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#302 : Les Guerriers

Le Shérif vend les hommes du village de Locksley à des mercenaires irlandais qui ont besoin de recrues. Robin lui-même est fait prisonnier, pourra-t-il sauver tout seul les conscrits ?
Kate, une habitante de Locksley, tente d'aider les hors-la-loi tout en sauvant son jeune frère, mais ses actions ont de graves conséquences...

Captures

Titre VO
Cause and Effect

Titre VF
Les Guerriers

Première diffusion
04.04.2009

Première diffusion en France
09.04.2010

Bande Annonce
Bande Annonce

  

Plus de détails

Réalisateur : Douglas Mackinnon
Scénariste : Simon Ashford

Cast secondaire
William Houston ... Finn
Martin Delaney ... Tiernan McMurrough
Teresa Banham ... Rebecca
Matthew Forbes ... Matthew
Mike Kelly ... Sergent
Matt Devere ... Homme du Shérif

Robin et les hors-la-loi ont repris leurs occupations. Au village de Locksley, ils découvrent que le Shérif a envoyé Gisborne emmener tous les hommes disponibles pour constituer une nouvelle armée.

Kate, une courageuse villageoise, essaie de sauver son jeune frère, Matthew, en le cachant dans un chariot de poteries qu'elle doit emmener au marché de Nottingham, mais son frère est découvert par Gisborne et ses acolytes. En danger, elle tente de s'enfuir et Robin l'aide à se cacher des soldats, tout en lui promettant de sauver son frère et les autres conscrits.

Au château, Gisborne, excédé par l'attitude de Tiernan, le frère du roi d'Irlande en visite pour "affaires", engage un duel avec lui jusqu'à l'arrivée du Shérif. Pendant ce temps, dans la forêt, Kate n'attend pas le signal et se lance à l'assaut du convoi de prisonniers, obligeant les autres à intervenir. Alors qu'ils sont sur le point de les libérer, un groupe d'Irlandais mené par leur Roi Finn arrive obligeant les hors-la-loi à s'enfuir mais sans Robin. Ce dernier est conduit au château sans être reconnu grâce au frère de Kate qui lui prête un vêtement.

Tuck prend la tête du groupe ce qui provoque des discussions, Kate en profite alors pour s'échapper discrètement. A son retour au château, Finn se voit réclamer par le Shérif, le paiement des hommes.

Robin incite les villageois à se battre pour leur liberté pendant que Kate, sous les yeux des autres, entre dans le château avant d'être reconnue par Gisborne. Ce dernier lui promet la pendaison de son frère. Pour le sauver, Kate révèle à Gisborne que Robin se trouve parmi les conscrits.

Gisborne demande aux gardes de se saisir de Robin. S'ensuit un combat sous les yeux des deux Irlandais et de Kate. Gisborne menace de la tuer si quelqu'un fait encore un geste. Matthew se saisit d'une épée et se précipite vers sa soeur mais Gisborne le tue, il meurt dans les bras de Kate.

Robin se rend pour épargner d'autres vies. Le Shérif empêche Guy de le tuer en lui assurant qu'il préférerait le voir souffrir une mort lente et l'enchaîne dans une cellule tout en haut du donjon. Kate est expulsée du château et est consolée par Much.

Finn est impressionné par Robin et veut qu'il rejoigne ses troupes pour libérer l'Irlande et en échange, il l'aidera à libérer l'Angleterre du Prince Jean. Robin refuse l'offre mais avant que Finn sorte de la cellule, il réussit à lui prendre un objet qui lui permettra ensuite de se libérer de ses chaînes.

Kate avoue tout aux hors-la-Loi à propos de Robin, et ils font de son sauvetage une priorité. Dans sa cellule, Robin aperçoit une souris sortir d'un trou dans le mur. Il descelle un pierre et avec, il brise ses dernières chaînes. Finn est bien décidé, malgré les réserves de son frère, à enrôler Robin. Il fait croire à un début d'incendie mais Tiernan l'a dénoncé au Shérif en échange de quelques terres. Il est alors enfermé avec Robin. Kate, à contre-coeur, réalise qu'elle doit aider Robin.

Tiernan part avec ses hommes, avant l'exécution de son frère et de Robin, de même que le Shérif laissant Gisborne tout organiser. Pendant ce temps, au donjon, Robin et Finn s'emploient à desceller les pierres pour s'enfuir.

Ils s'échappent sous les yeux de Gisborne et des hors-la-loi. Ils se dépêchent de rejoindre le chemin de la côte pour sauver les conscrits. Gisborne arrive pour avertir le Shérif de la fuite des prisonniers au même moment.

Après un rapide combat, Finn repart pour l'Irlande avec son frère prisonnier en promettant son aide une fois qu'il aura récupérer son trône. Il laisse son argent à Robin pour le distribuer aux villageois.

Gisborne et le Shérif rencontrent les hommes du Prince Jean qui attendent d'être payés. À la place de l'argent, le Shérif leur livre Gisborne, ce dernier devra expliquer au Prince pourquoi il ne recevra pas l'argent promis.

Kate a payé sa dette pour avoir dénoncé Robin, désormais elle ne veut plus entendre parler de lui. Robin annonce que le jour où ils se battront pour renverser l'injustice en Angleterre arrive.

 

FORÊT DE SHERWOOD

Les hors-la-loi sont entrain de dévaliser une voiture. Pendant que Robin, arc bandé, tient en joue le conducteur et que Tuck amène un jeune homme, couteau sous la gorge, à côté de son compagnon, Allan et Much fouillent la voiture et prennent tout ce qui a de la valeur.

Robin : « Mon nom est Robin des bois et ceci… est une embuscade. Tant que de pauvres gens mourront de faim… »

Petit Jean retourne un coffre et renverse tout son contenu.

 

VILLE DE NOTTINGHAM

Lors d’une autre embuscade en pleine ville, Robin, portant une capuche noire sur la tête, menace un homme avec son arc.

Robin : «… tant que l’injustice règnera, moi et mes hommes, nous nous battrons. Nous prenons aux riches afin de donner aux pauvres. »

Much, Allan et Tuck dévalisent les victimes.

 

SUR UNE ROUTE DANS LA FORÊT DE SHERWOOD

Allan, arc armé, menace deux soldats sur une route de la forêt de Sherwood avec Petit Jean à ses côtés, couvrant ainsi Robin, devant eux, parlant aux soldats. Much, à côté de Tuck, couvre également Robin de l’autre côté de ce dernier. En effet, les hors-la-loi ont tendu une embuscade à une voiture « blindé », entièrement recouverte d’acier et conduite par deux soldats.

Robin, arc armé mais pointé vers le sol : « Pour un monde plus juste. Vous avez pris cet argent à des gens dans le besoin alors [Montrant ses compagnons derrière lui] nous allons le reprendre. »

La porte de derrière de la voiture s’ouvre et une dizaine de soldats en arme en descendent.

Le soldat : « On est plus nombreux que vous. »

Robin rit et se tourne vers ses compagnons.

Robin, revenant vers le soldat : « Qu’est-ce qui te permet de dire ça ? »

Robin relève son arc et s’apprête à tirer.

Le soldat : « Tous à terre ! »

Tous les soldats s’agenouillent à terre. Robin tire sur un arbre sur sa droite. La flèche sectionne une corde avant de se planter dans l’arbre. La corde coupé permet de libérer un énorme caillou qui sert de contrepoids qui, lui-même permet de déclencher un mécanisme qui permet de tirer deux fois six arcs en même temps placés de chaque côté de la route. La douzaine de flèches atteint la zone où sont situés les soldats mais aucun d’eux n’est touché.

Robin : « C’est nous qui sommes plus nombreux. Et mieux armés en plus. Alors prenez vite le large. Qu’est-ce que vous attendez ? Fuyez ! »

Le soldat : « Fuyons ! Vite ! »

Tous les soldats se relèvent et font demi-tour pour s’enfuir en courant. Much se précipite vers la voiture. Après avoir vérifié que les soldats s’enfuyaient bel et bien, Much prend deux sacs de pièces de la voiture et les lèvent bien haut devant la bande.

Much, souriant : « On est de retour ! »

Robin sourit et se tourne vers le reste de la bande puis vers Much.

 

***** Générique *****

 

LOCKSLEY

Malgré les protestations des villageois, les hommes du shérif réunissent tous les hommes du village et les marquent au fer rouge d’une croix sur le bras.

Le soldat : « Je veux qu’ils soient prêts à prendre la route sur le champ ! C’est compris ? »

Le soldat remonte la file des hommes prisonniers.

Le soldat : « Celui-ci est trop vieux. Il fera vite la connaissance de son créateur. »

Autre soldat : « Des hommes valides uniquement ! Vous entendez ? »

Cachés sous un appentis, les hors-la-loi observent la scène.

Much : « Ils font des prisonniers. »

Tuck : « Ou des esclaves. »

A cheval, Gisborne avance parmi ses hommes.

Robin, méchamment : « Gisborne ! »

Rebecca sort prudemment de sa maison et regarde la file des hommes faits prisonniers. Une jeune femme, portant un petit sac, passe devant elle. Elle l’attrape par le bras.

Rebecca : « Kate, s’il te plaît, arrête ! Ils vont fouiller la charrette. Je vais te perdre et ton frère aussi. »

Kate : « Tu vois bien ce qu’ils sont entrain de faire ! Si on l’aide pas à fuir, ils vont s’emparer de lui. Reste à l’intérieur. Je vais aider Matthew à s’enfuir. »

Kate se dirige vers une charrette à côté d’un étal de poteries. Elle passe à côté d’un soldat qui emmène de force deux jeunes hommes puis poursuit sa route sans se retourner mais Gisborne ne la lâche pas des yeux. Kate lève la toile qui recouvre l’arrière de la charrette. Un jeune homme sort sa tête : Il s’agit de son frère Matthew.

Kate, lui donnant son sac : « Tiens, du pain, quelques restes et un couteau. »

Matthew : « Je m’en veux de vous abandonner ici. »

Kate : « Trouve-nous un meilleur endroit. »

Matthew : « Ouais, je te promets de revenir vous chercher. »

Matthew replace la toile sur lui-même, aidé par sa sœur.

Gisborne : « Tu as l’air pressé ? »

Surprise, Kate se retourne et se retrouve face à Gisborne et deux de ses hommes.

Kate, peu sure d’elle et légèrement provoquante : « Oui, je vais au marché à Nottingham… En plus, je suis en retard. »

Gisborne à ses hommes : « Fouillez. »

Les deux soldats s’approchent de la charrette.

Gisborne : « Vite. »

Mais Kate essaie d’empêcher les soldats de procéder à la fouille.

Kate : « Non, Non ! Vous ne trouverez rien. Il n’y a rien là-dedans ! »

Le garde soulève la toile et découvre Matthew. Il l’empoigne et le force à sortir.

Matthew : « Non, Non. »

Matthew se débat. Il parvient à échapper aux deux soldats mais il s’en prend à Gisborne.

Kate, à son frère, mais retenue par les soldats : « Non ! »

Gisborne tord le bras de Matthew et stoppe son attaque.

Matthew : « Ces pauvres gens ont trop enduré. Un jour, ils se soulèveront et vous détruiront, vous et tous vos semblables ! »

Gisborne tire violemment sur le bras de Matthew, l’amenant près de lui.

Gisborne, furieux : « Dangereux discours. On va te le faire regretter… [Poussant Matthew vers ses hommes] EMMENEZ-LE ! »

Kate : « Pitié ! C’est mon frère ! Il est si jeune ! »

Gisborne, pointant son doigt vers Kate : « Toi, là ! Tu as osé me défier ! [A ses hommes] FOUETTEZ-LA ! »

Kate : « MATTHEW ! »

Les deux soldats emmènent Kate un peu plus loin tandis que Gisborne remonte sur son cheval et Matthew rejoint la file des hommes prisonniers. Les soldats font avancer les prisonniers.

Gisborne : « Ecoutez tous ! Habituez-vous à obéir aux ordres. Parce que votre destin est de devenir soldat. Maintenant, dites adieu à vos familles. [A ses hommes] Emmenez-les au château. »

Gisborne ne se joint pas à la file des prisonniers mais part dans l’autre sens. Pendant ce temps, les deux soldats maintiennent Kate contre le poteau d’une clôture. Un des soldats laisse son comparse seul avec Kate. Celle-ci le pousse violement puis lui donne un coup dans l’aine et s’enfuit en courant vers la forêt, poursuivie par les deux soldats.

Le soldat : « Arrête !... Arrête-toi tout de suite ! »

Mais Kate poursuit son chemin dans la forêt jusqu’à ce que Robin l’intercepte brutalement. Robin et Kate tombent et roulent à terre. Ils se relèvent et s’enfoncent dans le sous-bois tout près.

Robin : « Chuuuuuuuut. Chuuuuuuut. »

Les deux soldats poursuivent leur chemin. Tandis que Tuck, Petit Jean et Allan rejoignent Robin et Kate.

Kate : « Vous êtes Robin des bois ? »

Robin : « Et toi, jeune demoiselle, t’as de la chance d’être en vie. Je veux que tu me racontes ce qui s’est passé. »

Kate : « J’ai entendu Gisborne dire qu’ils allaient en faire des soldats. »

Tuck : « Comment se fait-il que le shérif recrute de nouveaux soldats ? »

Much rejoint ses compagnons et aperçoit Kate.

Much : « Qui est-ce ? »

Allan : « Une jeune demoiselle qu’on a sauvé. »

Kate, sur la défensive : « Mon prénom est Kate. »

Allan, provoquant : « Hum ! » 

Robin : « On va ramener ton frère, Kate. C’est promis. »

Kate : « On croyait qu’on vous reverrait plus. Ma petite sœur croit que Robin des bois n’est qu’une légende. »

Tuck : « Les légendes sont importantes. Elles sont plus fortes que la réalité. Les héros nous inspirent. »

Allan : « Tuck dit toujours des trucs savants. T’as qu’à hocher la tête et sourire. »

Robin : « Allons-y. On va leur tomber dessus un peu plus bas. »

Robin conduit les hors-la-loi au dehors du sous-bois. Kate laisse passer Robin, Tuck et Petit Jean puis elle les suit. Much se met à sa hauteur. Allan ferme la marche.

Much : « Je m’appelle euh… Much… à propos. [Kate l’ignore] Faut pas que tu t’inquiètes. Je vais faire en sorte qu’il t’arrive rien. Euh je veux dire euh… On va faire en sorte… qu’il t’arrive rien. »

Kate, ralentissant le pas : « J’ai besoin de personne pour ça. »

Much s’arrête. Allan arrive à sa hauteur en ricanant.

Allan : « Non mais à quoi est-ce que tu joues ? »

Much, sifflant entre ses dents : « Oh, tais-toi, Allan. Tais-toi, s’il te plaît. »

Les deux hors-la-loi poursuivent leur chemin.

 

DANS LA GRANDE SALLE DU CHÂTEAU DE NOTTINGHAM

Gisborne, descendant l’escalier : « Allez debout, MacMurrough, sale fainéant d’irlandais… »

Gisborne s’empare d’un pichet sur la table et s’approche d’un homme allongé sur la table.

Gisborne : «… la petite fête est finie. »

Gisborne jette le contenu du pichet au visage de l’irlandais, Tiernan. Celui-ci se relève en rouspétant.

Tiernan : « Oh, Gisborne, j’étais si bien avant votre arrivée. »

Une jeune femme apparait de dessous les couvertures à côté de Tiernan.

Tiernan, regardant la jeune femme : « Et même mieux que bien. »

Gisborne : « Le reste des hommes ne devrait pas tarder. Qu’est-ce que vous attendez ? »

Voyant que Tiernan ne bouge pas, il l’attrape violement par les pieds et il atterrit sur le banc.

