. »

Les américains nous rejoignirent, ainsi dix personnes, puis vingt, et une trentaine d’anges étaient sur le sol. Un peu plus tard je demandais à Laura à qui elle avait pensé « Au jeune conducteur dans la voiture, si jamais il ne s’en sort pas, il sera tout de même un ange »

On s’est relevées et on est parties après plus d’une heure trente dans la neige à nous rouler par terre, mais je voulais à tout prix faire notre premier bonhomme de neige. Laura m’aida donc, il était difforme, il avait la boule du bas plus petite que celle du haut, et un jeune homme est venu nous voir, il était grand, légèrement bronzé, et il avait une crête sur sa tête, juste les cheveux, pas de gèl rien, les cheveux formaient une crête. Il nous demanda si on voulait un coup de main, c’est avec plaisir que nous acceptâmes. Il échangea les deux boules de place, et derrière lui se présenta une jeune fille avec deux carottes dans les mains.

« Puck et moi faisions aussi un bonhomme de neige, je suis retournée à la voiture pour chercher une autre carotte pour celui-ci.

-Ouais, et ce débile de Karofski nous l’a bousillé.

-Merci beaucoup, Puck et.. Hésitais-je.

-Je m’appelle Quinn. Et lui, c’est Noah mais tout le monde l’appel Puck.

-Enchantées. Avons-nous dit.

-Et vous ? D’ailleurs, vous avez quel âge ? Fit Puck, très curieux.

-Je m’appelle Cécile, elle c’est Laura et nous avons toutes les deux 27 ans.

-Ooh, et vous faites quoi dans la ville ? Vous n’êtes pas d’ici.

-Elles sont françaises, Puck.

-On est venues ici pour enseigner.

-Ne me dîtes pas que… Puck laissa sa phrase en suspension comme s’il connaissait la réponse.

-Eh bien si.

-Je ne regrette pas d’avoir pris option français cette année… Marmonna-t-il.

-Je te ferais signaler que moi aussi. Sourit Quinn. »

Nous nous sommes mises à rire de bon cœur avec eux. Et sans même que nous ayons eu le temps de dire au revoir, le téléphone de Puck sonna, de rosé, il devint blanc. Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi blanc que lui. Sans même nous dire au revoir, un geste de la main, rien, il prit Quinn par le bras et l’emmena vers sa voiture et démarra en trombe. Nous laissant seules dans le parc au côté du bonhomme de neige. A sa tête, ça ne devait pas être quelque chose de très joyeux.

Sur le chemin du retour, je réalisais qu’il n’y avait qu’une seule chose que nous n’avions pas encore faite. Je laissais Laura avancer devant moi, je me suis baissée, j’ai attrapé de la neige avec mes mains et formé une magnifique boule de neige. Une fois finie, je la lançais sur mon amie. Elle s’arrêta au moment où elle reçut la boule dans le dos. Elle se retourna très lentement et me regarda avec un regard noir, celui qu’il ne faut jamais croiser. Elle se baissa et fit une boule de neige aussi grosse que la mienne et me l’envoya en plein visage. Je me suis retenue au poteau juste derrière moi, et quand je rouvris mes yeux, elle avait disparû. Je préparais une nouvelle boule de neige, même deux et je marchais droit devant moi. Arrivée à un angle de rue, je m’attendais à la voir là. Et en effet, elle me balança deux boules de neige de plus dans la figure, j’étais rouge sang. Et elle se mit à courir me voyant avec mes deux boules dans les mains mais sa course ne fut que de courte durée. Elle s’écroula quelques mètres devant moi. Je me suis approchée et sur le ton de la rigolade je lui lançais…

« Aller chochotte lèves-toi et marche. »

Elle se leva et elle s’écroula de nouveau dans un cri de douleur, c’est là que je compris qu’elle ne reviendrait jamais à la maison dans cet état. Je l’ai aidée à se lever et s’appuyer contre le mur du logement. J’appelais le 911 pour qu’elle soit secourue, bien que cela m’avait tout l’air d’une simple petite cassure, je préférais prévenir que guérir. Je donnais nos coordonnées au pompier et Laura me hurlait dans l’oreille qu’elle n’avait pas besoin d’un pompier, mais je savais pertinemment que si. Quelques minutes plus tard, les pompiers étaient là, ils la mirent sur une civière et elle fut emmenée à l’hôpital. Je demandais poliment si je pouvais monter avec elle et le pompier responsable de l’intervention accepta volontiers. Durant le trajet, Laura était calme, moi de même, finalement ce n’était qu’une cassure, mais le regard des pompiers présents en disait plus. Une fois arrivées au service des urgences, elle fut prise et on me demanda de bien vouloir m’asseoir dans la salle d’attente car il se pourrait que ce soit long. Pour moi une cassure ça n’a pas grand-chose de néfaste et on s’en remet avec du repos et un plâtre, mais elle fut emmenée au bloc opératoire, je compris qu’il ne s’agissait pas d’une simple cassure. On ne m’en disait pas plus je n’avais qu’à attendre.

Impatiente que je suis, je ne sais pas tenir en place plus d’une minute, ainsi je me suis levée et j’ai observé chaque patient présent dans les chambres. Il y avait un petit papy, un bébé dans une couveuse et toute une famille. Enfin, c’est ce que je pensais. Mais en regardant la jeune femme rousse, avec ses grands yeux verts, et ses yeux remplis de larmes qui dévalaient ses joues telles des cascades, tenant la main du patient, je savais qui elle était. Je connaissais même la plupart des adolescents présents dans cette chambre. Je regardais la scène impuissante, je ne savais quoi faire, je ne voulais pas déranger, et en même temps, j’allais les côtoyer le lendemain matin, je pensais pouvoir être au courant. Je m’approchais de la chambre et au moment où j’allais entrer, une femme en survêtement me poussa violement, entra dans la chambre comme une furie et hurla un nom. Un nom qui m’était encore inconnu, un nom que je devrais sans doute retenir. Un nom que je retiendrai sans problème, un nom qu’on ignorait, un nom qu’on aurait voulu marquer sous notre ange cette après-midi.

« Schuester ! »

Les ados s’étaient tous retournés, en même temps, la jeune femme rousse n’avait pas détourné son regard du patient. Je m’approchais de nouveau de la chambre, et je regardais toujours cette jeune femme.

« Emma ? Tentais-je. »

A son prénom, elle releva la tête et me vit, les larmes coulaient toutes seules, puis ce fut deux autres jeunes ainsi que le grand jeune homme.

« Cécile ? »

Je ne savais que dire, j’avais devant moi, les trois adolescents que j’avais rencontrés pendant notre journée, il y avait Puck et Quinn et ce grand jeune homme qui avait omis de nous dire son prénom. Et puis il y avait Emma. Je ne savais que faire. Et la femme qui venait d’entrer me regarda, avec un regard noir, bien plus noir que celui de Laura précédemment.

