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Série : Torchwood
Création : 23.01.2011 à 16h00
Auteur : tessa
Statut : Terminée
« Les personnages ne m'appartiennent pas : ils sont la création de la BBC et je ne fais que les emprunter. » tessa
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Si les personnages ne m'appartiennent pas, l'idée de base non plus : C'est Chris qui en est à la base (sondage de Noël).
Un bon gros toutou !
La veille de Noël. Quelque part sur Terre, dans une rue animée. En l’année… Peu importe !
Deux hommes déambulaient, observant la foule pressée de faire ses emplettes. Les femmes lorgnaient vers les vitrines des bijouteries et des maroquineries, les hommes, d’un air faussement indifférent, regardaient les bureaux de tabac et les magasins d’électronique.
— Quelle coutume bizarre de dépenser autant d’argent pour un seul jour de l’année ! Qu’en penses-tu, Jack ?
— Je comprends que cela t’étonne. Mais moi qui ai vécu si longtemps sur cette planète, j’aime assez cette ambiance ! La musique, le rire des enfants, le sourire des femmes et des jeunes gens !
— Les femmes et les jeunes gens ! C’est tout toi, ça ! Tu ne changeras jamais ! A ton âge !
— A mon âge ? Je fais jeune, moi ! Parle plutôt pour toi !
— N’oublie tout de même pas que je suis là, moi, John Hart, que c’est toi qui es venu me chercher ! Et je ne compte pas te quitter de si tôt.
— Je sais bien, John ! Je sais bien !
Jack soupira.
— Qu’est-ce que ce soupir, Jack ? Tu as des regrets ? Le bon vieux temps te manque ? Celui de Torchwood ?
— Oui, je l’avoue ! Cela me rend parfois nostalgique ! Le Hub me manque, la chasse aux weevils me manque…
— Pas Ianto, tout de même ? Je te rappelle que c’est toi qui as rompu avec lui ! Je n’ai d’ailleurs jamais bien compris pourquoi !
— Tu sais que j’aime ma liberté ! Et lui, il voulait trop de moi ! Les « Je t’aime » « Ne me quitte pas », au début, ça fait plaisir, mais au bout d’un moment, ça lasse ! Il me suivait partout, il épiait tout ce que je faisais. Tout juste s’il ne me suivait pas aux toilettes. Un vrai caniche !
John Hart se figea :
— Un caniche ? J’adore les caniches ! C’est mignon.
— Mignon, mais collant !
— Comme Ianto ?
— Comme Ianto !
— Tu sais ce qu’il est devenu ?
— Aucune idée !... Oh ! Regarde !
Devant eux, un petit garçon sortait d’une boutique, une boule de poils fauves dans les bras. Les yeux du gamin pétillaient et il gloussait pendant que la petite créature à fourrure le débarbouillait copieusement.
— Tiens ! A propos de caniche ! Regarde celui-là !... Eh ! Pourquoi tu fais cette tête-là ?
— Jack ! Tu veux me faire plaisir ?... Adoptons un chien !
— Tu n’y penses pas sérieusement ?
— S’il te plaît, Jack ! Je m’ennuie. Nous ne voyageons presque plus. Tu disparais des jours entiers, en train de chasser je ne sais quoi ! Et tu refuses de m’emmener sous prétexte que je suis trop lent. Je m’ennuie. Mais avec un chien…
— Entrons toujours !
Jack savait que John pouvait être bigrement énervant lorsqu’il avait une idée en tête. Il valait mieux céder. Il poussa donc la porte de l’animalerie, John sur les talons. Ils furent accueillis par un concert de pépiements, de miaulements et d’aboiements. Et c’est vers la source de ces aboiements qu’ils se tournèrent résolument pour se trouver nez à nez avec un vendeur sémillant et très volubile.
— Messieurs ! Je vois que vous êtes intéressés par un chien ? Pour la chasse, le gardiennage, les loisirs ? Un peu tout ça ? Non ? Les loisirs seulement ? Ah bon ? Bizarre !
— Comment ça « bizarre » ? Bougonna Jack.
— Deux messieurs athlétiques comme vous ! Je vous aurais bien vus avec un Rottweiler, un Pitbull.
— Ah non ! L’interrompit John. Je veux un chien qui a des cheveux !
— Des cheveux, Monsieur ? Fit le vendeur en haussant un sourcil.