Gisborne : « J’AI DIT DEBOUT ! »

Tiernan rit pendant que la jeune femme s’enfuit.

Tiernan : « J’ai l’impression que vous me cherchez depuis je suis arrivé… [Il se relève] Que diriez-vous de régler ça par un petit duel ? »

Il cherche son épée et la retire de son fourreau. Gisborne lui tourne le dos.

Tiernan : « Le premier qui touche… sans effusion de sang cela va sans dire. »

Gisborne sort rapidement son épée et lui fait face. Tiernan attaque le premier. Gisborne pare les coups sans difficultés.

Tiernan, pointant son arme vers Gisborne : « POUR LA CAUSE !... [Il rit] L’Irlande aux irlandais… [S’inclinant] gouverné par un roi irlandais. Le diable soit vos lois anglaises. »

Gisborne, attaquant Tiernan : « Ma mère était française ! »

Tiernan pare les attaques de Gisborne et les évite en montant sur la table. Gisborne frappe alors sur la table mais Tiernan était déjà redescendu.

Tiernan : « Oh. Oh. Oh J’espère que les soldats promis se battent un peu mieux que vous !... Vu le prix que vous en demandez ! »

Gisborne attaque de nouveau Tiernan qui pare et évite les coups puis l’irlandais contre-attaque. Mais Gisborne réussit à le coincé contre lui par un bras et lui touche la poitrine avec son épée.

Gisborne : « Le premier qui touche l’autre, c’est ça ? »

Tiernan sourit puis : « Ouais mais vous êtes déjà mort ! »

Gisborne baisse les yeux et voit qu’il l’a déjà touché au ventre avec sa dague. Gisborne lâche Tiernan.

Le shérif, depuis la mezzanine : « Tiens. Tiens. Tiens. Gisborne a rencontré son maître. J’aime beaucoup votre style MacMurrough… Très sournois. Comment va la tête ? »

Tiernan : « Comme si cent forgerons avaient battu l’enclume derrière mes paupières…. Hein. Hein. Hein. Ce fut une très longue nuit. »

Le shérif : « En effet, oui… Mettez-vous à l’aise, je vous en prie… [Lui faisant signe] Gisborne. »

Gisborne s’avance vers l’escalier tandis que Tiernan ricane sous l’œil méprisant du shérif.

 

FORÊT DE SERWOOD

Une voix d’homme : « Avancez ! Avancez ! Plus vite ! »

Des soldats escortent des villageois enchaînés entre eux.

Une voix d’homme : « Restez en rang. »

Mais, caché derrière un arbre, Robin les espionne.

Une voix d’homme : « Allez plus vite ! »

Robin rejoint la bande, caché derrière un remblai.

Kate : « On attaque maintenant, n’est-ce pas ? »

Much : « Non ! On attend son signal. »

Allan : « Elle a raison. C’est maintenant notre chance ! »

Tuck : « Tu confonds impulsivité et loyauté. »

Robin, levant la main : « Taisez-vous et attendez ! »

Petit Jean : « Robin ? »

Robin, se retournant : « Oui, Jean ?... Qu’est-ce qui se passe ? »

Petit Jean, regardant par-dessus le remblai : « Des ennuis ! »

Sans attendre les ordres, Kate s’élance vers le convoi.

Allan : « Hé ! »

Il se lance à sa poursuite.

Allan à Kate : « Arrête ! »

Robin : « Kate ! Reviens ! »

Tuck : « Où est-ce qu’elle va ? »

Toute la troupe la suit.

Much : « Kate ! »

La jeune femme attrape un soldat sur son cheval et le balance à terre et lui prend son épée. Les autres hors-la-loi s’en prennent alors aux autres soldats pour couvrir Kate. Tuck tente d’ouvrir le cadenas retenant les villageois enchainés.

Kate, arrivant près de son frère : « Tu vas bien ? »

Le jeune homme hocha la tête.

Robin : « Dépêche-toi, Tuck !... Kate, tu nous as mis en danger. C’était de la folie ! »

Kate : « Il fallait que je sauve mon frère ! »

Tuck, forçant le cadenas : « Encore un instant ! »

Matthew : « T’aurais pas dû risquer ta vie. C’était dangereux. »

Kate, avec fierté : « J’ai amené de l’aide. C’est Robin des bois ! »

Petit Jean fait le guet et aperçoit un groupe d’hommes s’agenouiller dans le sous-bois près d’eux. Il s’agit de mercenaires irlandais emmené par leur chef, Finn.

Finn, se relevant : « Maintenant ! »

Les hommes fondent sur les hors-la-loi en hurlant : « MAINTENANNNNT !!!!! »

Petit Jean : « ATTENTION !!!! »

Tuck et Robin arrivent à libérer les villageois.

Robin : « Tous avec mes hommes dans la forêt !  »

Kate, tirant son frère : « Viens ! Dépêche-toi ! »

Mais Matthew, se défaisant de sa sœur, à Robin : « Je vous suis ! »

Tuck attrape Kate et la tire vers la forêt.

Robin aux villageois : « Tous dans la forêt ! »

Mais les mercenaires déferlent sur eux et leur barrent le chemin. Robin et les villageois sont coupés des autres hors-la-loi.

Kate : « MATTHEW ! »

Tuck : « ROBIN ! »

Les mercenaires regroupent les villageois.

Robin à Matthew : « Cache-toi !... Derrière-moi ! »

Finn : « Ecoutez-moi tous ! Vous m’appartenez à présent. Si vous vous battez pour ma cause, vous avez peut-être une chance de revoir un jour vos foyers. Trahissez-moi et vous êtes morts !... [A ses hommes] Heureusement qu’on est venu à leur rencontre, mes amis. Le shérif et ses hommes n’ont pas été capables de protéger mon… investissement. Vous avez bien travaillé. A présent… mettons-nous en route ! »

Matthew enlève sa veste et la donne à Robin

Matthew : « Tenez. Mettez-ça ! Il faut pas qu’on vous reconnaisse. »

Robin, enfilant la veste : « Merci. »

 

Les hors-la-loi marchent dans la forêt, Petit Jean en tête…

Tuck à Kate : « A cause de toi, ils ont eu Robin ! Tu croyais vraiment que t’allais sauver ton frère toute seule ? »

Il dépasse Kate.

Allan : « Ça va. C’est ma faute à moi aussi. Je l’ai suivie trop vite. »

Much : « C’était qui ces hommes grimés ? Ils ont surgi de nulle part. »

Allan et Much dépassent Kate et rejoignent Tuck et Petit Jean. Kate se fait très discrète et ne réplique pas.

Tuck : « Des celtes. Des guerriers. Leur technique de combat est basée sur la surprise et la force. S’ils sont avec le shérif, il nous faut un plan à toute épreuve. »

Allan, souriant : « Euh… Attends, Tuck. Qui t’a nommé chef ? »

Il s’arrête et se tourne vers Tuck. Petit Jean lève les yeux au ciel.

Tuck : « Il en faut bien un en l’absence de Robin. »

Allan : « Ouais mais pourquoi ce serait toi ? »

Tuck : « Ça peut pas être toi après ton intervention stupide. »

Petit Jean : « Ça suffit ! Où est passé la fille ? »

Allan, Much et Tuck se retournent.

Les hors-la-loi, mécontent : « Oooh ! »

Tuck : « Retrouvons-là avant qu’elle se mette en danger et Robin avec. »

Much : « Oh ! »

Les hors-la-loi font demi-tour et partent à la recherche de Kate.

 

CHÂTEAU DE NOTTINGHAM

Le shérif s’entretient avec Finn. Tiernan se tient un peu à l’écart, un verre à la main.

Finn : « Je ne sais pas qui a attaqué vos troupes mais ils savaient ce qu’il faisait. Un peu plus et ils libéraient mes conscrits. »

Le shérif : « Hum ! Robin des bois. Un bien agaçant petit moustique. Bzz, bzz, bzz… [Il rit] Vous l’avez brillamment mis en déroute, bravo. »

Tiernan se joint à eux.

Le shérif : « Où est l’argent que vous me devez ? »

Tiernan : « Au moins, les hommes ont fait de l’exercice. Comme ça, j’aurais pas à les entraîner aujourd’hui. »

Finn : « Pourtant, c’est ton travail, petit frère. Les hommes te voient en meneur et toi, tu passes ton temps à jouer et à boire. »

Tiernan : « Ouais. Ouais. Que veux-tu ? [Sarcastique] Comme ça, il garde leur appétit pour la cause… [Il sourit et lève son verre] Au prochain roi d’Irlande… mon frère ! »

Finn attrape violemment son frère par l’épaule.

Finn, mécontent : « Je t’interdis de parler de la cause aussi légèrement. »

Le shérif : « Allons messieurs. »

Finn, rejetant son frère : « C’est une mission sacrée ! »

Le shérif : « S’il vous plaît, messieurs. Ce n’est ni l’heure ni l’endroit. Chut... [Il se tourne vers Finn] Mon argent ? Vous avez vos soldats. »

Finn, de dos : « Vous jouez un jeu dangereux, n’est-ce pas, shérif ? Fournir des troupes aux ennemis du Prince Jean. »

Le shérif ricane puis soupire.

Le shérif : « Je sais tout… sur vous, messieurs. Vous n’avez aucun allié. Ceci est votre dernière chance de vous emparer du pouvoir en Irlande et vous le savez. Donc… Scellons-nous cet accord ? Oui ou non ? »

Finn : « Nous échangerons les hommes contre l’argent une fois en sécurité sur la côte comme prévu. Certainement pas avant. »

Le shérif rit jaune.

 

DANS LA GALERIE DU CHATEAU DE NOTTINGHAM

Le shérif conduit Gisborne dans la galerie à droite en sortant du château.

Le shérif, mécontent : « Je veux que ces deux bouffons déguerpissent avant qu’on sache qu’ils sont ici. »

Gisborne : « Vous avez peur que le Prince Jean apprenne que vous aidez ses ennemis ? »

Le shérif se retourne subitement et place sa dague sous la gorge de Gisborne.

Le shérif : « Comment l’apprendrait-il ? Hum ?... [Mécontent]… Le Prince Jean aura l’argent pour son fond de soutien, c’est son dû. D’où il vient n’a pas la moindre importance ! »

Gisborne, nullement impressionné : « Vous essayez de me faire peur ? Regardez-vous… Vos projets ne sont que ruines. Les chevaliers noirs ne sont plus et vous devez acheter l’affection d’un prince qui préfèrerait vous voir mort… [Il s’écarte du shérif] Pourquoi devrais-je vous craindre ? »

Il s’en va.

Le shérif, mécontent : « Parce que… »

Il se retourne et lance la dague en direction de Gisborne qui se plante dans la porte que ce dernier s’apprêtait à ouvrir. Gisborne se retourne vers le shérif.

Le shérif : «… JE SUIS LE SHERIF DE NOTTINGHAM ! »

 

DANS LA COUR DU CHÂTEAU DE NOTTINGHAM

Les hommes capturés sont rassemblés dans la cour. Des barrières en bois ont été installées sur les côtés ouest et nord et des gardes sont alignés au bas des marches du perron. La herse est baissée et les portes sont fermées.

Matthew : « Vous auriez dû fuir quand vous le pouviez ! »

Robin : « Si je m’évade, c’est avec vous tous. »

Matthew : « Il y a des hommes de tous les villages à cinquante kilomètres à la ronde. Vous nous sauverez jamais tous. »

Robin sourit puis lui montre une tige de fer : « Tu oublies que j’ai toujours ceci. [Matthew rit légèrement] Approche. »

Robin, crochetant les chaînes de Matthew : « Voilà…  [Aux hommes qui les entourent] J’en vois parmi vous de Locksley. Vous me connaissez. Les autres, vous savez qui j’suis. On n’aura qu’une chance de s’évader. Y faut qu’on soit prêt à la saisir. [Les hommes acquiescent] Pour vos villages et pour vos familles, êtes-vous prêts à vous battre à mes côtés ? »

Matthew, fier : « Ouais ! »

Tous les hommes acquiescent en silence.

 

DANS LA VILLE DE NOTTINGHAM

Par une fenêtre donnant sur la rue menant au château, Much, Tuck, Allan et Petit Jean surveillent les allées et venues.

Much : « La voilà. »

Ils repèrent Kate marchant derrière un groupe de servantes allant au château.

Much : « Elle va essayer d’entrer avec les servantes. »

Un garde : « Bonjour, mesdemoiselles… Vous êtes les premières aujourd’hui… Allez-y entrez ! »

Much : « Oh ! Elle a réussi. »

Kate entre dans la cour du château.

Much : « Oh, elle est incroyable ! »

Tuck : « Les gardes sont trop nombreux. »

Petit Jean : « Donc on leur tendra un piège dans la forêt. »

Tuck : « Pour rejoindre la côte, faut qu’ils passent par la ravine. C’est le meilleur endroit pour une attaque. »

Petit Jean s’en va.

Much, se tournant vers Tuck : « Je veux pas laisser Robin. »

Allan, souriant : « Ou Kate ? »

Much, sincèrement : « Ou Kate. »

Tuck : « Tu peux rester Much mais espère pas qu’on revienne te chercher. »

Tuck va rejoindre Petit Jean.

Allan, donnant un coup de coude à Much : « Tu viens ? »

Much à Allan : « Vas-y... Va ! »

Allan s’en va à son tour pendant que Much passe sa tête à travers les barreaux de la fenêtre pour surveiller l’entrée du château.

 

DANS LE CORRIDOR EXTERIEUR NORD DU CHÂTEAU DE NOTTINGHAM

Gisborne marche dans le corridor et croise les servantes qui descendent les marches. Mais le visage de la dernière fille ne lui est pas étranger.

Gisborne : « TOI !... »

Kate se retourne vers lui. Effrayé, elle tente de s’enfuir.

Gisborne à ses hommes : «… Emparez-vous d’elle ! »

Un soldat : « Pas si vite ! »

Deux gardes la rattrapent puis l’amènent devant Gisborne.

Gisborne : « Tu commences à devenir une vraie plaie. »

Kate, provoquante : « Faites de moi ce que vous voulez. J’ai pas peur de vous. »

Gisborne : « Vraiment ? Et pour ton précieux petit frère ?... [Aux gardes] Trouvez son frère. Pendez-le ! »

Kate : « Vous n’avez pas le droit ! »

Gisborne : « J’ai tous les droits… [Aux gardes] Assurez-vous qu’elle assiste au spectacle ! »

Il fait demi-tour et s’en va.

Kate : « Pitié, messire. Il n’a rien fait de mal… Les hommes que vous avez enrôlés, je sais quelque chose sur eux ! »

Gisborne s’arrête puis se tourne vers elle.

Kate : « Il n’y a pas que des villageois. »

Gisborne revient lentement vers elle.

Gisborne : « Parle. »

Kate : « Vous laisserez partir mon frère ? »

Gisborne, agacé : « Tu n’es pas en position de marchander. Dis-moi ce que tu sais sur eux ! »

Kate, contrainte : « Parmi eux, il y a… il y a Robin des bois. »

 

DANS LA COUR DU CHÂTEAU DE NOTTINGHAM

Tous les prisonniers sont libérés de leurs chaînes mais ils les gardent avec eux afin de tromper les gardes. Robin leur explique son plan.

Robin : « La première ligne avec moi. On retarde les gardes. »

Un villageois : « Oui, les gardes. »

Robin : « La deuxième ligne s’attaque aux grilles… »

Un villageois : « D’accord. »

Robin : «… Utilisez vos chaînes et tout ce qui peut vous servir d’armes. Mais attendez mon signal… Bonne chance. »

Finn et Tiernan arrive sur le perron et descendent quelques marches en regardant les villageois.