« T’es qui toi ? Une saucisse sur patte ? Tu vois pas que tu nous déranges non ? 

-Sue ! Cria Emma. Tu la laisses tranquille ! Pas devant Will s’il te plait !

-Mais qu’est-ce qu’on s’en fou, il est en train de clamser notre petit beurrier.

-Coach, s’il vous plait. Peut-être que vous ne l’aimez pas beaucoup, mais un peu de respect pour ceux qui l’aiment. Demanda Quinn.

-Ooh, mais c’est ma petite miss cloque qui parle, tu crois vraiment qu’il tient à vous ? Bien sûr que non ! L’année prochaine vous ne serez plus là et il vous remplacera. Sue Sylvester fait des rimes, je ferais bien d’écrire des poèmes pour des baptêmes mais ce seraient des blasphèmes.

-Ça suffit Sue ! Y’en a marre de toi et tes blagues qui ne servent à rien, qui ne font rire personne à part toi ! Will est peut-être en train de mourir, ici, tout le monde l’aime tel qui l’est, qu’il mette du beurre ou de l’huile dans ses cheveux on s’en fiche, qu’il ait une fossette au menton on s’en fiche, qu’il ait des petites mains, on s’en fiche. On l’aime pour ce qui l’est. Pour ce qu’il a à l’intérieur. Comment peux-tu être aussi odieuse avec quelqu’un qui vient de subir un grave accident de voiture ?! »

A ces mots… Mon cerveau cessa de fonctionner. Je m’avançais vers le lit, le regard dans le vide. Comme si la terre venait de s’arrêter de tourner. Tous me regardaient attentivement, sans plus rien dire. Je m’approchais du lit. Pas à pas. Je ne voyais même plus les regards des autres peser sur moi. Je ne voyais que ce corps gisant sur ce lit d’hôpital. Une jambe plâtrée maintenue en l’air. Des pansements et des sutures sur l’autre jambe non recouverte du drap. Le drap n’était que sur son ventre. Son torse était recouvert d’un épais bandage. Ses bras étaient bandés et posés sur les bords du lit, Emma tenait sa main gauche dans la sienne. Son visage était dirigé vers celui de la rouquine. De nombreux sparadraps étaient disposés. Sa lèvre inférieure était sacrément amochée, il avait sans doute le nez cassé. Il avait un grand bandage tout autour de la tête. Son visage était fin, long, et sans tous ces bandages je mettrais ma main au feu qu’il pouvait être beau garçon. J’étais devant celui dont Emma nous avait parlé, celui qui courait avec la dénommée Sue dans le couloir ce matin, celui pour qui Laura avait fait un ange dans la neige cet après-midi. Celui pour qui j’avais commencé à appeler le 911. Celui qui avait eu un accident de voiture. C’était Will Schuester, un collègue.

« Ça va aller Cécile ? Demanda Emma en me regardant lâcher une larme.

-Je… Ma première journée aux Etats-Unis, je m’en souviendrai toute ma vie.

-Pourquoi ? S’enquit Puck.

-Avec Laura, nous sommes arrivées, et j’ai vu Will Schuester courir après Sue dans les couloirs ce matin, Emma nous en a parlé également. Je l’ai revu lors de l’accident, Laura a fait un ange de neige en pensant à lui… Je ne savais pas qui il était. Mis à part toutes les blessures physiques… Est-ce qu’il…

-Il est plongé dans un coma artificiel pour l’aider à ne pas souffrir. S’empressa de répondre la fille aux cheveux noirs contre le grand garçon. Je m’appelle Rachel. J’ai cru comprendre que tu étais Cécile.

-Oui, c’est bien moi. Je connais déjà Puck, Quinn, Emma, Rachel, et toi le grand dadais. Je sais ce que ce n’est pas l’endroit, mais… Qui vous êtes ?

-Le grand dadais que je suis, c’est Finn.

-Le geek en fauteuil roulant, c’est Artie.

-La pute de service et lesbienne par la même occasion, Santana Lopez.

-Sa petite amie et bisexuelle, Britney Spears. En fait, Britanny S. Pears.

-Les homosexuels, moi c’est Kurt et lui c’est Blaine.

-Enchantée de tous vous connaitre, même si j’aurais voulu vous rencontrer demain. Je… Je ne sais pas comment réagir.

-Alors dégage de là, t’as rien à faire ici. Explosa Sue.

-Ecoutez, je ne sais pas qui vous êtes, je ne connais pas votre histoire, mais ce que je peux dire, c’est que vous êtes sans cœur. Que ces ados en ont un. J’en ai un. J’ai mon amie qui est en salle d’opération pour une jambe cassée, je ne sais même pas si elle pourra faire ses cours demain matin. Je ne sais rien, pour sûr c’est moins impressionnant que ce qu’à Mr. Schuester. Mais dites-moi. De nous tous, qui n’est pas à sa place ? Vous. Ici, chacun aime ce professeur, pour moi il sera un collègue, et je pense que je l’apprécierai. Mais vous, vous ne valez rien. De ce que j’ai vu dans les couloirs de McKinley, vous avez gagné pas mal de trophées, mais combien vous en avez gagné avec le cœur ? Aucun. Les jeunes du Glee Club ont gagné trois fois les communales, deux fois les régionales et vont gagner les nationales cette année, c’est sûr. Parce qu’ils croient en eux, parce qu’ils s’acceptent. Vos Cheerios si je ne me trompe se prennent souvent la tête, et ne se parlent pas toutes. Vous savez quoi Sue Sylvester ? Je n’ai pas peur de vous, aucunement. Vous ne valez rien. Je sais que Quinn, Santana et… Britanny en sont, mais elles ont plus appris avec le Glee Club qu’avec vous. Voilà ce que j’en déduis en regardant leur comportement à votre égard et les visages de chacun sur les photos. Vous êtes misérable, Sue. Dégagez de cette chambre, vous n’avez rien à y faire.

-Bien dit Cécile. Félicita Blaine.

-Je pense que je vais bien l’aimer. Chuchota Kurt.

-Je ne vous permets pas de me parler comme ça ! Sale…

-Je ne vous ai pas demandé votre avis, merci. »

Sue regarda tout le monde avec un mauvais œil et s’en alla. Sans rien casser. Je ne m’étais même pas retournée pour lui dire tout ça. Je n’avais regardé personne, je pensais à voix haute presque. La voix de Finn s’éleva.

« Wow, comment avez-vous…

-En vous voyant quand je suis arrivée devant la chambre, je vous ai observés. C’était simple à deviner, de la simple déduction.

-D’accord, mais pour nos trophées, comment saviez-vous que nous étions du Glee Club ? Questionna Artie.

-Je suppose que c’est grâce à lui. Il vous a fait une belle affiche avec ce que vous aviez fait, et où vous comptiez aller. Une photo de cette année avec chacun d’entre vous dessus. Je l’ai vu dans la salle des profs.