— Des poils, de la fourrure, quoi ! Des grosses pattes, une queue touffue… un vrai chien !
Jack s’amusait beaucoup. Le vendeur, croyant que l’on se moquait de lui, les traina devant une cage remplie de petites bêtes blanches frisées qui jappaient éperdument :
— Des poils ? En voilà : c’est des bichons ! C’est poilu, frisé et petit, donc très pratique !
— Ah non ! Dit Jack. On aura l’air de quoi avec ça ? Plus gros, vous avez ?
— Plus gros ? J’ai ce qu’il vous faut !
Et le vendeur les emmena vers une cage où un chien solitaire les attendait en bavant :
— Un boxer ! Ça, c’est un chien de mec !
Jack hocha la tête d’un air satisfait. Mais John se récria :
— Mais où sont ses poils ? Et sa queue ? Il n’a pas de queue ! Je veux un chien qui me fasse la fête en remuant la queue !
Jack soupira :
— Pas de bichon ! Pas de boxer ! Bon, décide-toi ! Choisis !
John tournait sur lui-même et soudain, il tomba en arrêt devant un chiot sagement assis sur son derrière, la queue battant la mesure.
— Lui ! C’est lui que je veux !
— Excellent choix ! Mais ce n’est pas lui ! C’est elle ! Mademoiselle Antonia de Wissemburg, née de Samba des Hautes Fuves et d’Albator de la Montagne Pourpre. Pedigree garanti !
Et, en lui-même, le vendeur priait « Ne fais pas comme d’habitude ! Ne montre pas les dents ! Autrement, tu ne partiras jamais d’ici » mais le bébé chien avait décidé d’être sage.
— Et, c’est quoi, comme race ? Hasarda Jack qui ne voulait pas paraitre trop ignare.
— Un Léonberg ! Encore un bébé ! Il ne fait que vingt kilos pour le moment. Mais adulte, il – ou plutôt elle – pourra atteindre jusqu’à soixante-quinze centimètres de haut et peser soixante kilos. Une gentille bête ! C’est une race qui aime beaucoup les enfants… Quoique dans votre cas…
Et le vendeur de regarder Jack et John d’un air narquois. Jack l’ignora, tout en arborant un air dubitatif :
— C’est vraiment un gros chien ! Tu ne préfères pas un caniche ? Un Labrador ? Un…
— Non ! C’est celui-là que je veux ! Tu as vu sa petite frimousse ? Tu as vu comment elle te regarde ! Elle semble si câline. Vraiment, Jack, tu as l’air de lui plaire.
Jack préféra capituler. Il se tourna vers le vendeur :
— Faites-moi un paquet cadeau.
On fit monter le chien sur la banquette arrière et Jack se mit au volant, pendant que John feuilletait la brochure donnée par l’animalerie.
— Tiens, c’est drôle ! murmura-t-il en se retournant pour examiner la bestiole qui le regardait avec de grands yeux innocents.
— Quoi donc ?
— Dans la brochure, il est marqué que ces chiens ont des yeux bruns très foncés. Or le nôtre a les yeux bleus, un bleu qui me rappelle quelque chose !
Un moment de silence, puis :
— Jack, ça sourit un chien ?
— Bien sûr que non, idiot !
— Pourtant, le nôtre a l’air de sourire !
— N’importe quoi !
John rumina un moment, puis étudia le carnet de santé de leur nouveau compagnon :
— Antonia de … Des noms à coucher dehors, je te jure ! Diminutif : Tonia ! C’est plus simple ! Va pour Tonia !... A propos, Tonia vient de faire pipi sur la banquette arrière.
— Oh non ! Glapit Jack en arrêtant brutalement la voiture.
A ce moment, la petite chienne bondit, lui atterrit sur les genoux et se mit à le lécher consciencieusement. Jack se mit à rire, en fourrageant dans le pelage brun de l’animal : ça y était, il était amoureux du chien ! Il le regarda d’un air attendri. Tonia le fixa de ses yeux d’un bleu profond et tout en frétillant, elle pensait :
— Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour rester avec celui qu’on aime ! Même accepter de se réincarner en chien ! Ah, Jack, tu as voulu me virer ! Raté ! Cette fois, je te cramponne et je te mets en laisse ! Foi de Ianto !
Wouahhh ! (ce qui en léonberg veut dire « FIN »)