Tiernan : « Je trouve qu’ils n’ont aucune allure. »

Finn : « Et pourtant je te les confie, Tiernan. A toi de les former et de les mener au combat. »

Tiernan : « Tu me demandes de faire des soldats de ces paysans ?... Non »

Gisborne, furieux, arrive sur le perron. Deux soldats le suivent en tenant Kate fermement.

Gisborne : « Sergent ! Je veux plus de gardes toute de suite ! »

Il dégaine son épée et la pointe vers les villageois.

Gisborne : « ROBIN DES BOIS ! »

Les villageois se préparent à combattre.

Robin : « Allez… En position ! A L’ATTAQUE ! »

Les villageois attaquent les gardes, en utilisant leurs chaînes pour les étouffer ou les frapper. Robin met au tapis plusieurs des gardes.

Finn, admirant le combat, à Tiernan : « Ils n’ont pas d’armes et, regarde, ils se battent comme des lions pour cet homme. »

Gisborne : « Sécurisez les grilles. »

Descendant les marches, Gisborne repère Robin dans la mêlée. Il attrape Kate par le bras et la menace avec son épée.

Gisborne : « Robin ! »

Robin : « Attendez ! Attendez ! Stop ! Stop ! »

Les villageois cessent le combat.

Gisborne : « Encore un geste et je tue la fille. »

Matthew aperçoit Kate, prisonnière de Gisborne et s’élance vers elle.

Matthew, courant : « Kate ! »

Robin, tentant de l’en empêcher : « Fais pas ça ! NON ! »

Mais un garde lui donne un coup de poing dans l’estomac. Matthew ramasse une épée.

Kate : « Non, Matthew ! »

Mais Matthew attaque Gisborne qui dévie facilement la lame du jeune homme. Puis Gisborne transperce froidement Matthew avec son épée.

Kate, se défaisant de Gisborne : « Matthew, non ! Matthew ! »

Pliant en deux, Matthew s’effondre. Kate le prend par les épaules.

Kate, suppliant : « Non. Dis-moi tu n’as rien ! Laisse-moi regarder ! »

Impuissant, Robin regarde le jeune homme au sol.

Gisborne : « Rends-toi. Inutile de sacrifier d’autres vies. »

Kate : « Je vais t’aider. Ça va aller, Matthew. »

Robin lève les bras en l’air et se rend. Matthew est couché sur le sol et tient la main de sa sœur qui lui surélève la tête pour qu’il puisse la voir.

Matthew : « Kate. »

Kate : « Oui, je suis là. Je suis là, Matthew. Je suis là. Tu n’es pas seul. »

Elle se tourne vers Gisborne.

Kate, suppliant : « Je ferais tout ce que vous voulez, tout ce que vous voulez mais je vous en prie aidez-le, aidez-le… »

Indifférent à ce qui se passe à ses pieds, Gisborne fixe Robin. Ce dernier, impuissant et furieux, regarde Kate et Matthew.

Kate : « Bouge pas. Bouge pas. Je vais te ramener chez nous, à la maison. Ça va aller. Ça va aller. Je te le promets que ça ira. »

Matthew, peinant à parler : « Trouve un meilleur endroit et prend soin de notre famille et je te passe le relais. »

Kate : « Non. Non. Non. »

Le jeune homme rend son dernier soupir.

Kate : « Matthew… Matthew… Matthew. NON ! NON ! »

Elle fond en larmes.

Robin, le fusillant du regard : « Tu paieras pour ça, Gisborne. »

Gisborne : « Faite sortir la fille du château. »

Deux gardes s’emparent de Kate.

Le garde : « Allez viens ! »

Kate, effondrée : « NON ! NON ! NON ! »

Gisborne, pointant son épée vers Robin : « Dis tes prières, hors-la-loi ! »

Le shérif : « GISBORNE ! »

Gisborne tourne la tête vers la galerie où se tient le shérif.

Le shérif : « Si vous bougez, Gisborne, vous êtes mort. »

Gisborne, furieux : « JE VEUX VOIR COULER SON SANG ! »

Le shérif fait un signe aux soldats qui s’emparent de Gisborne.

Le shérif : « Ne soyez pas aussi égoïste. »

Gisborne : « Lâchez-moi ! Il doit mourir maintenant ! »

Le shérif : « Voyons. Voyons. Ne me dites pas que vous ne voulez pas assister à la longue et abominable fin de Robin des bois, hum ? »

 

VILLE DE NOTTINGHAM

Kate est jetée de la cour du château. Encore sous le choc, elle reste assise par terre, devant les portes fermées du château, à pleurer la mort de son frère. Much, caché à proximité, la rejoint.

Much : « Debout. Debout. Lève-toi ! »

Il l’aide à se remettre sur ses pieds et l’emmène à l’abri des regards.

Much : « Kate. Kate. C’est moi. Qu’est-ce qui s’est passé ? »

Incapable de prononcer un seul mot, elle se jette dans ses bras et pleure à chaudes larmes.

 

DANS LE COFFRE-FORT DU CHÂTEAU DE NOTTINGHAM

Le shérif marche dans la pièce. Robin, tête baissée, dos à la porte, est enchaîné au milieu de la pièce. Ses poignets sont attachés à une chaîne qu’il porte à la ceinture ainsi qu’à deux chaînes fixées aux murs opposés. Finn et Tiernan attendent à l’extérieur de la pièce. Gisborne est près de l’entrée, derrière Robin.

Le shérif : « Ceci est la chambre forte… Il n’y a qu’une porte… en chêne massif. Trois verrous. Aucune fenêtre… Juste… de gros blocs de pierre. »

Robin : « J’adore les défis. »

Le shérif ricane.

Gisborne, derrière Robin : « C’est la dernière pièce que tu verras… [Il s’approche par derrière] Tu aurais dû me tuer quand tu en as eu l’occasion… [Tout bas] Je veux te voir souffrir avant que tu meures. »

Robin : « Souffrir comme tu souffres, Gisborne ?... Tu pourrais bien me tuer cent fois ou plus mais la douleur que tu ressens… la haine, le dégoût de toi-même… Ça, ça ne partira jamais, crois-moi. »

Gisborne feint de partir mais subitement, frappe Robin sur le côté, avant de quitter la pièce.

Robin : « Tu me haïras jamais autant que tu te hais ! »

Furieux, Gisborne se retourne en dégainant son épée.

Le shérif, nonchalamment : « Oh ! Rangez-moi ça !... Apprenez donc à prendre votre temps, hum ? J’ai parfois l’impression que vous n’appréciez pas la poésie de la douleur. Une valeur que visiblement Robin des bois connaît, lui. »

Gisborne rengaine son épée et quitte la pièce avec le shérif. Ils passent devant Finn qui semble intéresser par le sort de Robin. Il le regarde jusqu’à ce que le garde referme la porte.

Le shérif à Gisborne : « Bien… Que pensez-vous de la mort par mille entailles ? C’est une invention sarrasine assez perverse. »

Gisborne : « Tant qu’il meure, ça me va ! »

Une fois, seul, Robin tire sur ses chaînes, en vain. Mais il ne resta pas seul bien longtemps. La porte de sa prison s’ouvre. Finn entre mais reste derrière Robin.

Finn au garde : « Laisse-nous. »

Le garde referme la porte.

Robin : « Un visiteur !... Tu m’en voudras pas si je te serre pas la main. »

Finn sourit.

Finn : « On m’a dit qu’autrefois tu faisais partie de la noblesse ?... que tu avais renoncé à ton titre, perdu tes terres, perdu ta fortune. »

Robin : « Le peuple a enduré de pires épreuves. »

Finn : « On m’a dit aussi que tu avais perdu la femme que tu aimais ? »

Finn s’approche sur le côté. Robin ricane.

Robin, tournant la tête vers lui : « Pourquoi est-ce que tu viens me voir... l’irlandais ? »

Finn : « Nous sommes pareils, toi et moi. Nous nous battons pour une cause… [Robin crache par terre] Mais toi, Robin, tu inspires les hommes. Je l’ai vu de mes yeux, tout à l’heure. Tu vois… mon peuple… eh bien… mon peuple est tout aussi opprimé par ce Prince Jean que ton peuple, et pourtant il refuse de se soulever à l’appel de Finn Mac MacMurrough. »

Robin : « Et donc tu veux un coup de main ? »

Finn : « Je veux que tu joignes tes forces aux miennes. Nous pouvons apprendre l’un de l’autre. Tous les deux, nous pouvons écraser ce Prince Jean, le shérif et tous ses semblables. Je t’aiderai à libérer l’Angleterre, si u m’aides à libérer l’Irlande. Nous pourrions tous deux être roi. Alors ? Qu’est-ce que tu dis de tout ça ? »

Robin, approchant son visage de celui de Finn et fermement : « L’Angleterre a déjà un roi ! »

Puis il donne un coup de coude dans l’estomac, lui vole la boucle de sa ceinture avant de passer ses chaînes autour du cou de Finn pour l’étrangler.

Robin, serrant Finn : « Richard. Son nom, c’est Richard. »

Finn, avec difficulté : « Il me suffirait de crier. Il y a tout un bataillon dehors. »

Rageusement, Robin libère Finn qui se frotte le cou.

Finn : « Tu devrais réfléchir à ce que je t’ai dit. Peut-être que tu ne veux pas de couronne mais… un pays où règne justice et égalité. Si c’est ça que tu cherches… [Il frappe à la porte puis se rapproche de Robin] je suis peut-être la seule chance qu’il te reste. »

Finn quitte la pièce. La porte se referme. Robin soupire de soulagement et sort la boucle de la ceinture de Finn qu’il avait caché dans sa manche.

Robin, ricanant : « Merci beaucoup pour ton aide. »

Il commence à forcer le cadenas de ses chaînes.

 

SHERWOOD

Kate et Much retrouvent le reste des hors-la-loi sur les lieux de leur dernière embuscade, là où la batterie d’arcs a été installée.

Much : « Ils ont essayé de s’échapper. C’est là que son frère a été tué, et après l’enfer est tombé sur eux. Gisborne a appris que Robin était avec eux et le voilà enfermé au château, sous bonne garde. »

Petit Jean : « Bien… [Il prend son bâton et s’éloigne] Allons à Nottingham. »

Much, Tuck et Allan suivent Petit Jean.

Much à Kate : « Je… Euh… On revient bientôt. »

Kate : « Vous abandonnez les autres hommes. Ils partent en Irlande aujourd’hui. »

Tuck, se tournant vers Kate : « C’est Robin notre priorité. »

Kate : « Si on perd toute une génération d’hommes, ça tuera les villages à des kilomètres à la ronde… Vous placez la vie d’un homme au dessus de ça ? »

Tuck, revenant vers la jeune femme : « Kate, des villages meurent tous les jours. La seule chose qui reste au peuple, c’est un peu d’espoir nommé Robin des bois. Il est plus important que n’importe qui. C’est un symbole. Le peuple peut croire en ce qu’il est. »

Tuck se retourne et s’éloigne.

Kate : « C’est moi qui ai livré Robin à Gisborne. »

Tous les hors-la-loi s’arrêtent et se retournent.

Allan : « T’as fait quoi ? »

Much : « Tu me l’avais pas dit, ça ? »

Kate : « J’hésiterais pas à le refaire… Pour sauver la vie de mon frère. C’était pas quelqu’un d’important. C’était un jeune homme qui voulait juste… fonder une famille et mener une vie honnête. Eh bien moi, je croyais en lui… et maintenant il est mort… Et vous, vous prétendez… que votre cher Robin des bois… est plus important que sa vie à lui... Vous me dégoutez tous. »

Elle s’en va. Much fait un pas vers elle en soupirant mais Tuck, secouant la tête, met sa main sur sa poitrine pour l’arrêter. Petit Jean et Allan reprennent leur route.

 

DANS LE COFFRE-FORT DU CHÂTEAU DE NOTTINGHAM

Robin force le cadenas et réussit à l’ouvrir. Il se débarrasse de ses chaînes aux poignets. Il s’agenouille pour enlever les chaînes qu’il a aux pieds. Il libère son pied gauche et s’attaque au pied droit lorsqu’il voit une souris sortir d’un trou. Il rampe jusqu’à elle mais sa chaîne au pied le retient.

Robin : « Comment ça va, mon p’tit gars ? [Il caresse la souris] Dis-moi par où est-ce que tu es passé ? »

Il tire sur sa chaîne pour se rapprocher du mur. Il commence à gratter un joint qui unit deux blocs de pierre.

Robin : « Grâce à toi, j’ai peut-être trouvé une issue. »

Il se met à gratter les joints autour d’un bloc afin d’arriver à le desceller pour pouvoir sortir.

 

DANS UN COULOIR DU CHÂTEAU DE NOTTINGHAM

Un groupe de quatre soldats passent à côté de Finn et Tiernan. Une fois passée, les deux irlandais reprennent leur discussion.

Tiernan : « Tu veux bien me répéter ça. Tu veux qu’on fasse quoi ? »

Finn : « Je veux qu’on aide Robin des bois à s’évader. »

Tiernan ricane puis : « Dis-moi que toute cette atmosphère anglaise t’a rendu fou parce que tu rêves, là ! »

Finn, à voix basse : « Tiernan, pour une fois dans ta vie, cesse de rechercher la facilité et même si elle te dérange, vois les choses en face… [Il met sa main sur l’épaule de son frère] Ce Robin des bois n’est pas un hors-la-loi ordinaire. Il est comme nous. Il lutte contre un tyran, le shérif. »

Finn s’écarte et passe derrière son frère.

Tiernan, se retournant et abasourdi : « C’est toi qui m’a dit de venir le trouver !... On ne savait plus vers qui se tourner ! »

Finn : « oui, eh ben maintenant on sait ! On a Robin des bois. Écoute… avec quelqu’un comme lui à nos côtés nul doute que le peuple irlandais se dressera et se battra. Je pourrais le parier. »

Mais Tiernan ne semble pas convaincu.

Finn : « Tu as perdu le feu sacré, petit frère. Je doute même que tu l’aies eu un jour… [Piqué au vif, Tiernan lui fait face] Je peux compter sur toi ? »

Mais Tiernan le fixe sans répondre puis fait demi-tour et s’en va.

Finn : « Tiernan ! »

 

DANS LE COFFRE-FORT DU CHÂTEAU DE NOTTINGHAM

Robin réussit à retirer un bloc du mur. Il creuse alors avec ses mains puis s’arrête. Découragé, il soupire. Il regarde la souris qui le fixe.

Robin : « J’aurais jamais pu passer par là de toute façon… Un petit effort, Robin, allez. Réfléchis !  »

Il regarde vers la porte et voit son pied, toujours retenu, par la chaîne. Il prend alors le bloc de pierre qu’il a descellé du mur, retire la veste de Matthew et place la pierre au centre de l’habit.

Robin, regardant le plafond : « Je vous en prie, Seigneur, aidez-moi. »

Il enveloppe la pierre avec la veste puis regarde la souris.

Robin : « T’es prêt ? Allez, c’est parti ! »

Il frappe la chaîne avec la pierre puis regarde en direction de la porte pour voir si les gardes l’avaient entendu. Il frappe à nouveau la chaîne puis une seconde fois. Il vérifie les maillons.

Robin : « Ça y est ! Délivré. »

Il retire les chaînes de ses chevilles.

 

DANS LE HALL D’ENTREE DU COFFRE-FORT

Finn cache une lanterne fumante au pied d’un pilier. Il tousse à cause de la fumée qu’elle dégage et essaie de la propager avantage.

FINN : « AU FEU ! VITE DE L’EAU ! AU FEU ! »

Il s’approche de l’entrée du coffre-fort.

Finn, au soldat gardant le coffre-fort : « Toi, là. Fais sortir le prisonnier de son cachot. »

Un garde : « Ouvrez la porte ! »

Le shérif arrive tranquillement sur les lieux.

Le shérif : « Non, non, non, non, non… »

Surpris, Finn se retourne.