-Cécile ? Où est Laura ? Qu’est-ce qu’elle a ?

-T’as vraiment rien écouté Puckerman. Constata Quinn.

-Elle est en salle d’opération, elle s’est cassé la figure sur une plaque de glace dans la rue en rentrant chez nous. Peut-être qu’elle s’est déplacé un os.

- Ça fait très mal, je confirme. Fit Finn.

-Tu t’es déjà cassé autre chose que les nuts, Hudson ? Plaisanta Puck.

-Eh oui Puckerman.

- Puck, il faut qu’on rentre, ma mère s’inquiète…

-Elle ne peut pas te lâcher un peu non ?

-Tu la connais.

-Bonne soirée tout le monde. Si je puis-je dire. Mlle Pillsbury, au moindre changement vous nous appelez, s’il vous plait... Au diable le règlement, c’est bien plus que ça, ça va au-delà de n’importe quel stupide règlement.

-Bien sûr Noah.

-Merci Mlle Pillsbury, fit Quinn.

-On va y aller aussi avec Blaine, c’est mon père qui fait le repas ce soir et il tient à ce qu’on soit présents. Bye tout le monde, Mlle, faites la même chose s’il vous plait.

-Ne t’en fais pas Kurt, ça ira. Dit Blaine en prenant son petit ami par les épaules.

-Oui Kurt, je le ferai s’il y a du changement.

-Moi et Santana nous allons aller manger au Breadsticks. Mlle Pillsbury, prenez soin de lui et appelez nous s’il y a du nouveau.

-Bonsoir tout le monde, essayer de passer une bonne soirée... Essaya Santana.

-Kurt m’a dit que ce soir il y avait « Chantons sous la pluie » au vieux cinéma de la ville. Ça te dit d’aller le voir Finn ?

-Pourquoi pas, c’est son film préféré, il disait que ça le rendait mieux. Pourquoi pas. Je paye les places et le pop-corn. Mlle Pillsbury, on compte sur vous également. Vous êtes la meilleure conseillère qu’on ait jamais eu, merci d’être là… Mais reposez-vous aussi.

-J’essayerai Finn, j’essayerai.

-De toute façon, je vais rester là aussi. Acquiesçais-je.

-Cécile, il y a Laura qui va sans doute arriver du bloc, elle va avoir besoin de toi, et je ne vois pas pourquoi tu resterais au chevet de Will alors que tu ne le connais même pas.

-Parce que je suis solidaire, et que ce que j’ai vu en arrivant m’a touchée, parce que ce que j’ai vu ce matin m’a touchée. Attendez-moi, je reviens. »

Je suis sortie de la chambre et je suis allée au secrétariat pour demander à ce qu’on mette Laura dans la même chambre que Will Schuester. Je les ai fait passer pour un couple et la gentille dame accepta sous la menace de mon regard noir. Laura arriva, elle était réveillée, mais somnolait tout de même. Heureusement que la chambre était assez grande pour accueillir deux personnes. J’avais pris une chaise et je m’étais installée juste en face de la petite allée que les deux lits formaient. Je regardais Laura, puis Will, puis Emma. Elle n’avait pas lâché sa main. Je me posais des questions, et je ne voulais pas déranger Emma plus que ça, mais c’est elle qui aborda le sujet.

« Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi solidaire à part Will. Surtout pour ton âge.

-Je  l’étais déjà au lycée, mais bon… Les comportements n’étaient pas les mêmes. C’était difficile. Laura et moi étions je pense, les plus matures de notre génération.

-Ça s’entend, ta manière de t’exprimer, de dire les choses, tu les as sans doute déjà dites plusieurs fois et …

-Personne ne m’écoutait ou ne me prenait au sérieuxn à part Laura. Elle est la seule qui me comprenne et inversement. Nous sommes comme des sœurs. Elle est tout pour moi et je suis tout pour elle. Et toi ? Qu’est Will pour toi ?

-Will… Will est le seul homme que j’ai rencontré dans ma vie qui ait su m’aimer pour ce que je suis et m’aider avec mes problèmes.

-Peut-être qu’il t’aime encore.

-J’en doute fort. Avec ce qui s’est passé ce matin.

-Qu’est-ce qui s’est passé ?

-Sue a réussi à trouver le double que Will avait fait, je l’avais laissé sur la porte sans le faire exprès et… Sue est tombée dessus, elle s’est plainte à Figgins et elle a accusé Will. Il a été renvoyé pour falsification. Nous nous sommes disputés et il est parti comme une furie. Cet accident, c’est de ma faute s’il l’a eu. Commença-t-elle en pleurant.

-Emma, ce n’est aucunement de ta faute, un ivrogne a foncé sur lui, alors qu’il traversait le carrefour. On a vu l’accident, je t’assure que tu n’y es pour rien.

-Mais… Si je n’avais pas voulu vous aider…

-Alors dans ce cas, c’est de notre faute, nous voulions nettoyer la salle. C’est de notre faute, pas de la tienne.

-Je suis d’accord avec elle. Dit Laura, sortie de son oreiller comme un coucou.

-Comment ça va ? Comment tu te sens ? M’enquis-je.

-Je n’ai pas mal, c’est déjà ça, maintenant je ne sais pas ce qu’ils ont fabriqué dans ma jambe.

-Peut-être qu’un médecin viendra nous le dire.

-Ou alors il le fera demain lorsqu’elle sortira. Si elle peut sortir. Commenta Emma.

-Et comment va Will ? S’enquit Laura à son tour.

-Critique mais stationnaire. Il semblerait qu’il ne veuille pas se réveiller.

-Lorsque que nous étions au magasin aujourd’hui, il est passé à la radio une chanson de Placebo…

-Infra red je présume. Supposa Emma.

-Someone call the ambulance, there’s gonna be an accident, some calling up for infra red, there’s no running that can hide you, cause I can see you in the dark. Je crois que c’est ça le refrain.

-Oui, à peu près, si tu l’as apprise de tête, c’est très bien. Cette chanson reflète un peu près la journée… Mis à part l’anniversaire.

-Emma, si tu veux dormir, on surveillera Will pour toi. Proposa Laura.

-Je ne veux pas dormir.

-Reposes-toi, y’a pas de mal à dormir pendant une petite heure. Dis-je.

-D’accord, vous avez gagné… »

 

Elle posa sa tête sur le lit de Will sans lui lâcher la main, et elle s’endormit quasi aussitôt. Laura la suivit sans problème. Et je les regardais tous les trois dormir. C’était bizarre de me dire que j’allais vivre mon quotidien avec eux. Emma est très proche de Will, je pense qu’ils ont déjà vécu une aventure ensemble, ça tombe bien je trouve qu’ils vont bien ensemble en plus. Je me levais et j’allais demander à l’accueil, juste en face de la chambre, une couverture pour Emma qui n’avait rien pour se couvrir. Je revins dans la chambre et je déposais la couverture sur les épaules d’Emma, puis je l’embrassais sur le front. Je me dirigeais vers le lit de Will, et je fis la même chose, je ne m’attendais absolument pas à ce qu’il ouvre les yeux. Ce fut bref, mais il me vit, sourit et se rendormit. Je m’éloignais du lit pour faire de même à Laura, elle sourit en rêvant.