Le shérif : «… J’ai peur que vous ayez abusé de vos privilèges dans mon château, mon ami…Une vieille ruse… [Il feint de tousser] le coup de l’incendie. Astucieux, d’ailleurs. »

Tiernan apparaît au côté du shérif.

Finn : « Tiernan. »

Tiernan s’avance vers son frère. 

Tiernan, en souriant : « Je suis désolé, mon frère. Le shérif m’a fait remarquer que le problème ne résidait pas dans notre cause... »

Le shérif, l’interrompant : « Non, c’est un effort tout à fait louable. »

Tiernan : «… mais dans l’homme qui l’incarne. »

Finn : « Tu n’es qu’un pauvre idiot. »

Tiernan : « Je me suis fait un allié en la personne du shérif. »

Le shérif : « Hum, oui. En échange d’une faveur tout à fait, oh insignifiante, euh, le comté de Gal-way il me semble. »

Finn : « Tu n’es pas capable de mener une armée encore moins une nation. »

Le shérif et Tiernan ricanent.

Tiernan : « Ça, c’est toi qui le dit ! »

Il crache par terre et fixe durement son frère.

Tiernan : « Les hommes sont avec moi… [Il s’approche de son frère] Je n’ai pas eu grand mal à les convaincre parce que tout ce que tu leur proposais c’était une mort glorieuse au nom de ta cause ! »

Finn s’en prend à son frère mais deux soldats séparent les deux hommes.

Tiernan : « Quand je serai devenu roi, ils seront bien récompensés. »

Tiernan donne une petite tape amicale sur la poitrine de son frère puis fait demi-tour et s’en va. Les gardes font reculer Finn jusqu’à la porte du coffre-fort.

Finn : « TU M’ABANDONNES ICI ? »

Tiernan s’arrête et se retourne. Les gardes ouvrent la porte et forcent Finn à entrer.

Finn : « TIERNAN ! JE SUIS TON FRERE ! JE SUIS TON ROI ! »

Le shérif : « Enfermez-le là-dedans et enchaînez-le avec Robin. Ils mourront ensemble. »

Finn : « TIERNAN ! »

 

DANS LE COFFRE-FORT

Finn est emmené de force par deux soldats. Robin est à sa place, enchaîné, au milieu de la pièce.

Finn : « TIERNAN ! REVIENS IMMEDIATEMENT… ET VIENS M’AFFRONTER EN FACE ! »

Robin : « Économise ta salive. »

Les gardes referment la porte après avoir attaché Finn au mur.

Finn : « Mon jeune frère, si égoïste et si cupide… Bientôt, il sera fatigué de ce nouveau jeu mais… il aura gâché notre dernière chance de libérer l’Irlande. »

Il tire sur ses chaînes. Robin tourne la tête vers lui.

Finn : « J’ai fait une erreur en venant ici. Notre cause appartient à notre peuple. Le tien… Le tien a suffisamment d’ennuis avec… ce misérable shérif. »

Robin : « On pourrait peut-être essayer de s’allier ? »

Robin laisse tomber ses chaînes sur le sol.

Finn : « Comment tu as fait ? »

Robin, lui montrant la boucle de sa ceinture : « Comme tu m’as aidé, je vais t’aider à mon tour. »

Robin s’attaque aux chaînes de Finn.

 

LOCKSLEY

Kate marche lentement jusqu’à sa maison où elle retrouve, sa mère, Rebecca travaillant à ses créations. Celle-ci lève les yeux et voit Kate arriver.

Rebecca, s’approchant de sa fille : « Kate ! »

Kate la rejoint.

Rebecca : « Kate, je me suis fait tellement de soucis pour vous deux. »

Mais Kate ne répond pas.

Rebecca, s’inquiétant de l’air grave de sa fille : « Matthew ? »

Kate secoue négativement la tête et retenant tant bien que mal ses larmes.

 

DANS LA MAISON DE REBECCA

Rebecca fait entrer sa fille la première puis ferme la porte.

Kate, pleurant : « Je te demande pardon. Robin des bois a essayé de sauver Matthew. »

Rebecca, pleurant : « J’espère qu’ils pendront Robin des bois au plus haut gibet de Nottingham. »

Kate : « C’est pas ça qui le ramera, tu sais. »

Rebecca : « Robin des bois est un hors-la-loi. Il sème la misère sur son passage. Les hommes du shérif vont revenir au village. Ils s’en prendront à d’autres pour l’exemple. »

Kate : « Mais c’est pas pour ça qu’on doit tout endurer en silence. »

Rebecca gifle Kate.

Rebecca : « Tais-toi ! Ce sont des paroles dangereuses. C’est ça qui a causé la mort de ton frère. »

 

DANS LA COUR DU CHÂTEAU DE NOTTINGHAM

Les prisonniers sont rassemblés dans la cour pour partir en Irlande.

Un garde : « Avancez ! Allez, plus vite que ça ! »

Sans se préoccuper de ce qui se passe derrière lui, dans la cour du château, Tiernan regarde en direction du château, se demandant ce que pouvait bien faire son frère en ce moment même.

Le shérif, arrivant sur le perron : « Voilà une journée splendide… [Il ralentit le pas lorsqu’il réalise que l’irlandais s’en va] pour une petite exécution. »

Tiernan : « La route est longue. Nous devons partir. »

Le shérif : « Oui mais… vous avez sûrement envie d’assister à l’exécution ? »

Tiernan : « Non. »

Le garde : « Allez ! Allez ! »

Le shérif : « Pourtant il s’agit de Robin des bois et de Finn. »

Tiernan, remontant vers le shérif : « Shérif… »

Un garde : « Plus vite ! Tas de bouseux ! Plus vite ! »

Tiernan : «… Je ne veux pas voir mon frère mourir. Nous partons sur le champ où je romps notre accord. »

Après réflexion, le shérif : « Comme vous voudrez. »

 

A LOCKSLEY, DANS LA MAISON DE REBECCA

Rebecca et Kate sont assises à une table près de la fenêtre.

Kate : « Tout est ma faute… Matthew est mort en voulant me sauver de Gisborne. »

Rebecca : « Quoi ? »

Kate : « J’ai voulu aider Matthew toute seule… J’ai pas réfléchi… S’il est mort, c’est ma faute. »

Rebecca : « Non. »

Kate : « Si j’avais pas été si stupide… »

Rebecca : « Non, c’est Robin des bois qui a tué ton frère avec ses sornettes. Vouloir se battre pour une vie meilleure. »

Kate : « Ne crois pas ça… Le peuple a foi en cet homme… Et Matthew aussi croyait en lui… C’est assez pour vouloir l’aider. »

Kate se lève.

Rebecca : « Où est-ce que tu vas ? Kate, Robin des bois est un criminel. »

Kate ne veut pas entendre ça. Elle se dirige vers la porte.

Rebecca : « Kate, écoute-moi ! Tu finiras comme ton frère ! »

Kate ouvre la porte et se tourne vers sa mère.

Kate : « Je fais pas ça pour Robin des bois. Je fais ça pour Matthew. »

Kate s’en va et referme la porte. Impuissante, Rebecca la laisse partir.

 

DANS LA COUR DU CHÂTEAU DE NOTTINGHAM

Gisborne rejoint le shérif sur les marches du perron.

Gisborne : « Je veux voir mourir Robin. »

Le shérif : « Je n’ai peut-être pas été assez clair. Pas d’argent tant qu’ils n’auront pas rejoint la côte. L’argent d’abord, Robin ensuite. »

Gisborne : « Je ferais comme je l’entends. Je vais le faire exécuter. Je vous rejoindrais avec sa tête. Vous pourrez la montrer au Prince Jean. »

Le shérif regarde les prisonniers passer devant lui en réfléchissant.

Le shérif : « Oui… Bonne idée. Le Prince Jean devrait apprécier. Il pourra l’exposer dans son cabinet aux trophées… [Il rit] Je vais peut-être vous y autoriser. [Mécontent] Mais si vous osez songer une fois encore à me défier… alors ce sera votre tête qui partira pour Londres. »

Le shérif se dirige vers sa monture. Gisborne sourit en le regardant monter sur son cheval.

Le shérif : « Partons ! »

Il fait avancer son cheval. Le shérif et Tiernan mènent alors les prisonniers à travers la ville.

 

DANS LE COFFRE-FORT DU CHÂTEAU DE NOTTINGHAM

La souris se promène tranquillement lorsque Finn l’aperçoit et recule.

Finn, avec dégout : « Un rat ! »

Il tente de l’écraser avec son pied.

Robin : « Finn, fiche-lui la paix ! »

Finn : « J’aime pas les rats ! »

Robin : « Aide-moi à dégager ce bloc. »

Finn, s’agenouillant près de Robin : « Ça à l’air plus facile à dire qu’à faire. »

Robin : « Ouais… On va très vite le savoir. »

Robin passe sa main le long de la jointure.

Robin : « Je sens comme un souffle d’air... Allez ! »

Les deux hommes se mettent au travail.

 

VILLE DE NOTTINGHAM : PORTE EST DU CHÂTEAU

Dans le coin d’une rue, Allan passe sa tête pour voir ce qu’il se passe à l’entrée du château : Les gardes referment la porte. Allan soupire tandis que Much se place devant lui, en fronçant les sourcils.

Allan : « A l’est, c’est impossible… Il y a beaucoup trop de gardes. »

Petit Jean : « C’est pareil à l’ouest. »

Much : « On prend d’assaut les remparts ? »

Allan : « Quoi ? »

Much : « Je plaisante ! »

Il regarde Tuck.

Much : « Je plaisante ! »

Petit Jean, regardant derrière Much : « Psst ! »

Les hors-la-loi se tournent vers l’endroit indiqué par Petit Jean et voit Kate au coin d’une rue. Lentement, Tuck s’approche d’elle, accompagné des autres hors-la-loi.

Kate : « Je sais que c’est ma faute si Robin a été capturé. Alors euh… Je viens vous aider à sauver les villageois, juste cette fois. Je veux pas que Matthew soit mort pour rien. »

Allan : « Bon, apparemment, c’est toi le chef, Tuck… »

Tuck se tourne vers lui.

Allan : «… Mais si c’était moi, je dirais qu’elle sait se battre. »

Much, secouant la tête : « Oui et elle est déjà entrée dans le château. »

Tuck regarde Petit Jean qui acquiesce.

Tuck, se tournant vers Kate : « Tu prends tes ordres auprès de moi. Essaie d’agir seule et on te laisse sur place. »

Kate acquiesce en silence. Tuck s’éloigne. Petit Jean le suit puis Allan et Much.

 

DANS UN COULOIR INTERIEUR DU CHÂTEAU DE NOTTINGHAM

Gisborne monte les escaliers menant au coffre-fort avec un soldat.

Gisborne : « Va t’assurer que le bourreau est prêt et fait sceller des chevaux. Nous rejoindrons le shérif dès que Robin des bois sera mort. »

 

LE COFFRE-FORT

Robin et Finn dégage une grosse pierre du mur. Ils passent alors leur tête dans le trou.

Robin : « Un conduit d’évacuation. C’est le chemin de la liberté. »

Finn : « Tu veux nous faire sortir par là ? »

Robin acquiesce de la tête.

Finn : « Ah non je regrette, c’est pas possible. »

Robin rit puis se retourne et va chercher une de ses chaînes.

 

DEVANT LE COFFRE-FORT

Gisborne arrive devant la porte.

Gisborne au soldat : « Ouvre la porte. »

Le garde pose sa hallebarde et commence à déverrouiller la porte. Gisborne, impatient, attend.

 

DANS LE COFFRE-FORT

Robin est descendu dans le conduit d’évacuation grâce à sa chaîne que Finn tient comme il peut à bout de bras.

 

DEVANT LE COFFRE-FORT

Le garde continue de déverrouiller la porte.

 

DANS LE COFFRE-FORT

FINN retient tant bien que mal la chaîne qui lui échappe de plus en plus des mains. Robin lâche la chaîne et tombe au niveau inférieur où commence un autre tunnel. Finn laisse tomber la chaîne.

 

DEVANT LE COFFRE-FORT

Le soldat est toujours entrain d’ouvrir la porte. Gisborne essaie de garder son calme.

 

DANS LE COFFRE-FORT

Finn entend qu’on essaie d’ouvrir la porte de leur prison. Il s’engouffre dans le conduit d’évacuation.

 

DEVANT LE COFFRE-FORT

Gisborne : « Dépêche-toi… DEPECHE-TOI INCAPABLE ! »

 

DANS LE COFFRE-FORT

Finn tombe en hurlant dans le conduit d’évacuation au moment où le garde ouvre la porte et Gisborne pénètre à l’intérieur. Gisborne dégaine son épée puis s’agenouille devant le trou.

Gisborne : « Ils se sont échappés !... [Pointant du doigt le garde] Toi, tu restes ici !... [Sortant du coffre] Les autres, fouillez le château ! Qu’on les trouve ! »

 

DANS LE TUNNEL

Robin et Finn rampe un tunnel extrêmement étroit.

Robin : « Finn… Je crois bien qu’on touche au but. »

Au bout du tunnel, ils aperçoivent une grille à travers de laquelle ils entrevoient le ciel. Robin rampe jusqu’à la grille pendant que Finn regarde derrière eux pour voir s’ils n’ont pas été suivis. Robin défonce la grille à coup de pied puis passe la tête en dehors.

Robin, grimaçant : « Finn ? »

Finn : « Quoi ? »

Robin : « On a un p’tit problème. »

Ils se trouvent à une hauteur vertigineuse. Ne pouvant pas sauter à terre, Robin tourne alors la tête vers le haut de la tour où une cage de fer pend au dessus du vide, juste sous les remparts.

Robin : « Donne-moi la chaîne. »

Finn, grommelant : « Pour quoi faire ? »

Robin : « Tais-toi et passe-moi la chaîne. »

Finn se relève et se cogne la tête. Il recule pour aller chercher la chaîne puis la donne ensuite à Robin qui la laisse glisser vers le sol jusqu’à il tienne l’autre bout.

Robin : « Tiens-moi par les pieds. »

Finn se couche sur les pieds de Robin pendant que ce dernier fait prendre de l’élan à la chaîne. Puis il la lance vers le haut. La chaîne vient s’enrouler autour du poteau qui supporte la cage. Puis Robin grimpe à la chaine à la force des bras. Finn se présente à son tour à la sortie. En apercevant le vide en dessous de lui, il se signe puis regarde vers le haut de la tour. Il commence lui-aussi à grimper. Robin grimpe sur la cage puis atteint les remparts. Un garde arrive pour l’arrêter. Il le frappe avec ses pieds puis court sur le chemin de ronde, grimpe à l’échelle qui mène à la tour de garde. Pendant ce temps, Finn a atteint les remparts et se bat à l’épée contre le garde que Robin avait mis à terre. Il le transperce avec son épée. Robin arrive en haut de la tour de garde, coiffée d’un auvent rouge. Le soldat de garde veut lui trancher la tête. Robin se baisse et balance le garde dans le vide.

 

Sur la place devant le château, Much entend les hurlements du garde qui tombe dans le vide.

Much : « C’EST ROBIN ! »

Les deux gardes qui surveillaient l’entrée se tournent vers lui en dégainant leurs épées.

Petit Jean : « Much !... »

Un des soldats : « Gardes ! »

Petit Jean : «… Filons ! »

 

Dans la cour du château, d’autres soldats arrivent, accompagné de Gisborne qui, ayant entendu les cris du soldat, aperçoit Robin en haut de la tour.

Gisborne : « LA-HAUT ! RAMENEZ-LES-MOI ! »

Ils retournent dans le château.

 

Sur la place devant le château, Much et Petit Jean mettent hors d’état de nuire les deux gardes qui s’en prennent à eux.

 

Gisborne rentre dans le château.

 

En haut de la tour, Robin brise un drapeau en deux.