Je retournais sur ma chaise, et je les regardais tous les trois de nouveau pendant plus d’une demie heure. Je suivais les respirations aléatoires de Will, ainsi que de Laura qui dormait à poings fermés. 


PicsAddict  (01.11.2011 à 13:37)

 Un médecin entra, je ne le vis pas, il se plaça à côté de moi, et tout en chuchotant il me demanda :

« Pourquoi faites-vous cela ?

-Laura est ma meilleure amie, et Will Schuester sera un collègue à partir de demain. Il est normal que je fasse cela pour eux. Comment va-t’il ?

-Il se stabilise peu à peu.

-Vous savez, il a ouvert les yeux tout à l’heure.

-C’est plutôt bon signe. Mais, je ne peux vous garantir qu’il se réveillera tout de suite, même dans un coma artificiel. Ce que vous avez vu ce sont les nerfs en action. Comme lorsqu’une personne rend l’âme, les nerfs fonctionnent encore pendant quelques instants. C’est pareil pour un coma.

-Et vous, vous en pensez quoi ? Sans les résultats et tout ça…

-Je reste confiant, il est jeune, et il peut guérir rapidement, s’il le veut. Dit le médecin, âgé d’au moins la cinquantaine.

-Pourquoi « s’il le veut » ?

-Parce que c’est à lui de décider s’il veut vivre ou mourir. Ou de se réveiller si vous préférez. Aurait-il des raisons pour lesquelles il ne se réveillerait pas ?

-Pour ma part, je n’en vois aucune.

-Avec le monde qui est venu le voir tout à l’heure, je doute qu’il n’ait pas une raison de vivre. Et cette jeune femme près de lui qui lui tient la main tout en dormant. Elle l’aime beaucoup. Ces jeunes aussi.

-C’est le sentiment que j’ai eu en entrant dans la pièce. Ils sont si… Si liés les uns aux autres, c’est incroyable.

-Vous dîtes que demain il sera votre collègue ? Mais j’ai l’impression que ce soir, il est votre ami avant tout.

-C’est vrai. Et Laura, comment va-t-elle ?

-Elle pourra remarcher dans deux mois, si elle ne force pas sur sa jambe jusque là. Hors de question qu’elle s’appuie dessus. Nous lui avons retiré des fragments d’os provenant du péroné, et repositionné son tibia.

-C’est fou ce qu’une simple chute sur la glace peut faire. Tout comme un accident de voiture.

-Vous devriez vous reposer. Demain vous avez classe je vous rappelle. Votre premier jour.

-Je vais rester éveillée, il le faut pour les jeunes, Emma leur a promis de les appeler si quelque chose changeait, elle s’est endormie, je prends la relève Docteur. Demain matin j’appellerai Figgins pour lui demander s’il me permet de prendre encore cette semaine, je lui dirai que nous devons encore terminer de nous installer. Je pense qu’il comprendra.

-Surtout si vous venez de vous installer. Je dois vous laisser, j’ai d’autres patients à voir avant de m’en aller. Bonne nuit Mademoiselle.

-Bonne nuit Docteur. Encore merci pour Laura.

-De rien, c’est un plaisir de pouvoir aider. Au revoir. Et bonne chance. »

Il quitta la salle laissant voler sa blouse blanche derrière lui. J’étais à moitié rassurée par ses propos, c’est vrai que Will n’avait pas de raison qui le poussait à quitter ce monde. Je ne le connaissais même pas, et pourtant je ne voulais en aucun cas qu’il meure. Laura, il faudrait que je la surveille de près, très près même. Je ne pouvais m’endormir maintenant, si quelque chose se passait pendant que je dormais, jamais je ne me le pardonnerais. Les jeunes comptaient sur Emma, et je lui avais dit de dormir un peu, tout en sachant qu’elle dormirait beaucoup vu l’épuisement qu’elle subissait. Je devais rester éveillée, pour eux. Il ne s’agissait pas de faire bonne impression auprès de ceux que je vais côtoyer tout au long du reste de l’année, et peut-être de l’année suivante, non. Il s’agissait bien d’un acte, un service, il s’agissait d’être humain. Pour moi il est normal que je leur vienne en aide, je ne sais pas pourquoi. Laura est ma meilleure amie, mais Will, Emma, Finn, Rachel, Puck, Quinn, Artie, Kurt, Blaine et même Sue… Je ne les connais pas, je les ai simplement vus dans les couloirs, dans la rue, et ici, dans cette chambre. C’est l’ambiance de la pièce qui me fit comprendre ce qu’ils étaient, une grande famille. Les photos du Glee Club affichées dans le lycée, leur manière de regarder Will Schuester, de se consoler. Au fond de moi, j’avais envie de faire partie de ce groupe, de cette petite famille. Je fermais lentement les yeux, le sommeil prenait le dessus, je ne le voulais en aucun cas… Et pourtant, la fatigue fut plus forte que mon désir de les aider. Alors que je gardais mes yeux fermés, mes oreilles fonctionnaient encore, j’entendais les pas des infirmières décidées à se rendre dans les chambres des patients vérifier leurs constantes. Je pensais que l’une d’entre elles voulaient le faire pour Will, j’ouvris un œil, et je vis Sue, penchée sur Will, l’embrassant sur la tempe droite.

« William, tu n’as pas le droit de mourir. Suis-je claire ? Je t’en supplie, bats-toi, reste avec nous. Bien que je sois méchante, dégueulasse, ignoble, avec toi bien plus qu’avec tous les autres, je t’en supplie, reste. Je regrette sincèrement ce que je t’ai dit ce matin, je n’aurais pas dû te traiter de pédophile, j’ai été trop loin, je ne savais même pas ce qui avait pu se produire dans ton passé, j’aurais dû me taire, une fois de plus. J’agis sans penser que je peux blesser les gens, ce n’est pas toi au final qui devrais-être allongé sur ce lit d’hôpital répugnant, mais moi. Pardonne-moi William de t’avoir insulté et même maltraité, tu es un prof formidable, le meilleur de cette école. Ne laisse pas les jeunes tout seuls. Je te rappelle que tu as les nationales à gagner cette année. Les jeunes sont plus que jamais prêts, et tu le sais. Leurs rêves, ton rêve, Will. Transforme leurs rêves en réalité. Tu seras comme d’habitude fier d’eux, et ils le seront envers toi, car sans toi, ils n’auraient jamais accompli tout ceci. Tu es une graine de champion, grandis, prends la lumière qu’on te donne, épanouis-toi et deviens une star. Tu as un talent fou. Je ne veux pas retourner au lycée sans toi, je ne veux pas passer ma journée à rien faire, juste à enseigner. Si tu ne reviens pas, qui vais-je embêter ? Je n’aurais plus le même plaisir à me lever chaque matin en me disant que je vais pouvoir passer ma journée à t’enquiquiner. Will, tout le monde a besoin de toi, alors tu vas me faire le plaisir de te réveiller, de guérir et revenir à temps pour les nationales qui ont lieu dans une semaine. Allez mon grand, fais-le pour les jeunes, pour Emma, elle t’aime Will, elle t’aime. »