 

Gisborne fonce dans les escaliers.

 

Robin essaie de casser les poteaux qui soutiennent l’auvent.

 

Gisborne et ses hommes grimpent les escaliers en courant.

 

Robin à Finn : « Aide-moi. »

Finn soutient le morceau de bois au milieu de l’auvent.

Robin : « Comme ça. »

Robin met une pièce de bois en travers et l’attache avec une corde.

Finn : « T’es sûr que c’est une bonne idée ? »

Robin, souriant : « En tout cas, je l’espère ! »

 

Essoufflé, Gisborne continue de grimper les marches de l’escalier.

 

Robin et Finn se cramponnent à l’armature en bois de l’auvent et se tiennent debout sur les créneaux de la tour.

Robin : « Tu es prêt ? »

Finn, regardant en bas, acquiesce de la tête.

Robin, s’élançant : « Allons-y ! »

Les deux hommes se jettent dans le vide au moment où Gisborne et ses hommes arrivent sur les remparts. Ils assistent, impuissant, au vol des deux prisonniers.

Gisborne : « NOOOOOOOOOOON ! ROBIIIIIIIIIIIIIIIIN ! »

Finn : « Hey ! Robin ? On vole ! »

Robin rit aux éclats. Finn se joint à lui.

 

Depuis la place, le reste de la bande assiste, ébahi, à leur évasion. L’auvent ralentit la chute des deux hommes et leur permet même de passer au dessus de la cour du château pour atterrir sur la place du marché sous les applaudissements de la population.

Robin : « Jean, attrape les coins, vite ! »

Les hors-la-loi se précipitent vers eux et les aident à faire atterrir leur engin.

Robin : « Où sont les villageois ? »

Tuck : « Sur la route. On a des chevaux scellés. »

Robin à Kate : « T’es revenu ? »

Kate : « Oui pour sauver les hommes des villages. Il fallait bien commencer par vous. »

Robin : « Je suis content que tu l’aies fait… Cours. »

Robin et Kate se mettent à courir avec les hors-la-loi car, déjà, des soldats fonçaient sur eux.

 

SUR LA ROUTE CÔTIERE

Gisborne et deux soldats rattrapent le shérif et Tiernan conduisant la troupe des conscrits. Le shérif s’arrête. Gisborne se place devant le shérif.

Gisborne : « Robin et Finn se sont échappés. Ils sont après vous. J’ai amené des renforts. »

Tiernan : « Quoi ? Mon frère s’est évadé ? Il va me traquer jusqu’à sa mort. »

Tiernan fait demi-tour et s’enfuit alors qu’une pluie de flèches s’abat sur le convoi.

Le shérif : « On nous attaque ! »

Pas très loin d’eux, Finn est agenouillé devant Petit Jean, Much, Robin, Allan et Tuck qui, armés de leur arc, tirent une autre salve de flèches sur les irlandais.

Gisborne : « C’est Robin ! Tous à couvert ! »

Tiernan retourne vers ses hommes, descends de son cheval et s’adresse à ceux qui portaient une caisse.

Tiernan : « Vite ! Vous d’eux, prenez l’argent. Vite. »

Tiernan et ses hommes fuient à pied.

Le shérif : « Où est-ce qu’il va ? Il file avec mon argent. Allez-y, rattrapez-le, Gisborne ! »

Gisborne s’apprête à poursuivre Tiernan mais Robin tire sur une corde qui, en la sectionnant, déclenche, par un système de poids et de poulie, le tir des deux batteries d’arcs. Une pluie de flèches s’abat alors sur Gisborne et ses hommes.

Gisborne : « Ils sont partout ! Repliez-vous ! On attend les renforts, repliez-vous. Exécution ! »

Robin : « Much, Allan, vous vous occupez du shérif et de Gisborne. Nous autres, on s’occupe de Tiernan. »

Pendant ce temps, Kate a rejoint les villageois, cachés dans les fourrés.

Kate : « Dépêchez-vous, vous êtes libres ! Réfugiez-vous dans la forêt. Dépêchez-vous ! Allez ! »

De son côté, Tiernan devance deux de ses hommes qui transportent la caisse remplie d’argent.

Tiernan, se tournant vers eux : « Dépêchez-vous ! Allons ! Pressons ! »

Tiernan se retourne et tombe dans les bras de son frère. Tuck et Petit Jean se précipitent sur les deux porteurs. Robin arrive sur les lieux alors que Finn a placé son couteau sous la gorge de Tiernan. 

Finn : « Toi, le traître, t’es déjà mort. »

 

Finn attache les mains de Tiernan. Celui-ci, muet, est couché sur le ventre, à califourchon sur la selle de son cheval. Finn rejoint les hors-la-loi.

Finn : « Je vais prendre congé de toi, Robin des bois. Quand je serai couronné… roi d’Irlande, il y aura toujours de la place à ma cour pour vous tous. »

Robin : « Je te remercie mais… notre combat n’est pas fini. »

Tuck : « Que va devenir votre frère ? »

Finn : « De quel frère est-ce que tu parles ?... »

Un des irlandais emmènent le cheval de Tiernan.

Finn : «… Je n’ai plus de frère. Mais il aura droit à un procès équitable. »

Petit Jean ramasse le coffre de Finn et le lui apporte.

Robin : « Jean, tu lambines. Donne-lui son argent. »

Finn : « En réalité, je n’ai pas vraiment besoin de tout cet argent… »

Il stoppe Petit Jean.

Finn : «… Pour tes hommes… et pour leur famille. »

Petit Jean, acquiesçant : « Il vous en reste assez pour lever une armée. »

Finn : « Un petit groupe d’hommes fidèles et motivés… vaut bien mieux qu’une armée d’esclaves. »

Robin, se rapprochant de Finn : « Je te souhaite bonne chance, mon ami… »

Il lui serre la main puis le prend dans ses bras.

Robin : «… Dépense sagement ton argent… Comme nous. »

Finn fait demi-tour et puis s’en va.

 

Gisborne et le shérif mènent leur cheval à pieds sur la route les ramenant à Nottingham lorsqu’ils croisent des cavaliers.

Le shérif : « Ah ! Voici l’escorte du Prince Jean… Ils veulent leur argent, Gisborne. »

Gisborne et le shérif laissent leurs chevaux et s’approchent des soldats du Prince Jean.

Gisborne : « Qu’allons-nous faire ? »

Le shérif : « Comment ça, nous ?... [Il rit] Croyez-vous vraiment que je vais prendre la responsabilité de votre arrogance et de votre incompétence, hum ? »

Il dégaine l’épée de Gisborne et le menace.

Gisborne : « Vous n’êtes pas sérieux. Remettez-la au fourreau. »

Le shérif : « Non, Gisborne. Car cette fois-ci, vous allez payer mes dettes que ça vous plaise ou non… [Aux soldats] Soyez les bienvenus, messieurs ! Quelle élégance ! Belles couleurs, uniformes sur mesure ! Excellent ! Il y a un changement de plan. Nous n’avons pas l’argent du Prince Jean ! »

Il pousse Gisborne dans les bras des soldats qui le retiennent prisonnier.

Gisborne : « Quoi ? »

Le shérif : « Mais, Gisborne, ici présent, est volontaire pour expliquer au Prince Jean pourquoi il en est ainsi. »

Il jette l’épée de Gisborne à terre.

Gisborne : « Non, Monseigneur ! Pitié ! C’est me vouer à une mort certaine ! »

Le shérif, retournant vers ses hommes : « Ha ! Ha ! »

Gisborne aux soldats : « Lâchez-moi ! »

Le shérif rit tandis qu’il prend la veste de Gisborne sur son cheval puis retourne vers les soldats du Prince Jean.

Le shérif : « Ma foi, allez savoir, avec un peu de chance, le Prince Jean sera de bonne humeur… »

Il balance violement sa veste à Gisborne.

Le shérif : «… Il est à vous ! »

Gisborne est emmené par les soldats.

Gisborne : « Je n’oublierai pas cet affront. Je vous le ferai payer ! Je reviendrai ! [Il tente de se libérer pendant que le shérif ricane] Mais lâchez-moi ! LÂCHEZ-MOI ! »

 

**** Épilogue *****

 

SUR LA ROUTE CÔTIERE

Allan et Much distribuent l’argent que Finn avait laissé aux hors-la-loi.

Allan : « Wow, Wow ! Ne vous battez pas, messieurs. Tout le monde sera servi. »

Kate passe à proximité des villageois. Robin la suit de près.

Robin : « Kate ! [La jeune femme l’ignore] Kate ! »

Finalement, à contrecœur, elle s’arrête et se retourne vers lui.

Robin : « Je voulais te remercier pour ton aide… Je suis vraiment désolé de ce qui est arrivé à ton frère. Si je pouvais revenir en arrière… »

Kate, le coupant : « J’ai dit que je vous aiderais cette fois-ci… mais mon frère est mort… et les gens continueront à mourir pendant que vous, vous leur faites croire à une vie meilleure. »

Kate s’en va mais Robin la retient par le bras.

Robin : « Kate, attends ! »

Elle se tourne face à lui.

Robin, sérieusement : « Je veux que ses espoirs deviennent réalité. »

Kate : « C’est trop tard pour Matthew… Moi, j’ai payé ma dette pour vous avoir dénoncé. Je l’ai fait pour lui… Maintenant, je ne veux plus jamais vous revoir. »

Robin est désolé d’entendre ça mais laisse partir Kate sans répliquer. Much le rejoint.

Much : « Kate ? [Elle continue son chemin] Où est-ce qu’elle va ? »

Robin : « Elle s’en va. Elle va retrouver sa famille. »

Tuck se joint aux deux hommes.

Robin : « C’est ma faute. Je l’ai déçu. »

Tuck : « Tu ne peux pas convaincre tout le monde, Robin. Son cœur est trop plein de chagrin. Laisse-la faire son deuil. Son chagrin deviendra colère, alors elle sera prête à se battre… »

Robin réfléchit à ces paroles.

Tuck : « … comme eux. Comme ces hommes là, prêts à prendre les armes. C’est notre armée. Il ne lui manque qu’un chef. »

Robin acquiesce de la tête puis traverse la foule des villageois avant de grimper sur une caisse. La bande se place à ses côtés.

Robin : « Mes amis ! »

Les villageois se tournent vers lui.

Robin : « Faites-vous discrets en attendant de retourner dans vos villages. On vous a marqué comme des bêtes. Mais je vous en fais la promesse, cette marque que vous portez, vous la porterez un jour comme la preuve de votre honneur. Et faites-moi confiance que je dis ceci, le jour est proche où le shérif devra rendre compte pour ce qu’il vous a fait à vous et à vos villages. »

Les villageois : « Ouais… Ouais c’est vrai. »

Robin : « Et ce jour-là, mes hommes et moi feront appel à vous. Nous ferons appel à votre force. Nous ferons appel à votre courage, à l’amour que vous portez à vos familles. Et nous vous demanderons de vous battre à nos côtés... afin de vaincre la cruauté et l’injustice qui gangrène cette terre !... ÊTES-VOUS AVEC MOI ? »

Les hommes en cœur : « OUAIS !... OUAIS ! BRAVO… OUAIS ! »

Much se joint à eux. Petit Jean croise les bras sur sa poitrine et sourit avec fierté, tout comme Robin, devant l’enthousiasme des villageois.

 

***** Fin de l'épisode *****

Ce script a été réalisé par Allthingsrobin sur le site Hood Winked.
This transcript was made by Allthingsrobin on Hood Winked.

 

SHERWOOD FOREST.

The gang is ambushing a wagon on a road in the forest. Robin has the driver at arrowpoint. Tuck holds his knife to a young man’s throat as he leads him around the back of the wagon to stand by his companion. Little John and Much run in from the trees. Allan opens a chest in the wagon and Much joins him as Little John puts his staff between the spokes of a back wheel.

ROBIN : My name is Robin Hood, and this is an ambush. While there’s people going hungry—

Little John lifts the chest, spilling some of its contents out.

 

NOTTINGHAM TOWN.

The scene of another ambush. Robin has a dark hood over his head. Much takes a basket of bread and Tuck slings a bag over his shoulder as Robin again holds the driver at arrowpoint.

ROBIN : —while there’s injustice in this land, me and my men will fight for what’s right. And we take from the rich to give to the poor—

 

ON A ROAD OUTSIDE THE FOREST.

The gang have stopped a heavily armoured coach, flanked by two guards. Robin stands with an arrow nocked but the bow pointed down. Much and Allan stand on either side with bows raised and arrows taut on the strings. Little John holds his staff horizontally in one hand. Tuck’s iron cross is pulled out into a Kettenmorgenstern flail, the cross or ball hanging at his side.

ROBIN : —for a fairer world. Now, you took that money off people who can ill afford it, so... [indicates the gang behind him and continues cheekily] ...we’ll take it back. [Smiles brightly.]

The doors to the coach open and a dozen guards pour out and gather behind the two already standing there. Robin tries not to smile wider in anticipation.

SERGEANT : You’re outnumbered.

Robin laughs and glances back at his gang.

ROBIN : And what makes you think that ?

Robin raises his bow.

SERGEANT : Take cover !

All the guards duck. Robin shoots an arrow at a tree off to the side. The arrow splits a rope, causing a rock weight to fall. A series of pulleys and ropes are attached to two sets of six longbows, each set fixed up in a rack. The bows launch more arrows which rain down on the guards.

ROBIN : Now... you’re outnumbered, you’re out-armed... [shoos at them with the back of his hand] ... so get out of here. [Slight pause] Well, go on. [Softly but intensely] Run !

SERGEANT : Go, go !

The guards all run off and the gang walk towards the cart, Much running ahead first. Tuck flips the cross end of his Kettenmorgenstern flail up and catches it by the chain, then folds the chain against the handle to carry it. Much takes a money bag in each hand out of the coach and holds them up.

MUCH : We’re back !

Robin laughs and looks back at his gang, smiling broadly.

 

OPENING CREDITS

 

LOCKSLEY.

The Sheriff’s guards are rounding up all the men and branding them with an X.

SERGEANT : I want the men ready for transportation immediately.

A peasant man screams as he is branded. A guard parades more men, shackled and attached to a long chain, by the sergeant.

SERGEANT : Too old ! Be meeting his maker soon enough. Able-bodied men only !

Another man screams as he is branded. Across the way, under the roof of a small enclosure, the gang watch, Robin and Much in front leaning on the rail.

MUCH : They’re making prisoners of them.

TUCK : Or slaves.

Much looks back at Tuck as Gisborne rides in.

ROBIN, With disgust : Gisborne.

Rebecca comes out of her hut, watching the procession of men. Kate, with a small package, comes out and walks past her mother, but Rebecca stops her.

REBECCA : Kate, stop. They’ll search the cart. I’ll lose you and your brother.

KATE : You see what they’re doin’. If we don’t move him now he’ll be caught. Just stay inside. I’ll get Matthew out of here.

Kate goes boldly to a covered cart. Gisborne dismounts, watching her suspiciously. Kate goes to the back of the cart, lifts the canvas, revealing Matthew’s head, and hands the package to him.

KATE : Here’s bread, a few leftovers and a knife.

MATTHEW : I don’t like leaving you like this.

KATE : Find us somewhere better.

MATTHEW : Yeah, I will. I’ll send for you all.

Matthew ducks back under the canvas and Kate pulls it down. Gisborne waits patiently behind her.

GISBORNE : In a hurry ?

Kate freezes, then turns around.

KATE : Delivery for the market in Nottingham. I’m late.

Gisborne leans to his right, looking at the cart, then at the guard behind him.

GISBORNE : Search.

Two guards move forward and Kate tries to stop them.

KATE : No, no ! There’s nothing in there. There’s nothing in there !

The guards push her aside, pull up the canvas and pull out Matthew, who breaks free and runs at Gisborne with the knife. Gisborne easily grabs Matthew’s arm and turns it aside.

MATTHEW : These people have taken enough. One day, they’ll rise up and destroy you... [Gisborne pulls Matthew’s arm towards himself] ...and all men like you.

GISBORNE : Dangerous talk. Well, we’ll soon beat that out of you.

Gisborne pushes Matthew back into the waiting guards’ arms.

GISBORNE : Take him away !

KATE : Please ! He’s my brother ! He’s too young !

GISBORNE, Turns to Kate, his finger pointed at her : You... tried to defy me ! [to guards] Flog her !

Gisborne turns and walks away as two more guards take Kate in the opposite direction.

KATE : Matthew !

Gisborne mount s his horse as a procession marches by him. He addresses them.

GISBORNE : Right ! You better get used to taking orders ! You’re going to be soldiers, all of you ! So say goodbye to your families. Bring them to the castle.

The two guards push Kate up against a tall fence post. One leaves to get a whip, and then Kate pushes the other away, kicks him in the groin and then the face, and runs away towards the trees. The two guards chase her.

GUARD : Come back ! Come back I said !

Kate runs into the trees and Robin knocks her down, rolls her over himself, then pulls her into the underbrush.

ROBIN : Come here. Sh, sh, sh.

The guards run by them. The gang are waiting on the other side.

KATE, Breathlessly : You’re Robin Hood.

ROBIN : And you, young lady, are lucky to be alive. Now you need to tell me what happened.

KATE : I heard Gisborne say they were taking the men to be guards.

TUCK : Why does the Sheriff suddenly need another army ?

Much joins them, pointing back with his thumb, about to speak when he sees Kate.

MUCH : Who’s that ?

ALLAN : Oh, some girl we just saved.

KATE, Annoyed : My name is Kate.

Allan smirks, imitating high and mighty.

ROBIN : We’ll get your brother back, Kate. I promise.

KATE : We all thought you were gone forever. My little sister thinks Robin Hood is just a story.

TUCK : Stories are important. Stronger than truth. Heroes inspire us.

ALLAN : Tuck always talks like that. Just nod and smile.

ROBIN : Come on. We’ll head them off at the hollow.

Robin leads the gang out of the underbrush. Much catches up Kate.

MUCH : I’m, er, Much, by the way. [Kate ignores him] And don’t worry, I’ll make sure you’re looked after. [Kate glares at him] I mean, we’ll... make sure... you’re looked after.

KATE, Slows a bit : I can take care of myself.

Much stops. Allan catches him up, chuckling.

ALLAN : What are you doing ?

MUCH : Shut up, Allan. Just shut up.

 

NOTTINGHAM CASTLE. THE GREAT HALL.

Gisborne storms down the stairs to a fur-covered table.

GISBORNE : Get up, MacMurrough, you lazy Irish dog.

Gisborne picks up a pitcher from the table and goes to a head poking out at the head of the table.

GISBORNE : Party’s over.

Gisborne dumps the water onto the face, then puts the pitcher back. Tiernan sits up, groaning.

TIERNAN : Gisborne, I was very comfortable here.

The girl lying next to Tiernan uncovers her head, which was completely beneath the furs. Tiernan looks at her.

TIERNAN : Very comfortable, indeed.

GISBORNE : The rest of your men are on their way. I said... get up !

Gisborne grabs Tiernan’s feet and roughly pulls him off the table to the bench. Tiernan chuckles as the girl runs off and he stands up.

TIERNAN : You know, big fella, you’ve been riling me since I got here. What say we, er, settle it... sportin’ fashion. [Picks up his sheathed sword, pulls it out and tosses the scabbard aside] First strike.

Gisborne turns his back on him.

TIERNAN : Blunt edge of the blade only, of course.

Gisborne draws and turns around in one motion. He blocks four strikes of Tiernan’s, then twists Tiernan’s sword away and side swipes at him, but Tiernan pushes him aside.

TIERNAN : For the cause ! [Laughs] Ireland for the Irish [bows slightly] under an Irish king. The devil with your English rule.

GISBORNE : My mother was French.

Gisborne swings at Tiernan three times. Tiernan jumps onto the table. Gisborne hacks at his opponent’s feet and Tiernan jumps down again.

TIERNAN : Oh ! [Chuckles] You know, I hope the guards you promised me are better fighters than you are. [Gisborne circles him, ready] They’re expensive enough.

Gisborne advances angrily. They block more blows, and Tiernan puts his hand on the hilt of his knife tucked into his belt behind his back. Tiernan tries to stab Gisborne with his sword, but Gisborne grabs his arm, twists it behind him and slaps the broad side of his sword onto Tiernan’s chest.

GISBORNE, Glibly : First strike, I think.

TIERNAN : Sure, you’re already dead.

Gisborne pulls his sword away and looks down at the knife Tiernan is holding against his belt. The Sheriff has been watching all this time from the balcony.

SHERIFF : So... Gisborne’s met his match. [Gisborne steps back] I like your style, MacMurrough, very sneaky. How’s your head ?

TIERNAN : Like a hundred blacksmiths playing the anvil behind me eyes. [Chuckles] What a night.

SHERIFF : Hm, indeed. Make yourself comfortable. Gisborne. [Beckons him with his finger.]

Gisborne glances back at Tiernan and goes upstairs.

 

SHERWOOD FOREST.

The sergeant, on horseback, leads the new “recruits” through the forest.

SERGEANT : Come on ! Keep moving ! Keep in line ! [Robin peeks around a tree] Keep moving now !

Robin goes back to the gang waiting behind a small rise.

KATE : We take them now, right ?

MUCH : No, we wait for his signal.

Robin turns around to be first when they charge.

ALLAN : She’s right. Now’s our chance.

TUCK : Don’t mistake rashness for loyalty.

ROBIN : Shh. Wait, wait.

LITTLE JOHN, Seeing something over the rise : Robin...

ROBIN : John ? What’s the matter ?

LITTLE JOHN : Trouble.

Kate runs towards the road.

ALLAN : Hey ! Come here, Kate !

ROBIN : Stop !

Allan, Much and Tuck run after Kate.

LITTLE JOHN : Where’s she going ?

Robin and Little John chase after them.

MUCH : Kate !

Kate runs to the sergeant and pulls him off his horse. Robin jumps over a guard, then blocks his blow. The gang engage the rest of the guards. Kate pulls out the sergeant’s sword and uses it. Little John punches one with the end of his staff. Robin flips one over and kicks him in the face. Tuck, after disposing of his man, kneels down and takes a lock pick from his pouch and goes to work on the padlock. Robin joins him. Kate goes to another guard, ducks his sword, then slices him down the back, and makes her way to Matthew.

KATE : Are you all right ?

ROBIN, Kneeling by Tuck : Come on, Tuck. [Matthew nods at Kate] Kate, you’ve put us all at risk here.

KATE : I had to save my brother.

TUCK : Nearly there !

MATTHEW : Kate, you shouldn’t have come. It’s too dangerous.

KATE, Proudly : I brought help, Robin Hood.

Little John looks up the hill and sees the Irishmen, with Finn at their head.

FINN : Now !

Finn stands and his men, about a dozen, charge, yelling “MacMurrough!”

LITTLE JOHN : Robin !

Robin uses Tuck’s large iron cross as a hammer and slams it onto the chain between Matthew’s shackles. The chain breaks. All the men can now pull it off their shackles.

ROBIN : Follow my men into the forest.

MATTHEW to men : Right, behind me.

Kate helps Matthew up.

ROBIN, Calls to all : Into the forest !

Tuck pulls Kate in the opposite direction as the prisoners and Robin are surrounded by the Irishmen. The men crowd closely around Robin to help hide his conspicuous clothing.

KATE : Matthew ! Matthew !

FINN, Addressing the conscripts : You men ! You belong to me now. You fight well for my cause and some of you may live to see your homes again. You cross me, and you’re dead. [to his men]It’s a good job we came out to meet them, lads. The Sheriff’s men wasn’t exactly protectin’ my... investment. Fine work, all of you. Now... move ’em out!

Matthew takes off his jacket and hands it to Robin.

MATTHEW : Here, take this so they won’t recognise you.

ROBIN, Takes jacket and puts it over his head :Thanks.

 

The gang make their way back to Locksley.

TUCK to Kate : Thanks to you, they’ve got Robin. Did you really think you could save your brother on your own ?

ALLAN : Look, it was my fault as well, all right ? I went in too quick.

Kate slows down a bit and Allan and Much walk past her, leaving her as the last one.

MUCH : Who were the painted faces ? They came out of nowhere.

TUCK : Celts. Warriors. A battle technique based on surprise and brute force. If they’re working for the Sheriff, we need a watertight plan.

ALLAN : Hold on, Tuck. [Little John makes an exasperated face] Who put you in charge ?

Tuck stops, then the rest of the gang.

TUCK : Well, someone has to lead in Robin’s absence.

Little John turns around to face the gang.

ALLAN : Well, I don’t see why it should be you.

TUCK : Well, you think it should be you after your reckless display earlier ?

LITTLE JOHN, Interrupting : Stop. Where’s the girl ?

Allan, Much and Tuck turn around.

ALLAN : Ah !

TUCK : Let’s find her before she puts herself and Robin in danger.

The gang turn around and run towards Nottingham.

 

NOTTINGHAM CASTLE. INTERIOR HALL.

FINN : Whoever it was attacked your troops knew what they were doing. Nearly succeeded in freeing my conscripts.

SHERIFF : Erm, Robin Hood, a bothersome little fly, bzz, bzz, bzz. [Chuckles] You, erm, brushed him aside, well done, very good. [Tiernan joins them] Where’s my money ?

TIERNAN : Well, at least the men got their workout. Saves me taking sword drill today.

FINN : Well, that’s your job, little brother. The men look to you for leadership. All you do is drink and play.

TIERNAN : Yes, yes. Well... got to keep them hungry for the cause. [Smiles and raises the goblet in his hand] To the next king of Ireland, my brother.

Finn grabs Tiernan’s shoulder.

FINN : You don’t take the cause lightly, boy.

SHERIFF, Clears his throat : Gentlemen...

Finn pushes Tiernan.

FINN : It’s a sacred trust.

SHERIFF : Gentlemen, a time and a place... Shh. [Turns to Finn] Money. You have your soldiers.

FINN : You’re playing a dangerous game, aren’t you, Sheriff ? Supplying the enemies of Prince John with troops.

SHERIFF, Chuckles : I know all about you two, hm ? You have no allies. And this is your last chance to grab power in Ireland and you both know it. So, do we seal the deal, or don’t we ?

FINN : We’ll exchange money for men once we’re safely on the coast as planned, and not before.

The Sheriff smiles with half his mouth.

 

NOTTINGHAM CASTLE. COURTYARD.

The Sheriff leads Gisborne out the main doors and to the right down the corridor.

SHERIFF : I want those two buffoons out before anyone knows they’re here.

GISBORNE : Afraid Prince John will find out you’re supplying soldiers to his enemies ?

The Sheriff stops, turns around, draws his short sword and holds the point to Gisborne’s throat.

SHERIFF : Why... should he find out, hm ? Prince John will get his patronage money... [The Sheriff taps the underside of Gisborne’s chin with his sword] ...he has to. And where it comes from is of no importance.

GISBORNE : Is that meant to frighten me ? Look at you. Your plans are in ruins, the Black Knights disbanded and you’re having to buy the affections of a prince that would rather see you dead. [Looks down at the point with eyebrows raised and backs off confidently] Why should I fear you ?

Gisborne walks calmly past the Sheriff.

SHERIFF : Because...

The Sheriff turns around and throws the sword into the door by Gisborne’s head. Gisborne snaps his head around.

SHERIFF, roars : ...I am the Sheriff of Nottingham !

 

Meanwhile, the villagers are assembled in the courtyard. Blockades have been set up around the west and north sides and guards are lined up at the foot of the steps. The portcullis is down and the gate is closed.

MATTHEW : You should have escaped while you had the chance.

ROBIN : I get away, we all get away.

MATTHEW : There are men here from every village within thirty miles. You’ll never save us all.

ROBIN, Smiles, chuckles, holds up the lock pick : Well, I still have this. Come here.

Matthew chuckles and Robin goes to work on his shackles. He quietly talks to all as he works.

ROBIN : Right. Some of you men from Locksley know me. The rest of you know what I do. Now we have one chance to do this, and we have to be ready to take it, for your villages, and for your families. Will you stand with me and fight ?

The men quietly nod and agree.

 

NOTTINGHAM TOWN.

Much, Tuck, Allan and Little John peer through a window at a side gate. Kate is walking up to the gate behind a small group of servants being checked in by a guard.

MUCH : There she is.

GUARD : Come through, you, yeah, and you...

MUCH : She’s trying to get in with the servants. [Kate is let through at the end of the line] She’s done it. Amazing.

TUCK : There’s too many guards.

LITTLE JOHN : So we’ll lay a trap in the forest.

TUCK : To get to the coast road, they have to take the prisoners through the ravine. That’s our best chance to attack.

Little John turns to go. Allan and Much look at Tuck.

MUCH : I’m not leaving Robin.

Little John stops.

ALLAN, Teasing Much : Yeah, or Kate. [Smiles.]

MUCH, Sincerely : Or her.

TUCK : Stay if you want to Much, but don’t expect us to come back and rescue you. [Joins Little John.]

ALLAN to Much : Come on. [Turns to leave.]

MUCH : Go on. [Allan stops] Go. [Pokes his head through the window to watch again.]

Allan joins Tuck and Little John.

 

NOTTINGHAM CASTLE. NORTH EXTERIOR CORRIDOR.

Gisborne walks down, fresh from his confrontation with the Sheriff, and sees a familiar face at the end of the line of serving girls going down the small steps, where two guards stand sentry.

GISBORNE : You. [Kate stops, then turns to run back where she came from] Seize her ! [The guards quickly grab Kate] Come here ! [The guards drag Kate to Gisborne] Well, you’re becoming a bit of a nuisance.

KATE : Do what you want to me. I’m not scared of you.

GISBORNE : Really ? And what about that precious brother of yours ? [to guards] Find her brother and hang him. [Turns to leave.]

KATE : You can’t do that !

GISBORNE, Turns around : I just did. [to guards] And make sure she sees him die. [Turns and leaves.]

KATE : Please ! He’s done nothing wrong ! [Gisborne ignores her and continues walking] The men you brought in. I know something about them. [Gisborne stops and turns around] They weren’t just villagers.

Gisborne slowly steps towards Kate. Kate says nothing more.

GISBORNE : Talk.

KATE : You won’t hurt my brother.

GISBORNE : I don’t think you’re in a position to bargain. What about the men ?

KATE, Defeated : One of them is... is Robin Hood.

Gisborne’s eyes widen.

 

COURTYARD.

All the prisoners have had their chains loosened, but are still wearing them to fool the guards. Robin is telling them his strategy.

ROBIN, Quietly : The front line with me. Hold off the guards. The second line attack the gates. And use the chains, anything you can find as weapons, but wait for my signal.

The men nod subtly. Soon after, Finn and Tiernan come down the steps to looks over their conscripts.

TIERNAN : They don’t look like much.

FINN : Well, I’m giving them to you, Tiernan. They’re yours to train and lead.

TIERNAN : You expect me to make guards out of peasants ? No.

Gisborne appears at the top of the steps from the corridor. The two guards follow with Kate.

GISBORNE : Sergeant ! Extra guards, now ! [Draws sword and points it at Robin] Robin Hood !

The villagers get ready to fight.

ROBIN : Ready ? [Pause] Hold ! [Pause] Now !

The men attack the guards, using their chains to choke them and beat them. Robin takes out several of the guards.

FINN, Amazed : No weapons and yet they fight like lions for that man.

Robin fights off more guards.

GISBORNE : Secure the gates !