Elle lui avait presque tout chuchoté à l’oreille. Elle l’embrassa une seconde fois sur la tempe, et repartit comme elle était venue. Je ne pensais pas qu’elle était capable d’être aussi tendre, aussi attentionnée. De ce que j’avais vu de Sue Sylvester, je n’avais pas beaucoup envie de m’y frotter. Mais finalement, elle était plutôt sympa, était-ce seulement sa face cachée qui venait de se montrer ? Je n’en savais rien, ce qu’elle avait dit m’avait touchée également. Oui je suis une grande sentimentale. Elle avait raison, il fallait que Will se réveille, pour tout le monde, et je vous avouerais que j’aimerais bien le connaitre également. 


PicsAddict  (01.11.2011 à 13:38)

La nuit passa, tranquillement, et j’étais au lycée McKinley, sans trop savoir pourquoi, j’étais dans une salle avec Will Schuester à mes côtés et il me présenta ainsi que Laura aux jeunes, la musique démarra et nous nous mirent à chanter ensemble.

« Someone call the ambulance, there’s gonna be an accident.. »

Je sursautais et regardais alors, Emma droit dans les yeux grands ouverts et qui me fixaient.

« Cécile, calmes-toi, c’est juste un cauchemar.

-Ooh… Merci, désolée de m’être endormie, comment va-t-il ? Est-ce qu’il est vivant ? Il respire mieux ? Et Laura, elle va bien aussi ? Elle est …

-Je vais bien Cécile, ne t’en fais pas pour moi. Avait-elle répondu avant même que je finisse ma série de questions.

-Ouf, une qui va bien, et Will ? Demandais-je en regardant Emma, droit dans les yeux toujours, sans la quitter du regard.

-Il… Elle baissa les yeux en me répondant.

-Non, non… Ce n’est pas possible… Il est…

-Vivant, et en chair et en os si je peux dire. Dit une voix derrière Emma, qui se déplaça sur le côté. »

Derrière elle, un homme, la trentaine d’année, le teint mat, les yeux verts brillants, les cheveux en bataille formant des bouclettes me regardait, sourire aux lèvres. Il était plutôt beau garçon malgré les nombreux pansements qui lui recouvraient le visage. Je me redressais sur ma chaise et je le regardais, légèrement redressé dans son lit. Je ne sais pourquoi, mais ma réaction fut confuse pour moi-même ainsi que Laura, Will et Emma. Je me levais de ma chaise et je me précipitais pour enlacer Will Schuester. Il ne comprit pas exactement pourquoi, mais il passa ses bras derrière mon dos et le tapota légèrement. Je me reculais, les larmes aux yeux. Et Laura me tira de mes pensées.

« Roulez-vous une pelle aussi.

-Nan mais dis-donc, ça va pas ou quoi ? Lui répondis-je.

-On ne se connait pas encore, mais… Ravis que mon réveil vous fasse autant de plaisir Cécile.

-Qui lui a dit ? Demandais-je, suspicieuse.

-Ce n’est pas moi, c’est Emma.

-Oh, ça va alors. Depuis combien de temps vous êtes réveillé ?

-Depuis à peu près trois heures. Répondit Emma. C’est Will qui m’a réveillée.

-Je n’y suis pour rien, j’ai simplement serré sa main dans la mienne et elle a appelé une infirmière, elle a tellement crié qu’elle a réveillé Laura. Et toi, rien du tout. Tu dois être sourde.

-Hein, pardon ? Rigolais-je.

-Ah, ah, très drôle. Ironisa Laura.

-Pour répondre à tes questions précédentes, je vais bien, je suis vivant et je respire beaucoup mieux. Merci de t’en soucier.

-Oh merde, Figgins ! Dis-je en regardant ma montre qui indiquait neuf heures trente.

-Allez go, go ! Premier jour et déjà en retard ? Ce n’est pas bien tout ça.

-Ne vous en faites pas, restez ici, après tout, une semaine en plus sans cours de français, personne ne le remarquera. Sourit Figgins dans l’encadrement de la porte.

-Monsieur le Principal, merci mais qui vous l’a dit ?

-C’est Sue Sylvester elle-même, qui ce matin est venue me trouver dans mon bureau et m’a tout expliqué, l’accident de Mr. Schue et celui de votre amie par la même occasion. C’est la première fois que je la vois agir ainsi.

-Elle est remontée dans mon estime. Plaisanta Will sur son lit d’hôpital.

-Comment vous sentez vous William ? Dit Figgins en s’approchant de Will.

-Un peu mieux, je vois trouble si je bouge rapidement la tête, le médecin m’a dit ce matin que je pourrai sortir dans deux ou trois jours si je restais calme et que je prenais mon traitement.

-Juste à temps pour les Nationales que nos jeunes du Glee Club gagneront n’est-ce pas ?

-Je.. Je ne peux vous le garantir, Monsieur. Avec mon accident, j’ai un sérieux doute. Il ne s’agit pas de moi, mais d’eux, ils vont être paniqués.

-Donne-nous toutes les directives et avec Emma nous allons les aider à être au top. On trouvera une solution pour les motiver.

-Oui, oui, je suis d’accord avec Cécile, on doit pouvoir faire ça. Tu es un excellent prof, Will, mais pour l’instant, reposes-toi.

-Et moi ? Je fais quoi ? Je reste clouée dans mon lit ou tu vas aller me signer cette autorisation de sortie ? Le médecin a dit que je pouvais.

-Je m’en occupe, si vous le voulez bien, dit Figgins

-Avec grand plaisir Monsieur le principal. Dit-elle en regardant Figgins s’éloigner dans l’hôpital.

-Bon, tu resteras à la maison et…

-Non ! Je viendrai et je jouerai de la guitare pour qu’ils puissent répéter tous ensemble. Car je suppose qu’il y en a qui jouent de la guitare en même temps qu’ils chantent.

-Oui, Puck et Artie, Finn est à la batterie mais nous avons un batteur de toute manière.

-C’est parti donc. Ils doivent connaître quelles chansons ? Demandais-je toute excitée.

-Il y a … Je…Euh…

-Will ? S’enquit Emma.

-Je ne… Fronça-t-il des yeux. Je ne me souviens… Je ne me souviens plus, Emma. Finit-il en la regardant dans les yeux.

-Will, calme-toi, on va trouver une solution, d’accord. Reste tranquille. »

Je pris Emma par le bras, et je me dirigeais vers la porte lorsque Figgins revint en disant à Laura qu’elle pouvait prendre ses béquilles et s’en aller. Il avait tout arrangé avec le médecin, qu’il connaissait bien. Laura nous suivit jusque dehors, elle était déjà essoufflée. Emma proposa de conduire, de toute façon, nous savions que le soir même nous serions de retour à l’hôpital, je pouvais bien laisser notre voiture là. Laura monta devant et je montais à l’arrière, Emma conduisait rapidement, la répétition du Glee Club se faisait le matin de dix heures trente à midi et il était déjà dix heures quinze. Les béquilles de Laura valsaient dans la voiture lorsque la rouquine prenait des virages trop serrés. Nous sommes arrivées à McKinley High à dix heures vingt-cinq. Dans la salle de répétition du Glee Club, c’était la cohue, tout le monde parlait, criait, s’insultait.

« La ferme Puckerman, tu commences à nous saouler avec ton histoire de bonhomme de neige !

-J’y peux rien si je fais des …

-J’étais dehors quand le téléphone a sonné, j’y peux rien si je l’ai pas entendu Rachel !

-Primo, tu ne me hurles pas dessus, tu te calmes…

-Me calmer ?!! C’EST TOI QU’ETAIS SOUS LA DOUCHE DEPUIS UNE HEURE !

-Au lieu de jouer avec Barbie et Ken t’aurais pu répondre au téléphone non ?!

-Artie, ils étaient dans la baignoire, si je m’étais absentée ils seraient morts noyés.

-Et toi là bas ? Au lieu de jouer la pute dans les quatre patés de maisons qu’il y a autour de chez toi, tu ne pouvais pas avoir ton téléphone avec toi ?!

-J’évite de prendre des affaires qui m’encombrent comme ce chapeau ridicule ! Et vous deux, vous étiez où, hein les gays ? A la place de vous foutre des concombres dans…

-HEY ! ÇA SUFFIT ! Hurlais-je. J’ai honte de vous. Honte d’être venue vous aider à gagner ces foutues nationales alors que Mr. Schuester est à l’hôpital. S’il vous votait en train de vous insulter, il aurait honte de vous ! Honte de vos comportements ! Vous vous rendez compte de ce que vous êtes en train de vous dire ?! Vous rejetez la faute sur chacun d’entre vous. Aucun de vous ici n’est fautif de ce qui s’est passé, compris. Maintenant, vous allez penser aux Nationales et les gagner pour Mr. Schuester ! Suis-je bien assez claire ? »

Tous se regardèrent, impressionnés et à la fois honteux d’eux mêmes. Tous assis sur leur chaise, ils attendaient que nous leurs parlions. Dans mes mains, j’avais la chanson parfaite pour eux. Celle qu’ils feraient en ouverture.

« Vous êtes les Kings and Queens. Dis-je.

-Pardon ? Demanda Rachel, ne comprenant pas.

-Kings and Queens, la chanson de 30 Seconds to Mars. Vous la connaissez j’espère, parce qu’on n’a pas le temps d’apprendre des chansons.

-Bien sûr qu’on connait. Déclara Kurt, confiant.

-Ce sera votre ouverture aux Nationales.

-Cool ! Répondit Puck.

-On va gagner avec ça, c’est sûr. Se rassura Artie.

-Hey, je ne veux pas de ça. L’année dernière vous étiez tous enthousiastes à l’idée de gagner les doigts dans le nez, dois-je vous rappeler où ça a fini ? Dit Emma. Prenez plaisir à chanter, n’attendez pas de gagner, si vous gagnez sans défi, le goût de la victoire n’est pas le même. Il est amer. Vous chanterez cette chanson parce qu’elle vous correspond, et vous en chanterez une autre, pour votre professeur. Vous avez jusqu’à demain soir 20h où nous commencerons des répétitions du numéro, et vous nous donnerez le titre de la chanson qui correspond aux sentiments que vous éprouvez envers Mr. Schuester. Fit Laura, d’un trait. »

J’aimais beaucoup son idée de faire une chanson qui frappe en premier lieu et une plus personnelle en second. Cela pouvait marcher, il fallait jouer la théâtralité aussi, cette année les Nationales étaient à Los Angeles, la ville du cinéma. Niveau théâtralité, ce n’était pas ça du tout, tant pis s’ils n’avaient pas de chorégraphie sur la seconde chanson, ils y mettraient tout leur cœur. Les élèves se levèrent et quittèrent la salle à la fin de la répète, ils s’étaient présentés, les solos qu’ils avaient eu, ceux qu’ils n’ont pas eu, les moments marquants de leur vie au Glee Club, ainsi que leurs intentions pour l’an prochain. Ce n’était pas gagné, ils avaient l’air déprimé, Kurt était habillé tout en noir, Rachel n’avait pas mis de pull avec une tête d’animal dessus, Finn et Puck semblaient ailleurs, Blaine également. Même Emma en sortant de la pièce et en se rendant vers la salle des profs nous l’avait fait remarquer. Nous entrâmes dans la salle, et par chance, une table à trois était libre. Nous nous assîmes pour discuter un moment.

« Ils aiment vraiment Will. Commença Laura.

-C’était son rêve à lui aussi. Gagner les Nationales et revenir à McKinley en ayant montré à tout le monde que le Glee Club pouvait tout autant gagner un prix que l’équipe de foot. Bien sûr à l’époque le Glee Club était mieux vu par les autres élèves.

-Il… Il était à McKinley ? Demandais-je.

-Promo ’93. Ils ont gagné en faisant Let’s Dance.

-Wow ! Du disco, bravo, bon choix pour l’époque.  Fit Laura, impressionnée.

-C’est son rêve de voir les jeunes gagner, s’ils gagnent, il gagnera avec eux.

-Raison de plus pour qu’il soit présent aux Nationales, jambe dans le plâtre ou non.

-Oui, mais Los Angeles ce n’est pas la porte à côté. Et l’avion il ne pourra pas le prendre.

-Excusez-moi, mais…

-Oh ! Bonjour Shannon. Je te présente Cécile et Laura, les deux nouvelles profs de français.

-Bonjour Mes demoiselles, je n’ai pu m’empêcher d’écouter votre conversation et il semblerait que vous ayez un problème…

-Oui, nous voudrions que Will vienne aux Nationales à Los Angeles cette année, mais il ne peut voyager en avion à cause de sa jambe dans le plâtre. Expliqua Laura.

-J’ai un ami qui tient une petite compagnie d’aviation. En avion Los Angeles n’est pas si loin, il faut peut-être deux à trois heures pour y aller. Je pense qu’il pourra emmener Will là bas. Je lui dois bien ça.

-Nous lui devons tous quelque chose.