The two guards follow Gisborne down the steps, then Gisborne takes Kate by the arm and holds his sword at her.

GISBORNE : Hood !

Robin sees Kate in trouble.

ROBIN : Wait ! Wait ! Stop ! Stop !

The men stop fighting.

GISBORNE : Another move and I kill the girl.

Matthew sees Kate and runs to her.

MATTHEW : Kate !

Robin chases him.

ROBIN : Wait ! Wait !

A guard punches Robin in the stomach. Matthew picks up a fallen sword.

KATE : No, Matthew !

Matthew charges at Gisborne, who easily deflects the sword and then stabs the boy and pulls his sword out. Kate screams and breaks away from Gisborne to Matthew.

KATE : Matthew ! Matthew ! Are you all right ?

Matthew falls, holding his stomach. Kate turns him onto his back and cradles his shoulders.

KATE : Let me look.

Robin watches helplessly, doubled over, his hands on his knees.

GISBORNE : You’re surrounded. Don’t waste any more lives.

Robin stands, hands held up.

KATE : Matthew ! Matthew !

MATTHEW : Kate.

KATE : I’m here, I’m here, I’m here. Matthew, I’m here, I’m here. [to Gisborne] Look, I’ll do anything, I’ll do anything you say, just please, please help him.

Gisborne stares at Robin, deaf to Kate’s pleas. Robin watches Matthew, holding in his temper.

KATE to Matthew : Lie still. Lie still. I’m going to get you home. You’re going to be all right. Everything’s going to be all right.

MATTHEW : Find a better place and take care of our family. It’s up to you now.

Matthew chokes and gasps a few times, then dies.

KATE : No, Matthew ! Matthew ! No. No ! [Sobs.]

ROBIN, Whispers intensely : You’ll pay for this, Gisborne.

GISBORNE : Get the girl out of the castle.

Two guards approach Kate.

GUARD : Come on.

They pick up Kate, who struggles.

KATE : No, no, no !

The guards take her away. Gisborne points his sword at Robin.

GISBORNE : Say your prayers, outlaw.

SHERIFF : Gisborne !

The Sheriff has been watching from the cloister. Gisborne looks up at him.

SHERIFF : You move, Gisborne, and you die.

GISBORNE, Roars : I will have his blood !

The Sheriff motions to the guards with his finger. Several guards grab Gisborne.

SHERIFF : Don’t be so selfish.

GISBORNE : Get off me ! He dies now !

SHERIFF : Come, come. Surely you don’t want to miss the slow and painful death of Robin Hood, hm ? [Cocks his head.]

 

NOTTINGHAM TOWN.

At an exterior door, the guards push Kate to the ground and slam the door behind her. Kate slumps to the ground, crying. Much is hiding around a corner. He checks to see that it is clear, then goes to her.

MUCH : Hey. Up, up, up.

Much helps Kate to her feet and gets her around the corner.

MUCH : Kate, Kate, it’s me. What happened ?

Kate can only cry on Much’s shoulder.

 

NOTTINGHAM CASTLE. THE VAULT, A ROOM HIGH IN THE KEEP.

The Sheriff stands in the room. There is a grated hole in the ceiling, near the door, to let in light.

SHERIFF : We call this room the “vault.”

Gisborne stands a few steps inside doorway ; Finn and Tiernan are behind him, watching. In the centre of the room, his back to the door, Robin has been chained : one chain is attached to opposite walls, waist high. An iron belt is around Robin’s waist, with a ring in front. Another chain has been wrapped around the belt and closed with a padlock. More chains are attached to shackles around his wrists, and also closed with the padlock. His ankles are shackled and chained to the floor. Robin is looking down at the floor, holding his temper.

SHERIFF : One door, solid oak, three locks. No windows, just... lots of stone.

ROBIN, Nods defiantly : A challenge.

The Sheriff chuckles.

GISBORNE : It’s the last room you’ll ever know. [Standing behind Robin] You should have killed me when you had the chance. Well, I’m going to make you suffer before you die.

ROBIN, Turns his head towards Gisborne : Just like you’re suffering, Gisborne ?

Gisborne turns his head away.

ROBIN : You know, you could kill me a hundred times over, but the pain you’re feeling now, the hatred, the self-loathing, is never gonna go away. [Turns his head to the front.]

Gisborne reaches around Robin’s other side and punches him with all his might in the stomach, then leaves.

ROBIN : You’ll never hate me as much as you hate yourself !

Gisborne draws his sword.

SHERIFF, Calmly, impatiently : Oh, put it away.

Gisborne bows his head.

SHERIFF : Always in such a rush, hm ? Sometimes I think you don’t appreciate the poetry of pain.

Gisborne slides his sword into its scabbard as Robin looks up and rolls his eyes.

SHERIFF : Something clearly Robin Hood does.

Robin grimaces, disgusted at the Sheriff’s words. Finn studies Robin with admiration as the Sheriff and Gisborne leave the room.

SHERIFF : So, how about the death of a thousand cuts, a nasty Saracen invention.

The door begins to close.

GISBORNE : As long as he dies.

 

Robin pulls at his chains, trying to break them against the iron ring on the belt. He stops as he hears the locks turn on the door. Finn enters, and nods his thanks to the guard.

ROBIN, Sighs : A visitor ? I’ll not shake your hand if you don’t mind.

FINN, Smiles : They tell me you were once a nobleman. That you gave up your title, lost your lands, lost all your wealth.

ROBIN, Nods slightly : The people have endured far worse.

FINN : They tell me that you lost the woman you love. [Steps closer.]

ROBIN, Chuckles : What do you want from me... Irishman ?

FINN : We’re the same, you and me. We both have a cause. [Robin spits] But you, Robin, you inspire men. I’ve seen it, right here. [Robin stares ahead defiantly, head held high] You see, my people... [glances at the door]... well, my people are as oppressed by this Prince John as your people and yet, they will not rise at the call of Finn MacMurrough.

ROBIN : And you want my help.

FINN : I want you to join forces with me. [Robin scoffs.] We can learn from each other, you and me. Together we can smash this Prince John and the Sheriff, all of them. I’ll help you free England, you help me free Ireland. We could both be kings. Now, what do you say to that ?

ROBIN, Puts his face in Finn’s : England already has a king.

Robin elbows Finn in the stomach and takes a pin holding a small piece of cloth around Finn’s belt, then wraps his wrist chain around Finn’s neck, choking him.

ROBIN : Richard. His name is Richard. [Pulls his chain tighter around Finn’s neck.]

FINN, Weakly : I only have to shout. There’s half a battalion out there.

Robin breathes heavily, then roughly lets Finn go. Finn grabs at his neck.

FINN : You think over what I’ve said to you. [Slowly backs to the door] Perhaps you don’t want a crown, but a just and fair country. If that’s what you want...

Finn bangs on the door three times, quickly walks back to Robin, puts his hand on Robin’s shoulder and his face in Robin’s.

FINN : ...I might be the only chance you have left.

The door rumbles open. Finn leaves. Robin breathes heavily a bit, then sighs and inspects his prize, giggling.

ROBIN : Thank you very much.

Robin starts to pick at the lock.

 

AN OPEN ROAD.

Much and Kate have met the gang at the scene of the latest ambush, where the bow contraptions are.

MUCH : So they tried to fight their way out, and that’s when her brother was killed. And then all... hell broke loose and Gisborne found out that Robin was with them and now the Sheriff has Robin in the castle heavily guarded.

LITTLE JOHN : Right. [Picks up his staff from against the contraption] We go to Nottingham.

Much nods as Little John walks determinedly towards town. Tuck, Allan and Much follow.

MUCH to Kate : We’ll be back.

KATE : What about the village men ? They’re shipping them out to Ireland today.

TUCK : Robin is our priority. [Stops and faces Kate.]

KATE : Losing an entire generation of men will kill all the villages for miles around. You put one man before stopping that ?

TUCK, Steps to Kate, Gently : Kate, villages are dying across England. The only thing the people have is a spark of hope called Robin Hood. He’s more important than any one man. He’s an idea, something the people can believe in. [Turns to go.]

KATE : I gave up Robin Hood to Gisborne.

The gang stop, shocked. Little John walks back to Kate. Tuck still has his back to her.

ALLAN : You what ?

MUCH : You didn’t say that.

KATE : I’d do it again... to save my little brother. [Tuck turns around now] He wasn’t important enough. He was just a village man who wanted to raise a family and live an honest life. Well, I believed in him. Now he’s dead. And you think that the idea of Robin Hood is more important than his life ? [Shakes her head] You make me sick. [Walks away.]

Much sighs and starts after her, but Tuck puts his hand in Much’s chest to stop him, shaking his head.

 

NOTTINGHAM CASTLE. THE VAULT.

Robin picks at the large padlock and gets it to open. He smiles and unwinds the chains from his wrists and the belt, and then bends down to try to free his left foot, but the pick doesn’t fit. He tries the right foot, but notices movement, looks up and sees a mouse cleaning its face. Robin ducks under the cross-room chain and crawls slowly towards the mouse, not wanting to frighten it away, and checking the door behind him. The chains at his ankles stop his advance, and he pulls at them with his foot. He stops and stares at the mouse.

ROBIN : Hello, little fella, eh ? [Reaches out to pet the head] Where did you come from ?

The mouse scampers away and Robin notices the mouse hole in the loose mortar. He tries to crawl closer, pulling at his chains.

ROBIN : I think you might have just found me a way out of here, you.

Robin scratches at the mortar along a small block of stone with the pin.

 

NOTTINGHAM CASTLE. INTERIOR CORRIDOR.

Two guards walk past Tiernan and Finn, who stop their conversation until they pass.

TIERNAN : Just run that by me again. We’re going to do what ?

FINN : We’re going to break Robin Hood out of here.

TIERNAN, Chuckles : Well, it must be all this English air, brother, ’cause you’re not thinkin’ straight !

FINN : Tiernan, for once in your life, would you stop looking for an easy ride and recognise what’s staring you in the face ? Robin Hood’s no ordinary outlaw. He’s one of us, fighting a tyrant, the Sheriff !

TIERNAN : You told me to do the deal ! We had nowhere else to go.

FINN : Well, now we do. Robin Hood. Look, with a man like that alongside us, our Irish people will rise, they’ll fight. [Tiernan starts to protest.] I’m sure of it ! You’ve lost the fire, baby brother, if you ever really had it. [Tiernan glares at Finn.] Are you with me ?

There’s a long pause, then Tiernan backs up a step and walks away.

FINN : Tiernan !

 

NOTTINGHAM CASTLE. THE VAULT.

Robin digs at the mortar and manages to work loose the small stone and pulls it out. He digs behind it with his hands, then shakes his head. He looks at the mouse, which squeaks at him.

ROBIN : I’d never have fitted through there anyway. [Breathes.] Come on, Robin. Come on. Think.

Robin looks back at the door, picks up the stone and sits up. He sets the stone down, takes off Matthew’s jacket, puts it on the floor and sets the stone down in the middle of it. He looks up at the hole in the ceiling.

ROBIN : Please, God, come on.

He wraps the stone in the jacket and looks at the mouse.

ROBIN : Ready ? Right. Here we go.

Robin picks up the stone and slams it down onto the chain between his ankles. He stops and listens to see if the guards are alerted. Hearing nothing, he pounds again. A third attempt breaks the chain.

ROBIN : Yes !

He picks up the broken link and unhooks it from its neighbour.

ROBIN : You little dancer.

Robin pulls the chains off his ankle cuffs.

 

THE HALLWAY OUTSIDE THE VAULT.

Finn has a smoky lantern which he hides at the base of a pillar. He coughs from the smoke.

FINN : Fire ! Fetch water ! [Goes to the vault’s door] You, get the prisoner out of there. Open up !

The Sheriff comes calmly around the corner, followed by four guards.

SHERIFF : No, no, no, no, no. I’m afraid your privileges in my castle are cancelled, my friend. An old trick... [feigns a smoky cough]... but a very good one.

Tiernan appears on the other side of a pillar.

FINN : Tiernan.

Tiernan steps towards Finn.

TIERNAN : Sorry, brother. The Sheriff here made me realise the problem, you know, it’s not with our cause—

SHERIFF, Interrupts : No, though a very worthy endeavour.

TIERNAN : —it’s with the man who’s leading it.

FINN : You fool !

TIERNAN : I found a real ally right here.

SHERIFF : Hm, yes, in exchange for a few small trifles, County, erm, Gal-way, I believe.

FINN : You haven’t the sense to lead an army, let alone a nation.

TIERNAN, Laughs : Says you. [Spits on the floor in front of Finn.]

SHERIFF, Looking at the floor : Ew.

TIERNAN, Steps towards Finn : But the men are with me. It didn’t take much persuasion, mind, but then again, all you offered them was a glorious death in the name of the cause !

Finn charges Tiernan but guards pull him back and Tiernan breaks free.

TIERNAN : When I am king, they will be well rewarded.

Tiernan taps a hand to Finn’s chest and leaves. That was a signal to the guards to put Finn into the vault with Robin. The door opens and Robin is standing in the middle of the room, back to the door.

FINN, Roars : You are going to leave me here ?

Tiernan stops and looks back.

FINN : Tiernan ! I’m your brother ! I’m your king !

SHERIFF : Chain him up and throw him in there with Hood. They can die together.

FINN, Roars : Tiernan !

 

THE VAULT.

Robin looks calmly at Finn from the the middle of the room, his chains appearing to be all in order. The guards chain Finn to the wall to Robin’s left, putting his hands behind him.

FINN : Tiernan ! You get back here and face me, boy !

The guards head for the door.

ROBIN : Save your breath. [Shakes his head.]

The door closes. Finn sighs.

FINN : My selfish, greedy little brother. [Breathes fiercely] By the time he’s bored of this new game, he’ll have ruined our last chance to free Ireland. [Pulls at his chains.]

Robin looks at Finn.

FINN : We should never have come here. Our cause belongs to our people. Yours... yours have trouble enough with this... poisonous sheriff.

ROBIN : Perhaps we can be allies.

Robin drops the chains from his wrists and pulls off the iron belt.

FINN : How did you...?

Robin walks over to Finn and holds up his pin.

ROBIN : You helped me, now I’ll help you.

Robin sets to work on the chains behind Finn’s back.

 

LOCKSLEY.

Kate walks sombrely into the village. Rebecca is working on her pottery. She looks up and sees Kate, puts down her tool and comes running.

REBECCA : Kate, Kate. I’ve been so worried. [Sees Kate’s solemn face] Matthew ?

Kate shakes her head and starts to cry.

 

COTTAGE. INTERIOR.

Rebecca leads Kate into their hut, closes the door and breaks down herself.

KATE : I’m so sorry. Robin Hood tried to save him.

REBECCA : I hope Robin Hood gets hanged from the highest gallows in Nottingham.

KATE : It won’t bring Matthew back, though.

REBECCA : Robin Hood is an outlaw. He just brings trouble. They’ll be back now, the Sheriff ’s men, back to make examples of the rest of us.

KATE : That doesn’t mean we should just sit here and take it.

Rebecca slaps Kate.

REBECCA : That kind of talk is dangerous. That’s what’s got your brother killed.

 

NOTTINGHAM CASTLE. COURTYARD.

The prisoners are slowly filing out of the courtyard.

GUARD : Come on. Keep moving.

Tiernan looks up at the door as the Sheriff comes out, oblivious to what’s happening below.

SHERIFF, Brightly : What a glorious day... [The Sheriff slows as he realises what’s going on] ...for an execution.

GUARD : Keep in line.

TIERNAN : It’s a long march. We need to leave now.

SHERIFF : Yes, but, erm, surely we shall stay to see the executions.

TIERNAN : No.

GUARD : Keep moving now.

SHERIFF : But it’s Robin Hood and Finn.