-Depuis que je suis ici, je n’entends que parler de Will en bien, ça me donne envie de tout faire pour qu’il soit doublement fier de ses élèves.

-En tout cas, merci beaucoup Shannon, espérons que votre ami sera d’accord.

-Pas la peine de me vouvoyer, nous sommes collègues après tout Laura. »

Il fallait encore se faire à cette évidence, nous étions collègues et se retrouver auprès de profs et pouvoir les tutoyer me faisait un peu bizarre à vrai-dire. Laura aussi, jamais nous n’aurions pensé un jour tutoyer des profs, ils ne sont pas des dieux mais ce sont des personnes que nous nous devions de respecter étant ados, alors maintenant, jeunes adultes que nous sommes nous avons tout de même un peu de mal à les tutoyer du premier coup. Bien sûr je n’irai jamais tutoyer Figgins, c’est mon patron après tout. Shannon avait été très gentille avec nous, en nous proposant son aide. Nous ne pouvions refuser. 


PicsAddict  (01.11.2011 à 13:40)

La sonnerie retentit et Emma retourna dans son bureau de conseillère d’orientation pendant que moi-même et Laura déambulions dans les couloirs vides de McKinley. Vides ? Pas tout à fait, à l’angle de deux couloirs, nous retrouvions Puckerman, assis par terre, la tête entre les mains. Nous nous avançâmes vers lui, et il releva la tête vers nous, les yeux légèrement rouges.

« Qu’est-ce qu’il se passe Puck ? Demanda immédiatement Laura.

-Je ne peux pas. Je ne veux pas.

-Qu’est-ce que tu ne veux pas ?

-Partir d’ici sans avoir accompli quelque chose, sans avoir pu rendre ma mère fière de moi, sans avoir pu prouver à tout le monde que nous étions capables de les surprendre…

-Et qu’est-ce que tu ne peux pas ?

-Je ne peux pas perdre, je ne peux pas perdre, Mr. Schuester nous a tant appris, nous a tous aidés, à l’école comme dans la vie. C’est lui, le seul, l’unique qui nous a préparés à la vie au dehors, à redesser la tête lors des coups bas, à nous accepter en temps que groupe, en temps qu’individu. Il est le cœur du Glee Club, on lui doit tout. Il nous a rendus meilleurs. Qui eut cru que nous en serions là ? Hein… Et lui, il est aujourd’hui dans un lit d’hôpital, entre la vie et la mort.

-Puck, Mr. Schuester s’est réveillé ce matin, c’est pour ça que nous sommes venues, nous serions restées jusqu’à son réveil, crois-moi. Il va mieux, il se sent un peu fatigué, et il a une perte de mémoire, légère, mais tout de même. Il faut qu’il reste à l’hôpital pendant trois à quatre jours selon le médecin. Et ne t’en fais pas, vous allez les gagner ces nationales.

-J’espère, le Glee Club est la seule chose qui me soit arrivée de bien à l’école. Et Mr. Schuester, le meilleur prof que McKinley n’est jamais eu.

-Tu as déjà choisi ta chanson ? Demandais-je.

-Je pense que j’ai la bonne, celle qui nous fera gagner. Celle qui lui correspond bien, celle que l’on vit tous dans notre vie au moins une fois.

-On t’écoute.

-Bad Day, de Daniel Powter.

-Excellent choix, en effet, on verra bien si d’autres ont choisi la même chose que toi. Maintenant retourne en cours, allez zouh. »

Nous regardâmes Puckerman retourner dans sa salle de classe, un léger sourire sur les lèvres, c’était déjà mieux que rien, et nous continuâmes notre petite balade dans les couloirs. Ce n’était pas Poudlard, mais le lycée était tout de même bien grand. Nous n’avions rien à faire, juste à marcher, et Laura commençait à fatiguer. Nous croisâmes Sue, dans un survêtement noir, elle nous adressa un regard noir, et me souvenant de ce qu’elle avait fait la veille, je courus après elle pour la rattraper, oubliant Laura au passage.

« Sue ! Criais-je.

-Ooh… J’ai cette sensation de déjà vu, mais avec un mec qui s’est étalé du beurre dans les cheveux.

-Sue, arrête ça. Pourquoi lui as-tu dit toutes ces choses hier soir ? Pourquoi attendre qu’il soit dans le coma pour lui dire ?

-Je ne vois absolument pas de quoi tu parles. Nia-t-elle.

-Je ne dormais pas sur ma chaise quand tu es venue lui dire qu’il fallait qu’il se réveille, que tu étais désolée pour ce que tu lui avais dit et j’en passe. Pourquoi attendre qu’il soit dans le coma, explique-moi, j’aimerais comprendre ?

-Parce que… Parce qu’il fut un temps où Sue Sylvester n’était pas si méchante qu’elle le parait aujourd’hui. J’étais comme Will, personne ne me disait rien sur mes choix, sur mon équipe de Cheerleaders, et un jour, une coach d’une équipe adverse m’a envoyé en pleine figure  « Tu as de la paille à la place des cheveux ! » Le fait est que quand j’étais petite, j’ai voulu faire comme Madonna et j’ai bousillé mes cheveux, je suis jalouse de ceux de Will, c’est tout. A partir de ce jour là, j’ai changé du tout à tout, devenant celle que tout le monde détestait, et puis est arrivé Will, avec ses cheveux, je dois vous l’avouer, je les trouve magnifiques. Je me fiche de lui, mais au fond je l’aime bien. Il a toujours su parler correctement aux jeunes, leur apprendre certaines choses dont j’étais incapable, et je ne veux pas que tout comme moi, quelqu’un vienne lui dire qu’il a du beurre dans les cheveux, je ne veux pas qu’on lui fasse du mal, il est habitué avec Sue Sylvester et il pense donc que c’est la vérité sur ses cheveux, la prochaine personne à le lui dire, ne l’atteindra pas. C’est pour cela que j’agis ainsi avec lui.

-En gros, vous le protégez. Réussit à dire Laura, essoufflée d’avoir ‘couru’.

-On peut dire ça comme ça.

-Sue, tu as un cœur en or, et tes cheveux ne sont pas aussi moches que ça, j’ai déjà vu pire.

-Ah oui ?

-Les petites mamies qui se teignent les cheveux en rose bonbon… Ironisa quelque peu Laura.

-Il est vrai, que ce n’est pas terrible. Constata la Coach des Cheerios.

-Je l’avais bien dit ! Tout n’est pas noir ni blanc, il faut savoir faire la part des choses, Mme Sylvester, vous le protégez, à votre manière, mais faites le lui bien comprendre.

-On passe du vouvoiement au tutoiement puis inversement, et vous pensez sérieusement pouvoir enseigner ? Vous me faites pitié vous deux. Comment Figgins a-t-il pu vous laisser les postes ? C’est affligeant ce que devient cette école. Je devrais être la principale et ainsi veiller sur chacun de ces pauvres élèves et même certains professeurs. »

Elle s’en alla, vers son bureau, nous laissant dans le couloir, je regardais Laura avec un air interloqué, elle me fit comprendre que Sue avait bien reçu notre message. Ce n’était pas la sensation que j’avais, mais bon, elle avait sans doute raison. Nous continuâmes notre petite virée dans les couloirs de McKinley High. Je ne cessais de penser aux chansons que les jeunes allaient nous proposer le soir même. Je ne m’inquiétais pas, je savais déjà le choix de Puckerman, mais les autres. Artie choisirait sans doute du Rap, Finn du Rock, Rachel du classique, chacun suivant leurs goûts. 


PicsAddict  (01.11.2011 à 15:06)

Il était vingt-heures, et les jeunes se présentèrent dans la salle du Glee Club. J’avais trouvé un chapeau dans un coin de la salle, et Laura avait préparé des petits bouts de papier pour marquer les chansons. Mais avec surprise, Puck se leva et demanda aux autres de le suivre.

« Avec votre permission, nous avons préparé un petit quelque chose, rapidement, sans chorégraphie, juste nos voix.

-Bien sûr, allez-y. »

Les voix en chœur des jeunes résonnèrent dans la salle, un « Ouh » prononcé enveloppait l’ambiance de McKinley, je vis Emma accourir dans la classe, ses yeux grands ouverts, comme surprise du choix de chanson. Et pourtant, ce n’était pas mal.

“ I used to rule the world. Seas would rise when I gave the word”

C’était la voix de Finn qui s’était élevée plus haute que les autres. La chanson lui correspondait bien, et ses amis continuaient en ostinato. C’était fort comme message, mais cela ne correspondait pas vraiment à ce que je voulais qu’ils fassent.

Le temps de dépouiller les papiers était venu. A notre grande surprise, ils avaient choisi tous, sans exception « Bad Day ». Puckerman avait fait passer le message.  Il n’y avait plus qu’à s’y mettre.

Cette chanson est magnifique, elle a un pouvoir qui peut en toucher plus d’un. 


PicsAddict  (01.11.2011 à 15:07)

Bien sûr, Rachel voulait à tout prix la faire en duo avec Finn, et Santana s’énerva d’un seul coup.

« Nan mais t’as pas bientôt fini avec ton Finn et tes solos ? Tu peux pas en laisser un peu pour les autres non ? Franchement Rachel, je pensais qu’à la fin tu avais compris, et bien je me suis trompée. »

Je pensais qu’ils étaient unis, mais il est vrai que Rachel demandait tout le temps les solos, comme Emma m’avait raconté.

« Et pourquoi pas, départager la chanson entre vous ? Cela pourrait rendre bien, et sur le refrain vous chanteriez tous en même temps. Proposa Laura.

-Je pense, que cela frappera plus le public et les jurés et que chacun a envie de chanter cette chanson en fait. Dit Finn, calmement. Rachel, il faut que tout le monde chante, c’est pour Mr. Schuester. S’il te plait.

-D’accord, mais je vous préviens hors de question que nous pleurions ! Ce ne serait pas très professionnel.

-Tu penses sincèrement que nous sommes des professionnels ? On est tous des losers, les losers ça pleure, qu’importe ce que l’avenir nous réserve, nous avons passé trois années magnifiques, nous avons appris des tas de choses, la première… Prendre plaisir à faire notre show, qu’importe si on gagne ou si on perd. Faire ce que tu aimes, la chose la plus importante au monde.

-Eh bien Puck, je ne savais pas que tu étais devenu aussi intelligent… Plaisanta Quinn.

-J’ai révisé pour les exam’s de fin d’année. Fit-il en clignant de l’œil. »

En effet, Puckerman avait raison. Prendre plaisir en faisant quelque chose, rend cette chose unique, si récompense il y a à la clef, cela la rend magnifiquement unique.


PicsAddict  (01.11.2011 à 15:17)

Activité récente
Dernières audiences
Logo de la chaîne France 3

Vanina - Un vicequestore a Catania, S02E03
Dimanche 7 juin à 21:10
2.22m / 13.3% (Part)

Logo de la chaîne M6

NCIS, S23E03
Samedi 6 juin à 21:10
0.85m / 5.6% (Part)

Logo de la chaîne France 2

Haute saison, S01E04
Vendredi 5 juin à 22:00
2.82m / 20.3% (Part)

Logo de la chaîne France 2

Haute saison, S01E03
Vendredi 5 juin à 21:10
3.25m / 20.6% (Part)

Logo de la chaîne France 3

Un si grand Soleil, S08E199
Vendredi 5 juin à 20:40
1.47m / 9.7% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Demain nous appartient, S09E200
Vendredi 5 juin à 19:15
1.86m / 15.6% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Demain nous appartient, S09E199
Jeudi 4 juin à 19:15
2.08m / 15.0% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Grey's Anatomy, S22E16
Mercredi 3 juin à 22:00
1.49m / 10.1% (Part)

Toutes les audiences

Actualités
Joshua Jackson rejoint la saison 3 de Your Friends & Neighbors

Joshua Jackson rejoint la saison 3 de Your Friends & Neighbors
Après The Affair et plus récemment Doctor Odyssey, Joshua Jackson s'offre un nouveau projet télévisé...

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs anglophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs anglophones
Plusieurs nouvelles séries sont à découvrir cette semaine du côté des diffuseurs anglophones....

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones
Les diffuseurs francophones européens vous proposent une dizaine de nouvelles fictions. Lesquelles...

La Petite Maison dans la Prairie a recruté Nellie Oleson et deux personnages emblématiques

La Petite Maison dans la Prairie a recruté Nellie Oleson et deux personnages emblématiques
Alors que la saison 1 du reboot de La Petite Maison dans la Prairie n'arrivera sur Netflix que le 9...

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones
Sept séries sont à découvrir cette semaine du côté des diffuseurs francophones. Allez-vous regarder...

HypnoRooms

CastleBeck, 02.06.2026 à 11:38

Bannières et thème en vote, si vous avez 30 secondes pour cliquer. Merci.

choup37, 06.06.2026 à 12:26

Nouveaux sondages sur kaamelott et Doctor Who

ShanInXYZ, Avant-hier à 02:07

Nouveau sondage sur le quartier Cat's Eyes, pas besoin de connaître la série

Luna25, Avant-hier à 08:58

Nouveau mois sur les quartiers Legends of Tomorrow, Reign et Supernatural, n'hésitez pas à passer !

Viens chatter !

Newsletter

Les nouveautés des séries et de notre site une fois par mois dans ta boîte mail ?

Inscris-toi maintenant

Sondage

Un peu d’amour dans un monde de brutes. Parmi ces couples, lequel aviez-vous vu venir dès le départ ?

Plus d'infos / Commenter

Total : 58 votes
Tous les sondages