TIERNAN : Sheriff... [Steps up to the Sheriff, Quietly] I will not watch my brother die. We leave now, or the deal is off.

SHERIFF : Very well.

 

LOCKSLEY. COTTAGE. INTERIOR.

Rebecca and Kate sit at a table under a window.

KATE : This is my fault. Matthew died trying to save me from Gisborne.

REBECCA : What ?

KATE : I went after Matthew alone, without thinking. I got Matthew killed.

REBECCA : No.

KATE : If I hadn’t been so stupid...

REBECCA : No. Robin Hood killed your brother with his talk of fighting for a better future.

KATE : You’re wrong. These people believe in him. And Matthew believed in him. And that’s good enough reason to help. [Stands.]

REBECCA : Where are you going ? [Rebecca grabs Kate’s arm] Kate, Robin Hood’s a criminal.

Kate pulls free and leaves.

REBECCA : Kate, please ! You’ll end up like your brother !

Kate opens the door.

KATE : I’m not doing this for Robin Hood. I’m doing it for Matthew.

Kate leaves and closes the door. Rebecca stares after her, shocked.

 

NOTTINGHAM CASTLE. COURTYARD.

Gisborne walks up to the Sheriff.

GISBORNE : I want to see Hood die.

SHERIFF : Have I not made myself clear ? No money till the conscripts are at the coast. Patronage first, Hood later.

GISBORNE : I will have my way. I will watch him die and then I’ll bring his head to you on the road and you can send it with the money to Prince John.

The Sheriff watches the men file past, thinking.

SHERIFF : Yes. Very good. Prince John would like that. He could show off his head in his trophy room. [Chuckles] Perhaps I will allow you to have your way. But if you even think about defying me again then it will be your head on its way to London.

The Sheriff steps away and Gisborne smirks, watching the Sheriff mount his horse.

SHERIFF : Move out ! [Clicks his tongue to his horse.]

The Sheriff and Tiernan lead the prisoners through town.

 

NOTTINGHAM CASTLE. THE VAULT.

The mouse scrabbles along the wall. Finn sees it and backs off. Robin is digging at a large stone.

FINN : Mouse ? [Stamps at the mouse.]

ROBIN : Finn, leave him be !

FINN : I hate mice.

ROBIN : Help me shift this, come on.

Finn bends down.

FINN : It looks pretty solid to me.

ROBIN : Yeah ? Well, let’s find out, shall we ? [Blows along the stone’s edge] I can feel a draught. Come on.

 

NOTTINGHAM TOWN. EAST GATE.

Allan peeks around a corner as the gates close ; the rest of the gang are behind him. Allan leans back on the wall and blows out, making his lips vibrate.

ALLAN : The east gate’s impossible. [Much frowns at him] Too many guards.

LITTLE JOHN : Same to the west.

MUCH : Storm the battlements ?

ALLAN : What ?

MUCH : I’m joking. [Looks at Tuck] Joking.

LITTLE JOHN : Psst.

They all look at Little John, who nods at the street where Kate stands. Tuck approaches her slowly.

KATE : I know it’s my fault Robin Hood was captured. So I... I want to help you save the village men, this once. I don’t want Matthew to have died for nothing.

Little John looks down.

ALLAN : Well, apparently, you’re the leader, Tuck. [Tuck glares at Allan] If it was me, I reckon she’s a good fighter.

MUCH, Nods in agreement : And, she’s got in the castle once before.

Tuck looks at Little John, who nods.

TUCK, Turns to Kate : You take orders from me. Go in alone and we leave you behind.

Kate nods. Tuck turns and walks away. Allan and Little John follow. Much nods to Kate, then follows.

 

NOTTINGHAM CASTLE. INTERIOR HALLWAY.

Gisborne gives orders to a guard as he goes up the steps to the vault.

GISBORNE : Make sure the executioner is prepared and have horses ready. We join the Sheriff immediately Robin Hood is dead.

 

THE VAULT.

Robin and Finn pull out the large stone. Robin peers into the hole it left. Finn pushes the stone out of the way and peers in, too.

ROBIN : Drainage gutter. That’s our way out.

FINN : We’ve got to get out through here ? [Robin nods] That’s not possible.

Robin laughs, then backs out and retrieves one of the chains.

 

OUTSIDE THE VAULT.

Gisborne is at the vault door.

GISBORNE to guard : Open the door.

The guard pulls out his keys and starts to unlock the first lock. Gisborne waits impatiently.

 

THE VAULT.

Finn lets Robin down the hole with the chain.

 

OUTSIDE THE VAULT.

The guard starts on the second lock.

 

THE VAULT.

Finn braces his foot against the wall. Robin drops down to the floor a level below, where there’s another tunnel. Finn lets the chain fall, then hears a lock click. He slides his feet into the hole.

 

OUTSIDE THE VAULT.

GISBORNE : Come on. [The guard’s keys jangle as he fits a key into the third lock] Come on !

 

THE VAULT.

Finn falls into the hole, yelling as he drops, as the door opens and Gisborne comes in. Finn lands behind Robin with a groan.

Gisborne draws his sword and peers into the hole.

GISBORNE : They’ve escaped ! [Points to a guard] You ! Wait there ! [Strides towards the door] The rest of you search the castle ! Find them !

Robin and Finn crawl through the lower tunnel towards a grate in the wall, through which light shines. Robin stops.

ROBIN : Finn, I think this might be our way out.

A bird squawks as it flies past the grate. Robin crawls on. Finn checks behind them. Robin kicks out the grate with his foot, then pokes his head out and grimaces, crestfallen.

ROBIN : Whining : Finn ?

FINN : What ?

ROBIN : We have a problem.

Robin looks out at the ground several storeys below him. There is no hope of jumping out. He looks up and sees they are close to the top of the keep, with the old birdcage hanging from a gibbet just below the battlements.

ROBIN : Get me that chain.

FINN, Growling : Why ?

ROBIN, Impatiently : Just get me the chain !

Finn backs up, hits his head on the low ceiling, groans, and crawls back for the chain. He slides an end to Robin, who lets it fall down the side, holding his hand over it, then drops his hand on it to stop it near its end.

ROBIN : Grab my feet.

Finn does and Robin leans out over the edge, swings the chain back and forth a few times, then tosses it up and over the birdcage. It wraps around and anchors itself to the birdcage’s suspension rope. Robin pulls himself up the chain. Finn crawls out, sees how high he is, crosses himself, and starts to climb up the chain after Robin. Robin pulls himself up onto the birdcage, climbs on top and climbs its rope to the crane. A guard sees him and comes running. Robin gets his feet onto the battlements, then kicks the guard back with both feet while still hanging from the rope. Robin jumps down and runs to the tower and up the ladder. The tower has a large red canopy on it, flanked by red flags.

Finn has followed and engages another guard with the sword of the fallen guard, blocks once and runs him through.

Robin, at the top of the ladder, ducks the guard’s sword, then pulls him off the tower, over the side. The guard screams as he falls.

Below in the town, Much hears the guard screaming, looks up and sees Robin at the top of the tower.

MUCH : Robin ! [Raises his arm and waves at Robin.]

LITTLE JOHN, Admonishing : Much !

The guards on the ground notice the gang and come running.

GUARD : There !

LITTLE JOHN : Guards !

In the courtyard below, Gisborne also hears the scream. He looks up and points his sword at Robin.

GISBORNE : There ! Get them !

The gang fights the east gate guards. Gisborne and his guards run back into the castle.

On the tower, Robin takes down a flag and breaks the pole over his knee as Finn joins him. Robin hands the broken pole to Finn and picks up a short piece of four-inch post.

 

Gisborne charges up the stairs.

 

Robin knocks a corner of the canopy free from its post with the short piece.

 

Gisborne charges up the stairs.

 

ROBIN to Finn : With me.

Robin and Finn stand at the centre pole of the canopy. Robin takes the broken pole piece and holds it crosswise against the tall pole.

ROBIN : Hold this.

Finn does and Robin ties the short pole to the long one.

FINN : Are you sure about this ?

ROBIN, Chuckling : I hope so.

 

Gisborne tiredly trudges up the stairs.

 

Robin and Finn hold on to the tied-on crosspiece and stand on the battlements.

ROBIN : Ready ? [Finn nods slightly] Now !

Robin and Finn pull the canopy forward and jump off the edge. Gisborne and the guards watch as the pair soar down over the courtyard.

GISBORNE : Hood ! Hooooooooood !

FINN : Hey !

Robin laughs.

FINN : Robin, we’re flying !

Finn laughs with Robin.

Below, the gang watch, astonished, as Robin executes another unlikely escape. The canopy glides gracefully over the castle wall into the marketplace.

ROBIN : John, grab the sides !

The gang rush over to the marketplace and help the canopy to land as the townsfolk cheer. They set the canopy down on its back edge.

ROBIN : Where’s the men from the village ?

TUCK : On the road. We have horses.

The gang runs off. Robin notices Kate.

ROBIN : You came back ?

KATE : To save the village men, so if that means helping you first, then...

ROBIN : I’m glad you did. Come on.

Robin and Kate run after the gang.

 

COASTAL ROAD.

Gisborne and two guards, mounted, catch up the Sheriff and Tiernan leading the procession. The Sheriff stops.

GISBORNE : Robin Hood and Finn have escaped. They’re after you. I have more men on the way.

TIERNAN : You let my brother get out ?! He’ll not rest until he’s hunted me down.

Tiernan turns his horse and herds the Irishmen and the conscripts back as Gisborne gallops into a shower of arrows.

SHERIFF : We’re under attack !

On a nearby rise, Finn crouches in front of Little John, Much, Robin, Allan and Tuck, all with bows. They shoot another round.

GISBORNE : It’s Hood ! Take cover !

Tiernan dismounts and directs his Irishmen.

TIERNAN : Quickly, you two, get the money. Come on !

Tiernan and his men flee on foot.

SHERIFF : Where’s he going with my money ? Get after him, Gisborne !

Gisborne starts his horse. Robin shoots through a rope and the weight-and-pulley system starts in motion, resulting in a hailstorm of arrows, right at Gisborne.

GISBORNE : They’re everywhere ! Pull back ! Wait for reinforcements !

Gisborne turns his horse around. The Sheriff tries to manoeuvre his through the distraction.

SHERIFF : Move !

ROBIN : Much, Allan, keep the Sheriff and Gisborne pinned down. The rest of us after Tiernan. Come on !

Kate comes out of the brush and directs the men.

KATE : Come on ! Come on ! Come on ! Quick ! Go ! Into the forest, men ! Come on !

Tiernan and his Irishmen, two of them carrying the chest of money between them, stagger into the forest. Tiernan turns to them.

TIERNAN : Come on ! Will you hurry up ?!

Tiernan turns forward again right into Finn’s arms. Tuck and Little John take out the two men with the chest. Robin quickly walks over to Finn, who holds his knife at Tiernan’s throat.

FINN : Sure, you’re already dead.

 

Finn ties Tiernan face down on the back of a horse, then walks over to Robin.

FINN : I’ll take my leave of you, Robin Hood. When I’m King... of Ireland, there’ll always be room at my court for you.

ROBIN : Well, that’s all right. We’ve got our own fight here.

TUCK : What about your brother ?

FINN : He’s no brother of mine. Not any more. [One of the Irishmen leads Tiernan’s horse away] But he’ll get a fair trial.

Little John picks up Finn’s chest of money.

ROBIN : Well, come on, John. Give the man his money.

FINN : Ah, sure, I don’t really need it all. [Finn stops Little John] For your men, for their families.

LITTLE JOHN, Nods : Plenty left to raise an army.

FINN : A small group of highly committed men... is worth more than an army of slaves.

ROBIN, Steps to Finn : Well, good luck, my friend. [Robin shakes hands with Finn, then hugs him] And spend the money wisely. We will.

Finn turns and leaves.

 

Gisborne and the Sheriff lead their horses back along the road to Nottingham and meet other horsemen on the road.

SHERIFF : Ah, Prince John’s escort. They want their money, Gisborne.

The Sheriff and Gisborne leave their horses and approach the new arrivals.

GISBORNE : So, what do we do ?

SHERIFF : We ? [Chuckles] Do you think that I’m going to be responsible for your arrogance and your incompetence again ? [The Sheriff pulls Gisborne’s sword out] Hm ?

The Sheriff points the sword at Gisborne.

GISBORNE : You can’t be serious. Put it down !

SHERIFF : No, Gisborne. This time you pay my dues. [to men] Gentlemen, good to see you. Very smart, lovely colours, tight-fitting uniform. Excellent. Slight change of plan. There is no patronage money—

On “patronage” the Sheriff shoves Gisborne towards the men, who catch him.

GISBORNE : What ?!

SHERIFF : But Gisborne has volunteered to go with you to explain why not to Prince John personally. [Throws down Gisborne’s sword and walks towards the horses.]

GISBORNE : No, my lord ! Please ! This means certain death.

SHERIFF : Hah !

GISBORNE to men : Get off me !

The Sheriff laughs, pulls Gisborne’s jacket off his horse and walks back to Gisborne.

SHERIFF : Well, you never know, you might catch [throws jacket to Gisborne] Prince John in a good mood. [to men] He’s all yours.

Gisborne is dragged away.

GISBORNE : I won’t forget this ! I’ll be back for you ! [Struggles to get free] Get off ! Get off me !

 

COASTAL ROAD.

Much and Allan are handing out coins from Finn’s chest to the men. Little John stands by to make sure there’s no trouble.

ALLAN : Whoa, whoa ! One at a time, gents. All right ? You’ll all get some.

Robin follows Kate past the line of waiting men.

ROBIN : Kate ! [Kate ignores him] Kate ! [Kate reluctantly stops and turns around] I just wanted to thank you. And I’m so sorry for what happened to your brother. If I could change any-thing—

KATE, Interrupts : I said I’d help you this once... but my brother’s dead... and people will go on dying while you give them false hopes of a better life.

Kate turns to leave, but Robin grabs her arm.

ROBIN : Kate, wait !

Kate turns around.

ROBIN, Earnestly : I mean to make those hopes real.

KATE : It’s too late for Matthew. Well, I’ve paid my debt for turning your in, for his sake. I don’t ever want to see you again. [Turns and leaves.]

Robin turns his head away as Much joins him.

MUCH : Kate ? [Kate keeps walking] Where’s she going ?

ROBIN : She’s going home to her family.

Tuck joins them.

ROBIN, Shakes his head : I’ve let her down.

TUCK : You can’t expect to win over every mind, Robin, or a heart so full of sorrow. Let her grieve. That grief will turn to anger, and then she’ll be ready to fight. [Robin ponders Tuck’s words] Just as these men here are ready to fight. This is the core of our army, Robin. All they need is a leader.

Robin nods, understanding what Tuck is trying to do. He makes his way to the edge of the crowd and stands on a box. The gang stand on either side.

ROBIN : My friends.

The men all stop to listen.

ROBIN : Lie low here until it’s safe to return to your villages. You’re marked men. But I swear to you that brand you wear will one day become a badge of honour. And believe me when I say, that the day is coming when this sheriff will be held to account for what he’s done to you and your villages.

The men : Yeah, he should.

ROBIN : And on that day, my men and I will call on you. We will call on your strength, we will call on your courage, we will call on the love you bear your families to stand with us and fight! And overthrow the cruel injustice that infects this land ! [Loudly] Are you with me ?!

The men all cheer and raise their fists in the air. Much does, too. Little John crosses his arms over his chest and smiles proudly. Robin beams brightly at the men.

 

END OF EPISODE TWO

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Tiens, LaFrite daigne nous faire l'honneur de nous parler^^

Supersympa, Hier à 20:07

Vite vous autres !^^

Supersympa, Hier à 20:07

Ca va ? J'en fais pas trop ?^^

EvanRoth, Hier à 21:49

T’es déter toi ^^

Viens chatter !